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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 18:57
AFP
30/03/2009
| Mise à jour : 19:31

Deux fosses renfermant les restes de victimes d'une tuerie survenue pendant les guerres de Vendée en 1793 ont été découvertes par les archéologues dans la ville du Mans, indique aujourd'hui un communiqué de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

La première des deux fosses dégagées dans le secteur appelé Quinconce des Jacobins dans la ville du Mans contenait neuf ou dix individus, certains cadavres portant encore boutons de chemise et de culottes, boucle de bottes ou de guêtres, canif ou chapelet. La seconde fosse, condamnée par une épaisse couche de chaux vive, contenait une vingtaine de corps.

Hormis un enfant et deux adolescents, les sujets inhumés étaient tous des adultes, dont de nombreuses femmes. Les restes portaient les "stigmates osseux d'un véritable acharnement", à l'arme blanche, fractures de fémurs et de radius, mandibule tranchée, maxillaire coupé, omoplate percée. Un seul impact d'arme à feu a été décelé.

Les restes sont ceux de victimes d'une tuerie survenue les 12 et 13 décembre 1793, pendant la première guerre de Vendée.
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 13:14

Lunion.presse.fr, 8 mars 2009

«MAIS où est donc le baptistère de Clovis ? » Mille fois répétée par les touristes de passage dans la cathédrale Notre-Dame, la sempiternelle question avait jusque-là bien du mal à trouver une réponse. Eh bien dans quelques semaines, les guides et les Rémois pourront emmener les touristes ou leurs hôtes à la hauteur de la cinquième travée de l'édifice, pas loin de la chaire. C'est là que le père Guerlin, curé de la paroisse, vient d'être autorisé par la Direction régionale des affaires culturelles à faire graver une inscription sur le pavé sous lequel se trouvent les quelques vestiges du baptistère dans lequel Clovis se serait fait baptiser et découverts en juin 1995 par l'équipe de Walter Berry et Robert Neiss. Une autorisation capitale puisqu'elle authentifie enfin la découverte faite voilà plus de dix ans.
Le baptistère de Clovis n'ayant que de rares fois fait l'objet d'écrit, il faut remonter au XIXe siècle jusqu'à Louis Demaison, archiviste de la ville pour avoir quelques éléments sur son éventuelle localisation. Les premières investigations sérieuses furent conduites par Henri Deneux, chargé de la restauration de la cathédrale après la Première Guerre mondiale. Entre 1919 et 1930, il pensait avoir trouvé ce baptistère sur le flanc Nord de la cathédrale primitive, une découverte mise en doute par les spécialistes.
« Grâce aux études stratigraphiques permettant de repérer et de dater les couches archéologiques lors de récentes fouilles à Reims, on s'est aperçu que le baptistère soi-disant découvert par Deneux appartenait en fait aux thermes gallo-romains datant de l'époque de Constantin (IVe siècle), à une profondeur bien plus grande que celle où aurait pu être le vrai baptistère. »
Il fallut attendre les fouilles archéologiques menées juste avant la célébration du XVe centenaire du baptême de Clovis avec la venue de Jean-Paul II pour rouvrir le dossier.
« Les archéologues Berry et Neiss, utilisant les carnets de fouilles de Deneux légués par sa famille à la bibliothèque Carnegie, ont rouvert une tranchée côté Nord de la cathédrale rue Robert-de-Coucy », explique aujourd'hui l'historien Patrick Demouy. « Ils savaient en reprenant les notes de Deneux et Demaison que le baptistère se trouvait en face de la façade de la cathédrale primitive attribuée en 400 à saint Nicaise. Comme cela existe à Florence ou Rome.» À quelques mètres où Deneux avait pensé trouver le baptistère, les archéologues ont découvert un système d'adduction d'eau confirmant l'utilisation du site pour des baptêmes avec une cuve traversée par de l'eau vive symbolisant le Jourdain. Une fois baptisé, le chrétien pouvait ensuite rentrer dans l'église et recevoir l'eucharistie. Aujourd'hui, il reste les traces d'un bassin sous la forme d'un rectangle de 2,75m sur 3m avec deux marches intérieures bien conservées.
Après de nombreuses études comparatives menées notamment par Charles Bonnet, un éminent archéologue européen, il semble établi aujourd'hui que ce baptistère a bien vu Clovis.

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 21:09
Comme par hasard..., au moment où l'on apprenait avec grande joie ce matin le retrait de l'excommunication des évêques traditionnalistes sacrés par Mgr Lefebvre, les officines liebérales sionistes se mettent en branle ce soir et sortent de leur chapeau à 20:07 un entretien vieux de trois mois...  qu'elles gardaient sous la main probablement, non diffusé jusqu'ici..., dans lequel un des évêques, Mgr Williamson met en doute l'existence des "chambres à gaz". L'organe de la Trilatérale, l'hebdomadaire Le Point (Claude Imbert, directeur général du magazine est le coordinateur de la section française de la Commission trilatérale. Source: Faits & Documents n° 121) se charge de la besogne. Notez le vocabulaire partial employé (souligné)...

Publié le 22/01/2009 à 20:07 Le Point.fr

Église : Mgr Williamson met en doute l'existence des chambres à gaz

Mgr Richard Williamson, l'un des quatre évêques intégristes dont l'excommunication aurait été levée par le pape BenoîtXVI, a mis en doute l'existence des chambres à gaz dans un entretien diffusé par la télévision suédoise. "Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz", a-t-il déclaré au cours de l'émission Uppdrag gransning (mission investigation), programme hebdomadaire de la télévision publique suédoise SVT.

De nationalité britannique, Mgr Williamson appartient à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, organisation catholique intégriste dont, selon des journaux italiens qui se fondent sur des indiscrétions au Vatican, Benoît XVI a décidé de lever l'excommunication. Âgé de 68 ans, il a été ordonné évêque par Mgr Marcel Lefebvre en 1988, provoquant son excommunication et celle des autres évêques "schismatiques".

"Il y a certainement eu une grande exploitation [de ces faits]. L'Allemagne a payé des milliards et des milliards de Deutschemarks et à présent d'euros parce que les Allemands souffrent d'un complexe de culpabilité pour avoir gazé six millions de Juifs, mais je ne crois pas que six millions de Juifs aient été gazés", a-t-il encore dit, au cours de cet entretien diffusé en différé mercredi soir. L'évêque a fait ces commentaires après que le journaliste l'eut interrogé sur les propos négationnistes suivants tenus au Canada : "Pas un seul Juif n'a été tué dans les chambres à gaz. Ce sont des mensonges." "Vous faites allusion à des citations au Canada il y a de nombreuses années", a-t-il encore relevé. On estime à six millions le nombre de Juifs qui ont péri sous le IIIe Reich, notamment dans des camps de la mort ou au cours d'exécutions massives.

Le producteur de l'émission Uppdrag gransning , Lars-Göran Svensson, a expliqué à l'AFP que la diffusion de cet entretien était une "pure coïncidence" avec les informations de la presse italienne. "Notre journaliste est allé enregistrer l'émission en Allemagne en novembre dernier. L'évêque était d'accord avec cet entretien et nous n'avions pas connaissance hier de la décision du pape", a-t-il dit. À la fin de l'entretien, Mgr Williamson s'inquiète : "Attention, c'est contre la loi allemande, si quelqu'un se trouvait ici, on me jetterait en prison avant que je ne quitte le pays, j'espère que ce n'est pas votre intention."

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 00:04

Une victoire à un contre dix.

Afin de pallier à la présentation déformée de la bataille de Montgisard par des profs gauchistes supplétifs de la déséducation nationale, je me servirai pour l'indication des effectifs de Régine Pernoud et pour la narration de René Grousset. Côté Franc, la première parle de 500 chevaliers, René Grousset de 400. "De fait, jamais plus belle victoire chrétienne n'avait été remportée au Levant".

Saladin est défait. "500 cavaliers contre les 30 000 hommes de l'armée de Saladin à Montgisard"

(Régine Pernoud, Les hommes de la Croisade, Taillandier, Mayenne 1977, p. 98).

"500 chevaliers auxquels se joignirent 80 Templiers (en tout 3000 combattants) contre 30 000 Mamelouks au moins groupés autour de Saladin"

(Régine Pernoud, Les hommes de la Croisade, Taillandier, Mayenne 1977, p. 156.)

"Son armée, prêtée au comte de Flandre, guerroyait bien loin, entre Antioche et Alep. Il (Badouin IV) n'avait sous la main que quatre cents hommes. Ramassant ce qu'il put rallier de gens, il se porta avec la Vraie Croix au-devant de l'envahisseur.

