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Christ Roi

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  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
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Horloge

13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 17:04
"Pour demander leurs secrets au temps modernes.., il faut débrouiller ses mensonges et reconnaître son véritable état malgré les illusions qu'ils cherchent à répandre. L'euphorie des temps modernes en France et dans les autres démocraties, cache une malhonnêteté fondamentale qui est la cause de notre décadence. Les régimes que nous appelons 'démocratiques' sont une comédie au même titre que les 'démocraties populaires'. La volonté nationale y est escamotée. Une caste de privilégiés s'y est emparée de la nation. 

"Son pouvoir a pour condition la libre pénétration du pouvoir de l'étranger (et le jeu des minorités contre la majorité) qui aboutit à notre division politique, à notre impuissance, à notre domestication. 

"Finalement, sous prétexte de Liberté, nous ne sommes plus maîtres de rien chez nous, ni de nos économies, ni de nos territoires, ni de notre destin. Nous ne sommes plus rien dans nos nations. Les temps modernes, c'est le temps de l'expropriation, c'est de cela que nous devons d'abord prendre conscience" (Maurice Bardèche , Les Temps modernes, Editions Les Sept couleurs, Montargis 1956, p. 10-11). 

"La puissance de l'argent dans nos démocraties est immense, mais toujours oblique, tortueuse, omniprésente et sourde

"L'argent règne, mais sans ministres, sans appareil, sans charte. Il pénètre tout, mais comme l'humidité, comme le sel. Les groupes financiers ou du moins certains groupes financiers font les élections et ils font les partis: mais ensuite les partis gouvernent comme ils peuvent et ils ne font pas toujours, ils ne peuvent pas toujours faire la politique pour laquelle ils ont été payés. 

"Les barons financiers autorisent et soutiennent telle idéologie et tolèrent ou combattent telle autre. ... On découvre alors que les gouvernements ne peuvent se mouvoir que dans des limites très étroites. ..." (Maurice Bardècheibid., p. 85-86).  
"L'empire de l'argent est un empire sans loi morale. Sa seule loi est le gain. Les hommes de l'argent n'ont pas intérêt à la puissance de nos patries. Ils ont intérêt à traiter avec un pouvoir faible et, si possible, vénal. C'est pourquoi la démocratie est leur instrument. ... 
"Ils aiment diviser pour régner. Le régime des partis leur offre cette occasion" (Maurice Bardècheibid., p. 92).

Résumé

La démocratie "moderne" française est donc nocive et dangereuse pour la nation, car elle divise pour régner, elle détruit la communauté nationale en la démembrant en autant d'intérêts particuliers devant s'exprimer à chaque élection
... En cela elle est fatale à l'unité, à la paix et la tranquillité de notre nation. Et c'est là un "devoir civique" que de participer au démembrement et à la division !! 

Entre les élections ? Rien. Ou plutôt une division sectaire et haineuse entre camps constitués et institutionnalisés, une division portant aux affaires le groupe le plus sournois, le groupe rompu aux techniques subversives de communication et de manipulation médiatique de l'opinion, le groupe qui a réussi le mieux à s'emparer des avenues du pouvoir, le plus soutenu par la
bourgeoisie d'affaires et d'Argent, qui peut être, à tout de rôle, de droite comme de gauche, démocratie oblige (!) 
 


L'imposture du suffrage universel

"Le suffrage universel..., a pour signification essentielle de faire connaître l'avis du peuple sur la politique du régime. C'est là sa fonction... Et à ce titre..., il est utile à tout régime de connaître l'opinion du peuple (au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, le Roi aussi aimait à connaître l'avis de ses peuples en convoquant les Etats généraux, mais qui n'avaient qu'un but consultatif et informatif). 

Mais, pratiquement, dans nos régimes 'modernes', le suffrage universel ne sert PAS seulement à cela, il sert essentiellement, il sert surtout à désigner les hommes parmi lesquels seront choisis obligatoirement les dirigeants politiques et techniques de la nation... 

