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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 18:26

Pendant que l'Oligarchie américano-européenne sanctionne la Russie pour son soutien allégué aux régionalistes ukrainiens, avez-vous entendu parlé du génocide tranquille et presqu'achevé des Indiens d'Amérique, une des plus graves violations des Droits de l'Homme dans le monde ou simplement du fait qu'aujourd'hui encore, aucun Indien d'Amérique, citoyen des Etats-Unis, n'a accès à la plénitude des droits des autres citoyens américains ?

 

Indiens-d-Amerique.jpg

 

Indiens d’Amérique: un génocide tranquille et presqu'achevé

 

Les Etats-Unis ne voient pas d'un bon oeil que le sort des Indiens d’Amérique soit pour la première fois à l'ordre du jour des Nations-Unies. Car il s'agit de se pencher sur le sort d'une population de 2,7 millions d'habitants ravagés par une multitude de fléaux et dans des proportions effroyables. Mais qu'en attendre? Car la parole de ces exterminés est inaudible.

 

Un jour d'avril 1973, un militant noir américain pour les droits civiques, Ray Robinson, qui a longtemps suivi Martin Luther King, débarque à Wounded Knee, dans le Dakota du Sud. Il souhaite apporter son soutien à la cause des "Native Americans", ainsi que l'on nomme les Indiens aux Etats-Unis, qui manifestent contre les injustices dont ils sont victimes dans le pays. Wounded Knee est un lieu emblématique et de sinistre mémoire. C'est là, en effet, que furent massacrés et jetés dans une fosse commune entre 150 et 300 hommes, femmes et enfants au matin du 29 décembre 1890, par le 7ème régiment de Cavalerie du Colonel James Forsyth. Sitôt arrivé dans ces lieux où résident toujours une petite communauté indienne, Ray Robinson appelle sa femme qui lui demande de rentrer à la maison, inquiète car elle sait que la situation sur place est explosive. Elle ne le reverra jamais. Après avoir reçue l'annonce de la mort de son époux, Cheryl n'a jamais pu savoir ce qui était arrivé à son mari ni où son corps avait été enterré.

 

Voilà quelques jours, quarante ans plus tard, Cheryl a fait le voyage de Détroit à Sioux City pour témoigner de son histoire. Le gouvernement américain refuse toujours de communiquer sur le sort de son mari, officiellement parce que le cas est toujours en cours d'investigation par le bureau du FBI de Minneapolis. A Wounded Knee, plus personne ne se souvient de Ray Robinson. Une épisode parmi tant d'autres dans l'histoire des militants de la cause des Indiens d'Amérique, qui n'a jamais bénéficié d'un large soutien populaire et que beaucoup voudraientt voir s'éteindre.

 

Et de fait, cynisme et indifférence se conjuguent pour ensevelir année après année la mémoire des peuples indiens presqu'entièrement anéantis en Amérique du Nord.

 

On ne va pas le nier, les Apaches, les Cheyennes, les Iroquois, les Sioux ou les Esquimaux ne nous inspirent pas, la plupart du temps, un sentiment extrême de culpabilité. Mais ce n'est rien comparé au pays du Western et de la Country. Pas plus que le Jazz ou le Blues ne suscitent leur part de tristesse chez leurs amateurs et ne réveillent chez eux les souvenirs tragiques des lynchages des Noirs, ces genres populaires ne renvoient à la réalité d'un génocide toujours en cours dans l'indifférence générale.

 

Lorsqu'un Américain de l'Illinois souhaite acheter ses cigarettes à bas prix (un paquet coûte ici actuellement 10 dollars), il prend la route du sud de l'Etat ou de l'Indiana voisin, pour s'approvisionner dans l'un des territoires octroyés aux tribus indiennes locales. Là, il paiera son paquet de cigarettes 4 dollars en moyenne. Dans un certain nombre de ces tribus, qui sont des milliers à travers les Etats-Unis, on peut également se procurer de l'alcool à bon marché, jouer au casino (dans 452 d'entre-elles) ou, si l'on se sent possédé par le mal (ce qui est très en vogue), consulter un shaman. Il est toujours très exotique de s'offrir une escapade dans ces drôles d'endroits. Pourtant, l'Américain moyen ne s'y risque pas trop.

 

En effet, 2,1 millions de ces Indiens, soit l'écrasante majorité, vivent largement sous le seuil de la pauvreté. La vision offerte par bien des campements tient purement du bidonville. Et une fois passé ses limites, c'est un voyage en enfer qui commence. L'alcoolisme y prend des proportions catastrophiques. Le chômage y bat tous les records du pays. La maladie s'y propage et tue comme dans les pires zones de la planète. Le suicide, celui des jeunes en particulier, crève le plafond des statistiques. Les Indiens vivant à l'extérieur des tribus n'y reviennent eux-mêmes que pour se faire soigner lorsqu’ils n'ont pas, chose courante, accès au système de santé américain.

 

Anthony B. Bradley est Professeur de Théologie au King's College de New York et Spécialiste des questions raciales aux Etats-Unis. « Si quiconque pense que le gouvernement fédéral sait ce qui est bon pour les communautés locales, explique t-il, il ferait bien de visiter une Réserve Indienne Américaine. Les Natifs Americains [Indiens d'Amérique, NDA] sont aujourd'hui plongés dans le cauchemar de la privation de soins et d'économie qui est la conséquence directe des problemes crées par le Gouvernement lequel, en imposant des solutions sensees résoudre les problemes, rend ceux-ci bien pires en retirant aux communautées leur autonomie. »

 

Tel est le prix à payer pour les Indiens d'Amérique, afin de rester sur la terre de leurs ancêtres, grâce aux concessions faites par le gouvernement fédéral. Pourtant, les Etats abritant ces réserves n'ont de cesse de rogner ces droits et de tenter de récupérer par tous les moyens ces espaces.

 

Pire, une certaine propagande laissant entendre que les Indiens d'Amérique auraient fait le choix de vivre dans ces conditions a fort bien fonctionné dans l'esprit collectif. Or, cela repose sur une contre-vérité historique.

 

L'une des plus graves violations des Droits de l'Homme dans le monde

 

En effet, peu rappellent le grand mouvement de délocalisation qui fut la conséquence de l'Indian Removal Act [Loi sur le Retrait Indien, proposée par le président franc-maçon Andrew Jackson et signée le 28 mai 1830, Ndcr.] lequel, au milieu du XIXe siecle, contraint les Indiens à délaisser leurs terres historiques au gouvernement pour se concentrer dans les zones qui leur étaient réservées en échange. En 1890, il était devenu interdit aux Indiens de sortir hors de leurs réserves afin de s'approvisionner en nourriture. Une étude du Professeur Jeffrey E.Holm, de l'Université de Médecine du Nord Dakota, a mis en évidence que le changement de régime alimentaire imposé durant des décennies aux tribus indiennes a engendré une surmortalité aujourd'hui toujours existante, en raison des pathologies qu'elles ont engendrées pour des peuples qui ne pouvaient plus se nourrir comme ils l'avaient fait durant des millénaires.

 

En 2010, les Etats-Unis, dans la foulée du Canada, fut le dernier pays au monde à ratifier la Déclaration des droits des Peuples indigènes aux Nations-Unies. Une des rares concessions faites par un pays qui place souvent l'Histoire au dernier rang de ses préoccupations, si ce n'est pour en offrir une version idéalisée. Mais en l'espèce, il est impossible d'idéaliser la réalité sur laquelle s'est construite l'Amérique. En effet, 90% des tribus amérindiennes ont disparu à la suite de l'arrivée des Européens en Amérique du Nord, la plus grande partie à cause des maladies, la partie restante par les armes.

 

Mais ce n'est pas tant cette réalité historique qui rend ces jours-ci le rôle du Professeur James Anaya complexe, en tant que Rapporteur spécial des Nations-Unies sur les Peuples indigènes. Bien que, pour la première fois de leur histoire, l'organisation se penche, du 23 avril au 4 mai [2012, Ndcr.], sur le sort des Indiens d'Amérique, ce qui en soit est déjà un événement notable, c'est avant tout pour regarder en face une réalité qui n'est pas celle du passé mais celle du présent.

 

Cette réalité concerne les 2,7 millions d'Indiens vivant actuellement sur le territoire des Etats-Unis, et qui constitue l’un des cas de violation des droits de l'homme a grande échelle le plus emblématique de toutes les nations développées.

 

Les chiffres parlent d'eux-mêmes:

 

Les Indiens d'Amérique vivent en moyenne 6 ans de moins que les autres Américains

Ils ont 770% de risques en plus de mourir d'alcoolisme

Ils ont 665% de risques en plus de mourir de Tuberculose

Ils ont 420% de risques en plus de mourir de Diabète

Ils ont 280% de risques en plus de mourir d'accidents

Ils ont 52% de risques en plus de mourir de Pneumonie et de Grippe

 

 

(Source: Commission des Etats-Unis sur les Droits Civils, 2004:8)

 

Un Apartheid constitutionnel

 

 

Les Indiens d'Amérique se sont vus accorder la citoyenneté américaine en 1924. Mais ils ont pour longtemps encore été exposés au même sort que les Noirs américains, empêchés d'accéder à l'enseignement scolaire, victimes de la ségrégation.

 

Ce n'est qu'en 1969 qu'ils se sont organisés, dans la foulée de la loi sur les Droits civils des Indiens votée l'année précédente. C'est à cette époque qu'ils ont obtenu ce dont les Américains blancs jouissaient depuis deux siècles: la liberté d'expression et d'information, la protection contre les recherches et les arrestations arbitraires, le droit d'engager un avocat pour se défendre, la protection contre les punitions inhumaines et dégradantes, contre les cautions excessives, l'abolition de la peine systématique d'un an d'emprisonnement ou de 5000 dollars d'amende quel que soit le délit commis, le droit d'être jugé par un jury, et ainsi de suite.

 

Mais à l'heure actuelle, aucun Indien d'Amérique, citoyen des Etats-Unis, n'a accès à la plénitude des droits des autres citoyens américains. Une réalité qui peut prendre des aspects accablants pour l'Administration américaine. Ainsi, le 6 novembre 2008, le Gouverneur du Dakota du Sud, Michael Rounds, décrète l'état d'urgence car son Etat est recouvert par une épaisse couche de neige et de glace qui le paralyse. Mais les réserves indiennes seront exclues du dispositif.

 

La guerre des Etats contre les Tribus


Mais le pire pour ces tribus à l'heure actuelle vient probablement de la pression des Etats pour s'accaparer leurs terres. Les conflits sont nombreux à travers tout le pays. Ils sont allumes sous divers motifs, comme la volonté du Gouverneur de New York, en 2007, d'étendre la taxation de l'Etat aux territoires de la Nation des Seneca, ce qui a engendre une violente bagarre juridique. Et bien que les territoires laissés aux Indiens soient pour la majorité pauvres en ressources et difficiles d'accès, leur contestation par les Etats qui les abritent sont de plus en plus courantes.

 

Toutefois, la pente naturelle démographique et sociologique suivie par cette population dont la Constitution américaine fait fi devrait se résoudre par le procédé le plus naturel du monde dans les décennies qui viennent: l'extinction.

 

Indiens---Repartition-des-reserves-indiennes-aux-Etats-Un.jpg

 

Source: http://www.marianne.net/obj-washington/Indiens-d-Amerique-un-genocide-tranquille-et-presqu-acheve_a40.html

 

. Francophonie et frères d’Alliance 

. Le génocide vendéen

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 22:35

Après le premier scud envoyé aux mythes fondateurs de la Ve république, et le succès rencontré par sa première contre histoire du général de Gaulle, Adrien Abauzit, auteur, conférencier et avocat, était de nouveau invité de Meta Tv jeudi 20 novembre. Il est revenu sur la contre histoire du général de Gaulle, après que la diffusion de la première émission a suscité énormément de réactions sur les réseaux sociaux.

 

 

Extrait :

 

"J'avance des faits. La question est de savoir si ces faits sont vrais ou faux. Point.

 

Sur Pétain, dans cette première émission, j'ai démontré (1) qu'il avait soutenu des mouvements de résistance intérieure, (2) qu'il avait une diplomatie de combat contre l'Axe; (3) qu'avec Weygand et Darlan il avait relancé l'armée française contre les forces de l'Axe.

 


Adrien Abauzit demande aux gaullistes ou aux contradicteurs si ces faits sont faux.

 

[...] Henri de Kerillis, était un député de droite, indépendant, il n'appartenait à aucun parti politique. Il a été constant dans son engagement contre l'Allemagne dont il savait que le danger venait de l'Allemagne. Il a donc écrit toute une série de livres dans les années 30 pour dénoncer le danger allemand. Il s'est distingué parce qu'il a refusé de voter pour les fameux accords de Munich en vertu desquels la France laissait les Sudètes à l'Allemagne. A part les communistes de l'époque qui avaient voté contre parce que Moscou le leur avait demandé, Henri de Kerillis est le seul député qui a voté CONTRE les Accords de Munich et dit - c'était en 1938 - c'est maintenant qu'il faut attaquer l'Allemagne parce que pour l'instant il y a des tensions dans son armée et que si nous y allons, nous aurons avec nous les Tchèques et les Russes; on a fait l'erreur en 36 de ne pas attaquer lorsque la Rhénanie a été remilitarisée, et maintenant il faut y aller. Kerillis avait raison : d'un point de vue stratégique, c'était en 1938 qu'il fallait attaquer Hitler.

 

J'aimerais vous citer un extrait d'un de ses livres, de 1936, "Français, voici la guerre", dans lequel il a avertissait les Français de la guerre à venir contre les Boches. Il écrit :

 

"Pour ma part, je suis de ceux qui ne seront jamais complices de l'étranger quelque soit le prétexte qu'ils choisissent et même s'il prétendait seulement vouloir prévenir la révolution. Car je sais trop qu'une fois installés sur notre territoire, ils n'en partiraient pas sans nous avoir dépouillés. Je suis de ceux qui se battraient au besoin avec des communistes pour barrer la route aux Allemands. Je suis nationaliste, je le resterai jusqu'au bout. Pas d'Internationale blanche quand je condamne l'Internationale rouge. Pas de 'Bourgeois de tous les pays, unissez-vous', quand je condamne le 'Prolétaires de tous les pays, unissez-vous'. Pas de complicité avec Berlin quand je dénonce ceux qui en ont avec Moscou."

 

[...] Donc on voit un ennemi acharné du nazisme et un ennemi précurseur parce qu'à l'époque il était un peu tout seul.

http://img.over-blog.com/292x456/0/51/99/49/Octobre-nov-decembre-2014/Henri-de-Kerillis--de-Gaulle-dictateur.JPGEn 1940, quand l'Allemagne envahit le territoire, Kerillis part aux Etats-Unis, mais Kerillis, à ce moment-là est un fervent gaulliste parce que de Gaulle a continué le combat et que Kerillis n'était pas d'accord avec le fait de l'Armistice. Et Kerillis va rompre avec de Gaulle en 1943 quand il va se rendre compte que de Gaulle ne veut pas combattre militairement et qu'il fait de la politique (je renvois les gens à l'émission précédente).

 

Churchill, à l'été 1943, voulut rompre avec de Gaulle et fit un rapport de ses rapports avec de Gaulle depuis le début. Il évoque que le 16 juin (1940), le général (britannique)  Spears a promis à de Gaulle de lui donner la nationalité britannique si jamais la France venait à perdre la guerre. Et ça, Kerlillis nous le dit dans ce livre : "De Gaulle, dictateur", sorti en octobre 1945.

 

Chose importante, cet accord entre le général de Gaulle et le général Spears a été étendu à toutes les forces françaises libres du général de Gaulle. Churchill et de Gaulle font un accord le 7 août 1940, dont l'article 3, alinéa 5 dit ceci :

 

"Le gouvernement de Sa Majesté, est disposé à fournir à ces volontaires des facilités spéciales pour acquérir la nationalité britannique et se fera donner tous les pouvoirs nécessaires à cet effet."


Adrien Abauzit repose sa question : "Est-ce que ce que je dis est vrai ou faux ?"

 

Il aborde ensuite la question juive. Extrait :

 

"J'avais fait déjà une émission sur l'Agence Info Libre en revenant sur la polémique Léa Salamé - Zemmour.

