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Christ Roi

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  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
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Horloge

19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 13:00
Charles VII, winner of the Hundred Years War (1337-1453)
 
Charles VII, vainqueur de la Guerre de Cent Ans (1337-1453)
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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 14:20
Attila en Gaule, un documentaire avec Michel Rouche, spécialiste de l'Antiquité tardive et du Haut Moyen-Âge
Attila en Gaule (1/3) La terreur franchit le Rhin
  
Attila en Gaule (2/3) Lutèce et Sainte-Geneviève
 
  
Attila en Gaule (3/3) La bataille des Champs catalauniques
 
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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 00:01

Il y a 49 ans, le 26 mars 1962, un lundi après-midi, la fusillade de la rue d’Isly appelée aussi le massacre de la rue d'Isly a eu lieu devant la grande poste de la rue d’Isly à Alger (dont le nom commémore la bataille éponyme du 16 août 1844 qui vit la victoire du Maréchal Bugeaud... sur Moulay Abdal-Rahman, sultan du Maroc qui soutenait Abd el-Kader, à Alger).

 

Ce jour-là, vers 14h45, l'armée "française", composée en majorité de tirailleurs musulmans "en tenue de l'armée française", selon de très nombreux témoins, tirait sur des manifestants pacifiques pro-Algérie française, non-armés, "sans aucune sommation, ni par tambour, ni par clairon, ni par haut-parleur ou par voix". Les tirailleurs, selon les nombreux témoins, se trouvaient à la hauteur de l'Agence Havas. Selon ces témoins, "aucun avertissement n'a été donné à la foule préalablement à l'ouverture du feu. Le feu a été dirigé subitement sur des femmes et des hommes de tous âges et de toutes conditions venus à cette manifestation sans armes pour témoigner en faveur des isolés de Bab el Oued. Et ils tirèrent "dans le dos de la foule" qui, se retournant, cherchait à fuir... Les militaires tirèrent "sans arrêt rafale après rafale", "sur des gens à terre", "sur ceux qui levaient les bras". Achevant les blessés, ils tirèrent "sur ceux qui venaient secourir les blessés". "Les premiers médecins et infirmières, et pompiers furent mitraillés aussi et plusieurs tués, dont un docteur et plusieurs pompiers". "Le docteur qui se trouvaint là voulut porter secours pendant une accalmie à des blessés. Il fut tué sur place. Ils tirèrent aussi "sur les autres soldats". Ils n'obéirent pas au cessez-le feu. Les tirailleurs métropolitains adjurant les musulmans ne purent "rien empêcher, ceux-ci ne voulant rien entendre". "Simultanément, d'autres fusillades" éclatèrent à la même heure. Vers 14h50 dans le bas de la rue Richelieu, aux environs de la 'Boucherie Populaire', des éléments des C.R.S., 'habillés de bleu', se tenant à la hauteur du boulevard Baudin, en travers de la Rampe Chasseriau, ouvrit "brutalement le feu au moyen d'armes automatiques", en direction du carrefour de l'Agha et de la rue Richelieu, alors que la population qui emplissait la rue à ce moment était parfaitement calme et ne se livrait à aucune provocation... Après l'arrêt du feu, les C.R.S. firent lever les bras aux personnes qui étaient à proximité du carrefour de l'Agha et les ont matraquées à coup de crosse. Un témoin chrétien, déclara "devant Dieu" avoir vu, de ses yeux vu, "un garde mobile la mine réjouie, inviter ses camarades à venir prendre la position dans la corniche droite du monument aux morts en faisant le signe de la main que c'était formidable d'ici et que cette position leur assurait un endroit plus confortable pour continuer le massacre." Un témoin ancien officier affirme sa conviction que "l'ouverture du feu a été préparée et exécutée sur ordre général." "Les tirailleurs de la rue d'Isly appartenaient au 4e R.T., dont le P.C. se trouvait à Berrouaghia." (1)

 

La France avait son Oradour et avait édifié dans le sang son mur de la honte.

 

Le "dernier bilan officiel" (fiche wikipedia), un carnage, est de 46 morts et 150 blessés, bien que de nombreux blessés meurent à l'hôpital Mustapha, où la morgue est débordée. Aucune liste définitive des victimes n'a jamais été établie... Toutes les victimes étaient des civils, européens, quelques juifs séfarades. Toutefois en 2003, dans sa contre-enquête Bastien-Thiry : Jusqu'au bout de l'Algérie française, le grand reporter Jean-Pax Méfret avance le nombre de 80 morts et 200 blessés au cours de ce qu'il nomme « le massacre du 26 mars » (Jean Jean-Pax Méfret, Bastien-Thiry : Jusqu'au bout de l'Algérie française, Pygmalion, 2003). L'association des victimes du 26 mars publie une liste de 62 morts, tous des civils ; 7 militaires (dont 2 gendarmes) sont tués. Il faut attendre 12 septembre 2008, pour que la télévision "française" (France 3), consacre une émission à cet événement méconnu, Le massacre de la rue d'Isly, documentaire de 52 minutes, réalisé par Christophe Weber conseillé par l'historien Jean-Jacques Jordi. Les familles n'ont jamais eu le droit de récupérer les corps des victimes. Beaucoup ayant été clandestinement enterrés au cimetière Sainte Eugène.

 

Le Livre blanc, publié en 1962, avance quant à lui, le chiffre de 80 morts, et 200 blessés de la fusillade. (2)

 

Selon l'article wikipedia, "c'est un des derniers exemples de guerre civile entre Français" (sic). En réalité, il n'y a pas du tout eu de "guerre civile" ce 26 mars1962 : il s'agit là d'un pur mensonge, ce jour-là il n'y a pas eu de guerre entre des civils français, mais plutôt une attaque en règle de la dite "armée française" contre des civils français qui manifestaient pacifiquement pour l'Algérie française à la rue d'Isly. Ce n'est donc pas pareil. Il s'agit à notre sens d'un "crime de guerre" qui n'a jamais vu son (ses) auteur(s) poursuivi(s) devant un quelconque tribunal international... Les crimes de guerre étant définis par des accords internationaux et en particulier dans le Statut de Rome (les 59 alinéas de l'article 8) régissant les compétences de la Cour pénal internationale (CPI), comme des violations graves des Conventions de Genève (dont la première date de 1864). Ceci inclut les cas où une des parties en conflit s'en prend volontairement à des objectifs (aussi bien humains que matériels) non militaires, comme les civils, les prisonniers de guerres et les blessés.

 

En 1945, le procès de Nuremberg, chargé après la Seconde Guerre mondiale de juger les criminels et organisations nazis, définissait ainsi le crime de guerre, dans la Chartres de Londres : « Assassinat, mauvais traitements ou déportation pour des travaux forcés, ou pour tout autre but, des populations civiles dans les territoires occupés... » (3)

 

Au soir du 26 mars 1962, le président Charles de Gaulle s'adressait au "peuple français"... par l'intermédiaire d'une allocution télévisée (Allocution Elysée JT 20H - 26/03/1962). Il demanda au peuple de voter "oui" à l'imminent référendum portant sur l'autodétermination de l'Algérie et déclara que « En faisant sien ce vaste et généreux dessein, le peuple français va contribuer, une fois de plus dans son Histoire, à éclairer l'univers » (sic)..., mais ne fait aucune référence au massacre qui eut lieu dans la journée ; bien qu'un reportage ait été filmé par un correspondant de l'ORTF à Alger (Algérie: les événements du lundi 26 mars 1962, reportage muet filmé le 26 mars à Alger par Michel Colomes mais non diffusé, Journal Télévisé de 13H, ORTF, 28/03/1962).

 

45 minutes avant l'allocution du Président démarrant à 20h, Inter Actualités rapportait les évènements de la rue d'Isly par un reportage radiodiffusé de Claude Joubert, envoyé spécial à Alger.

 

Sources:

 

(1) Livre blanc, Alger le 26 mars 1962, L'Esprit nouveau, Meaux 1962, p. 29, 79, 80, 93, 99, 103, 109, 111, 117, 123, 143, 144, 150, 154, 179. 

(2) Livre blanc, Alger le 26 mars 1962, ibid., p. 11.

(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Crime_de_guerre

 

- L'Algérie avant 1830: raids barbaresques en Méditerranée, enlèvements d'hommes, femmes, enfants réduits en esclavage

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 16:42

Invité du Talk Orange Le Figaro, lundi 14 mars 2011 à 18h00, Bruno Gollnisch, membre du Bureau politique du Front National, a dénoncé les "effets pervers" des lois mémorielles et dit sa réticence à s'exprimer sur ces questions qui "tient à leur caractère passionnel d'une part et à l'instrumentalisation qui en est faite à des fins qui sont tout autre généralement que le souvenir légitime auquel ont droit les victimes.

... C'est vrai dit Bruno Gollnisch, que je suis hostile aux lois dites mémorielles qui imposent une lecture univoque de l'histoire et qui ont tendance à se multiplier, ce qui je crois, comme le disait notamment Annie Kriegel, grande journaliste d'origine juive, du Figaro à l'époque, et beaucoup d'autres encore, ces lois ont des effets pervers dans notre société". 

 

Note de Christroi. Ces lois mémorielles, nous le rappelons, déclarent voire imposent, le point de vue officiel de l'État sur des événements historiques, notamment au sujet de la Seconde guerre mondiale, exactement comme si la "Shoah", dont ces "lois mémorielles" interdisent de contester la version officielle, était une religion dogmatique obligatoire, la religion shoatique avec son catéchisme obligatoire, une religion protégée par tout un arsenal juridique, c'est-à-dire une inquisition, chargée d'émettre un jugement sur le caractère orthodoxe ou non (par rapport au dogme religieux) des cas qui lui sont soumis, afin d'éradiquer... l'hérésie.

 

 
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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:45

Mis à jour le 26 octobre 2015.

Une certaine manière de présenter l'histoire de la France a des relents d'antifrancisme nauséabond insupportable. On entend par exemple fréquemment dire, dans la bouche de révisionnistes stipendiés, que notre pays la France n'existait pas avant le moment où le premier roi de France prit le nom de "roi de France" à la place de celui de "roi des Francs", exactement comme si avant ce moment-là, la réalité "France" désignée depuis l'époque de l'Empire romain, sous le mot latin "Francia", n'existait pas... Cette réalité - la France - qui du coup n'en serait plus une, conformément au déni du réel qui caractérise les révolutionnaires princes des nuées... serait apparue d'un seul coup au XIIIe siècle... avec le roi Philippe II Auguste prenant donc à la place de "roi des Francs" (Rex Francorum) le titre de "roi de France" (Rex Franciæ) d'une entité qui jusque-là n'existait pas (!)... La France naissait alors. Elle n'existait pas auparavant, ni dans son acception culturelle et politique, ni dans sa dénomination. Un peu gros, non?

Pourtant, la négation, méthodique, acharnée et systématique de pans entiers de notre histoire, découpée par-ci, tronçonnée par-là, supprimée carrément pour tout ce qui va grosso modo du IIIe au XIIIe siècle est caractéristique d'une vision déformée toujours répandue, de l'authentique histoire de France.

D'autres révisionnistes, plus généreux ceux-là, font mine de faire débuter l'histoire de la "France" proprement dite un peu plus haut dans le temps, ho pas trop loin,... non, rassurez-vous, à partir du IXe siècle, seulement... lors du Traité de verdun (843) entre les trois fils de Louis le Pieux (fils de Charlemagne). Charles le Chauve recevant la Francie occidentale, et Louis le Germanique la Francie orientale.

 

Un siècle auparavant pourtant, nous trouvons déjà le terme "Francia" en 750, lorsque Pépin le Bref envoie à Rome deux de ses plus éminents ecclésiastiques: l'évêque de Würzbourg Burchard et l'abbé de Saint-Denis Fulrad. Ils doivent interroger le pape "au sujet des rois qui en Francia en ce temps-là n'avaient pas le pouvoir royal, s'il était bien ou non qu'il en fût ainsi?", disent les Annales royales. Zacharie donne la réponse : "Il vaut mieux appeler roi celui qui possède le pouvoir plutôt que celui qui ne l'a pas, afin que l'ordre ne soit pas bouleversé".

 

En 792, la récolte a été particulièrement mauvaise, les stocks sont épuisés dès le printemps 793 et la pénurie est d'une ampleur touchant l'Europe entière. Les Annales de Moissac mentionnent qu"une très sévère famine toucha le Bénévent... mais une sévère famine frappa aussi l'Italie et la Bourgogne, et des régions de Francie, et il y eut une sévère famine également en Gothie et en Provence, et beaucoup moururent." (Annales de Moissac) (1)

 

Deux autres occurences du terme Francia surgissent, plus anciennes encore, cette fois dans deux documents de l'antiquité tardive... au IIIe siècle : le Panegyrici Latini, et la Tabula Peutingeriana ou ou Peutingeriana Tabula Itineraria

 

Première occurence: le Panegyrici Latini (IIIe siècle).

 

La "Francia" (nom latin de la France), plus tard également nommé l'empire franc (Latin: imperium francorum), royaume des francs (Latin: regnum francorum), royaume franc ou occasionnellement terre franque, était le territoire habité et gouverné par les Francs du IIIe au Xe siècle. (2) 

Dans les campagnes continues de Charles Martel, Pépin le Bref (Père de Charlemagne), l'expansion la plus grande de l'empire franc se situe au IXe siècle. La première désignation enregistrée de la "Francia" est dans le Panegyrici Latini (Douze discours solennels de panégyriques romains antiques, d'auteurs anonymes) du troisième siècle (2). Ce document décrit le secteur de la Francia à ce moment-là au nord et à l'est du Rhin, grossièrement dans le triangle entre Utrecht, Bielefeld et Bonn. Il correspond avec les pays communs des tribus franques Sicambres, Saliens, Bructères, Ampsivariens, Chamaves et Chattuaires (Hattuaires).

Certains de ces peuples, comme les Sicambres et les Saliens, avaient déjà des pays dans l'Empire romain et ont livré des troupes aux forces romaines à la frontière. En 357, le roi salien fut associé à l'Empire romain et fit un point d'appui permanent selon un traité accordé par Julien l'Apostat, qui refoula les Chamavi à Hamaland, ou Hameland, terre non-administrée à l'est des Pays-Bas, entre entre la Lippe et l'Yssel.

 

Clovis recevant la fleur de lys - XVe siècle, Bedford Book of Hours, 1423, illustrant la légende du Roi Clovis recevant les fleurs de lys de son épouse sainte Clotilde. L'armorial français montre Clovis arborant des fleurs de lys, symbole de pureté virginale représenté par la Vierge Marie, au XIVe siècle, mais dont l'origine pourrait remonter au XIIe siècle. Un ange aurait remis à un ermite de la forêt de Marly vivant au environ d'une tour nommé Montjoie, un bouclier où figure trois fleurs de lys, en référence à la sainte Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit). L'ermite l'aurait remis à Clotilde pour que celle-ci le donne au roi pour qu'il s'en serve durant la bataille à la place de ses armes ornées de trois croissants ou de trois crapauds, l'ange ayant assuré à l'ermite que le bouclier assure la victoire. Lorsque Clovis se bat contre son ennemi et le tue près de la tour Montjoie, celui-ci confesse la Trinité et fonde l'abbaye de Joyenval qui accueille alors le bouclier comme relique.

   

Comme le territoire franc s'est étendu, la signification de la "Francia" s'est étendue avec. Certains des rois francs, comme Bauto († 388) et Arbogast, s'en remirent à la cause des Romains, mais d'autres dirigeants francs, comme Mallobaud (Mallobaudes), étaient actifs sur le sol romain pour d'autres raisons.

 

Après la mort d'Arbogast (394), son fils Arigius réussit à s'établir dans le comté héréditaire à Trèves et après la chute de Constantin III (usurpateur) certains Francs ont soutenu l'usurpateur Jovin, Jovinus (411).  Bien que Jovin soit mort en 413, les Romains ne parvenaient plus à gouverner les Francs dans leurs frontières.

Le Roi franc Théodomer (ou Theodomir) a été exécuté par l'épée, mais en vain, autour de 421 ou 428. À ce moment, sans que l'on puisse définir précisément l'année, le roi franc salien Chlodion, qui pourrait être le fils de Théodomer, dont le royaume a inclu la Toxandrie, région entre l'Escaut et la Meuse, et la cité Tungrorum (Tongres), lança une attaque sur le territoire romain et étendit son royaume aussi loin que Camaracum (Cambrai) et la Somme.

 

Quoique Sidoine Apollinaire rapporte que Flavius Aëtius combattit les Francs et les repoussa en arrière temporairement (431), cette période marque le début d'une situation qui devait durer pendant plusieurs siècles : les Francs germains associés à l'Empire allaient gouverner un nombre croissant de sujets Gallo-romains...

Le royaume de Chlodion changea les frontières et la signification du mot "Francia" de manière permanente : Francia n'était plus barbaricum trans Rhenum (désigant la terre des barbares des deux rives du Rhin), mais une puissance politique posée des deux côtés du fleuve, profondément impliquée dans la politique romaine. La famille de Chlodion (390-450), ancêtre de Clovis (fils de Childéric Ier, fils de Mérovée, fils légendaire de Chlodion), les Mérovingiens, étendit la Francia encore plus au sud.

 

Si "pour les peuples germaniques, l'empereur, c'est l'empereur des Romains", "les Francs estiment eux aussi être un peuple providentiel, élu, mais ils ont leur propre mythologie, qui fait d'eux les égaux des Romains: descendants des Troyens, habiles et indomptables, ils étaient prédestinés à devenir les champions du christianisme en rejetant le joug de la romanité païenne". "C'est la légende que l'on trouve dans le texte du Pseudo-Frédégaire au VIIe siècle, et qui est incorporée dans le prologue de la loi salique rédigé en 763-764 à la chancellerie royale : on y parle de l'"'illustre nation des francs, fondée par Dieu le Créateur, vaillants dans les armles, solide dans ses alliances, profonde en ses conseils, noble de corps, intacte et pure, d'un physique parfait, audacieuse, forte et indomptable, convertie récemment à la foi catholique, elle qui, alors qu'elle pratiquait encore le paganisme, n'en recherchait pas moins, inspirée par Dieu, les clés de la connaissance et selon le degré de ses moeurs tendait à la justice et conservait la piété. ... Vive le Christ qui aime les Francs! Puisse-t-il conserver leur royaume, remplir leurs dirigeants des lumières de Sa grâce et leur accorder le rempart de la foi'" (3)

 

On peut dire que cette aspiration à la transcendance des Francs se conjuguait à merveilles avec la même aspiration que l'on rencontrait chez les Gaulois avec conversion des druides dès le IIIe siècle à la religion trinitaire catholique. Cette conjugaison donna naissance à la nation française, Fille aînée de l'Eglise, issue du baptême du roi des Francs Clovis 

 

Origines des "Francs"

 

 En résumé, voici ce qu'en dit Colette Beaune : "L'histoire de la nation très chrétienne est une autre histoire sainte. Elle commence paradoxalement par une légende païenne. Les origines troyennes des Francs ont été crées au VIIe siècle sur le modèle antique de la fondation de Rome par les exilés troyens conduits par Enée. Comme les Romains qui gouvernaient le monde, les Francs ou Français sont issus de la race la plus ancienne et la plus noble. ... Frédégaire avait inventé Francion, fils de Friga, dont le royaume insoumis aux Romains se situe entre Rhin et Danube. Les Francs sont ainsi rattachés à la famille royale de Troie, à ses héros Priam et Hector, l'un des douze preux."

