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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 07:16

Dans la version longue de son entretien à Reinformation.Tv, Philippe de Villers explique les thèmes de son ouvrage "Le moment est venu de dire ce que j'ai vu" et pourquoi il n'a pas envie de revenir en politique.

Philippe de Villiers : "C'est pour cela que je vous dis que je n'ai pas envie de revenir" (Entretien intégral à Reinformation.Tv)

Dans cet entretien, on peut dire, littéralement, que contrairement aux catholiques nationaux libéraux ou démocrates qui continuent encore, malgré toutes les preuves de leur échec depuis deux siècles... d'appeler à voter, et de s'engager dans la politique système, et souhaitent le voir revenir à leurs côtés, Philippe de Villiers, lui, a tout compris du caractère "inutile" du vote et de l'engagement politique système et leur répond ceci (nous soulignons les passages les plus importants en rouge) :

18:25 "(Dans la politique système) A force de croiser le mensonge, vous finissez par vous sentir contaminé, dans le regard des gens, et vous finissez par avoir l'âme blessée. C'est-à-dire que vous êtes une sorte de mensonge ambulant par omission.

 

Et c'est pire que cela. Parce que si les gens vous aiment bien et se disent celui-la j'ai confiance en lui, vous cautionnez le système, en fait. C'est-à-dire que vous apportez au système un peu de virginité qu'il a perdu. Et donc vous mettez au profit du système vos vertus de courage civique, dont le système a besoin pour se conforter."

 

Si bien que l'on peut dire que si l'opposant politique n'existait pas, le système l'inventerait. (Cf. le principe du moteur de la Révolution)

 

Conjuration-antichretienne.jpg50:13 Alors il y a un truc qui m'a étonné. Un jour j'apprends que François Fillon, Premier ministre de la France, et Alain Juppé un an après, ont été agréés par le groupe Bilderberg. Ils en sont membres. Alors quand j'avais dit à Fillon 'comment tu peux aller dans un truc pareil ?', il m'a dit : 'que veux-tu, c'est eux qui nous gouvernent !'

 

Après j'ai découvert au parlement européen, qu'ils ne complotent pas : ils ont le pouvoir. Vous avez la classe politique nationale et au-dessus la super-classe invisible, à laquelle la classe politique nationale obéit.

 

Alors après pour savoir quelles sont les relations d'argent entre elles, étant donné les budgets de sondages de plus en plus chers, il doit y en avoir quelques-unes.

Philippe de Villiers : "C'est pour cela que je vous dis que je n'ai pas envie de revenir" (Entretien intégral à Reinformation.Tv)

Le parlement européen, (cet être des abysses qui déteste la lumière comme l'a appelé P. de Villiers) est une illumination de l'astre noir. Ces gens se préoccupent d'eux-mêmes et décident entre eux, dans une endogamie assumée de plier le monde entier à leur volonté de puissance. Je pensais à l'hubris des Grecs (la démesure. Ndlr.).

Philippe de Villiers : "C'est pour cela que je vous dis que je n'ai pas envie de revenir" (Entretien intégral à Reinformation.Tv)

Ayant quitté la scène politique système, Philippe de Villiers n'a pas pour autant renoncé à son engagement politique. Il explique ce que doit être un engagement politique efficace, un "dissident", un "résistant" et pourquoi il a écrit son livre, répondant en cela aux catholiques libéraux démocrates qui tout en parlant de lui et de son dernier livre font semblant de ne pas le comprendre :

 

