Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/benedictedassise.jpg

Illustration extraite du pied de la croix qui est au-dessus de l'autel de la Basilique Sainte-Claire d'Assise.

 

Bienheureuse Bénédicte, clarisse (+1260)

 

Appelée aussi Benoîte, elle était clarisse au couvent de Saint-Damien dont l'abbesse n'était autre que Sainte Claire. Elle succéda à cette dernière à sa mort en 1253, en donnant l'exemple d'une constante régularité et d'une stricte pauvreté.

Bénédicte fut tenue en grande vénération. Elle remit son âme à Dieu en 1260.

 

Sources: 1, 2

Repost 1
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 00:00

Sainte-Louise-de-Marillac.jpg

 

Louise de Marillac, naquit le 12 août 1591, à Ferrières-en-Brie où elle fut baptisée avant que son père, dont elle était la fille naturelle ne s'installât à Paris. Après que son père se fut remarié, avec Antoinette La Camus (12 janvier 1595), elle fut mise, en 1602, en pension chez les Dominicaines du monastère royal Saint-Louis de Poissy où Louis de Marillac avait une tante religieuse ; elle fut ensuite confiée à un petit pensionnat, chez une bonne fille dévote, avec d’autres demoiselles, où elle fut initiée aux travaux ménagers et à la peinture.

 

Après la mort de son père (25 juillet 1604), Louise songea à devenir capucine, mais elle fut refusée par le provincial des Capucins, Honoré de Champigny.

 

Le 6 février 1613, on lui fit épouser, à la paroisse Saint-Gervais de Paris, un secrétaire des commandements de Marie de Médicis, Antoine Le Gras, écuyer, homme de bonne vie, fort craignant Dieu et exact à se rendre irréprochable, dont, le 18 octobre 1613, lui naîtra un fils, Pierre-Antoine, qu'elle élèvera à partir de 1619 avec les sept enfants d'une de ses cousines défunte.

 

Mélancolique, inquiète et scrupuleuse, Louise de Marillac était sans cesse agitée par le doute sur elle-même que Jean-Pierre Camus, son directeur spirituel, avait beaucoup de mal à apaiser. Son angoisse grandit encore lorsque son mari tomba malade d’un mal que l’on jugeait incurable et dont elle se croyait la cause pour n’être pas entrée en religion.

 

Le 4 juin 1623, jour de la Pentecôte, elle était à la messe, à Saint-Nicolas-des-Champs, lorsque, en un instant, elle fut libérée de ses doutes : "Je fus avertie que je devais demeurer avec mon mari et qu’un temps viendrait où je serai en état de faire vœu de pauvreté, chasteté et obéissance, et que ce serait avec des personnes dont quelques-unes feraient le semblable."

 

Vers la fin de 1624, elle se mit sous la direction de S.  Vincent de Paul qui s’était fait longtemps prier pour accepter.

Après la mort de son mari, le 21 décembre 1625, elle fit vœu de viduité et mena dans le monde une vie toute religieuse où elle conjuguait, avec un règlement très strict, la prière et le secours des pauvres, sans cesser d'être attentive à l'éducation de son fils.

Elle s’installa rue Saint-Victor, tout près du collège des Bons-Enfants que Mme de Gondi venait de donner à Vincent de Paul qui l’employait dans les Charités, ces groupements de dames et de filles pour l’assistance des malades dans les paroisses et les visites à domicile.

Sainte Louise de Marillac, veuve et cofondatrice (1591-1660)

En 1628, lorsque son fils fut entré au séminaire Saint-Nicolas-du-Chardonnet, elle disposa davantage de temps pour se consacrer aux œuvres et Vincent de Paul la chargea de surveiller les Charités, de modifier leur règlement et de visiter celles des provinces. Elle n’eut aucun mal à persuader Vincent de Paul que les Dames associées ne pouvaient rendre aux malades les services pénibles qu’exigeait leur état, et qu’il fallait songer à réunir des personnes zélées pour se dévouer entièrement à l’œuvre sans autres devoirs et préoccupations au dehors. C’est ainsi que naquirent les Filles de la Charité (1633).

 

Jusqu'à sa mort (15 mars 1660), elle gouverna les Filles de la Charité pour qui elle rédigea trois règlements successifs.

Tableau, dans l'église de Miniac-Morvan (35), représentant les quatre sœurs d'Arras dans la charrette qui les conduit vers la guillotine (1794).

Tableau, dans l'église de Miniac-Morvan (35), représentant les quatre sœurs d'Arras dans la charrette qui les conduit vers la guillotine (1794).

Son corps repose à Paris, au 140 rue du Bac, dans la Chapelle Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, où il y a aussi le corps de Ste Catherine Labouré et le cœur de S. Vincent de Paul.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d9/Louisedemarillac.jpg/800px-Louisedemarillac.jpg

 

 

Louise de Marillac fut béatifiée le 9 mai 1920 par Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) et canonisée le 11 mars 1934 par Pie XI (Ambrogio Damiano Ratti, 1922-1939).

 

Le Bx Jean XXIII (1958-1963) la proclama, en 1960, Patronne de tous ceux qui s'adonnent aux œuvres sociales chrétiennes.

Sainte Louise de Marillac, veuve et cofondatrice (1591-1660)

 

Sources: (1), (2)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 00:00
Sainte Mathilde de Germanie, Reine

Sainte Mathilde de Germanie, Reine

Henri Ier et Mathilde de Germanie, par Konrad Astfalck, 1896

Henri Ier et Mathilde de Germanie, par Konrad Astfalck, 1896

Epouse d'Henri Ier, roi de Francie orientale (Germanie), Mathilde formait avec Henri un couple très uni, priant ensemble. Ils eurent cinq enfants.

Devenue veuve en 936, elle chercha à réconcilier les deux ainés de ses enfants qui se disputaient la couronne de leur père. Ne pouvant être écoutée, elle se retira dans un monastère de Westphalie, jusqu'à ce que ses fils, honteux de leurs actes, la rappellent.

L'aîné Othon alla se faire sacrer Empereur d'Allemagne à Rome, et Mathilde profita de sa régence pour fonder nombre d'églises, hôpitaux, et quatre monastères bénédictins, dont celui de Quedlinbourg où elle mourut et fut enterrée.

Mathilde est vénérée par l'Eglise catholique romaine, son culte étant surtout répandu en Saxe et Bavière. Elle est fêtée le 14 mars. Elle est la patronne des familles nombreuses et est invoquée pour venir en aide aux parents en conflit avec leurs enfants.

Les détails de sa vie proviennent majoritairement de Rerum Gestarum Saxonicarum (Histoire des Saxons) du moine chroniqueur Widukind de Corvey et de deux hagiographies (la vita antiquior and vita posterior) écrites respectivement en 974 and et 1003.
 

 

Sainte Matilde, Basilique Notre Dame de Genève, Suisse  Sainte Mathilde, Basilique Notre Dame de Genève, Suisse

Sources : 1, 2

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:00
Rodrigo de Córdoba - tableau de Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682) - musée de Dresde

Rodrigo de Córdoba - tableau de Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682) - musée de Dresde

Saint Rodrigue avait deux frères vivant à Cordoue sous la domination arabe. L'un était chrétien et l'autre musulman ; ils se battaient souvent pour des questions de religions. Un jour, voulant les séparer, il reçut tous les coups et fut considéré comme mort. Son frère catholique s'enfuyant par crainte du calife d'Espagne, son autre frère musulman emmena son corps en ville et accusa le catholique d'avoir tué un musulman, prétendant que Rodrigue s'était converti.

Rodrigue revint alors à lui et nia son attachement à l'islam, criant haut et fort sa foi chrétienne. Le Cadi le mit alors en prison pour "apostasie" où il rencontra Salomon, accusé du même crime : être chrétien. Liant amitié, ils passèrent le peu de temps qu'il leur restait en prière.

Ils furent décapités le même jour à Cordoue.

 

Sources: (1), (2), (3)

 

Autres saints martyrs dans l'Espagne Al-Andalus  :

 

Saints Nathalie, Aurèle et leurs compagnons, martyrs (+ 852)

- Sainte Olive (ou Olivia), martyre (9ème s.)

- Saint Parfait de Cordoue, prêtre et martyr (+ 850)

- Saintes Flora et Maria, martyres († 851)

Repost 1
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 00:00

http://nominis.cef.fr/images/gallerie/rosine.jpgOn sait très peu de choses sur sa vie ; elle est vénérée en Allemagne depuis le XIVème siècle, dans l'église de Wengligen, du diocèse d'Augsbourg.

 

Jusqu’à une date récente nos calendriers mentionnaient à ce jour les saints Euloge ou Euthime, vénérables martyrs du IX° siècles. C’est sans doute l’engouement récent –et relatif – pour le prénom féminin de Rosine qui a valu à notre sainte sa place au 11 mars. Pourtant, le martyrologe romain ignore superbement notre sainte dont on ne sait pratiquement rien. En Allemagne, elle fut une des saintes les plus populaires dans le diocèse d’Augsbourg. En témoignent les nombreuses prières populaires et images pieuses représentant notre sainte avec le glaive et la palme de son martyre. Depuis le XIII° siècle, elle est la patronne principale de Wenglingen, près d’Apfeltrang où un tableau la représentant dans la gloire de son martyre domine le maître-autel de l’église principale. Les traditions locales en font une vierge ermite martyre au IV° siècle. Une chronique ancienne rapporte que lors de la procession de la Fête-Dieu 1769 à Miesbach la sainte était représentée en un tableau vivant, faveur réservée aux bienheureux les plus connus et vénérés. Elle est toujours fêtée le 11 mars à Wenglingen.

 

Sources: 1 ; 2 ; 3

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 00:00
Saint Jean de Dieu

Saint Jean de Dieu

http://i44.servimg.com/u/f44/11/64/82/51/image_10.jpg

 

Saint Jean de Dieu, fondateur des Frères de la Charité (1495-1550),

Père de l'hôpital moderne 

        « C’est un fou ! », un aliéné ou un révolutionnaire. Il croit à l’accompagnement thérapeutique et aux soins palliatifs. Il a une manière de parler aux malades, de tenir la main des mourants et de calmer les malades mentaux qui inquiète les partisans des saignées et des camisoles de force. Son père vendait des melons et des olives, et lui, João Cidade, est un pauvre portugais qui se retrouve vagabond pendant 33 ans.