La situation des Francs paraissait si désespérée que Saladin, négligeant leur misérable petite armée dont la reddition ne semblait plus qu'une question d'heures, décida, en laissant devant elle, vers Ascalon, de simples rideaux de troupes, de marcher droit sur la Judée, peut-être même jusqu'à Jérusalem vide de défenseurs. Au passage, à travers la plaine qui s'étend d'Ascalon à Ramla, il brûlait les bourgs et pillait les fermes, en laissant ses escadrons s'enrichir de la rafle de tout le pays. Dans sa marche tiomphale et sans obstacle, il était arrivé près de Tell Djézer, le Montgisard des Francs, lorsque par stupéfaction, il vit surgir au-dessus de lui, du côté où il s'y attendait le moins, cette armée franque qu'il croyait réduite à l'impuissance derrière les murailles d'Ascalon (25 novembre 1177).

C'est qu'il avait compté sans Baudouin IV, qui au lieu de suivre l'ennemi sur la grande route de Jérusalem, avait fait un crochet vers le nord, le long de la côte, pour se rabattre ensuite droit au sud-est, sur la piste des Musulmans. Un vigoureux désir de vengeance animait la petite troupe en traversant les campagnes incendiées par les coureurs ennemis. En d'autres circonstances la chevalerie franque eût sans doute hésité devant son incroyable infériorité numérique, mais l'ardeur des premiers croisés animait le Roi lépreux.

Michel le Syrien relate ces instants avant la bataille :

"Dieu qui fait paraître sa force dans les faibles, inspira le roi infirme. Il (Baudouin IV) descendit de sa monture, se prosterna face contre terre devant la croix et pria avec des larmes. A cette vue le coeur de tous les soldats fut ému, ils jurèrent sur la croix de ne pas reculer et de regarder comme traître quiconque tournerait bride. Ils remontèrent à cheval et chargèrent."

Au premier rang se dressait la Vraie Croix, portée par l'évêque Aubert de Bethléem; elle devait, une fois de plus, dominer la bataille et plus tard les combattants chrétiens devaient avoir l'impression qu'au milieu de la mêlée elle leur était apparue immense, au point de toucher le ciel.

Les Musulmans qui pensaient d'abord les étouffer sous le nombre, commencèrent bientôt à perdre contenance devant la furie française. 'Le passage dit Le Livre des deux jardins, était encombré par les bagages de l'armée. Soudain surgirent les escadrons des Francs, agiles comme des loups, aboyant comme des chiens ; ils chargèrent en masse, ardents comme la flamme. Les Musulmans lâchèrent pied'. Saladin, le sultant d'Egypte et de Damas, avec ses milliers de Turcs, de Kurdes, d'Arabes et de Soudanais, fuyait devant les quatre cents chevaliers de l'adolescent lépreux...

Fuite éperdue. Jetant bagages, casques et armes, ils galopèrent à travers le désert d'Amalek, droit vers le ruisseau d'Egypte et le Delta. Pendant deux jours Baudouin IV ramassa sur toutes les pistes un butin prodigieux, puis il rentra à Jérusalem. De fait, jamais plus belle victoire chrétienne n'avait été remportée au Levant."

Source :

- René Grousset, L'épopée des Croisades, Perrin, Paris 1995, p. 77-178.

- Régine Pernoud, Les hommes de la Croisade, Taillandier, Mayenne 1977, p. 98).




Cette victoire éclatante
permit de contracter un accord entre Saladin et Baudouin IV, permettant une paix relative pendant environ quatre ans.




* le livre de René Grousset L'épopée des Croisades en ligne format word et pdf

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 00:01
... qui devra être alimentée par la vente des biens de l'Eglise.

C'est ce que les républicains appellent "liberté de culte" et "droit de propriété"...

Source: Alfred Fierro, Chronologie: La Révolution jour par jour  in Jean Tulard, J.F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 321
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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 15:38
La Basilique Saint Jean du Latran est l'église de l'évêque de Rome. En 313 ap. J-C., l'empereur Constantin Ier mit fin aux persécutions contre les chrétiens (édit de Milan), des persécutions terribles puisque les Chrétiens étaient mis à mort. Placé sur le mont Cœlius, le palais des Laterani appartenait alors à Fausta, femme de Constantin. Cet empereur, après sa conversion, le donna au Pape pour sa demeure privée et y fonda l'église du Latran qui devint la mère et maîtresse de toutes les églises de Rome et du monde.
Le 9 novembre 324, le pape
Sylvestre
consacra  l'église sous le nom de basilique du Saint-Sauveur, aujourd'hui Saint-Jean-de-Latran. C'était la première consécration publique d'une église.



L'usage d'avoir des lieux spécialement destinés à la prière et au culte remonte à l'origine du monde. Toutefois, le premier temple consacré au vrai Dieu ne fut bâti que vers l'an 3000 après la création, à Jérusalem, par le roi Salomon. Ce prince en fit la dédicace l'an 3004; la cérémonie dura huit jours, et les Juifs en renouvelèrent chaque année la mémoire. Aux premiers siècles du christianisme, l'Église persécutée ne put bâtir de temples et dut célébrer les divins mystères dans des maisons particulières ou dans les catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Mais quand la paix fut donnée aux chrétiens, on vit bientôt surgir de toutes parts des temples magnifiques en l'honneur du seul vrai Dieu, sur les ruines des temples du paganisme.

Le Christ et Sa Croix rendirent Constantin victorieux de son rival Maxence. Une nuit lors de la bataille du Pont Milvius, le Christ lui apparut en rêve et lui montra un
chrisme flamboyant dans le ciel et lui dit : "Par ce signe, tu vaincras" (In hoc signo vinces).

Ne marchandant pas sa reconnaissance, le grand empereur mit fin aux persécutions sanglantes, donna la liberté à l'Église et promulgua une loi par laquelle il permettait aux chrétiens de bâtir des églises dans tout son empire. Donnant lui-même l'exemple, Constantin fit construire un baptistère en 334, à l'endroit où le pape saint Sylvestre l'avait baptisé. Il fit aussi édifier les somptueuses basiliques de Ste-Croix-de-Jérusalem, réplique de celle du St-Sépulcre, et la basilique St-Pierre qu'il érigea sur le tombeau du prince des apôtres. Le pieux empereur fit également bâtir sur l'emplacement du palais des Laterani, pour servir d'église patriarcale et pontificale, la basilique du Saint-Sauveur, appelé aussi St-Jean de Latran.

Le Pape saint Sylvestre fit, en 324, la dédicace de l'église de Saint-Sauveur, à Rome. En France, l'usage s'est généralisé de célébrer, dans les premiers jours de ce même mois, l'anniversaire de la dédicace de toutes les églises. Cette fête mérite de notre part un respect tout spécial: après la fête de l'Église du Ciel et de l'Église du purgatoire, c'est, en quelque sorte, la fête de l'Église de la terre. L'office de ce jour est d'une beauté remarquable et nous montre dans nos temples, d'après la Sainte Écriture, la maison de la prière, la maison de Dieu, un lieu saint et terrible, une image de la céleste Jérusalem, la porte du Ciel.
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 16:05
[Tout a été dit, sur l'antigermanisme de Maurras, haine fanatique et absolu, du maître de l'A.F., ennemi irréductible de l'Allemagne et des Allemands.
C'est oublier, pour les besoins de la cause, la noble attitude des nationalistes français jusqu'aux dernières heures d'août 1939 quand des forces multiples poussaient le monde dans la plus terrible guerre. Oublier que les plus féroces partisans de la paix se trouvaient dans les rangs maurrassiens de l'
A.F. ou parmi ses anciens disciples, comme l'illustre Je Suis Partout
.

Robert Brasillach, dans les trois extraits qui suivent, extraits de
Notre avant-guerre, revient sur cette année terrible, qui débuta en septembre 1938 pour s'achever 12 mois plus tard exactement.]

    Ainsi prenait sa couleur indécise l'entre-deux-alertes. Les personnes dites raisonnables s'écartaient des mouvements hardis, abandonnaient Doriot pour le PSF, ou, mieux, pour le radicalisme triomphant. Il restait par bonheur, même pour les indifférent, le mouvement qui a atteint à ce moment-là, à mon avis, son plus haut sommet, je veux dire l'Action française.
    Nous n'avions certes pas oublié le rôle qu'avait joué cette A.F. toujours combattue, toujours violemment attaquée, et jusque par les siens. Nous en connaissions les hommes, le passé, la doctrine. Mais il me semble que c'est en septembre 1938 que commença pour elle l'année la plus étonnante. Dans les semaines qui précédèrent Munich, si Maurras s'absentait, la presse nationale vacillait, les meilleurs se trompaient. S'il revenait, s'il écrivait, avec lui revenaient la raison, la clarté, l'espérance. Nous n'oublions les efforts de personne, dans cette lutte pour la paix, ni ceux de Mussolini, ni ceux du gouvernement français. Mais nous savions que seuls certains hommes n'étaient pas soupçonnables de la moindre complaisance avec l'Allemagne, contre laquelle ils avaient toujours lutté, sur tous les terrains : les hommes de l'Action française. Suite
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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 13:36
"Ces hommes étaient rayés du livre de la République, on m'avait dit de les faire mourir sans bruit... " (Capitaine Laly, du ponton "Les deux Associés")
 
Il s'agit là d'un des épisodes les plus tragiques de l'histoire religieuse de la Révolution française.
La déportation sur les pontons de Rochefort a concerné 829 prêtres, dont 547 ont péri d'avril 1794 aux premières semaines de 1795. Suite (Le forum catholique)
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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 08:13



Jacqueline de Romilly s'est rapprochée du catholicisme.

