Le bonheur partagé ou bonheur pour tous. Voici un conte de Noël que certains considèrent comme "politique" ''La 7e république conte pour grands enfants''
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Il était une fois un beau pays qu'on appelait le décagone car il était décadent mais qui se dénommait en fait le Cocorico.
Ce pays était bordé de mers et de terres.
Il avait un climat. Il avait un gouvernement.
Il avait une longue histoire trop longue pour la rappeler ici où les pages sont comptées.
Ce beau pays avait un roi qui était riche car il avait des louis d'or. Or, un beau jour ce fut la révolution, solution de rêve à tous les maux qui tracassaient le beau pays.
1ère république
Pourquoi ne pas instaurer une république ? cela fera du changement pensèrent les penseurs de l'époque. Des chanteurs célèbres haranguèrent les harengères et ce fut bientôt fait, dans les cris, les larmes et le sang : la première république était née.
Il fut décidé de dater les événements à partir de l'an I de cette république mais cela ne continua pas car on ne savait pas compter, à l'époque, au-delà de XIII. Ce changement ne plaisait pas à tout le monde (il s'agit du monde civilisé et non des habitants sauvages de la planète) ce qui est étonnant.
2e république
Des événements divers et même variés se passèrent jusqu'à l'arrivée de la deuxième république.
On vit pendant une certaine période le tour et le retour d'un roi ; il paraît qu'un personnage, nommé Caméléon, s'attribua le titre d'empereur des manchots.
Cette 2e république fut la première république éphémère.
3e république
On se doute qu'après une république éphémère on retourne à l'empire quel qu'il soit. Mais un empire s'effondre toujours après une lourde défaite militaire, et ce fut le cas.
Une 3e république pouvait donc s'installer avec armes et bagages.
Au cours de la 3e république deux guerres sanglantes (il y a peu de guerres non sanglantes) éclatèrent entre le Cocorico et son ennemi l'Uberalles. Que de morts ! Que de blessés !
La 3e république était-elle un empire ? Oui elle l'était car elle s'étendait bien au-delà de son décagone grâce à la colonellisation de diverses contrées ; et puisque cette république était un empire, elle s'effondra avec une défaite militaire qui aurait pu ne pas en être une...
Après la chute de cette république-empire il fallait trouver un nouveau régime : ce fût l'Etat de droit et d'extrême droit confié évidemment à un militaire.
Hé bien cet Etat de droit et d'extrême droit, bien que n'étant pas la république fût éphémère et s'effondra... à la suite d'une défaite militaire qui était aussi une victoire.
4e république
Après la chute de l'Etat de droit et d'extrême droit il était possible de rétablir une république mais certains auraient préféré une dictature des prolégomènes.
La loi du plus fort, qui est une sage loi, s'appliqua une fois encore et conduisit à la 4e république, à la suite de plusieurs référendhommesetfemmes.
5e république
La 5e république est si connue dans le monde et au-delà qu’il est inutile d’en parler, et d’ailleurs elle est insignifiante.
6e république
La plus éphémère des républiques, la 6e, comme les symphonies fit du bruit mais sa fureur en vint à bout en peu de temps.
L'idée lumineuse du retour au parlementarisme avec élections proportionnelles à la corruption permit une majorité de 106 %.
Très vite les forces capitalistiques conduisirent au chaos généralisé, qu'il fût financier, sociétaliste, politiste ou genré.
Tous contre tous, grève générale illimitée, fuite des pieds et des cerveaux, banqueroute sans banque ni route.
7e république, enfin !
Dans cet horrible mélange d'os et de chairs meurtris et traînés dans la fange,
Des lambeaux pleins de sang et des membres affreux Que des chiens dévorants se disputaient entre eux que pouvait-il advenir ?
Un empire, une royauté, une principauté, une anarchie énarchique ?
Non, ce fut la 7e république. Il n'y eu pas de référendum, pas d'élection, il y eut tout simplement un bon coup d'Etat comme on les aime.
Puisque cette 7e république est un modèle du genre nous pouvons aller dans les détails. Il suffit de reprendre la déclaration du Président de cette 7e république après sa prise de pouvoir : Le Cocorico est dirigé par un dictateur élu pour six ans et qui ne peut faire qu'un seul mandat. Le dictateur a de larges pouvoirs mais il ne peut modifier la Constitution, c'est-à-dire qu'il ne peut par exemple décider de devenir dictateur à vie ni de changer le régime politique. D'une façon générale il a les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Le dictateur a le titre de Président.
L'appellation République (res publica) est maintenue.
Le Président est donc Président de la République cocoricienne.
Le président nomme les ministres et désigne un Premier ministre chargé de coordonner les actions des ministres.
Un Conseil constitutionnel est chargé de surveiller l’action du Président qui doit respecter la Constitution. Si le Président enfreint les règles il est destitué.
Le Conseil constitutionnel est protégé par une garde rapprochée.
Les 7 membres du Conseil constitutionnel sont élus pour 7 ans et ne peuvent faire qu’un mandat.
