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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 12:12
La Crise post-moderne trouve son origine dans la crise de l'autorité

Toutes les crises que nous connaissons dans la société (crises de l'autorité à l'école, refus d'obéissance des enfants, crises éducatives, crises morales, crises culturelles et même crises économiques, etc.), toutes ces crises trouvent leur source dans une seule et même crise, qui est une conception erronée de l'autorité formulée par les Barbares révolutionnaires de 1789. Et le drame est que cette erreur fondamentale se répand lentement par métastases dans tout le corps social jusqu'à tuer la société elle-même.

 

"Il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu". Epître aux Romains, 13, 1 : Le pouvoir vient de Dieu.

 

En 1789, la Révolution détruit cet enseignement divin. Elle détruit l’autorité et prétend que l'autorité vient d'en dessous, des inférieurs :

 

"Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. " (Article 3 de la Déclaration des droits de l’homme de 1789.)

 

Cette nouvelle conception de la "souveraineté" a pu conduire en 1789 des fanatiques à détruire un million de fois plus d'oeuvres d'art qu'aujourd'hui les djihadistes de l'état islamiste.

 

Cette fausse conception de l'autorité fait des "citoyens" des commandés et des commandeurs à la fois. Or, l'homme ne peut à la fois être son propre principe de commandement (conception schizophrène,) s'il n'a pas d'abord un principe supérieur. Aujourd'hui cette erreur sur l'autorité conduit des enfants à donner quasiment des ordres à leurs parents ou à leurs professeurs, sous couvert d'égalité et de recherche de l'épanouissement personnel des enfants. Ceci se fait dans le cadre d'une politique gouvernementale issue de l'"Education nationale", relayée par des "éducateurs", des conseillers d'"éducation", des pédagogues et autres professionnels de l'"éducation".

 

La conception erronée de l'autorité issue de 1789 conduit l'école républicaine dans l'impasse. Et des ministres républicains se rendant compte du problème cherche à y remédier en copiant la monarchie verticale en établissant une nouvelle religion, la "religion de la république" (version Claude Bartolone), la "religion de la république" (version Vincent Peillon), qui devient ainsi le nouveau principe supérieur nécessaire à l'équilibre de l'édifice franc-maçonnique (C. Bartolone et V.  Peillon sont deux adeptes de la franc-maçonnerie). Ce nouveau principe supérieur vient remplacer l'ancien principe supérieur qui avait été éliminé par l'école républicaine, « laïque » et obligatoire : Dieu et la religion catholique.

 

Or, qui peut aimer et croire dans un régime politique né dans un bain de sang (génocide vendéen), et perpétué par la violence, l'orchestration de la division et du chaos institutionnalisé ? Personne.

 

Si l’on veut rétablir l’ordre naturel chrétien, supprimer le désorde maçonnique, et refonder la société sur ses bases naturelles (et donc pérennes), il faut commencer par supprimer la conception erronée de l'autorité issue de 1789, et affirmer clairement que l'autorité vient de Dieu et non du peuple. Cf. "Dieu, principe et modèle de toute autorité". Il s'agit d'affirmer que la démocratie comme "religion" horizontale est une impasse qui conduit à la destruction de la société et que les droits de l'homme de 1789 dans leur article 3 conduisent à la mort de la société par un retour inévitable à la barbarie.

 

C'est la verticalité de l'autorité que l'on trouve dans la religion catholique et la société chrétienne, qui fait qu'une société tient debout et peut progresser. Cette verticalité du pouvoir se rencontre dans la monarchie classique française. La république avec sa "religion de la république" cherche à en reproduire le modèle à son profit. L'autorité vient d'en haut et non d'en dessous. Même la république en vient à le reconnaître nécessairement. L'autorité qui se trouve en-dessous, ou à côté de moi, à mon hauteur, n'est pas respectée très longtemps car elle n'a aucune force, aucun principe supérieur pour être respectée (aucune légitimité). La "Souveraineté nationale" (article 3 de la Déclaration des droits de l'homme de 1789) est une erreur qui ne peut en aucun cas fonder un ordre politique pérenne, à moins de devenir dictatoriale et totalitaire (Exemples: démocraties populaires, régimes hitlérien nazi, communiste, nouvel ordre mondial et "moyens plus contraignants encore", ce que lui permet la fiction de la "représentation" politique).

 

Une authentique résistance à la barbarie généralisée et institutionnalisée (article 3 DDH 1789) doit se concrétiser par une institutionnalisation d'une autorité fondée sur le seul roc solide : Dieu. Ce Dieu que la république a chassé et fait revenir d'une manière détournée et fausse avec sa "religion de la république".

 

Tous les partis, mouvements, et rassemblements qui se disent encore "chrétiens", doivent faire un tout autre constat qu'ils ne le font pour le moment, vu qu'ils continuent de propager le mensonge révolutionnaire de la "Souveraineté nationale", cause du mal et conséquence du cancer qui tue la société. Ils s'imaginent faire de la "politique" sur la base de la conception erronée de l'autorité. Autant vouloir vider la mer avec un dé à coudre !

 

Conclusion

 

1. Il y a une Crise de l'autorité.

2. Cette crise de l'autorité provient du modèle révolutionnaire républicain dit "laïque" fondant le pouvoir dans la "Souveraineté nationale" (humaine), conception erronée de l'autorité.

3. Cette fausse autorité a échoué. Son échec conduit des ministres de la république "laïque" à prôner une nouvelle religion comme principe supérieur, la "religion de la république". Ceci est évidemment contradictoire avec la "laïcité" de l'Etat et tous les dogmes républicains...

4. La république religieuse ne pourra pas tenir longtemps ainsi ni imposer sa "religion" dans le coeur de personne. La religion républicaine est impuissante à sauver du Mal quiconque.

5. Seul un retour à la conception verticale de l'autorité (monarchie), et à la vraie religion (la religion catholique qui était celle des Gaulois avant la conversion de Clovis) sauvera la société de la Barbarie généralisée et institutionnalisée.

 

Charles Maurras disait : "la démocratie c'est la mort", aujourd'hui nous pouvons dire : la monarchie c'est la vie !

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