 

Premier point. De tous les pays d'Europe, la France est le pays dans lequel le taux de survie des Juifs est le plus élevé, et ce de très loin. 75% des Juifs en France ont survécu. 95% des Juifs français ont survécu. Et 58% des Juifs étrangers ont survécu. Les Juifs qui sont morts pendant la Deuxième Guerre mondiale, en France, sont en quasi totalité des Juifs étrangers. Les Juifs français ont quasiment tous survécu. Pour savoir pourquoi, je renvois la vidéo faite pour l'Agence Info Libre. Et notamment pour voir toutes les mesures de protection qu'ont prises Pétain et Laval pour éviter que les Juifs français se fassent déporter. Pétain, Darlan et Laval se sont toujours opposés au port de l'étoile jaune en Zone libre. L'étoile jaune n'a pas été portée en zone libre. [...] S'il n'y avait pas eu Vichy, l'étoile jaune aurait été portée et on peut supposer que les déportations auraient été encore plus grandes.

 

Paul-Baudouin--Neuf-Mois-au-gouvernement--La-Table-Ronde--P.jpg"Le statut des Juifs". Pourquoi l'a-t-on fait ? Paul Baudouin, ministre des Affaires étrangères du gouvernement Reynaud, maintenu dans le gouvernement Pétain, dans son livre "Neuf mois au gouvernement" nous l'explique. Les Allemands vont savoir qu'ils vont prendre des mesures contre les populations juives de zones occupées.

 

Le gouvernement a voulu courcircuiter en quelque sorte (avec le "statut des Juifs") les Allemands qui prenaient des mesures antijuives extrêmement brutales.

 

Tepa, l'animateur de Meta Tv intervient et explique : "En Europe il y a eu une épuration beaucoup plus forte." Adrien Abauzit explique que les Allemands ont appliqué certaines de leurs ordonnances (antijuives) en zones occupées.

 

Et d'ailleurs Xavier Vallat, qui sera le Secrétaire du Commissariat à la question juive, demandera au cours de l'année 1941 à ce que les Allemands cessent d'appliquer leurs ordonnances puisque maintenant il y a une législation française sur la question. Il ne sera pas écouté. Hélas.

 

[...] S'il n'y avait pas eu Pétain et Laval, le sort des populations juives (en France) eut été probablement beaucoup plus catastrophique.

 

Raul Hilberg, la destruction des juifs d'europeDans son livre "La Destruction des Juifs d'Europe",  Raul Hilberg, un des premiers historiens à avoir traité du génocide juif avec Léon Poliakov, écrit :

 

"Dans ses réactions aux pressions allemandes, le gouvernement de Vichy tenta de maintenir le processus de destruction à l'intérieur de certaines limites. Celles-ci eurent essentiellement l'objet de retarder l'évolution du processus dans son ensemble. Les autorités françaises cherchèrent à éviter toute action radicale. Elles reculèrent devant l'adoption de mesures sans précédent dans l'histoire. Quand la pression allemande s'intensifia en 1942, le gouvernement de Vichy se retrancha derrière une seconde ligne de défense. Les Juifs étrangers et les immigrants furent abandonnés à leur sort, et l'on s'efforça de protéger les Juifs nationaux. Dans une certaine mesure, cette stratégie réussit. En renonçant à épargner une fraction, on sauva une grande partie de la totalité."

 

Donc si on attribue aux mots leurs sens, Raul Hilberg nous dit que le gouvernement Pétain a sauvé une grande partie des Juifs vivant sur le sol de France. Et je précise que de Gaulle, lui, fatalement, il n'a pas pu en sauver beaucoup. Si personne était resté sur place, on n'aurait pas pu le faire...

 

Raul Hilberg et Léon Poliakov ont fait des rééditions de leurs livres respectifs (Bréviaire de la Haine et La Destruction des Juifs d'Europe). La dernière édition de La Destruction des Juifs d'Europe date de 2006. Ils ont maintenu leurs conclusions.

 

Pour faire comprendre ce que recouvrait le terme de "Révolution nationale" (un terme que Pétain n'aimait pas), Adrien Abauzit cite un extrait d'un rapport fait par le général Weygand, en date du 28 juin 1940, qui "à certains égards va résumer la pensée de Pétain" qui souhait expurger la France des principes de 1789 et des "Lumières" :

 

"L'ancien ordre des choses, c'est-à-dire un régime politique de compromission maçonnique, capitaliste et internationale nous a conduit où nous sommes. La France n'en veut plus. La lutte des classes a divisé le pays, empêché tout travail profitable, permis toutes les surenchères de la démagogie. Le relèvement de la France par le travail ne peut être réalisé sans l'instauration d'un nouveau régime social, fondé sur la confiance et la collaboration entre ouvriers et patrons. C'est ce régime social qu'il faut instituer.

 

La baisse de la natalité, en diminuant le potentiel de la France, nous a amené du point de vue militaire, à défendre notre territoire avec une proportion inadmissible de contingents nord-africains, coloniaux et étrangers, et d'un point de vue nationa, à effectuer des naturalisations massives et regrettables.

 

La famille doit être remise à l'honneur. La vague de matérialisme qui a submergé la France, l'esprit de jouissance et de facilité sont la cause profonde de nos faiblesses et de nos abandons. Il faut revenir au culte et à la pratique d'un idéal résumé dans ces quelques mots : 'Dieu, Patrie, Famille'. L'éducation d enotre jeunesse est à réformer, etc."

 

Adrien Abauzit explique que "si tout n'était pas parfait dans ce qu'ont fait Pétain et d'autres, mais pour ce qui est des valeurs qu'ils voulaient remettre au centre de la société française, cela allait dans le bon sens. Ils voulaient notamment rechristianiser la France, et que l'Eglise joue un rôle plus important, notamment dans l'Education. Le ministre de l'époque, qui était chrétien, Jacques Chevalier, disait : 'L'école sans Dieu c'est terminé.'"

 

"La doctrine de Pétain était que pour se débarrasser des principes de 1789, et notamment la notion de 'Peuple souverain', il fallait substituer la notion de corps politiques, c'est-à-dire qu'on renoue avec une société traditionaliste des corps politiques et non plus des individus atomisés et éparpillés qui sont dans l'inertie et qui sont impuissants, en vérité.

 

Adrien Abauzit explique :

 

"On en parlera pas aujourd'hui, car on n'en a pas le temps, mais la constitution que voulait faire Pétain était une constitution démocratique. ... Les pères de famille avaient deux droit de vote, pourquoi ? Parce qu'on remet les familles au centre, et non plus l'individu." [Cf. Les deux types de démocratie (organique corporative et moderne égalitaire)  et " La représentation de la société par corps plutôt que par têtes ". Il serait intéressant que Meta-Tv invite Adrien Abauzit comme force de propositions sur ce sujet de la démocratie organique dans le cadre du renouvellement des institutions vérolées par l'Oligarchie.] Pétain voulait faire une république chrétienne, corporative et familiale, donc antijacobine."

 

"De Gaulle est le garde-fou ultime du mondialisme. Je sais que des gens vont buguer quand je dis ça. Et moi-même j'ai mis beaucoup de temps avant de l'enregistrer."


 

Extrait :

 

"De Gaulle a rétabli les principes qui permettent, qui ont permis à nos élites de se rallier au mondialisme, plus tard. C'est-à-dire l'idéologie des 'Lumières'.

 

Si on avait fait des institutions qui reposent sur le christianisme, je ne vous fais pas un dessin, mais le mondialisme n'avait aucune chance de prospérer en France.

 

De Gaulle a rétabli des principes mauvais et notre société aujourd'hui est ce qu'elle est, parce qu'elle repose sur des principes mauvais. Et on juge un arbre à ses fruits. Donc les mauvais fruits aujourd'hui ne tombent pas du ciel, ils viennent du fait que les principes qui en sont à l'origine sont mauvais. ... De Gaulle a fait perdre un siècle à la France de ce point de vue-là.

 

... Tous les massacres contemporains de l'histoire de France sont du fait de la Gauche :  génocide vendéen, massacre des ouvriers en 1848 (général Cavaignac), massacre de la Commune en 1871 (gauche de monsieur Thiers), en 1934 Daladier tire sur la foule, et l'épuration de 1945, faite par les communistes. L'Anti-France cherche à faire la peau à la France.

 

... Que s'est-il passé à la 'Libération' ? Les communistes ont voulu liquider une classe sociale de droite, liquider les notables de droite puisqu'ils étaient dans une logique de 'révolution', comme les bolchéviques en 1917 (Cf.  Etats-Unis : Du melting pot au « salad bowl » - la révolution mondialiste communiste ). L'animateur Tepa intervient en précisant : "Il y avait beaucoup de règlements de compte contre les patrons." Adrien Abauzit explique qu'à la 'Libération', "à partir du débarquement, on a vu aussi beaucoup d'abbés se faire assassiner, des châtelains, et même on a vu certains résistants se faire assassiner... Les héritiers politiques des FTP n'ont aucune leçon politique à donner puisqu'ils cautionnent les actes commis par certains FTP.

 

 

Extrait : 

 

"Le problème de fond de de Gaulle est qu'il n'a pas aboli les mauvais principes qu'il a rétablis en 1944. De Gaulle a pactisé avec la république des 'Lumières'. Il est devenu le garde-fou ultime de la république des 'Lumières'. Y compris en 1958, d'ailleurs.

 

Je pense qu'il (de Gaulle) s'est dit quelque chose comme : 'Je sais que ces principes sont mauvais (De Gaulle a eu une éducation catholique traditionaliste), mais je déjouerai cela et j'arriverai à mettre en place un régime qui conjurera ces mauvais principes de base.' Je pense qu'il a raisonné comme cela.

 

On voit le résultat. Ceux qui ne voient pas le résultat, prenez les transports en commun en Île de France ! Et donc de Gaulle, malgré lui, s'est fait un porte-flambeaux de l'Anti-France des 'Lumières'.

 

De Gaulle, quand il a été au pouvoir, a essayé de lutter contre les conséquences de causes qu'il a rétablies. Mai 1968 est l'enfant de 1944. Si les gauchistes et la gauche a autant d'influence dans la superstructure française c'est parce qu'à la 'Libération' ils ont pris les places. A la 'Révolution de 1944', devrais-je dire. Parce qu'à la 'Libération' il y a deux phénomènes qui vont se superposer, la libération du territoire et la Révolution de 1944 où la gauche a pris le pouvoir en France. Je rappelle toujours cette filiation : 1789, 1944, 1968.

 

L'animateur Meta Tv, Tepa intervient et précise :

 

"J'ai entendu parler d'une opération colorée (en 1968) contre de Gaulle". - "Ce n'est pas impossible", répond Adrien Abauzit. " Gaulle à l'époque pensait que c'était la Chine qui avait financé mai 68. Certains diront que c'est les Etats-Unis, d'autres Israël" (parce que de Gaulle avait parlé du "peuple sûr de lui-même et dominateur. Ndlr.)

 

Dans mai 1968, Adrien Abauzit explique :

 

"Sans la Croix du Christ, la vie purement matérielle, quel est le sens de la vie ? La réponse donnée par les soixanthuitards, c'est la jouissance. L'illusion de la jouissance va remplacer la quête de justification.

 

De Gaulle savait tout ça. Et je pense qu'il n'a pas été dupe sur ce qu'il avait fait. Et donc de Gaulle a été châtié par là où il a péché. Il a péché par les 'Lumières', il a été châtié par les 'Lumières'. Sachant qu'en 1969, de Gaulle se fait dégager parce qu'il se fait trahir par Pompidou et Giscard.

 

Et là, pour être honnête, le projet de Gaulle de participation était une très bonne chose... Projet de participation parfaitement compatible et même dans l'esprit du corporatisme que voulait revigorer ce cher Pétain."


 

 

 

 

via

 

http://metatv.org/adrien-abauzit-contre-histoire-du-general-de-gaulle-la-suite-meta-tv


 

 

 

 

. Adrien Abauzit - Contre Histoire du général de Gaulle - Meta TV (Première partie)

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 19:25

Tepa de Meta-Tv déconstruit remarquablement le "mythe de la Révolution française" :

 


  Tepa - La déconstruction des mythes historiques est-elle nécessaire? - Meta TV 1/4 par metatvofficiel

 

La déconstruction des mythes historiques. Extrait à partir de 17:15 :

 

« Le mythe de la Révolution française et des bienfants de la Révolution française.

 

Pendant toute notre enfance, et maintenant certainement plus d'une centaine d'années, peut-être bien même deux cents ans, on nous verse une espèce de soupe sur la Révolution française qui est qu'il y aurait eu un "Ancien Régime" horrible, méchant, des gens pas du tout civilisé, des dictateurs, tous des Hitler en puissance, un peuple qui serait devenu complètement analphabète, et il y eut la Révolution française, les Lumières, la démocratie, la république et tout le monde fut heureux. Le bonheur suprême arriva sur terre depuis cette époque. Cela, c'est vraiment la vision binaire, manichéenne, simpliste qu'on nous a présenté de l'histoire.

 

Et quand on va un peu au fond de ces choses-là, on s'aperçoit que toute la classe politique, tout le monde se revendique de cet héritage, toute l'histoire est basée là-dessus. On formate les gens à penser que la Révolution française c'est le mythe fondateur de la France et que quasiment, la France existe depuis la Révolution française (alors que pour beaucoup d'historiens, de patriotes, c'est la fin de la France). Et pourtant c'est appris comme cela. C'est un mythe absolu qui est en train de d'effondrer petit à petit. On s'aperçoit de ce qu'est la Révolution française, quel est son héritage réel, quelles ont été les conséquences, quels ont été les véritables acteurs, et quels étaient leurs objectifs.

 

On était dans le mythe du gentil peuple qui a pris Paris et a installé un vrai régime républicain. Or, le mythe a pris un coup. Il a pris des coups sévères depuis.

 

Et ce mythe de la Révolution française qui est en train de s'effondrer emmène peut-être avec lui une certaine idée de la politique. C'est pour cela qu'on tient absolument à le préserver. Parce qu'évidemment, quand on a enterré ces idéaux de la Révolution française on se dit bien qu'il en faudrait une autre, ou en tout cas, que l'on ne se fera pas avoir de la même façon.

 

L'évènement qu'on nous a présenté comme le déclencheur, le libérateur de tout un peuple, on s'aperçoit qu'en fait, c'est un changement de pouvoir. C'est - au contraire - l'avilissement de quasiment tout le monde ouvrier (Marion Sigaut parle de la "prolétarisation du monde ouvrier" Ndlr.), qui de monde paysan devient le "monde ouvrier" au XIXe siècle, qui dépossédé de son outil de production (isolé et interdit de s'associer dans le cadre des anciennes corporations protectrices de métiers, Ndlr.), donc à la merci des grandes entreprises, du grand capital.

 

Et donc la Révolution française n'a pas protégé le peuple contre ça. Au contraire, elle l'a livré.

 

Et si on se met à déconstruire ce mythe (dont la Loi le Chapelier), on s'aperçoit de ce qu'il y a vraiment derrière la Révolution française. Et on va creuser. Et là on voit le meurtre des Chouans, le génocide vendéen - parce que ça non plus la république n'aime pas, elle n'aime pas que l'on rappelle ce que la république a fait en Vendée et a tué des milliers de personnes, des dizaines de milliers de personnes. C'est un véritable génocide pour ceux qui étaient contre la Révolution. »

 

Pour aller plus loin sur les mythes historiques :

 

http://www.christ-roi.net/index.php/Mythes_historiques

 

et en particulier le mythe du grand progrès apporté par la Révolution francaise...

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 12:19
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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 22:02

On nous communique :

 

Isabelle de France, Statue sous le porche de Saint-Germain-

Isabelle de France,

Statue sous le porche de Saint-Germain-l'Auxerrois, refaite en 1841 par Louis Desprez

Conférences franciscaines de la rue Marie-Rose

Mercredi 19 novembre 2014, 18h00
Isabelle de France, la princesse méconnue
par Jacques Dalarun.

Avec Héloïse et Claire d’Assise, Isabelle de France, sœur de saint Louis, fait partie de l’infime bataillon des femmes qui, au Moyen Âge, eurent l’audace de composer une Règle pour régir la vie d’autres femmes. L’Ordre des Sœurs mineures, qu’elle fonda, se répandit en France et surtout en Angleterre. Pourtant, alors que, dans leurs pays respectifs, Élisabeth de Hongrie ou Agnès de Prague font figure d’héroïnes nationales, la princesse capétienne est à ce jour une inconnue de l’Histoire.

