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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 20:33

Le 13 octobre, le mythe de la nation européenne a été un thème abordé par Charles Gave (économiste et financier français), dans les Experts présentés par Nicolas Doze, sur BFM Business.

 

 

via http://www.agenceinfolibre.fr/charles-gave-mythe-nation-europeenne-cest-lurss/

 

"Il vaut mieux la fin de l'horreur que l'horreur sans fin. ... L'euro tue les entrepreneurs. Cela fait 40 ans qu'ils essaient de détruire la France pour construire ce mythe de la nation européenne. C'est l'Urss, on est en train de nous refaire l'Urss."

 

En 2013, l'économiste déclara :

  • « L’Euro était une tentative de prise de pouvoir par des technocrates non élus. », dans BFM Business Les experts, 9 octobre 2013.

 

 

Emission complète :

 

 

 

Note de Christ-Roi. Un passage intéressant de l'émission intervient à la 41e minute lorsqu'après que Charles Gave a expliqué que "la solution au problème est que vous avez une série de technocrates qui ont pris le pouvoir à la fin des années 1990 et au début des années 2000 qui ont complètement foutu en l'air le système des prix et il faut retourner à un système des prix sans lequel le capitalisme ne marche pas", l'animateur de l'émission, Nicolas Doze a tenu un propos iconoclaste sur les banques centrales : "il faut donc débrancher les banques centrales, c'est le seul moyen pour retrouver des prix et des taux réels !"

 

Cette sortie est proche de ce que nous préconisions dans l'article  150e anniversaire - De Gettysburg à Goldman Sachs : D'un monde libre à un monde communiste , où nous disions qu'il s'agit de sortir d'abord du système de l'argent-dette contrôlé par les banques centrales et du financement des politiques publiques par la dette pour retrouver notre liberté.

 

Charles Gave répond à côté en évoquant la liberté des prix : "je vous signale que c'est ce qu'est en train de faire la Chine qui est en train de retourner à un prix de marché pour son taux d'intérêt et son taux de change. C'est-à-dire que le seul endroit où on va avoir des prix de marché, c'est la Chine à l'heure actuelle !"

 

Le contrôle des prix n'est pas en soi une mauvaise chose. Sous l'Ancien Régime les prix du pain étaient contrôlés et on ne peut dire pour autant que nous vivions dans un pays de type soviétique. C'est même lorsque les méthodes libérales ont été expérimentées sous Turgot ("Laissez faire, laissez passer", libéralisation des prix des subsistances) que le prix des grains explosa et créa une quasi famine (guerre des farines en 1775).

 

Non le vrai problème c'est le financement des politiques publiques par la banque et le privilège qui est donné aux banques centrales de remplacer l'état et de faire payer à celui-ci même le droit à son existence (financement de sa politique). Ce qui est grotesque. Un Etat libre en effet ne devrait pas avoir besoin de la banque pour fonctionner !

Rappelons à ce sujet, que c'est précisément parce que la France d'Ancien Régime était dirigée par une monarchie absolue (sans liens avec les milieux financiers...) qui favorisait mal le développement de la mafia bancaire que l'Oligarchie fiancière a fait sauter la monarchie française pour inventer quelques années plus tard, sous le roi de la Révolution Napoléon Ier la banque dite "de France"... sous laquelle nous vivons des jours heureux depuis deux siècles... esclaves de la banque et des mondialistes maçonniques. Voilà le vrai sujet qui ne sera jamais abordé dans les media.

 

Les deux autres invités étaient Gaël Giraud, jésuite et chercheur en économie déclare (en fin d'émission) :

 

"nous aurons forcément un crack financier dans les 5 ans au plus tard. L'Union bancaire arrivera beaucoup trop tard, ce qui veut dire que le contribuable européen devra de nouveau payer... avec des finances publiques qui entre-temps se seront considérablement dégradées".


Et Henri Pigeat, journaliste, ancien directeur de l'Afp, ajoute :

 

"en économie on ne peut pas mentir sur tout et éternellement. ... On va vers une crise économique à peu près inévitable.

... Il faudrait prendre des mesures pour éviter la crise et en même temps la crise est nécessaire pour remettre les compteurs à zéro."

 

Ordo ab chao ?

 

Quoiqu'il en soit, système libéral transformé en système communiste de type URSS, ou système communiste transformé en système libéral..., c'est toujours l'ombre d'Hermès qui est à la manoeuvre...

 

 

.  150e anniversaire - De Gettysburg à Goldman Sachs : D'un monde libre à un monde communiste

. Il n’y a plus un seul marché libre dans le monde

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commentaires

O

c'etait ce que disait Soljenytsine :


'pour avoir connu un pays où le socialisme a été mis en oeuvre, je ne prononcerai pas en faveur d'une telle alternative. (...) Mais si l'on me demandait si, en retour, je pourrais proposer
l'Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par la négative'


il y a quelques textes comme celui-ci que nous devrions apprendre par coeur :


http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1680


(j'ai un peu moins de temps mais j'ai longtemps suivi regulierement ce que disait Charles Gave ; il est tres sense dans ses propos.)
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