À huit ans, pour des raisons que l'on ignore, le petit portugais Joao Ciudad fait une fugue et se retrouve, vagabond, sur les routes. Pendant 33 ans, il va mener une vie d'errance : enfant-volé puis abandonné par un prêtre-escroc, il parcourt l'Espagne.

http://covers.openlibrary.org/b/olid/OL564577M-M.jpg        Tour à tour berger, soldat dans l'armée de Charles Quint, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire... Le vagabond, un moment occupé à guerroyer contre les Turcs en Hongrie, se retrouve à Gibraltar. Et c'est là qu'un sermon de saint Jean d'Avila le convertit, le 20 janvier 1539. Il en est bouleversé et confesse publiquement son égarement. Il en est si exalté qu'on l'enferme avec les fous. Là, il découvrit la misère de ceux-ci et décida d'humaniser les hôpitaux.

        Ses collaborateurs étaient des pécheurs, des assassins, tous repentis. Son action envers les plus démunis fut couronnée de succès lorsque nombre de prostituées qu'il aidait changèrent de métier. Tout ce qu'il a découvert et souffert, va le faire devenir bon et miséricordieux pour les misérables. Il collecte pour eux, ouvre un hôpital, crée un Ordre de religieux, l'Ordre de la Charité.        

L'hôpital qu'il a fondé à Grenade donnera naissance aux Frères Hospitalier de Saint Jean de Dieu. Les "Frères Hospitaliers", qui portent son nom encore aujourd’hui, sont créés. Son hôpital prend bientôt de prodigieux accroissements, des aides financières de dernière minute viennent régulièrement sauver cette oeuvre de la charité. On vit bien alors que cet homme, traité partout d'abord comme un fou, était un saint.

Pour procurer des aliments à ses nombreux malades, Jean, une hotte sur le dos et une marmite à chaque bras, parcourait les rues de Grenade en criant: "Mes frères, pour l'amour de Dieu, faites-vous du bien à vous-mêmes." Sa sollicitude s'étendait à tous les malheureux qu'il rencontrait; il se dépouillait de tout pour les couvrir et leur abandonnait tout ce qu'il avait, confiant en la Providence, qui ne lui manqua jamais.

Un jour, un pauvre qu'il soignait disparut en lui disant: "Tout ce que tu fais aux pauvres, c'est à Moi que tu le fais."

http://4.bp.blogspot.com/_ouHd8TTf3HI/ScH9uk5CbUI/AAAAAAAAA-Q/cEZ99WVPfIg/s200/aphp-grand.jpgA 55 ans, Saint Jean de Dieu (1495-1550) meurt d’épuisement. Au moment de mourir, il dira :" Il reste en moi trois sujet d'affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j'ai contractées pour les soutenir."

Il a été proclamé par Léon XIII, patron des malades et des hôpitaux en 1886, et par Pie XI, patron des infirmiers et infirmières en 1930.
Les institutions créées par lui devinrent en France « l’Assistance Publique ».
Musée de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris
Hôtel de Miramion
47, quai de la Tournelle, 5ème arr.


Sources :
12, 3, 4

-----------------------------------------------

Quelques mots sur la charité publique au dit "Moyen Âge" et sous l'"Ancien Régime"

 

La fameuse "dîme", redevance collectée en faveur de l'Eglise qui a donné lieu dans la propagande des mythographes républicains aux calomnies les plus éhontées servait à financer l'assistance publique et réellement gratuite de l'époque.

acquis-1789.jpgIl faut savoir que 
"[l]es œuvres charitables et sociales qui sont aujourd'hui à la charge de l'Etat et des communes, c'est-à-dire en réalité à la charge des contribuables, l'Eglise de l'Ancien Régime les alimentait presque uniquement de ses fondations et de ses revenus." (Jean Guiraud, Histoire partiale histoire vraie, tome III, L'Ancien Régime, 5° édition, Gabriel Beauchesne & Cie Editeurs, Paris 1914, p. 354.)

 

"Les ennemis de l'Eglise insistent sur l'établissement de la dîme ecclésiastique dès les premiers siècles de notre histoire nationale et la présente comme un ignoble impôt au clergé, nous répondons en énumérant les services que, grâce à cette dîme, le clergé rendit à la civilisation dans le haut Moyen-Âge, la dîme servait à alimenter la charité paroissiale, pendant plus de 1200 ans, le budget de l'Eglise fut en même temps celui de l'assistance et de la charité publiques:
- les aumônes, l'hospitalité (les Hospitaliers, les règles de saint Benoît, règle bénédictine, les nombreuses congrégations hospitalières),
- œuvre d'assistance et d'enseignement (scolarisation gratuite),
- œuvres de piété ou de charité,
- constructions de cathédrales,
- aumônes épiscopales,
- hospitalité monastique,
- asiles pour les pauvres,
- hospices pour les vieillards, les enfants abandonnés, les orphelins,
- l'Ordre de Saint Antoine,
- le soin des lépreux, léproseries, ordre de Saint–Lazare,
- le soin des aveugles,
- les "Maison-Dieu", les "Hôtels-Dieu", la nourriture, les soins des malades, des sans-abris, des mendiants, des étrangers (Saint Jean de Dieu), les hospices pour les voyageurs, les ordres de Saint-Jacques, de Roncevaux,
- l'excellente tenue des hôpitaux au dit "Moyen Âge", l'architecture hospitalière, les soins de propreté et d'hygiène, les distributions quotidiennes de pains aux pauvres, aux orphelins, aux veuves, aux infirmes et aux vieillards (abbaye de Cluny), la science médicale, etc., toutes choses que les ennemis de l'Eglise, et les mythographes républicains comme par hasard, oublient de signaler.

 

Les règles hospitalières du Moyen Âge appellent presque toujours les malades, "nos seigneurs les malades", vrais représentants du Christ souffrant.


C'était surtout sous la direction des évêques, protecteurs nés des faibles et des malheureux, que se développait le mouvement charitable, ils créaient ces Hôtels-Dieu que l'on retrouve à l'ombre de toutes les cathédrales. Dans la plupart des pays d'Europe, les maladreries étaient sous la juridiction directe des évêques." (Jean Guiraud, ibid., p. 210.)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 00:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/49/Verri%C3%A8re_de_Sainte_Perp%C3%A9tue_%28%C3%A9glise_Notre-Dame_de_Vierson%2C_XIXe_si%C3%A8cle%29.jpg/440px-Verri%C3%A8re_de_Sainte_Perp%C3%A9tue_%28%C3%A9glise_Notre-Dame_de_Vierson%2C_XIXe_si%C3%A8cle%29.jpg

Martyre de sainte Perpétue et de ses compagnons. Vitrail de l'église Notre-Dame de Vierzon (XIXe siècle).

 

Perpétue est une jeune patricienne, Félicité une jeune esclave. Elles avaient toutes deux demandé le baptême à l'évêque de Carthage.

L'empereur Septime Sévère ayant interdit le christianisme, le groupe des catéchumènes, dont elles faisaient partie, est arrêté, avec Sature, Saturnin, Révocat et Secondule, à Thuburbo minus (Tebourba, actuelle Tunisie), au sud-ouest de Carthage (203). Pendant plusieurs mois, ils connurent la prison dans des conditions très dures, d'autant qu'ils étaient dans l'incertitude du sort exact qui les attendait. Perpétue a laissé une relation écrite de sa détention (Actes et Passions des martyrs chrétiens des premiers siècles, Cerf 2010). Il s'agit d'un témoignage de femme unique dans l'Antiquité. A plusieurs reprises, Perpétue affronte victorieusement les autorités, celles de l'Etat, celle de son père ou encore celle du tribun responsable de la prison militaire. [4]

Félicité était enceinte et Perpétue, jeune mariée, allaitait son enfant. Le père de la jeune femme tenta en vain de la faire sacrifier aux dieux au nom de l'amour maternel. Quant à Félicité, elle mit au monde une petite fille dans sa prison. Trois jours après la naissance, elle était martyrisée et l'enfant fut adoptée par une chrétienne de la ville.

Extraits de la Passion de Perpétue et Félicité :

 

"Un autre jour, pendant que nous prenions notre repas, on nous emmena subitement pour etre interrogés et nous arrivâmes au forum. Le bruit se répandit aussitôt dans les environs du forum et une foule immense se rassembla.

Nous montâmes sur l'estrade. Interrogés, les autres firent leur confession de foi. On en vint à moi, et mon père apparut soudain avec mon fils; il me tira de la marche et dit :

"Sacrifie, aie pitié de ton enfant."

Le procurateur Hilarianus, qui avait alors reçu le droit de glaive à la place du proconsul Minucius Timinianus, défunt, dit :

"Epargne les cheveux blancs de ton père, épargne l'enfance de ton fils, fais le sacrifice pour le salut des empereurs."

Je répondis :

"Je suis chrétienne."

Et comme mon père se tenait près de moi pour provoquer ma chute, Hilarianus ordonna de le repousser et on le frappa d'un coup de verge. J'eus de la peine pour ce qui arrivait à mon père, comme si j'avais été frappée moi-même, j'eus de la peine aussi pour sa vieillesse malheureuse. Alors le procurateur prononce sa sentence sur tous et nous condamne aux bêtes, et tout joyeux nous revenons à la prison.

Texte issu d'Actes et Passions des martyrs chrétiens des premiers siècles, Cerf 2010.

Comme leurs compagnons, Perpétue et Félicité furent livrées aux bêtes du cirque, enveloppées dans un filet, et livrées à une vache furieuse.

Elles attirèrent la pitié des spectateurs devant ces jeunes mères torturées. L'une des jeunes femmes était très frêle et l'autre venait d'accoucher.

Perpetue, la première, fut projetée en l'air et retomba sur le dos. Sa tunique se déchira sur le côté. Alors, elle s'assit, et l'arrangea afin de cacher ses cuisses, plus préoccupée de sa pudeur que de sa souffrance. Ensuite, elle chercha une épingle à cheveux et rattacha sa chevelure qui s'était défaite. Elle ne voulait pas endurer le martyre les cheveux dénoués et paraître porter le deuil en pleine gloire. Pour une romaine, c'est un signe d'affliction de laisser ses cheveux libres sur ses épaules. Puis elle se releva et voyant Félicité à terre, elle alla vers elle, lui tendit la main et l'aida à se relever. Toutes les deux restèrent ainsi debout. La cruauté de la foule en fut vaincue et on les reconduisit par la porte des Vivants. On les acheva en les égorgeant. C'est Perpétue qui guida la main de l'apprenti gladiateur chargé de l'égorger.

 

 

Selon les "acta" de leur martyre, des témoins disaient :

Leur visage était rayonnant et d'une grande beauté. Il était marqué non de peur mais de joie.

