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Christ Roi

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Horloge

12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 07:35

Sainte Imelda descendait de la noble famille des Lambertini. Née à Bologne en 1521, elle avait reçu au baptême le nom de Madeleine. Dès le berceau elle manifesta une intelligence précoce qui s'ouvrait naturellement aux lumières de la foi.

On ne constata jamais en elle de difficulté à obéir, ni de ces caprices qui rendent pénible l'éducation des enfants. Au premier signe, Madeleine quittait le jeu le plus animé pour se mettre au travail. Elle s'était aménagé un petit oratoire qu'elle ornait de ses mains. Tout son bonheur consistait à s'y retirer pour prier.

La splendeur de la maison paternelle pesait à cette âme qui comprenait déjà le néant des choses créées. Suivant un usage très ancien dans l'Église, on recevait parfois les enfants dans les monastères. Ils étaient revêtus de l'habit religieux, mais cela n'engageait en rien leur avenir et ces enfants n'étaient assujettis qu'à une partie de la Règle. A l'âge de dix ans, la petite Madeleine pria ses parents avec tant d'instance de lui octroyer cette grâce, qu'ils finirent par se rendre à ses désirs et l'emmenèrent chez les Dominicaines de Valdiprétra, près de Bologne.

La jeune enfant prit l'habit avec joie et échangea son nom pour celui d'Imelda, qui signifie : donnée au monde comme du miel, sans doute à cause de sa douceur et de son extrême amabilité. Novice, elle voulut observer la Règle tout entière bien qu'elle n'y fut pas obligée. Sa constance au service de Dieu ne se démentit pas un instant, aucune austérité ne l'effrayait, et elle s'appliquait en tout à ressembler à Jésus crucifié.

La sainte enfant passait des heures en adoration devant Jésus-Hostie, sans ressentir plus de lassitude que les anges devant Dieu. Durant le Saint Sacrifice de la messe, elle versait d'abondantes larmes, surtout lorsque les religieuses quittaient leurs stalles pour aller communier. Dans l'ingénuité de son amour, elle disait parfois: «Je vous en prie, expliquez-moi comment on peut recevoir Jésus dans son coeur sans mourir de joie.» Les religieuses étaient grandement édifiées de sa particulière dévotion envers le Saint Sacrement.

C'était l'usage du pays de donner la première communion aux enfants qu'à l'âge de quatorze ans. Sainte Imelda, consumée par l'ardeur de ses désirs, suppliait d'être enfin admise à la sainte Table mais on ne croyait pas devoir faire exception pour la petite novice. Le jour de l'Ascension 1533, Imelda atteignit ses onze ans. De nouveau, elle conjura son confesseur de lui permettre de recevoir la sainte communion, mais ce dernier resta inflexible.

L'enfant s'en alla à la chapelle en pleurant, afin d'y entendre la messe. Le Seigneur Jésus, si faible contre l'amour, ne put résister davantage aux voeux de cette âme angélique. Au moment de la communion, une hostie s'échappa du ciboire, s'éleva dans les airs, franchit la grille du choeur et vint s'arrêter au-dessus de la tête de sainte Imelda. Aussitôt que les religieuses aperçurent l'hostie, elles avertirent le prêtre du prodige. Lorsque le ministre de Dieu s'approcha avec la patène, l'hostie immobile vint s'y poser. Ne doutant plus de la Volonté du Seigneur, le prêtre tremblant communia Imelda qui semblait un ange plutôt qu'une créature mortelle.

Les religieuses, saisies d'un étonnement inexprimable, restèrent longtemps à regarder cette enfant toute irradiée d'une joie surnaturelle, prosternée en adoration. Ressentant finalement une vague inquiétude, elles appelèrent Imelda, la prièrent de se relever, puis lui en donnèrent l'ordre. L'enfant toujours si prompte à obéir paraissait ne pas même les entendre. En allant la relever, les soeurs s'aperçurent avec stupéfaction qu'Imelda était morte: morte de joie et d'amour à l'heure de sa première communion.

Cette petite sainte italienne a été surnommée: la fleur de l'Eucharistie. Elle est la patronne des premiers communiants.



Tiré de Laure Conan, édition 1913, pp. 38-41 -- Marteau de Langle de Cary, 1959, tome II, p. 208 Les saints du jour

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 06:59

  Sainte Jutta von Sangerhausen (+1260)


Née à Thuringe, elle en partit à la mort de son mari pour rejoindre en Prusse son frère, grand maître des chevaliers teutoniques. Elle y vécut le reste de sa vie en ermite. Elle est la patronne de la Prusse.

Les saints du jour



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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 11:05

Saint Joseph, statue de Lourdes (25 août 2005), entrée du sanctuaire.
Notez le Salut du Sauveur, les trois doigts de la main droite levés représentant la
Sainte Trinité

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 06:47

SAINT PIERRE CHANEL (1803-1841), Premier martyr en Océanie

Pierre-Louis-Marie Chanel naquit le 12 juillet 1803, à Cuet dans l'Ain, village du diocèse de Lyon. De sept à douze ans, il travaillait comme berger. Un jour, un prêtre le remarqua et se chargea de le faire instruire.

Ordonné prêtre le 15 juillet 1827, le Père Chanel exerça son ministère pastoral à Ambérieu, comme vicaire, puis à Crozet, en qualité de curé. Il entra en 1831 dans la Société de Marie. Sa devise : "Aimer Marie et la faire aimer".

Poussé par le désir de la Mission, en 1836, il sollicita la faveur d'être appliqué à l'apostolat des missions d'Océanie. Et le 24 décembre 1836, il s'embarquait au Havre avec Mgr Pompallier.
Au bout de dix mois de navigation, ils abordaient à l'île de Futuna.

Pendant que l'évêque continuait sa route vers la Nouvelle-Zélande, le Père Chanel s'établissait à Futuna avec deux compagnons. Pendant les deux premières années de leur installation, les missionnaires employèrent ce temps à apprendre la langue du pays et se bornèrent à baptiser les enfants moribonds. Dès qu'il se sentit capable de prêcher, le Père Chanel commença le travail d'évangélisation.

Après de très durs débuts, l'apôtre réussit à répandre l'Évangile chez les indigènes où régnait encore l'anthropophagie. Il rendait tous les services possibles, soignait les blessés, empêchait souvent la guerre entre les idolâtres; on l'appelait: l'homme à l'excellent coeur. Lorsque Niuliki, roi et pontife à la fois, vit le mouvement des conversions au christianisme prendre de l'ampleur, il cessa d'envoyer des vivres aux missionnaires et alla s'établir dans un autre village.