 La légende des origines troyennes des Francs comme mythe historique du peuple franc est apparue au VIIe siècle; elle fut couramment utilisée jusqu'à la seconde moitié du XVIe siècle et popularisée par les écrivains et les chroniqueurs de Frédégaire à Ronsard. Elle évolua progressivement et intégra le mythe de l'origine troyenne des Gaulois (et inversement des origines gauloises des Troyens) : 

 

"A la fin du XVe siècle, Jean Lemaire de Belges transforme le mythe des origines troyennes des Francs en un mythe des origines troyennes des Gaulois. Les Gaulois sont établis en Gaule depuis des temps immémoriaux. Une partie d'entre eux est allée fonder Troie. Francion revient donc par la suite au pays de ses ancêtres. Gaulois et Francs sont des Troyens et ils ne sont qu'une seule et unique population, sans mélange aucun. Les Gaulois donnent naissance aux Francs. Ainsi, une filiation unique et continue, un sang pur et non mélangé, relie la populatiuon française à ses origines glorieuses" (4)

 

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Les frontières

 

Dû à la pression des Saxons aux frontières du royaume franc [Saxons avec lesquels nous serons en guerre régulièrement jusqu'à Charlemagne qui les écrasa définitivement (803), en passant par Louis VI le Gros en 1124 qui vit une manifestation du sentiment national avec le soutien des grands vassaux et la création de l'oriflamme, bannière royale, pour repousser l'empereur romain germanique Henri V qui se retira sans combattre], les frontières du nord-est de la Francia étaient repoussées en direction du sud-ouest, si bien que la plupart du peuple originel franc vint vivre plus au sud-ouest, à peu près entre la Somme et Münster. (5)   

 

La seconde occurence du mot "Francia" : la Table de Peutinger (Tabula Peutingeriana ou ou Peutingeriana Tabula Itineraria), appelée aussi Carte des étapes de Castorius, est une copie du XIIIe siècle réalisée par un moine alsacien, du document réalisé au début du IIIe siècle par Castorius. Elle présente les routes et les villes principales de l'Empire romain. Donnée à l'humaniste Konrad Peutinger, elle est aujourd'hui conservée à la bibliothèque de Vienne (Autriche). En 11 feuillets (6,80 m sur 0,34 m au total), la Table représente le monde connu de l'époque, de l'Angleterre à l'Afrique du Nord et de l'Atlantique à l'Inde. Ce document était également connue autrefois sous le nom de Table Théodosienne, (ou tabula theodosiana) du nom Théodose, dernier empereur de l'empire romain unifié de 379 à 395.(2). Elle montre 200 000 km de routes mais aussi l'emplacement de villes, mers, fleuves, forêts, chaînes de montagnes. Elle recouvre la totalité de l'Empire romain, le Proche-Orient et l'Inde, indiquant le Gange et Sri Lanka (Insula Trapobane), même la Chine est mentionnée... Quelque 555 villes et 3 500 autres particularités géographiques sont indiquées, comme les phares et les sanctuaires importants, souvent illustrées d'une imagette. Les villes sont représentées par deux maisons, les cités importantes - comme Rome, Constantinople, Antioche - sont signalées par un médaillon.

Le format ne permet pas une représentation réaliste des paysages, ni des distances, mais ce n'était pas dans les intentions du concepteur. La carte doit plutôt être vue comme une représentations symbolique, permettant de se rendre facilement d'un point à un autre, de connaître les distances des étapes, sans offrir une représentation fidèle de la réalité. De fait, elle est considérée comme la première représentation cartographique d'un réseau. (6)

Table de Peutinger, avec la mention "FRANCIA". Source : http://www.paris.culture.fr/fr/ville_he_pont.htm

Table de Peutinger, avec la mention "FRANCIA". Source : http://www.paris.culture.fr/fr/ville_he_pont.htm

La Table de Peutinger dessinée dans la réédition de Bergier en 1728. Source : http://www.reims-histoire-archeologie.com/notice38-voies-antiques.html

La Table de Peutinger dessinée dans la réédition de Bergier en 1728. Source : http://www.reims-histoire-archeologie.com/notice38-voies-antiques.html

Outre la Chine, cette Carte des étapes et des voies romaines dans l'Empire romain mentionne la "Francia".

 

Conclusion

 

La France est une réalité géographique et politique de plus de quinze siècles, si ce n'est plus... n'en déplaise aux mythographes de l'histoire officielle. Commentaires ouverts bienvenus...

 

Sources:

 

(1) Georges Minois, Charlemagne, Editions France Loisirs, Paris 2011, p. 177, 379.

(2) traductions http://en.wikipedia.org/wiki/Francia

(3) Georges Minois, Charlemagne, Editions France Loisirs, Paris 2011, p. 488, 489.

(4) Colette Beaune, Naissance de la nation France, Nrf Editions Gallimard, Mayenne 1985, p. 15, 16, 21

(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Table_de_Peutinger

(6) http://www.gerard-verhoest.com/carte-romaine.htm

 

Antiphonae majores - O Rex gentium
.
Add. 2 juin 2014. « Pendant le Haut Moyen-Âge (qui commence à partir de 476, Ndlr.), le nom même du pays, la Gallia ou les Galliae administratives, disparut. Seul le milieu ecclésiastique continua à le désigner du terme de Gallicana ecclesia, tandis qu'on appelait Francia l'entité politique et géographique. » (Jean-Louis BRUNAUX, Nos ancêtres les Gaulois, Editions du Seuil, Points Histoire, Villeneuve d'Asq 2012, p. 285.)
 
Jean-Louis-Brunaux--Nos-ancetres-les-Gaulois.jpg   

 

Sous les Mérovingiens, le mot Francie est utilisé pour désigner l'ensemble du royaume des Francs incluant donc la Neustrie et l'Austrasie (Carlrichard Brühl, Naissance de deux peuples, Français et Allemands (IXe-XIe siècle), éd. Fayard, août 1996, p. 68.) Sous les premiers Carolingiens, elle continue de désigner l'ensemble des possessions franques à l'exception de l'Italie, puis après le traité de Verdun de 843, chacun des royaumes issus du partage.

 

Empire-franc--merovingien-et-carolingien--5e-siecle---9e-.png

Empire franc, mérovingien et carolingien (5e siècle - 9e siècle)

 

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Traite-de-Verdun-843.jpg

 

À partir du Xe siècle, le mot Francie ne sera appliqué qu'au seul royaume des Francs de l'ouest (Francie occidentale) qui deviendra le "royaume de France" sous les Capétiens (à partir du Xe siècle) tout en désignant également une région précise, celle du domaine royal.

 

 

 

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. Clovis et son temps (film de Jean-jacques Barsac) (France 3 Production 1997, avec le conseiller historique Michel Rouche qui parle de la Francia sous Clovis: "Les géographes romains dressent des cartes qui leur permettent de maîtriser leur immense territoire. Sur la rive droite du Rhin apparaît le terme "FRANCIA" pour désigner les territoires occupés par les Francs".)
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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 09:34
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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:35

80 % des collabos venaient de la gauche !

Eh oui, ça fait mal, la vérité dérange.

Il est temps que l’on lève le voile posé par les historiens des années 70 et 80 qui se sont largement employés à revisiter l’histoire pour sauver leurs meubles !

Simon Epstein est économiste et historien, auteur de plusieurs ouvrages sur le racisme et l’antisémitisme, vit à Jérusalem depuis 1974. Il a publié en 2001 un ouvrage remarquable sur Les Dreyfusards sous l’Occupation.

 

Source : N.P.I.

 

derniermot-zemmour.mp4 

 
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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 07:30

Samedi 10 mai 2008, Nicolas Sarkozy a annoncé lors d'un discours au Jardin du Luxembourg pour commémorer l'escalavage, que la traite négrière figurerait désormais au programme des enfants de six à dix ans dès la rentrée 2009. Une initiative qui n'est pas sans rappeler sa volonté à l'automne 2007, de faire enseigner la Shoah aux élèves de primaire en leur donnant à étudier l'histoire d'un enfant déporté. Il a également annoncé que la journée de commémoration, instaurée par Jacques Chirac le 10 mai, se tiendrait désormais le 23. 

 

Du temps de nos ancêtres les Gaulois et de Rome, n'importe qui pouvait devenir esclave, qu'on appartienne à la noblesse ou à la plèbe: les esclaves étant pour l'essentiel des prisonniers de guerre. L'Eglise indiquera très tôt un chemin de libération des esclaves qui vit cette institution économique héritée de l'Antiquité disparaître au fur et à mesure des progrès de l'évangélisation. C'est un nombre énorme de conciles qui consacrèrent des canons à cette entreprise : les conciles d'Orange (441), Arles (442), Agde (506), Orléans (541), Mâcon (585), Paris (615), Reims (625), Chalon-Sur-Saône (650). [1]

 

Contre une présentation déformée de l'histoire de l'abolition de l'esclavage, par un Régime collabo-mondialiste qui organise l'immigration-repentance sur le dos des peuples indigènes d'Europe, voici quelques faits historiques qui rappellent qui sont les vrais abolitionnistes de l'esclavage antique.

 

BathildeAu VIIe siècle, la reine sainte Bathilde (626-680), épouse de Clovis II, abolit l'esclavage. La tradition lui attribue l'interdiction des marchés d'esclaves sur ses terres, provoquant la disparition de l'esclavage dans les royaumes francs. Voici ce qu'en dit l'historienne médiéviste Régine Pernoud :

 

« Clovis mourra jeune, après être tombé dans la démence. Bathilde a pris en main les affaires du royaume et, lorsqu'elle devient veuve, l'an 656, son fils aîné n'ayant que cinq ans, c'est elle qui gouverne. La tradition lui attribue une décision capitale dans l'histoire des moeurs: elle interdit les marchés d'esclaves, ce qui revient à prohiber l'esclavage sur ses terres. » [2]

 

"Elle promulgua l'interdiction de vendre les chrétiens comme esclaves et fit procéder à des rachats massifs de ceux qui l'étaient." [3]

 

Les moines de l'abbaye de Jumièges avaient coutume d'acheter des esclaves pour pouvoir leur rendre immédiatement la liberté. Un exemple bien connu est celui de S. Sidoine.

 

On citerait cinquante conciles régionaux qui, entre 451 et 700, édictèrent des canons pour protéger les esclaves.

 

A partir du XIIe siècle, le mouvement antiesclavagiste grandit. Des conciles comme celui de Londres en 1102, interdirent "l'ignoble commerce par lequel on vend des hommes comme des bêtes." [4]

 

Les papes agirent autant qu'ils purent pour que la conversion des esclaves leur valût la liberté; le résultat fut obtenu, en France, sous Philippe Auguste où il fut déclaré que "tout esclave atteignant les marches du royaume se faisant baptiser, est affranchi", puis de même à Florence en 1289. Evidemment il se trouva toujours des évêques pour fermer les yeux sur ces scandaleux trafics, mais dans l'ensemble, le christianisme travailla à faire condamner moralement l'esclavage et à améliorer le sort des esclaves, au salut de qui les ordres de S. Jean de Matha et de S. Pierre Nolasque consacraient une charité sans limites. [5]


Le 3 juillet 1315, le roi Louis X le Hutin, publie un édit qui affirme que « selon le droit de nature, chacun doit naître franc ». Officiellement, depuis cette date, « le sol de France affranchit l'esclave qui le touche ». Il n'y aura plus d'esclaves sur le sol métopolitain depuis ce jour...

Abolition de l'esclavage : qui a aboli l'esclavage le premier ?

Sur la soit-disant responsabilité unique des Blancs qui devraient payer, les rois africains n'étaient pas en reste dans l'odieux trafic. "Les familles royales... d'Achanti, du Congo et du Dahomey... vendirent un très grand nombre d'esclaves durant plusieurs générations. Parfois même, les rois avaient recours à es raids sur leur propre peuple pour satisfaire la demande d'esclaves européenne... : dans les années 1730, un roi du fleuve Saalum, entre le Cap-Vert et la Gambie, attaquait ses propres villages la nuit, incendiait les maisons et s'emparait des fuyards aussitôt asservis..." [6]

 

En 1789 encore, "les monarques d'Afrique eux-mêmes ne s'opposaient pas à la poursuite de la Traite". [7]



L'histoire officielle occulte le mouvement abolitionniste induit par l'Eglise, ainsi que les interdictions de l'esclavage par les papes dès le XVIe siècle, sous peine d'excommunication... "La Renaissance en Europe n'eut aucune prétention humanitaire. Sa flamme (de la "Renaissance") réactualisa les idées et les pratiques de l'Antiquité, dont l'esclavage..." [8]. On est donc loin de la vision idyllique de la Renaissance représentée par l'histoire officielle.

 

Dans le même temps, Léon X (pape 1510-1521), le plus grand pape de l'Eglise renaissante, avait,... enseigné que "non seulement la religion chrétienne mais la nature elle-même se récriait contre l'état d'esclavage" (Lewis Pastor, History of the Papacy, 40 vol. (Londres 1891), VIII, p. 447.) [9]

Le pape Paul III "interdit aux conquistadors du Nouveau Monde d'asservir les Indiens." ... Dans sa lettre Veritas ipsa (2 juin 1537), "il proclama l'abolition complète de l'esclavage en affirmant que tous les esclaves avaient le droit de s'affranchir. ...Enfreindre ces injonctions était passible d'excommunication". [10]

 

Et dans sa Bulle "Sublimis Deus" du 9 juin de la même année 1537, Paul III déclarait solennellement "que les Indiens... ne doivent pas être privés de leur liberté ni de la jouissance de leurs biens... et qu'ils ne doivent pas être réduits en servitude." [11]

 

Il dénonce une telle pratique comme directement inspirée par l'Ennemi du genre humain (Satan), ce qui montre clairement son absence de tergiversation sur ce point. "En 1542, Charles Quint reviendra à l'ancienne législation prohibant de façon absolue l'esclavage des Indiens." [12]

 

Curieux que l'enseignement officiel sur l'abolition n'enseigne pas ces faits historiques ! Un hasard sans doute...

 

"Lors de la conquête de la Nouvelle Espagne (Mexique au XVIe siècle, Ndlr.) les souverains espagnols insistent au contraire continuellement sur le fait que les titulaires des commanderies n'ont pas le droit de s'emparer des terres des Indiens. Le grand spécialiste mexicain des commanderies, Sivio Zavala, souligne dans ses conclusions que 'les Indiens possédaient les terres collectivement et individuellement, sans que le seigneur ou titulaire de la commanderie puisse les en dépouiller légitimement.' [13]

 

Ce qui fait que (comparativement à ce qui s'est pratiqué par les Anglo-Saxons protestants aux Etats-Unis avec les Indiens Cherokees par exemple, déportés et expropriés dans les années 1830 du nord de la Géorgie et des Carolines en Oklahoma),  "le résultat, ... est clair : la population indienne aux Etats-Unis, est réduite à quelques 'réserves', alors que c'est elle qui domine très nettement au Mexique. Elle a disparu complètement dans les Antilles françaises où 'la patrie des droits de l'homme' l'a remplacée par une population noire, dans les circonstances que l'on sait..." [14]

"Le pape
Urbain VIII, dans une lettre de 1639 à son nonce au Portugal, condamne absolument l'esclavage et menace d'excommunication ceux qui le pratiquent." [15]

"Une fois encore, le Vatican s'éleva contre l'esclavage au commencement du XVIIIe siècle: ... Clément XI, invita la Sacrée Congrégation de l'Inquisition romaine et universelle à demander à ses nonces à Madrid et Lisbonne d'agir pour amener 'la fin de l'esclavage'." [16] "En 1741, le pape Benoît XIV reprit les interdictions de l'esclavage édictées un siècle plus tôt par le pape Urbain VIII, dans le bref Immensa." [17]

Sur ce sujet : "La franc-maçonnerie et l'histoire de l'esclavage "
. Notons que cette année 2008, la franc-maçonnerie se fait curieusement silencieuse alors qu'en 2007 elle organisa à grand bruit avec le Grand Orient le 10 mai 2007, un rassemblement devant le Panthéon pour commémorer cette date anniversaire de l'abolition de l'esclavage...  Hugh Thomas indique que les francs-maçons, n'étaient pas en reste : "Dans le Bordeaux de la fin du XVIIIe siècle, il semble que la plupart des francs-maçons aient été négriers". [18]

 

Le franc-maçon La Fayette, auteur de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, le 10 mars 1790 à l'Assemblée, "vote le maintien de la traite des Noirs"; les frères Lameth "possédaient trop d'intérêt à Saint-Domingue..., Barnave aussi." Tous étaient francs-maçons. [19]


Sur les esclaves Blancs et chrétiens à l'époque moderne : "Au début du XVIIe siècle, il y avait au total, entre le Maroc et la Libye, de 200000 à 300000 esclaves chrétiens dans les ports d'Afrique." [20]

 "L'esclavage blanc pratiqué par ceux que l'on nommait alors les Barbaresques a bel et bien existé sur une grande échelle et constitué une véritable traite qui fit, durant près de trois siècles, plus d'un million de victimes." [21]

Le Régime athégriste organisera-t-il une journée de commémoration pour les Gaulois, esclaves des Romains dans l'Antiquité, les chrétiens européens esclaves des musulmans jusqu'au XIXe siècle, ou ces Français de souche en 2010 discriminés au travail à cause de la couleur de leur peau ("discrimination positive") ?


Les Noirs ne furent pas les seules victimes de l'esclavage. "Dans l'Antiquité, les premiers esclaves étaient presque toujours des Blancs. ... Il y avait peu d'Africains parmi ces esclaves. Les seuls à posséder des esclaves noirs étaient les Egyptiens, puis les Carthaginois". [22]

En Europe, "tant en Grèce qu'à Rome, les esclaves étaient à l'origine des prisonniers de guerre ou capturés lors d'une razzia sur une île... L'on se souvient que César ramena dans la capitale 'de nombreux captifs' après la Guerre des Gaules. Nombreux furent les Germains asservis dans les siècles ultérieurs. ... Au Ier siècle av. J.-C., 15000 esclaves gaulois étaient échangés chaque année contre du vin italien." [23]

 

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Add. Christ-Roi 2 février 2014.