Médiéviste spécialiste de François et de Claire d'Assise, Jacques Dalarun est l’ancien directeur des études médiévales à l'École française de Rome et directeur de recherche au CNRS. Aujourd’hui, il rend hommage à cette grande princesse française en nous dévoilant la vie, le courage et la sainteté d’une femme de son temps qui peut servir d’exemple aujourd’hui.

L’auteur dédicacera son ouvrage Isabelle de France, sœur de saint Louis à l’issue de la conférence.

Couvent saint François
7, rue Marie-Rose
75014 Paris – Métro Alésia
Contact : 01 40 52 12 70

 

 

. La femme au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime : l'exclusion des femmes ne date pas des "siècles obscurs" mais vient plus tard, de la modernité

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 18:09

 

Emission exceptionnelle sur la contre-histoire de de Gaulle.

 

Adrien Abauzit, auteur, conférencier et avocat, lors d'un entretien pour Meta-Tv a exposé le résultat de ses recherches sur le véritable rôle joué par le maréchal Pétain et celui du général de Gaulle pendant la seconde guerre mondiale. Il explique avoir été gaulliste jusqu'en 2012 (3e partie, 25:38) "tellement pris dans ce conditionnement" qu'il n'osait pas "franchir ce pas" et ayant "des blocages internes". Il ne connaissait qu'"une partie de la vérité qui permettait d'avoir une autre vision de de Gaulle". Mais ensuite, au fil de ses recherches et de ses lectures, "au bout d'un moment, on en tire les conclusions".

 

Sa démonstration s'appuie sur de nombreuses sources inspirées directement par les ouvrages des témoins direct et des anciens acteurs importants de cette période.

 

C'est la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale qu'une émission est consacrée à la réhabilitation du véritable rôle historique joué par le Maréchal Pétain.

 

 

Extrait :

 

Adrien Abauzit commence par poser une question : "Si de Gaulle est une icône du nationalisme, (nous sommes dans un monde où le nationalisme et l'amour de la France sont diabolisés) comment se fait-il que cet individu est sanctifié ?"

 

- Le journaliste présentateur Tepa de Meta-Tv ajoute : "et sanctifié par les partis opposés ! Donc de Gaulle est le seul dénominateur commun pour tous les partis."

 

- A. A. : "C'est le totem incontournable."

 

Adrien Abauzit explique qu'il avait eu l'idée de cette émission et en avait parlé à Meta-Tv avant l'été.

 

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Général Weygand Amiral Auphan Maître Jacques Isorni, Procès du Maréchal Pétain Louis Rougier

 

 

- A. A. : "Ce qui est très intéressant, c'est que depuis lors (cet été), il y a eu la polémique Zemmour/Salamé qui a remis la question Pétain au centre du débat public. Ce qui est curieux, a priori irrationnel. Pourquoi vouloir parler de ça ? Et bien pour une raison très simple : aujourd'hui en 2014, il y a une partie de la France qui a envie de mourir en tant que France. Pourquoi a-t-elle envie de mourir ? Parce qu'elle est structurée par la haine de soi. Pourquoi est-elle structurée par la haine de soi ? Deux raisons. La première parce qu'elle est pétrie par l'idéologie des Lumières qui aboutit à la haine de soi. Deuxième raison : si comme le disent les gaullo-communistes Pétain est une ordure, la France est une ordure puisque la France entière s'est ralliée à Pétain. Donc nous sommes un pays d'ordures... Donc je voulais faire cette émission pour remettre les pendules à l'heure. Et bien entendu je vais dédier cette émission à quelques personnages comme le général Weygand, comme l'amiral Auphan, comme Louis-Dominique Girard (ancien chef de cabinet du maréchal Pétain, Ndlr.), maître Jacques Isorni et Louis Rougier, auteur de de Gaulle contre de Gaulle, avec le drapeau de la Grande-Bretagne et le drapeau de l'Urss..., un livre qui dans la catégorie envoi de scuds, celui-là fait très très mal.

[...] L'une des choses que je vais essayer de démontrer ce soir, c'est que de Gaulle n'était pas l'âme de la Résistance. Il n'a initié aucun mouvement de la Résistance. Si la France a été du côté des vainqueurs à la fin de la guerre, ce n'est absolument pas grâce au général de Gaulle. Et le général de Gaulle a commis un crime contre la France en 1944-45, dont on paye aujourd'hui les conséquences encore.

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 Rudolf von Sebottendorf

 

Fils d’un conducteur de locomotive, ingénieur, d’origine allemande, naturalisé Turc en 1911, donc citoyen de l’Empire ottoman, se prétendait légataire universel d’un baron von SEBOTTENDORF. Occultiste, astrologue, historien de la franc-maçonnerie et des sociétés secrètes, il affirmait avoir été initié par la confrérie musulmane soufie BEKTASHI. Il voulait concilier la franc-maçonnerie et le Coran.

Il est l’auteur d’ouvrages comme «La pratique de l’ancienne franc-maçonnerie turque», «La clé de la compréhension de l’alchimie» (1920), «Le talisman des rose-croix» (un roman de 1925) et son célèbre «Avant qu’HITLER ne vienne» (1933).

Les nazis n’apprécièrent pas ce qu’il avait écrit dans cet ouvrage «J’ai semé ce que le Führer fait lever». L’interdiction des sociétés secrètes décrétée en 1937 mit fin aux activités de la Société de Thulé.

 

Source: http://lamemoiredeluzian.blogspot.fr/2013/03/21-les-runes-de-thule.html

 

Sebottendorf se serait suicidé en se jetant dans le Bosphore en 1945. 

Société de Thulé,

secte ésotérico-politique fondée par le franc-maçon Rudolf von Rudolf von Sebottendorf

[...] La Seconde guerre mondiale est une guerre qui a pour origine la folie d'un homme qui est Adolf Hitler, qui est peut-être le plus grand ennemi de la France de toute son histoire. Hitler était nazi. Qu'est-ce que le nazisme ? Le nazisme a des origines lointaines, mais pour ne parler que du XXe siècle, à la base il y a un homme qui s'appelait Rudolf von Sebottendorf, qui est un allemand très bizarre. Né en 1875, il a vécu en Turquie, il s'est fait naturalisé turc en 1908, il s'est converti à l'islam et à l'époque, il a essayé de concilier l'islam et la franc-maçonnerie. Rentré en Allemagne en 1918 il va s'affilier à une société ésotérique qui s'appelle l'Ordre des Germains, et il va créer la branche bavaroise de l'Ordre des Germains qui s'appelle la société Thulé, qui existe encore. Il faut le savoir. Et la Société Thulé va produire la doctrine du national-socialisme. Donc cela va être un mélange de paganisme, de mythologie germanique, et de pangermanisme, quelque chose de très tordu. Et une grande partie des cadres du nazisme sont passés par la Société Thulé. Je n'ai pas les noms en tête, mais je crois qu'il y avait Rudolf Hess, Jules Streicher, Hitler aussi peut-être.

 

Comment peut-on résumer l'idéologie du national-socialisme ? C'est très simple, moi je la résume par une petite formule : c'est la rencontre entre la philosophie des Lumières et le pangermanisme. La philosophie des Lumières veut créer un homme nouveau, par l'abolition du passé. Le national-socialisme veut créer un homme nouveau, un nouvel Adam, qui sera l'aryen. Et il veut le créer notamment en éradiquant le reliquat de christianisme dans les sociétés européennes. Donc il faut comprendre que pour les nazis, les vrais, la Seconde Guerre mondiale c'est une guerre de religion. On ne peut pas comprendre la haine de Hitler contre le christianisme et contre le judaïsme (malgré l'incompatibilité théologique entre les deux d'ailleurs) si on ne comprend pas qu'il s'agissait pour Hitler d'une guerre de religion.

 

Donc la Thulé Gesellschaft a créé cette idéologie nazie. Elle demande à un individu qui est un de ses membres, Anton Drexler de créer un parti, le parti ouvrier allemand (Deutsche Arbeiter partei, 1919). Hitler va intégrer ce parti et en prendre la tête (1923). Dix ans après il sera au pouvoir. 

 

En 1939, l'Angleterre pour protéger l'intégrité territoriale de la Pologne déclare la guerre à l'Allemagne et la France suit l'Angleterre et déclare aussi la guerre à l'Allemagne. Hitler a tout fait pour provoquer cette guerre, il était parfaitement au courant que la France et l'Angleterre s'étaient engagées à maintenir l'intégrité de la Pologne. Donc il l'a cherchée.

 

[...] Au mois d'octobre 1939, le Parti communiste français, qui à l'époque était allié avec les nazis au titre du Pacte germano-soviétique, a demandé à ce que l'on fasse la paix avec Hitler qui avait demandé la paix en octobre 39, et ce sont les communistes qui ont demandé à ce qu'on écoute cette proposition d'Hitler. Les communistes étaient au début de la guerre alliés des nazis. Il faut ajouter que les communistes sabotaient les usines d'armements françaises et le matériel français.

 

 

Louis-Dominique-Girard--Montoire--Verdun-diplomatique.jpg Lucien-Galimand--Origine-et-deviations-du-Gaullisme.-De-Ga.jpg
Louis-Dominique Girard, Montoire, Verdun diplomatique : "un livre qui a marqué ma vie. Cela je peux vous le dire tout de suite, il est dans le TOP 10 !" explique Adrien Abauzit. Lucien Galimand, Origines et déviations du Gaullisme, de Gaulle, agent de Reynaud ?

Nous arrivons au mois de février 1940. A ce moment-là, Daladier est encore président du Conseil et Chamberlain, Premier ministre (en Angleterre Ndlr.). A Versailles, deux personnes vont se rencontrer, monsieur Paul Reynaud (ministre des affaires étrangères Ndlr.) et Churchill. Ils ne sont pas seuls et font venir quelques journalistes. Ils évoquent ce que devrait être la ligne à suivre pendant la guerre.

Et à ce moment-là, un pacte secret va naître entre Churchill et Paul Reynaud. Ce plan Reynaud-Churchill nous le connaissons grâce à deux ouvrages : 'Montoire, Verdun diplomatique' de Louis-Dominique Girard (qui a été directeur du cabinet civil de Pétain entre février 1944 et juillet 1944) et le livre de Lucien Galimand, 'Origine et déviations du Gaullisme. De Gaulle, agent de Reynaud ?'. Et je précise que Lucien Galimand, lui, à l'inverse, était un officier des FFI.

 

Comment est-on au courant de ce pacte secret entre Paul Reynaud et Churchill ? Parce que Lucien Romier, qui était le patron du Figaro dans les années 30, était très proche de Paul Reynaud, et qu'il était à cette réunion de Versailles. Et Lucien Romier, qui a été ministre de Pétain, a évoqué cet entretien secret à l'entourage du maréchal Pétain.

 

Le plan Churchill-Reynaud est le suivant : Churchill et Reynaud prennent acte du fait que la France ne tiendra pas face à l'Allemagne parce que nous sommes beaucoup trop en retard en terme d'armement. Et l'Allemagne à ce moment-là est deux fois plus peuplée que la France (80 millions d'un côté, 40 millions de l'autre). Donc, les deux futurs Premiers ministres conviennent que lorsque l'armée française s'effondrera et capitulera, le gouvernement français devra alors s'exiler à Londres et à Londres, attendre que l'Angleterre surarmée par l'industrie américaine puisse envahir le continent, sachant que parallèlement le gouvernement français devra de son côté donner l'ordre de l'insurrection nationale, d'une sorte de guérilla généralisée sur tout le pays. C'est ce qui se passait déjà avec la Tchécoslovaquie: le gouvernement de Bénès était en Angleterre, le gouvernement polonais envahi était en Angleterre, etc. Ce plan Reynaud-Churchill est un des plus grands secrets de la Ve république. C'est interdit de le savoir. Il y a un plan secret entre Reynaud et Churchill qui consistait donc à déplacer le gouvernement en Angleterre une fois que la France serait submergée par l'armée allemande. On anticipe la défaite.

 

Arrive le mois de mars (1940), Daladier tombe, il chute parce qu'on le trouve trop mou dans la conduite de la guerre. Et qui va le remplacer ? Paul Reynaud. Le 28 mars 1940 est fait un traité entre la France et l'Angleterre en vertu duquel on ne concluera pas d'armistice et de paix définitif chacun de son côté : chaque pays s'engage à ne faire une paix qu'ensemble.

Attaque-allemande-10-mai-1940.jpgLa Drôle de guerre va se terminer et les Allemands nous attaquent le 10 mai 1940 en passant par la Hollande et la Belgique. Et en fait, dès le 15 mai, la guerre est déjà perdue ! Paul Reynaud panique et il va appeler au gouvernement deux hommes. Et, j'ai oublié de le dire, depuis le 5 mai 1940, Paul Reynaud avait fait venir au gouvernement un certain Charles de Gaulle. Et il faut savoir que Paul Reynaud et Charles de Gaulle sont de proches collaborateurs depuis au moins 1935. De Gaulle était l'homme de Paul Reynaud. Il était parfaitement au courant du plan Reynaud-Churchill. Donc, face à la percée de Sedan, Reynaud panique et appelle au gouvernement deux hommes, le maréchal Pétain pour galvaniser le pays, parce que Pétain est un héros vivant à l'époque, et le général Weygand qui était au Moyen-Orient. Et Weygand va remplacer le général Gamelin. Mais les Anglais s'en vont sans nous prévenir (ils filent à l'anglaise, Ndlr...). La manoeuvre de Weygand ne va pas fonctionner et nous allons subir la plus grave défaite de notre histoire.

 

Le 12 juin, le général Weygand au Conseil des ministres va dire là on arrête, il faut demander l'armistice, c'est la débâcle totale, nos hommes se font massacrer. Le 13 juin, Pétain au Conseil des ministres se rallie à cette idée de demander l'armistice. Reynaud ne le veut pas et la majorité des ministres à ce moment-là ne le veut pas non plus. Le président de la république Lebrun ne le veut pas non plus. Le président du Sénat Jeanneney ne le veut pas non plus, le président de la Chambre des députés non plus, monsieur Herriot. Les ministres et Paul Reynaud veulent, dans un premier temps, partir en Afrique du nord à Alger, transférer le gouvernement à Alger. Pétain et Weygand sont contre puisqu'on n'entraîne pas la Patrie à la semelle de ses souliers. Pour défendre les Français c'est sur place qu'il faut le faire et non pas à l'étranger. A ce moment-là, un membre du gouvernement, ancien président du Front populaire, Camille Chautemps va avoir l'idée suivante : si nous partons en Afrique du Nord, nous passons pour des déserteurs auprès du peuple français et le peuple français ne l'acceptera jamais.

Dominique-Leca--La-Rupture-de-1940.jpgDonc il faut trouver un motif qui justifie ce départ en Afrique du nord. On va faire ce que les historiens appellent 'la transaction Chautemps' : nous allons demander aux Allemands quelles sont leurs conditions d'armistice, nous préjugeons que ces conditions seront déshonorantes, et donc nous aurons un motif pour ne pas accepter cet armistice et pour nous replier en Afrique du Nord. A l'époque on a en tête la question de la flotte française qui est la deuxième flotte du monde. Et en fait, ce qui va se jouer dans l'armistice c'est la question de la flotte. [...] C'est à ce moment-là que Paul Reynaud va faire un calcul qui nous est très bien connu grâce au livre de Dominique Leca, 'La Rupture 1940'. Dominique Leca était un proche collaborateur de Paul Reynaud, avec lequel il a vécu au quotidien à partir de 1938. Il raconte le calcul de Paul Reynaud qui est le suivant : le pays ne comprendra pas que nous partions en Afrique du Nord. Donc il faut le justifier, mais moi Paul Reynaud je ne veux pas faire cette demande d'armistice. Et je ne veux pas incarner officiellement la rupture franco-anglaise. Donc je vais refiler la patate chaude à quelqu'un qui va demander l'armistice à ma place !...  Et donc Paul Reynaud va démissionner à ce moment-là (alors que légalement il avait tous les pouvoirs pour aller en Afrique du nord s'il le voulait), il va demander à Lebrun de nommer Pétain président du Conseil, on va demander à Pétain de demander l'armistice, Hitler exigera la flotte et peut-être des concessions dans notre empire colonial. Cela sera une paix déshonorante que Pétain ne voudra pas faire, Pétain sera à ce moment-là obligé de demander aux armées de capituler, Pétain rendra sa démission, et moi Paul Reynaud je serai réinvesti par le président Albert Lebrun et nous pourrons partir en Afrique du nord, voire... en Angleterre ! Dominique Leca l'explique très bien dans son livre.