Le culte des deux jeunes femmes connut très vite une grande popularité : leur jeunesse, leur situation de mère de famille, leur courage, le fait qu'elles fussent des catéchumènes les font figurer en tête des martyres mentionnées dans la première prière eucharistique de la liturgie latine.

Elles sont fêtées par les Eglises d'Orient le 1er février.

 

Sources

1; 2; 3. Anne Bernet, Les Chrétiens dans l'Empire romain, des persécutions à la conversion Ier - IV° siècle, Perrin, Mesnil, sur-l'Estrée 2003; [4] Revue Codex, 2000 ans d'aventure chrétienne, Editions CLD, n° 1, Automne 2016, p. 128-129.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 00:00
Statue de sainte Colette : monastère des Clarisses à Poligny (Jura)

Statue de sainte Colette : monastère des Clarisses à Poligny (Jura)

Ses parents qui habitent Corbie en Picardie, ne peuvent avoir d'enfants. Mais sa mère, qui prie S. Nicolas, est un jour enceinte. Elle a soixante ans. Heureuse de cette naissance qui a eu lieu le 13 janvier 1381, elle appelle sa fille Nicolette. Elle est élevée dans la crainte de Dieu et la pratique des vertus chrétiennes.

Colette est si petite que tout le monde se moque d'elle. On l'appelle "la naine". A quatorze ans, elle se rend à Notre-Dame-de-Berbières, haut lieu de pélerinage, et prie ainsi: "Hélas, sire, s'il vous plaît-il que je demeure aussi petite!" Et, dit la narration, "incontinent, l'oraison terminée, elle trouva qu'elle était creuche (accrue) et qu'elle était plus grande au retourner qu'elle n'avait été au venir". Depuis, les petites filles de Picardie chantent : "Sainte Colette, tire-moi les jambettes, rends-moi sage et parfaite". [1]

Colette s'est fait une solitude de la maison paternelle, vivant retirée dans une petite chambre, où elle partage son temps entre la prière et le travail des mains. Alarmée du péril auquel l'exposait sa beauté, elle prie Dieu de la lui ôter; et elle devient si maigre et si pâle, qu'elle est à peine reconnaissable.

Devenue orpheline à dix-huit ans, Colette se sépare de ses biens au profit des pauvres et fait plusieurs essais de vie religieuse. Elle obtient du père Abbé d'un monastère voisin, la possibilité d'entrer chez les béguines d'Amiens malgré son âge. Elle n'y reste qu'un an jugeant leur vie trop douce. Même déception chez les bénédictines, puis chez les clarisses. Son père spirituel est franciscain et comprend son désir d'austérité. Il la fait entrer dans le Tiers-Ordre de Saint François comme recluse à Corbie où elle reste quatre ans entiers, dans une cellule étroite, chargée d'un cilice et de chaînes de fer, et s'abandonnant à toutes les austérités de la pénitence. [2]

 

Là, elle doute de ses révélations intérieures et devient aveugle jusqu'à ce qu'elle consente à répondre à un appel de Dieu à réformer le Second Ordre de Saint François, les Clarisses. Après avoir reconnu en effet, par plusieurs inspirations, que la volonté de Dieu était qu'elle travaille aussi au salut des autres, elle obtient de rencontrer le pape Benoît XIII qui réside alors en Avignon. Ce pape était un "antipape d'Avignon" du Grand Schisme qui déchirait alors l'Occident. Mais son sens spirituel était réel et profond. Il reçut la profession religieuse de sainte Colette dans la règle de Sainte Claire et la nomme abbesse de tous les monastères qu'elle sera amenée à fonder ou réformer. Si Colette s'adressa à Benoît XIII, c'est que, dans l'incertitude sur l'obédience à laquelle il fallait se rattacher, elle suivit la France entière, qui avait reconnu le pape d'Avignon ; mais dès les décisions connues du concile de Pise, elle fit ratifier par Alexandre V, l'élu du concile, les faveurs reçues précédemment de Benoît XIII. [3]

Sainte Colette de Corbie, clarisse († 1447)

Sa mission confirmée par le pape, Colette vient alors en Franche-Comté, parcourt la Bourgogne, la Savoie, l'Espagne, l'Allemagne et la Belgique, fondant dix-huit monastères très observants, dont celui de Poligny (Jura) - ses religieuses sont appelées "colettines" -et celui de Besançon, puis bien d'autres.

Grâce à elle, les Clarisses reviennent à leur idéal primitif de "pauvres dames" et les monastères se multiplient.

Elle aime dire : "La vraie sagesse se soumet à Jésus et à la Vierge sa douce Mère". [4]

Tandis qu'elle vivait recluse à Corbie, Colette reçut des visions de saint François d'Assise. Un jour, elle vit François qui la présentait à Dieu comme la réformatrice de son ordre. [5]

Colette meurt à Gand en Belgique, à 66 ans, le 6 mars 1447. Elle est invoquée contre la stérilité, et pour la guérison des maladies des yeux.

Son corps sera, par la suite, transporté à Poligny dans le Jura.

Colette est béatifiée en 1625 et canonisée le 24 mai 1807 par Pie VII.

 

PRATIQUE. Aimez à méditer la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, les vendredis surtout.  

 


Sources

 

[1] Le Petit Livre des Saints, Editions du Chêne, tome 2, 2011, p. 48; [2] Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 65; [3] L'Evangile au quotidien; [4] http://saintsdefrance.canalblog.com/archives/2009/04/24/13496318.html; [5] http://nouvl.evangelisation.free.fr/leblanc_colette_de_corbie.htm

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 00:00
Saint Adrien de Césarée, martyr († 309)

Martyrologe Romain : À Césarée de Palestine, en 309, saint Adrien, martyr. Durant la persécution de Dioclétien, par ordre du préfet Firmilien, le jour où l’on avait coutume de fêter le jour natal de la Fortune des Césars, il fut, à cause de la foi au Christ, exposé d’abord à un lion, puis égorgé par l’épée. (1)

Arrivé à Césarée en Palestine avec saint Eubule, pour rejoindre les confesseurs de la foi, ils y furent arrêtés, torturés et condamnés à être livrés aux bêtes. Adrien fut présenté seul à un lion, puis égorgé. Deux jours plus tard, Eubule affronta les bêtes à son tour.

L'historien Eusèbe de Césarée dira de lui dans l'Histoire ecclésiastique (v. 324) qu'il fut le "dernier des martyrs de Césarée, il mit le sceau aux combats." (2)

Sources: (1); (2)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 00:00
Saint Casimir, prince de Pologne († 1484)

Saint Casimir, Prince de Pologne (1458-1484)

 

Casimir est le deuxième des treize enfants du grand-duc de Lituanie, devenu roi de Pologne, Kazimierz Jagellon le Grand.

 

Il a treize ans quand son père lui commande d'aller ceindre la couronne de Hongrie. Mais il devra livrer bataille. Casimir refuse une couronne qu'il lui faudra conquérir dans un bain de sang chrétien. "J'ai en vue, écrit-il alors, une union de la Hongrie avec la Pologne, mais pas une guerre fratricide."

 

Régent de Pologne en l'absence de son père, prince intelligent et généreux, il accomplit ses fonctions avec conscience et justice. Atteint de tuberculose pulmonaire, il refuse les moyens qu'on lui propose pour sauver sa vie. Il avait fait vœu de chasteté et ses médecins lui proposaient de l'abandonner comme étant le meilleur moyen de guérir : "Plutôt mourir que de commettre le péché." Au milieu d'une cour luxueuse, il sut garder un grand amour des pauvres et de la pauvreté grâce à une vie de prière intense. (1)

 

Lors d’un voyage en Lituanie en 1484, il mourut à Grodno. Ses restes furent inhumés à Vilnius. Ses reliques sont depuis vénérées à la chapelle Saint-Casimir de la cathédrale Saint-Stanislas de Vilnius. En 1953 sous l’ère soviétique, lorsque la cathédrale devint une galerie de tableaux, ses reliques furent transférées à l'église Saints-Pierre-et-Paul. Elles ont solennellement retrouvé leur place le 4 mars 1989. (2)

 

Beaucoup de miracles lui ont été attribués. Cent vingt ans après sa mort, son corps fut trouvé sans corruption. Les riches étoffes dont on l'avait enveloppé furent aussi trouvées entières, malgré l'excessive humidité du caveau où il avait été enterré. (3)

 

Il fut canonisé en 1522 par le Pape Adrien VI et, sous le nom de saint Casimir, devint le saint patron de nombreux pays. Sa fête est le 4 mars. Il a été déclaré patron de la Lituanie en 1613 et patron de la Pologne et de la Lituanie en 1636.

 

Le 11 juin 1948 le Pape Pie XII nomma saint Casimir patron spécial de toute la jeunesse et modèle de pureté.

 

PRATIQUE. Veillez sur votre volonté, afin que vous n'ayez jamais le malheur d'offenser Dieu de propos délibéré.

Saint Casimir. Peinture de Daniel Schultz (1615–1683), peintre polonais, vers 1670

Saint Casimir. Peinture de Daniel Schultz (1615–1683), peintre polonais, vers 1670

Sources: (1); (2); (3) Vie des Saints pour tous les jours de l'année avec une pratique de piété pour chaque jour et des instructions sur les fêtes mobiles, Alfred Mame et Fils éditeurs, Tours 1867, p. 63

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 00:00
Vitrail de saint Guignolé abbé, église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer, 1886

Vitrail de saint Guignolé abbé, église Saint-Guénolé de Batz-sur-Mer, 1886

Saint Gwenole (ou Guénolé) est né vers 460 à Ploufragran (Côtes-d'Armor, France), ou à Plouguin (Finistère), troisième fils de sainte Gwenn et de saint Fracan, frère de saint Jacut et de saint Guethenoc, qui vint probablement du Pays de Galles (actuel Royaume-Uni) pour se fixer à Ploufragan (Côtes-d'Armor).

Il fut confié à saint Budoc en 470 pour être éduqué au monastère de l'île Lavret, lieu de fondation du premier monastère de la Bretagne armoricaine.

À 24 ans, saint Patrick († 461), Apôtre de l'Irlande, lui apparaît, le dissuade de s'embarquer pour l'Irlande, et le prie de fonder un nouveau monastère. Guénolé part avec onze compagnons et se fixe d'abord sur l'îlot de Tibidi au fond de la rade de Brest, puis sur la rive opposée de l'Aulne, à Lantowinnoc, Landévennec, qui devint un grand centre de la vie spirituelle de Bretagne.