 

4 février 1776 : Louis XVI abolit l’esclavage

Observatoire du Royalisme en France, le 4 février 2011  
 

Le 04/02/2011 à 16:46

Lorsque l’on parle d’abolition de l’esclavage en France, la première date qui vient à l’esprit des français est 1792, lorsque la Convention décidait d’accorder la citoyenneté aux hommes libres de couleur. Pourtant, l’abolition de l’esclavage n’est pas une mesure révolutionnaire mais bien une réforme royale ! En effet, le Roi Louis XVI, dès 1776, avait promulgué un édit condamnant fermement la possession d’esclaves sur le territoire français. Couvercle de plomb et mythe de la « révolution salvatrice des peuples opprimés », cette date est largement occultée par les médias (wikipedia en tête) et les livres d’histoire…

    Et pour cause ! Rappelons que l’Assemblée Nationale de 1790 avait réaffirmé par deux fois (décret du 8 Mars et du 12 Octobre 1790) la légalité de l’esclavage, revenant ainsi sur la réforme royale de 1776. L’Assemblée s’était ainsi opposée à la publication de Brissot de 1790 : « Adresse à l’Assemblée Nationale pour l’abolition de la traite des Noirs »… S’asseyant allègrement sur cet idéal de fraternité tant de fois bafoué pendant la révolution, l’Assemblée montrait par là même son mépris des plus faibles, et ce n’est que pour éteindre la révolte des esclaves des colonies (Saint Domingue notamment) qu’elle accepta d’abolir l’esclavage en 1794.

    Le Roi Louis XVI, bien avant les petits bourgeois perfides qui allaient mettre la France à feu et à sang, avait compris que la liberté d’un homme ne devait pas être bafouée. C’est ainsi que moins de 3 ans plus tard, par une ordonnance du 8 Mai 1779, Louis XVI abolit également le servage et le droit de suite en France. De même, par cette même ordonnance, il affranchissait tous les « mains mortables » des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables ».  La France fut l’une des premières nations du monde à abolir le servage, près de 180 ans avant le Tibet (1959).

    Le Roi de France incarne tout le peuple français, dans sa complexité et sa diversité, dans les moments de joie comme dans les moments de doute et de peur. Louis XVI a montré, par les nombreuses réformes qu’il a entreprit pendant son règne, qu’un Roi était avant tout proche de son peuple et répondait à ses besoins les plus élémentaires de liberté, de sustentation et de bien être.  

http://www.royaumedefrance.fr/media/HLIC/5d214ffaac03a1bdd61c345fd245b1c2.jpg

 

Source: http://www.royaumedefrance.fr/201102044600/4-fevrier-1776-louis-xvi-abolit-lesclavage/

 

Notes

 

[1] Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome III L'Eglise des temps barbares, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 259

[2] Régine Pernoud, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ? Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 204-205

[3] Jean CHELINI, Histoire religieuse de l'Occident médiéval, Pluriel, Millau 2012, p. 92

[4] Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome IV La cathédrale et le Croisade, Librairie Arthème Fayard, Editions Bernard Grasset, Paris 1965, p. 238

[5] Daniel-Rops, Histoire de l'Eglise du Christ, tome IV, ibid., p. 238

[6] Hugh Thomas, La Traite des Noirs 1440-1870, Bouquins Robert Laffont, Lonrai 2006, p. 393

[7] Hugh Thomas, ibid., p. 552

[8] Hugh Thomas, ibid., p. 104

[9] Hugh Thomas, ibid., p.118

[10] Hugh Thomas, ibid., 118

[11] François Brune, La Vierge du Mexique ou le Miracle le plus spectaculaire de Marie, Le Jardin des Livres, Référence, 2008, rééd. Mesnil-sur-l'Estrée 2014, p. 107

[12] François Brune, ibid., p. 107

[13] Jean Dumont, L'Eglise au risque de l'Histoire, p. 116, cité in François Brune, ibid., p. 104.

[14] François Brune, ibid., p. 76-77

[15] Hugh Thomas, ibid., 469

[16] Hugh Thomas, ibid., 477

[17] Hugh Thomas, ibid., 487

[18] Hugh Thomas, ibid., p. 309

[19] Bernard Faÿ, La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959, p. 182, 183, 250

[20] Jean Meyer, Esclaves et Négriers, Découvertes Gallimard, 1999, p. 19

[21] Robert C. Davies, Esclaves chrétiens maîtres musulmans, l'Esclavage blanc en Méditerranée 1500-1800, Editions Jacqueline Chambon, 2006

[22] Jean Meyer, ibid., p. 16

[23] Hugh Thomas, ibid., p. 8

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 18:35

Selon la maxime « le mort saisit le vif », Henri III mourant transmet à son cousin le royaume de France (Tapisserie du XVIe siècle - Château d'Ecouen). Pourtant cette règle d'instantanéité de la succession (selon l'ordonnance de 1403) ne s'appliquera pas à Henri de Navarre car la règle de catholicité n'était pas respectée.

 

La crise religieuse provoquée par le protestantisme obligea Henri III, après avoir reçu le consentement des états généraux ligueurs, à confirmer par un texte normatif la règle coutumière du principe de catholicité du roi (édit d'union de 1588) (1). A sa mort (1589), Henri de Navarre, Chef  de la Maison de Bourbon, devait lui succéder selon la règle de la primogéniture. Mais, le prince héritier n'était pas catholique. Henri de Navarre devait accepter la dernière règle de dévolution de la Couronne de France et se convertir : « Paris vaut bien une messe ». La cérémonie du Sacre de Sa majesté le roi Henri IV se déroula dans la majestueuse cathédrale Notre-Dame de Chartres. Mais, contrairement à Louis XVI (2), qui était inaudible lorsqu'il fallu prêter serment de lutter contre les forces centrifuges du chaos, Henri IV, l'ancien membre de la « Religion Prétendument Réformée », le fit entendre clairement : « Je promets au nom de Jésus Christ, au peuple chrétien, qu'en bonne foi je travaillerai selon mon pouvoir à mettre hors de ma terre et juridiction tous les hérétiques déclarés par l'Eglise ». Malheureusement, quelques années plus tard, avec l'Edit de Nantes, il devint, pour les monarchomaques, un relaps. Le 14 mai 1610, Ravaillac l'assassina.

Durant les guerres de religion entre 1573 et 1598, les monarchomaques (François Hotman, Théodore de Bèze, Duplessis-Mornay pour les protestants et Jean Boucher, Guillaume Rose pour les catholiques) proclamèrent l'origine contractuelle du pouvoir et l'obligation de respecter la loi divine et le droit naturel. Ils reprirent la théorie de saint Thomas d'Aquin selon laquelle tout pouvoir vient de Dieu. Pour lutter contre le tyrannicide, saint Thomas d'Aquin recommande la prière, l'intervention du pape (3), ou la déposition du roi par un groupe représentatif. Les monarchomaques, quant à eux, affirmèrent qu'il pouvait être assassiné par un héros manifeste envoyé par Dieu. Hostile à la pression de la sainte Ligue lui « imposant » la règle de la catholicité, Henri III fit assassiner leur chef, le duc de Guise (1588) (4). Le moine Jacques Clément lui fera justice et exhala l'âme du roi tyrannique.

C'est sur cette remise en cause du pouvoir monarchique que fleurit le Grand Siècle. La monarchie absolue sera alors « un moyen pour le roi de réaliser le bien commun de son royaume » (5). Michelet, pourtant peu complaisant avec l'Ancienne France, constatait qu'il y avait eu, au XVIIème siècle, « le plus complet triomphe de la royauté, le plus parfait accord du peuple en un homme qui se soit trouvé jamais. Richelieu avait brisé les grands et les protestants, la Fronde avait ruiné le Parlement en le faisant connaître. Il ne resta debout sur la France qu'un peuple et un roi. Le premier vécut dans le second ». Mais, comme le dira le Professeur Jean-Pierre Brancourt lors du prochain colloque « La religion dans la Cité » à la Sorbonne (samedi 29 mai 2010) : « En 1700, Louis XIV écrivait à son petit fils Philippe d'Anjou devenu roi d'Espagne : « écoutez, consultez votre Conseil, mais décidez : Dieu, qui vous a fait roi, vous donnera les lumières qui vous sont nécessaires tant que vous aurez de bonnes intentions ». Mais, le 25 décembre 1792, Louis XVI notait dans son testament politique « Je recommande à mon fils s'il avait le malheur de devenir roi, de songer qu'il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu'il ne peut faire le bonheur des Peuples qu'en régnant suivant les Lois ». En moins d'un siècle le roi de France, puissant, sûr de lui, du bien-fondé de son autorité et du soutien accordé par Dieu, s'est métamorphosé en un personnage falot dont l'autorité s'est évaporée et dont l'idéal est de faire « le bonheur des peuples » en appliquant une loi castratrice et coupée de toute référence divine.

La conception du tyrannicide resurgit au XXème siècle dans une Allemagne païenne. Malgré la politique de déchristianisation menée par le régime démocratiquement élu, une résistance d'inspiration chrétienne la releva. Jean-Louis Thiériot (6) dans l'entretien qu'il accorda au Figaro hors-série Opération Walkyrie rappela que « Dans sa jeunesse, Stauffenberg avait été un catholique d'habitude. Confronté à l'horreur du nazisme, il revient à l'éducation religieuse de sa jeunesse. Il consulte les bons auteurs. Sa réflexion sur la guerre juste se nourrit de la lecture de saint Thomas d'Aquin ». Philippe Maxence dans l'Homme Nouveau (7) précisa que la Gestapo avait saisi l'encyclique de Pie XII Mit Brennender Sorge et les sermons du « Lion de Munich », Mgr von Galen, opposant irréductible au nazisme. Avant de commettre l'attentat contre Hitler, suivant l'exemple du roi Charles Ier d'Autriche qui missionna secrètement Sixte et Xavier de Bourbon-Parme d'entreprendre des négociations de Paix avec la France de Clémenceau, le vicomte-colonel Claus von Stauffenberg sollicita le Prince de la Trémoille. Curieusement, au lendemain de son entrevue avec Sir Hamilton, haut dignitaire britannique, le dernier Prince de La Trémoille rendit l'esprit.

Nicolas Chotard.

Président.

 

(1) : Selon le fameux arrêt de Parlement de Paris du 28 juin 1593 (arrêt Le Maistre), un prince étranger ne peut pas monter sur le trône de France. Cependant, il ne s'agit pas d'une règle de nationalité mais du principe de sanguinité (il faut entendre : être étranger à la famille royale).

(2) : Comme le rappelle si bien Dominique Venner dans La Nouvelle Revue d'Histoire (Janvier-Février 2010) : « Concernant le titre de l'ouvrage de Jean de Viguerie, il faut comprendre que cet excellent historien utilisait « roi bienfaisant » de façon très critique. Il visait en effet l'éducation donnée au futur Louis XVI dans l'esprit peu réaliste de Fénelon qui, dans son opposition à Louis XIV, souhaitait que les successeurs de ce dernier aient comme préoccupation dominante d'être « bienfaisants ». Et Viguerie ironise sur ce conseil qui devait coûter si cher au malheureux Louis XVI. »

(3) : Les monarchomaques protestants prétendaient que c'était le peuple qui jouait le rôle d'intermédiaire entre Dieu et le roi.

(4) : Son frère, le duc de Mayenne se déclarera Lieutenant général du Royaume.

(5) : « Les Parlements contre l'absolutisme traditionnel au XVIIIème siècle » Olivier-Martin, Paris, 1997.

(6) : Stauffenberg, Perrin

(7) : N° 1439 du 14 février 2009.

 

 

Samedi 15 mai 2010

 

 

 

 

à 20 h

Quatrième centenaire de l'assassinat d'Henri IV (14 mai 1610)

Jean-Marie Constant

Professeur émérite à l'université du Maine

Président de la Société d'études du XVIIe siècle

« Henri IV, roi d'aventure »

Tricentenaire de la chapelle du château de Versailles

Alexandre Maral

Conservateur au Château de Versailles

Commissaire de l'exposition « Une Chapelle pour le roi »

« La Chapelle royale de Versailles sous Louis XIV »

(Vidéo-conférence)

 

   

 

174, rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris VIIIe  (entrée au fond de la cour).

(M° : Saint-Philippe-du-Roule / Bus : 22, 43, 52, 83, 93)

PAF : 7 €  (Adhérent : libre participation)

Les conférences seront suivies d'une vente-dédicace autour d'un verre de l'amitié.

Fin de la manifestation : 22 h

Professeur émérite à l'université du Maine, Jean-Marie Constant est ancien directeur de recherche en histoire anthropologique, doyen de la faculté des lettres, Jean-Marie Constant est aujourd'hui  président de la Société d'études du XVIIe siècle (www.17e-siecle.org). Il est l'auteur, en particulier, d'ouvrages primés par l'Académie française : Les Guise et La Ligue.

Après de brillantes études - École du Louvre (1992), archiviste paléographe (93), docteur ès-lettres (1997) - Alexandre Maral est reçu au concours d'entrée à l'École nationale du Patrimoine (1997). Affecté comme conservateur en charge des sculptures du musée Granet d'Aix-en-Provence (1999), il se spécialise dans le domaine de la sculpture française des XVIIe et XVIIIe siècles. En collaboration avec Luc Georget et Anne Pingeot, il publie « Sculptures, la galerie du Musée Granet ».

En 2005, il accède au poste de conservateur chargé des sculptures au Château de Versailles. Depuis, il contribue à l'organisation de plusieurs expositions dont celle "La Galerie des Glaces : Charles Le Brun, maître d'Oeuvre" (2007) et de colloques dont celui "Louis XIV : l'image et le mythe" (21, 22, 23 janvier 2010).

En 2006, il a été élu membre correspondant de l'Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix-en-Provence.

 

Dimanche 16 mai 2010

Château de Versailles

Visite de l'exposition « Une chapelle pour le roi »

sous la conduite de Monsieur Alexandre Maral, Commissaire de l'exposition.

 

Commencée en 1699 sur les plans de Jules Hardouin-Mansart et achevé en 1710 sous la direction de Robert de Cotte, la chapelle royale représente sans doute la partie de Versailles la plus aboutie, qui a fait l'objet d'une longue maturation et pour laquelle les efforts financiers ont été considérables.

Ce magnifique édifice est la cinquième chapelle du Château, les précédentes n'ayant eu qu'un caractère provisoire.

La chapelle dédiée à Saint Louis, ancêtre et saint patron de la famille royale, est le dernier édifice construit à Versailles sous le règne de Louis XIV.

A l'occasion de son tricentenaire, l'exposition évoquera la genèse de cette étonnante chapelle, ainsi que les fastes de son histoire depuis trois siècles. Elle nous permettra de mieux comprendre les audaces architecturales et la richesse inouïe de son décor, que complétait son mobilier disparu.

 

Rendez-vous devant la grille royale dorée, en haut de la cour d'honneur à 14 h 30 (Début de la visite : 15 h)

PAF : 25 € (Adhérent : 22 € - Gratuit pour les moins de 18 ans)

Nombre de places limité. Inscription par ordre d'arrivée des chèques

 (Pour les familles et les personnes en difficultés matérielles, adhérentes ou non, nous consulter)

 

 

Chez nos amis

 

Du 12 au 22 mai 2010 : Festival de Cannes

Le film « L'Emmurement, Louis XVII, un règne sous la Terreur » de Fabrice Condominas a été sélectionné au Festival de courts métrages de Cannes. Il est produit par Yann Soitiño, chorégraphe de Combats, (http://www.maitredarme.com). En 2007, il avait animé le Bal de la Saint-Nicolas au Château de Chambord.

http://vimeo.com/11031072

 

Vendredi 14 mai 2010 : Abbaye royale d'Ourscamp (Picardie - Oise)

A 20 h 30, conférence de Jean Sévillia « Charles d’Autriche, un empereur pour la paix »

Renseignement : Librairie de l'Abbaye  (Tél. : 03 44 75 72 00)

 

22, 23 et 24 mai 2010 : Pèlerinages de Pentecôte

- Notre-Dame de Chrétienté (en union avec Rome) de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres (www.nd-chretiente.com)

- Pèlerinages de Tradition (Fraternité Saint Pie X) de Chartres à Paris (www.pelerinagesdetradition.com)

 

Samedi 29 mai 2010 : Colloque universitaire de l'Association des Amis de Guy Augé et la revue La Légitimité

sur le thème « La religion dans la Cité »

avec MM. Jean-Pierre Brancourt, Thierry Buron, Pascal Gourgues, Claude Polin, Claude Rousseau et Philippe Toulza.

de 10 h à 17 h dans la Salle des Conseils de la Faculté de Droit

12, place du Panthéon, Paris Ve

Renseignement : Association des Amis de Guy Augé (La Croix d'Épine - 61170 Saint-Agnan-sur-Sarthe)

 

Sous la présidence de Charles-Eric Rousseau, la Chouannerie Mayennaise, à l'occasion de son 30ème anniversaire, a émis un timbre postal commémoratif représentant Antoine-Philippe de La Trémoille, Prince de Talmont. Ce tableau se trouve aujourd'hui au Château de Serrant en Anjou. Initialement il faisait honneur à l'hôtel de La Trémoille à Paris avant que la demeure du dernier prince de La Trémoille ne soit vendue et ne devienne la résidence de l'ambassadeur de Serbie.

 

Catholicité

L'Express a révélé le 16 mars 2010 que la Grande Loge Nationale de France (GLNF) avait entrepris des démarches pour initier le Prince Albert II de Monaco, duc de Mayenne. Il était précisé dans le courrier envoyé le 3 mars 2009: "Je me permets de vous faire la proposition d'occuper la fonction de grand maître de la future Grande Loge régulière de la principauté de Monaco, lui écrit-il. Nous aménagerons les conditions d'une initiation secrète, où ne seraient présents que des officiers de votre choix et des hauts dignitaires de mon obédience dignes de confiance.""Vous vous doutez bien que sa réponse ne pouvait être que négative", affirme un conseiller du palais."Le prince n'a pas une bonne opinion des réseaux secrets", confie un de ses amis.

 

Dans son discours d'avènement le 12 juillet 2005, S.A.S Le Prince Albert II rappelait ses origines et les valeurs qui s'y rattachent « Venus de Ligurie, de Gênes, nous sommes les héritiers de la Grèce, de Rome et de la chrétienté : notre religion d'Etat catholique, apostolique et romaine est là pour nous le rappeler ».  De ce  catholicisme, le Prince Albert II ne peut pas ignorer l'encyclique Humanum Genus de Léon XIII (20 avril 1884) portant sur « la secte des francs-maçons ».