 

Armistice-du-22-juin-1940.jpg
Armistice le 22 juin 1940, signé à en forêt de Compiègne

Pétain fait la demande d'armistice le 16 juin à minuit. Pendant deux jours on n'a pas de réponse, on continue à se battre sur le terrain jusqu'au 23 juin. Le 18 juin, on n'a pas de réponse, de Gaulle part (en Angleterre le 17 juin Ndlr.),à ce moment-là on ne se sait pas ce qui se passe encore. Le 19, on a une réponse des Allemands, les deux parties négocient. Du côté français le représentant est Charles Huntziger. Et finalement, on arrive à un texte d'armistice le 22 juin, mais petit problème ce texte n'exige pas la livraison de la flotte et ce texte ne touche pas à l'intégrité territoriale de la France et de son empire. Et là Reynaud (est coincé Ndlr.). Pétain va rester au pouvoir.

 

Revenons à de Gaulle. Pourquoi de Gaulle part-il le 18 juin ? Il faut savoir que le 16 juin, de Gaulle transmet au Conseil des ministres une proposition d'union franco-anglaise dans laquelle la France et l'Angleterre fusionnerait véritablement et ne fera plus qu'un seul pays. Cela, quand on est un patriote français c'est interdit !... Mais de Gaulle transmet cette proposition, qui d'ailleurs lui a été soufflée par Jean Monnet. Entendant cette proposition, le Conseil des ministres se prononce plutôt pour la 'transaction Chautemps'.

 

Appel-du-18-juin-1940.JPG

 

[...] Quand il part en Angleterre, le 17 au matin, il (de Gaulle) y va en pensant que Reynaud reprendra le pouvoir et le rejoindra.

Et qui donne 100.000 francs à de Gaulle quand il part prendre l'avion avec le général Spears ? Dominique Leca, le proche collaborateur de Paul Reynaud.

Donc de Gaulle quand il part et fait son appel du 18 juin, est encore l'agent de Paul Reynaud et attend que Reynaud et son futur gouvernement le rejoigne en Angleterre. Et nous arrivons à l''Appel du 18 juin'.

Que dit de Gaulle dans l'Appel du 18 juin ?

 

'J'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y retrouver, avec leurs armes ou sans leurs armes. J'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y retrouver à se mettre en rapport avec moi. Quoiqu'il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.'


Il appelle simplement les gens qui sont en Angleterre à le rejoindre. Et elle est où la résistance à ce moment-là? Elle est sur le front, pendant la bataille de France. A ce moment-là les armées continuent à se battre. Donc quand on dit qu'à ce moment (de l'Appel du 18 juin) de Gaulle a demandé de continuer de se battre, elle (la France) se bat encore ! Et de Gaulle attend Reynaud à ce moment-là, attend le gouvernement d'émigration Reynaud. C'est là un élément capital.

 

De Gaulle dans ses Mémoires nous dit 'Je suis parti le 17 juin parce que j'ai répondu à un appel du fond des âges'. Pipeau total, tu es parti parce que Spears t'a dit 'rappelle-toi du plan Reynaud-Churchill, ils vont arriver après toi en Angleterre, tu es l'avant-garde de ce gouvernement d'émigration, viens avec nous.

 

Henri-de-Kerillis--de-Gaulle-dictateur.JPGJe précise, un petit scoop qui nous est précisé par  Henri de Kérillis, un des français les plus antinazis dans les années Trente et qui est parti aux Etats-Unis quand les Allemands sont arrivés... Dans son livre 'de Gaulle dictateur', Henri de Kérillis explique qu'il avait sous la main un rapport fait par Churchill à l'été 1943 qui pensait à s'en débarrasser.

 

Ce qu'il faut savoir c'est que de Gaulle a accepté de suivre Spears après que Spears se soit engagé à lui donner un salaire de général britannique et après qu'il se soit engagé qu'en cas de victoire allemande, on lui donne la nationalité britannique. C'est l'amour de la France cela ?

 

Et je précise que de Gaulle et Spears vont faire un accord, qui date je crois du 7 août 1940, dont la dernière clause nous dit que les Français qui s'engageraient dans la 'France libre' auraient des facilités aussi pour avoir la nationalité britannique si jamais ils avaient des problèmes à la fin de la guerre. Cela ne sent pas trop l'amour de la France tout cela !

 

Donc je vous disais, de Gaulle attend à ce moment le retour de Paul Reynaud. Quand va-t-il s'affranchir de Paul Reynaud ? Il va s'en affranchir entre le 22 juin et le 23 juin. Pourquoi ? Parce que Paul Reynaud va abandonner son projet de partir ! Pourquoi Paul Reynaud l'abandonne-t-il ? Finalement, pour Paul Reynaud cet armistice n'est plus cet armistice si déshonorant, il n'a plus la possibilité de redevenir président du Conseil. [...] Surtout, je pense que Reynaud a compris que son projet était délirant. Et Reynaud envoya un télégramme à Churchill dans lequel il lui dit en gros, de reporter sa confiance sur le maréchal Pétain et d'éviter des brouilles entre la France et l'Angleterre qui arrangeait l'Allemagne.

 

Je précise aussi, j'ai oublié de vous le dire, que dès le lendemain où Pétain a été investi Président du Conseil, on a annoncé dans les media anglais que Paul Reynaud allait arriver à Londres, [...] et jusqu'au 25 juin la radio anglaise a annoncé l'arrivée de Reynaud.

 

Vice-Amiral-Muselier--De-Gaulle-contre-le-gaullisme.jpg

Le Vice-amiral Muselier organisa les Forces navales françaises libres. Il fut le premier officier général à rallier Charles de Gaulle à Londres dès le 30 juin 1940. C'est lui qui eut l'idée de distinguer sa flotte de celle de Vichy, en adoptant la croix de Lorraine (en souvenir de son père d'origine lorraine), qui devint ensuite l'emblème de toute la France libre.

Et dans le livre du Vice Amiral Muselier, 'De Gaulle contre le gaullisme' (le Vice Amiral Muselier était une des premières personnes à avoir été invitées à rejoindre le général de Gaulle. Il était à Gibraltar le 28 juin et c'est lui qui a organisé la marine de la France libre mais qui a fini par rompre avec de Gaulle parce qu'il s'était aperçu que ce qui intéressait de Gaulle, ce n'était pas la lutte contre les nazis, c'était la prise du pouvoir après la guerre).

Que nous dit l'amiral Muselier ?

Quand il est à Gibraltar il s'attend à retrouver de Gaulle et Reynaud. Pourquoi Reynaud ? Parce qu'on avait annoncé que Reynaud était parti et qu'à l'époque, qui disait de Gaulle disait Reynaud !

 

Donc de Gaulle est parti parce qu'il était l'agent de Paul Reynaud et au final, c'est la défection de Reynaud qui a permis à de Gaulle de prendre son envol.

 

Mais que s'est-il passé le 18 au Conseil des ministres du gouvernement français ? Il s'est passé un évènement qui a changé le cours de l'histoire de l'Humanité. Les premières bombes atomiques ont été réalisé à partir d'un matériel qui s'appelle l'eau lourde. Les réserves d'eau lourde étaient en Norvège.


La-Bataille-de-l-eau-lourde.jpgLes Allemands ont envahi la Norvège en avril 1940. Et les Français avaient envoyé une expédition qui à l'époque prit les réserves d'eau lourde. Donc, quand les armées allemandes nous envahissent en mai-juin 40, les réserves d'eau lourde sont en France.


Or, on apprend dans le livre de Louis-Dominique Girard, 'La guerre franco-française' que 'pendant la tragique semaine vécue à Bordeaux - il faut enfin le révéler -, le gouvernement du Maréchal avait fait transférer en Angleterre d'où elle devait rejoindre les Etats-Unis la précieuse provision française d'eau lourde grâce à laquelle les Alliés gagneraient la guerre cinq ans plus tard. L'épopée de l'eau lourde reconstituée au cinéma a été présentée aux Français en 1948. On leur a montré comment la France s'était procuré l'eau lourde en Norvège, on leur a montré des savants travaillant dans les laboratoires du Collège de France. On leur a montré l'eau lourde prenant le chemin de l'exode et trouvant asile dans la prison de Riom, avait passé l'Océan et permis la victoire finale. Mais on n'a pas osé leur dire que le Conseil des ministres en avait délibéré le 18 juin en présence du Maréchal et du général Weygand.


 On leur a tu que c’est M. Jean Bichelonne, fonctionnaire et futur ministre du Maréchal, qui avait signé l’ordre de mission des savants chargés de transférer l’eau lourde hors de France. Personne n’a encore eu l’élémentaire dignité de dire que c’est à cause de cela que Bichelonne fut arrêté par la Wehrmacht à l’été 1940, et que ce sont Pétain et Laval qui réussirent, par des arguments de droit, à l’extraire des geôles allemandes où il devait retomber et succomber en 1944. Qui trompe-t-on ? Pourquoi trompe-t-on ? La vérité fait-elle si peur ? La connaissant, les Français seront obligés de réviser leur jugement sur une période douloureuse et grandiose de leur histoire. C’est ce que certains ont encore intérêt à empêcher.'


Donc, si les Allemands n'ont pas eu la bombe atomique, c'est grâce à Pétain. [...] Quand on fête le 18 juin on pourrait le rappeler !

 

Ce n'est que dans son texte du 22 juin que de gaulle va appeler à la constitution d'une force française, sachant que dans cet appel du 22 juin, de Gaulle va mentir ouvertement. Il y dit ceci :

 

'Il résulte (en parlant de l'armistice) de ces conditions que les forces françaises de terre, de l'air et de mer seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le gouvernement français tomberait sous la dépendance de l'Allemagne ou de l'Italie.'

 

(En réalité) les armes françaises ne sont pas livrées, la flotte n'est pas touchée. Les Allemands avaient demandé notre aviation. Mais nous avons obtenu que l'aviation ne soit pas donnée aux Allemands mais qu'elle soit simplement démembrée et mise dans des entrepôts. Donc de Gaulle ment ouvertement et il le sait très bien.


Le 3 juillet 1940 va se passer un évènement assez répugnant, c'est ce que l'on appelle la bataille de Mers el Kébir, où une partie de la flotte française s'était basée. Les Anglais eurent peur, malgré le texte de l'armistice, que notre flotte ne tombât dans les mains des Allemands. Ils exigèrent qu'on les suive. Et comme les marins français refusèrent de les suivre, les Anglais tirèrent sur la flotte française. Et il y eu 1800 marins français tués. Sachant qu'il n'y avait aucun risque que les Allemands ne s'emparassent de la flotte. Pour la première raison qui est que l'Amiral Darlan, à la tête de cette flotte, avait donné des ordres de sabordage de la flotte si jamais les Allemands tentaient de se l'approprier. Et c'est ce que fera la flotte le 27 novembre 1942. Et que le 19 juin 1940, l'amiral Darlan s'était engagé déjà auprès des amiraux anglais de saborder plutôt que de donner la flotte. Et enfin, Pétain avait demandé comme condition à l'armistice qu'on ne touche pas à la flotte. Et Pétain avait transmis ces conditions d'armistice aux Anglais et même aux Américains. Donc ils le savaient très bien qu'on ne voulait pas livrer la flotte, et qu'il n'y avait aucun risque.

Mais les Anglais vont tirer sur la flotte française et vont au passage, assassiner 1300 marins. Et ils l'ont fait parce que peut-être il y avait un climat psychologique qui les ont poussé à le faire, mais peut-être que si de Gaulle n'avait pas écrit ceci dans son appel du 2 juillet :

 

'Auraient-ils jamais consenti à mettre à la discrétion de l'ennemi une flotte française intacte'.

 

De gaulle dit qu'on a donné la flotte française aux Allemands. Ce qui est un pur mensonge.


Le lendemain 3 juillet, que se passe-t-il ? Massacre de Mers el Kébir, 1300 marins assassinés. Quelle est la réaction du général de Gaulle ? Selon le vice-amiral Muselier, de Gaulle est effondré.

 

Que nous dit de Gaulle dans son prochain appel du 8 juillet ?

 

'En vertu d'un engagement déshonorant, le gouvernement de Bordeaux avait consenti à livrer les navires à l'ennemi. Il n'y a pas le moindre doute que par principe et par nécessité, l'ennemi les aurait employer soit contre l'Angleterre, soit contre notre propre empire. Et bien je le dis sans ambages, il vaut mieux qu'ils aient été détruits.'

 

Cela, ça s'appelle un patriote français ! De Gaulle est en train de nous expliquer que 1300 marins qui se font buter ce n'est pas gravre..., cela vaut mieux !

 

Nous sommes le 8 juillet, de Gaulle a quand même pris un coup sur la tête. A partir du mois d'août, certains gouverneurs français vont se rallier à de Gaulle. Le 11 août est votée une loi qui donne au maréchal Pétain autorité pour faire une nouvelle constitution et Pétain va instaurer ce régime transitoire, qui n'est pas définitif, de Vichy. Et une des premières décisions de Vichy c'est d'interdire la franc-maçonnerie. Or, il s'avère que beaucoup de fonctionnaires coloniaux sont francs-maçons. Et donc, beaucoup de fonctionnaires coloniaux vont rallier de Gaulle suite à cette décision de Pétain. Cela, l'amiral Auphan l'explique très bien dans 'Histoire élémentaire de Vichy'. Mais ce ne sont que quelques régions mineures (Nouvelle-Calédonie, Djibouti, Tchad) où il n'y a pas de ressources militaires.

 

Mais, à partir de fin août, début septembre, des hommes commencent à s'approcher de Gaulle, et des hommes qui vont lui tenir un discours qui va le faire changer de mentalité. Qui sont ces hommes ? Je vais en citer deux. Le colonel Passy, ancien cagoulard, donc d'extrême-droite, et René Cassin, futur rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme et futur prix nobel de la paix. Ces hommes vont lui dire ceci : le régime de Vichy est inconstitutionnel, il y a en France un interim du pouvoir, il y a en France un vide du pouvoir, un vide constitutionnel, il y a une place à prendre à la fin de la guerre.'

 

 

"Et de Gaulle qui était un militaire médiocre, qui sait qu'il ne réalisera pas son destin à travers les armes, va n'avoir dès lors qu'une obsession, c'est de prendre le pouvoir et d'être le futur président de la IVe république (ce qu'il n'arrivera pas à faire).

 

Afrique-occidentale-francaise-vers-1936.jpg

 

De Gaulle, le 23 septembre, va se présenter devant Dakar pour que Dakar - la capitale de l'Afrique occidentale française - se rallie à lui. Et le gouverneur de l'AOF, qui s'appelle Pierre Boisson, va s'opposer à cela et mettre une fin de non-recevoir à de Gaulle et aux Angloys qui étaient partis avec lui. Heureusement qu'il l'a fait parce que si il avait ouvert les vannes à de Gaulle, les Allemands auraient dit puisque vous donnez vos territoires aux Anglais, nous nous allons en Afrique du Nord parce qu'on préfère y aller tout de suite à la place des Rosbeefs !

 

Donc, de Gaulle essuie un refus à Dakar, et il raconte dans ses Mémoires qu'il pense à ce moment-là à se suicider... Mais, il va se resaisir et en date du 27 octobre il va faire la déclaration de Brazzaville (capitale de l'Afrique Équatoriale Française - AEF -, Ndlr.), dans laquelle il déclare :

 

'Il n'existe plus de gouvernement proprement français. En effet, l'organisme sis à Vichy, et qui prétend porter ce nom est inconstitutionnel et soumis à l'envahisseur. [...] Il faut donc qu'un pouvoir nouveau assume la charge de diriger l'effort français dans la guerre. Les événement m'imposent ce devoir sacré. Je n'y faillirai pas. J'exercerai mes pouvoirs au nom de la France et uniquement pour la défendre et je prends l'engagement solennel de rendre compte de mes actes aux représentants du peuple français dès qu'il lui aura été possible d'en désigner librement.'

