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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 22:29

Durant la première semaine du Printemps français, les défenseurs du mariage naturel inaugurent de nouvelles formes démocratiques d'expressions populaires.

 

Devant l'autisme du gouvernement (François Hollande a réussi le tour de force de ne pas parler de la manifestation du 24 mars lors de sa prestation télévisée jeudi 28 mars sur France 2), le collectif «La Manif pour tous» passe la vitesse supérieure et accentue la pression sur le gouvernement. Sa méthode ? Une stratégie nouvelle dite du harcèlement démocratique, qui consiste à réserver des comités d'accueil à chaque ministre lors de ses déplacements et à le couvrir de huées. Le tout grâce à une organisation bien rôdée et à une mobilisation via les réseaux sociaux.

 

«Malgré nos actions de masse, le gouvernement fait l'autiste, nous avons donc décidé de multiplier les actions et notamment de réserver des comités d'accueil aux ministres partout où ils iront», a expliqué Albéric Dumont, l'un des coordinateurs nationaux du collectif, qui réunit la majeure partie des opposants au projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples homosexuels.

 

 

 

Premier visé par cette nouvelle tactique: le rapporteur du projet de loi, Erwan Binet. Le député PS a été empêché de tenir un débat à la faculté de Versailles Saint-Quentin mardi 26 mars dans les Yvelines par des «opposants violents», selon lui. La police qui avait été sollicitée n'avait pourtant pas donné suite en début de soirée. Les jeunes résistants scandaient "nous sommes le peuple, nous sommes le peuple", "Erwann Binet dehors!" et "ont empêché le débat de se tenir."a-t-il raconté. "J'ai ensuite été exfiltré", a expliqué à l'AFP Erwan Binet. Auprès de l'AFP, Erwann Binet a fait état d'appels circulant sur internet invitant à des actions similaires lors de ses prochaines interventions : "J'espère que ce n'est pas le signe d'une radicalisation", a-t-il ajouté.

 

 

Le lendemain, mercredi 27 mars, c'était au tour de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, de croiser 250 protestataires à la sortie de l'opéra de Lyon, où elle assistait au premier opéra écrit par l'ancien garde des Sceaux Robert Badinter. Les manifestants agitaient des drapeaux français en scandant «Casse-toi Taubira» ou encore «Nous sommes tous des enfants d'hétéros».

 

 

Près de trois mille opposants au mariage homosexuel étaient réunis jeudi vers 21H00 au pied de France Télévisions à Paris (XVe) pendant l'intervention de François Hollande. Les manifestants soufflent dans des sifflets ou des cornes, crient "Hollande ta loi, on n'en veut pas", "Hollande démission", "Hollande dictateur" ou "journalistes collabos".

 

 

 

Jeudi 28 mars, alors que François Hollande parle en direct sur France 2, les Lyonnais, dont de très jeunes manifestants, même sous la pluie, montrent leur ras-le-bol en inaugurant le concert de klaxon. Ils brandissaint des pancartes "Tous les enfants naissent libres et égaux en droits", "Deux pères, deux mères, enfant sans repère" ("Egalité devant la filiation" serait également un très bon slogan !).

 

 

Vendredi 29 mars, l'Accueil de Najat Vallaud-Belkacem à Rennes. Après avoir faire entendre leur voix devant France Télévisions où François Hollande se rendait pour son intervention télévisée jeudi soir, d'autres membres du collectif «La manif pour tous» se sont retrouvés ce vendredi à la gare de Rennes (Ille-et-Vilaine) pour accueillir à leur manière la ministre du Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, à sa descente du train. Venue assister au Forum Libé, elle s'est fait suivre par ces opposants jusqu'à sa voiture, dans une bousculade générale et sous les sifflets.

 


 

Même accueil démocratique ce matin pour les ministres de l'Education et de la Famille, Vincent Peillon et Dominique Bertinotti, devant le Théâtre national de Bretagne (Rennes), où se déroulait depuis hier une série de débats organisés dans le cadre du Forum Libé.

"Hollande, ta loi, on n'en veut pas", "On veut du boulot, pas du mariage homo", scandaient les "très jeunes manifestants", munis de sifflets, de tambourins et de cors, le tout sous l'oeil d'un important cordon de gendarmes mobiles.

 

Les manifestants portaient des pancartes "Touche pas à ma filiation" sur fond de main rose, ou "Egalité devant la naissance". Ils ont acceuilli Vincent Peillon à son arrivée en gare de Rennes, en scandant "Peillon, démission".

 

 

- Vidages de Livret A et grêve de l'impôt pour faire plier l'Oligarchie

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commentaires

M

Je suis émue aux larmes en voyant les vidéos de cet article..
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