Après la mort de Guénolé en 532, son culte se répand en Cornouaille bretonne et britannique. Dans l'abbaye de Landévennec, les moines ne manquent pas d'invoquer chaque soir "leur père saint Guénolé". De très nombreuses paroisses de Bretagne sont placées sous son patronage en particulier Batz-sur-Mer. (1)

L'abbaye de Landévennec fut au Moyen Âge un lieu important d'écriture de manuscrits, de parchemins et un atelier de copistes. À partir de la 2e moitié du IXe siècle, les moines lettrés de l'abbaye forment, sous l'impulsion de l'abbé Gurdisten, une véritable école hagiographique puisant son inspiration pour partie dans la tradition celtique mais s'adaptant aux idées carolingiennes et aux nouveaux standards bénédictins, maîtrisant les techniques littéraires caractérisant la renaissance des Lettres de leur époque. C'est véritablement "l'âge d'or" de l'abbaye. Les moines de Landévennec bénéficient du soutien des rois et comtes de Cornouaille et des commandes de l'Évêché de Léon, par exemple pour les Vitæ de saint Guénolé et de saint Pol. (2)

Au XIXe siècle, l'historien Arthur Le Moyne de la Borderie qualifiera l'abbaye de Landévennec de "Coeur de la Bretagne". Abandonnée en 1793 et ruinée dans les années 1810, elle sera relevée par une nouvelle communauté monastique bénédictine en 1958, qui y construit de nouveaux bâtiments. Elle est affiliée à la congrégation de Subiaco.  Les ruines de l'ancienne abbaye ainsi qu'un musée historique sont accessibles au public.

Ancienne abbaye de Landévennec

Ancienne abbaye de Landévennec

Source: (1); (2)

 

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 07:46

"Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive". Voici le commentaire du jour à propos de l'Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 9,22-25. Ce commentaire nous indique bien la voie unitive, le meilleur chemin qui nous unit à Dieu et nous conduit à Lui par Son Christ. 

"Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive"

Jésus disait à ses disciples : " Il faut que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs de prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. "
Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive.
Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera.
Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence ?

 

---------------------------------------

Commentaire du jour, jeudi après les Cendres: Lc 9,22-25

 

Saint Anastase d'Antioche, moine puis patriarche d'Antioche (549-570 et 593-599)
Homélie 4, sur la Passion ; PG 89, 1347 (trad. bréviaire)

 

 

« Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux païens, aux grands prêtres et aux scribes pour être flagellé, tourné en dérision et crucifié » (cf Mt 20,18). En disant cela à ses disciples, le Christ annonçait ce qui s'accordait avec les prédictions des prophètes, car ils avaient prédit sa mort qui devait avoir lieu à Jérusalem...



« Il fallait que le Christ souffre » (Lc 24,26) : il était absolument impossible que la Passion n'eût pas lieu, comme lui-même l'a affirmé lorsqu'il a appelé « lents à croire » et « inintelligents » ceux qui ne savaient pas que le Christ devait souffrir ainsi pour entrer dans sa gloire (Lc 24,25). En effet, il est venu pour sauver son peuple, en renonçant à « la gloire qu'il avait auprès du Père avant le commencement du monde » (Jn 17,5).



... l'Esprit Saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'était pas encore entré dans sa gloire » (Jn 7,38-39). Ce qu'il appelle sa gloire, c'est sa mort sur la croix. C'est pourquoi le Seigneur, lorsqu'il priait, avant de subir la croix, demandait au Père de lui donner cette « gloire qu'il avait auprès de lui avant le commencement du monde ».

 

Source

  

Les prophéties messianiques, relatives à la venue du Messie indiquent un Messie souffrant, devant souffrir (notamment Isaïe 53), être crucifié et qui ressusciterait le 3e jour.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 00:00
Portrait de Charles le Bon - Cathédrale Saint-Sauveur de Bruges.

Portrait de Charles le Bon - Cathédrale Saint-Sauveur de Bruges.

Le Bienheureux Charles le Bon, Comte de Flandre Martyr  fut très populaire pour les mesures qu'il prit en faveur des pauvres. Il fut est assassiné en 1127 par ceux dont les intérêts étaient menacés.

Fils de Saint Canut, frère du roi du Danemark, Charles devint Comte de Flandre, Picardie et Artois en 1119. Il était très aimé de ses sujets car il avait la réputation d'être bon et juste.

On raconte que l’abbé de St-Bertin, ayant une plainte à formuler à propos d’une terre dont l’abbaye avait hérité par donation, s’étant présenté au comte le jour de l’Épiphanie, ce dernier lui fait reproche de n’être pas présent en son abbaye pour y célébrer et y chanter la messe, alors qu'un messager aurait suffi pour transmettre la plainte. Charles rend toutefois justice en sa faveur. Sa réputation est telle que le siège impérial et le trône de Jérusalem lui sont tour à tour proposés. Mais il décline ces deux offres, arguant qu’il préférait se consacrer au bonheur de ses sujets flamands.

En 1123-1124 il s'unit au roi de France Louis VI le Gros pour repousser l'empereur Henri V.

Il fut assassiné un mercredi des Cendres dans l'église Saint-Donatien de Bruges (Belgique) par un seigneur dont il avait stoppé net les complots.

Il fut béatifié officiellement en 1883 par le pape Léon XIII, alors qu'il n'avait cessé entretemps d'être vénéré comme un martyr par les Flamands.

 

Martyrologe romain

Celui qui veut ici-bas porter un amour au cœur doit s’attendre à traverser peines et joies. Il ne suffit pas de me donner une partie du jour.

Bienheureux Henri Suso - Livre de la Sagesse éternelle

 

Sources: (1), (2), (3)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:00
Mercredi des Cendres : entrée en Carême

Voici le temps favorable,
Voici le Jour du Salut ;
Venez, adorons le Seigneur

               

«Jésus appelle à la conversion. Cet appel est une partie essentielle de l’annonce du Royaume : "Les temps sont accomplis et le Royaume de Dieu est tout proche ; repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle" (Mc 1,15).

 

Dans la prédication de l’Église cet appel s’adresse d’abord à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ et son Évangile. Aussi, le Baptême est-il le lieu principal de la conversion première et fondamentale. C’est par la foi en la Bonne Nouvelle et par le Baptême (cf. Ac 2, 38) que l’on renonce au mal et qu’on acquiert le salut, c’est-à-dire la rémission de tous les péchés et le don de la vie nouvelle.

          
Or, l’appel du Christ à la conversion continue à retentir dans la vie des chrétiens. Cette seconde conversion est une tâche ininterrompue pour toute l’Église qui "enferme des pécheurs dans son propre sein" et qui "est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et qui poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement" (LG 8). Cet effort de conversion n’est pas seulement une œuvre humaine. Elle est le mouvement du "cœur contrit" (Ps 51, 19) attiré et mû par la grâce (cf. Jn 6, 44 ; 12, 32) à répondre à l’amour miséricordieux de Dieu qui nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10). (…)

         
Comme déjà chez les prophètes, l’appel de Jésus à la conversion et à la pénitence ne vise pas d’abord des œuvres extérieures, "le sac et la cendre", les jeûnes et les mortifications, mais la conversion du cœur, la pénitence intérieure. Sans elle, les œuvres de pénitence restent stériles et mensongères ; par contre, la conversion intérieure pousse à l’expression de cette attitude en des signes visibles, des gestes et des œuvres de pénitence (cf. Jl 2, 12-13 ; Is 1, 16-17 ; Mt 6, 1-6. 16-18).  

       
La pénitence intérieure est une réorientation radicale de toute la vie, un retour, une conversion vers Dieu de tout notre cœur, une cessation du péché, une aversion du mal, avec une répugnance envers les mauvaises actions que nous avons commises. En même temps, elle comporte le désir et la résolution de changer de vie avec l’espérance de la miséricorde divine et la confiance en l’aide de sa grâce. Cette conversion du cœur est accompagnée d’une douleur et d’une tristesse salutaires que les Pères ont appelées animi cruciatus (affliction de l’esprit), compunctio cordis (repentir du cœur) (cf. Cc. Trente : DS 1677-1678 ; 1705 ; Catech. R. 2, 5, 4).    

       

Le cœur de l’homme est lourd et endurci. Il faut que Dieu donne à l’homme un cœur nouveau (cf. Ez 36, 26-27). La conversion est d’abord une œuvre de la grâce de Dieu qui fait revenir nos cœurs à lui : "Convertis-nous, Seigneur, et nous serons convertis" (Lm 5, 21). Dieu nous donne la force de commencer à nouveau. C’est en découvrant la grandeur de l’amour de Dieu que notre cœur est ébranlé par l’horreur et le poids du péché et qu’il commence à craindre d’offenser Dieu par le péché et d’être séparé de lui. Le cœur humain se convertit en regardant vers Celui que nos péchés ont transpercé (cf. Jn 19, 37 ; Za 12, 10) :          
      

Ayons les yeux fixés sur le sang du Christ et comprenons combien il est précieux à son Père car, répandu pour notre salut, il a ménagé au monde entier la grâce du repentir (S. Clément de Rome, Cor. 7,4). (…)         
         

La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. L’Écriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière, l’aumône (cf. Tb 12, 8 ; Mt 6, 1-18), qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. A côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyre, ils citent, comme moyen d’obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain (cf. Jc 5, 20) l’intercession des saints et la pratique de la charité "qui couvre une multitude de péchés" (1 P 4, 8).  

      

La conversion se réalise dans la vie quotidienne par des gestes de réconciliation, par le souci des pauvres, l’exercice et la défense de la justice et du droit (cf. Am 5, 24 ; Is 1, 17), par l’aveu des fautes aux frères, la correction fraternelle, la révision de vie, l’examen de conscience, la direction spirituelle, l’acceptation des souffrances, l’endurance de la persécution à cause de la justice. Prendre sa croix, chaque jour, et suivre Jésus est le chemin le plus sûr de la pénitence (cf. Lc 9, 23). »

 

Catéchisme de l’Eglise catholique §1427-1428 ; 1430-1432 ; 1434-1435

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 00:00

Le Carême est immédiatement précédé d'une "célébration" qui n'est aucunement mentionnée sur le calendrier liturgique : le Mardi gras.

 

Le Mardi gras est une période chrétienne qui marque, en apothéose, la fin de la "semaine des sept jours gras" autrefois appelés jours charnels. Cette période pendant laquelle on festoyait précède le mercredi des Cendres, marquant l'entrée dans le Carême pendant lequel le chrétien mange "maigre", en s'abstenant notamment de viande ; d'où l'étymologie du mot "carnaval" qui dérive du latin médiéval "carnelevare" signifiant "enlever, retirer la chair" (c'est-à-dire "retirer la viande" de la table, dont elle restera absente durant tout le carême).

