Clément d’Alexandrie est né très probablement à Athènes, vers l’an 150 de notre ère, de parents païens. Il reçut une solide formation littéraire et acquit une très vaste culture hellénique. ll se familiarise avec les systèmes de philosophie de son temps. Il semble avoir été un initié, peut-être aux mystères d’Éleusis [1], puis il se convertit au christianisme dans des circonstances que nous ignorons. Il est probable que c’est en acquiesçant à la bonté essentielle de la Création qu'il entra dans la foi chrétienne. De plus, ce n’est pas tant par goût du mystère que par recherche du vrai que Clément adhéra au christianisme. Dans la doctrine chrétienne, il découvrit la vérité pleine et sévère, entière et définitive, à laquelle toute quête philosophique devait aboutir. Cette vérité comporte la connaissance de Dieu, le jugement moral et la raison.
ll entame alors une série de voyages (Grèce, Italie) et vers l’an 180, il arrive à Alexandrie, en Égypte où vivent Égyptiens, Juifs, Grecs et Romains, et où s’affrontaient écoles religieuses et doctrines, sectes (dont la secte des éclectiques ) et philosophes. et règne une atmosphère de débats intellectuels. Il y encontre celui qui deviendra son maître, Pantène, qui dirige alors l'École théologique d'Alexandrie. Désigné par le patriarche Démétrius Ier (12e patriarche d'Alexandrie) pour aller mener une mission chrétienne aux Indes, Pantène doit abandonner la direction de l'École d'Alexandrie. Il choisit alors le plus brillant de ses élèves, Clément, pour prendre sa succession. Clément d'Alexandrie prend, avant Origène, son élève, la direction de l'École d'Alexandrie.
Clément d'Alexandrie est un des premiers théoriciens de l'Église à avoir présenté le christianisme comme une philosophie, en cherchant à réconcilier les prophètes bibliques et les philosophes grecs.
Il fait référence aux gnostiques, des références qui semblent parfois hétérodoxes. Il donne une grande place à l'initiation et utilise le vocabulaire des mythes païens. Son utilisation de ce vocabulaire varie et présente peu de constance. Un même mot désigne des réalités différentes. Cela constitue des glissements dialectiques qui favorisent son idée, rejetée par les Pères, de "bonne gnose". Le christianisme oriental utilisait le mot "gnose" au sens de "théologie", "connaissance". Ce n'est pas le cas de Clément qui propose des secrets réservés aux élites et des Apôtres supérieurs aux Apôtres.[2]
Ses œuvres, pleines de descriptions vivantes de la société grecque, prouvent qu’il était aussi familier de la vie mondaine. En tout cas, il avait si bien assimilé la Bible, qu’elle lui était devenue un langage et une mentalité.
Comme Justin le Philosophe, il accorda sa préférence philosophique à Platon qui, selon lui, s’approchait le plus de la Vérité chrétienne. Il lit ses expériences spirituelles comme la traduction en acte de la Vérité encore obscure du platonisme, délivrée par Dieu sous la forme d’un don à la fois rationnel (la parole du Christ) et expérimental (la vie chrétienne).
Grâce à lui Alexandrie devient, au tournant du second siècle de notre ère, le berceau de l’hellénisme chrétien.
En quelle langue Clément lisait-il la Bible ?
La Bibliothèque d’Alexandrie avait été le lieu privilégié où, probablement à la demande du roi lagide ou prolémaïque Ptolémée II Philadelphe (309-248 av. J.-C.) fils du roi macédonien Ptolémée Ier, la Bible hébraïque avait été traduite en grec. Connue comme "Bible d’Alexandrie", cette traduction est couramment appelée la Septante (ensemble des plus anciennes traductions de l'intégralité de la Bible hébraïque), parce que selon la tradition, 70 ou plus exactement 72 prêtres et savants hébreux (6 pour chacune des 12 tribus juives), également experts en lettres grecques, l’ont élaborée. Une légende chrétienne intervenue par la suite, et qui témoigne de la célébrité de cette traduction aux yeux des croyants, raconte que les 72 traducteurs étaient groupés deux par deux dans trente-six petites maisons sans pouvoir communiquer : et par une intervention divine, les trente-six traductions concordaient parfaitement entre elles ! Quoi qu’il en soit, Clément a la ferme conviction que ce texte, comme son original en hébreu, est d’inspiration divine, et constitue la base de sa foi. Les Évangiles, comme on sait, ont été quant à eux directement écrits en grec.
