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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 17:17
https://www.proliturgia.org/actua.html

https://www.proliturgia.org/actua.html

Source: Pro Liturgia, Mercredi, 13 mai 2020.

On trouve sur plusieurs sites internet la formule « rendez-nous la messe ». C’est une demande adressée aux évêques qui ont supprimé les messes paroissiales pour se plier aux règles édictées par le gouvernement afin de faire face à la pandémie de coronavirus.

« Rendez-nous la messe » ? A vrai dire, on ne voit pas très bien comment on pourrait nous rendre en ce temps de pandémie ce qu’on nous avait déjà confisqué bien avant le début de la crise.

Car bien avant la diffusion du virus, on nous avait déjà supprimé la messe pour la remplacer par quelque chose qui n’avait de messe plus que le nom. Qu’on se souvienne des appels lancés par Jean-Paul II puis par Benoît XVI dans le but de donner aux fidèles l’occasion de retrouver la messe, la vraie, pas celle bricolée par tel célébrant ou telle équipe liturgique. En ces temps-là, personne ne demandait que la messe véritablement « catholique » - c’est-à-dire célébrée sans ajouts, omissions ou modifications et avec une place majeure donnée au chant grégorien (cf. Vatican II et Introduction générale du Missel romain) - fut rendue aux fidèles, la majorité des pratiquants se satisfaisant de “célébrations reconstituées” ou de “messes-puzzles”.

Oui, messeigneurs les évêques, « rendez-nous la messe » : nous n’avons pas attendu l’actuelle pandémie pour vous adresser à temps et à contretemps cette demande à laquelle, reconnaissez-le, vous n’avez jamais donné suite. Mais par pitié, ne nous réchauffez pas les simili-liturgies que vous nous serviez avant la pandémie : rendez-nous « LA » messe !

 

Lundi, 11 mai 2020. Le P. Georg Rheinbay, curé de la paroisse Saint-Michel de Hackenheim (dioc. de Mayence -D-) a déclaré dans son homélie de dimanche dernier que « l’humanité est dans une crise profonde dans laquelle plonge aussi l’Église. » Le prêtre a violemment critiqué l’idée selon laquelle les décisions politiques en rapport avec l’épidémie de coronavirus étaient justifiées par le fait qu’elles concernaient la protection de la vie humaine. Et d’ajouter : « En Allemagne, chaque année, 120 000 personnes meurent en raison de leur consommation de tabac, dont 3 000 ne sont que des fumeurs passifs. Où est la législation d’urgence qui interdit de fumer en Allemagne ? Les accidents font 3 000 morts chaque année. Pourtant, aucune loi n’interdit la conduite des véhicules. Curieusement, ce n’est que dans le cas des décès par effet plus ou moins avéré de coronavirus qu’il y a des discussions. Et quiconque essaie de peser le pour et contre des décisions prises est immédiatement considéré comme un méprisant cynique. »

Le P. Rheinbay est tout aussi sévère avec l’Église en Allemagne qui, dit-il, abandonne ses propres croyants : « Aujourd'hui, les évêques permettent à l’État de décider du don des sacrements ! Je n’ai pas le droit de baptiser un enfant sauf s’il est en danger de mort. Je n’ai pas le droit de célébrer un mariage. Je ne peux pas célébrer l’Eucharistie avec les fidèles. Je ne suis pas autorisé à visiter les mourants pour les accompagner, leur apporter la communion et leur donner l’extrême onction. »

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Publié par Ingomer - dans Religion Liturgie