Le 26 novembre 1983, le Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Sacré Congrégation pour la Doctrine de la Foi rappelait « le jugement négative de l'Église sur la franc maçonnerie demeure inchangé parce que ses principes ont toujours été considérés comme incompatibles avec la doctrine de l'Église ; c'est pourquoi il reste interdit par l'Église de s'y inscrire. Les catholiques qui font partie de la franc maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s'approcher de la Sainte Communion »

 

Culture

 

En 2009, la troupe du Théâtre du Soleil a joué Tartuffe à Kaboul (République islamique d'Afghanistan) puis est venue présenter la pièce de Molière aux parisiens. Cet événement avait reçu le soutien (financier !) du Service Culturel de l'Ambassade de France, du Centre Culturel français à Kaboul, de la Ville de Paris et de la Région Rhône-Alpes.

 

 

N'hésitez pas à diffuser ce mail autour de vous !

Lys de France

BP 80 434
75327 Paris Cedex 07

 Tél. : 06 82 96 73 59 / Courriel : contact@lys-de-france.org

 

Source : http://lys-de-france.org/qui.php

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 09:36

Discours de Jean-Marie Le Pen au meeting de Marseille

régionales mars 2010
via Nationspresse.info
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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 07:08
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/04/Petit-Luc_2.jpg
Le 28 février 1794, aux Lucs sur Boulogne, 110 enfants âgés de moins de 7 ans sont massacrés. Ils sont proposés pour la béatification-
(Extrait de l’ouvrage du Père Marie Auguste Huchet de 1983 intitulé : "Le massacre des Lucs-sur-Boulogne et le martyrologue du curé Barbedette".)


Les Républicains, une fois entrés dans le village, rassemblent la population devant l'église. Les villageois n'étaient guère en mesure de se défendre, la population présente comptant principalement des vieillards, des femmes, des enfants dont 109 avaient moins de 7 ans. La quasi-absence d'hommes adultes convainquit les Républicains que ces derniers avaient participé aux combats sous les ordres de Charette. Matincourt avait choisi de ne pas faire de quartier ; de plus, il souhaitait que l'opération se fasse en économisant le plus de cartouches possibles. Les soldats firent donc entrer la population dans l'église jusqu'à ce que, tout à coup, la cohue s'arrête, l'église s'avérant trop petite pour pouvoir contenir toute la population du village. Les Républicains mirent leur baïonnette au canon, chargèrent et massacrèrent toutes les personnes restées à l'extérieur. Les portes de la chapelle furent ensuite fermées, emprisonnant les civils à l'intérieur. L'église fut ensuite incendiée et des tirs de canons provoquèrent son éboulement.
  
Marie-Modeste AIRIAU, de la Ricoulière, 5 ans et 7mois,
Thomas AIRIAU, de Villeneuve, 10 mois,
Joseph ARCHAMBAUD, de Puyberne, 20 mois,
Agathe ARNAUD de Belleville (tuée au Lucs ) 4 ans et demi,
Etienne BERIAU, de l’Erzandière.15 jours,
Marie-Madeleine BERIAU, de Roblin, 2 ans et 11 mois,
Jeanne BERIAU, du Petit-Luc, 4 ans,
Marie BERNARD, de la Jarrie, 3 ans,
Céleste BOISSELEAU, de la Grézaudière, 6 ans,
Pierre BOISSELEAU, de la Gaconnière, 6ans et demi,
François BOSSIS, du bourg du Grand-Luc, 7 mois,
Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois,
Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans,
Pierre BOUET, de la Surie, 27 mois,
Louis BOURON, de Bourgneuf, 3 mois,
Madeleine BOURON, sa cousine, de Bourgneuf, 3 ans,
Marie CHARUAU, de la Guyonnière, 2 ans,
Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois,
Jean CHARRIER, de la Devinière, 3 ans,
Marie DAVIAUD, de l’Erzandière, 1 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois,
Jeanne DAVIAUD, au Petit-Luc, 2 ans et 11 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois,
Louis EPIARD, du Chef-du-Pont, 5 ans et 10 mois,
Jean-François ERCEAU, de la Sorinière, 27 mois,
Pierre FETIVEAU, de la Gaconnière, 27 mois,
N…FETIVEAU, son frère, 3 mois,
Jeanne FEVRE, du Chef-du-Pont, 5 ans et demi,
Suzanne FORGEAU, de la Sorinière, 20 mois,
Rose-Aimée FORT, du Champ-Dolent, 31 mois,
Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois,
Marie-Anne FOURNIER, bourg du Grand-Luc, 30 mois,
Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois,
Marie GARREAU, de la Cornetière, 7 ans,
Marie-Anne GAUTRET, de la Guénière,7 ans,
Pierre GEAI, des Temples ; 25 mois,
Jean GIRARD, du Chef-du-Pont, 1 an,
Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois,
Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois,
Pierre GOUIN, des Temples, 1 an,
Louis GRALEPOIS, de la Grézaudière, 13 mois,
Jeanne GRALEPOIS, de la Bretonnière, 5 ans,
Pierre GRATON, du Puy, 3 ans et 4 mois,
Jeanne GRIS, de la Cernetière, 5 mois,
Pierre GRIS, son frère, 5 ans,
Lubin GUILLET, du Bourg du Grand-Luc, 6 ans,
Marie GUITET, de l’Erzandière, 4 ans et demi,
Marie HERMOUET, du bourg du Grand-Luc, 5 mois,
Louis HIOU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Marie-Anne JOLI, de la Bromière, 27 mois,
Marie MALARD, du Marchais, 4 ans,
Jean MALIDIN, de la Primaudière, 18 mois,
Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois,
Jeanne MALIDIN, de la Bruère, 3 ans,
Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois,
Joseph MANDIN, du bourg du Grand-Luc, 23 mois,
Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois,
Véronique MARTIN, de la Moricière, 1 an,
Marie-Françoise MARTIN, du Petit-Luc, 2 ans,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois,
Rosalie MARTIN, de la Guénière, 2 ans et 10 mois,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois,
Rosalie MARTINEAU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Jean MIGNEN, de la Sorinière, 1 an,
Louise MINAUD, du Brégeon, 15 jours,
Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois,
Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois,
Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois,
Jeanne MINAUD, de la Davière, 15 mois,
André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois,
Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois,
Pierre MINAUD, leur cousin de la Davière, 4 ans,
Louise MINAUD, de l’Ethelière, 33 mois,
Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois,
Anne MORILLEAU, de la Primaudière, 2 ans
Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois,
Jean PERROCHEAU, du Retail, 5 ans et 3 mois,
Pierre POGU, de la Pellerinière, 22 mois,
Jean POGU, son frère, 5 ans,
Rose PREVIT, de Villeneuve, 10 mois,
Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans,
Rose REMAUD, de Bourgneuf, 4 ans et 11 mois,
Marie REMAUD, de la Grande-Métairie, 4 ans et demi,
Pierre RENAUD, de la Nouette, 18 mois,
Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi,
Jeanne RENAUD, leur cousine, de la Nouette, 4 ans,
Marie-Anne RENAUD, de la Petite-Brosse, 4 ans,
Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi,
Marie RICOULEAU, de la Bromière, 22 mois,
Jeanne ROBIN, de la Retardière, 5 ans,
Marie-Anne RORTAIS, de la Guyonnière, 4 ans,
Jeanne ROUSSEAU, de la Gaconnière, 23 mois,
Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois,
Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans,
Victoire ROUSSEAU, cousine, de la Gaconnière, 11 mois,
Jeanne ROUSSEAU, sœur de Victoire, 4 ans,
Jeanne SAVARIAU, de la Sorinière, 5 ans et 10 mois,
Pierre SIMONEAU, de la Moricière, 6 mois,
Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois,
Jacques SIMONEAU, de la Bugelière, 18 mois,
Joseph, SIMONEAU, cousine, de la Bugelière, 8 mois,
Henri SORET, du Petit-Luc, 2 ans,
Jacques SORIN, de la Bromière, 5 mois,
Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois,
Madeleine TENET, du Chef-du-Pont, 7 ans,
Louis VRIGNAUD, de la Ricoulière, 23 mois,
Marie-Jeanne VRIGNAUD, de la Cornetière, 3 ans,
Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois.
   
Cette longue litanie est suffisamment émouvante pour se passer de commentaires. Nous invitons tous ceux qui ne l’ont pas encore fait d’aller en Pèlerinage du Souvenir à la Chapelle du Petit-Luc dans laquelle sont inscrits tous les noms de ces jeunes martyrs.
   
Nous reprenons la prière composée en 1994 (lors du Bicentenaire) pour demander la Béatification des enfants martyrs des Lucs :
« Seigneur Jésus, qui avez couronné de l’auréole des martyrs les petits enfants de Bethléem immolés à votre place par Hérode, daignez nous accorder la Glorification des petits enfants des Lucs, victimes de l’impiété révolutionnaire. N’est-ce pas en haine de votre nom qu’ils furent eux aussi massacrés, nouveaux SAINTS INNOCENTS de cette paroisse justement surnommée le BETHLEEM DE LA VENDEE ? Notre-Dame du Petit-Luc, Reine des Martyrs, priez pour nous ! ».

Source via
le Forum catholique
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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 20:12
Homélie abbé Hayet, curé de saint Joseph des Falaises-Bidart.

Nous fêtons aujourd'hui sainte Jeanne de France.
          Le roi louis XI attendait avec impatience la naissance d'un fils qui hériterait de son immense puissance royale. Mais la Divine Providence  en décida autrement : ce fut une petite fille qui naquit le 23 avril 1464 : Jeanne.
Enfant chétive et difforme, son père lui fit toujours sentir sa profonde déception. Jeanne dut passer son enfance, loin de la cour royale, en Berry. Délaissée par son père de le terre, elle s'attacha avec autant plus d'Amour à Celui que, dans le "Pater noster", elle nommait son Divin Père du Ciel.
          A l'âge de douze ans, Jeanne fut imposée comme épouse au duc Louis d'Orléans qui en avait quatorze. Devenu roi sous le nom de Louis XII, il mit tout en oeuvre pour obtenir l'annulation de son mariage, alléguant surtout que cette union lui avait été imposée. Il gagna la partie et Jeanne fut répudiée ; elle devint duchesse de Berry.
          "Il m'est causé une injustice -dira-t-elle- mais Dieu soit loué pour tout! Je comprends qu'Il permet tout cela afin que je puisse mieux Le servir et réaliser mon voeu : fonder un ordre voué à Notre Dame".
         De fait, Jeanne de France fonda l'Ordre des Annonciades, destiné à honorer les dix vertus principales de la Vierge Marie : chasteté, prudence, humilité, pauvreté, obéissance, patience, foi, dévotion, charité et piété.
Le premier monastère fut ouvert en 1501 à Bourges et fut approuvé par le Pape Alexandre VI.
          Entièrement retirée du monde, Jeanne de France voua sa vie à Dieu dans un immense Amour.
          Elle s'éteignit à Bourges le 4 février 1505 et fut canonisée en 1950 par le Pape Pie XII.
          
          SAINTE JEANNE DE FRANCE,
          PRIE POUR NOUS :
          NOUS TE CONFIONS NOTRE PAYS ET TOUS SES HABITANTS
          AFIN QU'IL VIVE DANS LA PAIX ET L'ENTENTE CORDIALE;
          NOUS TE CONFIONS AUSSI LES FEMMES QUI SONT MALHEUREUSES
          PARCE QUE VIOLENTEES, EXPLOITEES, MEPRISEES.
          PUISSE TON INTERCESSION AUPRES DE NOTRE PERE DU CIEL
          NOUS RAPPELER QUE NOUS SOMMES TOUS CREES A SON IMAGE
          ET APPELES A REFLETER SON AMOUR,
          LUI QUI NE FAIT PAS DE DIFFERENCE ENTRE LES HOMMES.
                                                                                                                 AMEN.
Source
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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 18:45

Les batailles du Pont Milvius (312) et de Tolbiac (496) marquent la naissance de la civilisation chrétienne et française. Au moment où l'oligarchie se pique de parler d'"identité nationale", il est bon d'y revenir.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d4/Ponte_Milvio-side_view-antmoose.jpg/400px-Ponte_Milvio-side_view-antmoose.jpgLa bataillle du Pont Milvius (312) vit deux visions du monde s'affronter, les légions gauloises et chrétiennes de
Constantin face aux légions païennes de Maxence. Les premières invoquaient déjà le Dieu inconnu dont parlait Saint Paul à l'Aéropage d'Athènes, et devant chaque légion flottait un mystérieux étendard, d'une forme nouvelle, qui devait, disait-on, assurer la victoire aux soldats de Constantin. L'autre était l'armée du paganisme, et les prêtres de Jupiter offraient aux dieux des sacrifices pour le succès de Maxence, le tyran de Rome et l'ennemi des Chrétiens.

Deux empires, deux mondes s'affrontaient devant les siècles : l'empire des Césars et la monarchie chrétienne, le monde païen et le monde chrétien. Cette bataille, dit Chateaubriand, était du petit nombre de celles qui, expression matérielle de la lutte des opinions, deviennent, non un simple fait de guerre, mais une véritable révolution. Les anciens dieux du Janicule avaient, rangées autour de leurs autels, les légions qui avaient en leur nom conquis l'univers; en face de ces soldats étaient ceux du Christ. C'est pourquoi cette journée devait avoir une si grande importance sur le sort de la civilisation et de l'humanité.

Face à la monarchie païenne, la véritable nouveauté au plan politique était le christianisme. La religion nouvelle annonçant un Dieu unique au milieu des autels innombrables du polythéisme, prêchant la pureté, le renoncement et la charité dans un siècle abandonné à la luxure et à l'égoïsme, relevait la dignité de la femme et de l'esclave dans un monde qui reposait sur le droit de vie et de mort reconnu à l'époux et au maître, proclamait l'égalité des hommes devant Dieu au sein d'une société où tous les empereurs étaient inscrits au nombre des dieux, inventait une révolution laïque du pouvoir où l'empereur n'était plus un dieu incarné, cette nouvelle religion déplut aux césars et fut vouée à la proscription.

Jusqu'à Constantin, l'empereur était à la fois César aux plans temporel et spirituel (Souverain Pontife), les deux pouvoirs étaient confondus et reposaient sur une même tête (le césarisme est depuis le "moyen Âge" cette prétention politique des rois à dominer le spirituel). Cette confusion de l'Eglise et de l'Etat sur une même tête était la caractéristique de la tyrannie antique, et la caractéristique du totalitarisme du Bas-empire romain.


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3a/Milvbruck.jpg/290px-Milvbruck.jpgConstantin n'était pas aussi confiant que Maxence dans le résultat de la bataille. Le petit nombre de ses troupes l'effrayait. Il recruta des forces parmi les Germains et les Gaulois, ainsi que les hommes rassemblés en Bretagne au nombre d'environ 90.000 fantassins et 8.000 cavaliers. En face, Maxence avait des forces considérables : 90.000 Romains et Italiens, des Tyrrhéniens, Siciliens et Carthaginois au nombre de 170.000 fantassins plus 18.000 cavaliers. (Zosime, Histoire nouvelle, II, XV, 1-3.)

 

Constantin avait fait d'avance le sacrifice de sa vie; mais il ne pouvait penser sans inquiétude au sort qui attendait ses légions dans le cas d'une défaite. Pas un homme ne regagnerait les Gaules et ne reverrait ses foyers. Il sentait vaguement, c'est Eusèbe qui nous le dit, la nécessité d'un secours plus efficace que celui de ses soldats pour combattre les prestiges et les ressources de l'art magique dont le tyran s'environnait. Il voulait s'appuyer sur une force plus grande encore que celle de son armée : il comprenait que Dieu seul donne la victoire. Mais quel Dieu invoquerait-il ? Il se rappelait que son père Constance Chlore, seul entre tous les Césars, avait abjuré les traditions idolâtriques. En honorant le Dieu qui est au-dessus de tout, Constance avait trouvé en lui un sauveur, le gardien de son règne et le dispensateur de tout bien. Cette conduite avait été récompensée par une prospérité sans nuage, tandis que les autres empereurs, livrés à toutes les passions, avaient fini déplorablement leur vie, sans laisser à leurs descendants une seule des couronnes qu'ils avaient portées. Il se rappelait aussi les expéditions de Galérius et de Sévère contre Maxence. Entreprises toutes deux sous les auspices de l'idolâtrie, l'une avait échoué honteusement, l'autre avait entraîné la mort de son chef. A mesure qu'il déroulait ses souvenirs, il arrivait à se convaincre que les dieux de l'empire étaient de vains fantômes et le Dieu de son père le seul Dieu véritable. (Informations tirées de Eusèbe de Césarée, Vie de Constantin, I, XXVII)

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/ba/Eusebius_of_Caesarea.jpg/250px-Eusebius_of_Caesarea.jpgTelles étaient les préoccupations et les prières de l'empereur lorsqu'un prodige surnaturel vint frapper ses regards. "Si le récit que je vais faire, dit
Eusèbe, m'eût été transmis par une autre bouche, il pourrait trouver des auditeurs incrédules. Mais je le tiens de l'auguste prince lui-même. Bien des années après, quand j'eus l'honneur d'être admis dans son intimité, il me raconta le fait et m'en attesta plusieurs fois par serment l'authenticité. C'est sa narration que je vais reproduire, et bien téméraire serait celui qui oserait s'inscrire en faux contre un pareil témoin, au sujet d'un prodige que les évènements survenus depuis ont d'ailleurs suffisamment confirmé". (Eusèbe de Césarée, Vie de Constantin, I, XXVII-XXX)

Le récit que nous donne Eusèbe est confirmé implicitement par Nazarius, l'orateur païen chargé du panégyrique de Constantin neuf ans après la bataille. Le prodige eut lieu devant l'armée entière; de nombreux témoins vivaient encore, et toute supercherie eût été vivement relevée et raillée par les auteurs païens.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d1/Tiber.PNG/250px-Tiber.PNGC'était quelques jours avant la bataille. L'empereur, sachant que le combat était prochain, sortit du camp un peu après midi et gravit une colline, pour étudier la situation de l'ennemi. Ses officiers l'entouraient. Longtemps le prince demeura à la même place, examinant avec soin la plaine et le cours du
Tibre. Déjà le soleil s'abaissait sur l'horizon. Tout à coup les officiers jetèrent un cri de surprise. Constantin leva les yeux et resta stupéfait. Une croix lumineuse se détachait dans les airs, au-dessus du soleil : une inscription en lettres grecques se lisait distinctement sur la croix : In Hoc Signo Vinces, tu vaincras par ce signe !

