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Christ Roi

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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 00:00

http://diocese.cayenne.free.fr/media/kamenpaveljosaphat.jpgBienheureux Eugène Bossilkov, Kamen (Petâr) Vitcev,Pavel Djidjov, Josaphat (Rober Matej) Chichkov, prêtres bulgares martyrs du régime communiste († 1952). 

 

 

MARTYRS DE NOTRE TEMPS : Quatre saints Bulgares, victimes d’un atroce procès "lavage de cerveau" stalinien.

 


Les quatre hommes de Dieu sont fusillés dans la nuit du 11 au 12 novembre 1952, à 23h30, à bout portant, en présence du substitut du procureur, du directeur et du médecin de la prison dans une cour de la prison centrale de Sofia. On ne retrouvera qu’en 1994 le procès verbal de leur exécution, mais elle n’est pas rendue publique. Elle sera confirmée à Paul VI en 1973 par le président bulgare. Leurs corps sont jetés dans une fosse commune et toutes les mesures sont prises pour dissimuler l’endroit de leur sépulture, comme s’il fallait effacer à tout jamais le souvenir de ces quatre prêtres, victimes de l’un des derniers et plus cruels procès staliniens. Procès téléguidé par Moscou, truqué de bout en bout, procès simulacre avec tout l’arsenal de preuves préfabriquées, des aveux extorqués et des crimes imaginaires. Procès immonde.

 

Eugène Bossilkov. Né le 16 novembre 1900 à Belene, en Bulgarie du Nord. A 11 ans il entre au séminaire des Passionnistes. Ordonné prêtre en 1926, il est nommé ensuite curé d’une grosse paroisse de la plaine du Danube. Animé d’un souci œcuménique constant, il est estimé des Orthodoxes. Pendant la guerre il sauve de nombreux juifs.

Nommé évêque de Nicopoli en 1947, alors que le pouvoir communiste s’est installé et que les biens de l’Eglise sont confisqués depuis 1944, les missionnaires expulsés et les chrétiens persécutés. Il protège sa petite communauté de catholiques (50.000 sur 8 millions). Les écoles et hôpitaux sont confisqués. Il est arrêté le 16 juillet 1952 avec d’autres et incarcéré à Sofia. Quarante sont accusés en septembre, dont l’évêque, 27 prêtres et 10 religieuses assomptionnistes.

Le dossier préparé pour la béatification est terrible. Il révèle la sophistication des moyens policiers mis en œuvre par l’un des plus sinistres régimes de l’après-guerre et démontre comment la milice bulgare, en moins de dix semaines, à force d’interrogatoires, de jours sans pain et de nuits sans sommeil, à réussi "à dissocier complètement la personnalité psychologique de presque tous les accusés et à leur inculquer des réflexes primaires" (note au Quai d’Orsay du représentant français à Sofia).

Un procès typiquement stalinien avec preuves préfabriquées, aveux extorqués par sévices et tortures, campagnes de presse etc.

Le procès s’ouvre le 29 septembre. Le ministre de l’intérieur fustige "ces ennemis du progrès qui ont accueilli les directives jésuites de l’obscurantisme du Vatican, fomentateurs professionnels de guerre, ennemis jurés de la paix, de la démocratie et du socialisme.

Le journal Varnenski Novini qualifie le pape Pie XII de "vaticanesque mercenaire de Wall Street", de "chacal moribond", qui a substitué "à la théologie l’anathème, à la foi religieuse le business, à la croix la bombe atomique, à la miséricorde la soif de sang !".

Les pièces à conviction ? Des courriers envoyés à leurs supérieurs religieux en France où à Rome, par le canal des ambassades, deviennent des rapports d’espionnage.

Les ressources acheminées de l’étranger après la nationalisation des biens des congrégations sont considérés comme du "trafic de devises", les produits pharmaceutiques et alimentaires, considérés comme du matériel pour les "maquis" contre-révolutionnaires.

Au Musée du collège Saint-Augustin, un "arsenal de guerre" a été découvert : deux fusils-mitrailleurs (ramassés sur le champ de bataille de 1941), des cartouches, des grenades et un masque à gaz. On a "trouvé" au séminaire une ronéo pour imprimer des tracts, un vieux poste de radio qualifié "des postes émetteurs américains."