01:29:35 Je vais vous dire pourquoi j'ai écrit ce livre. J'ai observé la 'Manif pour tous', j'ai vu les jeunes, les têtes de jeunes. Je me suis dit ils ne sont pas pareils. Ils sont en train de comprendre qu'on peut être dans la vérité en étant minoritaires. Bientôt ils comprendront qu'il faut combattre au nom de la loi naturelle et de la survie de notre pays, combattre en devenant objecteurs de conscience. Il faut se révolter. Il faut être un résistant. Et c'est là que prend place cette conversation qui m'a tant marqué avec Alexandre Soljenitsyne (à Tambov en Russie) où il me dit: 'nous on va se relever mais vous, vous allez glisser dans un gouffre profond parce que vous avez la maladie du vide. Vous allez vivre une éclipse de l'intelligence, vous êtes au stade ultime de l'épuisement spirituel. Et un jour, de la grande catacombe sortiront des lucioles portées par des dissidents.' - Des dissidents ? répliquais-je, - Oui des dissidents. Je vais vous expliquer ce qu'est les dissidents. Les dissidents, sous la pélerine, ils ont des samizdat, des analyses critiques du soviétisme, ils vont en prison, au goulag, et à un moment donné les prisons sont trop petites. Et ils vont sauver l'honneur et la liberté de la Russie. Et bien je vous dis, les dissidents sont à l'Est, ils vont passer à l'Ouest.' J'ai médité cette phrase et je me suis dit un jour j'écris ce livre. Cela veut dire deux choses. Les dissidents vont sortir du lot parce qu'ils auront deux qualités originales, la première c'est le courage, la deuxième c'est la lucidité. Le courage, ils oseront franchir le périmètre sanitaire des mots interdits, au risque de la prison. Ils iront en prison, mais les prisons seront trop petites parce qu'ils donneront un tel exemple, d'une telle force que tout le monde voudra y aller en prison, pour les secourir, les supporter, s'associer à leur courage. Donc ils briseront le périmètre sanitaire. Ce que ne feront pas les politiques, ce sont les dissidents qui le feront. Et la deuxième qualité originale, la lucidité. Je le dis dans mon livre, j'ai vu les politiciens abattre les murs porteurs. Il faudra donc relever les murs porteurs. C'est ce que feront les dissidents. Les murs porteurs, c'est simple, c'est 1- le caractère sacré de la vie, 2- la filiation comme repère, 3 - la nation comme héritage, 4- la frontière comme ancrage, et 5- le rêve français comme fenêtre sur le monde. Et Lénine que Soljenitsyne citait souvent, 'donnez-moi mille hommes', disait-il. Et donc moi, si j'ai mille lecteurs parmi les 100 000 ou 200 000, qui comprennent ce livre et en font un petit guide pratique, une sorte d'indicateur pour sortir vers la lumière, j'aurais accompli ma mission.

 

...Je suis content d'avoir parlé avec vous parce que c'est un des rares moments où je peux parler de mon livre. Et pas simplement raconter des anecdotes.

 

Philippe de Villiers explique en fin d'entretien pourquoi les hommes politiques mentent :

 

01:44:45 C'est le plus important ce que je vais vous dire. Les hommes politiques mentent. Ils mentent parce qu'ils disent demain on va faire ceci, on va faire cela. Pourquoi est-ce un mensonge ? Parce qu'ils n'ont plus le pouvoir. Quand le pouvoir n'a plus le pouvoir, ce n'est pas la peine de dire qu'on l'a encore. Le pouvoir, il est à Washington, il est à Francfort (siège de la Banque centrale européenne, Ndlr.), il est à Bruxelles (siège de la Commission européenne Ndlr.).

 

Le pouvoir est décomposé, parce que selon les Anciens, il se composait de deux éléments, potestas et auctoritas. Le pouvoir, la potestas, c'est le pouvoir de gouverner, de légiférer, de diriger, de commander, de punir. Et l'auctoritas, c'est l'aura, c'est l'image, c'est le symbole, la symbolique. En écrivant mon livre sur Saint-Louis, je me suis aperçu qu'en réalité, il disait toujours à ses proches - Joinville rapporte cela - "moins j'ai besoin de gouverner, mieux je préserve mon auctoritas". Et lui, il gouvernait par l'auctoritas. Et Soljenitsyne reprend cela dans son Discours de Harvard, quand vous faites des lois, c'est qu'il n'y a plus de moeurs. Et donc, un roi, un chef qui a de l'auctoritas, il a très peu besoin, il n'a même pas besoin de potestas. La loi est toujours une faiblesse. Tout simplement parce qu'il y a toujours une loi naturelle qui précède la loi positive. Et aujourd'hui, la potestas, elle est à Bruxelles et l'auctoritas, elle est chez Ruquier.

 

"Les Français qui vont vous entendre Philippe de Villiers, vont vous dire le pouvoir n'appartient plus au politique, un scrutin ne sert plus à rien ?", demande le réalisateur de l'entretien :

 

C'est pour cela que je vous dis que je n'ai pas envie de revenir, répond Philippe de Villiers. Je n'ai pas envie de revenir, je vous dis, puisque c'est inutile et de toute façon on n'est pas dans une démocratie électorale mais on est dans une oligarchie. Et les oligarques, ils sont ailleurs. Ils (les Français) peuvent toujours se présenter à l'élection s'ils ont une préférence pour l'urne que pour la canne à pèche. Mais si on ne rapatrie pas les pouvoirs cela ne sert à rien.

 

... Je ne sais pas ce qui va se passer. Ce que je pense, c'est que la classe politique va connaître le chaos", conclut Philippe de Villiers.

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