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b5/Labarum.svg/117px-Labarum.svg.pngL'armée entière aperçut le signe céleste et l'étonnement fut au comble. La croix n'était point encore un symbole connu de l'empire, et l'inscription paraissait inexplicable. Longtemps l'empereur, silencieux, chercha la signification d'un évènement si extraordinaire. Constantin était encore plongé dans ses réflexions, quand la nuit vint le surprendre et l'obliger à descendre de la colline et à rentrer au camp. La nuit, le prodige fut expliqué. Le Christ, Fils de Dieu, apparut au prince, pendant son sommeil, avec le même signe qu'il avair vu resplendir dans les airs, et lui ordonna de faire reproduire cette image sur les drapeaux, comme un gage certain de la victoire. Constantin n'hésita pas. Dès son réveil, il appela des orfèvres et leur décrivit l'étendard sacré. Ils en exécutèrent un modèle enrichi d'or et de pierreries.

C'était une haste allongée, munie d'une antenne transversale à l'instar de la croix; au sommet de la haste était une couronne portant en son milieu le monogramme du Christ, que l'on appelle aussi "
chrisme", un X traversé d’un P, (chi) et Ρ (rhô), la première apposée sur la seconde. Il s'agit des deux premières lettres du mot Χριστός (Christ). 

L'antenne soutenait un tissu de pourpre, formant un carré parfait, sur lequel l'empereur fit graver son buste et plus tard celui de ses enfants. Chaque légion reçut un étendard dessiné sur ce modèle :
Lactance nous dit que le signe céleste fut reproduit sur le casque et le bouclier de chaque soldat.

Tel était le labarum ! Après tant de persécutions et d'outrage, la croix, réservée jusque-là comme instrument de supplice pour les criminels, triomphait du monde et devenait l'étendard des légions romaines. "Quand, après trois siècles de tortures, dit le P. Lacordaire, du haut du mont Mario, Constantin vit dans l'air le
labarum, c'était le sang des chrétiens qui avait germé dans l'ombre, qui était monté comme une rosée jusqu'au ciel, et qui s'y déployait sous la forme de la croix triomphante !"

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/e/ee/Chrisme.jpg

La bataille s'engagea le 28 octobre 312. C'est alors que Constantin put admirer pour la première fois cette protection merveilleuse que le labarum accordait à ses troupes, et dont l'empereur racontait plus tard les effets à Eusèbe, après la défaite de Licinius : en tous les endroits où paraissait l'étendard de la Croix, les ennemis prenaient la fuite. L'empereur, s'en étant aperçu, le fit porter à la tête des troupes qui commençaient à plier et à lâcher pied, et à l'heure même elles reprirent courage et se sentirent animées d'une ardeur toute divine. "Constantin, nous dit Eusèbe, avait choisi parmi ses gardes environ cinquante de ceux qui surpassaient les autres en force de corps, en grandeur de courage et en piété, et il les chargea de garder continuellement l'étendard et de le porter tour à tour. Le désordre s'étant mis dans l'armée au milieu de la chaleur du combat, celui qui portait le labarum eut peur et le donna à un autre pour éviter le péril. Mais il n'en fut pas sitôt déchargé qu'il reçut un trait dans le corps dont il mourut sur-le-champ en punition de sa lâcheté et de son infidélité. Celui qui s'étant chargé de l'étendard en sa place en fut protégé. Quelque quantité de traits que jetassent les ennemis, aucun ne tomba sur lui. C'était une chose merveilleuse à voir que tous les traits demeuraient dans le bois de la croix, quoiqu'il fût fort étroit, et qu'aucun ne toucha jamais ceux qui portèrent le signe de notre rédemption. Ce récit, ajoute l'historien, n'est pas de moi, il est de l'empereur, de la bouche duquel je l'ai appris.

Cependant, les heures s'écoulaient, l'inquiétude saisit Maxence. Le peuple, réuni à l'amphithéâtre commençait à croire que les dieux se déclaraient contre le tyran. Le bruit du combat, l'arrivée des messagers, leur allure précipitée, excitèrent les esprits. On oublia les jeux du cirque et... une émeute éclata à l'intérieur de la ville. Le peuple, dit Lactance, cria : "On ne vaincra pas Constantin!" On entoura le tyran: on lui reprocha de n'être pas avec les combattants, et son abstention fut traitée de trahison ouverte. Maxenxe éperdu, sentant sa couronne lui échapper, et n'osant cependant désobéir à l'oracle qui lui avait défendu de quitter Rome, réunit à la hâte quelques sénateurs dévoués à sa cause et fit consulter les Livres sibyllins. Leur réponse fut celle-ci : "En ce jour, l'ennemi du peuple romain doit périr". Maxence interpréta à son avantage cette parole ambiguë. Dans l'espérance d'une victoire, il sortit de Rome, franchit le Tibre et rejoignit l'armée. Le pont fut coupé derrière lui.

A l'arrivée de Maxence, la lutte redoubla d'ardeur, et Constantin put juger, en entendant les cris poussés par l'ennemi, que son adversaire venait de prendre le commandement. Il invoqua de nouveau le labarum, et, décidé à en finir, il rallia ses légions et s'élança avec elles sur le point où se trouvait Maxenxe. Le choc fut formidable; mais alors se réalisa l'inscription merveilleuse : In hoc signo vinces. L'armée de Maxenxe, saisir d'une panique singulière à la vue du labarum qui flottait devant l'armée de Constantin, culbutée par les légions gauloises, fut mise en déroute. Maxence lui-même, entraîné par les soldats et contraint de fuir, se précipita vers le pont rompu. Une multitude immense en encombrait déjà l'abord. Maxenxe, pressé par la foule des fuyards, fut précipité dans le fleuve, il périt noyé dans le Tibre à l’instar du Pharaon poursuivant les Hébreux, qui s’était trouvé englouti par la Mer Rouge. Le détail est d’Eusèbe qui n’est jamais en retard d’un symbolisme biblique. La guerre était finie, la bataille gagnée. Le labarum dominait les aigles. Le Dieu des Chrétiens avait tenu parole à Constantin. La civilisation chrétienne allait succéder au paganisme.

La véritable gloire de Constantin fut de comprendre et de remplir à merveille le rôle de l'empereur chrétien qu'il définissait lui-même comme une pratique laïque du pouvoir distinguant pouvoirs temporel et pouvoir spirituel. Il s'adressa aux Pères du Concile de Nicée (325) en ces termes : "Vous avez été établis par Dieu évêques pour le dedans de l'Eglise, et moi, je l'ai été pour le dehors". Cette notion si juste de la monarchie chrétienne fut celle qui le guida dans ses réformes législatives et celle qui caractérisera la civilisation occidentale jusqu'au XXe siècle où une conception déformée de la laïcité vient prétendre que le pouvoir spirituel doit rester dans la sphère privée. Ce qui est non pas laïcité mais laïcisme de droit occulte; le "Grand Orient de France" fut le concepteur occulte de la loi dite de "laïcité" de 1905.

Une des lois révolutionnaires de Constantin punissait de mort comme "homicide" le maître qui avait mis à mort son esclave. Un édit supprimait la prison et la flagellation pour dettes; un autre interdisait les combats de gladiateurs: "Il ne convient pas que le sang humain soit versé en pleine paix comme un passe-temps à l'usage des oisifs".

En même temps, Constantin commençait à saper la pratique de l'esclavage avec prudence et habileté : il proclamait d'abord le principe éminemment chrétien, que même soixante ans de servitude ne pouvaient prescrire contre la liberté humaine. Il levait tous les obstacles qui avaient été apportés par la législation païenne à l'affranchissement, et permettait de rendre aux esclaves leur liberté dans l'Eglise en présence du peuple et des évêques. Il défendait aux juifs d'avoir des esclaves chrétiens car il n'était pas juste que ceux qui avaient été rachetés par le Sauveur demeurassent sous la puissance de ceux qui l'avaient tué; et enfin, il ordonnait à ceux qui connaîtraient des personnes injustement retenues en servitude d'en avertir les magistrats.

En l'année 316, l'empereur alla plus loin, il sanctionna l'observation du dimanche pour tout l'empire. Les tribunaux durent vaquer le premier jour de la semaine, dies dominica, et les travaux industriels et commerciaux durent être interrompus. Bienfait immense que l'on doit au christianisme. Une autre loi abolissait le supplice de la Croix. L'homme recouvrait enfin sa dignité et sa liberté. La civilisation naissait au moment où l'Eglise sortait radieuse des catacombes.

Tolbiac

Tolbiac vient sceller la nouvelle vision du monde initiée par Constantin, et chez nous, l'alliance des Gallo-Francs avec le Christ. Après Tolbiac tous les peuples reçoivent tour à tour le baptême, et ceux qui étaient ariens renoncent à leurs erreurs pour redevenir catholiques.

Le peuple romain était resté sourd à l'appel du Christ et de ses apôtres, les merveilles du Pont Milvius ne l'avaient pas éclairé. Les successeurs de Constantin, Constance, Julien l'Apostat et Valens, se livrèrent à l'hérésie ou à l'impiété et persécutèrent l'Eglise. En vain le grand Théodose fit-il renaître un instant les jours de Constantin et offrit-il après le massacre de Thessalonique l'admirable exemple de la pourpre impériale s'humiliant devant saint Ambroise, la coupe d'iniquité était pleine.

Ce furent d'abord les Wisigoths qui franchirent le Rhin et les Alpes, ravagèrent les Gaules et pénétrèrent en Italie. Une force inconnue poussait leur chef : "Une voix intérieure, disait-il, me crie sans cesse : Marche et va saccager Rome!" En 410, la ville éternelle fut pour la première fois vaincue, prise et pillée. Plus heureux qu'Annibal,
Alaric entra dans la cité de Romulus. L'empereur Honorius, indigne fils de Théodose, s'enfuit à Ravenne, et Rome fut mise à feu et à sang; mais le pape, saint Innocent (pape 401-417) resta à son poste et les barbares s'inclinèrent devant la majesté du souverain pontife.

L'empire n'existait plus; mais l'Eglise, après avoir été persécutée par lui pendant trois siècles, se tenait debout sur ses ruines.

http://his.nicolas.free.fr/Ressources/Biblio/BManuelHdF1969/HdF1969_05AClovis_WEB.jpgEn 481, un jeune homme de quinze ans,
Clovis fils de Childéric, était élu roi des Francs saliens et montait sur le pavois. La grande vertu des Francs était la fidélité aux traditions nationales, et ces traditions relevaient toutes du culte d'Odin. Abandonner devant les guerriers qui tant de fois avaient versé leur sang pour sa gloire, les dieux scandinaves, et se courber devant le dieu des chrétiens, c'était, aux yeux de Clovis, renier les ancêtres, s'aliéner le coeur des Francs et le soutien de son armée.

Pour raconter Tolbiac, il suffirait presque de traduire Grégoire de Tours. L'objectivité et la sincérité de cet historien qui écrivait déjà vers 580 est admise et reconnue aussi bien par les adversaires que par les amis de l'Eglise : "Une guerre éclata, dit-il, entre les Alamanni et les Francs. Clovis fut alors contraint par les évènements de faire ce qu'il avait toujours refusé jusque-là. Au moment où les deux armées étaient aux prises, les troupes franques furent repoussées en tel désordre, que les bataillons refoulés les uns sur les autres se donnaient mutuellement la mort. A ce spectacle, Clovis ne put retenir ses larmes. Le coeur brisé, il leva les yeux au ciel et s'écria : "Jésus-Christ, vous que
Clotilde appelle le Fils du Dieu vivant, s'il est vrai que vous protégez ceux qui vous invoquent et donnez la victoire à vos serviteurs, j'implore votre assistance. Si vous me faites triompher de mes ennemis, si vous étendez sur moi cette puissance, dont votre peuple reconnaît l'efficacité, je jure de croire en vous et de me faire baptiser en votre nom. J'ai prié mes dieux : ils ne m'ont point écouté. J'en ai la preuve. A vous de m'arracher au péril !"

A peine eut-il parlé ainsi, que le combat changea de face. Les Francs reprirent une ardeur nouvelle. Bientôt les Alamanni plièrent et se mirent en pleine déroute. Leur roi fut tué. Les vaincus implorèrent alors la clémence du roi des Francs. "Faites cesser le massacre, lui dirent-ils. Nous sommes prêts à reconnaître votre autorité et à devenir votre peuple". Clovis donna aux siens l'ordre de cesser le carnage et ramena ses troupes sous la tente. Au retour, il raconta à la reine comment il devait la victoire à l'invocation du nom de Jésus-Christ. Dans ce récit si simple et si plein de grandeur est renfermée toute la tradition française. C'est tout ce qui nous reste de l'un des plus graves évènements qu'ait vus l'histoire; mais ces quelques lignes suffisent pour nous permettre de louer à jamais le Dieu des Armées, Deus Sabaoth, qui exauça les prières de Clotilde et prêta l'oreille au cri du chef barbare.

C'est depuis ce jour et cette heure que nous sommes une nation chrétienne et que notre patrie, la patrie qui donna à Constantin les légions gauloises du Pont Milvius, est devenue la fille aînée de l'Eglise.

Saint Rémi l'attendait à Reims avec Clotilde. "Père saint, lui dit Clovis, je suis prêt. Pourtant une considération me retient encore. Le peuple qui me suit ne veut pas qu'on abandonne ses dieux. Je vais convoquer les Francs, et je leur parlerai dans le sens de vos instructions". L'assemblée eut lieu. Sans doute le projet royal était connu de tous, car avant même que Clovis eût pris la parole, aussitôt qu'on le vit paraître, une acclamation générale se fit entendre :

"Pieux roi, dirent les Francs, nous abjurons le culte des dieux mortels, nous voulons servir le Dieu immortel que Remi adore!" Le bienheureux évêque, en apprenant la décision nationale, fut rempli d'une grande joie, et prépara tout pour le baptême solennel.

Le jour choisi pour le baptême était le jour de Noël 496. Rémi, pendant qu'il parlait, une lumière céleste éclata soudain dans l'église, effaçant la lueur des cierges allumés, et une voix se fit entendre qui disait : "La paix soit avec vous ! C'est moi, ne craignez point. Persévérez dans mon amour". Après ces paroles, la lumière surnaturelle disparut et un parfun d'une suavité céleste se répandit dans l'enceinte. Le roi et la reine se précipitèrent aux genoux du saint pontife, en versant des larmes d'émotion et de joie. L'homme de Dieu, illuminé lui-même par l'esprit prophétique,
s'écria :
"Apprenez, mon Fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l'Église romaine qui est la seule véritable Église du Christ ...
"Ce royaume sera un jour grand entre tous les royaumes, il embrassera les limites de l'empire romain et il soumettra tous les peuples à son sceptre... Il durera jusqu'à la fin des temps !
"Il sera victorieux et prospère tant qu'il sera fidèle à la foi Romaine, mais il sera rudement châtié toutes les fois où il sera infidèle à sa vocation. " (d'après Flodoard, Historia Ecclesiae Remensis)

La prière de l'évêque de Reims à l'autel de Marie est gravée dans la mémoire nationale : regnum Galliae, regnum Mariae ! Royaume de France Royaume de Marie. Nos plus chères traditions sont établies sur ces journées de décembre 496.

Source:

http://seldelaterre.fr/images/00104_2Dd.jpgFerdinand Hervé-Bazin, Les Grandes Journées de la Chrétienté, Librairie Victor Lecoffre, Paris, 1887, rééd. Editions Saint-Rémi.




























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- Crucifix dans les écoles : offensive maçonnique générale

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 18:16

L'illuminisme au XVIIIe siècle est un gnosticisme "libéral" qui prétendant détenir "Les Lumières" devant conduire l'humanité au véritable bonheur (progressisme matérialiste philosophique) mais qui aboutit en réalité à la destruction des fondements naturels de la société, à l'anarchie (retour à la barbarie), le tout au profit de la caste des "porteurs de lumière" détenant le pouvoir et éduquant les peuples.
Ces Lumières s'organisent de telle manière qu'elles doivent théoriquement conduire les peuples à se débarrasser de l'obscurantisme chrétien et en particulier catholique. Autant dire qu'il s'agit là d'un courant proprement luciférien, c'est-à-dire démoniaque.

L'illuminisme est partagé par les "philosophes" des dites "Lumières" émancipées de Dieu, mais également par tout un courant moins connu, jamais étudié ni présenté dans les cercles du pouvoir. Les Illuminés de Bavière (Illuminati, illuminisme dit "germanique") sont un ordre maçonnique fondé par le juif Adam Weishaupt. Son but est d'infiltrer tous les pans de la société pour y propager la doctrine illuministe, mais aussi la franc-maçonnerie elle-même.
Un autre illuminisme, plus ésotérique, et dérivant directement de la kabbale juive, est fondé par le juif d'origine portugaise Martines Vesces de Pasqually en 1754. Cet illuminisme ésotérique se développe en France sous le nom d'illuminisme "français" (ou "martinisme"), il a une grande part dans les horreurs de la Révolution dite "française".

(Source :
Conjuration-antichr--tienne---Mgr-Henri-Mgr Henri Delassus, docteur en théologie, La Conjuration antichrétienne, Le Temple maçonnique voulant s'élever sur les ruines de l'Eglise catholique, 1910, Réed. Expéditions Pamphiliennes 1999, p. 377)


Ainsi, Louis-Claude de Saint-Martin, premier disciple français de Martines de Pasqually, propage chez les révolutionnaires français et le "Grand Orient de France" cette formule "Liberté & égalité", partagée avec l'illuminisme "germanique", devant servir à abattre les trônes et les autels. Nous nous intéresserons ici à l'illuminisme dit "germanique" au XVIIIe siècle, bien connu grâce aux travaux de l'abbé Barruel à la fin du XVIIIe siècle. 

En 1784, au Congrès (convent) de Wilhelmsbad (congrès qui vota la mort de Louis XVI et auquel participa le "Grand Orient de France"), les illuminés jouent un rôle prépondérant et inculquent à la Maçonnerie leurs principes d'activité politique militante devant servir à dissoudre la société pour la rebâtir sur le modèle maçonnique. La franc-maçonnerie moderne est créée et les grands bouleversements sociaux sont proches.

(Source : Léon de Poncins, La franc-maçonnerie d'après ses documents secrets, 1928, Diffusion de la Pensée Française, cinquième édition, Poitiers 1975, p. 95).

Tout ce qui concerne l'illuminisme est bien connu car on possède leurs archives. En 1786, un des hauts adeptes de cette société est frappé par la foudre près de Ratisbonne. En ramassant son corps, la police trouve sur lui des papiers tellement compromettants que l'on arrête les principaux membres après avoir saisi et publié tous les documents concernant cette association. Cependant, le chef Weishaupt a pu s'enfuir et d'après l'historien anglais Webster, qui s'est consacré spécialement à cette étude, l'illuminisme n'aurait pas été détruit, mais se serait reconstitué, il se serait maintenu secrètement, jusqu'à nos jours, comme branche de la maçonnerie.