On découvre aussi une maîtresse à Kamen Vitchev, supérieur des Assomptionnistes, chef du complot. Un à un, les accusés déclinent leur identité, confirment leurs dépositions, faites lors de l’instruction, passent des aveux complets. Ils se reconnaissent coupables de crimes contre l’Etat, éclatent en sanglots, se rétractent, puis sortent pour revenir aussitôt et de nouveau s’accuser.

Cinquante ans après, les religieux rescapés du camp de Belene décrivent les techniques de fabrication de coupables : humiliations, tortures, insomnies, privation d’hygiène et de nourriture, chantage (l’aveu et le repentir contre le répit), violences morales "pour faire avouer ce que les policiers voulaient contre le pape et leurs professeurs en Occident" (Sœur Gabriella Bossilkova).

Aujourd’hui curé de Bourgas, le Père Koupen Gueorguiev témoigne : "Il était interdit de s’appuyer contre le mur, de fermer les yeux, de s’allonger sur le lit. Ou marcher ou rester assis. Dès qu’on fermait les yeux, la sentinelle était sur vous… Le soir, à dix heures, elle passe et tu entends crier : au lit, au lit ! Tu attends ce moment avec impatience pour dormir… Quinze ou trente minutes plus tard, on frappe à la porte. Et tu entends le bruit des clefs : ‘lève-toi, lève-toi… On t’emmène à la cellule où l’officier de service t’attend pour l’interrogatoire. Il sais que tu as faim. Il a du saucisson. Lui mange ou fait semblant de manger. Il joue avec un pistolet. Soudain, tu entends dans une cellule voisine des hurlements infernaux. L’officier t’observe : ‘tu vois ce qui t’attends si tu ne parles pas. Parle ! Parle ! Je peux attendre un jour, une semaine, un mois, un an… Si tu ne parles pas, tu vas rester ici’."

Après le procès de Sofia, le journal hollandais De Maasbode écrira : "Ces nouveaux martyrs ont été abattus dans les laboratoires hygiéniques de leurs bourreaux psychiques, torturés physiquement et rendus spirituellement inaptes. La résistance d’un paysan, devenu haut dignitaire ecclésiastique, c’est effilochée. On a aboli son psychisme."

Le procès dure jusqu’au 3 octobre 1952. Vingt-cinq avocats commis d’office plaident les circonstances atténuantes, l’éducation anticommuniste reçue par les accusés dans les séminaires, leur âge, les aveux complets, leur repentir, et prient le tribunal de prononcer des peines "sévères, justes, à caractère rééducatif."

Le 3 octobre 1952, donc, le verdict de mort est prononcé :

la Cour suprême de la République Populaire de Bulgarie "reconnaît les accusés Kamen Vitchev, Pavel Djidjov, Josaphat Chichkov et Eugène Bossilkov coupables d’avoir organisé et dirigé, après le 9 septembre 1944 et jusqu’à l’été 1952, une organisation clandestine, une agence des services de renseignements secrets du pape et des impérialistes, dont l’objectif est de renverser et miner le pouvoir démocratique du peuple par un coup d’Etat, des actes terroristes, des crimes dangereux et une intervention étrangère. La cour les condamne à mort par fusillade en confisquant tous leurs biens au profit de l’Etat."

33 autres prêtres, religieuses et laïcs catholiques sont condamnés à de lourdes peines de détention.

Mgr Bossilkov est condamné à mort avec les trois autres assomptionnistes. Il écrit : "J’ai le courage de vivre, j’espère en avoir autant pour subir le pire en demeurant fidèle au Christ, au pape et à l’Eglise... Je sens que le Seigneur m’a donné la grâce, et j’accepte la mort".

Au cours de son dernier entretien avec sa nièce, en prison, il lui demande de dire à tous qu’il était resté fidèle "à l’Eglise et au pape".

Le Bx Bossilkov est le premier bienheureux bulgare catholique. Béatifié par Jean-Paul II le 15 mars 1998 à Rome. Fête le 13 novembre.

 

 

Kamen (Petâr) Vitcev. Né le 23 mai 1893 à Strem, diocèse de Thrace (département de Bourgas), dans une famille orthodoxe bulgare. On lui donna au baptême le nom de Pierre. A 10 ans il commence ses études dans un petit séminaire passionniste à Kara-Agatch, Adrianopoli, jusqu’en 1907. Il va alors à Phanaraki (banlieue d’Istamboul), jusqu’en 1909.