Expliquant et commentant les textes chrétiens (Bible, Évangiles), Clément d'Alexandrie pratique l’exégèse allégorique du sens, par opposition à la méthode historico-grammaticale qui est celle des docteurs d’Antioche ; il est l’un des initiateurs de l’herméneutique des textes sacrés. Par son interprétation des mots et des images, par l’utilisation des symboles, par un entrelacement perpétuel de citations chrétiennes avec des références païennes, il contribue à la transformation de la langue grecque païenne en grec chrétien, c’est-à-dire à l’avènement d’une conscience grecque chrétienne.
Il écrit et enseigne ; son auditoire se compose des notables riches et cultivés de la cité.
Dans l’ouvrage qui porte ce nom, il nous est précisé dès les premiers mots que le Pédagogue c’est le Christ, le Verbe incarné, la Parole éducatrice annoncée par l’Écriture, elle-même révélée. Le Pédagogue est avant tout un ouvrage protreptique, comme l’est toute l’œuvre de Clément, et notamment l’ouvrage de lui qui s’intitule : Protreptique (προτρεπτικὸς sous-entendu λόγος) ; ce titre signifie en effet : "discours destiné à tourner vers l’avant, à stimuler, à persuader", c’est-à-dire ici à convertir.
Mais l’emploi même de ce titre est déjà un jeu de mots polémique, un trait d’ironie par rapport à l’usage païen. Qu’était en effet le "pédagogue" (παιδαγωγός, dont l’étymologie est « celui qui conduit les enfants ») dans l’horizon d’attente des notables alexandrins auxquels s’adressait Clément ? C’était une réalité quotidienne et familière de leur vie : on appelait ainsi le serviteur ou l’esclave de confiance chargé effectivement de conduire les enfants chez le maître d’école, de les surveiller et de les accompagner dans la rue comme à la maison. Clément veut signifier par là que la culture païenne ne suffit plus à donner un but ou une direction à la vie, et il transfigure ainsi l’image de Celui qui doit conduire les hommes "à la bonne école".
Un riche peut-il être sauvé ?
Ô riche, si tu es raisonnable, navigue vers cette assemblée de fêtes (He 12, 22) et, s’il le faut, parcours toute la terre (Mt 23, 15) ! N’évite ni les dangers ni les efforts pour te procurer ici-bas un royaume céleste. Ce royaume, un homme te le donnera, parce qu’il imite Dieu. Pour avoir un peu reçu ici-bas, il te fera habiter là-haut avec lui pour toujours. Supplie-le d’accepter, hâte-toi, lutte et crains qu’il ne te juge indigne, car il ne lui a pas été ordonné de recevoir, mais il t’a été ordonné d'offrir.
Mais lui devint sombre et s'en alla tout triste
Si quelqu’un fait pénétrer l’amour dans son âme, il peut venir à bout de ses erreurs, même s’il est né dans le péché (Jn 9,34) et qu’il ait commis beaucoup d’actes défendus, à condition de faire grandir en lui l’amour et d’éprouver un repentir sincère. Ne t’abandonne pas à un désespoir insensé, puisque tu sais quel est le riche qui n’a pas sa place aux cieux et comment user de tes biens pour échapper à la malédiction de la richesse, à l’obstacle qu'elle met devant la vie, et pouvoir jouir de l'éternité bienheureuse.
Admettons que, par ignorance, faiblesse ou circonstance involontaire, on tombe dans des fautes ou des erreurs après avoir reçu le sceau et la rédemption, au point d’être totalement abattu, Dieu ne prononce pas pour autant une condamnation définitive ! Les portes restent ouvertes à tout homme qui se tourne en vérité vers lui de tout son cœur, et le Père reçoit avec une immense joie le fils qui se repent vraiment (Lc 15,20-24). Le repentir véritable consiste à ne plus retomber dans les mêmes fautes et à extirper complètement de l'âme celles qui avaient entraîné une condamnation à mort ; dès qu'elles auront été éliminées, Dieu viendra de nouveau habiter en toi. (Clément d'Alexandrie, Quel riche peut être sauvé ? 31,7 - 32,5 ; 38,4 - 39,2, trad. P. Descourtieux, Sources Chrétiennes 537, Cerf, Paris, 2011, p. 183-187.)
La connaissance de Dieu peut être atteinte par la foi lorsqu'ont été corrigées les fautes morales.
Ceux qui s’emparent du Royaume ont été appelés violents (Mt 11, 12)
"Le juste recherchera une découverte pleine d’amour et, dans son effort pour l’atteindre, il trouve le bonheur ; à qui frappe, dit la Parole, on ouvrira ; demandez, et il vous sera donné (Lc 11, 9). Car ceux qui s’emparent du Royaume ont été appelés violents (Mt 11, 12), parce qu’ils exploitent non la violence des controverses, mais celle de la continuité d’une vie droite et des prières ininterrompues.
