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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 16:08
L'histoire de France racontée à tous, Les Origines. Frantz Funck-Brentano

L'histoire de France racontée à tous, Les Origines. Frantz Funck-Brentano

Jean-Christophe Plot  a publié sur "France Tv Info" un article où il se définit comme un ""amateur d'histoire" et qui se voulait être une réponse à un texte d'un député (LR) du Loiret, Serge Grouard sur l'islam et qui reproche à ce dernier d'avoir écrit que notre pays avait "deux mille" ans d'histoire.

 

Sans rentrer dans la défense de certaines positions laïcistes du député du Loiret, nous souhaitions faire ici une réponse à la réponse de Jean-Christophe Plot, véritable kapo de la pensée unique et du terrorisme intellectuel.

 

Si l'auteur ne fait pas naître la France en 1789, pour lui, elle ne remonte pas bien haut, mais démarre avec la Guerre de Cent Ans, il y a six cents ans. Cet "amateur d'histoire" doit donc bien peu aimer l'histoire de son pays pour ne pas savoir qu'il remonte aux origines gauloises et mérovingiennes. (Cf. L'ouvrage remarquable de Frantz Funck-Brentano sur les origines plus proprement gauloises de la France.)

 

Nous relèverons donc ici quelqu'unes de ses affirmations péremptoires (en bleu marine et italique) et y apporterons notre réponse :

 

"revenons 2000 ans en arrière donc, soit en 16 après Jésus-Christ. Et cherchons donc cette France mythologique, cette France originelle, cette France d’avant la France, si chère au député Grouard.

La « France » en 16 : des tas de Gaules

 

En 16 de notre ère, le territoire qui correspond aujourd’hui aux frontières françaises est entièrement placé sous l’autorité de Tibère, deuxième chef d’un Empire romain fondé par son prédécesseur Auguste.

 

Le nom même de France n’existe pas. Elle n’est pas un pays, ni une ambition politique, pas même une pensée et encore moins un État indépendant.

 

Ce que nous avons en 16, c’est une série de provinces de statuts différents :

 

La Narbonnaise, province romaine déjà ancienne, menée par un proconsul de Rome ;

Les provinces alpestres, qui appartiennent personnellement à Tibère, lequel les fait gérer par un procurateur ;

La Gallia Comata, ou Gaule chevelue, dirigée par un légat basé à Lyon. Elle englobe elle-même trois provinces – la Gaule Lyonnaise, la Gaule Aquitaine et la Gaule Belgique, elles-mêmes divisés en 60 cités qui correspondent peu ou prou aux territoires des anciennes tribus gauloises conquises par César."

 

Pour illustrer cette réponse grossière qui se voulait ironique, le journaliste "historien" reproduit la carte suivante avec la légende "Notons la remarquable absence de France sur cette carte des provinces romaines en 14 de notre ère."

Un "historien" pour qui la France a 600 ans

Notons à notre tour au passage que certaines de nos provinces géographiques actuelles existaient déjà, comme l'Aquitaine. Et que la Gaule existait bien déjà, mention sur la carte, comme l'Aquitaine. Et que la Gaule de César avait déjà les mêmes frontières que notre France d'aujourd'hui.

 

On pourrait ironiser en plus en disant de l'Italie et des Italiens qu'ils n'existaient pas avant l'unification italienne au XIXe siècle (ce qui ne dérange pas l'auteur vu la mention en gros en noir sous fond jaune "Italie" en plein empire romain ! Du coup là l'Italie existe il y a deux mille ans et les Italiens avec !) ou que l'Allemagne qui étaient divisée en centaines de principautés jusqu'à l'unification au XIXe siècle n'existait pas non plus ni les Allemands sous le prétexte que l'entité politique n'existait pas.

 

Si au premier siècle, sous l'empereur Tibère le terme "France" (Francia), effectivement, n'existait pas, il n'en demeure pas moins que le terme existera trois siècles plus tard dans les cartes romaines :

 

Table de Peutinger, avec la mention "FRANCIA". Source : http://www.paris.culture.fr/fr/ville_he_pont.htm

Table de Peutinger, avec la mention "FRANCIA". Source : http://www.paris.culture.fr/fr/ville_he_pont.htm

 

La "Francia" (nom latin de la France), plus tard également nommé l'empire franc (imperium francorum), royaume des francs (regnum francorum), royaume franc ou occasionnellement terre franque, était le territoire habité et gouverné par les Francs du IIIe au Xe siècle.