Le 8 septembre 1910, il commence son noviciat avec les Augustins de l’Assomption (Assomptionnistes) à Gemp et reçoit le nom de Kamen. Il fait sa profession solennelle en 1913 à Limperzberg. Il commence ses études ecclésiastiques la même année et devient professeur au Collège de St Augustin à Plovdiv et puis au petit séminaire de Koum Kapou à Istanbul.

En 1920 il retourne à Louvain pour compléter ses études et devient professeur de théologie à Kadiköy où il enseigne jusqu’en 1925. Il est ordonné prêtre dans le rite oriental le 22 décembre 1921 à Kadiköy (une banlieue d’Istanbul).

Après des études en France et à Louvain, en Belgique. Il exerce des responsabilités dans le Collège St Augustin de Plovdiv où il est professeur de Philosophie. En 1927 il va à Rome et à Strasbourg pour continuer ses études et obtenir en 1929 un doctorat en théologie. En 1930 il retourne au Collège St Augustin de Plovdiv, en Bulgarie, où il est choisit comme recteur, doyen des études et professeur de philosophie jusqu’à ce que les communistes ferment le collège le 2 août 1948. Le Père Kamen avait une nature "apparemment" sévère, et il gouvernait avec autorité. Ses étudiants, cependant, avaient un profond respect pour lui.

Il fit beaucoup pour l’œcuménisme et le dialogue interreligieux, et accepta dans son école des croyants sans distinction : Orthodoxes, Catholiques, Arméniens, Juifs et Musulmans vivaient ensemble en parfaite harmonie. On lui demandait souvent de donner des leçons sur les problèmes de vie sociale ou des jeunes. Il écrivit des articles pour la revue Istina et pour la « Revue des Etudes Byzantines » Il publia aussi de nombreux articles pour des revues scientifiques et des magazines, utilisant différents noms de plume. Il devient alors supérieur de séminaire. En 1949, après l’expulsion des religieux étrangers, sa congrégation fait de lui le vicaire provincial de la Mission d’Orient. Il y avait 20 assomptionnistes bulgares. Ils s’occupaient de 5 paroisses de rite oriental et de 4 paroisses de rite latin.

Dans une lettre à son supérieur général, le Père Kamen prophétisait son terrible destin : 'le rideau de fer devient de plus en plus épais, sans aucun doute ils sont en train de préparer des dossiers sur les prêtres catholiques". Son ascendant sur les jeunes et les intellectuels croyants lui vaut d’être l’un des hommes à abattre. Le 4 juillet 1952, à 4 heures du matin, huit hommes de la police secrète font irruption au séminaire de Plovdiv, fouillent les lieux et arrêtent le supérieur. il est accusé d'être le meneur du complot catholique contre la sécurité de l’Etat. On n’entendit plus rien sur lui jusqu’à ce que le 20 septembre les journaux publient une accusation contre une liste de 40 personnes condamnés comme "espions du Vatican, de la France, des conspirateurs, qui cherchent à fomenter une guerre impérialiste contre l’Union Soviétique, la Bulgarie et les républiques populaires." Le Père Kamen était désigné comme l’organisateur de la conspiration. Au procès, les dernières paroles des accusés donnent la mesure de la manipulation psychique et physique qu’ils ont subie : ainsi le père Kamen Vitchev : 'Je tiens à souligner, Messieurs les juges du peuple, l’attitude humaine et noble du chef de l’instruction… Grâce à lui, j’ai pu voir les pages sombres de mon attitude hostile à l’égard du pouvoir populaire, de mes actes espionnage… Il est vrai qu’on m’avait confié l’organisation et la direction de l’activité catholique d’espionnage des Pères Assomptionnistes en Bulgarie.'

Fusillé dans la nuit du 11-12 novembre 1952 à Sofia avec le Bx Eugène Bossilkov.

Le procès de béatification a été retardé pour ne pas mettre en danger les membres de sa congrégation. Béatifié par Jean-Paul II avec ses deux compagnons, à Plovdiv, le 26 mai 2002, fête de la Très Sainte Trinité.

 


Pavel (Joseph) Djidjov. Né le 19 juillet 1919 à Plovdiv, en Bulgarie, de parents catholiques de rite latin. Son nom de baptême est Joseph. Il va au collège Saint-André des Assomptionnistes de 1926 à 1930.

De 1931 à 1938, il continue ses études au collège Saint Augustin de Plovdiv.

