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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 07:38

Depuis le début de la crise sanitaire, les débats autour de l’hydroxychloroquine, une molécule utilisée dans le protocole de soins du professeur Didier Raoult, ont fleuri partout, au point de transformer une question scientifique en hystérie générale. Il y a une semaine, l’ANSM, l’agence nationale de sécurité du médicament, a refusé une RTU, une recommandation temporaire d’utilisation pour l’hydroxychloroquine à l’infectiologue marseillais. Un refus infondé selon Didier Raoult qui rappelle que la molécule est utilisée depuis des décennies.

Mais sa colère ne s’arrête pas là, au contraire. En effet, face au refus de tester dans des conditions sérieuses l’hydroxychloroquine, les autorités de santé ont consenti il y a plusieurs mois à délivrer une ATU, autorisation temporaire d’utilisation, au médicament du laboratoire américain Gilead, le Remdesivir. Un médicament reconnu comme dangereux par la HAS, la Haute Autorité de Santé.

 

Face à ce « deux poids deux mesures », Didier Raoult a donc décidé de saisir la justice en déposant une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui contre l’ANSM. Son avocat, maître Fabrice di Vizio, nous explique cette affaire complexe.

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Add. Le Figaro, mercredi 4 novembre 2020 : 

Interdiction de prescrire largement l'hydroxychloroquine : le Pr Raoult dépose un recours

 

Le professeur Didier Raoult a annoncé mercredi avoir déposé un recours devant le Conseil d'État pour contester la décision de l'Agence du médicament de ne pas autoriser largement la prescription d'hydroxychloroquine contre le Covid-19.

 

Le 23 octobre, l'Agence du médicament (ANSM) avait refusé de délivrer une recommandation temporaire d'utilisation (RTU) qui aurait permis une utilisation plus étendue de cette molécule.

 

[...] «Je ferai appel en Conseil d'État et j'ai décidé d'attaquer le directeur de l'ANSM car il joue un jeu dangereux pour la santé des Français», a déclaré Didier Raoult dans une vidéo publiée sur le site de l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection, qu'il dirige.

 

«La requête en annulation devant le Conseil d'État a été déposée en fin de semaine dernière», a précisé son avocat Fabrice Di Vizio. «Une plainte au pénal pour prise illégale d'intérêts et mise en danger de la vie d'autrui visant le directeur de l'ANSM, Dominique Martin, est par ailleurs en préparation», a-t-il ajouté.

 

La chloroquine «au cas par cas»

L'hydroxychloroquine est commercialisée en France par le laboratoire Sanofi sous le nom de Plaquenil, mais pour d'autres maladies comme des rhumatismes ou certains lupus. La prescription par un médecin d'un médicament hors des indications prévues par l'autorisation de mise sur le marché (AMM) doit se faire «au cas par cas», en informant le patient des risques encourus et du non remboursement, et la mention «hors AMM» doit figurer sur l'ordonnance.

 

La recommandation temporaire d'utilisation (RTU), qui donne accès au remboursement, vise une prescription hors AMM massive, au-delà de la prescription au cas par cas. D'où la demande l'IHU Méditerranée Infection, qui a de très nombreux patients. Après le refus de l'ANSM, le Pr Raoult avait dénoncé sur Twitter un «deux poids deux mesures» de l'Agence, destiné selon lui à favoriser l'antiviral remdesivir (Gilead) au détriment de l'hydroxychloroquine.

 

Le Veklury, marque commerciale du remdesivir, a reçu début juillet une autorisation conditionnelle de mise sur le marché européen pour les formes graves de Covid-19 et il bénéficie en France d'une autorisation temporaire d'utilisation (ATU) de cohorte, une autre procédure permettant à certaines catégories de malades d'utiliser des médicaments pas encore mis sur le marché. (Fin de citation du Figaro)

Le remdesivir est connu pour avoir des effets secondaires graves, "une quasi-inefficacité thérapeutique, la non-démonstration de son efficacité et que le remdesivir serait une molécule très toxique selon des données tangibles issues d'organismes officiels et de publications scientifiques validées par des comités de lecture.

 

"Les résultats d'une étude parue le 6 juillet sur 5 patients traités au remdesivir à l'hôpital de Bichat font état d'effets secondaires graves. "Cette série de cas de cinq patients COVID-19 nécessitant des soins intensifs pour une détresse respiratoire et traités avec du remdesivir, met en évidence la complexité de l'utilisation du remdesivir chez ces patients gravement malades. Le remdesivir a été interrompu pour des effets secondaires chez quatre patients, dont 2 élévations des ALAT (3 à 5 N) et 2 insuffisances rénales nécessitant une dyalise". Les résultats de l'étude se trouvent dans l'article intitulé: étude de cas sur les cinq premiers patients traités par COVID-19 avec du remdesivir en France. Un élément choquant est la date de parution de cette étude le 30 juin 2020 (date de disponibilité en ligne) alors que les patients ont été traités entre le 24 janvier et le 1er mars 2020. De telles informations sur la toxicité d'un médicament et conséquences auraient dû être prise en compte par l'EMA." (France soir)

 

Une autre étude a montré que l'antiviral remdesivir du laboratoire américain Gilead Sciences a échoué à améliorer l'état de malades de Covid-19, selon les résultats d'un des premiers essais cliniques sur le médicament en Chine et publiés brièvement jeudi 23 AVRIL 2020.

- Effets secondaires -

 

L'essai chinois a montré que "le remdesivir (...) n'améliore pas l'état des malades et ne réduit pas la présence de l'agent pathogène dans le système sanguin", affirme le FT, citant le document publié sur le site de l'OMS.

 

Les chercheurs sont en outre parvenus à la conclusion que le traitement de Gilead Sciences pouvait avoir des effets secondaires "importants", de sorte qu'ils ont interrompu assez vite le traitement pour 18 malades. (Sciendes et Avenir)

 

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