S’arrêter à l’examen de son ignorance, voilà ce que doit d’abord apprendre celui qui marche selon la raison. L’ignorance a poussé à chercher ; en cherchant, on trouve le maître ; l’ayant trouvé, on a cru et, croyant, on a espéré ; puis, par l’amour, on s’assimile alors à l’aimé, se hâtant d’être ce qu’on a commencé par aimer.
Telle est à peu près la méthode que Socrate suggère à Alcibiade, qui l’interroge ainsi : 'Ne penses-tu pas que je trouverai ? – Tu le pourras, si tu cherches. – Et ne crois-tu pas que je chercherai ? – Assurément, si tu penses que tu ne sais pas.'
C’est aussi le sens des lampes des vierges sages, qui de nuit sont allumées dans les ténèbres de l’ignorance que l’Écriture a désignée indirectement par la nuit (Mt 25, 1-13). Les âmes sages, pures comme des vierges, comprenant qu’elles sont elles-mêmes placées dans l’ignorance du monde, allument les ténèbres, chassent l’ignorance, recherchent la vérité et attendent l'apparition du Maître." — Clément d'Alexandrie, Stromates, 5, 16,6 - 17,3, trad. P. Voulet et A. Le Boulluec, Sources Chrétiennes 278, Cerf, Paris, 1981, p. 51-53.
En 202, les persécutions de l'empereur Septime Sévère (193-211) l'obligent à trouver refuge auprès de l'évêque Alexandre, en Cappadoce, où il meurt vers 215.
Son martyre n'étant pas attesté, son nom ait été retiré du Martyrologe romain par le pape Sixte V (1585-1590) sur les conseils de Cesare Baronio, et depuis 1751, sous Benoît XIV, il a cessé de figurer dans les martyrologes. Dans son Histoire générale de l’Église, l’abbé Darras signale qu’il avait été inscrit dans un martyrologe de manière clandestine. De là vint la rumeur sur le fait qu’il soit déclaré saint.
/image%2F1400167%2F20251115%2Fob_fd1e5a_saint-clement-eveque-d-alexandrie.jpg)
Œuvres
L’essentiel de son œuvre se décline dans une trilogie :
-Le Protreptique. Comme une exhortation à la conversion, cet ouvrage voit le Christ exhorter l’homme à chercher et commencer le chemin de la foi.
-Le Pédagogue. Cet ouvrage se voit comme pédagogique pour éduquer les hommes devenus enfants de Dieu par le baptême, à travers la foi et la raison.
-Les Stromates. Il décrit dans cet ouvrage la vraie gnose qui permet l’union mystique avec Dieu, et argumente contre les hérésies. [3]
L'un des maîtres du dialogue 'foi raison' dans le contexte chrétien.
Clément est connu pour sa dévotion à l'étude et à la propagation de la foi chrétienne et son effort d'intégration entre la philosophie grecque (représentant la raison) et la foi chrétienne. Il est souvent invoqué pour la guidance spirituelle et la sagesse. Il est fêté par l'Église catholique le 4 décembre.
Le 18 avril 2007, Benoît XVI a repris ses portraits des Pères de l'Eglise et tracé celui de Clément d'Alexandrie, "l'un des maîtres du dialogue 'foi raison' dans le contexte chrétien." [4] [5]
Son œuvre majeure est une trilogie "destinée à soutenir la croissance spirituelle du chrétien". D'abord une "exhortation s'adressant aux catéchumènes" où "le Logos Jésus-Christ (grec ancien λόγος lógos "parole, discours, raison, relation") encourage les hommes à prendre sérieusement le chemin de la vérité".
Ensuite, une œuvre dans laquelle "le Christ est pédagogue, l'éducateur de qui par la grâce du baptême est devenu fils de Dieu". Le Christ apparaît comme "le Maître qui propose les enseignements les plus profonds".
Ainsi la "catéchèse clémentine accompagne-t-elle continuellement le cheminement du catéchumène et du baptisé vers les deux ailes que sont la foi et la raison, liées à une connaissance profonde de la vérité qu'est le Christ. Seule cette connaissance de la personne qui est la vérité constitue la Gnose [connaissance] authentique".