 

Entre 253 et 260, en effet, des Francs et des Alamans firent des incursions en Gaule romaine. Les Francs participèrent à un raid qui les conduisit jusqu'en Espagne et en Afrique. Après avoir été refoulés et cantonnés dans un territoire par Aurélien (qui sera empereur de 270 à 275), Francs et Alamans franchirent une seconde fois, massivement, le Rhin et ravagèrent la Gaule de fond en comble.

 

Incapables de les vaincre, Rome en fit ses alliés. Les Francs reçurent des territoires à administrer, des ressources à exploiter, essentiellement des terres et devinrent des alliés de Rome, au point que lorsque des rois barbares frappèrent monnaie, ce ne fut pas leur propre effigie qu'ils mirent sur leur monnaie mais celle de l'empreur romain.

La Table de Peutinger dessinée dans la réédition de Bergier en 1728. Source : http://www.reims-histoire-archeologie.com/notice38-voies-antiques.html

La Table de Peutinger dessinée dans la réédition de Bergier en 1728. Source : http://www.reims-histoire-archeologie.com/notice38-voies-antiques.html

 

L'auteur poursuit :

 

"Décembre 496, qui marque le baptême du roi franc, c’est LA date fondatrice pour les tenants d’une France qui serait à leurs yeux indissociables du christianisme."

 

C'est pourtant le cas ! Le christianisme en France, c'est deux mille ans d'histoire.

 

C'est sainte Madeleine abordant au Ier siècle aux Saintes-Maries-de-la-Mer (en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, NdCR.) avec sa soeur  Marthe, son frère Lazare et sa servante Sarah, et se fixant la première à la Sainte-Baume, la seconde à Tarascon, Lazare le ressuscité à Marseille, tandis que sainte Sarah demeurait au rivage où l'avait portée la barque miraculeuse.

 

 

[Sous le vocable de saintes Maries  ou Trois Maries, la tradition catholique désigne trois femmes disciples de Jésus : Marie-Madeleine, Marie Salomé et Marie Jacobé, qui serait les trois femmes au pied de la croix dans les évangiles synoptiques. Elles étaient accompagnées de Marthe, son frère Lazare le ressuscité, Maximin, l'un des soixante-douze disciples de Jésus, Sidoine l'aveugle qui deviendra saint Restitut et Joseph d'Arimathie, porteur du Saint Graal : chassés de Palestine et placés dans une barque sans voile ni rame, la Providence les poussa par les courants vers le delta du Rhône où ils échouèrent.]

 

Ce serait saint Martial , l'un des disciples fixé à Limoges, Zachée, celui que sa taille trop exiguë empêchait de voir passer le Christ et qui pour l'apercevoir grimpa sur un sycomore, qui aurait évangélisé Rocamadour (en région Midi-Pyrénées) et, fixée à Soulac, sainte Véronique qui essuya la face du Christ.

 

En Gaule, ce sont ces mêmes centres officiels dans lequels étaient entretenu le culte païen de l'Etat qui voient se propager les premiers la religion nouvelle : Lyon en particulier, Autun, Bordeaux, etc....

 

Souvent les nouvelles églises s'élèvent dans des lieux où se trouvaient des sources ou des arbres sacrés; or l'on sait que le culte des sources et des arbres était essentiellement celtique. Du vivant même de saint Martin (IVe siècle), certains arbres reçurent des autels, et, de nos jours encore, on a signalé de nombreuses sources auprès des sanctuaires et dans quelques cas comme à Nohanent, dans l'église elle-même.

 

Ainsi la nouvelle religion s'insérait dans les coutumes ancestrales du peuple celte qui continuait à revenir aux endroits jadis honorés, mais pour un culte purifé et d'une tout autre essence.

 

Dans la suite des temps, l'histoire du christianisme en Gaule se confond avec l'histoire même du peuple français. Quelques îlots du paganisme subsistaient aux Ve et VIe siècles, mais on peut considérer que toute trace en avait disparu définitivement à la fin du VIIe siècle. (Régine Pernoud, Histoire du peuple français, Des origines au Moyen Âge, Nouvelle Librairie de France, Paris 1951.)