 

De nombreux carnavals ont lieu le Mardi gras.

Mardi gras, populairement, est aussi le jour où l'on mange les fameux "beignets de carnaval". Il est aussi populaire aujourd'hui pour les enfants de se déguiser et/ou demander aux voisins dans les villages des œufs, du sucre, de la farine, etc, ceci afin de faire des gâteaux ou des crêpes qu'ils peuvent manger en fin d'après-midi.

C'était une "dernière folie" pour se préparer au jeûne sévère et à l'abstinence qui devaient commencer le lendemain avec le mercredi des Cendres. Cette tradition populaire avait probablement des motivations très pratiques. Les aliments interdits par la discipline rigoureuse de l'Eglise étaient précisément ceux qui ne se conservaient pas. Or, jusqu'au XIXe siècle, la réfrigération était inconnue, il allait donc de soi de manger tout ce qui risquait de se perdre pendant ces six semaines de Carême, et d'aider les autres familles à en faire autant dans une ambiance festive.

Le carnaval tel que nous le connaissons était déjà populaire au XIVe siècle. Il porte la marque des coutumes préchrétiennes de divertissements et de mascarades associées à la célébration païenne de l'équinoxe de printemps. Parce que l'Eglise interdisait toutes réjouissances pendant le Carême, il était normal de faire la fête juste avant.

Actuellement, le Mardi gras est associé à des coutumes alimentaires appréciées de tous, particulièrement des enfants : crêpes, beignets ou bugnes, gaufres, etc., en fonction des régions de France.

 

Sources: 1; Greg DUES, Guide des coutumes et traditions catholiques, traduit de l'anglais et adapté par Emmanuelle Billoteau, Bayard, Paris 2004, p. 137.

 

 

. 1790 : interdiction des festivités du Carnaval sous la Révolution

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 00:00
Sainte Honorine, vierge, martyre gauloise († 303)

On ne connaît d'elle que les reliques qui furent rapportées de Haute-Normandie jusqu'en Ile-de-France à Conflans-Saint-Honorine. Son culte en Normandie est très ancien et la tradition en fait une martyre gauloise.

 

- la tradition rapporte qu'elle fut martyrisée en l'an 303 lors de la dernière persécution romaine. Sainte Honorine est également patronne des prisonniers.

- Honorine était originaire de la tribu gauloise des Calètes (actuellement pays de Caux). Vers 303, elle fut martyrisée par les Romains à Lillebonne et son corps jeté dans la Seine proche.

Son corps fut recueilli à Graville (actuel quartier du Havre) et y fut enterré.

Pour échapper aux invasions normandes, son corps est transporté par des religieux jusqu'au castrum de Conflans près du confluent de la Seine et de l'Oise, en 876. Elles y restèrent la paix revenue. Un pèlerinage régional, le jour de l'Ascension, se développa sous l'impulsion des moines du prieuré de Conflans, dépendant de l'abbaye Notre-Dame du Bec, installés depuis 1080. De nos jours, ce pélerinage a lieu le dimanche précédant ou suivant le 27 février.

 

Le 27 février est la date actuellement retenue pour les cérémonies et processions et ce, depuis l'an 1080. Voir le site de la paroisse de Conflans-Sainte-Honorine où Vêpres et vénération des reliques sont organisés tous les ans pour sa fête.

 

Certains auteurs localisent Honorine dans le pays d'Auge (diocèse de Bayeux) comme en témoignent les nombreux villages qui portent son nom. D'autres la situent dans le pays de Caux : c'est à Graville que se trouve son tombeau.

 

Sainte Honorine aurait fait partie du peuple gaulois des Calètes et aurait été martyrisée à Lillebonne (Juliobonna). Son corps jeté dans la Seine aurait été recueilli à Graville où il fut enterré (début du IVe siècle).

Statue de sainte Honorine sur l'église de Corbeil-Cerf.

Statue de sainte Honorine sur l'église de Corbeil-Cerf.

 

Sur le territoire de Rouen, au IVe siècle, sainte Honorine, vierge et martyre. Martyrologe romain

 

"Sainte Honorine, l’espérance des captifs et des matelots, obtenez-nous la délivrance de nos périls et de nos maux" (cantique composé vers 1875)

 

Sources

 

[1] L'Evangile au quotidien

[2] Nominis

[3] Wikipedia

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 00:00

Il était évêque de Magydos, en Pamphylie, dans le sud de l'actuelle Turquie, quand éclata la persécution de Dèce. Nombreux furent alors les chrétiens qui apostasièrent pour sauver leur vie. Craignant que ses fidèles n'en fassent autant, il leur conseilla de fuir et lui-même se laissa arrêter. Conduit devant le gouverneur, il s'entendit condamner: "Puisque tu préfères un homme crucifié à nos divins empereurs, toi aussi tu mourras sur une croix." Et saint Nestor fut crucifié. (1)

Saint Nestor, Evêque en Pamphylie. Miniature du Menologion de Basil II, manuscrit enluminé contenant un synaxaire, livre liturgique orthodoxe, daté de la fin du Xe, du début du XIe siècle, actuellement conservé à la bibliothèque apostolique vaticane. C'est un des manuscrits byzantins les plus célèbres.

Saint Nestor, Evêque en Pamphylie. Miniature du Menologion de Basil II, manuscrit enluminé contenant un synaxaire, livre liturgique orthodoxe, daté de la fin du Xe, du début du XIe siècle, actuellement conservé à la bibliothèque apostolique vaticane. C'est un des manuscrits byzantins les plus célèbres.

Le préfet avait dit : "Tant que nous n’aurons pas l’évêque entre les mains, nous ne pourrons rien contre les chrétiens."

 

Simulacre de procès et de déférences, pour le faire abjurer. Nestor garde son calme et sa détermination. Il est renvoyé devant une instance supérieure à Perge. Même scénario. Le jugement est sans appel : "Nestor, puis­que tu n’as pas voulu obéir au victorieux empereur, ni aux dieux immortels, puisque tu es voué, comme je le vois, au Christ crucifié sous Ponce Pilate, tu subiras la même peine que lui. Tu seras crucifié !" Et il en fut ainsi.

 

Jusqu’à son dernier souffle, Nestor continue de parler du Christ. Certains de ses bourreaux, émus par cette constance, se convertissent. C’était en 250. (2)

 

Pensée spirituelle de Nestor :

 

"Toujours j’ai été, je suis et je serai avec mon Christ.'

 

Courte prière de Nestor crucifié :

 

"Je bénirai le Seigneur en tout temps, et sa louange est toujours sur mes lèvres." (Psaume 33)

 

Le prénom Nestor est d'origine grecque et vient du nom d'un roi légendaire de Pylos. (3)


À Pergé en Pamphylie, l’an 250, la passion de saint Nestor, évêque de Magydos et martyr. Arrêté au temps de la persécution de l’empereur Dèce, il fut condamné à la croix par le gouverneur de la province, pour qu’il subisse le même supplice que celui qu’il reconnaissait comme le Crucifié.

Martyrologe romain

 

Sources : (1) Nominis ; (2) 26 février : Saint Nestor, Direct Matin ; (3) Le Jour du Seigneur ; (4) Wikipedia english

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 00:00
Saint Modeste, évêque de Trèves († v. 480)

 À Trèves en Allemagne (Gaule Belgique), vers 480, saint Modeste, évêque. Martyrologe romain (1)

 

On ne commence à parler de lui qu'à la fin du IXe siècle. L'auteur en fait un évêque de Trêves en Rhénanie quand Clovis devint roi des Francs, période très difficile pour l'évangélisation. C'était au temps de l'invasion des Francs sur le Rhin, c'est-à-dire avant que Clovis et ses compagnons n'aient été convertis à la foi par saint Remi et la reine Clotilde et baptisés le jour de Noël 496. (2)

 

Modeste est le saint Patron de l'Auvergne. (3)

 

Même si ce prénom a été très por­té à la fin du XVIIIe siècle et au XIXe, aussi bien par les garçons que par les filles, nous savons très peu de choses sur ce saint évêque de Trèves.

 

Il portait bien son nom de Modeste, puisque l’histoire n’a retenu que la date de son élection comme évêque de Trèves, en Rhénanie en 486. Nous savons aussi qu’il meurt à l’époque des Francs, en 489. Quoique d’autres martyrologues le fassent mourir en 480 ! Ses reliques sont toujours vénérées dans l’église Saint-Mathias de Trèves, en Allemagne. (4)

 

Sources

 

(1) L'Evangile au quotidien ; (2) Nominis, Catholique.org ; (3) Auvergne Centre France ; (4) 24 février : Saint Modeste

Plaque commémorative de tous les évêques de Trèves, dans la cathédrale de Trèves.

Plaque commémorative de tous les évêques de Trèves, dans la cathédrale de Trèves.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 00:00
Saint Polycarpe, évêque et martyr († 155)

Polycarpe, né vers 69 ou 89, fut un personnage d'une éminente sainteté et d'une très profonde doctrine. Il avait eu le bonheur de connaître plusieurs disciples du Sauveur, et de les entretenir familièrement, surtout l'apôtre saint Jean, par l'autorité duquel il fut établi évêque de Smyrne, aujourd'hui Izmir en Turquie.

Polycarpe est mort martyr pour la foi, brûlé vif vers 155.

 

Né à Smyrne de parents chrétiens, Polycarpe est un disciple de l'apôtre Jean qui d'après la tradition, vers la fin de sa vie s'était établi à Éphèse après avoir été exilé sur l'île de Patmos, puis libéré après la mort de Domitien. Nommé évêque de Smyrne au tournant du siècle (vers 100), Polycarpe remplit les fonctions de son ministère durant une cinquantaine d'années. En 154 il se rend à Rome pour discuter avec l'évêque de Rome, Anicet, de la date de Pâques.

 

http://www.introibo.fr/IMG/jpg/0126polycarpe2.jpgPolycarpe combat de nombreuses sectes qu'il juge hérétiques, en particulier certains gnostiques et notamment Marcion qui rejette l'Ancien Testament, ne garde qu’une sélection des nouveaux écrits et ne croit pas que Jésus est le Messie attendu des Juifs. Exclu de l’église de Rome en 144, Marcion se lance dans des campagnes missionnaires, fonde de nombreuses églises où l’on pratique une morale très austère, comportant la renonciation à la sexualité et à la vie de famille, tout en se préparant au martyre. Marcion, ayant été à la rencontre de saint Polycarpe lui dit :

 

«Me reconnaissez-vous? — Oui, répondit Polycarpe, je vous reconnais pour le fils aîné de Satan.» Dès le milieu du IIIe siècle, le marcionisme est en déclin et disparut en moins de 100 ans.