Le 2 octobre 1938, il entre au noviciat Assomptionniste de Nozeroy, dans le Jura français. Il prend le nom de Pavel. Le 8 Septembre 1942 il prononce ses voeux solennels. C’est un jeune homme ouvert, athlète, pratique et avec un grand sens de l’humour. Il dédie le meilleur de son temps à l’éducation des jeunes. Après ses vœux, il doit retourner en Bulgarie pour cause de maladie. Et il y demeure, faisant sa théologie hors salle de classe. Il est ordonné prêtre de rite latin le 26 janvier 1945 dans la cathédrale de Plovdiv. Il est transféré à Varna, sur la Mer Noire, où il enseigne et continue ses études de cadre d’entreprise et de sciences sociales. Il devient économe du Collège Saint Augustin quand le Père Kamen est recteur, et y demeure jusqu’à la fermeture du collège en 1948. A Varna, il est actif parmi les étudiants et ne cache pas ses sentiments anti-communistes. Pour cette raison, il est étroitement surveillé par les agents des services secrets. En 1949, il devient économe et procureur des Assomptionnistes bulgares. Il montre un véritable courage pour défendre les droits de sa congrégation et de l’Eglise. A ce moment, les Assomptionnistes n’ont pas d’argent. Leurs collègues Assomptionnistes français essaient d’envoyer de l’argent par l’ambassadeur de France. Un mois avant son arrestation, le Père Pavel commente l’arrestation et la condamnation de plusieurs prêtres en ces termes : “Que la volonté de Dieu soit faite. Nous attendons notre tour.

Lorsqu’il est arrêté avec d’autres religieux, le 4 juillet 1952, il est emmené avec le Père Kamen. Son nom se trouve sur une liste de 40 personnes accusées d’espionnage contre la république du Peuple.

Le dernier épisode connu de sa vie, enchaîné dans sa cellule, nous vient d’un autre détenu, Gorazd Kourtev, également prêtre. En lavant le carreau du couloir des futurs suppliciés, il reconnaît la faible voix du père Pavel Djidjov, 33 ans, demandant l’absolution de ses péchés : "Tout en faisant semblant de laver le corridor, répond Kourtev, j’ai dit : ‘absolution, absolution !’ Il a récité l’acte de contrition. Ce fut l’unique rencontre : lui dans la cellule des condamnés, moi dehors, avec ma serpillière, en train de lui donner l’absolution sacramentelle."

Au cours du procès, les dernières paroles des accusés donnent la mesure de la manipulation dont ils sont l’objet : Ainsi, le Père Pavel Djidjov déclare:

"j’avoue avoir commis des actes illégaux, trahi ma patrie en me livrant à des activités espionnage. Mon éducation, mes convictions m’avaient entraîné dans le camp des ennemis des communistes et de la classe ouvrière… Camarade procureur, les juges qui ont mené mon instruction étaient touchants par leur attitude à mon égard. Cette façon de nous traiter a fait naître en moi la conviction que ce n’est pas en rejetant la faute sur les autres, mais en vous révélant mon vrai visage d’ennemi, un ennemi égaré, mais quand même un ennemi, que je pourrai gagner votre confiance et votre indulgence. "

Le jour de la sentence, le Père Emile Gabel, rédacteur en chef de La Croix, écrivait:

"Jamais je n’avais compris comme à l’annonce du verdict de Sofia la situation exacte de ces témoins de la foi – la cruauté du bourreau allant jusqu’à leur enlever, s’il se pouvait, cette assurance et cette fierté et cette joie ‘d’être estimés dignes de souffrir pour le Christ’. Car, parmi eux, se trouvaient non seulement des frères, mais aussi un fils : le père Pavel Djidjov fut en effet mon élève en théologie aux années 1940-1943.

(…) Je ne pensais pas alors qu’un jour, de cette classe de 110 étudiants, se trouveraient de futurs témoins de la foi. Parmi ces étudiants, il y en avait une quinzaine des pays balkaniques, de divers rites : latin, slave, roumain. Ils se préparaient dans l’espérance à travailler à la grande cause de l’unité de l’Eglise.