"Sur ce point, un homme m'a beaucoup apporté : le P. Labaky, confie-t-elle non sans malice. Il m'a préparée à la première communion et l'année dernière, à ma confirmation. A 95 ans, il était temps !"

Source : La Croix du lundi 11 août 2008, fin de l'article "Jacqueline de Romilly, une Athénienne au XXe siècle". Via
le Forum catholique

Biographie Wikipedia : Jacqueline Worms de Romilly, née Jacqueline David le 26 mars 1913, est une philologue française. Membre de l'Académie française, première femme professeur au Collège de France, elle est connue sur le plan international pour ses travaux sur la civilisation et la langue de la Grèce antique, en particulier à propos de Thucydide.

Descendante d'une famille juive, née à Chartres en 1913, Jacqueline David est la fille d'un professeur de philosophie mort pour la France.
Suite

Thucydide Rappelons que : 

- "pour Thucydide
, la cause la plus profonde de la guerre du Péloponnèse, c’est l’impérialisme de la démocratie athénienne... [Déjà...]
J’ajoute qu’Alcibiade, plus tard, dans son discours devant Sparte, a bien montré quelles étaient les intentions réelles d’Athènes dans cette affaire. D’abord, soumettre la Sicile. Ensuite, faire subir le même sort à Carthage. Une fois ces objectifs atteints, attaquer le Péloponnèse et étendre la domination athénienne à tout le monde grec."
(Source : Jacqueline de Romilly : "Démocratie et impérialisme sont inséparables d'Athènes" in Le Figaro, 06 novembre 2003).

- "Sous le nom de démocratie c’était en fait le premier citoyen qui gouvernait" (Thucydide II, 45, 5 ; 8-9). Autrement dit Thucydide nous explique que sous le nom de "démocratie", c'était en réalité une oligarchie qui dirigeaity Athènes.

- "[A]ussi tenait-il la foule, quoique libre, en main, et, au lieu de se laisser diriger par elle, il la dirigeait" (Thucydide II, 45, 5 ; 8-9).

Autour de ces remarques, je pose la question aux démocrates "libéraux" qui me lisent, la situation a-t-elle réellement changé depuis ?

La démocratie n'est-elle pas le premier citoyen qui la gouverne ?...

Je pense même que la "démocratie" n'a jamais existé dans l'histoire... Dans une "démocratie", c'est toujours une petite minorité (oligarchie), une élite qui, "au nom du peuple"..., confisque le pouvoir, se l'approprie et se le partage d'une manière ou d'une autre... Alors dans ces conditions, parler de "pouvoir du peuple", ou de "souveraineté du peuple", c'est une vaste blague. Une imposture...

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 18:32










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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 12:44

Attention certaines images peuvent choquer le jeune public
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 16:05

Jean-François Colosimo autour de son livre L'Apocalypse russe, Dieu au pays de Dostoïevsky chez Fayard parle d'holocauste de l'Eglise russe qui a été réduite à néant : des centaines d'évêques, des milliers de prêtres, des dizaines de moines et de moniales périssaient dans les camps dans des circonstances atroces, persécutés par un régime athée avec sa religion matérialiste.
L'Eglise russe aurait donné davantage de martyrs en l'espace d'un demi-siècle que toutes les Eglises réunies sur vingt siècles. Cela personne ne le contestera. On parle de 600 évêques, de 40 000 prêtres et de 120 000 moines et moniales qui ont disparu entre 1917 et 1941 dans les camps, 75 000 lieux de cultes détruits. Si vous voulez, c'est la période de la Terreur étendue à trente ans. Une persécution systématique. On est au sens biblique face à un holocauste. L'Eglise russe a été réduite à néant. En 1942, lorsque Staline convoque les deux trois évêques qui sont encore survivants, il ne reste plus rien de l'Eglise russe.
C'est sur trois générations, il n'y a plus de mémoire du passé : l'homme soviétique est un homme qui a été amputé de tout lien au passé.
... Le problème que nous avons aujourd'hui c'est que nous avons une faillite de l'idée de croyance en raison du socialisme et du marxisme. C'est parce que le marxisme a emporté une croyance purement immanente que les gens désormais ont tant de mal à croire. Regardez la chute du mur de Berlin, il y a des gens qui pleuraient. C'est cette espèce de messianisme laïque, cette espace de religion immanente qui a commis plus de charniers et qui avait plus de théomorphismes que les anthropomorphismes supposés de la tradition chrétienne, cette religion laïciste a provoqué une crise de la croyance."



"Entre 1905 et 1917. Il faut lire Soljenitsyne qui est le grand écrivain historien de la période. Le parti bolchévique, c'est un putsch fait par un groupe de militants qui ont tous passé beaucoup de temps en prison avec les droits communs. Le putsch bolchévique va durer parce que les bolchéviques vont libérer les droits communs, les criminels des prisons et vont en faire des membres du parti communiste. C'est ce que les trotskystes disent regretter en disant le parti a enflé démesurément avec des gens qui n'étaient pas formés. Si ils étaient formés à l'exaction, au meurtre, à la rapine. Cela oui ils étaient formés à cela. Donc on ne peut pas comprendre cette période si on ne voit pas qu'il y a un putsch fait par une minorité.
Et ce que va faire Lénine et Staline, "la Révolution disent-ils, c'est les Soviets plus l'électricité" :  on va rendre fou ce pays en l'industrialisant à toute vitesse, en le défigurant de manière à en faire un pays propice au marxisme, autrement le prolétariat n'existait pas..."

Ordo ab chao...

"Les marxistes se sont rendus compte que la religion complètement abstraite du prolétariat, cela ne pouvait pas marcher, donc que vont-ils faire? Et c'est là où est l'horreur et la manip terrible, le communisme soviétique va détourner la culture et la culture religieuse. Ils vont momifier Lénine et en faire un saint au corps incorruptible, ils vont créer un calendrier avec des fêtes, ils vont créer des messes, des liturgies, on va reprendre les icones, Lénine enfant c'est l'Enfant Jésus, etc. Il y a un débordement. On recylcle les symboles religieux pour tromper définitivement le peuple égaré et l'égarement se poursuite encore aujourd'hui."

Au sujet de Soljenitsyne et de son dernier livre "Reconstruire la Russie", d'essence prophétique, Jean-François Colosimo dit qu'on ne peut pas penser la Russie sans l'orthodoxie. 

Voilà une belle leçon pour tous ceux qui voudraient penser la France sans le catholicisme...
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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 09:57

Mis à jour 22 octobre 2015.

Sinead O'Connor & the Chieftains- The Foggy Dew
 

En exergue de cet article, une mélodie celte sur un air irlandais chanté par Sinead O'Connor. Vous allez voir que la Télé française est à mille lieues de la mentalité européenne...si vous ne le saviez pas déjà.

Histoire du peuple français

Au moment où le sentiment identitaire recouvre une importance accrue au sein du peuple français désorienté, inquiet de son avenir, et sentant confusément - malgré la propagande républicaine - un complot sourdement ourdi contre lui, méticuleusement exécuté, ses conditions de vie et son environnement changer irrémédiablement (un fait...), son avenir s'obscurcir pour disparaître, il m'a semblé capital de reproduire ici quelques thèmes abordés par la célèbre médiéviste Régine Pernoud dans son Histoire du peuple français (1951).


Aux idéologues cosmopolites conscients ou inconscients, à tous les 'idéalistes' rêvant d'abolition des frontières comme si tout peuple n'avaient pas droit à l'auto-détermination...,  et à tous ceux qui prétendent qu'être français se résume à la "citoyenneté", la possession de papiers... le rappel des éléments qui suivent doit servir de réponse.

Cet article est aussi une réponse aux pseudos identitaires à la mode néo-païenne ou néo-druido-maçonnique... sur certains points soigneusement occultés et/ou trafiqués par ces gens. Sur l'imposture du néo-druidisme : Une coïncidence signalée
.