Rien dans la définition du suffrage universel, rien même dans nos constitutions ne force à choisir les ministres parmi les députés (élus de la nation). Mais en fait,... on ne peut devenir un dirigeant politique de la nation sans être d'abord député... Le peuple, une fois tous les quatre ans ou une fois tous les six ans, épuise d'un seul coup tout son pouvoir en mettant un nom dans une enveloppe, puis il est la proie silencieuse des maîtres qu'il a choisis... 

Le peuple aimerait bien parler peut-être de temps en temps, il aimerait bien donner son avis sur certaines affaires qu'il trouve importantes. Mais c'est trop tard alors. Il gît désarmé, épuisé par l'acte électoral, comme ces princes des contes de fées qui n'ont qu'une flèche pour se défendre, comme ces pêcheurs auxquels un génie des eaux n'a accordé qu'un seul souhait. 

Le suffrage universel qui devait fonder une démocratie, c'est-à-dire un pouvoir du peuple, fonde en fait une oligarchie, c'est-à-dire le pouvoir d'une caste que le peuple croit désigne
r
. Les régimes actuels ont perfectionné la désignation de cette caste... Les électeurs connaissent personnellement les candidats et il leur arrivait parfois, simplement par instinct, de préférer d'honnêtes gens à des fripouilles chargées de reliques. Cela amenait au Parlement de mauvaises têtes qui faisaient des discours inconvenants. On a évité cet inconvénient en invitant deux cent mille personnes à voter pour quelqu'un qu'elles ne connaissent pas. Et, comme ils auraient pu s'obstiner à désigner quelqu'un qu'ils estiment, on a décidé qu'on ne tiendrait pas compte des suffrages égarés sur des amateurs qui n'ont pas reçu l'investiture des grands partis... Appartenir à cette caste des gouvernants est donc devenu obligatoirement le commencement de toute carrière politique" (Maurice Bardèche, Les Temps modernes, Editions Les Sept Couleurs, Montargis 1956, p. 16-18). 

"[L]es Français voient fleurir de nouveaux partis et de nouveaux sigles qui n'ont pas toujours de sens bien précis et changent au gré des modes. L'art consiste, pour les uns, à maintenir une référence au "socialisme", présenté comme un garant de la justice sociale, des privilèges et des monopoles; pour les autres, à fondre en un seul titre et quel que soit l'ordre plusieurs mots porteurs de grands symboles: Démocratie, Peuple, France ou Français, plus rassemblement ou Union. Ces partis décident de tout et tiennent d'une main ferme les ressorts des scrutins. [N]i le président ni même les députés, représentants du Peuple, ne sont  désignés par les seules élections. Les citoyens n'ont pas le libre choix des candidats; ceux-ci leur sont dictés, imposés, par des instances où ils n'ont pas la parole et par des stratèges que, généralement ils n'ont pas nommés" (
Jacques Heers, Un Homme un vote? Editions du Rocher, Monaco 2007, p. 188-189). 

Ces instances, ces stratèges, les amis du parti sont les actionnaires de grandes compagnies qui attendent un retour sur leurs commandites. Les hommes mis en place ne sont que des guignols, des pantins manipulés par ces groupes. Ce système est dirigé comme standard planétaire et est imposé par la force aux Etats rebelles, au nom de la démocratie et de la liberté.

"On ne choisit pas, on ne délègue personne: on se borne à approuver un choix déjà fait par d'autres. Un choix fait par qui? Eh bien, par les dirigeants du parti, par le comité central, par le comité directeur, par le bureau, par le centre national... Si bien que ces députés que nous croyons élire, ils sont en réalité sélectionnés, ils nous sont en réalité imposés par la caste gouvernementale déjà en place, laquelle, agissant comme toutes les oligarchies, s'agrège les sujets qui lui conviennent et dont le caractère, les penchants, les alliances ont été soigneusement éprouvés. Nous croyons vivre sous un régime de suffrage universel, en réalité nous vivons sous un régime de cooptation" (
Maurice Bardèche, Les Temps modernes, Editions Les Sept Couleurs, Montargis 1956, p. 25-26).
 
