Jeune garçon d'une famille de gentilshommes campagnards, Dominique descendait des rois de Navarre; il gardait occasionnellement des moutons. Il devint bénédictin, puis fut promu maître des novices et prieur dans le monastère de San Millán de la Cogolla de sa ville natale. (1)
Exilé à Burgos par le prince de Navarre qui, à court d'argent venait piller les églises à qui il avait refusé un prêt, Dominique fut accueilli par le roi Ferdinand Ier de Castille qui, en 1041, lui donna à restaurer la vie du petit ermitage de Saint-Sébastien à Silos en Vieille-Castille. (2)
Dominique vécut alors le reste de son existence dans cet ermitage (il en sera l'abbé durant trente-trois ans) qu'il transforma en monastère, pratiquant la charité et la perpétuelle attention aux pauvres. Il fit construire, dans son monastère, une grande église, et un cloître aux splendides bas-reliefs. Il restaura la louange de jour et de nuit, et ouvrit un atelier d'écriture très réputé où les moines copièrent de magnifiques manuscrits.

De nombreux miracles lui furent attribués : il fit selon la tradition délivrer de nombreux prisonniers, esclaves chrétiens détenus chez les Sarrasins, d'où le surnom qui lui fut donné par ses contemporains, "le nouveau Moïse".
À la fin de sa vie, après une vision de la Sainte Vierge, il prédit la date de sa mort :
J'ai passé toute la nuit avec la Reine des Anges, dit-il un jour à ses religieux. Elle m'a invité à me rendre près d'Elle dans trois jours ; je vais donc aller bientôt au céleste festin où Elle me convie.
Effectivement, il fut malade trois jours et s'éteignit paisiblement. À sa mort, il fut enseveli dans son cloître de l'abbaye Saint-Dominique de Silos, son bâton abbatial servit par la suite aux reines d'Espagne sur le point d'accoucher, le bâton étant placé près d'elles pour obtenir d'heureuses naissances. (3)
Très populaire, son tombeau devint un lieu de pèlerinage dès sa mort.
C'est sur son tombeau que la mère de saint Dominique pria pour obtenir la naissance de son fils.
Sa fête est le 20 décembre.
Notes:
(1) Marius Férotin, Histoire de l'Abbaye de Silos, Leroux, 1897, p. 31
(2) "Le martyrologe romain fait mémoire de Saint Dominique de Silos", Magnificat, no 241, décembre 2012, p. 294.
(3) Jacqueline Bouette de Blémur, Vie des saints, tirée des auteurs ecclésiastiques anciens et modernes, t. IV, Lyon, Pierre Valfray, 1689, p. 475.
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