Régine Pernoud a écrit un livre remarquable : "Histoire du peuple français, des Origines au Moyen Âge". Elle s'est proposée d'en écrire non une histoire politique, une histoire des institutions, mais une histoire des hommes et des caractères dominants
du peuple français. Elle a recherché les grandes paternités des courants d'opinion, des institutions et des coutumes françaises. Elle a cherché à partir de sa vie naturelle : les mentalités, la demeure, l'alimentation, le vêtement, le travail, les outils, les métiers et les techniques, les loisirs.

Rappelons que sur le 'Moyen Âge', revenant sur nombres de fables républicaines, elle contredit Michelet, le Xe siècle a été une époque de grands progrès technique dans l'agriculture (modification de l'attelage, ferrure du cheval), dans la confection des routes, dans l'installation des moulins et dans tout autre domaines. Les courants commerciaux se développent, le marchand crée la ville; la bourgeoisie apparaît. Le christianisme enseigne et protège le respect de la personne humaine, les droits de l'enfants, l'autorité des parents. Régine Pernoud est la pionnière d'une révolution de l'historiographie sur la vision du 'Moyen Âge'. Loin d'être ces "temps obscurs", le Moyen Âge - et le XII et XIIIe siècles en particulier - apparait au contraire comme l'apogée de notre civilisation occidentale, classique et chrétienne.

Ailleurs (Lumières du Moyen Âge, La femme au temps des Croisades, La femme au temps des Cathédrales), les ouvrages de Régine Pernoud indiquent que c'est le christianisme qui a donné des droits à la femme et que c'est la 'modernité' qui les lui a progressivement enlevés... (à méditer). Moment qui culminera avec le code civil de Napoléon. 

                                                         ***

"[O]n doit évidemment reporter les origines de notre peuple à l'antiquité celtique, ... au moment où l'on est certain de la présence des Celtes sur notre sol et où cette présence se manifeste par tout un ensemble de civilisation originale. Il s'agit de l'époque de la Tène, soit environ l'an 500 avant Jésus-Christ. ... Dès l'époque de la Tène, ce sont les Celtes qui habitent notre pays, et si l'on peut avec certitude déceler les traces des Ibères dans le sud-ouest pyrénéen, et des Ligures sur les bords de la Méditerranée, du moins la civilisation celtique se présente-t-elle comme un tout cohérent qui donne son caractère à la grande majorité du pays que nous appelons aujourd'hui la France.



Portrait du peuple celte

L'étude des Celtes à l'époque de la Tène réserve une bonne surprise : il est impossible en effet de n'être pas frappé des traits de ressemblances évidents qui relient entre eux les peuples celte et le peuple français. Alors que dans d'autres pays le caractère de la population primitive a été complètement bouleversé par les invasions - c'est le cas par exemple pour la majeure partie de l'Angleterre (le pays de Galles excepté) après l'arrivée des Saxons - il semble que chez nous les apports successifs de populations aient à peine modifié le fond de notre race, tant nous pouvons nous reconnaître, reconnaître les Français d'aujourd'hui et plus encore ceux du Moyen Âge, dans les Celtes d'avant la conquête romaine."

S'agissant des traits physiques, R. Pernoud indique que "les auteurs antiques, du moins ceux qui comme Strabon, avaient assez voyagé pour connaître et des Celtes et des Germains, étaient surtout frappés par les différences physiques entre les deux races : 'Les Germains, dit-il, diffèrent quelque peu de la race celtique par une nature plus sauvage, une taille plus grande, une chevelure plus blonde. Ils s'en rapprochent par tout le reste, par l'aspect, les moeurs et les lois'.

Et il suffit aussi de regarder ce que sont les peuples demeurés profondément celtes : les Irlandais, entre autres, pour comprendre que le type gaulois n'a rien à voir avec l'idée que l'on s'en fait généralement. Nos ancêtres devaient être de taille moyenne, cheveux châtains, yeux noisettes. Comme le dit Ferdinand Lot, si l'on veut savoir à quoi ressemblait un Gaulois, regardons-nous dans la glace.

L'agriculture et l'élevage

Une activité favoriste : l'agriculture.

Pendant très longtemps, sur notre sol, tout au moins au nord de la Loire, on construira en bois beaucoup plus qu'en pierre.

La forêt joue son rôle dans l'agriculture. Elle est un immense réservoir d'où l'on tire des résines, du bitume, de l'huile de cèdre, les baies de buissons, les champignons et les simples qui guérissent. Elle fournit le bois pour les instruments agricoles. ... Suivant les régions, les châtaignes, les faînes, les airelles, les pistaches fournissent aux besoins de la population. Mais surtout, il y a le gland du chêne, - ce gland si précieux pour nourrir les porcs. Or les Gaulois sont de grands éleveurs de porcs. Ils savent dès cette époque qe le porc engraissé avec des glands a la chair la plus fine et la plus délicate.

Enfin, il ne faut pas oublier la principale ressource de la forêt: la chasse; les sangliers, les lièvres contribuent à l'alimentation.

Les celtes étaient en agriculture d'excellents techniciens et c'est à eux qu'il faut, suivant les données les plus récentes de l'archéologie et de l'histoire, faire remonter un certain nombre d'inventions qui ont bouleversé l'agriculture. Ainsi, tandis que les Romains ne connaissaient encore que l'araire au soc fixe, péniblement tirée par l'esclave ... les Gaulois, eux, avaient inventé la charrue à roues avec avant-train indépendant et coutre mobile. Ils se servaient également de la herse, que tous les peuples ont adopté peu à peu. Ils furent les premiers à mécaniser l'agriculture, et Pline parle avec étonnement de leurs machines à faucher avec lesquelles ils coupaient les foins en un temps incroyable pour les Romains. Ils se servaient même de moissonneuses à dents de fer fixées à une grande caisse évasée où retombaient les épis coupés.

Les gaulois n'étaient pas moins habiles dans l'art de fertiliser le sol. Ce sont eux également qui ont découvert la pratique du marnage et du chaulage des terres.

En ce qui concerne les méthodes de culture, elles sont déjà ce qu'elles devaient rester jusqu'à l'époque moderne ... des champs ouverts sur lesquels la culture se renouvelle tous les trois ans : une année de blé ou les autres céréales riches, la seconde année des céréales pauvres ou des plantes à racines, la terre restant en friche la troisième année.

Contrairement à ce qui se passait en territoire romain, la culture de la terre n'est pas faite par des esclaves, mais par des hommes libres. L'esclavage semble avoir été moins pratiqué chez les Celtes que chez les peuples méditerranéens.

Les arts et les métiers

César ne peut s'empêcher, notamment lors du siège de Bourges, de reconnaître cette supériorité des Gaulois sur le Romain : 'A l'exceptionnelle valeur de nos soldats, écrit-il, les Gaulois opposaient toutes sortes de moyens. C'est une race d'une extrême ingéniosité et ils ont de singulières aptitudes à imiter ce qu'ils voient faire. A l'aide de lacets, ils détournaient les coups de nos faux et quand ils les avaient bien serrées dans leurs noeuds, ils les tiraient avec des machines à l'intérieur des remparts; ils faisaient écrouler notre terrassement en creusant des sapes, d'autant plus savants dans cet art qu'il y a chez eux de grandes mines de fer et qu'ils connaissent et emploient tous les genres de galeries souterraines'.

Il n'est donc pas exagéré d'attribuer à notre ascendance celtique la réputation dont n'a cessé de jouir l'ouvrier de France, - réputé partout le plus habile , - et aussi cette spécialité que constitue chez nous l'artisanat, l'objet d'art, depuis la tapisserie française jusqu'à la mode et aux articles de Paris.

Ils étaient d'excellents forgerons .... Les épées gauloises étaient remarquablement trempées et conçues pour frapper de taille mesuraient plus d'un mètre de long. Leurs javelots avaient aussi la réputation d'être excellents. ... Les Gaulois savaient aussi fabriquer les piques et les arcs qui servaient à leurs fantassins.

... Enfin, ce sont eux qui ont inventé la cotte de mailles, qui allait devenir d'une usage général chez les guerriers et le demeurer jusqu'au XIVe siècle, époque où les lourdes armures compliquées commencent à remplacer la cotte de mailles de l'époque féodale.

Il faut leur rapporter l'invention de l'argenture et celle aussi de l'étamage dont les conséquences se sont fait sentir de tous temps, puisque c'est l'étamage du cuivre qui permet de l'utiliser dans les usages domestiques.

Ils prenaient leur repas assis devant des tables basses, et non pas couchés comme les Latins. En revanche, ce sont eux qui ont inventé cette précieuse pièce de mobilier qu'est le matelas. Ils dormaient sur des matelas de laine, alors que les peuples du Midi ne connaissaient que les paillasses.