Pour subsister, les missionnaires furent réduits à défricher un champ de manioc. Pour les forcer à fuir le pays, on mangeait leurs fruits et leur récolte. Réduits à la plus extrême pauvreté, les Pères durent manger leur chien pour ne pas mourir de faim. Menacé de mort, le Père Chanel répond: «La religion est implantée dans l'île, elle ne s'y perdra point par ma mort, car elle n'est pas l'ouvrage des hommes, mais elle vient de Dieu

Les zélés missionnaires continuèrent à réunir leurs catéchumènes tous les dimanches et malgré tout, le petit groupe ne cessa de s'accroître. Le propre fils du roi, touché par la grâce et par les enseignements des missionnaires se déclara publiquement chrétien. Cette conversion acheva d'exaspérer Niuliki et le décida à en finir avec la religion chrétienne à Futuna.

Le 28 avril 1841, à la pointe du jour, une horde sauvage, conduite par le gendre de Niuliki et armée de lances, de massues, de haches, envahit la maison des missionnaires en un moment où le Père Chanel était seul. Les indigènes pénétrèrent dans le jardin où se trouvait le missionnaire, l'assommèrent à coups de bâton et de massue, puis se livrèrent au pillage. Leur carnage terminé, voyant que le Père respirait encore, Musumusu, le gendre du roi, l'acheva d'un coup de hachette sur la nuque. C'est ainsi que ce 28 avril 1841 sur l'Île de Futuna, sans une plainte, sans un soupir, le Père Chanel rendit son âme à Dieu. 

Peu d'années après ce drame, toute l'île de Futuna était chrétienne, y compris les assassins du saint martyr. Il fut proclamé Patron de l'Océanie. Sa Sainteté Pie XII canonisa solennellement Pierre Chanel, le 13 juin 1954.

Sources:

- J.M. Planchet, Vie des Saints, édition 1946, p. 438-439; Résumé
Les saints du jour
- Pierre Chanel éducateur, ddec.nc (site des Pères maristes en Nouvelle-Calédonie)
- Célébrations à Futuna du 200ème anniversaire de la naissance de St Pierre Chanel, ddec.nc
-
StPierreChanel.free, site consacré à Saint Pierre Chanel

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 08:12

Agnès Segni est née le 28 janvier 1268 à Gracciano, près de Montepulciano, de parents suffisamment fortunés et très bons chrétiens. Enfant, elle fut confiée aux sœurs de Montepulciano, appelées Sœurs du Sac parce que leur habit, de toile grossière, ressemblait à un sac; on lui confiera bientôt la charge d'économe; à 17 ans elle dirige la construction du couvent à Procéna, où par le bref pontifical elle devient abbesse; à 32 ans elle revient à Montepulciano pour y fonder un couvent de Soeurs Dominicaines, où elle sera prieure. Elle meurt le 20 avril 1317, à l'âge de 49 ans.

Son corps, miraculeusement préservé de la corruption, repose au Couvent des Dominicaines de Montepulciano.

Sainte Catherine de Sienne (1357-1380) avait une grande vénération pour elle.

On la représente soit avec trois cailloux en souvenir de la construction du monastère dont les pierres lui avaient été offertes par la Sainte Vierge, soit en compagnie d'un agneau, par la similitude avec son prénom et son adoration de l'Agneau de Dieu, soit portant une crosse, dans sa fonction d'abbesse.

Elle fut béatifiée par Clément VIII en 1608. Et canonisée par Benoît XIII en 1726.

Sources:

René-M. Groleau, O.P., Saints Dominicains, p. 17-18.

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=saintfeast&localdate=20090420&id=3483&fd=0

http://fr.wikipedia.org/wiki/Agn%C3%A8s_de_Montepulciano

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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 07:37

Saint Parfait (+ 850)

Prêtre à Cordoue (Espagne), il ne cachait pas son engagement religieux. Les musulmans qui occupaient l'Espagne l'arrêtèrent et le décapitèrent. L'Evangile au quotidien

Il desservait une paroisse et, comme tous ses confrères, il savait qu'il risquait sa tête à vouloir convertir les musulmans. Il se méfia donc quand deux musulmans l'abordant dans la rue lui demandèrent ce qu'il pensait de Mahomet et de Jésus car, disaient-ils, "nous ne désirons que nous instruire". Il se mit à leur prouver que Mahomet était un faux prophète et que seul Jésus était le sauveur. Ils souhaitèrent le bonjour à saint Parfait, le laissèrent rentrer tranquillement chez lui, puis quelques jours après, ils le dénoncèrent à des amis. Traduit devant le tribunal arabe, il fut condamné à mort. Une fois encore et publiquement, il dit ce qu'il pensait de Mahomet et du Coran. Son culte passa en France puisque les chanoines de la cathédrale de Paris chantèrent longtemps une messe solennelle en son honneur chaque 18 avril. Nominis.cf.fr

 

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 08:40

Pietà de Giovanni Bellini (1468-71)





Pendant la Semaine Sainte qui nous accompagne jusqu'à la Pâques de Notre Seigneur, à l'instar du
Forum catholique, je mets le blog Christ-Roi en mode silence.

"Je forme le voeu que la 'blogosphère catholique' sache elle aussi se montrer discrète en ce temps où l'information purement temporelle pèse bien peu par rapport à la grande nouvelle qui nous attend dans quelqures jours. Que valent quelques posts éphémères par rapport à ce qui nous attend ? Pas grand'chose.

A l'heure où la toile catholique entend peser de tout son poids, pourquoi ne s'illustrerait-elle pas précisément en se montrant respectueuse de ce jeûne internautique ? Ne serait-ce pas là une belle façon de montrer notre union dans la prière, chers amis internautes ? Une belle façon, oui, de montrer l'exemple. L'exemple du silence, élément indispensable aux oeuvres de notre Divin Maître."