"La doctrine selon laquelle la finalité de l'homme est le retour à Dieu n'est possible qu'en s'assimilant à lui, selon la marque reçue lors de la Création, lorsqu'il fut déjà image de Dieu. Cette similitude lui permet de connaître la réalité divine, à laquelle l'homme adhère par la foi et la pratique des vertus, et le conduire à la contemplation de Dieu". Ces vertus sont d'abord "la liberté de la passion et de l'amour qui garantit l'union avec Dieu".
Pour Clément, "l'idéal éthique de la philosophie antique, qui signifie la libération des passions, s'approche et se conjugue avec l'amour et l'assimilation en Dieu, tel un cheminement de perception de la véritable Gnose".
On doit à saint Clément d'Alexandrie "la seconde grande phase de dialogue entre annonce chrétienne et sagesse grecque". Presque comme la Loi, "qui est du domaine de la Révélation pour les Juifs, et quoique moins exhaustive qu'elle, le Logos permet d'accéder aux prémices de la vérité". L'une comme l'autre constituent des "voies d'accès au Logos".
Le grand Père de l'Église doit servir d'exemple, a conclu Benoît XVI, pour les "chrétiens, pour les catéchistes et théologiens de notre temps", auxquels Jean-Paul II rappelait dans Foi et Raison que "retrouver et mettre au mieux en évidence la dimension métaphysique de la vérité pour entrer dans un dialogue critique et exigent... avec la pensée philosophique contemporaine".
Si étonnant que cela puisse paraître, que la publication en français des œuvres de Clément d’Alexandrie par "Sources chrétiennes", a commencé dans les Années 1940 pour ne s’achever qu’en 2020. Curieusement, le monde francophone a dû patienter presque 80 ans avant de découvrir le 3e volume des Stromates ou Stromateis (Στρωματεῖς, "Mélanges" parce qu'il y traite d'une grande variété de sujets), œuvre majeure parmi les premiers écrits chrétiens, qui se présente sous la forme d’une réfutation des hérésies du IIe siècle et d’un exposé de la "vraie gnose", permettant l’union mystique avec Dieu, la vie chrétienne par l'initiation à la connaissance totale. Clément essaye sur la base des Écritures et de la tradition, de donner un compte-rendu de la foi chrétienne qui sache répondre aux exigences de tous les savants, et conduire l'étudiant dans les profondes réalités de sa croyance.
Dans la continuité de ses autres écrits, Clément affirme que la philosophie a un rôle propédeutique pour les Grecs, comme c'est le cas de la loi pour les Juifs. Il fait valoir que la culture juive a exercé la plus grande influence sur la Grèce et évoque la possibilité d'une influence juive sur Platon. Pour Clément, l'Écriture est une philosophie primitive, mais vraie et innée qui est augmentée par la raison humaine à travers le Logos. (Eric Osborn, Clement of Alexandria, Cambridge, Cambridge University Press, 1994, p. 4.) La foi dépend de la volonté, et la décision de croire ne peut pas être irrationnelle, puisque fondée sur la connaissance de la vérité du Logos.
Au début du sixième livre, Clément démontre que les œuvres des poètes grecs sont dérivées des livres prophétiques de la Bible. Il cite de nombreux exemples d'appropriation injuste par les écrivains de l'époque classique. Ces citations de deuxième main lui viennent d'un ouvrage Sur le Plagiat, anonyme, du IIIe siècle av. J.-C., et parfois attribué à Arétadès de Cnide. (Miguel Herrero de Jáuregui, Orphism and Christianity in late antiquity, Berlin, Walter de Gruyter, 2010, p. 201.)
Clément fait une digression sur le péché et l'enfer, en expliquant qu'Adam n'était pas parfait lors de sa création, mais avait reçu le potentiel pour atteindre sa perfection. Il prône largement la doctrine universaliste, jugeant que la promesse du Christ concernant le salut est valable pour tous, même ceux qui sont condamnés à l'enfer. (Charles Seymour, "On Choosing Hell", Religious Studies, vol. 3, no 33, pp. 262–263.)
Le travail se termine par un discours prolongé contre les divisions contemporaines et les hérésies dans l'Église.
Une théologie où la divinisation de l'homme (theosis) est centrale
Clément voit la connaissance spirituelle (vraie gnose) comme un chemin vers l'union avec Dieu, où l'homme s'assimile au divin par la grâce, l'imitation et la participation au Logos (Verbe). La théosis n'est pas une fusion ontologique mais une transformation progressive vers la ressemblance divine, culminant dans la perfection et l'impassibilité. Voici des citations clés illustrant ces thèmes, tirées de ses écrits :
Le Verbe de Dieu "s'est fait homme pour que nous devenions Dieu; il s'est rendu visible dans le corps pour que nous ayons une idée du Père invisible, et il a lui-même supporté la violence des hommes pour que nous héritions de l'incorruptibilité", écrit également S. Athanase d'Alexandrie, dans Sur l'incarnation du Verbe, (54,3).