La céramique est longtemps restée chez eux assez grossière, mais à l'époque de la conquête romaine on voit se développer le goût pour la poterie peinte.

Les Gaulois ont également pratiqué le tissage. ... Ils semble qu'ils aient poussé très loin l'industrie textile et en aient fait un art véritable. Ils ont été les premiers, leur goût pour la couleur aidant, à fabriquer ces tissus que nous appelons écossais, précisément parce que l'usage s'en est conservé dans les régions demeurées en partie celtiques, et notamment en Ecosse. Ces larges plaids dont le goût est revenu sur le continent, ce sont en réalité les manteaux gaulois; César parle des manteaux tissés de couleurs diverses formant des carrés, sur lequels s'asseyaient les chefs et les nobles gaulois durant leurs conseils de guerre. les rares tissus retrouvés dans les tombes gauloises attestent de leur fabrication.

... Il faut bien dire d'ailleurs qu'à côté du costume grec ou romain, le costume gaulois apparaît singulièrement adapté et pourrait être l'indice d'une civilisation beaucoup plus développée, si paradoxale que paraisse cette affirmation. Il est à la portée de n'importe quel primitif de se draper dans un tissu quelconque comme le faisaient les Grecs ou les Romains dans leurs toges. Alors que les Gaulois ont inventé toutes les pièces de vêtements caractéristiques de la civilisation occidentale: les braies ou pantalons - on les appelle encore brayes ou brayettes dans le Midi de la France - les justaucorps ou tuniques courtes fendues par devant et pourvues de manches et qui sont nos vestons actuels; enfin, les saies ou manteaux dans lequels ont peut se draper comme dans une pèlerine, ou que l'on agrafe sur la poitrine. ... Un empereur romain a même été surnommé Caracalla, qui était le nom de la blouse gauloise qu'il avait adopté pour son usage personnel.

C'est donc notre peuple qui, dans l'Antiquité a trouvé la meilleure façon de se vêtir, la plus adaptée ax besoins du corps, au point que leur vêtement est devenu celui de toute l'Europe.

D'autre part, les Gaulois étaient connus aussi parmi les peuples antiques pour être de parfaits cordonniers. Alors que la plupart des autres peuples ne connaissaient que la sandale, on leur doit l'invention du soulier montant ou galoche dont le nom atteste l'origine (c'étaient les 'chaussures gauloises' : gallicae).

... Et c'est à eux également que l'ensemble du monde civilisé doit cette invention inestimable: le savon. Les premiers, les Celtes ont connu la fabrication et l'usage du savon dont le nom même est d'origine gauloise (sapo). Ils le fabriquaient, si l'on en croit Pline, à l'aide d'une sorte de potasse extraite de la cendre végétale, et mélangée avec du suif. Encore un trait qui atteste l'extrême ingéniosité de notre race. Les Gaulois avaient d'ailleurs la réputation d'être extrêmement propres.

L'expansion commerciale

La conquête romaine ne fera en réalité que développer, surtout dans des buts stratégiques, un réseau routier déjà fort important. ... [L]e centre du pays n'est pas Lyon, création romaine, mais bien la Beauce et le pays chartrain. Orléans, principal entrepôt de la Gaule celtique, paraît être le centre vital du pays.

... Ces foires et ces marchés étaient en même temps l'occasion de tenir les assemblées qui représentaient la vie politique du pays. Elles étaient en même temps les assises générales et avaient un rôle juridique. La principale assemblée annuelle avait lieu à un emplacement nommé Cassiciate, que l'on a identifié avec Chassis (commune de Neuvy-en-Sullias dans le Loiret), près de la future abbaye de Saint-Benoît-en Loire. Cette assemblée annuelle maintenait l'unité entre les différents peuples dont se composait la Gaule celtique.

La religion, les moeurs et les coutumes

César définit les Celtes comme un 'peuple très adonné aux pratiques religieuses'. Et en effet le sens mystique paraît avoir été chez eux extrêmement développé.

Les prêtres en étaient les druides qui formaient une sorte de classe à part dans le peuple, bien que mêlés à toutes les activités de la vie courante. Ces druides subissaient une très longue formation qui s'étendait parfois sur vingt années d'études et, trait caractéristique, ils n'ont jamais rien écrit. ... L'usage de l'écriture étant interdit, il fallait écouter et retenir ce que la tradition orale pouvait seule transmettre.

En quoi consistait la doctrine des druides? On est certain qu'ils professaient les croyance en l'immortalité de l'âme. Pour le reste on ne sait que peu de choses, sinon que les druides maintenaient chez tous les peuples de race celtique une unité d'ordre religieux. Lors de l'assemblée annuelle, c'était eux qui faisaient office de juges et qui immolaient les criminels. Lorsque les Romains après la conquête voudront détruire l'unité du monde celte
, ils traqueront les druides et ce sont leurs sacrifices humains qui leur en fourniront le prétexte.

Aux druides revenaient entre autres charges l'éducation de la jeunesse. Et il est remarquable que les Celtes aient été les seuls peuples antiques à confier ainsi à une classe spéciale la fonction d'éducation.

... Leurs dieux sont associés en triades : les noms de teutatès, Mésus et Taranis apparaissent ainsi réunis, et l'on possède des sculptures représentant un dieu à trois têtes (Cf. En particulier les divinités tricéphales trouvées à Reims, aujourd'hui au Musée de Saint-Germain-en-Laye).

Ce qui ressort surtout de l'ensemble de la mythologie gauloise, c'est la radicale incompatibilité avec la mythologie gréco-latine, son caractère mystique et l'incontestable sens surnaturel qui s'en dégage. Nous sommes loin avec les druides du paganisme grossier des Germains et de cette non moins grossière réduction des divinités aux hommes qui constitue la religion du monde classique. Il n'y a rien eu de comparable, en Occident, aux collèges druidiques et à leur doctrine. Plus qu'aucun autre peuple antique, les Gaulois vivaient dans une atmosphère toute imprégnée de pratiques religieuses. Aucun évènement : naissance, fiançailles, mariage, maladie et mort, chasse et guerre, arrivée et départ ne se passe sans l'assistance de la religion et le secours des dieux. Comme l'a écrit Jullian, la religion chez les Gaulois était 'à la fois une manière de vivre et une façon d'expliquer les choses'. C'est elle qui discipline le rythme des saisons, des mois, des jours.

... Il est hors de doute que cette religion gauloise, si éloignée des simples marchandages dans lequels consistaient les rapports des Romains avec leurs dieux, a eu également son aspect barbare : rites sanglants et immolations de victimes humaines faisaient partie des cérémonies publiques. Souvent on sacrifiait ainsi les prisonniers de guerre ou les criminels, mais parfois aussi il s'agissait d'innocentes offerts en sacrifice d'apaisement.

Le caractère des Gaulois

Ce que les historiens soulignent surtout, c'est la hantise d'indépendance dont les Gaulois font preuve. C'est un peuple résolument individualiste. Alors qu'un peu partout dans l'Antiquité, mais surtout à Rome, la famille restait plus ou moins dépendante de la tribu la famille gauloise apparaît comme une entité bien déterminée et formée des seuls membres qui lui sont essentiels : père, mère, enfants. Les individus agissent en leur nom propre et en celui-là seul. Au point que des parents très proches par le sang peuvent se trouver complètement séparés ou ennemis dans l'action : ce fut le cas pour Vercingétorix qui est combattu à outrance par son oncle, le frère de son propre père. On n'eût jamais pu voir en Gaule ce que l'on vit à Rome: tous les hommes de la gens fabia se proposer pour partir en guerre contre une ville ennemie.

Importance de la femme. Les Celtes sont strictement monogames. La femme n'est pas regardée comme l'esclave, mais comme l'associée de l'homme; elle paraît avoir joué dans la vie de son époux un très grand rôle. Même dans les querelles, elle intervient à ses côtés et, s'il faut en croire Ammien, c'est un adversaire redoutable dont les poings s'abattent rapides et durs 'comme les engins de catapulte'. Plutarque raconte même que les Gauloises intervenaient dans les Conseils où se décidaient la paix et la guerre et que l'on recourait à leur arbitrage dans les contestations avec les étrangers.

De l'avis général, les Celtes étaient un peuple remarquablement doué sous le rapport de l'intelligence : 'Ils ont l'esprit pénétrant et non sans aptitude pour le savoir', remarqua Diodore de Sicile; et nous avons déjà vu comment leur ingéniosité forçait l'admiration de César.

Les Gaulois étaient très hospitaliers. ... Par contre, aucun de leurs récits ne permet de soupçonner que cette gaieté ait eu quelques rapport avec ce que nous appelons de nos jours des 'gauloiseries'. Cette réputation et l'emploi du terme dans ce sens sont totalement modernes et ne remontent pas au-delà du XIXe siècle; on les voit apparaître chez les auteurs de romans-feuilletons sans la moindre base dans la réalité.

