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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 17:42

Mis à jour le 1er octobre 2015

Dans le cadre de la 70e session de l'Assemblée générale de l'‪Onu, François Hollande s'est exprimé avant son discours à l'ONU en réitérant sa volonté de voir partir le président syrien  Bachar el Assad avant d'envisager une résolution contre la "menace terroriste" de Daech. Propos retranscrits de son intervention télévisée sur BFMTV après 18h30:

 

"L'opposition syrienne se bat contre Bachar el Assad comme légitime. J'ai eu des échanges avec le Premier ministreturc, libanais et des échanges avec le président Rouani d'Iran;

 

Nous devons tout faire pour qu'une transition politique puisse etre trouvée; elle passe par le départ de Bachar el Assad. Rien n'a changé. Et aucune initiative ne pourra nous faire croire qu'il faille revenir en arrière."

 

[...] Donc s'il doit y avoir une résolution (du Conseil de Sécurité de l'ONU) sur la Syrie, nous ne pouvons la soutenir que s'il y a une transition en Syrie".

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/09/28/97001-20150928FILWWW00311-assad-doit-partir-la-france-n-a-pas-varie-sur-ce-point-hollande.php

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/09/28/97001-20150928FILWWW00311-assad-doit-partir-la-france-n-a-pas-varie-sur-ce-point-hollande.php

Commentaire de Floris de Bonneville sur Boulevard Voltaire:

 

"Notre Président s’est ridiculisé devant le monde entier à la tribune des Nations unies. Poursuivant sa volonté d’abattre à tout prix le président Assad à qui il préfère l’opposition modérée dont il sait pourtant qu’armée, en partie par Fabius, elle se bat aux côtés et pour l’État islamique, Hollande s’enfonce dans une politique solitaire, irréaliste et criminelle.

 Il veut sauver le peuple syrien des mains du tyran responsable, pense-t-il (après avoir lu Le Monde ?), de 80 % des victimes civiles. Il persiste et signe devant une Assemblée générale indifférente à ce pantin qui gesticule tout au long de son discours, remuant les épaules, sautillant comme pour mieux marteler « Assad ne peut pas faire partie de la solution ».

Mais Hollande se retrouve bien seul. Après Barack Obama et Angela Markel revenus de leur ostracisme envers Assad, c’est au tour de Vladimir Poutine d’enfoncer le clou au cours d’un discours historique que la presse française a réduit a minima."

 

Source : Quand Poutine renvoie Hollande là où il devrait être : loin de nous, Boulevard Voltaire, 29/09/2015

 

Commentaire du spécialiste de la Syrie, Frédéric Pichon, Docteur en histoire, chercheur associé au sein de l'équipe EMAM de l'Université François Rabelais (Tours), pour RT en français, le 30 septembre 2015:

 

"Je crois qu'en réalité il ne faut pas accorder trop d'importance à la prestation de François Hollande devant l'ONU. En fait, au sein même de son gouvernement certains penchent, et au sein des services de renseignement, pour une solution pragmatique qui laisse la question du président syrien de côté. Aussi cette posture française [ndlr: le durcissement du ton de la France à New-York] a surtout été une manière de donner le change à nos alliés saoudiens. C'est quand même incroyable de voir que les deux seuls pays qui ont tenu ce langage à l'ONU sont la France et l'Arabie Saoudite. L'Arabie Saoudite dès le lendemain a dit «il faut que Assad parte, si ce n'est pas par la négociation, ce sera militairement, etc...». Pour moi, il s'agit juste de donner des gages à notre allié saoudien qui s'inquiète vraiment du lâchage des Etats-Unis."

 

Source: Pour Frédéric Pichon, cette enquête visant Assad est «le baroud d'honneur» d'une France isolée, RT en français, 30 sept. 2015

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