(…) La lecture du martyrologe nous a familiarisés avec des noms : Néron, Dèce, Dioclétien ; Nicomédie, Antioche, Carthage. On y parlait de gril, de plomb fondu, de glaive. D’autres noms dans le nouveau martyrologe et pourtant la même fidélité. Le martyrologe n’est poins terminé. Car il est du mystère de l’Eglise qu’il ne le soit jamais. Le P. Pavel Djidjov, qui fut un peu mon fils, sera-t-il mentionné dans ces lignes que nous lirons peut-être un jour : ‘Aux Ides de novembre, l’an du Seigneur 1952, à Sofia, capitale de la république non démocratique populaire de la Bulgarie, furent fusillés en haine de la foi et pour leur fidélité à l’Eglise catholique, après un simulacre de procès, un évêque et trois prêtres. Dans le même pays en d’autres endroits, d’innombrables frères dont les noms sont inconnus furent jusqu’au sang fidèles à leur foi’."

 

le Père Pavel fut fusillé dans la nuit du 11-12 novembre 1952 à Sofia. Le procès de béatification a été retardé pour ne pas mettre en danger les membres de sa congrégation. Béatifié par Jean-Paul II avec ses deux compagnons, à Plovdiv, le 26 mai 2002, fête de la Très Sainte Trinité.

 

 

Josaphat Chichkov naît le 9 février 1884, à Plovdiv, en Bulgarie. Il reçoit le nom de Robert à son baptême. Il appartient à une grande famille de catholiques fervents de rite latin. Il fait ses études à l’école-séminaire assomptionniste de Kara-Agatch entre 1893 et 1899. le 29 avril 1900 il commence son noviciat et reçoit le nom de Josaphat.

En 1901 il devient professeur à Kara-Agatch et en 1902 à Varna, où il dirige l’orchestre musical du collège. Il écrit des articles pour des magazines bulgares. En 1904 ses supérieurs l’envoyèrent à Louvain, en Belgique. Il achève ses études de philosophie et de théologie en 1909.

Le 11 juillet 1909, à Malines, il est ordonné prêtre du rite latin.

De retour en Bulgarie, il enseigne au Collège Saint Augustin, à Plovdiv, puis au Collège Saint Michel à Varna.

Il est également supérieur du Séminaire St Cyrille et Méthode à Yambol, curé de la paroisse latine de Yambol et aumônier des Sœurs Oblates de l’Assomption.

Puis il retourne à Varna et y demeure jusqu’à être arrêté en décembre 1951 par la milice communiste.

Josaphat un homme rempli d’énergie, un homme de grande érudition qui cite les exégètes catholiques et protestants les plus en vue de son époque, fin musicien, grand prédicateur et bon éducateur avec un grand sens de l’humour. Il a l’une des premières machines à écrire avec les caractères cyrilliques, un électrophone et un projecteur de cinéma. Il agrandit le séminaire pour recevoir 30 séminaristes de chaque rite, latin et byzantin-slavon. Il célèbre la liturgie une semaine en latin et une semaine en slavon.

De manière à s’en tirer économiquement, il organise des campagnes de collectes et gagne de l’argent en enseignant le français à des professeurs, des fonctionnaires et des officiers de l’armée régulière. A Varna, il commence le « Cercle franco-bulgare St Michel », qui a plus de 150 membres, la plupart étudiant des Hautes Etudes d’entreprise. La ville est en effet au bord de la mer Noire. Il est souvent l’hôte de Mgr Roncalli qui aimait venir au séminaire pour prendre un peu de repos. En 1949 il devient curé de la paroisse latine française. Il travaille dur dans la paroisse tout en écrivant des articles qui sont publiés dans un magazine pour les chrétiens bulgares : Poklonnik (le Pèlerin). Les prêtres introduisent la dévotion au Sacré Coeur dans les familles.

 

Josaphat est arrêté en décembre 1951 et l’on n’a aucune nouvelle de sa situation pendant un an. Le 16 septembre 1952 son nom est sur la liste des 40 personnes accusées de trahison. Sa vie peut se résumer en une phrase courte, trouvée dans une de ses lettres écrite en 1930 :

 

"Nous cherchons à faire aussi bien que nous le pouvons pour nous sanctifier nous-mêmes sans faire semblant."

 

Le Père Josaphat est fusillé dans la nuit du 11-12 novembre 1952 à Sofia.

Le procès de béatification a été retardé pour ne pas mettre en danger les membres de sa congrégation. Béatifié par Jean-Paul II avec ses deux compagnons, à Plovdiv, le 26 mai 2002, fête de la Très Sainte Trinité. (2)

 

 

Sources: 1, 2

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