Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 19:23

Révélations fracassantes de Philippe de Villiers à l'occasion de la sortie de son livre "Le moment est venu de dire ce que j'ai vu", dans la première partie de son intervention dans le Libre Journal de Jean-Marie Le Mené du 9 octobre 2015 sur Radio Courtoisie. En vert nos commentaires.

Balayant la mauvaise idée de son retour en politique, et faisant ainsi tomber l'espoir de beaucoup d'auditeurs..., Philippe de Villiers rejoint la position des royalistes qui pensent que la solution politique par le vote (dans le cadre des institutions partitocratiques républic-haines)  est une illusion, expliquant justement :

 

« Non, ce n'est pas cela. Je pense que ce qu'il faut faire aujourd'hui c'est former des générations de dissidents. Ca veut dire, au sens de Soljenitsyne, qui m'a expliqué à Tambov, on marchait tous les deux:

 

- 'Vous les européens, vous êtes au bord du gouffre. Vous allez tomber dans un gouffre profond. Vous vivez une éclipse de l'intelligence. Vous êtes à l'état ultime de l'épuisement spirituel. Vous avez la maladie du vide.'

 

- Je lui dis: mais alors c'est désespéré. Il me dit : - Non, parce qu'un jour les petites lucioles sortiront de la grande catacombe portées par des dissidents.'

 

Vous savez en Union Soviétique, il y a eu les premiers dissidents qui sont allés en prison. Et les premiers dissidents qui sont allés en prison, ils avaient les samizdat sous la pèlerine. Il m'a dit : cela sera pareil chez vous. Et là je me suis dit je vais écrire un samizdat. Et quand il a dit cette phrase: 'les dissidents sont à l'est, ils vont passer à l'Ouest', je lui ai dit 'mais c'est quoi un dissident, c'est comment un dissident ?'

'Un dissident c'est quelqu'un qui est réfractaire, indépendant d'esprit, libre, qui a du discernement et qui ne cède pas à la mediacaste et, en même temps, qui est capable de franchir le périmètre sanitaire, à ses risques et périls. C'est-à-dire d'aller en prison.'

 

C'est-à-dire, continue Philippe de Villiers, c'est qu'on aura constitué des petites sociétés parallèles, des écoles, des cultures parallèles. Jean Raspail appellerait cela des 'isolats de résistance'. »

 

Un peu plus loin, Philippe de Villiers a expliqué que nous étions en état de guerre :

 

« Aujourd'hui, je veux dire aux Français qui nous écoutent : il y a deux guerres. Il ne faut pas sous estimer l'une par rapport à l'autre. La première guerre c'est contre l'Amérique. C'est l'américanisation du monde. C'est le Traité transatlantique. Et je voudrai raconter la soirée du 17 mars 2007 à laquelle j'ai assisté, de la Trilatérale.

 

Puis, la deuxième guerre, parce que le traité transatlantique qui prépare un marché transatlantique, en fait c'est la fin de l'Europe. L'Europe sera absorbée par les Etats-Unis, l'Alena, dans un grand truc qui s'appellera la Transocéanie.

 

Et puis la deuxième chose, c'est l'islamisation de l'Europe puisque nous sommes devant une invasion migratoire. Et ceux qui viennent chez nous sont des envahisseurs envoyés par l'Etat islamique qui avait promis d'utiliser l'arme démographique, et aspirée par nos politiciens qui veulent en fait une immigration de remplacement. Voilà. Il faut dire les choses telles qu'elles sont.

 

[...] Nos politiciens veulent une société multiculturelle par haine du christianisme, par haine de nos racines, que Paul Valéry appelait judéo-chrétiennes et gréco-latines. Cette haine les pousse à installer l'islam [Voir ici et .] Ils veulent construire des mosquées, ils veulent en finir avec la civilisation chrétienne. »

 

Philippe de Villiers condamne les deux libéralismes qui se conjuguent :

 

« Nous sommes devant deux libéralismes qui se conjuguent: le libéralisme économique et le libéralisme sociétal.

 

(à partir de 23:00) Je vais raconter ce que j'ai vu.

 

Voilà ce que j'ai vu. J'ai vu les petits mensonges, les grands menteurs et la haute trahison. J'ai vu la conjonction formidable et inouïe de ceux qui par intérêt, suivant les firmes anationales, voulaient abattre les frontières, les états, les souverainetés, pour créer un marché planétaire de masse, le marché du désir; et ceux qui par idéologie dans le même temps voulaient fabriquer un homme nomade, désinstitué, désexué, hermaphrodite, en apesanteur, déraciné. Et tout s'est joué en 68. C'est à partir de mai 68 que les grandes entreprises américaines ont considéré que leur marché était trop étroit, qu'il fallait trouver des nouveaux marchés, des nouveaux clients, des nouveaux appétits, et créer le marché du désir. Et donc, marchandiser toute la vie intime.