La plupart des textes réglementaires ou juridiques ne sont que des guides d'action, des conseils et ils n'ont pas de caractère obligatoire ; il en est ainsi du code du travail.
Le parlement est supprimé.
Des représentants des régions seront désignés pour donner des avis sur les lois et règlements.
Tout citoyen participe à la défense du Cocorico ; les modalités sont définies par le Président.. Le droit de manifester est supprimé. Des manifestations seront autorisées au cas par cas.
Un des principes généraux est de faire vivre la préférence nationale cocoricienne dans tous les domaines.
La liberté religieuse est supprimée. Les religions ne peuvent pas se manifester publiquement mais la religion qui a été celle des Rois du Cocorico est la seule à posséder une place reconnue notamment par le calendrier. Régions, départements, communes Le découpage des régions est effectué en l'adaptant aux données historiques et économiques.
Le pouvoir régional des anciens élus est supprimé.
Le pouvoir dans une région est exercé par un préfet de région.
Les départements, dont le nombre et les limites peuvent être revus, sont administrés par un préfet.
Pour les communes, celles-ci pourront être regroupées et modifiées ou associées.
Le maire est désigné par le gouvernement pour une durée indéterminée.
Les impôts locaux sont maintenus mais sont soumis aux décisions du gouvernement.
Justice
Le pouvoir judiciaire est exercé par le Président de la République.
Les magistrats sont nommés et révoqués par lui. Les pratiques de la justice sont revues pour accélérer les procédures et tenir compte de certains principes, par exemple la préférence nationale.
La justice est expéditive : finies les procédures qui durent des années.
La justice d'appel est supprimée.
La cour de cassation sera restreinte quant aux saisies possibles : les cas non exceptionnels ne seront pas susceptibles de cassation.
Les erreurs de procédures ne seront pas prises en compte.
Il sera mis fin au principe de la prescription des crimes et délits.
Le rôle des avocats est restreint en tant que de besoin.
Les secrets professionnels sont supprimés.
Police, gendarmerie
L'action de la police et de la gendarmerie est facilitée.
Dans la lutte contre la criminalité l'usage de la force est glorifié.
Lutte contre les drogues La lutte contre les drogues dites "dures" est impitoyable.
Il faut admettre que dans cette lutte des innocents peuvent en pâtir. Les trafiquants sont éliminés dans le Cocorico et ailleurs.
Les usagers seront désintoxiqués de force et rapidement.
Pour ce qui est du cannabis l'action est moins violente.
Défense nationale, armée Il n'y a pas lieu de bouleverser l'organisation ancienne. Les dépenses militaires sont augmentées.
Que faire de la persuasion nucléaire du Cocorico ? Une révision du système pourra élargir les moyens et les conditions d’utilisation.
Economie
Rien de tel que de ne pas toucher à l'économie ; c'est ce que disent les économistes. Principe : la libre entreprise sous le regard de big brother.
Cela veut dire que dans le système libéral de libre entreprise l'Etat intervient quand il le juge utile.
Par exemple, liberté des prix sauf quand l'Etat intervient.
Dans les marchés import-export nous manions d'une main (invisible) le libéralisme et de l'autre le protectionnisme en fonction des situations.
Impôts et taxes
Pas de révolution dans les impôts sachant que trop d’impôt tue l’impôt.
Environnement, écologie, énergie Le réchauffement climatique ?
C’est souciant mais il n'est pas question de continuer à tout bouleverser sur la base de la réduction drastique élastique du COcorico2.
Se préoccuper de notre environnement en luttant contre les vraies pollutions : oui ; c'est ce qui se fait depuis longtemps. Etre inféodé à une vision écologique de la société : non. L'énergie nucléaire est intéressante du point de vue de l'efficacité énergétique mais elle fait peser un risque d'une nature particulière sur la France ; une catastrophe nucléaire doit être évitée et la seule solution est de supprimer les grandes centrales nucléaires que nous possédons. La mise en place de très petits réacteurs nucléaires sécurisés est mise en route.
Les énergie de substitution sont diverses et notamment renouvelables ; leur utilisation est favorisée en tenant compte des problèmes de stabilité du réseau électrique. En fait des réseaux locaux sont interconnectés en mettant en place des procédures pour résister aux diverse agressions et éviter un effondrement général du réseau.
Agriculture Labourage et pâturage...
Il faut rechercher un équilibre entre la production intensive classique et les productions dites bio. L'agriculture bio a l'inconvénient de réduire la productivité et de contraindre les agriculteurs à passer plus de temps à leur activité ; c'est en contradiction avec un long mouvement de libération des agriculteurs pour leur permettre de dégager du temps libre.
En ce qui concerne les petites exploitations le gouvernement fait en sorte que les agriculteurs ne soient pas dans une situation financière désastreuse comme c'est trop souvent le cas. Vive le sovkhoz libéral !
Questions sociales
Nous savons que le Cocorico est le résultat d’une longue histoire sociale faite de luttes, de grands principes, d'une bureaucratie pléthoriques, de syndicats politisés peu représentatifs. Alors simplifions les choses.