 

"Lorsque en 371 ap. J.-C., l'abbé Martin est élu au siège de Tours, le christianisme a pénétré depuis deux siècles dans les Gaules; on y trouve, dès le IIIe siècle, de nombreux diocèses." (Ivan Gobry, Saint Martin, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1996, p. 9). Il n'y a que ceux qui n'aiment pas la France pour nier ce fait et ne pas vouloir faire remonter notre pays au baptême de Clovis ou même avant !

 

Pour tout peuple, toute civilisation, d'ailleurs, la religion est d'abord un élément de la civilisation, y compris pour la république soit-disant "laïque" qui prône sa "religion" laïque... (Cf. Voir Claude Bartolone (PS) veut imposer "la religion de la république"; Franc-maçonnerie "religion de la république" : Vincent Peillon jette le masque)

 

L'aspiration à la transcendance des Francs, peuple païen ayant une forte religiosité se conjuguait à merveilles avec celle que l'on rencontrait chez les Gaulois, ayant lui-même à sa tête un clergé de druides qui se convertirent naturellement au IIe et IIIe siècle à la religion trinitaire catholique (Anne Bernet: "Toutatis, Hésus et Taranis, la triade celtique, une ébauche de conception trinitaire"). Cette conjugaison a donné naissance à la nation française, dite "Fille aînée de l'Eglise", issue du baptême du roi des Francs Clovis. 

 

Le sanctuaire de Saint Martin de Tours, l'Apôtre des gaules au IVe siècle, devient après 460 le principal relai du christianisme dans la Gaule du Nord (Basilique Saint Martin de Tours), avant donc même la conversion et la baptême de Clovis. L'Eglise parle au peuple, elle nourrit les pauvres et pousse au respect de la personne humaine que l'Antiquité ignorait. 

 

On situe traditionnellement la date du baptême de Clovis à Reims avec 3000 guerriers par Saint Rémi, évêque de Reims, le 25 décembre 496 ou 498, voire 506" (Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, Baptême de Clovis, baptême de la France, De la religion d'État à la laïcité d'État, Éditions Balland, Mayenne 1996, p. 23). L'estimation la plus prudente situe l'évènement entre 496 et 498. (Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, Évreux 1980, p. 16).

 

Par la sainte Ampoule qui aurait servi au baptême de Clovis se trouve symbolisée la doctrine chrétienne, selon laquelle tous les hommes étant égaux, aucun d'eux ne peut exercer l'autorité sur ses semblables si ce n'est par une délégation de Dieu, à qui il devra des comptes. D'ailleurs, l'expression, par la grâce de Dieu roi de France, telle qu'on l'employait aux temps féodaux, n'est pas autre chose qu'une forme d'humilité. (Georges et Régine Pernoud, Le tour de France médiévale, Stock, Évreux 1982, p. 63).

 

Clovis placera sa conversion sous le patronage de St Martin et publia un décret imposant à son armée la même dévotion. "Comment espérer la victoire si nous offensons saint Martin?", commentait-il. Après la victoire de Vouillé (contre les Wisigoths en 507), il combla de présents la basilique de Tours. Puis, après avoir pris Bordeaux, il fonda à Auch l'abbaye Saint-Martin. (Ivan Gobry, Saint Martin, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1996, p. 10-11)

 

"D’un point de vue plus politique, sa conversion est surtout pour Clovis une manière de s’assurer le précieux soutien de l’Église"

 

Cet argument constamment répété par la propagande du Régime tendant à laisser entendre que la conversion de Clovis relevait du calcul politique est faux. Au contraire, du point de vue politique, le choix de Clovis du catholicisme associé à l'Empire romain faible et lointain, plutôt que celui de l'arianisme (peuplades barbares voisines) n'était pas logique, le plus facile ni le plus sûr pour son royaume. A ce moment-là, à la fin du Ve s., l'Eglise et les fidèles sont opprimés de tous côtés par des princes hérétiques (Burgondie, Espagne, Allemagne, Italie). L'empereur Anastase, en Orient, est livré aux Eutychiens; Theodorick, roi d'Italie, Alarik, roi des Wisigoths en Espagne et en Aquitaine, Gondebald, roi des Burgondes, Trasamond, roi des Vandales en Afrique, professent les erreurs d'Arius. Il restait encore à Clovis à convertir ses 3000 guerriers, dont la majorité étaient païens ! Clovis devait s'assurer que son armée et les peuples barbares environnants ne bougeraient pas. Par son baptême, il se mettait tout ce monde à dos. Tous les peuples vaincus de l'Empire romain étaient catholiques, mais toutes les nations barbares et victorieuses étaient ariennes (Gaule, Espagne, Italie, Afrique.) Il lui fallait donc se séparer de tous ses peuples amis, issus de la même origine germanique, pour adopter la religion de peuples vaincus de race étrangère et ennemie ! L'argument du calclul politique ne tient pas.