(Le Forum catholique)

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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 06:59


« Hosanna ! béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d'Israël » (Jn 12,13)

Courage, fille de Sion, ne crains pas : « Ton roi s'avance vers toi ; il est humble, et monté sur un âne, le petit d'une ânesse ». Il vient, lui qui est partout présent et remplit l'univers, il s'avance pour accomplir en toi le salut de tous. Il vient, « lui qui n'est pas venu appeler les justes mais les pécheurs à la conversion », pour faire sortir du péché ceux qui s'y sont fourvoyés. Ne crains donc pas : « Dieu est au milieu de toi, tu es inébranlable ». Accueille en élevant les mains celui dont les mains ont dessiné tes murailles. Accueille celui qui a accepté en lui-même tout ce qui est nôtre, sauf le péché, pour nous assumer en lui... Réjouis-toi, fille de Jérusalem, chante et danse de joie... « Resplendis, car voici ta lumière, et la gloire du Seigneur se lève sur toi. »

Quelle est cette lumière ? « Celle qui illumine tout homme qui vient au monde » : la lumière éternelle...apparue dans le temps ; lumière manifestée dans la chair et cachée par cette nature humaine ; lumière qui a enveloppé les bergers et conduit les mages ; lumière qui était dans le monde dès le commencement, par qui le monde a été fait et que le monde n'a pas connue ; lumière qui est venue chez les siens et que les siens n'ont pas reçue.

Et la gloire du Seigneur, quelle est-elle ? C'est sans aucun doute la croix sur laquelle a été glorifié le Christ, lui, la splendeur de la gloire du Père. Lui-même le disait à l'approche de sa Passion : « Maintenant, dit-il, le Fils de l'homme est glorifié et Dieu est glorifié en lui, et il le glorifiera bientôt ». La gloire dont il parle ici, c'est sa montée sur la croix. Oui, la croix est la gloire du Christ et son exaltation. Il l'a dit : « Quand je serai élevé de terre, j'attirerai tout à moi ».

Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14,1-72.15,1-47

Alors le grand prêtre se leva devant l'assemblée et interrogea Jésus : « Tu ne réponds rien à ce que ces gens déposent contre toi ? »
Mais lui gardait le silence, et il ne répondait rien. Le grand prêtre l'interroge de nouveau : « Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? »
Jésus lui dit : « Je le suis, et vous verrez le Fils de l'homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. »
levangileauquotidien

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2 février 2009 1 02 /02 /février /2009 00:01



Lecture du saint Évangile selon saint Luc
(2, 22-32; trad. du Lectionnaire de 1964)
7. En ce temps-là, quand furent révolus les jours prescrits pour la purification de Marie, selon la Loi de Moïse, ils portèrent Jésus à Jérusalem pour le présenter au Seigneur selon qu’il est écrit dans la Loi du Seigneur: Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi offrir en sacrifice, selon qu’il est dit dans la Loi du Seigneur: un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes.
Voici qu’à Jérusalem il y avait un homme appelé Siméon. Cet homme était juste et pieux; il attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit-Saint était sur lui. Il lui avait été révélé par l’Esprit-Saint qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Messie du Seigneur. Il vint au Temple, poussé par l’Esprit. Et comme les parents apportaient l’Enfant Jésus, afin d’observer les coutumes de la Loi le concernant, il le reçut dans ses bras, et il bénit Dieu en disant: «Maintenant, ô Maître, tu laisses ton serviteur s’en aller selon ta parole, dans la paix. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations, et gloire de ton peuple Israël!»


La présentation au Temple, par Stephan Lochner (Hessisches Landesmuseum, Darmstadt)

Lecture patristique

Homélie de saint Sophrone, évêque [de Jérusalem, † 638 ou 639] (Discours 3, sur la fête des Lumières 6.7; texte grec: PG 87-3, 3291-3293)

Accueillons cette lumière glorieuse et éternelle

Allons à la rencontre du Christ, nous tous qui honorons et vénérons son mystère avec tant de ferveur, avançons vers lui dans l'enthousiasme. Que tous sans exception participent à cette rencontre, que tous sans exception y portent leurs lumières.

Si nos cierges procurent un tel éclat, c'est d'abord pour montrer la splendeur divine de celui qui vient, qui fait resplendir l'univers et l'inonde d'une lumière éternelle en repoussant les ténèbres mauvaises; c'est aussi et surtout pour manifester avec quelle splendeur de notre âme, nous-mêmes devons aller à la rencontre du Christ.

De même, en effet, que la Mère de Dieu, la Vierge très pure, a porté dans ses bras la véritable lumière à la rencontre de ceux qui gisaient dans les ténèbres; de même nous, illuminés par ses rayons et tenant en mains une lumière visible pour tous, hâtons-nous vers celui qui est vraiment la lumière.

C'est évident: puisque «la lumière est venue dans le monde» (Jn 3, 19) et l'a illuminé alors qu'il baignait dans les ténèbres, puisque «le Soleil levant qui vient d'en haut nous a visités» (Lc 1, 78), ce mystère est le nôtre. C'est pour cela que nous avançons en tenant des cierges, c'est pour cela que nous accourons en portant des lumières, afin de signifier la lumière qui a brillé pour nous, mais aussi afin d'évoquer la splendeur que cette lumière nous donnera. Courons donc ensemble, allons tous à la rencontre de Dieu.

Cette lumière véritable, «qui éclaire tout homme venant en ce monde» (Jn 1, 9), voici qu'elle vient. Soyons-en tous illuminés, mes frères, soyons-en tous resplendissants.

Que nul d'entre nous ne demeure à l'écart de cette lumière, comme un étranger; que nul, alors qu'il en est inondé, ne s'obstine à rester plongé dans la nuit. Avançons tous dans la lumière, tous ensemble, illuminés, marchons à sa rencontre, avec le vieillard Syméon, accueillons cette lumière glorieuse et éternelle. Avec lui, exultons de tout notre cœur et chantons une hymne d'action de grâce à Dieu, Père de la lumière, qui nous a envoyé la clarté véritable pour chasser les ténèbres et nous rendre resplendissants.

«Le salut» de Dieu, «qu'il a préparé à la face de tous les peuples» et qu'il a manifesté «pour la gloire» du nouvel Israël que nous sommes, voilà que «nous l'avons vu» (Lc 2, 30-32) à notre tour, grâce au Christ; et nous avons été aussitôt délivrés de la nuit de l'antique péché, comme Syméon le fut des liens de la vie présente, en voyant le Christ.