(Source : Léon de Poncins, ibid., p. 95-96, note 2).

L'illumisme dit "germanique", fondateur : Adam Weishaupt

Adam_Weishaupt.JPGNé dans une famille juive le 6 février de 1748 à Ingolstadt, Adam Weishaupt est mort le 18 Novembre 1830 à Gotha. Converti, il devient Jésuite. Il tombe dans la pratique de la sorcellerie et se sépare de l'Eglise. Professeur de droit à l'Université d'Ingolstadt en Allemagne, il est accepté dans la franc-maçonnerie en 1778; mais il avait déjà créé, deux ans plus tôt, l'ordre occulte des Illuminati (1776), les Illuminés, ceux qui ont la lumière, ceux qui savent (Illuminisme). Il croit en effet être appelé à régénérer l'humanité...

L'Abbé Barruel indique que "dans les jours où ce conspirateur conçut ses projets il ne connaissait point encore l'objet de la Franc-Maçonnerie: il savait seulement que les Francs-Maçons tenaient des assemblées secrètes: il les voyait unis par un lien mystérieux, se connaissant pour frères à certains signes, à certaines paroles, de quelque nation & de quelque religion qu'ils fussent..."

(Source : Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 13)

En 1785, après la découvertes des papiers de la secte par la police bavaroise, il est donc destitué de sa chaire professorale, "proscrit de sa patrie comme traître à son Souverain & traître à l'Univers"

(Source : Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 2).

L'illumisme veut influencer et diriger la maçonnerie


"[...] combattre hardiment, mais prudemment, "la supersition, l'incrédulité, la sottise...

"C'est à cela que servent nos écoles Minervales, & les grades inférieurs de la Maçonnerie sur laquelle notre Ordre cherche à gagner toute l'influence possible, pour la diriger vers notre but"

(Source : Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 135).

Instruction du chevalier Illuminé relative à la Franc-Maçonnerie


"Dans chaque ville tant soit peu considérable de leur district, les chapitres secrets établiront des Loges Maçonniques des trois grades ordinaires. Ils feront recevoir dans ces Loges des hommes de bonnes moeurs, jouissant de la considération publique, & d'une fortune aisée. Ces hommes-là doivent être recherchés & reçus Francs-Maçons, quand même ils ne devraient pas être utiles à l' Illuminisme pour nos projets ultérieurs (Troisième Inst. pour le même grade, N° 1).

"S'il se trouve déjà une Loge Maçonnique ordinaire dans ces villes, les Chevaliers de l'Illuminisme essayeront d'en établir une plus légitime; ou du moins n'épargneront-ils rien pour obtnenir la prépondérance dans celles qu'ils trouveront établies, ou pour les réformer, ou pour les faire sauter..." (Ibid., N° 3).

"Tous ces Maçons se trouvent dans une grande ignorance sur la vraie Maçonnerie, sur son grand objet & ses vrais supérieurs..." (Ibid., n°5)

"Lorsque un savant Maçon s'enrôle dans notre ordre, il entre immédiatement sous le direction de nos Chevaliers Ecossais" (Ibid., n°16).

(Source : Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme,  1798, t. III, p. 154-156).

Déclaration du candidat au grade de "chevalier"

"Autant qu'il dépendra de moi, je m'engage à ne favoriser l'admission d'aucun indigne aux grades saints; à travailler à faire triompher l'ancienne Franc-Maçonnerie de tous les faux systèmes qui s'y sont introduits; [...] à n'être jamais flatteur des grands ou esclave des Princes; à combattre courageusement, mais prudemment pour la vertu, la liberté & la sagesse; à réfuter fortement, pour l'avantage de l'Ordre et du monde, à la superstition & au despotisme..."

(Source : Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme,  1798, t. III, p. 143).


L'Illuminisme veut établir un régime universel dominateur

Il est intéressant de noter que le principe de la mondialisation (politique, économique, etc.) était déjà dans les plans de la secte il y a plus de deux siècles... Voici ce qu'en disait l'Abbé Barruel en 1798, citant les archives de la Secte Illuminée: "En un mot, il faut établir un régime dominateur universel, une forme de gouvernement qui s'étende sur tout le monde, sans dissoudre les liens civils. Il faut donc sous cette nouvelle forme de gouvernement, que tous les autres puissent suivre leur marche ordinaire, & tout faire, si ce n'est empêcher notre Ordre d'arriver à son but, de faire triompher le bien du mal..."

"[...] il faut rassembler une légion d'hommes infatigables, & dirigeant par-tout leurs travaux, suivant le plan de l'Ordre, pour le bonheur de l'humanité..., mais tout cela doit se faire en silence..."

(Source : A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme,  1798, t. III, p. 136-137).

Il prétend éliminer les inégalités quand lui-même établit dans la Secte "subordination générale & graduation des supérieurs"

"Dans cette académie (de conjurés), le Candidat & le Novice sont régis par le Frère Enrôleur (ou Insinuant), qui les introduit aux Loges Minervales. Ces Loges Minervales sont régies par les Frères Illuminés mineurs; ceux-ci sont inspectés par d'autres Frères Illuminés majeurs; au-dessus de ces grades préparatoires, est le grade intermédiaire & maçonnique des Chevaliers Ecossais, dont l'inspection s'étend, d'un côté sur les Illuminés majeurs, & de l'autre sur les Maçons de l'Illuminisme, & en général sur tout ce que le Code appelle l' édifice inférieur de l'Ordre. Au-dessus des Chevaliers Ecossais viennent les Epoptes, les Regens ou Princes des petits mystères; & enfin les Mages, l' Homme-Roi (ou Philosophe) des grands mystères..." (A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 303-304).

"Le serment soumettait l'adepte à tous les ordres émanés des... Supérieurs. Il soumettait sa fortune & sa vie même au despotisme de la Secte, s'il était jugé traître ou rebelle par des chefs inconnus..." (A. Barruel, ibid., p. 305-306).

"Dans ce gouvernement (de la Secte), il est d'abord pour grand moyen de subordination, une division générale de supériorités comme de localités. Il est des Loges affectées aux adeptes dans leur département; chaque Loge Minervale a son Supérieur dans la classe préparatoire, inspectée par la classe intermédiaire. Il est, en second lieu, des districts dont l'enceinte renferme plusieurs Loges surveillées & inspectées, ainsi que leur Préfet, par le Supérieur du district, que les Illuminés appellent Doyen. Celui-ci est lui-même subordonné à un nouveau Supérieur dont l'autorité s'étend sur toutes les Loges, surtout les Doyennes de la Province, & qui est pour cela appelé Provincial. Un quatrième grade de supériorité, est celui de l'adepte, qui a sous lui tous les Provinciaux d'une même nation, & que l'étendue de son inspection fait appeler Supérieur National. Au-dessus de ces Supérieurs Nationaux est le Conseil Supérieur de l'Ordre, dont les membres sont appelés Aéropagites, & dont le Président est le vrai général de l'Illuminisme" (A. Barruel, ibid., t. III, p. 309-310).

Satan se flatte des résultats du Code Illuminé

"Quand cette loi enfin remplie, le Vieux de la Montagne, le dernier Spartacus pourra sortir lui-même de son sanctuaire ténébreux & se montrer triomphant au grand jour. Il n'existera plus ni Empire ni loi, l'anathème prononcé sur les Nations & sur leur Dieu, sur la société & sur ses lois, aura réduit en cendres nos autels, nos palais & nos villes, nos monumens des arts & jusqu'à nos chamières... Le dernier Spartacus contemplant ces ruines & s'entourant de ses Illuminés, pourra leur dire: Venez & célébrons la mémoire de Weishaupt notre Père. Nous avons consommé les mystères. Des lois qui gouvernaient les hommes, ne laissons plus au monde que les siennes. Si jamais les nations & leur religion & leur société & leur propriété pouvaient renaître, ce Code de Weishaupt les a détruites; ce Code seul les détruirait encore.

"Il le dira, le dernier Spartacus; & les Démons aussi sortiront des enfers pour contempler cet oeuvre du Code illuminé, & Satan pourra dire: voilà les hommes devenus ce que je voulais. Je les chassai d'Eden; Weishaupt les chasse de leurs villes, & ne leur laisse plus que les forêts. Je leur appris à offenser leur Dieu; Weishaupt a su anéantir & l'offense & le Dieu. J'avais laissé la terre leur rendre encore le prix de leur sueur; Weishaupt frappe la terre de stérilité. Ils la défricheraient en vain; le champ qu'ils ont semé ne sera plus à eux. Je leur laissais leurs riches & leurs pauvres, leur inégalité; Weishaupt leur ôte à tous le droit de rien avoir...; & pour les rendre tous égaux, il les fait tous brigands. Je pouvais jalouser leurs restes de vertu, de bonheur, de grandeur même sous les lois protectrices de leurs sociétés, de leur patrie; Weishaupt maudit leurs lois & leur patrie, & ne leur laisse plus que le stupide orgueil, l'ignorance & les moeurs du sauvage errant, vagabond & abruti... En les rendant coupables, je leur laissais encore le repentir & l'espoir du pardon; Weishaupt a effacé le crime & le remords; il ne leur laisse plus que leurs forfaits sans crainte & leurs désastres sans espoir..." (A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme,  1798, t. III, p. 430-431).

La société est une servitude, les nations & les peuples, des obstacles à l'universalisme

L'Illuminé se dit Patriote cependant qu'il travaille à la destruction des peuples, nations & patries


"Les hommes étaient donc passés de leur état (de nature) paisible au joug de la servitude (l'institution sociétale). Eden, ce Paradis terrestre était perdu pour eux. [...]Parmi ces hommes, il s'en trouva qui promettaient de protéger les autres, & devinrent leurs chefs. - Ils le furent d'abord des hordes, des peuplades. - Celles-ci, ou bien furent conquises, ou bien se réunirent & formèrent un grand peuple. Alors il y eut des nations & des chefs, des Rois des nations... A l'origine des Nations & des peuples, le monde cessa d'être une grande famille & un seul empire; le grand lien de la nature fut rompu".

"L'impudence de ces assertions étonne le Lecteur; il se dit à lui-même: comment se trouve-t-il des êtres démentant à ce point l'évidence, prétendant nous montrer l'univers ne formant qu'une même famille, & le grand lien de la nature dans les hordes éparses, où l'enfant peut à peine marcher, qu'il n'est plus à son père? Comment peut-on ne voir les hommes cesser de faire une famille, qu'au moment où ils se réunissent pour ne plus vivre que sous les mêmes chefs & sous les mêmes lois, pour leur protection, leur sûreté commune? Mais suspendons nos indignations. Appelons en ce moment sur-tout, aux leçons de la Secte, ces malheureux 'brigands' (un grade de la secte) eux-mêmes, qu'elle flattait de mériter eux seuls le nom de Patriotes, & dont elle guidait le brigandage ou les atrocités, par ces mots si puissants de Peuple, de Nation, de Patrie... Dans le temps même où elle fait donner si haut, pour eux & en public, ces noms chéris, écoutez les malédictions vomies dans ses Mystères, contre tout ce qui est peuple, nation, patrie:

" A l'instant où les hommes se réunirent en nations 'ils cessèrent de se reconnaître sous un nom commun -. Le nationalisme ou l'Amour National prit la place de l'amour général.

"[...] Aussi vit-on alors du Patriotisme naître le Localisme, l'esprit de famille, & enfin l'Egoïsme. Ainsi l'origine des Etats ou des gouvernements, de la société civile, fut la semence de la discorde; & le patriotisme trouva son châtiment dans lui-même... Diminuez, retranchez cet amour de la Patrie, les hommes de nouveau apprennent à se connaître & à s'aimer comme des hommes: il n'est plus de partialité; le lien des coeurs se déroule & s'étend. - Ajoutez au contraire à ce Patriotisme, vous apprenez à l'homme qu'on ne saurait blâmer un amour qui se refferre encore, se borne à la famille, & se réduit enfin au simple amour de soi, au plus strict Egoïsme '

"Abrégeons ces sophismes & ces blasphèmes du Hirophante Illuminé. Sous prétexte de son amour universel, laissons-le s'indigner contre ces noms de Grecs & de Romains, de Français ou d'Anglais, d'Italiens ou d'Espagnols, de Païens & de Juifs, de Chrétiens & de Musulmans, qui distinguent les nations ou les cultes. Laissons-le répéter qu'à travers tous ces noms celui d'homme s'oublie; qu'en résultera-t-il, si ce n'est que pour le Hiérophante Illuminé, comme pour les Sophistes désorganisateurs, ce prétendu amour universel est le manteau de la plus odieuse hypocrisie?..."

(Source : A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 183-186).

L'illuminé apprend à détruire l'amour de la famille plus encore que l'amour national & l'amour de la patrie

"En leur donnant la liberté, l'égalité, le Hiérophante leur a déjà appris à blasphmémer l'amour de la famille, plus encore que l'amour national et l'amour de la patrie; ses leçons leur ont déjà montré dans cet amour de la famille, le principe le plus immédiat du désastreux égoïsme; cherchez donc encore par quel lien vos enfans vous appartiennent; comment ils sont à vous, dès qu'ils peuvent sans crainte résister à votre souveraineté patriarchale... Non, il n'est plus de liens pour la secte infernale. Tous ceux de la nature, comme tous ceux des gouvernemens & de la religion s'effacent dans les derniers mystères de Weishaupt. L'enfant, comme le tigre, oublie son père, dès qu'il peut courir à sa proie. Eh! c'est là ce que la Secte appelle ramener l'univers à la nature, au règne patriarchal, à cette époque où le respect des enfans pour le père suppléait seul aux lois de la société civile! Oui, c'est en consommant la dépravation des moeurs, par l'exctinction des justes, des plus purs sentimens de la nature, que la Secte consomme ses mystères. Au nom de son égalité & de sa liberté, elle maudit l'empire & l'amour de la patrie; au nom de cette même égalité, de cette même liberté, elle abjure l'empire & l'amour de la famille."

(Source : A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, , 1798, t. III, p. 28-286).

A lire ces réflexions de l'abbé barruel, réflexions vieilles d'il y a plus de deux siècles, on est pris de stupeur devant tant de clairvoyance lorsque on examine aujourd'hui l'étendue du matraquage anti-national et anti-familial développé par la Ve République (immigration débridée, attaque générale du sentiment national et patriotique, politique anti-familiale acharnée, divorce, pacs, avortements, etc...). Les mots d'Augustin Barruel sont donc véritablement prophétiques et il fallait bien que ce complot maçonnique qu'il nous décrit avec tant de patience et de minutie, existât pour que nous en arrivions là où nous en sommes.

L'Illuminé se dit "Cosmopolite" ou "citoyen de l'Univers"

La patrie de l'Homme c'est l'univers

"Ces classes (grades de l'Illuminisme) forment une académie complète de conjurés. Par-tout où il en existe une semblable, la patrie est menacée d'une ruine prochaine, les Magistrats, les Citoyens peuvent s'attendre à voir leur religion, leurs lois, leurs propriétés bouleversées, anéanties. Mais pour la secte, la patrie de l'homme c'est l'univers; ou pour mieux dire: dans la secte il n'est plus de patrie. Ce mot seul de patrie est un blasphème contre les droits de l'homme, égalité & liberté"

(Source : A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, , t. III, p. 304).

"Il (l'illuminé) ne prétend aimer tous les hommes également que pour se dispenser d'en aimer un seul véritablement. Il déteste l'amour national & patriotique, parce qu'il hait les lois des nations & celle de la patrie. Il déteste jusqu'à l'amour de la famille & il y substitue l'amour universel, parce qu'il n'aime pas davantage & les concitoyens & sa famille, qu'il n'aime le Chinois, le Tartare & le Hottentot, ou le Barbare qu'il ne verra jamais; & parce qu'il lui faut pour tous la même indifférence. Il étend ce lien pour annuler sa force & son action. Il se dit citoyen de l'univers, pour cesser d'être citoyen dans sa patrie, ami dans ses sociétés, père & enfant dans sa famille. Il nous dit aimer tout d'un pôle à l'autre, pour n'aimer rien autour de lui.... Voilà ce que c'est que nos Cosmopolites".

"De nouveaux sophismes viennent lui persuader que la faute originelle du genre humain est réellement d'avoir abandonner l' égalité, la liberté de la vie sauvage, par l'institution des lois civiles..."

(Source : A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, , 1798, t. III, p. 186-187).

L'Illuminisme veut détruire la propriété: J.J. Rousseau, père de Weishaupt : "les fruit de la terre sont à tous, la terre n'est à personne"...

"Les progrès du sophisme sont ici remarquables. Que ce qu'ils sont déjà, nous dise ce qu'ils seront un jour. Le Genevois (Rousseau), sophiste de la liberté & de l'égalité, prévenant les leçons du moderne Spartacus, nous avait fait entendre cet oracle; "Le premier qui ayant enclos un terrain s'avisa de dire, ceci est moi, & trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile." Le Genevois sophiste avait ajouté: "Que de crimes, que de guerres, de meurtres, de misères & d'horreurs n'eût point épargné au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant les fossés, eût crié à ses semblables: gardez-vous d'écoutez cet imposteur; vous êtes perdus, et si vous oubliez que les fruits sont à tous, & que la terre n'est à personne!" (Discours sur l'inégalité, 1753, 2è part.)

Qu'il aurait épargné de forfaits & de spoliations à la Révolution française, ce même sophiste si, renonçant à son désastreux paradoxe, il avait su donner au genre humain des leçons plus vraies, plus réfléchies; & s'il nous avait dit: "Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire: ceci n'est à personne, je le cultiverai; de stérile, je le rendrai fertile; je ferai ce que la nature exige de moi pour en tirer ma subsistance, celle de mon épouse, celle de mes enfants; & ce terrain sera à moi. Le Dieu de la nature, qui ne l'a encore donné à personne, l'offre, & le donnera au premier cultivateur pour fruit de ses travaux. - Le premier qui, tenant ce discours, seconda le voeu de la nature & trouva des hommes assez sages pour l'imiter, fut le bienfaiteur du genre humain. Il apprit à ses enfans qu'ils n'étaient pas faits pour disputer aux animaux ou pour se disputer entre eux les fruits sauvages de la terre. Il leur dit qu'il était des vertus domestiques & civiles, préférables à la vie vagabonde & trop souvent féroce des Nomades. Sa postérité fut bénie; ses générations se multiplièrent. S'il ne put prévenir tous les fléaux, il arrêta au moins ce premier des fléaux, cette stérilité qui étouffe le germe de la vie, & ne laisse aux forêts que des hommes épars, trop souvent semblables au lion & au tigre, à qui seuls elles sont destinées.