"Cette impuissance du peuple, cette dépossession du peuple, c'est la contradiction fondamentale des démocraties modernes. Elles veulent défendre la démocratie sous prétexte que la démocratie est le pouvoir du peuple. Et elles défendent la démocratie en empêchant qu'il puisse y avoir sur la scène politique autre chose que des partis démocratiques... La démocratie ainsi  conçue se retourne contre le peuple. Elle lui assure une liberté qui n'est qu'un mot, elle lui donne un bulletin de vote qui est sans valeur" (Maurice Bardèche, ibid., p. 32-33). 


L'imposture de la démocratie en temps de guerre

"Quoiqu'il en soit, il est évident que cette division, plus ou moins factice ou inutile, des citoyens en de multiples factions plus ou moins étanches et hostiles, division qui se répercute dans l'enceinte des parlements, et même au sein des gouvernements, ne saurait être propice à la bonne conduite des affaires du pays, à la sauvegarde de l'intérêt national. 

Et c'est si vrai que, dans les moments de crise grave, où l'existence du pays est menacée, en particulier en temps de guerre, les gouvernements de nos démocraties - généralement investis pour la circonstance de ce que l'on appelle 'les pleins pouvoirs', c'est-à-dire en fait, transformés en dictatures (!) - proclament la "Patrie en danger", invitent les citoyens à "surmonter leurs querelles partisanes", et lancent des appels angoissés à l'union sacrée! Mais qu'est-ce donc que ce régime qui n'est capable de gouverner que lorsque tout va bien? Et qui, dans les moments de crise, c'est-à-dire précisément quand il lui faudrait prouver sa capacité et son efficacité, est obligé de se renier lui-même?!... Et s'imagine-t-on que les travaux de la paix sont moins importants, moins ardus et moins difficiles que les travaux de la guerre, et que si les partis, et les divisions qu'ils engendrent, sont néfastes en temps de guerre, ils sont salutaires en temps de paix?!..." (Jean Haupt, Le procès de la Démocratie, Cahiers Découvertes, Lisbonne 1971, p. 85-86).
 
 
Résumé général

Le concept de démocratie est biaisé.

- Le "suffrage universel" remet le pouvoir à des partis qui se partagent le pouvoir; il devait fonder une démocratie, un pouvoir du peuple, il fonde en réalité une oligarchie, le pouvoir d'une minorité microscopique, une caste ploutocrate qui se coopte entre elle ("l'élu" est d'abord l'élu du parti) et que le peuple croit désigner. 

- La démocratie est de la poudre aux yeux. Les dirigeants sont préalablement choisis par les partis, l'élite se coopte entre elle et grimpe dans la hiérarchie en fonction de son degré d'initiation et de son degré d'adhésion aux "valeurs" du parti. Le "peuple" sert à terminaliser l'opération, il donne une onction de légitimité au processus. Le vote "démocratique" donne aux masses l'illusion de la liberté de choix et d'opinion. Les vrais décideurs se situant, à un niveau bien supérieur.

- La démocratie n'est donc pas le règne de la Volonté générale, c'est le règne d'une minorité microscopique (de droite ou de gauche, à tour de rôle), qui exploite cyniquement les divisions dans la société au nom de la "démocratie"..
 
- La démocratie "moderne" (à ne pas confondre avec la représentation traditionnelle, organique et réellement représentative, avec au-dessus l'arbitrage royal qui existait dans nos pays d'Etat sous l'"Ancien Régime"), c'est le règne de l'imposture & du mensonge, le règne de l'inconséquence et de la division, la perversion et l'immoralité institutionnalisée, l'école du vice et du crime, l'Argent-Roi, l'individualisme, le matérialisme, la destruction de la Société...

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