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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 21:14

Source: Ouest France

 

Publié le 24/09/2020 à 17h34

 

Une famille vient d’obtenir un montant huit fois supérieur à celui proposé par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux.

 

Quand Arthur (prénom d’emprunt) se fait vacciner contre la grippe A (H1N1), en décembre 2009, cela est alors fortement recommandé dans le cadre d’une campagne nationale de vaccination. Seulement, comme 300 autres patients français depuis, le Breton de 10 ans est vite frappé de symptômes d’asthénie et d’endormissement.

 

Dès 2012, un diagnostic de narcolepsie avec cataplexie est posé par les médecins, dont le lien avec la vaccination sera établi par l’expert désigné par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam), saisi en novembre 2014 par la famille.

 

L’enfant, pantin inanimé

La narcolepsie est un dérèglement généralisé du sommeil. La cataplexie transforme l’enfant en pantin inanimé à la première émotion.

 

Outre les blessures occasionnées par ses chutes, le jeune Arthur souffre d’un syndrome dépressif sévère et d’un surpoids causé par ses médicaments : la scolarité et la vie de l’enfant sont très affectées. Celle de sa petite sœur et de ses parents est également bouleversée.

 

En 2015, l’Oniam fait une offre d’indemnisation de 167 000 €, que les parents jugent insuffisante. « Pour résumer, quand la famille invoque quatre heures par jour d’une aide à la personne devenue indispensable, l’Oniam accepte de lui en payer une », dénonce Me Charles Joseph-Oudin, l’avocat parisien de la famille, spécialisé dans le droit de la santé et ses dossiers sériels (Mediator, Dépakine, etc.).

 

En ce mois de septembre 2020, le tribunal administratif de Rennes a condamné l’Oniam à verser 8,3 fois plus à la famille, soit 1,39 million d’euros. L’État dispose de deux mois pour faire appel.

 

« Nous ne discutons pas le bien-fondé des campagnes de vaccination, conclut l’avocat, dont le cabinet doit encore traiter 200 dossiers semblables. Seulement, nous ne pouvons accepter de la puissance publique qu’elle indemnise leurs effets indésirables au rabais. » Un message ferme, aux échos particuliers en cette période de pandémie mondiale, et d’une attente forte d’un vaccin contre le Covid-19.

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