Nous aussi, en embrassant par la foi le Christ venu de Bethléem à notre rencontre, nous qui venions «des nations païennes», nous sommes devenus le peuple de Dieu, car c'est le Christ qui est le salut de Dieu le Père. Nous avons vu de nos yeux Dieu qui s'est fait chair. Maintenant que la présence de Dieu s’est montrée et que nous l’avons accueillie dans notre âme, nous sommes appelés le nouvel Israël; et nous célébrons sa venue par une fête annuelle pour ne jamais risquer de l’oublier. Le Forum catholique

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 00:02

Debussy - Le Martyre de Saint Sébastien (I)
Claude Debussy Le Martyre de Saint Sébastien, Mystère (1911) Deuxième Mansion: La Chambre Magique (extract) Susan Gritton, soprano Sophie Marceau, speaker Rundfunkchor Berlin Berlin Philharmonic Orchestra Sir Simon Rattle (Berlin 15/sep/2007)



Sébastien, dont le père était de Narbonne et la mère, de Milan, fut cher à Dioclétien pour sa noblesse et sa bravoure. Il naît à Narbonne vers 260 ap. J.-C. de parents chrétiens. Adulte, Sébastien choisit de devenir archer dans une des nombreuses compagnies romaines. Il devint capitaine.

Chef de la première cohorte, il assistait les chrétiens, dont il partageait la foi en secret. Il encourageait par ses exhortations ceux qui chancelaient. De ce nombre furent Marc et Marcellin, deux jeunes patriciens, arrêtés comme chrétiens. Leurs parents, leurs amis les conjuraient d'éviter la mort en reniant leur foi; saint Sébastien, qui les visitait souvent, soutint leur courage, et convertit leurs pères, leurs mères, leurs femmes, leurs enfants et beaucoup d'autres païens.

Ces faits furent dénoncés à Dioclétien: il ordonna d'attacher Sébastien à un poteau et de cribler son corps de flèches. Ce genre de supplice était sans doute militaire. Sébastien fut laissé pour mort. Une sainte femme, Irène, le fit enlever, pendant la nuit, pour l'ensevelir; mais il fut retrouvé vivant. Elle le fit soigner chez elle et il se rétablit. Dès qu'il fut en état de sortir, le 20 janvier 290 il vint se mettre sur le passage de l'empereur, qui se rendait au temple; celui-ci fut d'abord terrifié de cette apparition. Le martyr lui reprocha de persécuter des sujets fidèles qui le servaient loyalement et priaient pour lui. Dioclétien passa de la stupéfaction à la fureur contre le jeune officier; il le fit battre de verges jusqu'à ce qu'il expirât sous les coups; puis il ordonna de le jeter dans un cloaque. Une pieuse chrétienne, Lucine, fit retirer son corps qui fut enseveli dans les catacombes, au lieu où s'éleva plus tard la magnifique église de Saint-Sébastien.

Traditionnellement, un tir est organisé autour du 20 janvier par chaque club ou compagnie pour fêter saint Sébastien.

* Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003

Claude Debussy: Le martyre de Saint-Sébastien (1911)
The Prélude to Act I (La cour des lys)


Debussy - Le Martyre de Saint Sébastien (II)
Claude Debussy Le Martyre de Saint Sébastien, Mystère (1911) Cinquième Maison: Le Paradis Susan Gritton, soprano Sophie Marceau, speaker Rundfunkchor Berlin Berlin Philharmonic Orchestra Sir Simon Rattle (Berlin, 15/sep/2007
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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 00:00




Ô Marie Reine de France
envoyé par thechouan

Roberto Alagna "Minuit, Chrétiens" (Adam)
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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 00:02

Commentaire de l’Evangile du dimanche 23 novembre proposé par le père Raniero Cantalamessa OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale. 

Un des grands défenseurs de l’évolutionnisme athée aujourd’hui est l’Anglais Richard Dawkins, auteur du libre « God Delusion » (L’illusion de Dieu). Il fait la promotion d’une campagne publicitaire qui se propose de mettre sur les bus des villes l’inscription suivante : « Dieu n’existe probablement pas : cesse de t’en faire et profite de la vie » (There’s probably no God. Now stop worrying and enjoy life). « Probablement ». Il n’est donc pas complètement exclu qu’il puisse exister ! Si Dieu n’existe pas, le croyant n’a pratiquement rien perdu. En revanche, s’il existe, le non croyant a tout perdu.

Je me mets à la place d’un parent qui a un enfant porteur de handicap, autiste ou gravement malade, d’un immigré qui a fui la faim ou les horreurs de la guerre, d’un ouvrier qui a perdu son travail, d’un agriculteur expulsé de ses terres... Je me demande comment il réagirait devant cette annonce : « Dieu n’existe probablement pas : cesse de t’en faire et profite de la vie ! ».

L’existence du mal et de l’injustice dans le monde est certes un mystère et un scandale mais sans la foi et sans un jugement dernier, le mal et l’injustice apparaissent infiniment plus absurdes et plus tragiques encore. Au fil des millénaires de vie sur la terre l’homme s’est habitué à tout ; il s’est adapté à tous les climats, il s’est immunisé contre toutes les maladies. Il y a une chose à laquelle il ne s’est jamais habitué : l’injustice. Il continue à la ressentir comme une chose intolérable. Et c’est à cette soif de justice que répondra le jugement dernier.

Ce jugement ne sera pas voulu seulement par Dieu mais, paradoxalement, par les hommes aussi, même par les impies. Le poète Paul Claudel a écrit qu’au jour du jugement dernier il n’y aura pas seulement le Juge qui descendra du ciel mais toute la terre qui se précipitera à sa rencontre.

La fête du Christ Roi, avec l’évangile du jugement dernier, répond à l’espérance humaine la plus universelle. Elle nous assure que l’injustice et le mal n’auront pas le dernier mot et en même temps elle nous exhorte à vivre de telle manière que le jugement ne soit pas pour nous un jugement de condamnation mais de salut et que nous puissions être de ceux à qui le Christ dira : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde ».

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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 12:55

Bonne Saint Louis à tous.

"Fils de Louis VIII et de Blanche de Castille, Louis IX naquit le 25 avril 1215, au chateau de Poissy. Sa mère n'épargna rien pour en faire un grand roi et un grand saint; elle lui inculquait, pour régler toutes ses actions, l'aversion du péché et la préoccupation constante du salut éternel de son âme. 'Mon fils, lui répétait-elle souvent, j'aimerais mieux vous voir mort que souillé d'un seul péché mortel.'

