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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 16:13

L'ex ministre de l'Ecologie Delphine Batho, renvoyée avant-hier sans sommation par, comme nous le disions, le "président des grands débats" François Hollande, (faisant montre une fois n'est pas coutume d'autorité dans une sorte de coup de com raté qui lui a été conseillé par son entourage pour renverser son image de président flamby...), a donné cette après-midi une conférence de presse, depuis l'Assemblée nationale, pour expliquer les conditions de son limogeage après ses critiques sur le budget 2014.

 

Le visage tendu, elle a souhaité faire une déclaration en revenant sur son parcours, de ses débuts de militante de SOS racisme à son rôle de porte-parole de François Hollande, puis députée et ministre.

 

 


L'ex-ministre, qui était plutôt sérieuse (en comparaison avec les déclarations à l'emporte-pièce d'un Arnaud Montebourg pourtant, lui, jamais inquiété : ce personnage donne une caution "de gauche" au gouvernement) dit avoir "évoqué en des termes francs, mais mesurés et responsables, ouvert un débat politique nécessaire".

 

Elle a évoqué les raisons profondes de son renvoi : le gouvernement a cédé à "certaines forces économiques" qui ... "voulaient sa tête".

  • "Certaines puissances économiques n'acceptaient pas le niveau d'ambition que je fixais pour la transition énergétique", notamment sur la question du gaz de schiste et la réduction de la part du nucléaire en France, a-t-elle déclaré.
  • "Ces forces ne se sont pas cachées de vouloir ma tête, mais si le gouvernement avait été solidaire, elles n'y seraient pas parvenues", a-t-elle ajouté.

 

Delphine Batho s'en est pris nommément au patron de l'entreprise de tubes en acier Vallourec, Philippe Crouzet, époux de Sylvie Hubac, directrice de cabinet du président François Hollande.

  • "Est-il normal que le patron de l'entreprise Vallourec directement intéressé par l'exploitation des gaz de schiste ait pu annoncer ma marginalisation des semaines à l'avance devant des responsables de son entreprise aux Etats-Unis?" a-t-elle demandé.

 

 

 

Delphine Batho a également affirmé : "c'est sur l'écologie aujourd'hui en partie que se concentre l'affrontement avec le monde de la finance et avec la politique d'austérité".

 

A seulement 40 ans, elle a prévenu: "je n'ai pas de projet précis mais je suis une militante. Je continue le combat".

 

Source: http://www.bfmtv.com/politique/delphine-batho-naccepte-pas-tournant-rigueur-552646.html

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