 

Donc là, de Gaulle nous évoque la doctrine Cassin - il y a un vide constitutionnel en France, un pouvoir nouveau doit naître, ce sera moi le général de Gaulle... - René Cassin est le père de la doctrine politique du gaullisme.

A ce moment-là, de Gaulle n'a qu'une idée en tête, c'est délégitimer au maximum Vichy. Il n'a qu'une idée en tête c'est pousser Vichy à déclarer la guerre aux Alliés, puisque Vichy à partir de l'Armistice est neutre. Vichy n'est pas allié des Allemands, nous sommes neutres, il n'y a pas de renversement des alliances. Et cela, c'est un mensonge, une équivoque sur laquelle le système joue en permanence en nous faisant croire que Pétain était allié des nazis. C'est répugnant de mensonge de dire cela.

 

Vichy était neutre officiellement. Officiellement parce que comme je vais vous le démontrer Vichy a continué à se battre contre les nazis jusqu'au bout. 

Et de Gaulle a tout fait pour pousser Vichy à la faute et s'allie aux Boches.

 

Amiral-Auphan---histoire-elementaire-de-Vichy.jpgPétain commence à mettre en place la 'Révolution nationale', qui est la doctrine de Pétain. C'est une doctrine anti-jacobine, contre-révolutionnaire, et l'objectif de Pétain était de rechristianiser la France. C'est incriticable d'un point de vue moral. Et l'Amiral Auphan qui était un catholique très droit, nous explique bien dans son livre 'Histoire élémentaire de Vichy', à quel point elle était incompatible avec l'idéologie nazie. Pétain pensait qu'une grande partie de nos malheurs venait du fait que la spiritualité avait été abandonnée par le peuple français. Le général Weygand disait que les malheurs de la France ont commencé à venir à partir du moment où on a chassé Dieu de l'école. On connait la fameuse devise 'Travail, Famille, Patrie'. A la base c'était 'Dieu, Famille, Patrie', et c'était Weygand qui l'avait trouvée.

Donc ceux qui veulent essayer de faire croire que Vichy a quelque chose à voir de près ou de loin avec le nazisme sont des menteurs et des ordures. Pétain n'a jamais abandonné la lutte contre l'Allemagne, il a pris acte simplement que la bataille de France était perdue. Il sait que les Anglais auront besoin pour gagner la guerre d'un appui continental. Cela ne peut plus être nous, nous sommes vaincus. Cela ne peut plus être qu'une seule puissance, la Russie. Donc la diplomatie secrète du Maréchal Pétain va consister à jeter l'Allemagne contre la Russie.

 

Louis-Rougier--Mission-secrete-a-Londres.jpgPétain va envoyer un de ses représentants, Louis Rougier, voir Churchill, qui va raconter son périple dans son livre 'Mission secrète à Londres'. Est-ce que les gens sont au courant que Pétain a envoyé un négociateur voir Churchill ? C'est interdit de le savoir !

... Et Louis Rougier va conclure ce que l'on appelle un gentlemen's agreement, un accord avec Churchill.

Que contient cet accord Rougier-Churchill ?

Un engagement réciproque :

1. vous n'attaquez plus nos colonies et nous en échange on ne les donne pas au Reich;

2. Vous arrêtez d'attaquer le maréchal Pétain à la radio.

3. Nous rentrerons, nous Français, dans la guerre, une fois que vous aurez démontré votre puissance.

Le sait-on cela qu'en 1940, le Maréchal Pétain conclut un accord secret avec Churchill de reprise des combats ?

Bien entendu on ne le sait pas : c'est interdit de le dire !

Xavier-de-Bourbon-Parme---Les-Accords-secrets-franco-anglai.jpg... Et cet accord secret sera suivi par un autre accord entre le gouvernement français de Vichy et le gouvernement anglais de Churchill, l'accord Chevalier-Halifax. Jacques Chevalier était le secrétaire d'Etat à l'Instruction publique de Pétain et un ami d'université du ministre des Affaires étrangères britannique Halifax. Et à travers l'ambassadeur canadien en France, monsieur Pierre Dupuy, Halifax va entrer en contact au nom du gouvernement britannique avec Chevalier et ils vont conclure un accord. Ce accord secret dit ceci : nous allons créer entre nos deux pays une tension artificielle (Pétain va changer le terme de 'tension artificielle' pour 'froideur artificielle'). Et en décembre 1940 vont être conclu un nouvel accord, les accords Halifax-Chevalier.

 

Le prince Xavier de Bourbon-Parme a écrit ce livre en 1949, 'Les Accords secrets franco-anglais de décembre 1940'. Le prince Xavier de Bourbon-Parme était un résistant, compagnon de la Libération et a été déporté. Donc la question de cas accords n'est absolument pas contestée par les historiens. Churchill à la fin de la guerre les a niés pour des raisons électorales. Mais les historiens ne les contestent pas.


Lucien-Galimand--Vive-Petain--vive-de-Gaulle.jpgEt d'ailleurs, ce qui est intéressant, Le Times, dans son éditorial du 31 décembre, alors que l'accord date du 9 décembre puisque Dupuy - l'amabassadeur canadien intermédiaire entre les deux gouvernements - envoie un télégramme pour dire tout va bien (cela veut dire : on a ratifié) écrit : 'L'Angleterre suit tout ce que fait Pétain pour s'opposer aux tentatives d'Hitler d'humilier la France.' Donc un discours plutôt bienveillant... Et d'ailleurs Lucien Galimand, l'officier des FFI, a écrit un livre, 'Vive Pétain, vive de Gaulle', rapporte aussi le fait que la radio anglaise s'est calmée.

 

Et surtout, quel était limportance de ces accords ? C'était de desserrer le blocus, parce que les Anglais avaient fait un blocus continental qui affamait la France. Et ceci est bien expliqué par le prince Xavier de Bourbon dans son livre. Donc on le voit, Pétain a une diplomatie de combat orienté contre l'Axe. Et le 4 août 1940, il a convoqué l'Amiral Darlan pour lui dire que si les Allemands envahissaient la zone libre, il devra quitter la France et reprendre la guerre en Afrique du Nord. Ordre de reprise de guerre si les Allemands envahissent la zone libre.

Et dès le 15 juillet 1940, les Allemands se rendent compte qu'ils ont fait une boulette en n'envahissant pas l'Afrique du Nord. Et ils vont demander à Pétain la libre disposition de l'Afrique du Nord. Et Pétain répondra non. Ce n'est pas dans l'Armistice, c'est non."

Adrien Abauzit explique alors que "pour le débarquement de 1942, s'il y avait eu les Allemands en face, cela aurait été un peu plus compliqué..."

 

"[....] L'ambassadeur suisse à Vichy, entre 1940 et 1944, Walter Stücki, écrit :


'Au cours des quatre années et plus de ma résidence à Vichy, j'ai rencontré très fréquemment le Maréchal Pétain. Nous nous  entretînmes souvent du problème de la collaboration franco-allemande. Le Maréchal Pétain manifesta toujours à l'endroit des Allemands une grande aversion, voire des sentiments de haine marqués. Souvent, il me déclarait à peu près ceci : la France est battue, les Allemands sont pour le moment seigneurs tout-puissants dans notre pays. Il faut nous accorder avec eux d'une manière ou d'une autre, mais cela nous est bien amer et difficile, mais c'est nécessaire, il faut sauver la France pour un avenir meilleur. J'estime de mon devoir de rester dans le pays et d'atténuer par ma présence, dans la mesure du possible, les souffrances de la France.'

Je n'ai jamais eu l'impression que le Maréchal Pétain a, au contraire de certains autres français, jamais sérieusement cru en une collaboration durable et profonde avec l'Allemagne. Je le sais d'après de nombreuses remarques de diplomates et d'officiers allemands qu'on ne se faisait point d'illusion en Allemagne sur les véritables sentiments et intentions du Maréchal, qu'on ne lui accordait aucune confiance, et qu'à toutes occasions on essayait de lui réduire ses pouvoirs et son influence, et qu'il était étroitement surveillé'.

 

 

"[...] Le général de Gaulle n'a initié aucun grand mouvement de résistance. Certains mouvements de résistance ont fini par se rallier à lui, mais de Gaulle n'a crée absolument aucun mouvement de résistance en France.

 

(En revanche) Vichy a fait une résistance légale à l'Occupant, qui s'est traduite par le refus du 15 juillet 1940 de livrer l'Afrique du Nord.

Les Allemands ont aussi demandé à ce qu'on leur livre le personnel alsacien-lorrain, Jacques Chevalier a refusé.

Et aussi, les Allemands nous avaient imposé une indemnité d'Occupation qui était extrêmement lourde. Le ministre des finances a tout fait pour la faire diminuer, un peu comme si aujourd'hui on diminuait les intérêts de la dette... Et Yves Bouthillier, qui était le ministre des finances de Vichy, l'a diminuée de 75% quasiment au final, et bizarrement... il a fini déporté... en Allemagne. C'est rigolo ces 'collabos' qui finissent déportés à Buchenwald ! Cela j'aimerais quand même que le système nous en explique la cohérence et la logique ? 

 

[...] Les premiers mouvements de résistance, et les plus importants mouvements de résistance d'un point de vue militaire, sont issus de Vichy.

 

colonel-Groussard--Chemins-secrets.jpgLe colonel Groussard a commencé à faire son réseau de résistance en 1940, un réseau paramilitaire et de renseignement qui s'appelait le Centre d'études et d'informations. Il était en relation avec le service d'Intelligence. C'est un réseau qui est né à Vichy. Et le colonel Groussard a fait ce réserau de résistance en liaison avec le ministre de la guerre, le général Huntziger, et il lui rendait compte de ses activités de résistant. Sachant qu'Huntziger lui-même était en relation avec Pétain, qui était parfaitement au courant de l'action de Groussard.

 

D'ailleurs, le prince Xavier de Bourbon Parme, qui était un résistant, qui avait un réseau, avait aussi ses centres à Vichy, et parfois il croisait Pétain qui lui disait en rigolant : 'alors vous continuez de comploter.' Et le prince lui répondait : 'Toujours tant qu'il y a un allemand en France.' Pétain a toujours laissé le prince Xavier de Bourbon Parme faire ses activités. Et d'ailleurs celui-ci, a témoigné au procès de Pétain en évoquant le fait que chaque fois que Pétain avait connaissance d'une condamnation à mort d'un résistant, il faisait tout pour que cette condamnation soit transformée en déportation puisque là au moins il avait une chance de s'en sortir.

 

Autre exemple : le résistant Paul Dungler, ancien membre de l'Action française et peut-être même, cagoulard, a créé à Vichy le réseau Martial. Et bien le colonel Groussard nous raconte dans ses Mémoires que lorsque Dungler est allé le voir pour lui demander du matériel, Groussard lui en a donné (il lui manquait des pneus et c'est Pétain qui les lui a donnés). Pétain a aussi donné 500.000 francs à Paul Dungler sur les fonds secrets, pour qu'il finance son réseau de résistance. Et Paul Dungler a rendu hommage à Pétain en disant que c'est grâce à lui que son réseau a pu prospérer.

 

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Insigne de la Légion française des combattants

Autre résistant, le général Georges Loustaunau-Lacau : Pétain l'appelle à Vichy pour organiser ce que l'on appelle à l'époque la Légion française des combattants, à ne pas confondre avec la 'Légion des Volontaires français' (LVF) qui part en Russie combattre les Bolchéviques, qui est une association loi de 1901, de droit privé, faite par Deloncle, Doriot, et d'autres collabos, mais Vichy n'a rien à voir. Et tous les collabos à Paris n'ont rien à voir avec Vichy, ils passent leur temps à cracher sur Pétain (exemple: Marcel Déat qui est une ordure). Ils sont sous la tutelle des Allemands et n'ont rien à voir avec Vichy qui n'est pas responsable de leurs actes. Et cela change quand même la version qui nous est donnée. On dit qu'il y a un lien alors qu'il n'y en a aucun. Le général Weygand, au procès Pétain, dira très clairement que ces gens-là se sont déshonorés : quand la France est asservie par un pays on ne va pas combattre pour le pays qui asservit la France.

Loustaunau-Lacau vient donc à Vichy pour organiser la Légion française des combattants et en profite pour créer son réseau de résistance en liaison avec les Anglais, c'est le réserau 'Navarre'. Pétain le savait très bien, il a laissé faire.

 

 

 

Extrait :

 

Colonel-Heurtaux.JPG
Colonel Heurtaux

[...] "Pétain envoie le colonel Heurtaux en zone nord pour organiser la Légion française des combattants. Ce dernier organise sur place un réseau de résistance qui va être financé indirectement par Pétain puisque ce réseau qui s'appelle le réseau Hector est financé par les Services de renseignement de l'Aviation qui eux-mêmes sont financés par les fonds secrets que leur donne Pétain. Et à partir de ce réseau Hector va se former un autre réseau, beaucoup plus grand, qui s'appelle l'Organisation Civile et Militaire qui sera présent plus tard au CNR (Conseil National de la Résistance). Le colonel Heurtaux a passé quatre ans en camp de concentration aussi.

 

Un autre colonel, le colonel Mollard a fait partie de ceux qui ont permis de cacher du matériel militaire. Cela évitait aux Allemands de le prendre. Et ce matériel a fini dans les mains de la résistance.

 

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Général Bergeret

Le ministre de l'air, le général Bergeret. Rappelez-vous, nous avions été démembrés. Et bien ce général Bergeret, clandestinement, a fait reconstituer des avions, près de 980. Il a constitué une école d'aviation secrète, près de Toulouse. Il a créé un service de renseignement de l'Air qui était en relation directe avec l'Intelligence Service. Et qui lui a donné les fonds pour faire cela ? C'est Pétain avec les fonds secrets. Et la moitié de cette aviation combattra en Afrique du Nord.

 

Pétain en septembre 1940 envoie le général Weygand en Afrique du Nord pour reconstituer une armée qui sera prête à reprendre le combat contre l'Axe et elle le fera.

 

L'espionnage avait été interdit par l'Armistice. Néanmoins Vichy va reconstituer des réseaux d'espionnage et de contre-espionnage offensifs et défensifs, dont le BMA (Bureau des Menées antinatio

nales, qui lutte contre l'espionnage, le sabotage, les menées communistes, et plus généralement 'antinationales'. Ndlr.) dirigé par le colonel d'Alès. Si on en créait un aujourd'hui, il y aurait beaucoup de travail ! Ce Bureau a condamné à mort 1300 espions allemands et italiens, en a fusillé un certain nombre d'entre eux. D'autres étaient envoyés en prison ou aux travaux forcés.


Nous dit-on cela souvent que Pétain a fait fussiller les espions allemands et italiens que ses services attrapaient ?

C'est un peu comme la diplomatie secrète, l'armée de Weygand qui part recombattre, le plan de mobilisation du général Picquendar, tous ces réseaux de résistance qu'il a financés, jamais on ne le dit, la vérité est malséante sous la Ve république.

 

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Organisation de résistance de l'armée, Plaque à Lyon en hommage au général Frère, fondateur de l'ORA

Les FFI (Forces françaises de l'Intérieur). De qui étaient-ils composés ? De trois groupes,

1. Les communistes FTP,

2. L'armée secrète composée du mouvement Combat d'Henri Freynay, des Francs tireurs dirigés par Jean-Pierre Lévy, qui n'avaient rien à voir avec les communistes, et de Libération Sud d'Emmanuel D'astier de la Vigerie.

3. L'Organisation de la Résistance armée (ORA). C'est l'armée de Vichy, la résistance issue de l'armé de Vichy. Et c'est cette organisation qui a joué le rôle le plus important d'un point de vue militaire. 1500 d'entre les ORA ont rejoint l'armée de Weygand, 4000 ont rejoint les maquis.

 

Kenneth Pendar, dans Le Dilemme France Etats-Unis (Kenneth Pendar était vice consul américain au Maroc pendant la Guerre) écrit au sujet de l''organisation de la Résistance Armée (ORA) :

 

'Tandis que les britanniques poursuivaient cette politique violemment anti-vichyssoise, ils nouaient et renforçaient les relations avec l'Organisation secrète de l'Armée française. J'ai été surpris de découvrir en Afrique du Nord et à Londres quelque chose qui n'a jamais été clairement expliquée, le fait que cette organisation clandestine militaire n'avait aucun rapport avec de Gaulle. Elle fut formée par l'Armée française et commença avant même le jour de l'Armistice. L'Armée sut conserver son propre QG secret, sa propre organisation et ses propres voies de communications avec les britanniques. Ce n'est qu'en 1943 quand les Britanniques décidèrent de faire passer par de Gaulle toutes leurs relations avec la France qu'il y eut quelques contacts officiels entre ces mouvements de résistance et de Gaulle.'