Dans la préface du livre V de Contre les hérésies, S. Irénée de Lyon, Docteur de l'Eglise, parle de : "Jésus-Christ qui, à cause de son surabondant amour, est devenu ce que nous sommes afin de faire de nous ce qu'il est".
Luttant contre le fatalisme du manichéisme, la Théosis insiste sur la liberté de la nature humaine restaurée par le Christ et la volonté éternelle de salut de Dieu. (André Dumas, Prédestination, in Encyclopaedia universalis, 1985.)
Autres citations
"Quand tu as vu ton frère, tu as vu ton Dieu." (Stromates I, 19)
"Dieu a donné la loi aux Juifs et la philosophie aux Gentils afin que personne ne soit empêché de croire en l'Avent du Christ. Ainsi, celui qui ne croit pas n'a pas de justification, car par deux processus différents de perfection, Il guide à la fois les Grecs et les Barbares vers la perfection de la foi." (Stromates VII, 2,10-11.)
"Quand vous êtes protégé par le mur de la philosophie, votre foi deviendra inaccessible à la sophistique." (Stromates I, 5,28.)
"Tout ce qui est contraire à la droite raison est péché... L'obéissance à la raison - le Verbe - que nous appelons foi, sera nécessairement la cause efficace du devoir. Car la vertu elle-même est un état de l'âme rendu harmonieux par la raison en ce qui concerne toute la vie... La philosophie elle-même est proclamée comme la culture de la droite raison." (Stromates, extrait sur la raison et le péché.)
"La philosophie est un travail préparatoire, elle ouvre la route à Celui que le Christ rend ensuite parfait." (Protreptique I, V, 28)
"Quand [Dieu] dit : 'Ne soyez pas grand chose avec une femme étrange', il nous exhorte à utiliser, mais à ne pas s'y attarder, la culture laïque." (Stromates, chapitre 5)
"La science réelle, apanage exclusif du Gnostique, comme nous le disons, est une compréhension inébranlable qui conduit, par des raisons véritables et irrésistibles, à la connaissance du premier principe." (Stromates VII)
"La sagesse est donc la reine de la philosophie, car la philosophie est une culture préparatoire. Car si la philosophie professe le contrôle de la langue, et du ventre, et ce qui est en dessous du ventre, c'est dans le but de son propre compte. Mais il apparaît plus digne de respect et de pré-éminence, si elle est cultivée pour l'honneur et la connaissance de Dieu."
Saint Clément d'Alexandrie, guide pour l'étude de la foi, priez pour nous pour que nous soyons des instruments de dévotion à Dieu et de sagesse.
Prière à Saint Clément d'Alexandrie [6]
Ô Saint Clément d'Alexandrie,
Toi qui as enseigné la sagesse et la connaissance de Dieu,
Toi qui as montré l'amour du Christ dans ta vie et tes écrits,
Nous te prions pour qu'à travers ta puissante intercession,
Nous puissions croître dans la foi, la charité et la sagesse.
Aide-nous à comprendre la profondeur de la grâce de Dieu,
Et à vivre selon la vérité de l'Evangile.
Inspire-nous à aimer et à servir notre prochain avec générosité.
Et à partager l'amour de Dieu avec ceux que nous rencontrons.
Saint Cléments d'Alexandrie, intercède pour nous devant le Trône de Dieu,
Et obtiens-nous les grâces dont nous avons besoin pour avancer dans notre vie spirituelle.
Amen.
Sources:
[1] https://odysseum.eduscol.education.fr/clement-dalexandrie-pere-de-leglise
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_d'Alexandrie
[3] https://hozana.org/saints/peres-de-l-eglise/saint-clement-d-alexandrie
[4] https://eglise.catholique.fr/vatican/benoit-xvi/benoit-xvi-en-france/reperes/371952-benoit-xvi-foi-et-raison/
[5] https://nominis.cef.fr/contenus/saint/10194/Saint-Cl%C3%A9ment-d-Alexandrie.html
[6] https://www.palaisdurosaire.com/fr/blog/saint-clement-d-alexandrie-un-ecrivain-chretien-et-pere-de-l-eglise-n153
/image%2F1400167%2F20250701%2Fob_420393_christ-roi-de-l-univers-2.jpg)
/image%2F1400167%2F20251115%2Fob_12f7be_saint-clement-d-alexandrie-burghers-c.jpg)