"Si Jean-jacques eût tenu ce langage, il se fût évité l'ignominie d'être le père de Weishaupt; mais la sottise humaine, baptisée du nom de Philosophie, prodigue des éloges au paradoxe du Genevois; le sophiste Bavarois s'empare du Code de Jean-Jacques, & le délire de l'orgueil est puni par le délire de la scélératesse. Ce qui n'avait été dans les maîtres que le paradoxe d'une folle indépendance, sans perdre sa sottise, devient dans les élèves une désastreuse conspiration.

"Il n'est plus temps de dire simplement: Ce sont là les chimères des Sophistes; il faut dire aujourd'hui (en 1798): Ce sont là les complots qui se trament contre vos propriétés; les complots qui déjà vous expliquent tant de spoliations révolutionnaires; celle de l'Eglise, celle de la Noblesse, celle de nos Marchands,c elle de tous les riches propriétaires. -Je veux le dire, ce sont là des chimères; mais ce sont les chimères de Weishaupt, du démon des brigands conjurés, du démon le plus riche en sophismes, le plus fécond en artifices, pour les réaliser. Ce que Jean-Jacques (Rousseau) a dit à ses Sophistes, le nouveau Spartacus (Weishaupt) le dit à ses légions illuminées: Les fruits sont à tous, la terre n'est à personne; il le dit dans ses antres, & il ajoute: Quand la propriété a commencé, l'égalité, la liberté ont disparu; & c'est au nom de cette égalité, de cette liberté qu'il conspire, qu'il invite les conjurés à rendre aux hommes la vie patriarchale."

(Source : A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, , 1798, t. III, p. 281-283).

L'Illuminisme veut détruire le christianisme

"Sous prétexte de découvrir une Religion plus parfaite, il (Weishaupt) leur a persuadé - aux adeptes - que le Christianisme du jour n'est que Superstition & tyrannie. Il leur a soufflé toute sa haine pour les prêtres & pour l'état actuel des Gouvernements. C'en est assez pour l'aider à détruire; il se gardera bien de leur dire ce qu'il veut édifier..."

(Source : A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, , 1798, t. III, p. 151).

LA MORALE "ILLUMINEE"

La morale des Illuminés consiste à rendre l'instruction & la lumière générales. Par là, vous rendrez aussi générale la sûreté mutuelle; or, la sûreté et l'instruction suffisent pour se passer de Prince et de gouvernement...

"Lorsque nous entendons la Secte prononcer avec enthousiasme le mot de morale, souvenons-nous de cette définition. Sans cela, tous ces mots d' honnêtes gens ou de vertu, de bons & de méchans, seraient intintelligibles dans la bouche des adeptes. Avec cette définition seule, l'honnête homme est celui qui travaille à l'anéantissement de la société civile, de ses lois & de ses chefs; le méchant, c'est tout homme qui travaille au maintien de cette société. Il n'est point d'autre crime crime, ou point d'autre vertu dans le Code Illuminé.

L'homme "est méchant parce que la Religion, l'Etat, de mauvais exemples le pervertissent. Il serait bon si l'on cherchait à le rendre meilleur, s'il était moins de gens intéressés à le rendre méchant, pour étayer leur puissance sur la méchanceté..."

(Source : A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, , 1798, t. III, p. 202-204)

La thèse est assez perverse pour que nous nous y arrêtions un instant. En somme, argument ressassé encore aujourd'hui, l'homme est méchant à cause d'hommes "intéressé à le rendre méchant" pour leur propre puissance... Les Prêtres et la Religion serait intéressés à le rendre méchant pour leur propre puissance... Le délire est incroyable, mais l'argument fonctionne et même fonctionne très bien chez certains... Nous pensons notamment aux gourous protestants accusant la richesse du Pape et de l'Eglise qui (la Secte ajoutant), pour conserver leur puissance, travailleraient à rendre l'homme méchant! La stupidité de la thèse est évidente et l'on se demande encore comment elle a pu et peut encore prendre des hommes dans ses filets. D'autant que la plupart du temps, les gourous "évangéliques" prospèrent sur leurs lucratives activités...

"La morale (Illuminée) [...] ne sera point cette morale (catholique) qui, en dégradant l'homme, le rend insouciant pour les biens de ce monde, lui interdit la jouissance des plaisirs innocens de la vie, lui inspire la haine de ses frères. Ce ne sera point celle qui favorise l'intérêt de ses Docteurs (on retrouve la thèse stupide développée ci-dessus); qui prescrit les persécutions, l'intolérance; qui contrarie la raison; qui interdit l'usage prudent des passions; qui nous donne pour vertus l'inaction, l'oisiveté, la profusion des biens envers les paresseux. Ce ne sera point sur-tout celle qui vient tourmenter l'homme déjà assez malheureux, & le jeter dans la pusillanimité, dans le désespoir, par la crainte d'un Enfer & de ses démons.

"Cela doit être plutôt cette morale si méconnue aujourd'hui, si altérée par l'égoïsme, si surchargée de principes étrangers. Ce doit être cette doctrine divine, telle que Jésus l'enseignait à ses disciples; celles dont il leur développait le vrais ens dans ses discours secrets".

(Source : A. Barruel, ibid., t. III, p. 206).

L'humanitarisme universel

 

"Sois libre, c'est-à-dire soit homme, & un homme qui sait se gouverner lui-même; un homme qui connaît ses devoirs & ses privilèges imprescriptibles; un homme qui ne sert que l'univers (le monde); qui ne fait que ce qui est utile au monde en général et à l'humanité. Tout le reste est injustice. [...] tiens, voilà tous les engagements que tu as contracté envers nous..."

(Source : Passage du grade de Régent ou de Prince Illuminé, cité in A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 237).

Où l'on voit que "servir l'univers...; le monde en général...", ce qui est demandé au Régent ou Prince Illuminé constitue en réalité un faux humanisme et un faux humanitarisme car étant l'inverse des recommandations de saint Jacques pour lequel, "la religion pure et sans tache devant Dieu le Père, la voici: '…se garder du monde pour ne pas se souiller'" (Jacques 1.27); car "Ami du monde, ennemi de Dieu" (Jacques 4)... Il nous semblait donc important de rétablir la vérité et la vérité catholique sur le vrai humanisme, en ces temps au contraire où le monde prêche l'inverse des recommandations divines.

Le Code Illuminé prévoit aussi qu'"il faut prêcher avec la plus grande chaleur l' intérêt général de l'humanité & inspirer l'indifférence pour toutes les unions ou sociétés plus étroites..."

(Source: A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, , t. III, p. 337).

La Franc-Maçonnerie aurait "le vrai Christianisme" (Knigge)

 

Les Francs-Maçons encore aujourd'hui n'hésitent pas à employer le nom de Jésus pour égarer les débutants, en avançant la thèse stupide des paroles dites "secrètes" du Christ à ses disciples, et d'un enseignement secret qu'il s'agirait de retrouver, parce que ayant été déformé ou mal compris... par les premiers Chrétiens... Exactement, comme si l'Eglise n'avait jamais été fondée par Notre Seigneur, Lui qui l'a revêtue de l'Esprit-Saint au Cénacle (Esprit-Saint "qui vous fera rappeler toutes les paroles que je vous ai enseignées"), ni n'avait jamais existé... Difficile de faire plus blasphématoire contre l'Esprit-Saint.

"Cette transition conduit Weishaupt au développement d'un mystère d'iniquité, auquel on l'a vu préparer de loin, & ses Illuminés majeurs, & surtout ses Illuminés Chevaliers-Ecossais. Pour l'intelligence de ce mystère, souvenons-nous comment les Frères Insinuant, & ses instituteurs commencent par jurer à leur condidat, à leur Novice, à l'académicien Minerval, que dans toutes les Loges de leur Illuminisme, il n'est pas question du moindre objet de contraire la Religion & aux Gouvernemens. Toutes ces promesses se sont peu à peu perdues de vue; les élèves ont eu le temps de s'accoutumer aux déclarations contre les Prêtres & les Rois. Déjà, il a été insinué que le Christianisme du jour n'est rien moins que la Religion, fondée par Jésus-Christ; il n'est pas temps encore de mettre le Christ même au nombre des imposteurs. Son nom & ses vertus peuvent encore inspirer de la vénération à ertains adeptes. Il en est ou il peut en être quelques-uns, que l'Athéïsme dans toute sa crudité révolterait encore. C'est pour ceux-là que Weishaupt revient ici sur Jésus-Christ. Dans le grade précédent, il s'était contenté d'annoncer que la doctrine religieuse de ce divin Maître avait été altérée; il n'avait pas dit sur-tout de quelle révolution politique il prétend montrer toutes les bases dans l'Evangile. C'est ici que l'exécrable Sophiste fait du Dieu des Chrétiens tout ce qu'en a fait depuis le trop fameux Fauchet, dans les chapitres de la Révolution. C'est ici que Weishaupt fait de Jésus-Christ le Père des Jacobins, & pour parler de langage de la Révolution, le Père & le Docteur des Sans-Culottes. Pour sentir tout ce qu'il y a d'astuce & de scélératesse méditée dans ce détestable artifice, lisons d'abord les confidences de l'adepte chargé de rédiger le Code de Weishaupt. Ainsi que ce monstrueux Instituteur, Knigge voit d'un côté des hommes qui détestent toute révélation; de l'autre, & parmi les élèves même de l'Illuminisme, quelques hommes qui ont besoin d'une religion révélée pour fixer leurs idées. C'est là-dessus qu'il entre en explication avec l'adepte Zwach & qu'il lui écrit en ces termes:

"Pour réunir & mettre en action, pour faire concourir à notre objet ces deux classes d'hommes, il fallait trouver une explication du Christianisme, qui rappelât les superstitieux à la raison, & qui apprît à nos sages plus libres à ne pas rejeter la chose pour l'abus. Ce secret devait être celui de la Maçonnerie, & nous conduire à notre objet. Cependant, le despotisme s'accroît chaque jour, & l'esprit de liberté gagne aussi par-tout en même temps. Il fallait donc ici réunir les extrêmes. nous disons donc encore ici que Jésus n'a point établi une nouvelle Religion, mais qu'il a simplement voulu rétablir dans ses droits la Religion naturelle; qu'en donnant au monde un lien général, en répandant la lumière & la sagesse de la morale, en dissipant les préjugés, son intention était de nous apprendre à nous gouverner nous-mêmes, & de rétablir, sans les moyens violens des révolutions, la liberté, l'égalité parmi les hommes. Il ne s'agissait pour cela que de citer divers textes de l'Ecriture, & de donner des explciations vraies ou fausses, n'importe, pourvu que chacun trouve un sens d'accord avec la raison, dans la doctrine de Jésus. Nous ajoutons que cette Religion si simple fut ensuite dénaturée, mais qu'elle se maintint par la discipline du secret, & qu'elle nous a été transmise par la Franc-Maçonnerie...

Spartacus (Weishaupt avait réuni bien des données pour cela; j'ai ajouté les miennes dans l'instruction pour ces deux grades - Nos gens voyant ainsi que nous seuls avons le vrai Christianisme, il ne nous reste plus qu'à ajouter quelques mots contre le Clergé & les Princes..."

(Sources : Ecrits orig. t. 2, lett. de Philon Knigge à Caton Zwach, p. 104 suiv., cité in A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 206-210).

La morale des "droits de l'homme", de la "liberté", de l'"égalité", outil de destruction de toute religion

Voici le mot réservé dans l'initation au dernier grade de l'Illuminisme (Mage ou philosophe Illuminé):

"Souvenez-vous aussi combien dans ces premiers grades nous vous avons parlé de morale & de vertu, mais combien les études que nous vous prescrivions & les leçons que nous vous donnions, rendaient & la vertu & la morale indépendantes de toute religion; combien, en vous faisant l'éloge de la Religion, nous avons su vous prévenir qu'elle n'était rien moins que ces mystères & ce culte dégénérés entre les mains des Prêtres. Souvenez-vous avec quel art, avec quel respect simulé nous vous avons parlé du Christ & de son Evangile, dans nos grades d' Illuminé majeur, de Chevalier Ecossais & d' Epopte; comment nous avons su, de cet Evangile, faire celui de notre raison; & de sa morale, celle de la nature; & de la religion, de la raison, de la morale, de la nature, faire la religion, la morale des DROITS DE L'HOMME, de l' égalité, de la liberté.

"Nous avons eu en vous bien des préjugés à détruire, avant de vous persuader que cette prétendue Religion du Christ n'était que l'ouvrage des Prêtres, & de l'imposture & de la tyrannie. S'il en est ainsi de cet Evangile, tant proclamé, tant admiré, que devons-nous penser de toutes les autres religions? Apprenez donc qu'elles ont toutes les mêmes fictions pour origines; qu'elles sont également toutes fondées sur le mensonge, l'erreur, la chimère & l'imposture. Voilà notre secret..."

(Source : A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, , 1798, t. III, p. 262-263).

"Si pour détruire tout christianisme, toute religion, nous avons fait semblant d'avoir seuls le vrai Christianisme, seuls la vraie religion; souvenez-vous que la fin sanctifie les moyens, que le sage doit prendre pour le bien tous les moyens du méchant pour le mal. Ceux dont nous avons usé pour vous délivrer, ceux que nous prenons pour délivrer un jour le genre humain de toute religion, ne sont qu'une pieuse fraude que nous nous réservons de dévoiler dans ce grade de Mage ou de Philosophe Illuminé" (A. Barruel, ibid., t. III, p. 264).

Lecture faite aux initiés "Mage" ou "Philosophe Illuminé"

 

"On ne permet pas aux élus de transcrire ces grades; on les leur communique par une simple lecture;...

"Le premier, qui est celui de Mage, appelé aussi le Philosophe, contient les principes fondamentaux du spinozisme. Tout ceci est matériel; Dieu et le monde ne sont qu'une même chose; toutes les religions sont inconsistantes, chimériques, & l'invention d'hommes ambitieux".

(Source : A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1798, t. III, p. 266).

 

"[...] le Dieu de Weishaupt comme celui de Spinoza ou de Lucrèce, n'était pas autre chose que la matière & l'univers, ou le Dieu des athées. Car le sieur d'Alembert a beau dire que le Spinozisme est précisément le système le plus opposé à l'Athéisme (Voyez Eloge de Montesquieu) & Spinoza, tout comme d'Alembert, aurait beau dire qu'au lieu d'être athée, au lieu de nier Dieu, il fait tout Dieu; la sottise & l'impudence de cette excuse n'en sont pas moins extrêmes. Dire qu'il n'y a point d'autre Dieu que le monde [c'est déjà l'erreur gnostique qui niait le Dieu Créateur], c'est évidemmment nier le seul Être qui puisse être justement appelé Dieu; c'est se jouer des hommes, & leur dire que l'on retient la chose parce qu'on n'ose pas ôter le nom..., alors même que l'on fait usage du nom de Dieu pour détruire l'idée de la Divinité!...

L'Abbé Barruel ajoute: "Je crois donc avoir bien suffisamment démontré que ce premier objet des grands mystères de l'Illuminisme, cet objet de tant de ruses & de tant d'artifices, est de conduire les adeptes au plus monstrueux athéisme, & de persuader à tous les peuples que toute religion n'est que l'invention d'ambitieux imposteurs; que pour le délivrer du despotisme de l'imposture & RECOUVRER LES FAMEUX DROITS DE L'HOMME, la Liberté, l'Egalité, il faut commencer par anéantir toute Religion, tout culte, tout autel, cesser de croire en Dieu"

(Source : A. Barruel, ibid., t. III, p. 269).

------------------------------

. Subversion du langage : Un poème d'Armand Robin qui explique le programme des deux derniers siècles

. L'action occulte des Illuminati aux Etats-Unis et en Urss au XIXe et XXe siècles 

. La République universelle

. Le "mythe" du judéo-maçonnisme

. Weishaupt et les sites anti-conspirationnistes
. La Conjuration antichrétienne de Mgr Delassus (1910), Livre II disponible en lecture numérisée sur Canadian Libraries
. Aide-mémoire

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 07:04
Une très belle reconstitution cinématographique de la vie de Clovis, le fondateur de la monarchie française civilisationnelle (alliance du Trône et de l'Autel). Sans les habituelles boursouflures, déformations et falsifications historiques des mythographes républicains.

Clovis , La France et la chrétienté 1/2
envoyé par apo-catholique.

A noter, dans cette première parti, à partir de 17:28, une explication de l'origine des croix dites "celtiques" : "Les Germains ajoutent au symbole chrétien un emblème païen, la roue solaire ou roue de la fortune, cette combinaison explique bien le rapprochement des deux cultures. Les archéologues retrouvent ces croix en feuilles dans de nombreuses sépultures alamanes du Ve siècle".

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 10:32

Video du débat entre Paul Veyne, Lucien Jerphagnon et Marie-Françoise Baslez sur publicsenat.fr

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 18:57
AFP
30/03/2009
| Mise à jour : 19:31

Deux fosses renfermant les restes de victimes d'une tuerie survenue pendant les guerres de Vendée en 1793 ont été découvertes par les archéologues dans la ville du Mans, indique aujourd'hui un communiqué de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

La première des deux fosses dégagées dans le secteur appelé Quinconce des Jacobins dans la ville du Mans contenait neuf ou dix individus, certains cadavres portant encore boutons de chemise et de culottes, boucle de bottes ou de guêtres, canif ou chapelet. La seconde fosse, condamnée par une épaisse couche de chaux vive, contenait une vingtaine de corps.

Hormis un enfant et deux adolescents, les sujets inhumés étaient tous des adultes, dont de nombreuses femmes. Les restes portaient les "stigmates osseux d'un véritable acharnement", à l'arme blanche, fractures de fémurs et de radius, mandibule tranchée, maxillaire coupé, omoplate percée. Un seul impact d'arme à feu a été décelé.