 

 

Pourquoi la résistance s'est ralliée à de Gaulle en 1943 ? Parce que l'Angleterre lui dit : soit vous vous raliez à de Gaulle, soit vous n'avez pas d'armes. Mais de Gaulle n'a créé aucun mouvement de résistance.

 

General-Aubert-Frere.jpg
Le général Aubert Frère, premier dirigeant de l'Organisation de Résistance armée, mort au camp de concentration de Struthof le 13 juin 1944. 

Le premier dirigeant de l'ORA, le général Aubert Frère va se faire attraper par les Allemands et il est mort au camp de Struthof.

 

Le deuxième chef de l'Organisation de la Résistance Armée, le général Verneau, lui aussi est mort en camp, à Buchenwald le 14 septembre 1944.

C'est marrant tous ces collabos qui s'amusent à mourir en camp de concentration. Et je précise que le général Aubert Frère mort au camp de Struthof faisait partie du tribunal militaire qui a condamné à mort de Gaulle par contumace...

 

La résistance communiste. Elle commence après l'invasion de la Russie (en juin 1941.) L'objectif des communistes n'était pas de faire la guerre aux Allemands, c'était de faire une révolution sociale en France, de détruire l'ordre légal en France. Et, d'un point de vue militaire, la résistance des communistes n'a servi à quasiment rien. Le fer de lance de la résistance est l'Organisation de la Résistance Armée.

 

Quand les communistes assassinaient un officier allemand en plein Paris, derrière cinquante otages (français) se faisaient tuer. Ce la ne servait absolument à rien d'un point de vue militaire et de Gaulle lui-même a condamné les attentats. Beaucoup de gens qui à l'époque se sont accaparés l'étiquette de résistant, en réalité n'étaient pas des résistants, mais des volontaires criminels de droit commun.

 

[...] Darlan a relancé l'armée contre l'Axe. Cette armée reconstituée par Weygand à la demande de Pétain... Et Pétain, par télégrammes secrets envoyés par l'amiral Auphan, a validé le choix de reprise des combats militaires contre les forces de l'Axe. Il faut le répéter parce que c'est tellement loin de ce qu'on nous dit."

 

 

 

Extrait :

 

"Le chef de la France combattante, ce n'est pas le général de Gaulle, c'est l'Amiral Darlan.

 

Crusoe---vicissitudes-d-une-victoire.jpgDe Gaulle n'a pas initié non plus le débarquement en Afrique du Nord. Ce qu'il a très mal pris. Il n'en fut même pas au courant et déclara qu'il espérait que Vichy les foutrait à l'eau ! Monsieur Lemaigre Dubreuil a écrit un livre qui s'appelle 'Vicissitudes d'une Victoire' dans lequel il raconte que de Gaulle était hors jeu.

 

Darlan est le dauphin du Maréchal Pétain qui se battait au nom de la 'révolution nationale', ce fameux 'ordre chrétien qui s'oppose aux utopies matérialistes et païennes des pseudos philosophies hitlériennes et fascistes.'

 

Darlan est le légataire de l'héritage spirituel de la France et des traditions françaises. Le 24 décembre il va être assassiné par un ancien membre de l'Action française, un petit jeune manipulé, Fernand Bonnier de La Chapelle, qui travaillait pour l'abbé Cordier qui lui-même travaillait pour Henri d'Astier de la Vigerie qui travaillait pour le comte de Paris.

 

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Général Henri Giraud en 1943

Qui a organisé la mort de Darlan? Darlan crée le haut-Commissariat et le Conseil d'empire. Le comte de Paris voulait prendre la place de Darlan pour faire la réconciliation entre toutes les factions de la résistance, pour peut-être restaurer la monarchie (orléaniste Ndlr.). Darlan n'était pas d'accord. Le 19 décembre 1942, arrive de Londres, François d'Astier de la Vigerie, le frère d'Henri et le frère d'Emmanuel d'Astier de la Vigerie - curieuse famille -. Il rencontre le comte de Paris, noue un accord qui est le suivant : nous gaullistes, nous assassinons Darlan, vous prenez la tête du Haut-Commissariat et vous faites un gouvernement Giraud-de Gaulle avec de Gaulle ministre d'Etat et Giraud aux Armées. Bonnier de la Chapelle assassine Darlan.

Le problème est que le Conseil d'empire ne va pas élire à la tête du Haut-Commissariat le comte de Paris mais Giraud, et en plus les Américains ne voulaient pas de restauration de la monarchie sans que le peuple français l'aient validé démocratiquement. Et de toutes façons là pour le coup, les Américains nous ont rendu un bon service parce que les Orléans je pense que c'est pire que la république... Donc la conspiration gaullo-monarchiste n'a pas fonctionné comme on l'espérait.

 

"De Gaulle a fait un coup d'Etat et il s'accapare des lauriers qui ne sont pas à lui !" (Tepa)

 

"Pétain a soutenu la résistance, de Gaulle n'a initié aucun mouvement de résistance, Pétain a soutenu certains mouvements de la résistance, il en a combattu d'autres - il faut le dire -, qui n'avaient de résistant que le nom.

 

Pétain avait une diplomatie de combat contre l'Axe qui permis de le jeter contre la Russie. Pétain a remis en place une armée capable de combattre les Allemands, qui est repartie au combat (1943). De Gaulle est un pur dictateur.

 

Le principal crime de de Gaulle. En 1944 il arrive au pouvoir, il aurait pu à ce moment-là s'entendre avec Pétain. Pétain lui avait envoyé le fameux Amiral Auphan lui proposer une transmission des pouvoirs. De Gaulle refuse. Il aurait pu reprendre le flambeaux de la Révolution nationale et de l'héritage culturel et spirituel de la France qui revenait sur la 'Révolution française', parce que Pétain voulait faire une république anti-jacobine, une république corporative et familiale. De Gaulle aurait pu valider cela, mais il choisit les cocos, l'anti-France, et la gauche.

 

La droite s'est faite liquider en 1944 avec quelque chose dont on ne parle jamais: l'épuration.

 

De Gaulle laisse faire les cocos et l'épuration qui s'est traduite en gros entre 40 et 100.000 morts. Pendant l'épuration, ce n'est pas des collabos qui se sont faits buter, on a liquidé une 'classe sociale', les notables de droite. 1 million de personnes mises en prison. L'épuration légale condamne à mort 10.000 personnes. Et fut inventé le concept d'indignité nationale qui vous empêchait de travailler. Aujourd'hui, l'ostracisme social par diabolisation, c'est la fille de l'indignité nationale.

 

De Gaulle avait le choix entre la France et l'anti-France, le choix entre l'héritage spirituel de la France et la république des 'lumières' de la gauche, des cocos, il a choisi la république des 'lumières' pour asseoir sa légitimité. C'est un crime contre la France, et si la France s'est ralliée au mondialisme plusieurs décennies plus tard, c'est à cause de cela. De Gaulle a fait perdre un siècle à la France. Parce que la situation où nous sommes là on va s'en sortir car l'instinct de survie nous y poussera. Mais de Gaulle a rétali les 'lumières' que Pétain avait éteint.

 

[...] De gaulle a rétabli la cause du mondialisme qui est les 'Lumières'. L'héritage spirituel de la France est incompatible avec le mondialisme. Et si les élites française se sont données au mondialisme c'est parce que de Gaulle a rétabli les Lumières en 1944. C'est un crime contre l'âmede la France et de Gaulle le savait très bien."


Tepa : "il a fait passer son intérêt avant celui de la France."

 

De Gaulle a été nommé général à titre temporaire : il y a eu un échange de télégramme entre le ministre de la guerre Colson et de Gaulle entre le 18 et le 21 juin. Et comme de Gaulle a refusé de revenir, le président de la république Lebrun l'a rétrogradé colonel.

 

[....] De gaulle a lutté contre les conséquences d'une cause qu'il a rétablie. Le crime de de Gaulle est d'avoir rétabli la république des Lumières, qui est l'anti-France. De gaulle a mis des rustines sur des jambes en bois... Beaucoup de gens aujourd'hui critiquent mai 1968, mais mai 1968 c'est la conséquence de 1944, c'est la conséquence de l'épuration. On ne peut pas critiquer mai 68 si on ne critique pas 1944. Impossible. Et d'ailleurs il y a un lien, 1944 c'est un 1789 bis... Mais cela mérite une émission.

 

Je remercie Meta-Tv parce que sincèrement, à ma connaissance, ce que j'ai dit là, cela n'a pas été dit depuis des décennies."

 

Bravo à Adrien Abauzit. Bravo et merci à Meta-Tv pour cette émission passionnante.

Espérons que d'autres émissions du même type avec Adrien Abauzit soient prochainement réalisées sur Meta-Tv !

 

 

. Régime de Vichy : Adrien Abauzit revient sur la polémique Zemmour / Salamé

. Quand l’Eglise allemande excommunia le nazisme

. Les racines occultistes du socialisme

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 17:20

La doxa sur Vichy s'effrite de plus en plus... avec des journalistes comme Eric Zemmour et des historiens israélites qui se mettent à défendre Vichy et Pétain.

 

Eric-Zemmour--Le-suicide-francais.jpgEric Zemmour était l'invité de Laurent Ruquier dans "On n'est pas couché", le 4 Octobre 2014.

 

Dans le cadre de la sortie du livre d'Eric Zemmour, "Le suicide français", la journaliste Léa Salamé interroge l'auteur sur un chapitre de son livre critiquant l'historien Robert Paxton qui a écrit en 1973 une "France de Vichy". Elle accuse Eric Zemmour d'"aimer tellement la France" qu'il fait "plus goy que les goy, plus français que les français" en réévaluant, en réhabilitant le régime de Vichy.

 

 

Extrait :  

 

- Eric Zemmour : "Le livre de Paxton a été un livre essentiel pour l'accouchement de notre société et de l'idéologie dominante que vous incarnez tous très bien sur ce plateau."

- Léa Salamé : "Pétain a permis de sauvé des Juifs, c'est cela ?"

- E. Z. : "Que dit Paxton ? Il dit que Vichy est le mal absolu. A la limite, c'est même pire que les nazis. Par rapport aux nazis, ce (Vichy) n'était pas le mal absolu. Ca c'est sûr. Vichy est un régime qui émet des lois antisémites (statut des Juifs, Ndlr.). Paxton dit ce n'est pas sous la pression des Allemands, d'autres disent c'est sous la pression des Allemands. En réalité, Vichy fait un pacte avec le diable, qui négocie avec les Allemands, et qui dit on vous donne les Juifs étrangers - sans savoir jusqu'en 1942 qu'ils seront tous exterminés -, et vous ne touchez pas aux Juifs français. On peut trouver cela horrible; il faut simplement rappeler que dans les autres pays où cela n'a pas été fait, les Allemands ne se sont pas embarrassés, ils ont exterminé tout le monde."

- L. S. : "Ce n'est pas Pétain qui a sauvé des Juifs, c'est la zone libre, c'est les Justes, c'est la société civile, c'est l'Eglise qui a sauvé les Juifs français. Ce n'est pas Pétain."  

- E. Z. : "Ca c'est la doxa dominante."

- L. S. : "C'est Pétain qui a sauvé des Juifs?"

- E. Z. : "Il (Pétain) a sauvé des Juifs français, oui. S'il n 'y avait pas eu les négociations de l'Etat français, tout ce que vous dites n'aurait pas suffi. Les Juifs français ont été sauvés à près de 100%, à 95%."
- L. S. : "Eric Zemmour, pourquoi vous essayez de réhabilitez, vous réévaluez le régime de Vichy?"

- Laurent Ruquier : "C'est dangereux."
Robert-Aron--Histoire-de-Vichy.jpg- E. Z. : "Pas du tout. C'est l'inverse qui est dangereux. Je ne réhabilite rien. Je vous rappelle que le premier livre sur Vichy est le livre (Histoire de Vichy, 1954, Ndlr.) de Robert Aron, un historien (issu d'une vieille famille de la bourgeoisie juive originaire de l'est de la France. Ndlr.) qui disait exactement ce que je viens de vous dire."
- L. S. : "Moi je note en tout cas que parfois j'ai le sentiment chez vous que vous aimez tellement la France, que vous voulez tellement, vous le juif, faire plus goy que goy, faire plus français que français, que vous en arrivez à remettre en cause Vichy, à réévaluer Pétain."
- E. Z. : "Pourquoi me ramenez-vous à mon état de juif? Je pourrai monter sur mes grands chevaux et vous dire que c'est antisémite."

 

Alors que 100% des médias mentionnant le livre d'Eric Zemmour contestent les chiffres avancés par ce dernier concernant la responsabilité de Vichy dans le sauvetage des français de confession juive sous l'occupation, Adrien Abauzit, interrogé par l'Agence Info Libre le 11 octobre, est revenu, au travers d'historiens reconnus pour leurs travaux, sur cette polémique où la rationnalité semble avoir perdu tout ancrage pour laisser place à l'idéologie et l'émotion.

 

Adrien Abauzit pose une question : 95% des français juifs ont-ils survécu à l'holocauste ? Si oui, qui est responsable de ce taux très élevé ?

 

Il pose une autre question : "Si les dirigeants de Vichy ne s'étaient pas opposés à la déportation des Juifs français, qui aurait pu les empêcher ? Qui aurait pu empêcher les Allemands de faire ce qu'ils ont fait partout ailleurs en Europe ? Qui et comment ?"

 

 

Extrait :

 

"Ce qui a été reproché à Eric Zemmour c'est d'avoir prétendu que Pétain avait sauvé des Juifs."

 

Adrien Abauzit cite d'autres historiens que Robert Paxton.

 

Il cite d'abord  Léon Poliakov :

 

Leon-Poliakov--Le-Breviaire-de-la-Haine.jpg"Le premier historien (L. Poliakov) qui a traité du génocide juif, dans son livre Le Bréviaire de la haine. Quelle est sa conclusion sur la France ? Poliakov nous dit ceci : 'Du sort relativement plus clément des Juifs de France, Vichy fut en fait le facteur prépondérant. En ce qui concerne la Solution finale, la position de Vichy était essentiellement déterminée par les vues de Pierre Laval dont la politique paraît avoir été guidée par le schéma suivant : "se débarrasser des Juifs étrangers, mais protéger autant que possible les Juifs français des deux zones.'"

 

Donc Poliakov nous dit, explique A. Abauzit, que Vichy est à l'origine de la protection des Juifs français et donc du taux de survie des Juifs français.

 

Raoul-Hilberg--La-Destruction-des-Juifs-d-Europe.jpgUn autre historien est allé dans ce sens, c'est  Raoul Hilberg, dans son livre La Destruction des Juifs d'Europe : '[....] Quand la pression allemande s'intensifiait en 1942, le gouvernement de Vichy se retrancha derrière une seconde ligne de défense. Les Juifs étrangers et les immigrés furent abandonnés à leur sort et on s'efforça de protéger les Juifs nationaux. Dans une certaine mesure, cette stratégie réussit. En renonçant à épargner une fraction, on sauva une grande partie de la totalité.'"


Adrien Abauzit cite ensuite Robert Aron et son livre "Histoire de Vichy" (cité par Eric Zemmour. Ndlr.) qu'il recommande : "Même s'il n'a été écrit que dix ans après la chute de Vichy, il a un recul historique assez important, des conclusions très pertinentes qui sont assez différentes de celles de la doxa actuelle. [...] Il (Robert Aron) arrive à la même conclusion, à savoir que Vichy a sauvé des Juifs français." 

 

Marc Ferro, PétainAdrien Abauzit dit qu'il aurait également pu citer l'historien  Marc Ferro, "qui a fait une biographie de Pétain où, à mots couverts, il arrive à une conclusion sensiblement identique."