Les Celtes s'excitent facilement à tout propos. Ils sont épris d'équité et Strabon, l'un des écrivains qui les connaissait le mieux, insiste sur la facilité avec laquelle ils s'associent pour venger une injustice. On trouve déjà chez eux cette sorte d'idéalisme qui fait que le peuple français est toujours prêt à partir en guerre pour l'Espagne ou pour la Pologne opprimées.

Ce qu'ils aiment, ils l'aiment avec passion; ils sont enclins aux coups de têtes, aux accès de colère. Ainsi reproche-t-on aux Irlandais de nos jours d'avoir la tête près du bonnet. Chez eux les disputes s'élèvent fréquemment. Les bons repas auxquels ils se plaisent se terminent souvent en rixes et les querelles dégénèrent en combats.

Le drame de Vercingétorix, c'est qu'il eut à lutter tout autant contre cet incurable défaut de ses compagnons d'armes que contre César et ses légions. ... Il avait réussi, pour la première fois, à obtenir que tous les peuples de Gaule fissent front commun devant l'envahisseur. La patience, la maîtrise de soi, étaient certainement, avec le sens de la cohésion, les qualités qui manquaient le plus aux Gaulois.

Les Gaulois étaient bons, d'abord simple et franc. La franchise celte était même dans l'Antiquitié une sorte de lieu commun comme on parlait de la mauvaise foi carthaginoise.

Ils étaient vantards et bavards; en toutes choses ils se montraient bruyants et exubérants; que ce soit dans la bataille, à table ou dans les assemblées, les chants et les cris se succédaient. ... Ils aimaient à parler d'eux-mêmes, de leurs exploits, et prenaient volontiers un ton farouche ou superbe. 'Dans leurs discours, dit Diodore de Sicile, la parole est brève, énigmatique, procédant par allusions et sous-entendus, souvent hyperboliques quand il s'agit de se grandir eux-mêmes et de rabaisser les autres. Ils ont le ton menaçant, hautain, tragique'. ... La place que tient chez eux la poésie, la rapidité avec laquelle se transmettent oralement les nouvelles, et surtout leur système d'éducation uniquement par voie orale, tout atteste l'importance de la parole chez les Gaulois.

Les Gaulois aiment la parure; ils prennent un soin extrême de leur corps et nous avons vu qu'ils sont soucieux de propreté au point d'avoir inventé le savon. Ils ont les cheveux teints, des bracelets d'or au cou, et des vêtements de couleur. ... Virgile dépeint le Celte 'la chevelure dorée, vêtu d'une tunique d'or, recouvert d'un manteau aux raies de mille couleurs, un collier d'or entourant son cou d'une blancheur de lait'. Le grand nombre de bijoux retrouvés dans les tombes, le soin avec lequel ils aimaient sertir le corail ou l'émail dans le cuivre, attestent ce goût de l'ornement qui demeurera tout à fait caractéristique de notre peuple, jusqu'à la fin du Moyen Âge et plus tard encore.

La conquête romaine

Vercingétorix eut quelque mal à convaincre son propre peuple des Arvernes parmi lequel on rencontrait des partisans des Romains. Ses principaux auxiliaires furent les Carnutes et ce n'est pas un hasard : la région de Chartres était celle qui, périodiquement, réunissait les têtes de la nation gauloise
et où les druides tenaient leurs assises; elle était le centre spirituel de la Gaule, de ce pays où presque toujours les grandes gestes s'animeront d'un souffle religieux. Avec le recul de l'Histoire, le fait que le premier acte de révolte ouverte fut le soulèvement d'Orléans s'éclaire d'une curieuse lumière : il y aura bien d'autres exploits de ce genre à inscrire dans les Annales d'Orléans.

La civilisation gallo-romaine

L'administration romaine devait modifier profondément l'un des caractères du pays en imposant la suprématie des villes sur celle des campagnes. Rome était un Etat urbain; cela se sent dans toutes ses institutions. La Gaule au contraire était une contrée essentiellement rurale dans laquelle les villes ne tenaient qu'une place secondaire. Or, c'est sur les villes que Rome fondait sa domination. On la voit donc s'appliquer méthodiquement à développer la vie urbaine. L'aristocratie y est attirée par l'appât de ces honneurs que procurent les charges publiques. Des villes sont fondées pour recevoir les colonies de vétérans romains : Nîmes, Vienne, Lyon, Orange, Arles, Béziers sont des fondations romaines.

Il est évident d'ailleurs que Rome n'a pas cherché à s'assimiler l'ensemble de la Gaule, mais a voulu seulement se créer, en plus des fondations d'ordre stratégique, une zone d'influence incontestée dans le Narbonnais : c'est là qu'elle a surtout multiplié les colonies qui étaient de véritables centres de latinisation.

La religion celte et les druides qui en étaient l'âme furent poursuivis et traqués méthodiquement. En conquérants avisés, les Romains s'étaient rendu compte de ce que pouvait être dans la résistance une force spirituelle. On s'attaque donc avec une particulière rigueur aux sacrifices druidiques tandis que l'on s'attachait à promouvoir un nouveau culte qui devait être le centre de l'unité nouvelle : le culte de Rome et d'Auguste.

Du point de vue linguistique, ... le gaulois subsista jusqu'à la fin de l'Empire.

L'influence chrétienne

C'est sainte Madeleine abordant aux Saintes-Maries-de-la-Mer avec sa soeur Marthe, son frère Lazare et sa servante Sarah, et se fixant la premère à la Sainte-Baume, la seconde à Tarascon, Lazare le ressuscité à Marseille, tandis que sainte Sarah demeurait au rivage où l'avait portée la barque miraculeuse. Ce serait saint Martial, l'un des disciples fixé à Limoges, Zachée, celui que sa taille trop exiguë empêchait de voir passer le Christ et qui pour l'apercevoir grimpa sur un sycomore, qui aurait évangélisé Rocamadour et, fixée à Soulac, sainte Véronique qui essuya la face du Christ.

Chose curieuse, ce sont ces mêmes centres officiels dans lequels étaient entretenu le culte païen de l'Etat qui voient se propager les premiers la religion nouvelle : Lyon en particulier, Autun, Bordeaux, etc....

D'autre part, on est frappé de voir que souvent les nouvelles églises s'élèvent dans des lieux où se trouvaient des sources ou des arbres sacrés; or l'on sait que le culte des sources et des arbres était essentiellement celtique. Du vivant même de saint Martin, certains arbres reçurent des autels, et, de nos jours encore, on a signalé de nombreuses sources auprès des sanctuaires et dans quelques cas comme à Nohanent, dans l'église elle-même.

Ainsi la nouvelle religion s'insérait dans les coutumes ancestrales du peuple celte qui continuait à revenir aux endroits jadis honorés, mais pour un culte purifé et d'une tout autre essence.

Il ne s'agissait pas d'imposer brutalement les nouvelles façons de voir, ni de recourir à ces mesures artificielles qu'avaient adoptées la Rome des empereurs élevant des villes et des autels pour le culte officiel, mais bien de transfigurer les croyances existantes et de faire épanouir les possibilités latentes dans ce peuple celte que César déclarait entièrement tourné vers la religion.

Dans la suite des temps, l'histoire du christianisme en Gaule se confond avec l'histoire même du peuple français. Quelques îlots du paganisme subsistaient aux Ve et VIe siècles, mais on peut considérer que toute trace en avait disparu définitivement à la fin du VIIe siècle.

Régine Pernoud, Histoire du peuple français, Des origines au Moyen Âge, Nouvelle Librairie de France, Paris 1951.

* Lire aussi: Paganisme / Sainte Trinité. "Toutatis, Hésus et Taranis, la triade celtique, une ébauche de conception trinitaire" (Anne Bernet)

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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 10:20

"Le 23 mai, Mehmet II, hésitant, désabusé, ne songeait qu'à obtenir la reddition de la ville sans plus combattre. Mais ses conditions n'offraient que de pauvres garanties et furent jugées inacceptables. Le 27 mai, il réunit un Grand Conseil où le grand vizir Khalil Pacha parla de voix ferme pour que l'on abandonne le siège. Plusieurs chefs d'armées, notamment Zagan Pacha, l'Albanais, acharné à voir la cité périr, criaient à l'inverse et eurent gain de cause. Le sultan ordonna aussitôt de tout mettre en oeuvre pour lancer ses forces en un terrible assaut qui, s'il échouait, serait sans doute le dernier.
Déjà, dans la nuit du 26 au 27, les officiers ottomans avaient fait allumer, tout au long de l'enceinte, de grands feux qui brûlaient ou rougeoyaient pendant des heures, semant l'épouvante chez les Grecs. Le 28, Mehmet fit défiler les troupes pour les haranguer, leur parler de courage et du service de leur Dieu. Dans Constantinople, tous savaient devoir mourir.
... Les bombardements et les attaques des janissaires avaient porté des coups terribles aux remparts. Des murs extérieurs il ne restait presque plus rien; sur les amoncellements des pierres tombées à terre, brisées, l'on avait en hâte, très mal forcément, dressé des palissades faites de poutres, de fascines, de sacs pleins de terre, de matériaux de toutes sortes. Les défenseurs devaient maintenant faire rempart de leurs corps." (
Jacques Heers, Chute et mort de Constantinople, Perrin, Collection Tempus, Paris 2007, p. 251).