 

"et de ce qui reste des élites gallo-romaines,"

 

 

En 496, les élites gallo-romaines étaient effectivement déjà chrétiennes depuis plus d'un siècle...

 

"Ajoutons que baptisé ou non, Clovis n’est pas de roi de France mais rex francorum, roi des Francs."

 

Si Clovis n'a pas le titre de "roi de France", la "France" (Francia) déjà connue sous ce nom dans les cartes romaines est une réalité géopolitique incontournable.

 

"843 : c’est l’année du traité de Verdun, qui résout le problème posé par la mort de Charlemagne – un empereur dont les Allemands revendiquent autant l’héritage que les Français."

 

Oui, quel est le rapport avec l'ancienneté de notre "France" ?

 

"La partie occidentale, qui couvre les deux-tiers environ de l’Hexagone actuel, désignée comme Francia occidentalis, est dirigée par Charles le Chauve."

 

Et alors ?

 

"987 : la dynastie capétienne s’installe sur le trône pour les 8 siècles qui suivent. Mais pendant belle lurette encore, les Capétiens successifs ne règnent en réalité que sur leurs propres terres."

 

Tout historien sait que l'autorité du roi ne s'étendait pas simplement à son domaine propre, tel un simple prince féodal, mais à l'ensemble du Regnum francorum, conquis depuis Clovis, dont les frontières étaient déjà grosso modo celles que l'on connaît aujourd'hui. De Clovis à Charlemagne, ces frontières ne cesseront pas de s'étendre. Les Capétiens recentreront leur royaume sur le pré-carré national. (Cf. Les fortifications de Vauban)

Francie et domaine royal sous Hugues Capet en 987

Francie et domaine royal sous Hugues Capet en 987

Si sous Hugues Capet, les domaines du roi (ensemble des terres et droits sur lesquels il exerce son pouvoir directement) se limitent à l'Île de France, son autorité s'étend sur le Regnum francorum. On n'a pas perdu la mémoire de l'unité franque mérovingienne et carolingienne.

 

Comme chef féodal et duc de France, Hugues Capet, par exemple, avait pour vassaux directs les comtes de Blois, Anjou, Maine, et les comtes bretons du Mans et de Rennes pour arrière-vassaux. Huit grands fiefs relevant nominalement de la Couronne, indépendants en fait se partageaient le reste du territoire : Flandre, Normandie, Bourgogne, Guyenne, Gascogne, Toulouse, Gothie (Narbonne et Nîmes) et Barcelone : la suzeraineté capétienne sur ces duchés et ces marches venait de l’héritage de Charlemagne.

 

On sait également  que c'est dès le dernier quart du IVe siècle que s'ébauche sans conteste de 350 à 450 la frontière linguisitique majeure de l'Europe entre les parlers germaniques et romans, sur des frontières voisines de celles que nous connaissons encore aujourd'hui..

 

"Certains de leurs vassaux sont plus puissants qu’eux, à commencer par les Plantagenêts."

 

Oui, et alors ? Quel rapport avec la suzeraineté du roi sur ses vassaux ? L'Angleterre des Plantagenêt est un territoire qui adoptera petit à petit les traditions gallo-romaines mâtinées de culture franque. "Aucune nation, aucune démocratie ne peut écrire sa propre histoire sans reconnaître à la France une dette ou une influence directe", explique Théodore Zeldin dans son Histoire des passions françaises, 1848-1945 (tome 5, Points Histoire, Paris-Mesnil 1981, p. 446.)

 

"1124 : Louis VI le Gros en appelle avec succès à ses vassaux contre les troupes de l’empereur germanique Henri V, qui entre en Champagne. C’est souvent à cette mobilisation qu’on associe la naissance d’un sentiment national commun chez les grands seigneurs féodaux, à nouveau sensible à Bouvines en 1214 quand Philippe Auguste colle une tatouille aux troupes d’Othon IV."