Les syndicats sont supprimés.
Les chefs d'entreprises et le Gouvernement recueillent les points de vue des salariés et des non salariés.
Si un conflit social apparaît il est réglé par le Gouvernement en faisant appel à des prud'hommes. Il n'y a plus de droit de grève et équivalent.
Le code du travail n'est plus d'application obligatoire, c'est un guide.
Il n'y a plus de durée légale du travail, durée qui n'existe d'ailleurs pas chez les agriculteurs, commerçants, artisans, membres des carrières libérales.
Il n'y a plus de smic, smig, smac, smoc et autres.
Aide-toi, l'Etat t'aidera.
Et par ailleurs il n'y aura plus de mariage homosexuel ni de pacs. Le mariage classique est le plus sûr chemin de l’avenir radieux.
Education
Elle restera "nationale".
Un grand bond en arrière est nécessaire pour redonner aux enfants l'amour de la patrie.
En particulier pour l'Histoire qui sera aux ordres du projet national.
Cela n'est pas en contradiction avec la modernisation des moyens ni avec la connaissance du Monde.
Pour les langues le système d'apprentissage de trois langues au moins (dont le cocoricien !) sera mis en oeuvre.
Il y aura un seul système scolaire national avec des établissements pouvant adopter diverses techniques d'enseignement, sous le contrôle du gouvernement. Les écoles dites confessionnelles seront donc fermées.
Culture
Quand j'entends le mot culture je sors...
Evidemment ce sera une révolution culturelle.
La dictature pèsera de tout son poids pour imposer une culture cocoricienne débarrassée d'un mondialisme non péen. Et il y a du travail pour y arriver.
Traités internationaux et diplomatie
Le Cocorico a signé de nombreux traités internationaux.
Il faut faire le point sur ces traités et dénoncer ceux qui n'ont plus de sens ou qui nous empêchent d'être nous-mêmes. Certains traités ont été élaborés à la fin de la nième guerre mondiale et reflètent le sentiment d'horreur créé par les régimes faciès et zinas. Aujourd'hui, de l'eau a coulé sous les ponts et certains de ces traités sont un non sens.
La notion de droits de l'Homo est une de ces notions qui n'a plus de raison d'être tant elle a été manipulée et utilisée à contre-sens. Le "droitdelhomoisme" est une arme dirigée contre nous par l'union des tenants de la mondialisation et des défenseurs du tribalisme moderne.
Le Cocorico doit notamment dénoncer les traités de la Cour péenne des droits de l'Homo et du Conseil du Péen.
Notre diplomatie sera diplomate. Un principe : pas d'ingérence à l'étranger, pas d'ingérence extérieure chez nous. Si nous sommes attaqués, dans les divers sens que cela représente, nous répliquerons.
Le Péen
Le Cocorico est un des principaux pays du Péen, par la géographie et par l'Histoire. Les limites du Péen vers l'est et le nord-est peuvent être discutées : la Slavie jusqu'à l'Oursal est-elle en Péen ? Il convient de définir certaines régions comme "périphériques" du Péen. Pour nous, le Mamamouchi n'est pas en Péen même si dans le passé il a occupé une partie du Péen. Les United States of Peen n'admettront pas, dans un premier temps, que le Cocorico se dote d'une dictature ; de fait le Cocorico sera exclu et en tirera les conséquences (par exemple en ne finançant plus ces USP). A l'avenir un modus vivendi s'établira évidemment car les vainqueurs ont toujours raison.
Liberté d'expression
Ma chère, j'adore la liberté d'expression, c'est l'expression même de la liberté. Comme ce serait agréable de pouvoir s'exprimer sans contrainte, de dire et d'écrire ce qu'on pense. Mais voilà, la "liberté d'expression" a été kidnappée et c'est avec la contrainte de la mal-pensance qu'elle peut faire entendre sa voix, entourée des cris de la vulgarité.
Alors sous la dictature cocoricienne il n'y a plus de liberté d'expression. Ainsi nous ne pouvons plus rien dire ? Exact, étant donné le torrent de stupidités, de mensonges, d'inepties, d'apories que vous déversez sur les rézosocios, à la télé, sur les radio, dans les livres, dans les discours et autres meetings. Un peu de calme ne fera pas de mal.
Les medias privés sont autorisés...sous réserve d'être autorisés.
Deux chaînes de télévision d'Etat seront maintenues, l'une culturelle (et barbante) et l'autre de divertissement (tout aussi barbante).
La publicité, absente des chaînes publiques, sera contrôlée.
Constitution
Une constitution courte est la constitution qui nous convient.. La constitution reprend les principes exposés ci-dessus, elle définit l'organisation générale: un dictateur, Président de la République française est élu pour six ans ; son mandat n'est pas renouvelable, etc.
Ainsi sous la bienveillante direction du dictateur Président de la République les Cocoriciens vivent dans le bonheur partagé.
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