 

Polycarpe accueille en sa ville de Smyrne l'évêque d'Antioche, Ignace, condamné ad bestias dans les arènes de Rome. Les deux évêques deviennent amis et Ignace d'Antioche lui écrit de Troas une lettre le remerciant de son accueil et lui demandant d'envoyer des missionnaires affermir sa communauté dans la foi chrétienne. C'est vraisemblablement grâce à Polycarpe que l'on a conservé le corpus des sept lettres d'Ignace, car il les fit circuler dans les communautés d'Asie mineure.

Lorsqu'éclate la persécution commandée par l'empereur et philosophe Marc Aurèle, Polycarpe est très âgé. Il tient tête au proconsul qui l'interroge. Il est brûlé vif à une date inconnue située vers 155, "comme un pain dans le four" selon son expression.
 

Dans sa Lettre à Florinus, Irénée de Lyon le reconnait comme étant celui dont il a reçu la foi ; de lui il a reçu la tradition johannique.

 

"Je me souviens, écrit Irénée à Florinus, que quand j’étais encore enfant, dans l’Asie inférieure, où tu brillais alors par ton emploi à la cour [2], je t’ai vu près de Polycarpe, cherchant à acquérir son estime. Je me souviens mieux des choses d’alors que de ce qui est arrivé depuis, car ce que nous avons appris dans l’enfance croît dans l’âme, s’identifie avec elle : si bien que je pourrais dire l’endroit où le bienheureux Polycarpe s’asseyait pour causer, sa démarche, sa physionomie, sa façon de vivre, les traits de son corps, sa manière d’entretenir l’assistance, comment il racontait la familiarité qu’il avait eue avec Jean et les autres qui avaient vu le Seigneur. Et ce qu’il leur avait entendu dire sur le Seigneur et sur ses miracles et sur sa doctrine. Polycarpe le rapportait comme l’ayant reçu des témoins oculaires du Verbe de Vie, le tout conforme aux Écritures."

 

Irénée de Lyon, Lettre à Florinus, citée par EUSEBE, H.E. V, 20, 4-6.

 

Selon Régine Pernoud, le culte des saints débute avec saint Polycarpe :

 

"Si dans un louable désir de pureté nous nous retrouvons à la primitive Église, que voyons-nous? Au IIe siècle déjà les corps des martyrs, ceux qui ont affirmé leur foi au prix même de leur vie, sont l'objet d'une vénération particulière… Non pas, comme l'écrit tel auteur, que l'on considérât désormais Polycarpe comme une sorte de 'divinité inférieure' ni son corps comme un 'talisman précieux', mais parce que lui et ses semblables avaient réalisé dans toute sa plénitude la remarque évangélique : 'Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime', et que leur martyre avait fait de chacun d'eux, à jamais, un autre Christ." (Régine Pernoud, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui? Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 239-240).

 

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Jaud_Saints/calendrier/gifs/0126.jpg

 

Martyrologe: "Polycarpe fut livré aux flammes; mais le feu ne lui ayant porté aucune atteinte, on le frappa du glaive et il reçut ainsi la couronne du martyre. Avec lui et dans la même ville de Smyrne, subirent aussi le martyre douze autres chrétiens venus de Philadelphie".


Comme les bourreaux se préparaient à l'attacher sur le bûcher, il leur dit : "C'est inutile, laissez-moi libre, le Ciel m'aidera." Le Saint lève les yeux au Ciel et prie. Tout à coup la flamme l'environne et s'élève par-dessus sa tête, mais sans lui faire aucun mal, pendant qu'un parfum délicieux embaume les spectateurs. À cette vue, les bourreaux lui percent le cœur avec une épée. Selon l'abbé L. Jaud, c'était le 25 avril 167. (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, Tours, 1950.)


Le martyre de Polycarpe nous est raconté en détail dans une lettre que l’Église de Smyrne adresse à l’Église de Philomélium et à toutes les chrétientés du monde appartenant à l’Église catholique.


La lettre de l’Église de Smyrne a une valeur historique certaine. Nous citerons simplement les avis du Père Delehaye, bollandiste, et du Père Lebreton : "C’est le plus ancien document hagiographique que nous possédions et il n’y a qu’une voix pour dire qu’il n’en existe pas de plus beau. Il suffit de le relire et de peser chaque phrase pour se persuader que ce récit est ce qu’il prétend être, la relation d’ un contemporain qui a connu le martyr, l’a vu au milieu des flammes, a touché de ses mains les restes du saint corps." (DELEHAYE, Les Passions des Martyrs, p. 12-13, cité par FLICHE et MARTIN, Histoire de l’Église, Paris 1935, 1, p. 342.)

 

Citons les trois passages de la lettre de Smyrne où le terme catholique est encore employé :

 
• Polycarpe acheva enfin sa prière dans laquelle il avait fait la mention de tous ceux qu’il avait jamais connus, petits ou grands, illustres ou obscurs, et de toute l’Église catholique répandue sur la surface de la terre.
8, 1
 
• Au nombre de ceux-ci (= des élus), doit être rangé Polycarpe, ce très glorieux martyr, qui, à notre époque, fut, par ses enseignements, un apôtre et un prophète et l’évêque de l’Église catholique de Smyrne.
16, 2
 
• Maintenant, Polycarpe glorifie Dieu le Père tout-puissant et il bénit notre Seigneur Jésus-Christ, le Sauveur de nos âmes, le pilote de nos corps, le pasteur de l’Église catholique répandue sur toute la terre.
19, 2
 
 

 

Le texte le plus ancien où est employé le terme "catholique" est de saint Ignace d’Antioche :

 

"Partout où est le Christ Jésus, là est l’Église catholique" (Smyrn. 8, 2).

 

Le terme "catholique" signifie "universelle". Dans la Lettre de Smyrne (16, 2) le mot a pris une deuxième acception : "orthodoxe", par opposition à hérétique ou schismatique, puisqu’il ne serait pas possible de parler de "l’Église universelle de Smyrne" ! Dans ce sens, le terme se retrouve dans le Canon de Muratori (Canon de Muratori : "Il circule sous le nom de Paul une autre épître qui favorise l’hérésie de Marcion, et un certain nombre d’autres qui ne peuvent être reçues dans l’Église catholique, car il ne convient pas de mêler le fiel et le miel"), puis dans les œuvres de Clément d’Alexandrie, etc. Ce sens nouveau est né le jour où l’Église dut distinguer la véritable Église des sectes chrétiennes qui s’en détachaient. Or nous savons qu’à Smyrne existaient au milieu du second siècle, des sectes gnostiques : Marcionites, Valentiniens, etc.

 

Deux sources indépendantes - l’une est incomplète - nous transmettent le récit du martyre de saint Polycarpe :

 

• Eusèbe, dans son Histoire ecclésiastique IV, 15, résume la lettre (chap. 2 à 7), après quoi il en cite heureusement la plus grande partie (chap. 8 à 19).
• Une soixantaine d’années plus tard, vers 400, l’auteur inconnu qui se fait faussement passer pour le prêtre Pionius de Smyrne (mort martyr en 250), insère dans sa Vie de Polycarpe légendaire le texte complet de la lettre de l’Église de Smyrne appelée Martyre de saint Polycarpe.

 

 

http://vatopaidi.files.wordpress.com/2010/02/the-martyrdom-of-st-polycarp.jpg

 

 

Au chapitre 5 de la Lettre de l'Église de Smyrne commence le récit circonstancié du martyre de Polycarpe. Sur les instances de ses conseillers, l’évêque de Smyrne se retire dans une petite maison de campagne :
• Nuit et jour, il ne faisait que prier pour tous les hommes et pour les Églises du monde entier (l’oikoumenè) selon son habitude. Trois jours avant son arrestation pendant qu’il priait, il eut une vision : il vit son oreiller consumé par le feu. Se tournant vers ses compagnons, il leur dit : « Je dois être brûlé vif ».
5, 1-2
 
Devant l’insistance des recherches, Polycarpe se retire dans une autre villa. Mais « associé du Christ » (ch. 6), il fut trahi par l’un des siens : jeune esclave mis à la torture.
L’arrestation eut lieu.
• C’était un vendredi, vers l’heure du souper… Il eût pu encore s’échapper… mais il ne le voulut pas et dit : « Que la volonté de Dieu soit faite ».
7, 1
 
• Il leur (aux policiers) fit servir à manger et à boire à volonté, il leur demanda de lui accorder une heure pour prier librement. Ils y consentirent ; alors, se tenant debout, Polycarpe se mit en prière, tellement rempli de la grâce de Dieu que, deux heures durant, il ne put s’interrompre…
7, 2-3
 
Dans cette longue prière, il avait fait mention de tous ceux qu’il avait jamais connus, petits ou grands… et de toute l’Église catholique répandue sur la surface de la terre.
On l’emmena, monté sur un âne, à la ville. Deux magistrats - Hérode et son père Nicète - le prirent ensuite dans leur voiture et s’efforcèrent de le persuader :
• Quel mal y a-t-il donc à dire : César est le Seigneur
8
 
De tels mots, pour un chrétien, étaient la négation directe de la Seigneurie de Jésus, de sa divinité : « Jésus est Seigneur » (1 Co 12, 3).
Outrés du refus du vieillard, les magistrats le chassèrent brutalement de la voiture. Polycarpe tomba et s’écorcha la jambe.
• Sans même se retourner, et comme s’il ne lui était rien arrivé, Polycarpe reprit la route à pied, allègrement et d’un pas rapide.
8, 3
 
On le conduisit vers le stade où régnait un grand tumulte. Les chrétiens entendaient une voix venue du ciel qui disait : « Sois fort, Polycarpe, et agis en homme » (Voir Josué 1, 6, 7 et 9. Cf. Dt 31, 6, 7 23 et Ps 26, 14 ; Ps 30, 25.). Engagé à renier et à crier ensuite : « Plus d’athées », Polycarpe, très grave, montrant la foule, les yeux levés au ciel, dit avec un profond soupir : « Plus d’athées » (Αἶρε τοὺς ἀθέους signifie littéralement : enlève les athées. Les athées qui, pour le proconsul, sont les chrétiens, sont, dans la pensée de Polycarpe, les païens. Ce n’est nullement une malédiction qu’il prononce, mais une instante prière, comme le prouve son attitude). Sommé alors de maudire le Christ, Polycarpe répond :
• Il y a quatre-vingt-six ans que je le sers et il ne m’a jamais fait aucun mal. Comment pourrais-je blasphémer mon Roi et mon Sauveur ?
9, 3
 
