""..., écrit Eloïse Gloria sur Boulevard Voltaire. En effet, au "pays des droits de l'homme" sans Dieu, voici un exemple d'opérations inhumaines imposées aux policiers et expliquant les raisons de l'épidémie frappant les "forces de l'ordre" se faisant "porter pâles" ... : pendant que des délinquants jouent de la kalach' en toute impunité dans les cités, un sexagénaire est éjecté de sa voiture par 20 policiers!
Il ne faut pas se garer sur un bateau : c’est une évidence que personne ne conteste. Mais suffit-elle à justifier l’intervention d’une horde de policiers venus extirper un homme de sa voiture en route pour la fourrière ? Apparemment, oui. Lundi après-midi (15 juin NDLR.), rue des Batignolles, à deux pas de la mairie du 17e arrondissement de Paris, un sexagénaire s’aperçoit que son véhicule est en train d’être remorqué par les services de fourrière. Il se précipite à l’intérieur pour empêcher l’enlèvement, mais deux des roues ne touchent déjà plus le sol : légalement, l’opération ne peut plus être interrompue.
Face à son refus d’obtempérer, les forces de l’ordre viennent en renfort : « C’était ambiance ! Il y avait du monde partout ! Une bonne vingtaine de policiers – à vélo, à pied, en voiture, en gilet pare-balles – et bien une quarantaine de badauds, riverains, passants […], invectivant les policiers », relate un témoin de la scène au Parisien. Traîné sur la chaussée sans ménagement, l’homme fait un léger malaise. « Les policiers lui ont passé de l’eau sur le visage, puis hop ! Dans la voiture de police, direction le commissariat. » Il risque 3 mois de prison et 3.750 euros d’amende. Fin de l’histoire. Mais ce n’est pas la seule.
... Chaque année, environ 250.000 voitures sont ainsi embarquées à Paris. Pas étonnant, les conducteurs de fourrière bénéficiant d’une prime selon leur assiduité. Le plus cocasse est qu’une partie d’entre eux ne possèdent pas le permis BE requis… et sont donc en infraction. Depuis le 1er janvier, les tarifs ont explosé dans la capitale : 150 euros l’enlèvement – soit une hausse de 20 % – et des frais de garde multiplié par trois, à 29 euros par jour. Ajoutez le montant de la contravention et l’addition dépasse allègrement les 200 euros.
Les recettes des fourrières françaises rapportent en moyenne 34 millions d’euros par an, dont deux tiers atterrissent dans les caisses de l’État. Ce petit business très lucratif est la porte ouverte à tous les abus. Des voitures ayant à leur bord un animal ou même un enfant sont délogées sans que le fouriériste ait pris la peine de vérifier ; en février dernier à Bordeaux, un véhicule de SOS Médecins avait été enlevé rue Sainte-Catherine alors que le praticien visitait trois patients, en pleine épidémie de grippe. ... Pendant ce temps, des délinquants jouent de la kalach’ en toute impunité dans les cités. Il y a décidément quelque chose qui cloche.
Source : Un sexagénaire éjecté de sa voiture par 20 policiers, Boulevard Voltaire, Eloïse Gloria
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