 

Alain-Michel--Vichy-et-la-Shoah--Enquete-sur-le-paradoxe-f.jpgEnfin, dernier livre qu'Adrien Abauzit cite, sorti au printemps 2013, le livre d' Alain Michel, "Vichy et la Shoah". Alain Michel est un "historien israélien d'origine française et qui est rabbin de son état". Alain Michel conclut : "Vichy est certes criminel, mais il est l'élément principal qui explique comment 75% des Juifs de France ont survécu, même si biensûr, comme nous venons de le montrer, il n'est pas l'élément unique qui explique ce résultat." Alain Michel dit aussi des dirigeants de Vichy : "que leur action ait eu finalement des conséquences plus positives que négatives, cela nous semble également une affirmation raisonnable."

 

Adrien Abauzit conclut en expliquant que "c'est l'existence de la zone libre qui a permis de créer les conditions matérielles et logistiques de la Résistance."

 

Enfin, à propos de l'accusation de Léa Salamé contre Eric Zemmour d'"aimer tellement la France" qu'il fait "plus goy que les goy, plus français que les français", Adrien Abauzit explique que  "l'antiracisme aboutit à des mécaniques intellectuelles identiques au racisme, c'est-à-dire qu'on essentialise des groupes d'individus et on considère qu'en raison de cette appartenance culturelle ces individus doivent avoir un certain prêt-à-penser."

 

 

. Adrien Abauzit : sortir la France de la matrice républicaine

. Adrien Abauzit : Décodons la matrice sur la Libre Antenne de MetaTV

. Le choix est simple : l’immigration ou la France (Adrien Abauzit)

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:13

"La Révolution aura fait reculer la législation sociale de trois-quarts de siècle". René Sédillot (1906-1999), historien.

 

Les ouvriers ont été envoyés par charrettes entières à la guillotine...

 

Les "décapitations [...] concernent pour 28% des paysans, pour 31% des artisans et des ouvriers, sans doute pour plus de 20% des marchands ... 8 à 9% des nobles, pour 6 à 7% des membres du clergé..." (René Sédillot,  Le Coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 24.)

 

Près de 80% étaient des petites gens.

 

 

 

La Révolution continue son oeuvre de destruction. Tout ce qui, de près ou de loin, nous est cher, est détruit systématiquement par la république.

 

Méditez-bien cette phrase. Regardez autour de vous. Dans la vie de votre commune, dans votre milieu professionnel, dans les écoles. Dans tout, petit à petit des pans entiers de notre pays s'écroulent.

 

La république n'assure plus ni la sécurité de ses citoyens, ni le respect de ses citoyens, ni leur donne du travail. On délocalise à tours de bras à l'étranger pour gagner un peu plus d'argent. C'est d'ailleurs intéressant de voir qu'un certain patronat avec le main sur le coeur des droits de l'homme, la liberté, l'égalité, la fraternité, n'a pas de complexe pour envoyer ses usines dans des pays du Tiers-monde où les gens sont payés d'un bol de riz et d'un coup de pompe au derrière. C'est ce qu'on appelle pour eux l'égalité et les droits de l'homme...

 

Source: http://www.actionroyaliste.com/

 

. La république a menti

. Les origines du vrai combat social en France

. Comprendre les Lumières : La loi Le Chapelier, aux sources de la prolétarisation du monde ouvrier (Marion Sigaut)

. Francophonie et frères d’Alliance

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:11

 

 

Bien avant le Front populaire, les royalistes et catholiques sociaux n'ont eu de cesse de s'acharner pour soulager la misère ouvrière qui sévissait depuis la révolution de 1789.
Lois et propositions de loi sont là pour prouver à quel point les royalistes furent à la pointe du combat social face aux républicains de droite comme de gauche qui eux n'ont eu de cesse de rejeter ces lois au nom de leurs idéologies respectives...

Les hommes qui sont présentés dans cette vidéo, n'ont pas tous leurs noms dans nos rues. Et pourtant tout comme nos rois ils furent populaires et soulagèrent la misère. A la différence de ce que nous voyons souvent, ils œuvrèrent dans un esprit chrétien, de charité et de justice social sans aucun intérêt ni soucis idéologique ne cherchant pas à manipuler le monde ouvrier en vue d'agitation ou de révolution.
Tous sociaux parce que royalistes, le sens du devoir social dicté par des convictions bien ancrées, l'application directe dans la rue et la ténacité pour les passer en loi.


 

. C'est la droite légitimiste et traditionaliste qui la première prend la défense des travailleurs

. René de La Tour du Pin : "La liberté de l'industrie, telle que l'entend notre législation libérale, c'est la liberté des voleurs et l'emprisonnement des honnêtes gens"

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 08:56

Marion-Sigaut--La-Chasse-aux-sorcieres-et-l-Inquisition.jpgLa Chasse aux sorcières et l’Inquisition

Entretien avec Marion Sigaut

Propos recueillis par Kontre Kulture

 

Marion Sigaut présente son ouvrage La Chasse aux sorcières et l’Inquisition, publié par les éditions Kontre Kulture et second opus de la collection « Les manuels d’histoire de Marion Sigaut ».

 


 

via http://www.egaliteetreconciliation.fr/La-Chasse-aux-sorcieres-et-l-InquisitionEntretien-avec-Marion-Sigaut-28123.html

 

Extrait :

 

« La chasse aux sorcières est un phénomène qui a suivi le schisme protestentant. C'est-à-dire que la chasse aux sorcières est un phénomène de la Renaissance. La Renaissance est après le Moyen Âge. Le Moyen Âge n'a pas brûlé de sorcières. Et c'est le début de la période dite "moderne", c'est-à-dire entre grosso modo 1550 et 1650 qu'on a brûlé les sorcières : ce n'est pas le Moyen Âge.

 

[...] L'Inquisition, c'est un tribunal ecclésiastique, un tribunal de l'Eglise.

 

Déjà, en pays protestants, en Allemagne, en Suisse, dans les pays du nord, les pays scandinaves, il n'y avait pas d'Inquisition puisque c'étaient des pays protestants. Et un pays protestant n'obéissant plus à la loi de l'Eglise ne peut pas faire fonctionner un tribunal ecclésiastique...

 

D'autre part, qui a poursuivi les sorcières ?

 

Par exemple, au royaume de France, c'étaient les tribunaux laïques, les juridictions locales. Et pas du tout les juridictions ecclesiastiques.

Et de toutes façons, l'Inquisition ne s'est pas penché sur les procès en sorcellerie puisque l'Inquisition s'occupait d'hérésie, et pas de sorcellerie. Ce n'est pas la même chose.

L'hérésie c'est la déviance par rapport au dogme. La sorcellerie ce sont des choses très précises, des invocations du diable, des messes noires, etc. Cela n'a rien à voir avec l'hérésie... Donc la Sainte Inquisition, le Tribunal ecclésiastique, chargé par le pape de poursuivre l'hérésie, n'a pas poursuivi de sorcières.  

Les sorcières ont bel et bien été poursuivies par des tribunaux laïques qui n'obéissaient en aucun cas à l'Eglise.

 

[...] Il y a eu des pics de bûchers abominables.

Cela a été une période sombre, noire, dont je crois que l'on peut véritablement, sans risque de se tromper, dire qu'elle a été la conséquence du schisme, la conséquence des guerres de religion.

 

L'Eglise n'avait plus l'autorité qu'elle avait.

Jusqu'au schisme, jusqu'au protestantisme, qui fait suite à toute une série d'abus, il y a eu un certain délitement de l'autorité du pape, mais pendant le Moyen Âge l'Eglise est précisément toute puissante et c'est là qu'il n'y a pas de chasse aux sorcières : on ne peut pas faire ces choses là !

Et la chasse aux sorcières se déclenchent quand pratiquement on donne, on laisse à des autorités locales le loisir de décider de ce qui est bien et ce qui est mal en lieu et place de l'autorité qui précédemment s'en chargeait et dont on a décidé de s'émanciper.

Donc vraiment, la chasse aux sorcières est fille directe des guerres de religion. »

 

Norman-COHN--Demonolatrie-et-sorcellerie-au-Moyen-Age--F.jpg
Norman COHN, "Démonolâtrie et sorcellerie au Moyen Âge, Fantasmes et réalités" (Payot, 1981)

Marion Sigaut cite un ouvrage d'un historien anglais, Norman COHN, "Démonolâtrie et sorcellerie au Moyen Âge, Fantasmes et réalités" (Payot), livre à partir duquel elle a réussi à comprendre énormément de choses sur ce qu'était véritablement les procès en hérésie "à mettre en prallèle avec ce qu'était les procès en sorcellerie" :

 

« Norman Cohn a également étudié les grands menteurs qui nous ont induit en erreur, parce que comment croit-on connaître en France ce qu'a été la chasse aux Sorcières ? On a, explique Marion Sigaut,  « les grands menteurs devant l'Eternel qui sont Voltaire, Jules Michelet, Etienne Langon de Lamothe qui sont des Français qui ont oeuvré véritablement pour tromper le peuple. Michelet a écrit un livre qui s'appelle "La Sorcière" : c'est une série de contre-vérités absolument ahurissante. Mais ce n'est pas de l'histoire. Il ne s'est pas appuyé sur des sources premières, il a truqué les dates. C'est complètement ahurissant de bêtises, de mensonges, de contre-vérités. Et Michelet passe pour un historien ! ... Il (Michelet) n'a jamais fait d'études d'histoire et il n'a pas fait un travail d'historien, ... qui consiste à aller chercher dans les archives ce qu'il y a et de raconter ce qu'on y trouve.»

 

Marion Sigaut mentionne alors qu' 

 

Robert-MANDROU--Magistrats-et-Sorciers-en-France-au-XVIIe-s.jpg

Robert Mandrou, "Magistrats et Sorciers en France au XVIIe siècle"

« il y a un historien français qui a fait un travail extraordinaire sur les véritables procès en sorcellerie, c'est-à-dire ceux qui se sont déroulés à peu près entre 1550 et 1650/60 : Robert MANDROU, qui a écrit "Magistrats et Sorciers en France au XVIIe siècle".

 

Et lui, explique Marion Sigaut, a raconté les véritables procès en sorcellerie. C'est-à-dire qu'il les a situés dans le temps, dans l'espace. Il est allé dans les archives. C'est un excellent ouvrage, que je recommande, facile à trouver. »

 

--------------------------------------

. Inquisition : rareté des exécutions des peines capitales (10 à 12.000 en trois siècles)

. Marion Sigaut : "L'Eglise a été victime d'une campagne de calomnie à grande échelle"

. Marion Sigaut et Claire Colombie sur l’enseignement de l’histoire à l’Université

. Entretien avec Marion Sigaut : De la centralisation monarchique à la révolution bourgeoise

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 20:13

Cette étape en Vendée aux alentours de la Roche sur Yon nous amène à découvrir le génocide vendéen qui deux cent ans après reste encore très présent dans les esprits.

Un épisode tragique de l'histoire de la Révolution française qui pour imposer ses idéaux n'hésita pas à massacrer la population qui tenta de se lever contre le pouvoir révolutionnaire.

La réponse des révolutionnaires fut terrible et nous en mesurons l'ampleur avec cette entrevue de Richard Lueil vendéen et historien amateur.

Si vous lisez ce message c'est que vous êtes la résistance.



 

 

 

 

Source: http://metatv.org/le-genocide-des-vendeens-en-1793-par-les-revolutionnaires-francais-meta-tour

 

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 08:48
Le tsar nicolas ii réhabilité par la justice russe

 

En 1918, revenant sur la bataille de la Marne, le maréchal Joffre aurait lucidement déclaré : « cette bataille, je ne sais pas qui l’a gagnée mais je sais très bien qui l’aurait perdue ». » La première partie de la phrase constitue, au mieux, une erreur, au pire un mensonge. L’ancien général en chef des forces armées françaises du nord et de l’est ne pouvait ignorer que notre pays devait la victoire de la Marne, sinon bien sûr exclusivement, mais quand même essentiellement, au tsar Nicolas II. La plupart des histoires de la guerre de 1914 passent cette réalité sous silence, de même que la plupart des histoires de la IIIe république oublient de mentionner la demande d’asile, pour lui-même et, à défaut, pour sa famille, que l’empereur de Russie, persuadé de leur prochain assassinat, demanda à la France en 1917.

Dans la longue série des évènements que l’histoire républicaine officielle a cachés sous le tapis de nos turpitudes, voici deux exemples particulièrement frappants que le centenaire de la première guerre mondiale nous incite à mettre enfin en lumière.

L’entrée en guerre, dans les premiers jours d’août 1914 révéla très vite l’incroyable impréparation de l’armée française. Voilà un tiers de siècle qu’elle prétendait à la revanche et, le moment venu, elle s’avérait hors d’état de faire face à un ennemi qui, contrairement à une idée reçue, n’était pas supérieur en nombre : la France alignait au combat 1 900 000 hommes, contre 1 800 000 dans le camp allemand. Contrairement à une autre idée reçue, les théâtres d’opérations étaient a priori beaucoup plus favorables à la France qui, disposant d’un puissant réseau de forteresses, dont l’Allemagne était démunie, obligeait celle-ci à porter son offensive en Belgique et à se heurter à une armée, certes modeste - 120 000 hommes tout de même - mais très combative et bien organisée sous l’autorité d’un vrai chef, le roi Albert Ier.

C’est justement cette organisation qui manquait à la nôtre : de ridicules pantalons rouges, l’absence de casques, un bardas du combattant beaucoup trop lourd en raison d’une intendance famélique, une foi stupide dans l’assaut à la baïonnette, une artillerie déficiente et des fusils obsolètes, des chefs prétentieux et incapables, aussi bien coupés de leurs hommes que des réalités de la guerre moderne. Ils croyaient refaire celle de 1870, d’où plus tard cette réputation qui collerait à la république française : toujours en retard d’une guerre.

En août 1914, sur le plan stratégique, l’armée française en était à son dix-septième plan des opérations, contesté par de nombreux officiers généraux, dont le général Charles Lanrezac, commandant de la cinquième armée et répétant : « attaquons ... comme la lune ! » Quand, de son côté l’Allemagne appliquait rigoureusement le plan Schlieffen, arrêté depuis 1897 et peu modifié depuis lors. Celui-ci prévoyait d’écraser la défense française en six semaines puis de se retourner contre la Russie. L’Allemagne redoutait en effet par dessus tout d’avoir à combattre simultanément sur deux fronts. Mais elle tablait sur une très lente mobilisation russe qui lui permettrait d’éviter cet écueil.

Aussi bien, malgré la remarquable résistance de la Belgique, il apparut vite évident que les forces françaises n’étaient pas de taille à se mesurer à leur adversaire. «  Les conceptions tant stratégiques que tactiques du haut commandement, a écrit l’historien Jacques Chastenet, pourtant très indulgent envers la république, étaient radicalement fausses. »

Le gouvernement français, alors saisi de panique, demanda au président de la république, Raymond Poincaré, d’intervenir auprès du tsar afin de le supplier de déclencher sans plus attendre les hostilités en Prusse orientale.  Nicolas II était un homme d’honneur, c’est-à-dire un homme de cœur et de parole. Bien que n’ignorant rien des insuffisances techniques de son armée, il fit lancer l’offensive à l’Est dès le 15 août. Offensive malheureuse, qui se brisa, deux jours plus tard devant Königsberg, sur la seule armée allemande en charge de la frontière orientale.  

L’état-major allemand réalisa cependant que ce coup d’arrêt risquait de n’être que momentané, les Russes continuant d’envoyer des renforts qui finiraient par submerger de leur nombre les lignes de défense de la Prusse. Le 23 août, les troupes russes, réparties en deux armées, comptaient en effet 800 000 combattants, contre moins de 200 000 soldats allemands. De surcroît, c’était la partie la plus noble de l’empire allemand qui se trouvait ainsi menacée, la terre historique des chevaliers teutoniques. C’est pourquoi, ne pouvant admettre une telle éventualité, le généralissime allemand, Helmuth von Moltke, défera à l’ordre du kaiser de renforcer d’urgence le front de l’Est. Pour cela, il lui fallait renoncer partiellement au plan Schlieffen en dégarnissant le front Ouest. Déjà, 150 000 hommes avaient été distraits de la campagne de France pour assiéger le camp retranché de l’armée belge à Anvers. Maintenant, on prélevait encore deux corps d’armée, soit 80 000 hommes, que l’on transportait à toute allure en train à travers l’Allemagne. Ne pouvant en embarquer davantage, Moltke choisit de compenser l’insuffisance numérique en recourant à des régiments d’élite. Sous les ordres des généraux Hindenburg et Ludendorff ceux-ci infligèrent, le 30 août à Tannenberg, une défaite spectaculaire à l’armée russe. La Prusse orientale était sauvée ... la France aussi.

