Alimentation : les hausses de prix sont inévitables
La hausse des matières premières agricoles va être répercutée dès à présent sur les prix alimentaires. La grande distribution parle de hausses moyennes de 2%.
La hausse des matières premières agricoles depuis l'été dernier va faire valser les étiquettes dans les rayons.
En aval, il en va de la survie des éleveurs dont la hausse du prix des céréales qui servent de base à l'alimentation animale a renchéri les coûts de productions de 40%. «Si leur prix de vente n'augmente pas, ce sont des milliers d'exploitants agricoles qui vont disparaître en France», a averti Bruno Le Maire.
Dans l'immédiat, en amont, la viande va subir une hausse des prix dans les grandes surfaces. «Les distributeurs ont accepté de répercuter immédiatement cette hausse sur les prix de vente de la viande porcine, volaille ou bovine», a indiqué Bruno Le Maire. Mais attention aux débordements. L'observatoire des prix et des marges veillera à que cette augmentation traduise exclusivement le coût des matières premières agricoles et qu'il n'y ait pas d'effet d'aubaine. C'est par exemple le cas du prix du pain : il n'y a pas de raison que le prix de la baguette augmente de façon spectaculaire alors que la part du prix du blé n'est pas la part la plus importante du coût de la baguette.
Toutefois, «la négociation des prix est libre», a martelé Frédéric Lefebvre, qui a refusé d'indiquer dans quelle proportion les prix des produits allaient augmenter pour le consommateur.
Et en toile de fond la contagion à la France des révoltes tunisienne et égyptienne ?
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