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26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 14:49
Marion Maréchal-Le Pen dénonce le "deux poids deux mesures permanent"

Invitée de Martial Bild dans une émission d'avril 2015 de "Bistro Libertés", Marion Maréchal-Le Pen dénonce le "deux poids deux mesures permanent", en utilisant la même expression que j'ai pu utiliser ici et . Face à la guerre démoniaque, historique, ethnique, culturelle, religieuse et civilisationnelle qui est menée au peuple français il est en effet important de populariser partout cette expression avec d'autres (guerre sémantique), afin qu'a minima, la balance revienne au milieu.

A écouter en fin d'émission (à partir 1:25:55) :

Je pense que le clivage droite-gauche en tant que parti politique est dépassé. C'est-à-dire que ce qui est censé représenter aujourd'hui la droite et ce qui est censé représenter aujourd'hui la gauche ne correspond plus à un véritable clivage parce qu'il y a une connivence absolument incroyable sur les sujets fondamentaux et notamment sur ce qui touche à la souveraineté et à l'Union européenne. En revanche, je pense qu'il y a une persistance de la droite et de la gauche en tant que courants politiques au sein de la vie politique française, pas forcément d'ailleurs là où on a casé les partis politiques.

Et je pense que parce qu'il y a des héritages - quoi qu'on en dise - culturels, historiques, politiques, une certaine conception de l'égalité par rapport à la liberté. [...] Et moi je m'inscris dans ce courant, à droite. Mais, je comprends, si vous voulez, et j'adhère à cette volonté de Marine Le Pen, de faire du Front national un parti transpartisan, et de ne pas se classer à droite ou à gauche. Parce que déjà mécaniquement vous êtes associé aux partis qui incarnent cette droite et cette gauche. Donc soit l'UMP, soit le PS. Et vous risquez un destin funeste qui est celui du Parti communiste qui est resté très longtemps à 30% et qui maintenant est condamné à être une béquille lamentable et inutile du Parti socialiste. Moi je ne veux pas de ce destin-là pour mon mouvement.

En plus, je pense que se classifier de cette sorte-là, empêche peut-être psychologiquement un électorat qui pourrait entendre nos arguments de venir à nous parce qu'ils se disent tiens ils sont de droite et donc il y a un blocage de principe, ou tiens ils sont de gauche et il y a un blocage de principe. C'est pour cela d'ailleurs que Nicolas Sarkozy, pour le coup, dit que nous sommes d'extrême-gauche, puisque du coup l'électorat UMP est un peu perturbé. [...] Ce qui ne m'empêche pas de dire qu'au sein de ce mouvement, je fais partie du courant de droite et j'assume.

A la question de Martial Bild " Vous êtes catho ?", Marion Maréchal-Le Pen répond :

Je suis catholique oui. J'ai une vraie démarche spirituelle, même si je ne suis pas la plus pratiquante des catholiques. Mea culpa.

[...] Mais, oui c'est important. C'est quelque chose qui structure mon combat indéniablement. C'est une chose qui m'accompagne dans mon combat. Parce que croyez-moi il y a des grands moments de solitude en politique. Et ce qui est intéressant dans la prière et dans la religion, c'est que cela permet aussi une remise en question, une introspection, parfois des petites leçons d'humilité qui sont nécessaires. Et puis quand face à de grands moments d'angoisse dans de grandes émissions, et bien prier et avoir le sentiment de ne pas être totalement seule, c'est quand même utile. Donc évidemment, c'est quelque chose qui anime mon combat. Et je le dis fièrement parce que je pense si vous voulez que le grand drame des catholiques aujourd'hui en France, c'est qu'ils sont désarmés psychologiquement. Ils sont en fait dans une espèce - de moins en moins mais quand même - de honte, de culpabilité. Le mot c'est malheureux comme un catholique en France, aujourd'hui. [1] C'est vrai que c'est absolument terrible ce qu'ils peuvent subir politiquement. Et le deux poids deux mesures permanent. Donc, si je peux permettre à cela, au moins au minimum, c'est de permettre aux catholiques de France de droite de se sentir fiers. C'est ce que j'ai envie de leur dire et c'est aussi ce que j'ai envie un peu de porter, du moins tant que je pourrai le faire.

[1] Marion Maréchal-Le Pen paraphrase ici l'expression servant à décrire l'état des Juifs en France : "Heureux comme un juif en France" ou "Heureux comme Dieu en France." Vivre heureux «comme Dieu en France», proclamait un vieux dicton yiddish répandu en Europe orientale parmi les ashkénazes fascinés par ce pays de liberté qui, le premier, émancipa ses juifs. Il faut en effet rappeler que le processus d'émancipation a débuté avec l'Édit de tolérance de Louis XVI (édit de Versailles de 1787). Cet édit conservait le catholicisme comme religion d’État du royaume de France, mais ses décrets réduisaient à néant l’édit de Fontainebleau de Louis XIV (1685) en soulageant les non-catholiques – calvinistes, luthériens et juifs qui, dorénavant, pouvaient bénéficier de l'état civil sans devoir se convertir au catholicisme.

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commentaires

P
Avant de tresser des couronnes à Marion , il faudrait que Martial Bild se souvienne qu'elle fait parie intégrante du neo-FN, dont il a été exclu.! D'autre part, son comportement actuel vis-à-vis de JMLP et de Gollnisch est totalemenbt inacceptable. Elle a fait allégeance publique à la virago laïciste et ripoublicaine MLP.. Et elle se prétend catholique ! A d'autres ! elle fait partie, comme Collard et Philippot de la clique qui a fait main basse sur le FN et trahi tous ses principes. Pouah !
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