A son avènement au trône en 1226, il n'avait que onze ans, et régna sous la sage tutelle de sa mère. ... Devenu majeur en 1236, Louis montra une habileté, un sagesse remarquables dans la conduite des affaires publiques. Il gagna les batailles de Taillebourg et de Saintes (21 et 22 juillet 1242), dans lesquelles éclata sa bravoure personnelle.





Ayant obtenu de Baudouin II, empereur de Constantinople, la
couronne d'épines de Notre-Seigneur, le saint roi pour la recevoir dignement fit construire la Sainte-Chapelle, une des merveilles de l'architecture du moyen-âge; il voulut porter lui-même, pieds nus, la sainte relique. Atteint d'une maladie dangereuse, à Pontoise, en 1244, il fit voeu d'aller en Palestine, secourir les chrétiens opprimés par les infidèles. Personne, pas même sa mère ni l'évêque de Paris, ne purent le détourner de sa noble résolution. En juin 1248, il prit congé de la reine Blanche, qu'il laissa régente en son absence.

'Beau très doux fils, lui dit-elle en l'embrassant avec effusion, beau tendre fils, jamais je ne vous verrai plus: le coeur me le dit bien.' Il emmena la reine Marguerite de Provence, qui avait déclaré qu'elle ne se séparerait jamais de lui, ainsi que ses frères et ses belles-soeurs. Parti d'Aigues-Mortes, le 25 août 1248, il aborda le 12 septembre à l'île de Chypre, rendez-vous général de l'expédition. Il en partit seulement en mai 1249, pour aller frapper d'abord l'islamisme en Egypte. La flotte arriva le 4 juin devant Damiette. Voyant les Sarrasins, il n'attendit pas que son vaisseau eût abordé, mais se précipita dans la mer, l'épée à la main, ayant de l'eau jusqu'aux aisselles.

Il prit Damiette, et, cinq mois après, marchant sur le Caire, il gagna la célèbre
bataille de Mansourah, sur la rivre doite du Nil (8 février 1250). Robert, comte d'Artois, frère du roi, emporté par son ardeur, tomba percé de coups. Saint Louis lui-même, qui s'engagea trop vivement... faillit être pris par les Sarrasins, qui avaient déjà saisi les rênes de son cheval; il se défendit à grands coups d'épée, et fut dégagé par plusieurs de ses chevaliers. 'Et vous promets, dit le sire de Joinville, témoin oculaire, que oncques si bel homme armé ne vis.'

Mais la disette et les maladies le forcèrent de battre en retraite. Pendant qu'il soutenait son arrière-garde, il tomba avec ses deux frères Alphonse et Charles, et le reste de son armée (dix mille hommes), au pouvoir de l'ennemi. Il sut être captif en roi, et s'attira dans les fers l'admiration des musulmans, au point de les voir lui offir la couronne.

Délivré de sa prison, il passa en Palestine, où il resta quatre ans, consacrant tous ses soins à améliorer le sort des populations chrétiennes.

... Louis méritait l'amour de son peuple, car il avait pour lui une tendre et constante sollicitude. Il était accessible à tous, écoutait les plaintes, réparait les torts, vidait les différends. 'Maintes fois, dit
Joinville, il advint qu'en été le roi allait s'asseoir au bois de Vincennes après la messe, s'accotait à un chêne, et nous faisait asseoir autour de lui. Tous ceux qui avaient affaire venaient lui parler, sans empêchement d'huissier ni d'autres gens; assisté de savants jurisconsultes, il conciliait les parties et rendait la justice.'

... Le jeudi saint, ses fils lavaient, comme lui, les pieds à douze pauvres, les servaient à table, et leur donnaient une royale aumône. Le roi voulut porter lui-même, avec son gendre, le premier malade à l'hôtel-Dieu de Compiègne; ses deux fils aînés portèrent le second.

Il traitait ses serviteurs avec une grande bonté, les visitait dans leurs maladies, priait pour eux après leur mort. Il avait coutume d'entendre la messe tous les jours. Il fonda l'hospice des Quinze-Vingts et beaucoup d'autres. Lorsqu'il apprenait qu'une province avait été affligée de quelque fléau, il y envoyait aussitôt des secours considérables. Il faisait élever et dotait les jeunes filles indigentes. Toujours des pauvres étaient admis à sa table. 'Maintes fois, dit
Joinville, je vis qu'il leur taillait leur pain et leur donnait à boire. Il me demanda un jour si je lavais les pieds aux pauvres le jour du jeudi saint: 'Sire, dis-je, quel malheur! les pieds de ces vilains! je ne les laverai pas. - Vraiment dit-il, c'est mal dit, car vous ne devez pas avoir en dédain ce que Dieu fit pour notre enseignement. Je vous prie donc, pour l'amour de moi, que vous vous accoutumiez à les laver.'

Un vendredi saint, à Compiègne, comme il visitait les églises, pieds nus, selon sa coutume, il aperçut, de l'autre côté d'une mare bourbeuse, un lépreux essayant d'attirer son attention. Louis traversa la mare, alla au lépreux, lui donna de l'argent, lui prit la main et la lui baisa. Tous les assistants se signèrent d'admiration en voyante cette sainte témérité du roi.

La chapelle de la Sorbonne vue depuis la place de la SorbonneRien de ce qui fait la prospérité publique, la grandeur morale d'une nation, n'échappait à sa sollicitude: il aimait et protégeait les livres et les lettrés; par ses ordres, on copia les principaux manuscrits qui se trouvaient dans les monastères, et il fit ranger ces exemplaires dans le trésor de la Sainte-Chapelle. C'est à sa munificence que l'on doit la fondation de la Sorbonne.

Cependant le saint roi nourrisait toujours l'idée d'assurer la victoire du christianisme sur le mahométisme. Dès 1261, il prépara une nouvelle croisade; quoique sa santé fût fort affaiblie, il s'embarqua à Aigues-Mortes le 2 juillet 1270, et fit voile vers Tunis. Il y arriva le 17. Quelques jours après le débarquement, la contagion décima l'armée. Louis tomba malade le 3 août. Le mal empirant, il fit appeler son successeur, le prince Philippe, et lui remit, écrites de sa main, les instructions rapportées par Joinville et admirées par la postérité. Au milieu des souffrances il priait pour son armée. Il mourut pieusement, étendu à terre sur un sac de cendres, le crucifix collé sur ses lèvres, le 25 août 1270, en prononçant ces paroles suprêmes: 'Père, à l'exemple du divin Maître, je remets mon esprit entre vos mains!' Il fut canonisé par Boniface VIII, dès l'année 1297."