 

... Et quand j'étais au parlement européen, je voyais google, microsoft, apple, disney, goldmansachs, etc., etc., et les entreprises françaises financer le LGBT, déjà à l'époque. C'était considérable. Et quand vous avez la gay pride à San Francisco vous avez toutes ces grandes entreprises.

... Et donc moi je ne comprends pas celles et ceux qui voudraient lutter contre le libéralisme économique au sens du libre-échangisme qui abat toutes les frontières et toutes les protections et qui en même temps mettent de côté le libéralisme sociétal. Parce que c'est la même chose ! »

 

Jean-Marie Le Mené confirme : « les deux face d'une même médaille. »

 

« Exactement, répond Philippe de Villiers. Une face c'est la face libérale, la face économique, et l'autre face c'est la face libertaire. Et donc en fait ce sont les mêmes entreprises anationales, c'est-à-dire qui n'ont plus aucun lien avec un quelconque territoire, qui veulent tout marchandiser. Et Pierre Bergé a très bien résumé cela quand il a dit 'il n'y a pas de différence entre louer son ventre pour faire un enfant et louer ses bras pour travailler en usine...' C'est cela qui aujourd'hui va être rejeté. Et c'est pour cela que je dis que cette classe politique va connaître le chaos.  »

 

Philippe de Villiers explique qu'il a compris ce qui se passait "de manière définitive le 17 mars 2007" (à partir de 28:00) :

 

« Ce jour-là, je suis à Bruxelles, explique-t-il. C'est un samedi soir. Et je viens pointer parce qu'on est en pleine campagne présidentielle. Et je me trouve par hasard à un endroit où je ne devrais pas être, dans le grand salon d'honneur du Parlement européen. Il y a 400 personnes, et cela m'intrigue et je me dis, tiens je reste là. J'avais mon badge avec les étoiles de la Madone. Donc je vais de tables en tables et je regarde comme si j'étais un des membres. Ils étaient tous en noeuds papillons. C'est vraiment une grande soirée. Et je vois Henry Kissinger, Brzezinski. Il y a beaucoup d'Américains, avec Goldman Sachs, il y a Peter Sutherland, Solana, évidemment Mario Draghi, la Banque centrale avec Trichet. Il y a Henri de Castries, etc. Donc, en fait, il y a des grands patrons, des journalistes, des banquiers, beaucoup d'Américains, et évidemment des grands européens. 

 

Et je me dis, mais quel est donc l'affectio societatis de ce grand cénacle ? A entendre les conversations et les discours, je comprends. C'est en fait une cité sans frontière et sans racine, donc la gouvernance mondiale. Ils expliquent comment il faut utiliser le 'réchauffement climatique', sauver la planète, etc. Et, puis ensuite, il expliquent qu'il faut créer un grand marché transatlantique pour tuer l'Europe. Et tuer les nations. [comme c'est curieux..., ce projet nous rappelle étrangement le projet des Illuminés de Bavière d'un certain Adam Weishaupt ... un peu avant 1789... Voir ici et ]

 

Et, à plusieurs reprises, Sutherland, qui est le président de la Trilatérale, section Europe, explique: 'Aidez-moi à dissoudre les nations.' Et il deviendra ensuite le délégué de l'O.N.U., pour défendre un rapport qui s'appelle "la migration de remplacement". »

 

Hollande annonce un texte faisant du racisme ou de l'antisémitisme une circonstance aggravante pour une infraction

« Et là ce soir-là ils disent tout. Ils sont entre eux, ils disent tout, poursuit Philippe de Villiers.

 

Et il y a un autre groupe qui s'appelle Bilderberg. La Trilatérale c'est 1973, c'est Jean Monnet en fait, le fondateur de l'Europe. Donc les Chrétiens il faut qu'ils ouvrent les yeux, parce que Jean Monnet a vendu à Schuman l'image de la Madone (les douze étoiles sur fond bleu Ndlr.), mais en réalité son idée c'était une Europe maçonnique, mondialiste, et délivrée de tous les attachements vitaux.

 

Et en fait à Maastricht on s'est tous trompés. Tous on a dit on ne veut pas d'un super-Etat. Mais eux non plus n'en voulaient pas d'un super-Etat ! Donc on s'est trompé parce qu'on a dit nous on ne veut pas d'un super-Etat parce qu'on veut garder la France. Alors en face ils nous parlaient d'une plus grande France avec un super-Etat, une super-puissance, une super-frontière, une super-agriculture, et ils disent même 'les Américains n'ont qu'à bien se tenir !'. Mensonges absolus. En fait, on a cru qu'ils voulaient un super-Etat, alors qu'eux, ils ne voulaient pas d'un super-Etat, ils voulaient dissoudre la politique. Ils voulaient l'anéantissement de la politique. C'est une tentative inouïe -Maastricht - d'anéantissement du politique.