 

La résistance gauloise à l'envahisseur romain est aussi une preuve d'un premier sentiment national chez nous, bien avant 1124. Les Gaulois connaissaient eux-mêmes la monarchie depuis mille ans lorsque César est arrivé en Gaule. On pourrait aussi citer la bataille de Tolbiac contre les Alamans en 496 où Clovis s'est converti.

 

"1190 : le même Philippe Auguste est le premier à faire graver sur son sceau la mention Rex Franciae (roi de France) au lieu de Rex Francorum (roi des Francs). A partir de Louis IX (Saint Louis), l’expression est définitivement retenue."

 

Redisons ici que la "France" est une réalité géopolitique depuis le IIIe dans les cartes militaires romaines...

 

"La guerre de Cent Ans : la stratégie de pillage des armées anglaises fait beaucoup pour entretenir la haine des populations des campagnes, bien plus prononcée que dans les villes. c’est sans doute là, au cœur de ce conflit qui s’étend de 1337 à 1453, que se cristallise ce fameux sentiment national – entre le XIVe et le XVe siècle donc. Contre les Anglais qu’il s’agit de « bouter » donc mais aussi contre leurs alliés… Bourguignons."

 

L'auteur focalise sur la Guerre de Cent Ans et oublie les chansons de geste carolingiennes qui chantaient déjà la "dulce France" (Chanson de Roland).

 

"Alors, avant la guerre de Cent Ans, il y a bien une France, mais y a-t-il des Français ?"

 

S'il y avait une "Francia" au IIIe siècle pour les Romains c'est qu'il y avait des Français. S'il y avait une "dulce France" pour les Carolingiens, c'est qu'il y avait des Français !

 

"Les sujets du roi savent depuis longtemps qu’ils vivent dans le royaume de France mais il n’existe pas encore de conscience nationale, de patrie commune avant le début du conflit."

 

Non biensûr, il n'y avait pas de conscience nationale à Bouvines (1214), pas non plus en 1124 devant l'invasion de l'empereur germanique contenue par Louis VI le Gros. Encore moins sous Charles Martel contre les Musulmans à Poitiers ou lors des invasions vikings ! Tout le monde sait très bien qu'il n'y avait pas de français à cette époque-là et que les gens qui résistèrent n'existaient pas non plus !

 

Eudes, Comte de Paris, Fils de Robert le Fort, sauve Paris des Vikings en 885Pourtant, les Arabes furent bien repoussés par les Francs aux VIII et IXe siècles, les invasions vikings connurent la résistance de tout le pays, y compris Paris qui n'a pas été prise grâce à la résistance de l'ancêtre d'Hugues Capet, Eudes, Compte de Paris en 885.

 

Lorsque les Vikings arrivèrent sur nos côtes, ils s'enfoncènt dans les cours d'eau, les fleuves, les rivières, ils détruisirent les abbayes, ruinèrent le commerce, tuèrent, violèrent, et semèrent la panique. S'érigèrent alors des forteresses de bois et de terres un peu partout. Les responsables de ces initiatives locales prirent le nom de seigneur. Ce fut l'amorce de la mise en place du système féodal. Les hommes resserèrent les liens de proche en proche par des serments de fidélité. Aucune résistance n'eut été envisageable sans sentiment national, sans Français pour résister.

 

Si àl a fin du Xe siècle, la centralisation carolingienne a disparu, le Regnum francorum, éclaté en principautés ne sera jamais morcelé, il gardera toujours ses frontières et un unique souverain jusqu'en 1848... 

 

"Une chose est certaine : on peut bien tordre les mots dans tous les sens pour le plaisir d’un discours électoral de circonstance,"

 

Non, c'est sûr, par contre on peut nier et tordre l'histoire de France dans tous les sens pour la faire rentrer dans sa propre vision politique.

 

"la France n’a pas deux millénaires, député Grouard."

 

Non elle en a trois !

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commentaires

D
Un article de Jean-Christophe Plot, plus politique qu'historique, qui cherche à réduire la France, son peuple, et son sentiment national au minimum, dans le but de faire une place à nos nouveaux-venus de ces quelques 50 dernières années. Merci à Christ-roi d'avoir contré ces fous furieux dans leur volonté de réécrire notre histoire !
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