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13 août 2021 5 13 /08 /août /2021 12:30

Patrick Buisson sur Tv-Libertés donne la raison du "Grand remplacement qui explique tous les autres" et notamment ce que nous pourrions à présent appeler le Grand écroulement

L'homme religieux a été remplacé par l'homme économique, explique Patrick Buisson.

 

Extraits :

 

"Je crois qu'il y a un Grand remplacement qui explique tous les autres, faute de quoi on se prive de cette clé de compréhension qui va nous permettre de chercher les bonnes réponses à la tragédie que nous vivons. Ce Grand remplacement, c'est le remplacement de l'homme religieux, l'homo religiosus, attesté par l'apparition des premières tombes 100.000 ans avant Jésus-Christ. Il y a un moment dans l'histoire où l'homme n'est plus un animal, où il décide d'enterrer ses morts. Il prend conscience du caractère sacré de la vie humaine. C'est un évènement considérable puisque la mort n'est plus un événement biologique, c'est un événement spirituel. L'homo religiosus naît à ce moment-là. [...] Aujourd'hui, on prend le chemin inverse, c'est-à-dire que la mort n'est plus un événement spirituel, c'est devenu un événement biologique. Et dans le même temps, le consommateur, l'homme économique se substitue à l'homme religieux, à l'homme du sacré. L'homme économique c'est l'homme unidimensionnel, réduit à ce qu'il possède, à ce qu'il consomme, réduit à sa propre peau.

 

"Nous avons l'habitude bouc émissariser la communauté musulmane. [...] On ne peut pas dire tout est de leur faute. Nous ne pouvons pas nous exonérer de nos propres responsabilités. Ce n'est pas la faute des musulmans si les églises en France sont vides. Le comprenez-vous ? C'est le fait d'un processus auquel nous avons adhéré, que nous avons accompagné, et qui fait qu'aujourd'hui nous n'avons plus aucune forme de sacré à opposer à l'esprit de conquête musulman. [...] Sénèque disait "quiconque néglige sa vie est maître de la nôtre. Il n'y a pas de société et de communauté sans sacré partagé. Et nous leur disons assimilez-vous. C'était possible il y a cinquante ans lorsqu'il y avait un million de musulmans dans une France encore chrétienne, pour deux raisons. Il y avait une religion civile qui était encore le patriotisme, attractif, avec une identité forte, [...] et il y avait encore une grande proximité morale et spirituelle, avec une France qui était encore une France chrétienne, sur la famille, sur le rôle du père, sur le respect de la vie. 

 

[...] Aujourd'hui "nous ne pouvons plus proposer une assimilation à partir du moment où nous n'avons plus un commun substantiel à partager. [...] Je comprends qu'ils n'aient nulle envie de s'assimiler à une société qu'ils jugent décadente et apostate. Ce sont les fruits pourris de cinquante ans d'histoire de France. 

"Autant être lucides sur la situation, ils ont une forme de sacré partagé, ils ont une sociabilité que nous avons détruite. Le lien social n'existe plus en France.

 

[...] 

 

"Celui qui est prêt à sacrifier sa vie a évidemment un avantage décisif sur celui qui est en face.

 

[...] 

 

"La modernité consumériste a légitimé un processus d'abaissement des aspirations humaines. On glisse de façon continue du haut vers le bas, du difficile vers le facile, du raffiné vers le vulgaire. C'est la même chose qui s'est passé dans l'Eglise. L'Eglise a accompagné ce mouvement au lieu d'y résister. Sa mission historique, j'allais dire, messianique c'était bien d'y résister et elle s'est trompée de stratégie à ce moment-là. Et on en a vu malheureusement les résultats à travers ces données indiscutables qui sont celles de l'exchristianisation, c'est-à-dire de la rupture entre son catholicisme populaire et la tête de l'Eglise.

 

[...] 

 

"L'Eglise a accompagné la modernité dans ce qu'elle avait de plus destructrice, à la fois du religieux et du sacré. Dans ce contexte, on est amené à mesurer ce que nous avons perdu, qui est très exactement ce que les Français ont applaudi pendant deux mois (lors du premier confinement. Ndlr.), toutes les valeurs de l'ancien monde, les vertus chrétiennes, solidarité, entraide, gratuité, sacrifice, dévouement, don de soi, le petit peuple de premières corvées qui s'est trouvé en première ligne et dont les valeurs sont l'anti thèse complète de ce que l'on nous a vendu en 2017, c'est-à-dire le monde des winners, le monde des gagneurs, le monde de la performance, le monde du profit. 

 

"On ne peut pas faire société, on ne peut pas faire communauté sans le sacré. Le sacré ce sont les murs porteurs. Si vous supprimez les murs porteurs, l'édifice s'écroule...

 

"Si l'on veut refaire communauté, cela peut être autour de la question de la religion et du sacré parce qu'elle est consubstantiel à l'homme."

Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.

Marc 8,35

Nous souhaitons à tous nos lecteurs une très bonne fête nationale, dimanche.

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