 

[NdCR. Rappelez-vous le : "Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens" du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, en janvier 2015 au Premier ministre grec Alexis Tsipras qui a fini par trahir son électorat.]

 

C'est-à-dire faire un magma, explique Philippe de Villiers, en fusion, sans gouvernement, sans géographie, et sans démocratie. »

Philippe de Villiers raconte ce qu'il a vu

« Et pourquoi ils voulaient faire cela ? Pour permettre au marché planétaire de s'installer. Parce que le groupe Bilderberg (dont font partie Juppé et Fillon, qui y sont allés dîner pour être adoubés), ces grandes entités mondiales, sont au service des grandes firmes anationales et elles ont deux buts: 1. anéantir les souverainetés, 2. couper les attachements vitaux, c'est-à-dire fabriquer l'homme nomade. D'où le soutien de la Trilatérale, du groupe Bilderberg et du Parlement européen à la Conchita Wurtz, l'homme transformés en femme, la femme à barbe, la chanteuse, qui a été reçu également à l'O.N.U., et l'idée, c'est le LGBT, le LGBT. Il y a deux tiers des députés européens qui sont membres du LGBT.

 

Et je raconte dans mon livre comment se fait la corruption à Bruxelles. Parce que pour résister à la corruption de Bruxelles il faut se lever de bonne heure. Parce que vous avez tous les quarts d'heure une jolie nana qui frappe à la porte, et qui vient au nom de l'industrie chimique, ou des industries gazières ou du tabac, etc. Alors c'est une zone grise où la corruption ne dit pas son nom. Il y a des petites récompenses. Et les gens qui résistent sont très peu nombreux. 

 

Il y a une chose extraordinaire que je raconte dans mon livre: il y a un tableau de profils. C'est-à-dire que les lobbyistes, leurs activités se déploient dans les couloirs. Ils ont le droit de venir jusque dans les bureaux des députés, et ils ont un tableau de profils. C'est-à-dire qu'en fait, ils savent tout sur les députés. Tout. Y compris ses petites faiblesses, voyez. Et donc si le gars aime le rugby pour qu'on lui offre un abonnement, évidemment. Et s'il aime le foot, on l'invite à la coupe du monde. Cela commence comma ça. Puis après on le tient, évidemment puisque on lui a fait des petits cadeaux. Et après on fait le chantage: 'maintenant tu fermes ta gueule mon vieux, parce que sinon... on diffuse !' Et, ça c'est les petits cadeaux, mais cela va beaucoup plus loin. Et ce système de corruption est institutionnel. 

 

Vous voyez, explique Philippe de Villiers, l'Europe est un être des abysses, elle ne craint que la lumière !"

 

Et comment ça marche ?, comme dirait l'autre. Et bien vous avez une super-administration dont les hauts fonctionnaires ont une immunité judiciaire A VIE... C'est inouï dans l'histoire de l'humanité.

 

Et les gens qui dirigent la Commission sont tous des gens qui, ensuite, vont aller dans les lobbys, et les gens des lobbys deviennent commissaires. Vous voyez ? Cela s'appelle la revolving door, ou le tourniquet, parfois assi les carrières essuie-glace. Par exemple, vous êtes commissaire chargé de la législation sur les banques, vous terminez à la BNP Paribas. Vous voyez ? Donc c'est aussi simple que cela. Vous êtes commissaire chargé de la législation sur le tabac, vous terminez dans une grande entreprise du tabac, ou l'inverse. Et donc ce mouvement poreux est un mouvement de corruption instituée. Tout le monde tient tout le monde. Et c'est pour cela que les media ne vont jamais au Parlement européen parce que ce n'est même pas la peine. Tout se passe dans les couloirs, c'est une institution corrompue et la classe politique française est corrompue.

 

Et là j'ai publié mon bouquin il y a huit jours et pour l'instant, personne encore ne m'a attaqué ! Héhé, ils sont gênés les mecs !

 

[...] Je pense que la classe politico-médiatique dit on va traiter tout cela par le déni : cela n'existe pas. Donc on n'en parle pas. On l'invite mais on lui parle pas des choses qui fâchent. Par contre, les lecteurs, eux, ils se précipitent, ils vont à l'essentiel », conclut Philippe de Villiers.

 

Partager cet article
Repost0

commentaires