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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 13:25
"Que pensent les royalistes du “jupitérien” Macron ?" (Inrockuptibles)

Un article des Inrockuptibles titre "Que pensent les royalistes du “jupitérien” Macron ?"

 

Le passage important est celui-ci : "A coup de références symboliques et de déclarations énigmatiques, Emmanuel Macron a réussi à capter l'attention de ceux qui souhaitent le retour d'un roi en France. Une curiosité qui est née avec son entretien accordé au 1, en juillet 2015, où le ministre de l'Économie de l'époque décrivait alors “l'incomplétude” de la démocratie, causée, selon lui, par “la figure absente du roi (…) dont le peuple français n'a pas voulu la mort”. Ce passage, très partagé et salué dans les différentes mouvances monarchistes, lui a valu à l'époque le titre de “royaliste du mois” par l'Action française."

 

Que pensent les royalistes du “jupitérien” Macron ? Puisque la question nous est posée, tentons-une réponse. Ce n'est pas l'absence d'un roi qui rend la démocratie "incomplète", car de même que du temps de l'ancien droit monarchique le roi n'était roi que dès lors qu'il était sacré (Ste Jeanne d'Arc n'appela jamais le Dauphin Charles "roi" tant qu'il ne fut pas sacré à Reims, l'héritier du trône ne devenait roi que par le Sacre), de même la démocratie ne serait réellement complète que si un principe supérieur la dirigeait.. Or, ce n'est pas demain la veille que l'on verra ça ! Comme c'est parti au contraire, la démocratie continue de rester coupée de tout principe moral ultime, sans fondement qui lui soit extérieur ou supérieur... [1]

 

C'est là sans doute toute l'imposture des "Insoumis" du franc-maçon et apparatchik oligarque Jean-Luc Mélenchon : "Macron Ier" ou pas, rien ne change ! Les oligarques continuent de faire de la "politique" dans les limites qu'ils ont définies, c'est-à-dire dans l'absence de limites (autres que maçonniques...).

 

Et puisque Emmanuel Macron parle de la "figure absente du roi (…) dont le peuple français n'a pas voulu la mort", rappelons ici que la consommation de ce crime sur l'auguste personne du monarque très chrétien Louis XVI a été l'oeuvre de la conjuration révolutionnaire qui agitait le monde maçonnique et oligarchique de l'époque, et de la fake news fabriquée des "Parisiens révoltés contre la monarchie"...

 

Lire : La révolution dite française (Marion Sigaut - Claire Colombi)

 

""Ni à droite, ni à gauche, au-dessus de la mêlée. C'est d'ailleurs ce que croit reconnaître Frédéric Rouvillois, professeur de droit public proche du royalisme, chez Emmanuel Macron : “L'avantage du roi est de permettre l'unité. Le roi n'étant n'est ni à droite, ni à gauche, il est en quelque sorte au-dessus de la mêlée. C'est précisément la posture qu'Emmanuel Macron semble vouloir adopter.”" Cette posture ne changera rien si le soubassement de la politique est le néant, l'anarchie et le chaos...

 

Lire : Les origines occultistes de la franc-maçonnerie - Pr Lozac'hmeur

Notes

 

[1] Dans "Défendre la démocratie directe. Sur quelques arguments antidémocratiques des élites suisses, Presses polytechniques et universitaires romandes" (Lausanne 2011, p. 86), Antoine CHOLLET donne cette définition de la démocratie : "il n'y a pas de fondement ultime à l'action politique. ... Nous ne pouvons nous référer qu'à nous-mêmes pour décider, ce que les Athéniens, ... avaient parfaitement compris puisque toutes leurs lois contenaient la formule liminaire suivante : 'edoxe te boule kai to demo...' (que l'on peut traduire par : 'il a paru bon au conseil et au peuple...', sans autre justification). ... Être démocrate, c'est aussi accepter cette indétermination et cette incertitude quant aux fins dernières du combat politique. Dire que la démocratie n'a pas de fondement qui lui soit extérieur, c'est ... reconnaître qu'elle est en réalité une an-archie. Elle n'a pas d'arkhè, de commencement et de commandement, elle ne connaît pas d'autorité... Pas même le passé et la tradition n'ont d'autorité absolue dans une démocratie, puisque aucune de leurs règles n'est à l'abri d'un réexamen." (Fin de citation que l'on trouve dans Francis DUPUIS-DERI, La peur du peuple, Agoraphobie et agoraphilie politiques, LUX Humanités, Québec 2016, p. 131-132.)

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