(Source: Mgr Paul Guérin, Vie des Saints, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 527-532)

Louis de Boubon duc d'Anjou est son descendant le plus proche et notre prétendant LEGITIME actuel. VIVE LE ROI !

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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 13:31

 

Pentecôte. Fête qui se célèbre le cinquantième jour après Pâques, et c'est ce que signifie le grec pentêkostê, cinquantième. L'Eglise Juive observait cette fête en mémoire de ce que, cinquante jours après la sortie d'Egypte, Dieu donna aux Israélites sa loi sur le mont Sinaï, par le ministère de Moïse. Les Juifs la célèbrent encore aujourd'hui par le même motif; ils la nomment la fête des Semaines, parce qu'elle termine la septième semaine après Pâques, et la fête des Prémices, parce que l'on y offrait les prémices de la moisson du froment. On présentait à Dieu deux pains levés de trois pintes de farine chacun, cette offrande se faisait non par chaque famille, mais au nom de toute la nation; ainsi le témoigne Josèphe, Antiq. III, c. X. On immolait aussi différentes victimes, comme il est prescrit, Num, c. XXXIII, v. 27. Puisque cette fête fut instituée immédiatement après la publication de la loi, Exod., c. XXIII, v. 16; c. XXXIV, v. 22, elle a été dans tous les siècles suivants, une attestation publique de ce grand évènement. Dans l'Eglise chrétienne la Pentecôte se célèbre en mémoire de la descente du Saint-Esprit sur les apôtres, qui arriva le cinquantième jour après la résurrection de Jésus-Christ; et c'est à ce moment que commença la publication de la loi nouvelle ou la prédication de l'Evangile. (Encyclopédie théologique, Nicolas Bergier (1718-1790), publ. par M. l'abbé Migne,  Ateliers catholiques au Petit-Montrouge, tome III, Paris 1850-1851, p. 1402).

VENI SANCTE SPIRITUS - séquence (via le forum catholique)
Veni, Sancte Spiritus,
et emitte caelitus
lucis tuae radium.
Veni, pater pauperum,
veni, dator munerum
veni, lumen cordium.
Consolator optime,
dulcis hospes animae,
dulce refrigerium.
In labore requies,
in aestu temperies
in fletu solatium.
O lux beatissima,
reple cordis intima
tuorum fidelium.
Sine tuo numine,
nihil est in homine,
nihil est innoxium.
Lava quod est sordidum,
riga quod est aridum,
sana quod est saucium.
Flecte quod est rigidum,
fove quod est frigidum,
rege quod est devium.
Da tuis fidelibus,
in te confidentibus,
sacrum septenarium.
Da virtutis meritum,
da salutis exitum,
da perenne gaudium,
Amen, Alleluia.

Viens, Esprit-Saint, en nos coeurs,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.
Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos coeurs.
Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.
Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.
O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu'à l'intime
le coeur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine,
il n'est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.
Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.
A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.
Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.
Ainsi soit-il. Alleluia.

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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 08:19

Image:Jesus Resurrection 1778.jpg"Pâques, fête qui se célèbre dans l'Eglise chrétienne, en mémoire de la résurrection de Jésus-Christ.

 

"On lui a donné ce nom parce qu'il est arrivé plusieurs fois, dans les premiers temps de l'Eglise, qu'on la faisait en même temps que les Juifs célébraient leur pâque. Les plus anciens monuments nous attestent que cette solennité est de même date que la naissance du christianisme, qu'elle a été établie du temps des apôtres, témoins oculaires de la résurrection du Sauveur, et qui, placés sur le lieu même où ce grand miracle était arrivé, ont eu toutes les facilités possibles de se convaincre du fait; ils n'ont donc pu consentir à solenniser cette fête que parce qu'ils étaient invinciblement persuadés de l'évènement importait qu'elle attestait. On doit donc en raisonner comme de la pâque juive à l'égard des faits dont celle-ci était un monument.

 

"Aussi, dès les premiers siècles, la fête de Pâques a été regardée comme la plus grande et la plus auguste fête de notre religion; elle renfermait les huit jours que nous nommons la semaine sainte, et l'octave entière du jour de la Résurrection;
on y administrait solennellement le
baptême aux catéchumènes [Benoît XVI baptise sept adultes dont un d'origine musulmane] ;
les fidèles y participaient aux saints mystères avec plus d'assiduité et de ferveur que dans les autres temps de l'année;
on y faisait d'abondantes aumônes : la coutume s'introduisit d'y affranchir les esclaves;
plusieurs empereurs ordonnèrent de rendre à cette occasion la liberté aux prisonniers détenus pour dettes ou pour des crimes qui n'intéressaient point l'ordre public.

 

"Enfin l'on s'y préparait comme l'ont fait aujourd'hui par le jeûne solennel de quarante jours, que nous appelons le carême." (Nicolas Bergier (1718-1790), Encyclopédie théologique, publié par M. l'abbé Migne, Ateliers catholiques au Petit-Montrouge, tome III, Paris 1850-1851, p. 1262).

 

Bonnes fêtes de Pâques à tous.

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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 15:59

Benoît XVI évoque l'Enfant Jésus, Roi de Gloire


Celui qui est "le roi de gloire", "le vaillant des combats" ( Ps 23, 7.8).
Mais qui est le Dieu vaillant qui entre dans le temple? C'est un Enfant; c'est l'Enfant Jésus, dans les bras de sa mère, la Vierge Marie."



Notre-Dame du Perpétuel Secours, une image reproduite à partir d'un dessin de l'évangéliste saint Luc. Notez les anges qui présentent au Sauveur les instruments de Sa Passion.