* Attaque en force des Turcs le 12 mai
*
20 avril 1453 Constantinople reçoit le renfort de quatre navires génois
* 18 avril 1453
* 12 avril 1453 Constantinople : Les gros tirs d'artillerie commencent
* 5 avril 1453 Mehmet II (Mohammed II) fait dresser son pavillon face aux murailles de Constantinople

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12 mai 2008 1 12 /05 /mai /2008 22:04
"L'attaque en force des Turcs le 12 mai, quelque cinquante mille hommes à en croire tous les récits, entre la porte d'Andrinople et la porte de Kaligaria, échoua. Les Grecs, l'empereur Constantin à leur tête, résistèrent tout au long du jour et, le soir venu, les assaillants se retirèrent, laissant sur place des milliers de morts." (Jacques Heers, Chute et mort de Constantinople, Perrin, Collection Tempus, Paris 2007, p. 250).

* 20 avril 1453 Constantinople reçoit le renfort de quatre navires génois
* 18 avril 1453
* 12 avril 1453 Constantinople : Les gros tirs d'artillerie commencent
* 5 avril 1453 Mehmet II (Mohammed II) fait dresser son pavillon face aux murailles de Constantinople
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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 21:51

Zemmour contre Taubira : esclavage, colonisation
Zemmour à Taubira: "La France dès le Moyen Âge était le pays où on était libre, où l'esclavage était interdit, vous m'entendez, dès le Moyen Âge. Vous voulez aller au bout de l'histoire, il faut tout dire, il faut dire que c'est la colonisation qui a éradiqué l'esclavage. Il faut tout dire".


Zemmour et l'esclavage (mai 2007)
Zemmour: "Toutes les civilisations ont utilisé l'esclavage et la seule qui ait aboli l'esclavage c'est la civilisation occidentale. ... Arrêtons de dire que seul les Noirs ont été esclaves. Les Noirs étaient eux-mêmes trafiquants d'esclaves"
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 12:17
"Le 20 avril, les Grecs reçurent des renforts: quatre très gros navires, dont trois génois. ... Les galères turques se lancèrent à l'attaque pour leur interdire l'entrée de la Corne d'Or. Elles étaient à plus de cent contre quatre. Mais les nefs latines, vraies forteresses sur mer, énormes vaisseaux à trois ponts hauts sur l'eau, portant château à proue et à poupe et une immense voilure, pouvaient, le vent aidant, tout écraser sur leur erre. "Soudain, ... l'on vit leurs voiles s'enfler avec force et les gros navires bondir en avant, brisant les galères turques, coques, rames et agrès. Chose miraculeuse qui frappa les uns de stupeur et communiqua aux autres le délire de la joie". Mehmet, furieux, ... voulait mettre à mort son amiral, puis le faire empaler mais, en définitive, Baltoglou, n'eut à subir qu'une terrible bastonnade.
Jusqu'au début du mois de mai, seuls les murs terrestres, à l'est et au nord, reçurent de lourds bombardements. La flotte ottomane échouait à forcer l'entrée de la Corne d'Or" (
Jacques Heers, Chute et mort de Constantinople, Perrin, Collection Tempus, Paris 2007, p. 248-249).

* 18 avril 1453
* 12 avril 1453 Constantinople : Les gros tirs d'artillerie commencent
* 5 avril 1453 Mehmet II (Mohammed II) fait dresser son pavillon face aux murailles de Constantinople
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 00:53
"Le premier assaut des janissaires eut lieu de nuit, le 18 avril, attaque furieuse qui dura plus de quatre heures. En vain: les défenseurs n'ont pas cédé"
(
Jacques Heers, Chute et mort de Constantinople, Perrin, Collection Tempus, Paris 2007, p. 248).

* 12 avril 1453 Constantinople : Les gros tirs d'artillerie commencent
* 5 avril 1453 Mehmet II (Mohammed II) fait dresser son pavillon face aux murailles de Constantinople
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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 02:17
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16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 01:20
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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 10:10

Reportage de fr3 en 1993, une coproduction Mediafilm Tv
1h31 mn, 25 s
 

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 23:52

Mehmet II "avait fait dresser son pavillon face aux murailles le 5 avril."

"Les gros tirs d'artillerie commencèrent dès le 12 et, jour après jour, n'ont pas cessé jusqu'à la chute de la ville. ... obligeant les habitants, femmes et enfants surtout, à travailler jour et nuit à des réparations de fortune." (
Jacques Heers, Chute et mort de Constantinople, Perrin, Collection Tempus, Paris 2007, p. 248).

Sans cesse la garnison est attaquée, sans cesse elle est bombardée, et sans cesse elle repousse les assauts, sans cesse elle relève ses murs. Le sultan fait appel à toutes les ressources de l'artillerie.

"Pour amener une terrible bombarde qu'ils appelaient la 'Basilique', il fallut vingt paires de boeufs pour tirer le char et deux cents hommes pour le soutenir dans les mauvais passages. Cet effroyable cortège, escorté par dix mille cavaliers, tambours et trompettes, parfaitement réglé pour, tout au long du chemin, impressionner les populations, mit plus de deux mois pour atteindre Constantinople. ... Au total, les Turcs mirent en place quatorze batteries d'artillerie et un grand nombre de balistes. Plus quatre tours montées sur roues et une machine de siège que les Grecs appelaient epopolin (qui prend la ville) [cette machine, qui venait de renverser pendant la nuit la tour de Saint-Romain, fut cependant réduite en cendres par le feu grégeois des Grecs]" (
Jacques Heersibid., p. 243).

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 11:22

La guerre de Vendée Partie 1

"Le crime, peut-être le crime majeur, plus grand encore de la Révolution, est d'avoir déclencher la guerre à l'égard de nos voisins et d'avoir dissimulé que c'était une guerre d'agression. À partir de ce moment-là, le patriotisme des Français a été piégé… Autrement dit, pendant un siècle et demi, qui voulez-vous qui parle de la guerre de Vendée? … À gauche, on préférait ne pas trop évoquer parce que n'était pas très glorieux; à droite, on était gêné, parce que dans une certaine mesure, la Vendée, c'était ceux qui étaient censés avoir donné le coup de poignard dans le dos aux armées françaises, puisque on avait dissimulé que la France était l'agresseur et que d'autre part, les puissances européennes n'avaient nulle intention de partager, de déchirer la France… Ils ont pu le faire en 1814-1815, ils ne l'ont pas fait. Par conséquent, vous avez un énorme mensonge. L'énorme mensonge de la guerre, à l'égard de l'étranger, qui a permis de justifier en quelque sorte le crime contre la Vendée" (Pierre Chaunu, 10:20 au curseur, video 1)
 

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 12:39

On sait quel sort le cinéma anglo-américain réserve souvent à l'église catholique, parée de tous les vices et de tous les crimes. Récemment, il fallu subir la fiction pseudo-historique " Elizabeth ", avec Cate Blanchett. Relisons, avec Emile Mâle, quelques lignes de cette triste histoire, cette fois bien réelle :

"... en Angleterre, sous Elizabeth, le prêtre catholique qui était surpris au moment où il célébrait la messe était voué à la mort. Il devait s'attendre à être emprisonné à la tour de Londres, soumis à la torture, traîné sur la claie jusqu'à Tiburn, et coupé en quartiers par la main du bourreau. Ceux à qui l'on voulait arracher des aveux étaient pliés en deux et comprimés jusqu'au sang dans un cercle de fer qui se resserrait peu à peu. Cet instrument de torture, célèbre en Angleterre, s'appelait du nom de son inventeur, " la fille de Scavinger ". (Le Blog conservateur)

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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 10:12

Je vais présenter ces prochains jours les évènements historiques lors de la prise de Constantinople, par les musulmans le 29 mai 1453.

Nous verrons notamment, comment le schisme a triomphé de l'orthodoxie catholique, comment certains dignitaires s'acharnèrent à ruiner l'alliance des deux Eglises..., comment la capitale de l'empire romain d'Orient (ou empire byzantin, du nom de 'Byzance', ancien nom de Constantinople) a résisté chaque jour aux assauts des musulmans, jusqu'à ce qu'elle succombe. Comment cette époque de la Chrétienté, par son obscur entêtement, ressemble étrangement à la nôtre.

