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Christ Roi

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 19:06

Une information d'un article de Sputnik tempère le "virage à 180 degrés" de la politique étrangère de la France sous Emmanuel Macron, dont parle le grand reporter au Figaro, Renaud Girard dans une conférence intitulée "L'idéologie néo-conservatrice et la politique étrangère française" :

Emmanuel Macron affirme avoir «déployé beaucoup d’énergie pour revenir dans le jeu diplomatique» sur le dossier syrien. Son but: replacer la France au cœur des pourparlers de paix. Pourtant, vouloir à la fois «juger» Assad et «parler avec lui» risque de le disqualifier pour de bon, comme l’a aussitôt martelé Bachar el-Assad.

Emmanuel Macron veut redonner à la diplomatie française son importance au Moyen-Orient en s'attaquant au dossier syrien. Critique envers la politique menée sous François Hollande, il a exposé, lors de son interview du 17 décembre sur France 2, les fondements de sa stratégie en Syrie. 

Son discours tient en deux axes: «Bachar est l'ennemi», «il doit répondre de ses crimes» et en même temps, Emmanuel Macron affirme que le Président syrien «sera présent» lors des pourparlers de paix et qu'«il faut parler avec lui». Cette position d'équilibriste trace une relative continuité avec le quinquennat Hollande, tout en ouvrant la voie à une potentielle rupture.

Inutile de dire que ce double discours ne convainc pas Damas et a peu de chances d'avoir un écho auprès de ses alliés russe et iranien.

[...] S'il est vrai que le groupe de Genève piétine depuis son lancement, les pourparlers d'Astana, regroupant le gouvernement syrien, l'opposition, ainsi que la Russie, l'Iran et la Turquie, ont permis de réelles avancées. Un processus d'Astana auquel ses parrains associent de plus en plus l'ONU, histoire de renforcer sa légitimité. Un contexte qui fait douter de la pertinence de l'initiative de M. Macron.

[...] la volonté affichée d'Emmanuel Macron de voir son homologue syrien «répondre de ses crimes devant la justice internationale» est incompatible avec ses ambitions en termes de realpolitik au Moyen-Orient et la réaction du Président Assad ne s'est pas fait attendre.

Dès le 18 décembre, ce dernier a vivement écarté l'hypothèse d'une médiation française, arguant que la France avait été «le fer-de-lance du soutien au terrorisme» en Syrie et que, son rôle «n'ayant pas fondamentalement changé», elle n'était pas compétente pour servir de médiateur.

Bachar el-Assad, ajoutant que la France avait «le sang des Syriens sur les mains», a définitivement rejeté la possibilité que Paris dirige un groupe de contact pour la résolution du conflit qui enflamme le pays depuis presque sept ans. Il a déclaré à ce propos que les Français «ne sont pas en mesure d'appeler à une conférence de paix». Les ambitions d'Emmanuel Macron se heurtent donc à la réalité syrienne.

Autrement dit, le fait que Emmanuel Macron ne rompe pas totalement avec l'idéologie néo-conservatrice moralisatrice risque encore de mettre notre pays sur la touche dans les affaires internationales en Syrie...

Le double discours d'Emmanuel Macron sur la Syrie ne devrait pas permettre un retour de la France à la table des négociations
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