Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 08:28

Ce fut samedi et dimanche la 3e université d'été de l'Alliance Royale présidée par Yves-Marie Adeline, l'occasion d'échanger de bons moments d'amitiés et d'en créer d'autres. Cette université d'été marque un réel progrès de ce nouveau parti, dont un des objectifs principaux est de faire connaître la solution monarchique aux Français et de donner aux royalistes un parti qui les représentent. Ce point est important car par exemple jamais aucun royaliste n'est invité à donner son avis dans les media faute d'appartenir à aucun parti "représentatif" de l'opinion; l'Alliance royale viendra corriger ce manque. 

Je retiens plusieurs choses excellentes qui ont été dites par les différents intervenants. D'abord, une constation, la division des royalistes et l'inexistence d'une structure les rassemblant. La volonté d'agir, se réveiller, cesser de rêver. Ensuite, la division des Français eux-mêmes très "politisés", "idéologisés". L'Alliance royale propose de sortir de l'idéologie pour revenir à une politique plus réaliste qui continuera de se faire au niveau de l'Assemblée nationale mais en ayant éliminer le discours idéologique monopolisant l'essentiel des travaux législatifs. Les représentants du peuple ne seront plus choisis dans les partis mais dans la société elle-même, telle qu'elle est (familles, salariés, patrons, conseils municipaux). Les partis politiques ne joueront plus leur rôle idéologique qu'au sein du sénat. 

Aujourd'hui les institutions politiques sont confisquées entre les mains d'
une caste, une oligarchie (on est par exemple député ou ministre de père en fils). Il s'agit de mettre plus d'équité dans la société avec une représentation sincère du peuple, la "démocratie équitable", à partir des groupes sociaux tels qu'ils sont.

S'agissant du pouvoir exécutif, l'Alliance royale propose de maintenir un arbitre au-dessus de la mêlée en quelque sorte, un arbitre qui serait le Roi, à un moment où la fonction régalienne du chef de l'Etat disparaît pour ne plus laisser la place qu'à un chef de majorité. Du fait de l'effacement de la fonction de Premier ministre, on ne dira bientôt plus "Fillon démission!", mais "Sarközy démission!" Le rôle de fusible du Premier ministre dont savait si bien se servir un François Mittérand aura disparu et c'est directement la fonction régalienne qui est attaquée. L'Alliance royale considère qu'il y a là un danger. Les rois se sont toujours entourés de ministres et d'un Principal ministre.

On aura aussi noté la royalisation du discours politique chez un François Bayrou reprenant certains thèmes développés par Yves-Marie Adeline, comme la nomination du Garde des Sceaux par une autre structure que le gouvernement (qui serait le Roi par exemple assisté d'un Conseil de la Magistrature); Bayrou proposait de le faire nommer par le Parlement, où se situe alors l'indépendance? Ou bien la nécessité de transcender le clivage droite-gauche qui n'aboutit finalement qu'à gauchiser la droite (l'"ouverture" de Sarközy). Yves-Marie Adeline pointe du doigt l'incohérence finale de ce type de discours qui n'entrevoient pas la bonne solution: la sortie de la république et le retour de la monarchie.

S'agissant des intervenants, un journaliste est venu expliquer l'importance de l'implication des royalistes dans la vie locale et leur contact auprès des journalistes de la presse locale afin de faire connaître la solution monarchique. 

Conclusion 

- Je retiens ce qui m'avait principalement emballé au départ, la sortie de l'étau idéologique des partis, une méthode pour briser le terrorisme intellectuel, la voie médiane proposée par l'Alliance royale qui est celui du royalisme, la rencontre des Français les uns avec les autres, la recherche d'un consensus avec en haut l'arbitre royal qu'aucun lobby ne saurait soudoyer, quand la république cherche la division et à monter les gens les uns contre les autres; la volonté de développer du lien social, la sortie de l'aveuglement idéologique de droite comme de gauche. 

- Réalisme et pragmatisme. Ce n'est pas demain quand une crise surviendra que les Français penseront à recourir au roi si jusque-là aucune organisation politique assise localement et nationalement n'est venue leur rappeler la solution royale.

- Mais aussi le rappel qu'en France, la monarchie est chrétienne, et la politique "la plus haute manifestation de la charité car elle vise au Bien commun" (Aristote, Saint Thomas d'Aquin). Un objectif enthousiasmant et en tous les cas fédérateur de toutes les bonnes volontés!

Partager cet article
Repost0

commentaires