Le dialogue se poursuit et il semble certain qu’il ait été pris sur le vif. Polycarpe propose de discuter avec le proconsul, mais se refuse à le faire devant le peuple : « Quant à ceux-là, je ne les juge pas dignes (ἀξίους) d’entendre ma défense. » On traduirait peut-être mieux l’idée en disant qu’ils ne sont pas désignés pour cela : Polycarpe se refuse à un procédé qui ne convient pas.
• Polycarpe donna ces réponses avec joie et assurance. Son visage rayonnait de la grâce divine. Ce n’était pas lui que l’interrogatoire avait troublé, mais le proconsul.
12, 1
 
À l’accusation de christianisme, la foule vociféra :
• Le voilà, le docteur de l’Asie, le père des chrétiens, le destructeur de nos dieux, celui qui, par ses enseignements, détourne tant de gens de sacrifier et d’adorer.
12, 2
 
Les combats des bêtes étaient terminés, aussi Polycarpe fut-il condamné à être brûlé vif [Le souvenir de la vision de Polycarpe (ch. 5) est alors mentionné.]. La foule prépara le bûcher. L’hostilité des Juifs est soulignée :
• Selon leur habitude, les Juifs se distinguèrent par leur ardeur à cette besogne.
13, 1
 
Polycarpe s’applique à se déchausser : il n’y était pas accoutumé :
• En toute occasion, les fidèles se disputaient l’honneur de toucher son corps, tant était grand le prestige dont l’avait entouré, même avant son martyre, la sainteté de sa vie.
13, 2
 
Polycarpe refuse d’être cloué :
• Celui qui me donne la force d’affronter le feu me donnera aussi celle de rester immobile sur le bûcher sans qu’il soit besoin de vos clous.
13, 3
 
Lié au poteau, il semblait « un bélier de choix pris dans un grand troupeau, pour le sacrifice », levant les yeux au ciel, il dit :
• Seigneur, Dieu tout-puissant, père de Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé et béni, qui nous a appris à te connaître, Dieu des Anges, des Puissances et de toute la création, Dieu de toute la famille des justes qui vivent en ta présence, je te bénis pour m’avoir jugé digne de ce jour et de cette heure, digne d’être compté au nombre de tes martyrs et d’avoir part avec eux au calice de ton Christ, pour ressusciter à la vie éternelle de l’âme et du corps dans l’incorruptibilité de l’Esprit Saint ! Puissé-je, aujourd’hui, être admis en ta présence, avec eux, comme une victime grasse et agréable, de même que le sort que tu m’avais préparé, que tu m’avais fait voir d’avance, tu le réalises maintenant, Dieu de vérité, Dieu exempt de mensonge ! Pour cette grâce et pour toute chose, je te loue, je te bénis, je te glorifie par l’éternel grand-prêtre du ciel, Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé, par qui, à toi, avec lui, dans l’Esprit Saint, soit gloire maintenant et dans les siècles à venir. Amen.
14
 
Merveilleuse prière d’action de grâces et de louange qui, à la suite de celle de Clément de Rome, nous remet sous les yeux le type même de la prière ancienne [On remarquera le trait johannique : « Ce jour et cette heure » - et aussi la formule liturgique si proche de celle du Gloria : « Je te loue, je te bénis, je te glorifie ». Il y a intérêt à analyser tous les termes de cette prière ; voir à ce sujet J. LEBRETON, Histoire du dogme de la Trinité, Paris 1928, tome 2, p. 196-199.].
Le feu ne s’attaquant pas à la victime, le bourreau l’acheva en le frappant du glaive.
« À l’instigation et sur les instances des Juifs », on voulut refuser le corps aux fidèles de Smyrne :
• Ils seraient capables d’abandonner le crucifié pour rendre un culte à Polycarpe.
 
 

Saint Polycarpe est liturgiquement commémoré le 23 février.

 

Sources: 1; 2; 3; 4; 5; 6; 7

 

 

. Les prophéties messianiques

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 00:00

http://www.paris.catholique.fr/IMG/jpg/isabelledefrance.jpgBienheureuse Isabelle de France (1225 - 1270)

 

Fille du roi de France Louis VIII le Lion et de Blanche de Castille. Elle est morte sans alliance ni postérité, fondatrice du monastère des Clarisses urbanistes de Longchamp près de Paris.

 

Sœur cadette de saint Louis IX, Isabelle reçut, comme son frère, une éducation chrétienne très forte : dès son plus jeune âge elle se fit remarquer par sa piété et sa tempérance.

 

Pour des raisons politiques, son père voulait la marier au comte Hugues de la Marche qui préféra épouser Yolande, la fille du comte de Bretagne. Le pape Innocent IV souhaitait la voir épouser le fils de Frédéric II de Hohenstaufen, empereur du Saint Empire. Ce prince Conrad était en titre mais non en fait, roi de Jérusalem, et devait hériter de l’Empire. Isabelle refusa ce parti et fit connaître à sa famille et au Pape qu’elle souhaitait garder la virginité. Le Pape comprit son dessein, et lui accorda, par bulle (26 mai 1254) l’autorisation de se mettre sous la tutelle spirituelle de religieux franciscains.

 

Un an plus tard, elle entreprit la construction d’un monastère, dans la forêt de Rouvray (le bois de Boulogne), proche de Paris, sur un terrain concédé par son frère, le roi Louis IX. Celui-ci, très attaché à sa sœur, l’avait autorisée à consacrer une somme de trente mille livres, soit la somme qu’elle aurait eue comme dot, pour la construction du monastère. Le monastère de Longchamp fut achevé en 1259, et accueillit les premières clarisses (de l’obédience de Saint-Damien), venues du monastère de Reims, le 23 juin 1260. En s’inspirant de la Règle écrite par Claire d’Assise, elle avait composé elle-même une règle, un peu moins sévère, qui fut approuvée par Alexandre IV (2 février 1259). Saint Bonaventure, ministre général des Franciscains et d’autres frères l’avaient conseillée ; il prêcha plusieurs fois à Longchamp et rédigea un traité de vie spirituelle dédié à Isabelle : de Perfectione vitae ad sorores (La vie parfaite, pour les sœurs). Le monastère fut consacré à l’humilité de la Bienheureuse Vierge Marie.

 

A partir de 1260, Isabelle vint s’installer dans une petite maison, construite pour elle dans l’enclos du monastère, pour partager la vie et la prière des sœurs, mais elle ne fit jamais profession religieuse. En 1263, elle obtint du pape Urbain IV, un remaniement de la Règle. Cette dernière rédaction fut adoptée par plusieurs monastères, en France et en Italie (clarisses urbanistes).

 

Isabelle mourut le 23 février 1270 et fut enterrée dans l’église du monastère. Après la mort de saint Louis (à Tunis, la même année), Charles d’Anjou, frère du roi et d’Isabelle, demanda à une dame de compagnie d’Isabelle d’écrire sa vie, en vue de sa canonisation. Agnès d’Harcourt publia ce récit hagiographique, vers 1280, mais Isabelle ne fut béatifiée qu’en 1521, par le pape Léon X (bulle Piis omnium).

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/ec/St._Isabel_of_France_Saint-Germain_l%27Auxerrois.jpg/220px-St._Isabel_of_France_Saint-Germain_l%27Auxerrois.jpg

Statue d'Isabelle de France sous le porche de Saint-Germain-l'Auxerrois, refaite en 1841 par Louis Desprez

 

Dicton du jour

 

"Neige à la Sainte-Isabelle, fait la fleur plus belle."

 

Sources : (1); (2)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 00:00
Saint Pierre Damien (à droite) avec Sainte Anne et Sainte Elisabeth

Saint Pierre Damien (à droite) avec Sainte Anne et Sainte Elisabeth

Pierre Damien (en italien Pier Damiani) est né à Ravenne (Italie) en 1007 dans une famille noble, mais pauvre. Devenu orphelin de ses deux parents, il vécut une enfance marquée par les privations et les souffrances, même si sa sœur Roselinda s'engagea à lui servir de mère et son grand frère Damien l'adopta comme son enfant. C'est précisément pour cela qu'il sera appelé par la suite Pierre de Damien, Pierre Damien.

Grâce à son frère, Damien, il put faire des études. Il choisit ensuite d'être moine et fut admis au monastère de Fonte Avellana (Marches, Italie) dont il devint abbé.

Sa réputation s'amplifiant, il fut sollicité par plusieurs papes pour réformer l'Église et voyagea pendant six ans comme légat du pape.

Il fut promu, malgré lui, cardinal évêque d'Ostie mais abandonna ses titres dès qu'il put pour retourner à Fonte Avellana.

C'est sur le trajet du retour qu'il mourut, à Faenza, la nuit entre le 22 et le 23 février 1072.

Grace à ses nombreux écrits à caractère théologique, Pierre Damien fut proclamé Docteur de l’église le premier octobre 1828 par le Pape Léon XII (Annibale Sermattei della Genga, 1823-1829).

Son œuvre consiste surtout en une imposante correspondance (158 lettres) et des sermons (75). Il est également l’auteur d’hagiographies et de traités, parmi lesquels :

 

De divina omnipotentia, sur la puissance de Dieu (Lettre sur la toute-puissance divine, Paris: Cerf, 1972 (texte avec traduction))

Une disputatio avec un Juif sur le problème de la Trinité et du Messie ;

Liber gratissimus, dédié à l’archevêque Henri de Ravenne, contre la simonie ;

De brevitate vitæ pontificum romanorum, sur la courte vie accordée aux papes.

 

On le fête le 21 février. On l'invoque pour les migraines et tous les maux de tête, en rapport avec ses nombreuses études.

 

Sources : (1), (2), (3)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 00:00

Née à Assise vers 1200, elle avait choisi de vivre très mondainement jusqu'à la visite qu'elle rendit un jour à sa tante Ste Claire dans son couvent de Saint Damien. Elle changea aussitôt sa vie, sans même revenir à Assise pour saluer ses parents. Elle vécut dès lors dans la plus complète austérité. Elle en tomba malade et Claire la délivra, d'un signe de croix, d'une toux persistante qui dura 13 mois.

 

Aimée mourut en 1252 d'hydropisie. Son corps fut transféré au couvent de Sainte-Claire d'Assise dans la chapelle Saint-Georges.

