Bonne Saint Louis à tous.
"Fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, Louis IX naquit le 25 avril 1215, au chateau de Poissy. Sa mère n'épargna rien pour en faire un grand roi et un grand saint; elle lui inculquait, pour régler toutes ses actions, l'aversion du péché et la préoccupation constante du salut éternel de son âme. 'Mon fils, lui répétait-elle souvent, j'aimerais mieux vous voir mort que souillé d'un seul péché mortel.'
A son avènement au trône en 1226, il n'avait que onze ans, et régna sous la sage tutelle de sa mère. ... Devenu majeur en 1236, Louis montra une habileté, un sagesse remarquables dans la conduite des affaires publiques. Il gagna les batailles de Taillebourg et de Saintes (21 et 22 juillet 1242), dans lesquelles éclata sa bravoure personnelle.
Ayant obtenu de Baudouin II, empereur de Constantinople, la couronne d'épines de Notre-Seigneur, le saint roi pour la recevoir dignement fit construire la Sainte-Chapelle, une des merveilles de l'architecture du moyen-âge; il voulut porter lui-même, pieds nus, la sainte relique. Atteint d'une maladie dangereuse, à Pontoise, en 1244, il fit voeu d'aller en Palestine, secourir les chrétiens opprimés par les infidèles. Personne, pas même sa mère ni l'évêque de Paris, ne purent le détourner de sa noble résolution. En juin 1248, il prit congé de la reine Blanche, qu'il laissa régente en son absence.
'Beau très doux fils, lui dit-elle en l'embrassant avec effusion, beau tendre fils, jamais je ne vous verrai plus: le coeur me le dit bien.' Il emmena la reine Marguerite de Provence, qui avait déclaré qu'elle ne se séparerait jamais de lui, ainsi que ses frères et ses belles-soeurs. Parti d'Aigues-Mortes, le 25 août 1248, il aborda le 12 septembre à l'île de Chypre, rendez-vous général de l'expédition. Il en partit seulement en mai 1249, pour aller frapper d'abord l'islamisme en Egypte. La flotte arriva le 4 juin devant Damiette. Voyant les Sarrasins, il n'attendit pas que son vaisseau eût abordé, mais se précipita dans la mer, l'épée à la main, ayant de l'eau jusqu'aux aisselles.
Il prit Damiette, et, cinq mois après, marchant sur le Caire, il gagna la célèbre bataille de Mansourah, sur la rivre doite du Nil (8 février 1250). Robert, comte d'Artois, frère du roi, emporté par son ardeur, tomba percé de coups. Saint Louis lui-même, qui s'engagea trop vivement... faillit être pris par les Sarrasins, qui avaient déjà saisi les rênes de son cheval; il se défendit à grands coups d'épée, et fut dégagé par plusieurs de ses chevaliers. 'Et vous promets, dit le sire de Joinville, témoin oculaire, que oncques si bel homme armé ne vis.'
Mais la disette et les maladies le forcèrent de battre en retraite. Pendant qu'il soutenait son arrière-garde, il tomba avec ses deux frères Alphonse et Charles, et le reste de son armée (dix mille hommes), au pouvoir de l'ennemi. Il sut être captif en roi, et s'attira dans les fers l'admiration des musulmans, au point de les voir lui offir la couronne.
Délivré de sa prison, il passa en Palestine, où il resta quatre ans, consacrant tous ses soins à améliorer le sort des populations chrétiennes.
... Louis méritait l'amour de son peuple, car il avait pour lui une tendre et constante sollicitude. Il était accessible à tous, écoutait les plaintes, réparait les torts, vidait les différends. 'Maintes fois, dit Joinville, il advint qu'en été le roi allait s'asseoir au bois de Vincennes après la messe, s'accotait à un chêne, et nous faisait asseoir autour de lui. Tous ceux qui avaient affaire venaient lui parler, sans empêchement d'huissier ni d'autres gens; assisté de savants jurisconsultes, il conciliait les parties et rendait la justice.'
... Le jeudi saint, ses fils lavaient, comme lui, les pieds à douze pauvres, les servaient à table, et leur donnaient une royale aumône. Le roi voulut porter lui-même, avec son gendre, le premier malade à l'hôtel-Dieu de Compiègne; ses deux fils aînés portèrent le second.
Il traitait ses serviteurs avec une grande bonté, les visitait dans leurs maladies, priait pour eux après leur mort. Il avait coutume d'entendre la messe tous les jours. Il fonda l'hospice des Quinze-Vingts et beaucoup d'autres. Lorsqu'il apprenait qu'une province avait été affligée de quelque fléau, il y envoyait aussitôt des secours considérables. Il faisait élever et dotait les jeunes filles indigentes. Toujours des pauvres étaient admis à sa table. 'Maintes fois, dit Joinville, je vis qu'il leur taillait leur pain et leur donnait à boire. Il me demanda un jour si je lavais les pieds aux pauvres le jour du jeudi saint: 'Sire, dis-je, quel malheur! les pieds de ces vilains! je ne les laverai pas. - Vraiment dit-il, c'est mal dit, car vous ne devez pas avoir en dédain ce que Dieu fit pour notre enseignement. Je vous prie donc, pour l'amour de moi, que vous vous accoutumiez à les laver.'
Un vendredi saint, à Compiègne, comme il visitait les églises, pieds nus, selon sa coutume, il aperçut, de l'autre côté d'une mare bourbeuse, un lépreux essayant d'attirer son attention. Louis traversa la mare, alla au lépreux, lui donna de l'argent, lui prit la main et la lui baisa. Tous les assistants se signèrent d'admiration en voyante cette sainte témérité du roi.
Rien de ce qui fait la prospérité publique, la grandeur morale d'une nation, n'échappait à sa sollicitude: il aimait et protégeait les livres et les lettrés; par ses ordres, on copia les principaux manuscrits qui se trouvaient dans les monastères, et il fit ranger ces exemplaires dans le trésor de la Sainte-Chapelle. C'est à sa munificence que l'on doit la fondation de la Sorbonne.
Cependant le saint roi nourrisait toujours l'idée d'assurer la victoire du christianisme sur le mahométisme. Dès 1261, il prépara une nouvelle croisade; quoique sa santé fût fort affaiblie, il s'embarqua à Aigues-Mortes le 2 juillet 1270, et fit voile vers Tunis. Il y arriva le 17. Quelques jours après le débarquement, la contagion décima l'armée. Louis tomba malade le 3 août. Le mal empirant, il fit appeler son successeur, le prince Philippe, et lui remit, écrites de sa main, les instructions rapportées par Joinville et admirées par la postérité. Au milieu des souffrances il priait pour son armée. Il mourut pieusement, étendu à terre sur un sac de cendres, le crucifix collé sur ses lèvres, le 25 août 1270, en prononçant ces paroles suprêmes: 'Père, à l'exemple du divin Maître, je remets mon esprit entre vos mains!' Il fut canonisé par Boniface VIII, dès l'année 1297."
(Source: Mgr Paul Guérin, Vie des Saints, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 527-532)
Louis de Boubon duc d'Anjou est son descendant le plus proche et notre prétendant LEGITIME actuel. VIVE LE ROI !
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