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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 13:36
Balzac explique (encore) notre société

Cet article intéressant d'Antoine Louvard dans le magazine Marianne sur : "Comment Balzac explique (encore) notre société".
 

L'auteur de l'article conclut à propos de Balzac, "créateur visionnaire et père du roman réaliste" dont "la lecture nous renseigne sur les soubassements de notre époque" :
 

A travers cette marchandisation à marche forcée et ce triomphe de l'argent roi, c'est bien le capitalisme en expansion que Balzac expose livre après livre. Les auteurs socialistes ne s'y sont d'ailleurs pas trompés. Thomas Piketty le cite régulièrement dans son volumineux Capital au XXIe siècle pour illustrer sa thèse sur la rente. Mais, bien avant lui, Engels déclarait qu'il avait plus appris sur l'économie et la politique à sa lecture qu'en parcourant économistes et historiens ; et Marx le plaçait, avec Cervantès, au sommet de son panthéon littéraire.

De même, la critique marxiste a donné quelques-unes des plus érudites et des plus complètes études sur le romancier : Georg Lukacs et son Balzac et le réalisme français (1935), Pierre Barbéris, auteur de Balzac et le mal du siècle (1970) et du Monde de Balzac (1973).

C'est que, si le prolétariat n'apparaît pas dans ses pages comme il le fera chez Zola, Balzac dresse le tableau du monde moderne en sociologue, examine les rapports de classes et les transformations sociales en cours au XIXe siècle, et dresse finalement, selon Barbéris, « le plus formidable acte d'accusation qui ait jamais été lancé contre une civilisation ».

Balzac, pourtant, on le sait, était plutôt porté vers le catholicisme et la monarchie, nostalgique d'un monde à jamais disparu. Mais le révolutionnaire et le légitimiste ont ce point en commun d'avoir le même adversaire : le bourgeois, que Flaubert définissait comme « quiconque pense bassement »

 

Merci à Marc M.

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