Sainte Claire

Sainte Claire

Sources : (1); (2); (3)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 00:00

"Je ne crains que les mauvais catholiques"

(Sainte Bernadette au chevalier Gougenot des Mousseaux durant la guerre de 1870)


Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879)Bernadette Soubirous, née à Lourdes le 7 janvier 1844 et décède à Nevers le 16 avril 1879. Elle fut témoin plusieurs jours des apparitions de la Vierge Marie en 1858 dans la Grotte de Massabielle à Lourdes. "Massabielle", en patois du pays, veut dire "vieux rochers".

À quatorze ans, un 18 février, quand la Vierge lui apparaît la première fois, elle n’a pas encore pu fréquenter le catéchisme, parce que la pauvreté extrême l’a obligée à travailler depuis son plus jeune âge pour aider sa famille. La Vierge Marie lui dit : «Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l'autre

Et si elle préfère les pâturages sur les montagnes au “Cachot” humide et malsain où les Soubirous, endettés, sont obligés de vivre, Bernadette ne tire de ce travail qu’un toit et de la nourriture. Dans les périodes où Bernadette ne s’occupe pas du troupeau de sa nourrice Marie Lagües, son père François doit l’envoyer sur les terres domaniales pour ramasser du bois qui sera ensuite vendu.


"De retour à Lourdes, Bernadette dut parler à ses parents de la promesse qu'elle venait de faire à la Dame mystérieuse, et des quinze jours consécutifs pendant lesquels elle devait se rendre à la Grotte. De leur côté, Antoinette et Mme Millet racontèrent ce qui s'était passé, la merveilleuse transfiguration de l'enfant durant l'extase, les paroles de l'Apparition, l'invitation de revenir pendant la Quinzaine. Le bruit de ces étranges choses se propagea aussitôt de toutes parts, et, franchissant vite les couches populaires, jeta, soit dans un sens, soit dans un autre, la plus profonde agitation dans la société de ce pays.

Ce jeudi, 18 février 1858, était précisément jour de marché à Lourdes. Il y avait comme à l'ordinaire beaucoup de monde, de sorte que, le soir même, la nouvelle des visions, vraies ou fausses, de Bernadette, se répandit dans la montagne et dans les vallées, à Bagnères, à Tarbes, à Cauterets, à Saint-Pé, à Nay, dans toutes les directions du département et dans les villes du Béarn les plus rapprochées. Dès le lendemain, une centaine de personnes se trouvaient déjà à la Grotte au moment où Bernadette y arriva. Le lendemain, il y en avait quatre ou cinq cents. On en comptait plusieurs mililers le dimanche". (Henri Lasserre, Les Apparitions de N.D. de Lourdes, 1870, rééd. Maisonneuve, Sainte-Ruffine 1968, p. 55-56). L'ouvrage d'Henri Lasserre a l'avantage d'avoir été le premier écrit non seulement par un témoin, mais par un miraculé (d'une grave ophtalmie par l'eau de la grotte le 10 octobre 1862). Cet ouvrage continue depuis de faire autorité en la matière. Il a été réédité de nombreuses fois. L'auteur distribua aux bonnes oeuvres les immenses bénéfices littéraires de ce best-seller du XIXe siècle.

En juillet 1866, voulant réaliser son désir de vie religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation. Elle y mène une vie humble et cachée. Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées. Elle meurt le 16 avril 1879 à 35 ans.        


Son cercueil sera ouvert trois fois et son corps retrouvé intact. Lors des exhumations, son corps fut lavé et le contact avec les "détergents" aurait noirci la peau : le corps de la vénérable Bernadette est intact, le squelette complet, les muscles atrophiés mais bien conservés ; la peau parcheminée paraît seule avoir subi l'humidité du cercueil. Elle a pris une teinte grisâtre et est recouverte de quelques moisissures et d'une certaine quantité de cristaux de sels calcaires (…) (Dr Talon et Dr Comte, chargés de l'examen du corps après 1923), cités par Dominique Lormier dans Bernadette Soubirous, éd. CMD, 1999. Dans le même livre on apprend que quelques années plus tard, la peau de Bernadette a noirci. Le visage de Bernadette et ses mains ont donc été recouverts d'un très fin masque de cire pour la présentation publique.

 
Corps resté intact de Ste Bernadette, Châsse de verre et de bronze, Chapelle de Nevers Son corps, miraculeusement préservé de toute corruption, repose dans une châsse de verre et de bronze dans la chapelle de l'Espace Bernadette à Nevers.

Bernadette Soubirous a été béatifiée le 14 juin 1925 et canonisée le 8 décembre 1933.

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 00:00

Née à Nicomédie (Turquie), elle voulut rester vierge à une époque où ne pas se marier était inconcevable.

D'après la Légende dorée, Julienne était fiancée au préfet de Nicomédie, mais refusait de s'unir à lui tant qu'il resterait païen.

Son propre père la fit battre et la livra au dit préfet éconduit, qui la fit fouetter puis suspendre par les cheveux, avant de lui faire verser sur la tête du plomb en fusion, puis, comme cela était sans effet, de l'enchaîner et de la jeter en prison.

Là, elle vainc par la prière un démon qui tente de la persuader de sacrifier aux dieux.

Le préfet la fit écarteler, mais un ange la guérit, et ce prodige permit la conversion d'un grand nombre de personnes. Le préfet lui fit alors prendre un bain de plomb fondu, qui parut à la sainte être un bain d'eau tiède. Il la fit donc décapiter.

D'après la Légende dorée, le fiancé éconduit et violent serait mort peu de temps après, noyé dans une tempête.

Sainte Julienne est particulièrement honorée dans la région d'Etampes depuis le Moyen Âge.

 

Sainte Julienne, Vierge et martyre (286 - † 310)

Le tableau Le martyre de sainte Julienne, dû à Barré, figure le martyre de Julienne de Nicomédie. Invoquée contre les maladies contagieuses et les douleurs de l'accouchement, elle est représentée ici dans la scène du chaudron. Devant son refus d'unir sa vie au païen Euloge, elle est plongée dans un chaudron de plomb fondu, qu'une intervention divine fait instantanément refroidir, et ce malgré les efforts des bourreaux. Julienne, le visage impassible, a les mains enchaînées et réunies en prière.

 

Sources: (1); (2); (3); (4)

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article
15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 00:00

Image illustrative de l'article Claude La ColombièreSes écrits encouragent la dévotion au Cœur de Jésus.

 

Claude La Colombière, troisième enfant du notaire Bertrand La Colombière et Marguerite Coindat, naît le 2 février 1641 à St. Symphorien d'Ozon dans le Dauphiné.

 

Quatre des six enfants de cette famille profondément chrétienne entrent dans la vie religieuse, dont Claude. Un de ses frères, Joseph La Colombière, fut vicaire général au Canada.

 

Après des études au collège de la Sainte Trinité de Lyon, Claude entra le 25 octobre 1658 au noviciat de la Compagnie de Jésus. Après quinze ans de vie religieuse, cherchant la plus haute perfection spirituelle, il fit le vœu d'observer fidèlement la règle et les constitutions de son ordre sous peine de péché. Ceux qui vécurent avec lui purent certifier que ce vœu fut observé avec la plus grande exactitude.

 

En 1675, Claude La Colombière, arrive à Paray comme supérieur de la communauté. Confesseur des religieuses du couvent de la Visitation, il rencontre alors Marguerite-Marie Alacoque : il prend nettement position en faveur de la voyante et la soutient dans sa mission.

 

« Mon fidèle serviteur et parfait ami » : c’est par ces mots étonnants que Notre-Seigneur lui-même avait désigné Claude La Colombière à Marguerite-Marie. Et il était en effet bien préparé à comprendre le message de l’amour de Dieu. Bien avant de venir à Paray, il avait écrit dans son journal :

« Je veux que mon cœur ne soit désormais que dans celui de Jésus et de Marie, ou que celui de Jésus et de Marie soient dans le mien afin qu’ils lui communiquent leurs mouvements, et qu’il ne s’agite et qu’il ne s’émeuve que conformément à l’impression qu’il recevra de ces Cœurs ».

 

Quand la sœur Marguerite-Marie Alacoque lui ouvre sa conscience, Claude voit en elle l’œuvre de Dieu, la rassure et l’encourage.

 

Mais dès l’année suivante, il part pour Londres en qualité de  prédicateur de Marie Beatrice de Modène, duchesse d’York. Bientôt éclate en Angleterre la « Terreur papiste » : Claude est calomnieusement accusé, jeté en prison pendant trois semaines, frôle le martyre et finalement est expulsé. Il revient en France phtisique et presque mourant. Il ne retournera à Paray que pour de brefs séjours qui lui permettront de réconforter Sœur Marguerite-Marie dont la vie mystique se heurte toujours au scepticisme de son entourage. (1)

 

Il passa les deux dernières années de sa vie à Lyon, où il était le directeur spirituel de jeunes jésuites. Quand la tuberculose l’emporte, le 15 février 1682 à Paray-le-Monial,  il n’a que 41 ans mais la mission est accomplie.

 

Deux ans plus tard, paraît en librairie la Retraite spirituelle du Père Claude La Colombière : ce modeste opuscule va merveilleusement ouvrir les voies à la mission de Marguerite-Marie (canonisée le 13 mai 1920) et au message du Cœur de Jésus.

 

La « dévotion au Sacré-Cœur » va se répandre dans toute la chrétienté et en 1899, le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) instituera la fête du Sacré-Cœur.

 

Claude La Colombière a laissé de très nombreux écrits :

  • Sermons (3 vol.), Lyon, 1684.
  • Réflexions chrétiennes, Lyon, 1684.
  • Retraite spirituelle, Lyon, 1684.
  • Lettres spirituelles, Lyon, 1715.
  •  

Des éditions complètes de ses œuvres ont été publiées plusieurs fois :

  • Œuvres du R. P. Claude de la Colombière, Avignon, 1832 ; Paris, 1864.
  • Œuvres complètes (6 vol.), Grenoble, 1900-1902.
  • Écrits spirituels (éd. par André Ravier), Collection 'Christus', Paris, 1962

 

Claude La Colombière a été béatifié, le 16 juin 1929, par le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939)  et canonisé, le 31 mai 1992, par Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).

 

Son charisme, aux dires de S. Marguerite Marie Alacoque, fut d'élever les âmes à Dieu, en suivant le chemin de l'amour et de la miséricorde que le Christ nous révèle dans l'Evangile.

 

Ses reliques sont conservées à Paray-le-Monial, en la chapelle de la Colombière, à proximité du couvent des sœurs de la Visitation. (2)

 

Pour un approfondissement : >>> Claude La Colombière

Sources: (1) L'Evangile au quotidien; (2) Wikipedia; (3) Jesuites.com

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Saints du jour
commenter cet article