"NOËL. Fête de la naissance de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui se célèbre le 25 décembre. On ne peut pas douter que cette fête ne soit de la plus haute antiquité, surtout dans les Eglises d'Occident. Quelques auteurs ont dit qu'elle avait été instituée par le pape Télesphore, mort l'an 138; qu'au IVe siècle le pape Jules Ier, à la prière de saint Cyrille de Jérusalem, fit faire des recherches exactes sur le jour de la Nativité du Sauveur, et que l'on trouva qu'elle était arrivée le 25 de décembre; mais ces deux faits ne sont pas assez prouvés. Saint Jean Chrysostome, dans une homélie sur la naissance de Jésus-Christ, dit que cette fête a été célébrée dès le commencement, depuis la Thrace jusqu'à Cadix, par conséquent dans tout l'Occident, et il n'y aucune preuve que dans cette partie du monde le jour en ait jamais été changé.
Il n'y a eu de variation que dans les Eglises orientales. Quelques-unes la célèbrent d'abord au mois de mai ou au mois d'avril, d'autres au mois de janvier, et la confondirent avec l'Epiphanie; insensiblement elles reconnurent que l'usage des Occidentaux était le meilleur, elles s'y conformèrent. En effet, selon la remarque de Saint Jean Chrysostome, puisque Jésus-Christ est né au commencement du dénombrement que fit faire l'empereur Auguste, on ne pouvait savoir ailleurs mieux qu'à Rome la date précise de sa naissance, puisque c'était là qu'étaient conservées les anciennes archives de l'empire. Saint Grégoire de Naziance, mort l'an 398, Serm. 58 et 59, distingue très-clairement la fête de la Nativité, de Jésus-Christ, qu'il nomme Théophanie, d'avec l'Epiphanie, jour auquel il faut adoré par les mages et reçut le baptême. Voy.Epiphanie. Bingham, Orig. Ecclés., I, XX, chap. 4, § 4; Thomassin, Traité des fêtes, liv. II, chap. 6; Benoît XIV, de Festis Christi, c. 17, n. 45, etc. L'usage de célébrer trois messes dans cette solennité, l'une à minuit, l'autre au point du jour, la troisième le matin, est ancien, et il avait autrefois lieu dans quelques autres fêtes principales. Saint Grégoire le Grand en parle, Hom. 8 in Evang., et Benoît XIV a prouvé par d'anciens monuments, qu'il remonte plus haut que le VIe siècle. Dans les bas siècles, la coutume s'introduisit en Occident de représenter le mystère du jour par des personnages; mais insensiblement se glissa des abus et des indécences dans ces représentations, et l'on reconnut bientôt qu'elles ne convenaient pas à la gravité de l'office divin; on les a retranchées dans toutes les églises. … On ne peut guère douter que ce nom de Noël, donné à la fête, ne soit un abrégé d'Emmanuel" (Source: Encyclopédie théologique, Nicolas Bergier (1718-1790), publ. par M. l'abbé Migne, Ateliers catholiques au Petit-Montrouge, tome III, Paris 1850-1851, art. Noël).
 
"EMMANUEL, terme hébreu qui signifie Dieu avec nous. Il se trouve dans la célèbre prophétie d'Isaïe, chap. VII v. 14. Une Vierge concevra et enfantera un Fils, et il sera nommé EMMANUEL, Dieu avec nous." (Encyclopédie théologique, Nicolas Bergier (1718-1790), ibid., tome II, art. Emmanuel).
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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 14:21

"Fête de tous les saints

"La dédicace que fit, l'an 607, le pape Boniface IV de l'église du Panthéon ou de la Rotonde, à Rome, a donné lieu à l'établissement de cette fête
. Il dédia cet ancien temple d'idoles à l'invocation de la sainte Vierge et de tous les martyrs; c'est ce qui lui a fait donner le nom de Notre-Dame des Martyrs, ou de la Rotonde, parce que cet édifice est en forme d'un demi-globe. Boniface suivit en cela les intentions de saint Grégoire le Grand, son prédécesseur. 


"Vers l'an 731, le pape Grégoire III consacra une chapelle à l'honneur de tous les saints dans l'église de Saint-Pierre; il augmenta ainsi la solennité de la fête: depuis ce temps-là elle a toujours été célébrée à Rome. Grégoire IV étant venu en France l'an 837, sous le règne de Louis le Débonnaire, cette fête s'y introduisit et y fut bientôt généralement adoptée; mais le P. Ménard a prouvé qu'elle avait déjà lieu auparavant dans plusieurs églises, quoiqu'il n'y eût encore aucun décret porté à ce sujet; Notes sur le Sacram de Saint Grég., p. 152; Thomassin, Traité des Fêtes, etc. Les Grecs la célèbrent le dimanche après la Pentecôte.
"L'objet de cette solennité est non seulement d'honorer les saints comme les amis de Dieu, mais de lui rendre grâces des bienfaits qu'il a daigné leur accorder, et du bonheur éternel dont il les récompense, de nous exciter à imiter leurs vertus, d'obtenir leur intercession auprès de Dieu. … A l'occasion de l'établissement de cette fête en France au IXe siècle, Mosheim a déclamé à son ordinaire contre le culte rendu aux saints dans l'Eglise romaine; il dit que cette superstition y a étouffé toute vraie piété. S'il avait voulu expliquer, une fois pour toutes, ce qu'il entend par vraie piété, il nous serait plus aisé de voir si ce reproche est vrai ou faux. Pour nous, nous disons qu'elle consiste dans un profond respect pour la majesté de Dieu, dans un souvenir habituel de sa présence, dans une grande estime de tout ce qui a rapport à son culte, dans un vif sentiment de ses bienfaits, dans une parfaite confiance en sa bonté et aux mérites de Jésus-Christ, en un mot, dans l'amour de Dieu. A présent nous demandons en quoi l'honneur que nous rendons aux saints peut détruire ou diminuer aucun de ces sentiments, qui ont été ceux de tous les saints, et par lesquels ils se sont sanctifiés. Il nous paraît que leur exemple est très-capable de nous exciter à imiter les vertus et les pratiques par lesquelles ils sont parvenus à la sainteté et au bonheur éternel. Nous sommes beaucoup mieux fondés à dire que c'est la prévention des protestants contre le culte des saints qui a étouffé la piété parmi eux. Y trouve-t-on beaucoup d'âmes saintes qui, dégagées des affaires de ce monde s'occupent à méditer les grandeurs de Dieu, à lui rendre de fréquents hommages, à s'enflammer du feu de son amour, et à faire des œuvres de charité? Presque toute leur religion à s'assembler assez rarement, à réciter ensemble quelques prières, à chanter des psaumes, à entendre des instructions souvent fort sèches et très-peu capables de toucher les cœurs. Voy. Dévotion, Piété, Saints, etc." (Nicolas Bergier (1718-1790), Encyclopédie théologique, publ. par M. l'abbé Migne, Ateliers catholiques au Petit-Montrouge, tome IV, Paris 1850-1851, p. 804-805).