 L'essentiel de mes sources est de Jacques Heers, Chute et mort de Constantinople, Perrin, Collection Tempus, Paris 2007. 


"Le sultan Mourad est mort en 1451. … À un homme âgé, las peut-être, succédait Mehmet II (Mohamed II) qui, à vingt et un ans, … ne rêvait que d'entrer en maître dans cette Constantinople chrétienne, qu'il voulait capitale de l'Islam. Ce jeune homme cultivé,… ami des arts et des lettres, avait fait massacrer ses frères en bas âge et faisait, à chaque campagne, scier en deux ou empaler les chefs ennemis prisonniers"

(Jacques Heers, Chute et mort de Constantinople, Perrin, Collection Tempus, Paris 2007, p. 239).


"Cette armée, ou plutôt ces armées réunies sous le commandement du sultan, étaient assez nombreuses pour réellement 'assiéger' la ville comme elle ne l'avait jamais été auparavant. Rien de comparable ... avec l'an 1204 lorsque les Latins, très peu nombreux, infiniment moins nombreux que les Grecs de la cité, campaient devant une seule porte. En 1453, c'était l'inverse: les attaquants l'emportaient de très loin par leur nombre, par les renforts incessants, par la puissance de feu.

Mehmet avait envoyé ses hérauts d'armes aux gouverneurs des provinces de l'empire ottoman et aux chefs musulmans alliés, jusqu'aux plus lointaines terres de l'Asie centrale, pour qu'ils rejoignent avec leurs hommes et prennent part à ce siège qui allait marquer le triomphe de l'Islam sur les chrétiens." (
Jacques Heersibid., p. 242).

"Partisans et adversaires des Latins, de Rome surtout, s'affrontaient sans mesure ni merci. Les Grecs de la ville avaient, en 1440, mal accueilli l'annonce de l'acte d'union des deux Eglises. … Le 12 décembre 1452, la réconciliation avec le Saint-Siège, célébrée solennellement dans Sainte-Sophie par Isidore de Russie, légat du pape Nicolas V, fut ressentie comme une provocation et nombreux furent alors ceux qui refusaient de venir prier dans cette église qu'ils disaient soumise à Rome. … Marc d'Ephèse n'avait cessé de prêcher contre Rome. … Certains chefs de l'aristocratie, de l'entourage même de Constantin, suivaient. … [O]n entendait le grand-duc Lucas Notaras dire: "qu'il aimait mieux cent fois voir à Constantinople le turban des Turcs que la tiare du pape".

… "Mehmet avait fait dresser son pavillon face aux murailles le 5 avril. Les gros tirs de l'artillerie commencèrent dès le 12 et, jour après jour, n'ont pas cessé jusqu'à la chute de la ville, ... obligeant les habitants, femmes et enfants surtout, à travailler jour et nuit à des réparations de fortune" (Jacques Heers, ibid., p. 247-248).

"A la même heure, des Grecs, chassés de l'Orient, en punition de leur révolte obstinée contre l'Église, débarquent en Italie. Ces fugitifs se donnent pour mission de ressusciter les prétendues gloires de l'antiquité païenne. A leur école se presse la jeunesse de l'Europe. Pour insulter au christianisme, le jour de la grande séduction est marqué dans l'histoire par le nom de
Renaissance … Ce jour, en effet, divise l'existence de l'Europe en deux : les siècles qui le précèdent s'appellent le moyen âge ; ceux qui le suivent, les temps modernes. A partir de là, se manifestent des phénomènes jusqu'alors inconnus."

(
Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, Paris 1890, tome 1, p. 458).

"De là est sortie ce qu'on appelle la civilisation moderne  : civilisation factice, qui n'est le produit spontané ni de notre religion, ni de notre histoire, ni de notre caractère national ; civilisation à rebrousse-poil, qui, au lieu d'appliquer de plus en plus le christianisme aux arts, à la littérature, aux sciences, aux lois, aux institutions, à la société, les informe de l'esprit païen et nous fait rétrograder de vingt siècles ; civilisation corrompue et corruptrice, qui, se faisant tout au profit du bien-être matériel, c'est-à-dire de la chair et de toutes ses convoitises, ramène l'Europe, à travers les ruines de l'ordre moral, au culte de l'or et aux habitudes indescriptibles de ces jours néfastes, où la vie du monde, esclave de l'Esprit infernal, se résumait en deux mots manger et jouir, panem et circenses" (
Mgr Gaume, ibid., p. 460)

Quelle similitude avec notre époque…

"[L]e concile de Florence [1439] réunit de nouveau les Grecs et les Latins. Pour satisfaire les premiers, le dogme de la procession du Saint-Esprit fut, par ordre du Pape, examiné de nouveau. Jamais discussion plus approfondie, plus longue, plus complète. Sophismes, subterfuges, négations, demi-concessions, flux immense de paroles, les Grecs eurent recours à tous les moyens pour défendre l'erreur.

Dans la dix-huitième session, tenue le 10 mars 1439, Jean de Monténégro, provincial des Dominicains de Lombardie, leur ferma la bouche par un argument sans réplique. « Qu'entendez-vous par processions? demanda-t-il aux Grecs. Que voulez-vous dire, quand vous affirmez que le Saint-Esprit procède du Père? – Marc, archevêque d'Éphèse, répondit : J'entends une production par laquelle l'Esprit Saint reçoit de lui l'être et tout ce qu'il est proprement. – Fort bien, reprit le frère prêcheur, nous avons cette conclusion : le Saint-Esprit reçoit du Père l'être, ou il en procède, c'est la même chose. Voici donc comme je raisonne : De qui le Saint-Esprit reçoit l'être, de celui-là aussi il procède. Or, le SaintEsprit reçoit l'être du Fils ; donc le Saint-Esprit procède du Fils, suivant le sens propre du mot procession, tel que vous-même l'avez défini. Que le Saint-Esprit reçoive l'être du Fils, on peut le démontrer par beaucoup de témoignages.

« Mais, interrompit Marc d'Éphèse, d'où tenez-vous que le Saint-Esprit reçoit l'être du Fils? – Votre demande me plaît, répliqua frère Jean ; et je vais y répondre à l'instant même. Que le Saint-Esprit reçoive du Fils l'être, cela se prouve par le témoignage, irrécusable pour vous comme pour nous, de saint Epiphane
, qui s'exprime ainsi :
Épiphane de Salamine J'appelle Fils celui qui est de lui, et Saint-Esprit celui qui seul est des deux. D'après cette parole de saint Épiphane, si l'Esprit est des deux, il reçoit donc des deux l'être. Puisque, suivant vous, recevoir l'être ou procéder, c'est la même chose. Nous savons par saint Épiphane qu'il reçoit son être du Père et du Fils' » (Mansi, t. XXXI, col. 723. – Rohrbacher, Hist. Univ., t. XXI, p. 534, 2è édition.)

L'argument était d'autant meilleur que saint Épiphane est un des Pères grecs les plus anciens et les plus vénérés des Orientaux.

Enfin, le 6 juillet 1439, jour de l'octave des apôtres saint Pierre et saint Paul
, fut célébrée la dernière session du concile. En présence de l'auguste assemblée et aux applaudissements des Grecs et des Latins, on y lut le décret d'union. Il commence ainsi : « Que les cieux se réjouissent et que la terre tressaille ! Le mur qui divisait l'Église d'Orient et l'Église d'Occident vient d'être enlevé. La paix et la concorde est rétablie sur la pierre angulaire, Jésus-Christ, qui des deux peuples n'en a fait qu'un. Nous définissons et voulons que tous croient et professent que le Saint-Esprit est éternellement du Père et du Fils; qu'il a son essence et son être subsistant à la fois du Père et du Fils ; qu'il procède éternellement de l'un et de l'autre, comme d'un seul principe et par une seule spiration. Nous définissons, de plus, que l'explication Filioque a été légitimement et avec raison ajoutée au symbole, pour éclaircir la vérité et par une nécessité alors imminente. » (Definimus explicationem verborum illormn Piliogue, veritatis declarandm gratia, et imminente necessitate, licite et rationabiliter, fuisse symboleo oppositam, etc. Apud Labbe, etc.)

La joie de l'Église ne fut pas de longue durée. Comme l'infidèle Samarie, le schismatique Orient retomba le lendemain dans les erreurs qu'il avait abjurées la veille : mais la mesure était comble. Salmanazar ressuscita dans Mahomet; et, treize ans seulement après le concile de Florence, l'empire des Grecs subit le sort du royaume d'Israël."

(
Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 76-78).

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