Les restes sont ceux de victimes d'une tuerie survenue les 12 et 13 décembre 1793, pendant la première guerre de Vendée.
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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 13:14

Lunion.presse.fr, 8 mars 2009

«MAIS où est donc le baptistère de Clovis ? » Mille fois répétée par les touristes de passage dans la cathédrale Notre-Dame, la sempiternelle question avait jusque-là bien du mal à trouver une réponse. Eh bien dans quelques semaines, les guides et les Rémois pourront emmener les touristes ou leurs hôtes à la hauteur de la cinquième travée de l'édifice, pas loin de la chaire. C'est là que le père Guerlin, curé de la paroisse, vient d'être autorisé par la Direction régionale des affaires culturelles à faire graver une inscription sur le pavé sous lequel se trouvent les quelques vestiges du baptistère dans lequel Clovis se serait fait baptiser et découverts en juin 1995 par l'équipe de Walter Berry et Robert Neiss. Une autorisation capitale puisqu'elle authentifie enfin la découverte faite voilà plus de dix ans.
Le baptistère de Clovis n'ayant que de rares fois fait l'objet d'écrit, il faut remonter au XIXe siècle jusqu'à Louis Demaison, archiviste de la ville pour avoir quelques éléments sur son éventuelle localisation. Les premières investigations sérieuses furent conduites par Henri Deneux, chargé de la restauration de la cathédrale après la Première Guerre mondiale. Entre 1919 et 1930, il pensait avoir trouvé ce baptistère sur le flanc Nord de la cathédrale primitive, une découverte mise en doute par les spécialistes.
« Grâce aux études stratigraphiques permettant de repérer et de dater les couches archéologiques lors de récentes fouilles à Reims, on s'est aperçu que le baptistère soi-disant découvert par Deneux appartenait en fait aux thermes gallo-romains datant de l'époque de Constantin (IVe siècle), à une profondeur bien plus grande que celle où aurait pu être le vrai baptistère. »
Il fallut attendre les fouilles archéologiques menées juste avant la célébration du XVe centenaire du baptême de Clovis avec la venue de Jean-Paul II pour rouvrir le dossier.
« Les archéologues Berry et Neiss, utilisant les carnets de fouilles de Deneux légués par sa famille à la bibliothèque Carnegie, ont rouvert une tranchée côté Nord de la cathédrale rue Robert-de-Coucy », explique aujourd'hui l'historien Patrick Demouy. « Ils savaient en reprenant les notes de Deneux et Demaison que le baptistère se trouvait en face de la façade de la cathédrale primitive attribuée en 400 à saint Nicaise. Comme cela existe à Florence ou Rome.» À quelques mètres où Deneux avait pensé trouver le baptistère, les archéologues ont découvert un système d'adduction d'eau confirmant l'utilisation du site pour des baptêmes avec une cuve traversée par de l'eau vive symbolisant le Jourdain. Une fois baptisé, le chrétien pouvait ensuite rentrer dans l'église et recevoir l'eucharistie. Aujourd'hui, il reste les traces d'un bassin sous la forme d'un rectangle de 2,75m sur 3m avec deux marches intérieures bien conservées.
Après de nombreuses études comparatives menées notamment par Charles Bonnet, un éminent archéologue européen, il semble établi aujourd'hui que ce baptistère a bien vu Clovis.

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22 janvier 2009 4 22 /01 /janvier /2009 21:09
Comme par hasard..., au moment où l'on apprenait avec grande joie ce matin le retrait de l'excommunication des évêques traditionnalistes sacrés par Mgr Lefebvre, les officines liebérales sionistes se mettent en branle ce soir et sortent de leur chapeau à 20:07 un entretien vieux de trois mois...  qu'elles gardaient sous la main probablement, non diffusé jusqu'ici..., dans lequel un des évêques, Mgr Williamson met en doute l'existence des "chambres à gaz". L'organe de la Trilatérale, l'hebdomadaire Le Point (Claude Imbert, directeur général du magazine est le coordinateur de la section française de la Commission trilatérale. Source: Faits & Documents n° 121) se charge de la besogne. Notez le vocabulaire partial employé (souligné)...

Publié le 22/01/2009 à 20:07 Le Point.fr

Église : Mgr Williamson met en doute l'existence des chambres à gaz

Mgr Richard Williamson, l'un des quatre évêques intégristes dont l'excommunication aurait été levée par le pape BenoîtXVI, a mis en doute l'existence des chambres à gaz dans un entretien diffusé par la télévision suédoise. "Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz", a-t-il déclaré au cours de l'émission Uppdrag gransning (mission investigation), programme hebdomadaire de la télévision publique suédoise SVT.

De nationalité britannique, Mgr Williamson appartient à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, organisation catholique intégriste dont, selon des journaux italiens qui se fondent sur des indiscrétions au Vatican, Benoît XVI a décidé de lever l'excommunication. Âgé de 68 ans, il a été ordonné évêque par Mgr Marcel Lefebvre en 1988, provoquant son excommunication et celle des autres évêques "schismatiques".

"Il y a certainement eu une grande exploitation [de ces faits]. L'Allemagne a payé des milliards et des milliards de Deutschemarks et à présent d'euros parce que les Allemands souffrent d'un complexe de culpabilité pour avoir gazé six millions de Juifs, mais je ne crois pas que six millions de Juifs aient été gazés", a-t-il encore dit, au cours de cet entretien diffusé en différé mercredi soir. L'évêque a fait ces commentaires après que le journaliste l'eut interrogé sur les propos négationnistes suivants tenus au Canada : "Pas un seul Juif n'a été tué dans les chambres à gaz. Ce sont des mensonges." "Vous faites allusion à des citations au Canada il y a de nombreuses années", a-t-il encore relevé. On estime à six millions le nombre de Juifs qui ont péri sous le IIIe Reich, notamment dans des camps de la mort ou au cours d'exécutions massives.

Le producteur de l'émission Uppdrag gransning , Lars-Göran Svensson, a expliqué à l'AFP que la diffusion de cet entretien était une "pure coïncidence" avec les informations de la presse italienne. "Notre journaliste est allé enregistrer l'émission en Allemagne en novembre dernier. L'évêque était d'accord avec cet entretien et nous n'avions pas connaissance hier de la décision du pape", a-t-il dit. À la fin de l'entretien, Mgr Williamson s'inquiète : "Attention, c'est contre la loi allemande, si quelqu'un se trouvait ici, on me jetterait en prison avant que je ne quitte le pays, j'espère que ce n'est pas votre intention."

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 00:04

Une victoire à un contre dix.

Afin de pallier à la présentation déformée de la bataille de Montgisard par des profs gauchistes supplétifs de la déséducation nationale, je me servirai pour l'indication des effectifs de Régine Pernoud et pour la narration de René Grousset. Côté Franc, la première parle de 500 chevaliers, René Grousset de 400. "De fait, jamais plus belle victoire chrétienne n'avait été remportée au Levant".

Saladin est défait. "500 cavaliers contre les 30 000 hommes de l'armée de Saladin à Montgisard"

(Régine Pernoud, Les hommes de la Croisade, Taillandier, Mayenne 1977, p. 98).

"500 chevaliers auxquels se joignirent 80 Templiers (en tout 3000 combattants) contre 30 000 Mamelouks au moins groupés autour de Saladin"

(Régine Pernoud, Les hommes de la Croisade, Taillandier, Mayenne 1977, p. 156.)

"Son armée, prêtée au comte de Flandre, guerroyait bien loin, entre Antioche et Alep. Il (Badouin IV) n'avait sous la main que quatre cents hommes. Ramassant ce qu'il put rallier de gens, il se porta avec la Vraie Croix au-devant de l'envahisseur.

La situation des Francs paraissait si désespérée que Saladin, négligeant leur misérable petite armée dont la reddition ne semblait plus qu'une question d'heures, décida, en laissant devant elle, vers Ascalon, de simples rideaux de troupes, de marcher droit sur la Judée, peut-être même jusqu'à Jérusalem vide de défenseurs. Au passage, à travers la plaine qui s'étend d'Ascalon à Ramla, il brûlait les bourgs et pillait les fermes, en laissant ses escadrons s'enrichir de la rafle de tout le pays. Dans sa marche tiomphale et sans obstacle, il était arrivé près de Tell Djézer, le Montgisard des Francs, lorsque par stupéfaction, il vit surgir au-dessus de lui, du côté où il s'y attendait le moins, cette armée franque qu'il croyait réduite à l'impuissance derrière les murailles d'Ascalon (25 novembre 1177).

C'est qu'il avait compté sans Baudouin IV, qui au lieu de suivre l'ennemi sur la grande route de Jérusalem, avait fait un crochet vers le nord, le long de la côte, pour se rabattre ensuite droit au sud-est, sur la piste des Musulmans. Un vigoureux désir de vengeance animait la petite troupe en traversant les campagnes incendiées par les coureurs ennemis. En d'autres circonstances la chevalerie franque eût sans doute hésité devant son incroyable infériorité numérique, mais l'ardeur des premiers croisés animait le Roi lépreux.

Michel le Syrien relate ces instants avant la bataille :

"Dieu qui fait paraître sa force dans les faibles, inspira le roi infirme. Il (Baudouin IV) descendit de sa monture, se prosterna face contre terre devant la croix et pria avec des larmes. A cette vue le coeur de tous les soldats fut ému, ils jurèrent sur la croix de ne pas reculer et de regarder comme traître quiconque tournerait bride. Ils remontèrent à cheval et chargèrent."

Au premier rang se dressait la Vraie Croix, portée par l'évêque Aubert de Bethléem; elle devait, une fois de plus, dominer la bataille et plus tard les combattants chrétiens devaient avoir l'impression qu'au milieu de la mêlée elle leur était apparue immense, au point de toucher le ciel.

Les Musulmans qui pensaient d'abord les étouffer sous le nombre, commencèrent bientôt à perdre contenance devant la furie française. 'Le passage dit Le Livre des deux jardins, était encombré par les bagages de l'armée. Soudain surgirent les escadrons des Francs, agiles comme des loups, aboyant comme des chiens ; ils chargèrent en masse, ardents comme la flamme. Les Musulmans lâchèrent pied'. Saladin, le sultant d'Egypte et de Damas, avec ses milliers de Turcs, de Kurdes, d'Arabes et de Soudanais, fuyait devant les quatre cents chevaliers de l'adolescent lépreux...

Fuite éperdue. Jetant bagages, casques et armes, ils galopèrent à travers le désert d'Amalek, droit vers le ruisseau d'Egypte et le Delta. Pendant deux jours Baudouin IV ramassa sur toutes les pistes un butin prodigieux, puis il rentra à Jérusalem. De fait, jamais plus belle victoire chrétienne n'avait été remportée au Levant."

Source :

- René Grousset, L'épopée des Croisades, Perrin, Paris 1995, p. 77-178.

- Régine Pernoud, Les hommes de la Croisade, Taillandier, Mayenne 1977, p. 98).




Cette victoire éclatante
permit de contracter un accord entre Saladin et Baudouin IV, permettant une paix relative pendant environ quatre ans.




* le livre de René Grousset L'épopée des Croisades en ligne format word et pdf

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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 00:01
... qui devra être alimentée par la vente des biens de l'Eglise.

C'est ce que les républicains appellent "liberté de culte" et "droit de propriété"...

Source: Alfred Fierro, Chronologie: La Révolution jour par jour  in Jean Tulard, J.F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 321
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9 novembre 2008 7 09 /11 /novembre /2008 15:38
La Basilique Saint Jean du Latran est l'église de l'évêque de Rome. En 313 ap. J-C., l'empereur Constantin Ier mit fin aux persécutions contre les chrétiens (édit de Milan), des persécutions terribles puisque les Chrétiens étaient mis à mort. Placé sur le mont Cœlius, le palais des Laterani appartenait alors à Fausta, femme de Constantin. Cet empereur, après sa conversion, le donna au Pape pour sa demeure privée et y fonda l'église du Latran qui devint la mère et maîtresse de toutes les églises de Rome et du monde.
Le 9 novembre 324, le pape
Sylvestre
consacra  l'église sous le nom de basilique du Saint-Sauveur, aujourd'hui Saint-Jean-de-Latran. C'était la première consécration publique d'une église.



L'usage d'avoir des lieux spécialement destinés à la prière et au culte remonte à l'origine du monde. Toutefois, le premier temple consacré au vrai Dieu ne fut bâti que vers l'an 3000 après la création, à Jérusalem, par le roi Salomon. Ce prince en fit la dédicace l'an 3004; la cérémonie dura huit jours, et les Juifs en renouvelèrent chaque année la mémoire. Aux premiers siècles du christianisme, l'Église persécutée ne put bâtir de temples et dut célébrer les divins mystères dans des maisons particulières ou dans les catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Mais quand la paix fut donnée aux chrétiens, on vit bientôt surgir de toutes parts des temples magnifiques en l'honneur du seul vrai Dieu, sur les ruines des temples du paganisme.

Le Christ et Sa Croix rendirent Constantin victorieux de son rival Maxence. Une nuit lors de la bataille du Pont Milvius, le Christ lui apparut en rêve et lui montra un
chrisme flamboyant dans le ciel et lui dit : "Par ce signe, tu vaincras" (In hoc signo vinces).

Ne marchandant pas sa reconnaissance, le grand empereur mit fin aux persécutions sanglantes, donna la liberté à l'Église et promulgua une loi par laquelle il permettait aux chrétiens de bâtir des églises dans tout son empire. Donnant lui-même l'exemple, Constantin fit construire un baptistère en 334, à l'endroit où le pape saint Sylvestre l'avait baptisé. Il fit aussi édifier les somptueuses basiliques de Ste-Croix-de-Jérusalem, réplique de celle du St-Sépulcre, et la basilique St-Pierre qu'il érigea sur le tombeau du prince des apôtres. Le pieux empereur fit également bâtir sur l'emplacement du palais des Laterani, pour servir d'église patriarcale et pontificale, la basilique du Saint-Sauveur, appelé aussi St-Jean de Latran.

Le Pape saint Sylvestre fit, en 324, la dédicace de l'église de Saint-Sauveur, à Rome. En France, l'usage s'est généralisé de célébrer, dans les premiers jours de ce même mois, l'anniversaire de la dédicace de toutes les églises. Cette fête mérite de notre part un respect tout spécial: après la fête de l'Église du Ciel et de l'Église du purgatoire, c'est, en quelque sorte, la fête de l'Église de la terre. L'office de ce jour est d'une beauté remarquable et nous montre dans nos temples, d'après la Sainte Écriture, la maison de la prière, la maison de Dieu, un lieu saint et terrible, une image de la céleste Jérusalem, la porte du Ciel.
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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 16:05
[Tout a été dit, sur l'antigermanisme de Maurras, haine fanatique et absolu, du maître de l'A.F., ennemi irréductible de l'Allemagne et des Allemands.
C'est oublier, pour les besoins de la cause, la noble attitude des nationalistes français jusqu'aux dernières heures d'août 1939 quand des forces multiples poussaient le monde dans la plus terrible guerre. Oublier que les plus féroces partisans de la paix se trouvaient dans les rangs maurrassiens de l'
A.F. ou parmi ses anciens disciples, comme l'illustre Je Suis Partout
.

Robert Brasillach, dans les trois extraits qui suivent, extraits de
Notre avant-guerre, revient sur cette année terrible, qui débuta en septembre 1938 pour s'achever 12 mois plus tard exactement.]

    Ainsi prenait sa couleur indécise l'entre-deux-alertes. Les personnes dites raisonnables s'écartaient des mouvements hardis, abandonnaient Doriot pour le PSF, ou, mieux, pour le radicalisme triomphant. Il restait par bonheur, même pour les indifférent, le mouvement qui a atteint à ce moment-là, à mon avis, son plus haut sommet, je veux dire l'Action française.
    Nous n'avions certes pas oublié le rôle qu'avait joué cette A.F. toujours combattue, toujours violemment attaquée, et jusque par les siens. Nous en connaissions les hommes, le passé, la doctrine. Mais il me semble que c'est en septembre 1938 que commença pour elle l'année la plus étonnante. Dans les semaines qui précédèrent Munich, si Maurras s'absentait, la presse nationale vacillait, les meilleurs se trompaient. S'il revenait, s'il écrivait, avec lui revenaient la raison, la clarté, l'espérance. Nous n'oublions les efforts de personne, dans cette lutte pour la paix, ni ceux de Mussolini, ni ceux du gouvernement français. Mais nous savions que seuls certains hommes n'étaient pas soupçonnables de la moindre complaisance avec l'Allemagne, contre laquelle ils avaient toujours lutté, sur tous les terrains : les hommes de l'Action française. Suite
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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 13:36
"Ces hommes étaient rayés du livre de la République, on m'avait dit de les faire mourir sans bruit... " (Capitaine Laly, du ponton "Les deux Associés")
 
Il s'agit là d'un des épisodes les plus tragiques de l'histoire religieuse de la Révolution française.
La déportation sur les pontons de Rochefort a concerné 829 prêtres, dont 547 ont péri d'avril 1794 aux premières semaines de 1795. Suite (Le forum catholique)
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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 08:13



Jacqueline de Romilly s'est rapprochée du catholicisme.

"Sur ce point, un homme m'a beaucoup apporté : le P. Labaky, confie-t-elle non sans malice. Il m'a préparée à la première communion et l'année dernière, à ma confirmation. A 95 ans, il était temps !"

Source : La Croix du lundi 11 août 2008, fin de l'article "Jacqueline de Romilly, une Athénienne au XXe siècle". Via
le Forum catholique

Biographie Wikipedia : Jacqueline Worms de Romilly, née Jacqueline David le 26 mars 1913, est une philologue française. Membre de l'Académie française, première femme professeur au Collège de France, elle est connue sur le plan international pour ses travaux sur la civilisation et la langue de la Grèce antique, en particulier à propos de Thucydide.

Descendante d'une famille juive, née à Chartres en 1913, Jacqueline David est la fille d'un professeur de philosophie mort pour la France.
Suite

Thucydide Rappelons que : 

- "pour Thucydide
, la cause la plus profonde de la guerre du Péloponnèse, c’est l’impérialisme de la démocratie athénienne... [Déjà...]
J’ajoute qu’Alcibiade, plus tard, dans son discours devant Sparte, a bien montré quelles étaient les intentions réelles d’Athènes dans cette affaire. D’abord, soumettre la Sicile. Ensuite, faire subir le même sort à Carthage. Une fois ces objectifs atteints, attaquer le Péloponnèse et étendre la domination athénienne à tout le monde grec."
(Source : Jacqueline de Romilly : "Démocratie et impérialisme sont inséparables d'Athènes" in Le Figaro, 06 novembre 2003).

- "Sous le nom de démocratie c’était en fait le premier citoyen qui gouvernait" (Thucydide II, 45, 5 ; 8-9). Autrement dit Thucydide nous explique que sous le nom de "démocratie", c'était en réalité une oligarchie qui dirigeaity Athènes.

- "[A]ussi tenait-il la foule, quoique libre, en main, et, au lieu de se laisser diriger par elle, il la dirigeait" (Thucydide II, 45, 5 ; 8-9).

Autour de ces remarques, je pose la question aux démocrates "libéraux" qui me lisent, la situation a-t-elle réellement changé depuis ?

La démocratie n'est-elle pas le premier citoyen qui la gouverne ?...

Je pense même que la "démocratie" n'a jamais existé dans l'histoire... Dans une "démocratie", c'est toujours une petite minorité (oligarchie), une élite qui, "au nom du peuple"..., confisque le pouvoir, se l'approprie et se le partage d'une manière ou d'une autre... Alors dans ces conditions, parler de "pouvoir du peuple", ou de "souveraineté du peuple", c'est une vaste blague. Une imposture...

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