AngePlus récemment, Régine Pernoud dans son livre "Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ?" (Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984) indique qu'avec saint Polycarpe (+ martyr en 167) débute le culte des saints

"Si dans un louable désir de pureté nous nous retrouvons à la primitive Église, que voyons-nous ? Au IIe s. déjà les corps des martyrs, ceux qui ont affirmé leur foi au prix même de leur vie, sont l'objet d'une vénération particulièreNon pas, comme l'écrit tel auteur, que l'on considérât désormais Polycarpe comme une sorte de 'divinité inférieure' ni son corps comme un 'talisman précieux', mais parce que lui et ses semblables avaient réalisé dans toute sa plénitude la remarque évangélique: 'Pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime', et que leur martyre avait fait de chacun d'eux, à jamais, un autre Christ. Ainsi un saint Cyprien recommande-t-il au clergé et aux fidèles de noter avec précision la date de la mort des martyrs, lui qui devait certain jour être conduit et enterré au cimetière de Carthage par ce même clergé qu'il avait ainsi instruit. C'est assez dire que le culte des reliques est lié intrinsèquement à la vie même de l'Église, à son développement, à la propagation de l'Évangile, et cela toujours et partout. Et de même qu'on célébrait la messe sur la tombe des martyrs des catacombes, de même en notre XXe s., des reliques sont-elles scellées dans tout autel sur lequel on célèbre aujourd'hui... Mais il est incontestable qu'il y eut entre-temps quelque inflation sur les reliques (commerces, indulgences)… Ce que l'on sait moins parce que l'on a cité beaucoup moins souvent, c'est que pour une bonne partie, ces exemples du commerce des reliques, pas forcément naïf, mais toujours fructueux, sont tirés d'un ouvrage de Guibert de Nogent mort en 1124 qui s'intitule Pignora Sanctorum, Les reliques des saints, et qui blâme cette frénésie d'achat ou de vente des reliques, en accumulant les exemples les plus ridicules pour bien montrer la sottise d'un tel commerce et surtout l'erreur qu'il y aurait à confondre les reliques vénérables des saints avec on ne sait quel talisman qui guérirait par magie..." (Régine Pernoud,  Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ?, Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984 p. 239-240).

                                                 ***

Martyrologe

En Perse, les saints martyrs Jean évêque, et Jacques prêtre, sous le roi Sapor.
A Terracine, en Campanie, l'anniversaire de saint Césaire diacre, qui, après une longue et rigoureuse prison, fut enfermé dans un sac avec le prêtre saint Julien, et précipité dans la mer.
Dans la ville de Dijon, saint Bénigne prêtre. Envoyé en Gaule, par le bienheureux Polycarpe pour y prêcher l'évangile il fut, sous l'empereur Marc-Aurèle et par ordre du juge Térence, plusieurs fois soumis à de très cruels supplices; il fut enfin frappé rudement à la nuque avec une barre de fer et d'une lance on lui perça le corps.
A Damas, la passion des saints Césaire, Dace et de cinq autres.
Le même jour, sainte Marie, esclave. Accusée d'être chrétienne, elle fut, sous l'empereur Adrien, cruellement flagellée, étendue sur le chevalet, déchirée avec des peignes de fer; elle accomplit ainsi son martyre.
A Tarse, en Cilicie, les saintes martyres Cyrénie et Julienne, sous l'empereur Maximien.
Dans la cité des Arvernes, en Gaule, saint Austremoine, qui fut le premier évêque de cette ville.
A Paris, la mise au tombeau de saint Marcel évêque.
A Bayeux, en France, saint Vigor évêque, au temps de Childebert, roi des Francs.
A Angers, en Gaule, la mise au tombeau du bienheureux évêque Lézin, homme vénérable par sa sainteté.
A Tivoli, saint Séverin moine.
A Larchant, dans le Gâtinais, en Gaule, saint Maturin confesseur. (La Porte Latine)
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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 07:16

Saint Augustin (354-430), théologien, prédicateur, père et docteur de l'Église, "le plus glorieux des docteurs catholiques, le type du théologien et le grand roi de la doctrine", auteur des Confessions et de la Cité de Dieu.

Augustin (Saint), Aurelius Augustinus, le plus grand des Pères de l'église latine, né en 354 à Tagaste en Numidie, avait un père païen et une mère chrétienne, Ste Monique. Il eut une jeunesse fort dissipée, et partagea longtemps (avant de les combattre) les erreurs des Manichéens

Il professa la rhétorique à Tagaste, à Carthage et enfin à Milan. Dans cette dernière ville il eut occasion de connaître Saint Ambroise qui, réunissant ses efforts à ceux de la mère d'Augustin, réussit à le convertir. Il se fit baptiser à l'âge de 32 ans, quitta son école, et retourna à Tagaste, où il distribua ses biens aux pauvres, et se consacra au Jeûne et à la prière. Quelque temps après, en 391, il fut ordonné prêtre, malgré sa résistance, par Valère, évêque d'Hippone (Bone), et il devint lui-même, en 395, évêque de cette ville. 

Il vécut en commun avec les clercs de son église, qu'il préparait au saint ministère, et forma ainsi les premiers séminaires

Il combattit, soit par ses discours, soit par ses écrits, les Donatistes, les Manichéens et les Pélagiens (Pélage), instruisit son peuple par ses prédications, soulagea les pauvres et maintint la discipline dans plusieurs conciles. 

Il mourut à Hippone durant le siège de cette ville par les Vandales, en 430.

Ses principaux ouvrages sont : 
* la Cité de Dieu, son chef-d'œuvre, 
* les Traités sur la grâce et le libre arbitre, qui l'ont fait surnommer le Docteur de la grâce
* les Soliloques, où il traite de Dieu et de l'âme, 
* ses Rétractations, où il juge les écrits et les opinions de sa jeunesse; 
* ses Confessions, où il fait l'histoire de ses erreurs et de sa conversion miraculeuse. 

On a en outre de lui un grand nombre d'écrits contre les hérétiques de son temps, divers Traités sur l'Ecriture; un Commentaire sur les Psaumes, 363 Sermons, 270 Lettres, etc.

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 21:13

Le Forum catholique


Reims, calice du sacre des rois de France 

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