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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 08:08

Le Figaro

Bruno Jeudy
01/12/2008 | Mise à jour : 07:04

Nicolas Sarkozy et François Fillon n'ont pas l'intention de changer une stratégie gagnante. Une semaine après l'élection à l'arraché de Martine Aubry à la direction du PS, le président et surtout le premier ministre ont tous les deux confirmé qu'ils allaient «continuer» l'ouverture et même «aller plus loin». Pour l'occasion, François Fillon a remis sa casquette de chef de la majorité et effectué samedi une tournée express, de la Salle Gaveau, à Paris, à Suresnes dans les Hauts-de-Seine. Objectif : vendre la phase 2 de l'ouverture aux nouveaux adhérents de l'UMP puis encouragé la fondation de la Gauche moderne, le nouveau parti de l'ex-socialiste Jean-Marie Bockel.

Alors qui seraient ces nouveaux ministres d'ouverture ou ces hommes de gauche à qui Sarkozy pourrait confier une mission ? Pour l'instant, on entend toujours les mêmes noms : l'ancien ministre Claude Allègre en rupture de ban avec le PS, l'inévitable Jack Lang, ami de Sarkozy mais aussi soutien d'Aubry. L'ex-ministre de Mitterrand confie qu'il «pense à quelque chose à l'international». Il y a aussi le député André Vallini, très dépité par le PS mais pas encore prêt à franchir le pas. Le président rêve toujours d'un «gros coup» comme le débauchage de Manuel Valls. Très en pointe pour défendre Ségolène Royal, le maire d'Évry semble barré par Aubry et ses amis. Sarkozy s'intéresse, enfin, aux radicaux de gauche. Ce petit parti qui lui a permis de faire adopter sa réforme constitutionnelle. Certains avancent le nom de Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien ministre de Jospin. Enfin, dans sa quête de personnalités d'ouverture, le président peut toujours compter sur les talents d'entremetteur de Bernard Tapie.

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