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29 décembre 2024 7 29 /12 /décembre /2024 17:07
Le 2 octobre 1789 les Révolutionnaires légalisent le prêt à intérêt. Le 25 avril 1794 la Convention déclare l'argent être une marchandise comme les autres et que l'on peut donc la louer. (Cf. Marion SIGAUT)

Le 2 octobre 1789 les Révolutionnaires légalisent le prêt à intérêt. Le 25 avril 1794 la Convention déclare l'argent être une marchandise comme les autres et que l'on peut donc la louer. (Cf. Marion SIGAUT)

La condition paysanne sous l’Ancien Régime, bien que marquée par certaines contraintes, était globalement plus stable et souvent moins oppressive fiscalement que celle des classes populaires sous la République.

 

Contrairement aux idées reçues véhiculées par la propagande révolutionnaire, les paysans sous la monarchie bénéficiaient de protections sociales, économiques et culturelles qu’ils ont largement perdues après 1789. Regardons les faits et comparons.

 

Une fiscalité moins écrasante sous la monarchie

 

L’un des principaux arguments révolutionnaires était que les paysans étaient écrasés par les impôts sous la monarchie. Or, la réalité est tout autre :

 

Impôts sous l’Ancien Régime : Les paysans payaient principalement deux taxes

 

La taille royale, un impôt direct, dont beaucoup étaient exemptés (notamment les habitants de certaines provinces privilégiées ou les petits propriétaires).

 

La dîme, qui n’était pas un impôt étatique mais une redevance religieuse souvent réinvestie localement dans l’entretien des églises et le soutien aux plus pauvres.

 

Ces impôts représentaient en moyenne 8 à 10 % du revenu paysan (source : *Goubert, Pierre. L’Ancien Régime).

 

Fiscalité sous la République : Après 1789, la monarchie est remplacée par un État centralisé. Les révolutions et les guerres napoléoniennes entraînent une explosion des dépenses publiques.

 

Pour y faire face :

 

L’État républicain introduit de nouveaux impôts, comme la contribution foncière, bien plus lourds.

 

Les taxes indirectes (notamment sur le sel et les produits de base) augmentent fortement, touchant directement les classes populaires.

 

Résultat : sous la République, la pression fiscale sur les paysans et ouvriers représente 20 à 30 % de leurs revenus (source : *Lefebvre, Georges. La Révolution française).

 

Lire aussi :

 

Des impôts (aujourd'hui) dix fois supérieurs à ce qu'ils étaient avant 1789 !

Sous Louis XVI, "les taxes représentent moins de 10% du travail des gens" (Sud Radio - Eric Anceau, Histoire mondiale des Impôts)

 

La destruction des protections communautaires

 

Sous l’Ancien Régime, les paysans bénéficiaient de droits coutumiers qui assuraient une certaine sécurité :

 

Les terres communes : Les paysans pouvaient utiliser des terres collectives pour faire paître leurs animaux, ramasser du bois ou cultiver.

 

Ces terres disparaissent en grande partie après la Révolution, souvent accaparées par les bourgeois enrichis (source : *Marx, Karl. Les Luttes de classes en France).

 

Si les révolutionnaires ont caricaturé les seigneurs comme des oppresseurs, leur rôle était en réalité plus complexe. Ils étaient responsables de l’entretien des infrastructures locales (moulins, ponts, routes) et jouaient un rôle judiciaire et protecteur.

 

Avec l’abolition des droits féodaux, les paysans se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans les ressources ni les protections nécessaires pour faire face aux crises économiques.

 

La conscription : un nouveau fardeau républicain

 

Sous la monarchie, les paysans étaient rarement impliqués dans les guerres : les armées royales étaient principalement composées de professionnels ou de mercenaires.

 

Avec la République et Napoléon, la conscription devient obligatoire, arrachant des millions de paysans à leurs terres pour participer à des guerres incessantes.

 

Entre 1793 et 1815, près de 2,6 millions de Français sont enrôlés de force, laissant derrière eux des champs non cultivés et des familles ruinées (source : *Bell, David A. The First Total War).

 

La misère ouvrière sous la République

 

La République, avec l’industrialisation, pousse de nombreux paysans à l’exode rural. Dans les villes, ils deviennent ouvriers, soumis à des conditions de travail inhumaines :

 

  • Journées de 12 à 16 heures

  • Logements insalubres dans des taudis urbains.

  • Aucune protection sociale.

 

En comparaison, sous l’Ancien Régime, la vie rurale offrait une certaine autonomie : même un paysan pauvre disposait souvent de son propre lopin de terre, assurant une subsistance minimale.

[Le décret d'Allarde du  mars 1791 supprimant les droits des corporations et la loi Le Chapelier, loi liberticide du 14 juin 1791 supprimant les corporations (syndicats d'Ancien Régime) qualifiés de "corps intermédiaires" à supprimer, est imprégnée de Jean-Jacques Rousseau et du libéralisme, Elle interdit, pour quasiment la totalité du siècle suivant, toute manifestation, toute grève et toute constitution de syndicats. La loi va provoquer une aggravation importante des inégalités et l’isolement définitif d’un ouvrier rendu - par la loi - incapable de défendre ses droits.

 

D’emblée, apparaît l’esprit de la loi qui est celui de "table rase", propre aux révolutionnaires français...]

La condition paysanne et ouvrière sous l’Ancien Régime

La propagande révolutionnaire : un écran de fumée

 

L’idée que la République aurait libéré les paysans repose largement sur des mensonges :

 

Les terres confisquées au clergé et à la noblesse : Loin d’être redistribuées aux paysans, ces terres ont été vendues aux enchères et accaparées par une nouvelle élite bourgeoise.

 

Les paysans, trop pauvres pour acheter, ont souvent perdu l’accès aux ressources dont ils dépendaient,

 

La montée des inégalités : La Révolution et la République ont favorisé l’émergence d’un capitalisme sauvage, accentuant les inégalités entre une bourgeoisie enrichie et des masses paysannes appauvries.

 

Sous l’Ancien Régime, malgré certaines contraintes, les paysans jouissaient d’une fiscalité plus légère, d’un accès aux ressources communes et d’une stabilité communautaire.

 

Avec la République, non seulement ces avantages ont disparu, mais de nouvelles formes d’exploitation (fiscale, militaire, économique) ont émergé, plongeant une grande partie des classes populaires dans une misère accrue.

 

Loin d’avoir libéré les paysans, la République a surtout remplacé une noblesse déchue par une bourgeoisie avide, tout en augmentant le poids de l’État sur les épaules des plus démunis.

 

Une vérité que l’histoire officielle peine encore à reconnaître.

 

Source: Royaliste de France

https://x.com/royaliste_Fr/status/1872944333890204103

***

Lire aussi :

 

La république a menti

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