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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 09:05

L'Europe des banques avait tout fait pour faire entrer la Grèce dans la zone euro en 2001 via des comptes publics truqués. Entre 1997 et 1999, le déficit n’était pas passé de 4% à 1,8%, mais de 6,6% à 3,4%. La faute à une comptabilisation inventive des commandes d’armement et à des excédents surestimés des caisses d’assurance sociale. Et cela avant même que le pays ne décide en 2001 d’utiliser les techniques —légales à l’époque— de la banque américaine Goldman Sachs pour limiter le montant de sa dette. [1]

Le documentaire d'Arte publié le 4 septembre 2012 sur la banque américaine Goldman Sachs a expliqué que cette banque américaine a aidé la Grèce à trafiquer ses comptes publics... pour qu'elle entre dans la zone euro.

Les banques française en particulier détiennent des parts plus importantes dans la dette grecque que les autres pays. On comprend l'insistance de François Hollande à maintenir coûte que coûte ce pays dans la zone euro:

François Hollande : "La Grèce reste dans la zone euro. L'Europe a gagné"

Dans un tweet ce matin à 09:51, le chef de l'Etat a déclaré:

 

"Un accord a été trouvé. La France le cherchait, le voulait. La Grèce reste dans la zone euro. L'Europe a gagné."

 

L'Europe a gagné ou les banques ?

 

Les établissements français sont les plus engagés en Grèce, avec des créances qui atteignent environ 53 milliards d'euros. L'exposition globale du Crédit Agricole s'élève à près de 30 milliards d'euros. BNP Paribas a présenté, à ce jour, l'exposition à la dette grecque la plus élevée des banques françaises. Elle s'élève à 5 milliards d'euros, auxquels s'ajoutent 3 milliards d'euros d'engagements commerciaux sur des entreprises privées grecques. Société Générale, avait annoncé, mercredi [5 mai 2010 NDLR.], une exposition à la dette grecque de 3 milliards, en plus de sa participation de 54% dans la banque grecque Geniki Bank.

 

D'après les statistiques de la Banque des règlements internationaux (BRI) à fin 2009, les banques françaises sont exposées à hauteur de 75,172 milliards de dollars (57,41 milliards d'euros). Ce montant les place en tête des banques mondiales les plus exposées en Grèce.  Elles sont suivies par les banques allemandes, qui le sont à hauteur de 45 milliards de dollars, la Grande-Bretagne pour 11,28 milliards de dollars et les Pays-Bas pour 8,95 milliards. Pour un montant total de 188,6 milliards de dollars (141,8 milliards d'euros) de créances pour les banques européennes et de 236,2 milliards de dollars (177,3 milliards d'euros) pour les banques mondiales. [2]

à 09:19 La Grèce reste dans la zone euro, "c'était l'objectif" pour François Hollande

 

"L'accord permet à la Grèce de rester dans la zone euro, c'était l'objectif", a déclaré François Hollande suite à l'annonce d'un accord pour un troisième plan d'aide à la Grèce. "Je voulais plus que l'intérêt de la Grèce, c'était l'intérêt de l'Europe et aussi celui de la France. La France a eu un rôle particulier à jouer, celui de chercher à rapprocher les positions. Je pense que ça été pour l'Europe une bonne nuit". [3]

 

François Hollande : "La Grèce reste dans la zone euro. L'Europe a gagné"

Notes

 

[1] Comment la Grèce est entrée dans l'euro, Slate.fr, Jean-Marie Pottier, Economie 10.11.2011 - 8 h 07, mis à jour le 27.06.2015 à 15 h 06

[2] Les banques françaises très exposées à la dette grecque, Le Figaro, Home ECONOMIE Sociétés (archives), Par Guillaume Errard Mis à jour le 11/05/2010 à 19:45 Publié le 06/05/2010 à 19:44

[3 La zone euro trouve enfin un accord pour sauver la Grèce, Le Figaro, Home ECONOMIE Conjoncture, Par Mis à jour le 13/07/2015 à 09:57 Publié le 13/07/2015 à 06:06

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