Car c’est évidemment l’absence de ces deux corps d’armée allemands qui permit le succès la contre-attaque française sur la Marne. Sans cela, le siège aurait été mis devant Paris dès le 6 septembre. La suite appartient évidemment aux hypothèses et on ne réécrit pas l’Histoire. Mais il est hautement probable  que sans le sacrifice, tout à fait conscient, que Nicolas II fit de ses soldats, venant s’ajouter à la résistance d’Albert Ier, la guerre de 1914 se serait, pour la France, achevée dès le mois de septembre ou d’octobre de la même année. La république devait son salut à deux monarchies.

Le gouvernement français, alors en fuite vers Bordeaux, n’adressa pas le moindre message de gratitude au tsar, non plus qu’au roi des Belges. Joffre et Gallieni, gouverneur militaire de Paris, s’attribuèrent la totalité du mérite d’avoir stoppé l’offensive allemande.

Trois ans plus tard, Nicolas II, n’ayant obtenu ni des soviets l’autorisation de résider en Crimée comme simple citoyen, ni de son cousin le roi Georges V, celui de se réfugier en Angleterre, se tourna vers la France. La lettre qu’il écrivit à Raymond Poincaré ne reçut pas de réponse et fut, depuis lors, mystérieusement « égarée » par les archives nationales. De même qu’après l’assassinat des Romanov, le 16 juillet 1918 à Iekaterinbourg, la villa Ipatiev fut entièrement détruite, caves et fondations inclues.

Il est ainsi des traces de leur lâcheté ou de leur forfaiture que les républiques, socialistes comme radicales socialistes, n’aiment guère laisser derrière elles.

Daniel de Montplaisir

 


Source: Daniel de Montplaisir pour Vexilla-Galliae http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/histoire/962-il-y-a-cent-ans-nicolas-ii-remportait-la-bataille-de-la-marne
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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 21:29

800e-anniversaire-de-la-Bataille-de-Bouvines--discours-de-M.jpg

 

Discours prononcé par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou le dimanche 27 juillet 2014 pour le 800e anniversaire de la Bataille de Bouvines

 

Excellence [Monseigneur l’Archevêque de Lille]
Monsieur le Préfet
Monsieur le Président du Conseil Général
Madame le Vice-président du Conseil régional
Monsieur le maire de Bouvines
Mesdames et Messieurs les Maires
Mesdames et Messieurs

1214-2014. Huit cent ans séparent ces deux dates et Bouvines demeure un repère essentiel dans l’histoire de France. Une date charnière. Croyez-bien que je ressens un grand honneur d’avoir été invité à cet anniversaire. J’y suis comme successeur, bien lointain il faut le dire, puisque tant de siècles nous séparent de Philippe-Auguste, le vainqueur de Bouvines.
De telles commémorations nous font entrer profondément au cœur de l’histoire de notre Pays. Il y a quelque chose d’exceptionnel pour notre nation que de pouvoir s’inscrire dans une si longue durée qui est aussi une occasion de réfléchir à notre destinée.
Pourquoi nous souvenons nous de Bouvines alors que les mots ont changé de sens, alors que des concepts nouveaux sont apparus, forgés par les événements si nombreux vécus par notre pays ? Ainsi, que dire après 800 ans, d’encore audible pour nos concitoyens ? Au-delà de la victoire elle-même, victoire un peu miraculeuse puisque les troupes royales étaient deux fois moins nombreuses que celles des coalisés du roi Plantagenet et de l’Empereur, nous pouvons retenir trois enseignements de Bouvines :

Le premier est l’affirmation de l’État. Cela paraît à la fois lointain et parfois aussi, très présent. Lointain, car nous avons du mal à nous imaginer ce qu’était la société féodale, divisée en de multiples souverainetés avec quelques grands féodaux essayant de conquérir toujours plus de pouvoirs. Le Roi de France qui était le plus petit des grands, les a vaincus à Bouvines. Philippe en ce jour de juillet 1214, a affirmé, pour son temps comme pour le nôtre, qu’au-dessus des intérêts particuliers il y a le bien commun dont la fonction royale est garante. Ce n’est pas un hasard si la renommée lui a donné le surnom d’ « Auguste » [Philippe-Auguste] lui reconnaissant ce vieux titre hérité de Rome qui restait encore le modèle de l’État, c’est-à-dire d’un pouvoir non dépendant des hommes et de leurs égoïsmes passagers. Oui, Bouvines marque la renaissance de l’État.

Le second vient de la nouveauté de la bataille de Bouvines où, au-delà des troupes habituelles des chevaliers et de leurs servants, ce qui fit la différence, ce furent les milices bourgeoises des communes. Pour la première fois la société française, organisée en corps constitués, autour de ses métiers et de ses chartes communales, se manifestait.

À Bouvines, unis sous la bannière de Saint-Denis, sont venus combattre ceux qui étaient fiers de leur autonomie et de leurs libertés à se gérer. (1) Ce droit qui en avait fait, pour la première fois de vrais sujets libérés de la tutelle des seigneurs, ils le devaient aux premiers capétiens qui favorisèrent les chartes de franchise contre la toute-puissance des féodaux. La conscience politique du peuple de France est née à Bouvines. Ainsi et c’est le troisième enseignement que je vois dans cette commémoration, se souvenir de Bouvines, huit cents ans après la victoire, permet de comprendre l’intérêt de l’histoire. Parfois la France donne l’impression d’oublier son passé, or c’est dans le temps long que notre pays s’explique. Il s’est constitué génération après génération. Les grandes dates que les écoliers apprennent [496, l’an 800, 1214, 1515 ... jusqu’à 1914] sont autant de repères qui donnent du sens à nos vies.

Il faut nous en souvenir pour écrire de nouvelles pages, pour entrer dans l’avenir.
Une grande nation est celle qui sait s’inscrire dans le temps. En m’invitant ici, en ce jour, à côté de toutes les autorités, héritier de la dynastie millénaire, j’imagine que c’est, Monsieur le Maire, ce que vous avez souhaité montrer. Soyez remercié de m’avoir permis de le rappeler.

 

Source: http://www.viveleroy.fr/+Discours-de-Louis-XX-a-Bouvines+

 

Merci à M. M. pour le lien

 

Notes

 

(1) "Le roi (Philippe Auguste) prit deux décisions révolutionnaires : les chevaliers protégeraient «les gens de pied» afin que ceux-ci pussent au mieux ajuster leurs tirs de carreaux sans se faire embrocher ; et il leur octroyait le droit de porter, eux aussi, l’oriflamme de Saint-Denis, jusqu’ici réservé aux combattants nobles, ce drapeau rouge uni, qui – on l’oublie souvent, comme Lamartine en 1848 - fut le premier drapeau français."


Daniel de Montplaisir, "  Il y a huit cents ans, Philippe-Auguste remportait la victoire de Bouvines " http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/histoire/912-il-y-a-huit-cents-ans-philippe-auguste-remportait-la-victoire-de-bouvines


Philippe-Auguste-prend-l-oriflamme-a-Saint-Denis-le-24-jui.jpg

Philippe Auguste prend l'oriflamme à Saint-Denis, par Pierre Henri Revoil, 2e quart du 19e siècle, Musée national des châteaux de Versailles et Trianon.

 


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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 10:36

L'Alliance Royale commémore dimanche prochain le 8e centenaire de Bouvines sur le lieu de la bataille "qui fit la France".

 

Rendez-vous devant l'église à 10H, dimanche 27 juillet

 

http://www.allianceroyale.fr/articles/actualites/497-bouvines-le-27-juillet

 

Le site Vexilla Galliae a publié mercredi un billet de Daniel de Montplaisir sur la bataille de Bouvines. Extrait :

 

Bouvines-1214--plan-de-bataillee.jpg

Sur le plan militaire, si la bataille ne fut pas la première bataille rangée de l’Histoire, elle fut, depuis la chute de Rome, la première bataille organisée en bataille rangée. Avec une disposition en lignes et en colonnes, assortie d’une préparation tactique relativement élaborée, distinguant les ailes du centre, fixant à chacun une mission relativement précise et, surtout, une déclinaison de manœuvres à effectuer en cas d’échec des premiers mouvements. Elle fut aussi la première bataille où, malgré le rôle demeuré central de la chevalerie, des combattants complémentaires, notamment des arbalétriers, à pied et à cheval, tinrent une place essentielle. Philippe Auguste, redoutant en effet la supériorité numérique de la vaste coalition européenne formée contre lui, avait fait appel aux communes du royaume, et non pas seulement aux villes, pour fournir des hommes en grand nombre. Afin de leur prouver qu’ils n’étaient pas ce qu’on appellerait plus tard « de la chair à canon », le roi prit deux décisions révolutionnaires : les chevaliers protégeraient «les gens de pied» afin que ceux-ci pussent au mieux ajuster leurs tirs de carreaux sans se faire embrocher ; et il leur octroyait le droit de porter, eux aussi, l’oriflamme de Saint-Denis, jusqu’ici réservé aux combattants nobles, ce drapeau rouge uni, qui – on l’oublie souvent, comme Lamartine en 1848 - fut le premier drapeau français.

 

Sur le plan politique, la victoire de Bouvines a considérablement renforcé la position du roi de France, à la fois contre les grands féodaux du royaume, toujours prêts à contester l’autorité royale, que contre les puissances extérieures qui voyaient d’un mauvais œil l’expansion du royaume de France et s’étaient alliés afin d’en partager les dépouilles.

 

C’est pourquoi, sur le plan historique, Bouvines s’est inscrit en repère de la construction de la France. Jusqu’à la Révolution, on citait cette victoire comme l’un des actes fondateurs du royaume. Les historiens républicains eux-mêmes ne la renièrent pas, Jules Michelet puis Ernest Lavisse mettant l’accent sur le commencement de la fin de la féodalité, qui passait désormais « au deuxième rang », et sur la modernité de Philippe II, dont ils auraient presque fait un précurseur de la république en abolissant les classes sociales.

 

 

Source et suite : Daniel de Montplaisir, "  Il y a huit cents ans, Philippe-Auguste remportait la victoire de Bouvines " http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/histoire/912-il-y-a-huit-cents-ans-philippe-auguste-remportait-la-victoire-de-bouvines

 

Philippe-Auguste-prend-l-oriflamme-a-Saint-Denis-le-24-jui.jpg

Philippe Auguste prend l'oriflamme à Saint-Denis, par Pierre Henri Revoil, 2e quart du 19e siècle, Musée national des châteaux de Versailles et Trianon.

 

 

. Le 800e anniversaire de la bataille de Bouvines embarrasse l'Oligarchie

. La conversion de Clovis, les fleurs de lys, l'origine de notre histoire

. "Francia" : les origines de la France

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 20:38

Marion Sigaut, historienne, nous parle de son dernier livre, De la centralisation monarchique à la révolution bourgeoise, édité par Kontre Kulture et premier ouvrage de la collection « Les manuels d’histoire de Marion Sigaut ».

 

 

 

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Entretien-avec-Marion-Sigaut-De-la-centralisation-monarchique-a-la-revolution-bourgeoise-26311.html

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 22:57

 

 

 

"Qui a eu cette idée folle d'un jour inventer l'école ? C'est ce sacré Charlemagne...". Au-delà de la légende connue de tous, sait-on que "l'empereur à la barbe fleurie" fut le protecteur d'une exceptionnelle floraison religieuse et intellectuelle qui eut une influence considérable sur l'histoire de l'Église en Occident ? A l'occasion des 1200 ans de la mort du célèbre empereur (mort en 814), "La foi prise au mot" propose de partir à la découverte du "vrai" Charlemagne en compagnie de deux spécialistes de la période carolingienne : Christiane Veyrard-Cosme, médiéviste, professeur à l'Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris III, et Michel Sot, médiéviste, professeur émérite à l'Université de la Sorbonne, Paris IV. Retour sur le parcours et la foi d'un roi puis d'un empereur artisan de la " renaissance carolingienne " et sur un homme de gouvernement pieux et exemplaire.

 

. "Francia" : les origines de la France

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 12:10

Le 16 mai prochain, Gérard Bedel dédicacera son dernier ouvrage, « Pétain » (collection Qui suis-je?, éditions Pardès,) à la librairie Notre-Dame de France, 21 rue Monge à Paris.

 

En répondant aux questions d’Eric van den Bavière, il brosse dans cette vidéo quelques traits de la personnalité du Maréchal.

 

 

 

 

« Lorsqu'il (Philippe Pétain) quitta son ambassade pour aller en France, devenir ce qu'il allait devenir en France quand les évènements militaires tournèrent mal, le général Franco, fin politique, lui donna un conseil : "N'acceptez pas. N'acceptez pas: à la fin, vous serez considéré comme le responsable de tout ce qui se sera passé de mal"...

Mais le maréchal fit comme il l'a dit, le sacrifice de sa personne à la France. »

 

 

Pour acheter ce livre :

pétain-gérard-bedel-mpi

 

 

Source: http://medias-presse.info/qui-etait-vraiment-le-marechal-petain-entretien-video-avec-gerard-bedel/9726

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 18:58

L'histoire revisitée : le cas d'Auguste

 

http://www.fait-religieux.com/images/pages/blogs/prima_porta.jpgIl n'est de mémoire que sélective. D'autant plus quand cela concerne la religion en France. Paris célèbre avec faste, par une très belle exposition au Grand Palais, le bimillénaire de la mort de l'empereur Auguste (63 av. J.-C. - 19 août 14 ap. J.-C.). Cependant, nous avons totalement oublié, en 2013, de célébrer l'édit de Milan promulgué par les empereurs Constantin Ier et Licinius en avril 313 [Pas sur Christ-Roi : "6 octobre 2013 - Commémorations du 17e centenaire de l'édit de Milan"]. Cet édit de tolérance, appelé Edit de Constantin, proclamait que chacun était libre d'« adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel ». Il rendait possible la liberté de culte à toutes les religions et permit aux chrétiens de ne plus devoir vénérer l'empereur comme un dieu. Ces 1700 ans-là ont été oubliés par notre mémoire contemporaine. Choc des dates, entrechoquement de nos valeurs : la force au détriment de la tolérance, l'exemple de l'expansion au détriment de la liberté. Avec l'exposition sur Auguste, c'est la puissance, l'unité politique qui est valorisée. Tandis que la pacification, la liberté religieuse et la tolérance, elles, sont oubliées.

 

 

Le mythe d'Auguste : la mort des mythes

 

Néanmoins, l'exposition oublie un autre aspect de cet empereur : pourquoi le nom d'Auguste a-t-il marqué les consciences européennes à l'époque du christianisme triomphant de la Renaissance et de la période moderne ? Il y a eu d'autres empereurs qui ont su imposer grandeur, pacification et construction, comme par exemple le Macédonien Alexandre le Grand. Or, Auguste marque l'ère chrétienne car au moins trois aspects du mythe qui lui sont associés prendront un essor particulier.

 

D'une part, cet empereur sera lié au retour de l'Age d'or. Virgile, dans les Églogues célèbre cet empereur : « Voici César, et toute la descendance de Jules, qui un jour apparaîtra sous l'immense voûte céleste. Oui, c'est lui, voici le héros, dont si souvent on te répète qu'il t'est promis ; Auguste César, né d'un dieu, fondera un nouveau siècle d'or ; régnant sur les terres où régnait autrefois Saturne, il étendra son empire au-delà des Garamantes et des Indiens » (VI, v. 789-795). Ce mythe de l'Age d'or constitue le grand projet de l'Europe jusqu'à la Première Guerre mondiale.

 

 

D'autre part, Auguste est l'empereur sous le règne duquel est né Jésus Christ. Aucune section n'aborde cette question dans l'exposition du Grand Palais, même si sont évoquées la plupart des régions de l'Empire - l'Egypte, la Grèce et l'Asie mineure notamment - sauf les terres d'Israël sous domination romaine.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4c/Sibilla_Tiburtina_Chiesa_S_Giovanni_Evangelista_Tivoli.jpg/394px-Sibilla_Tiburtina_Chiesa_S_Giovanni_Evangelista_Tivoli.jpg

La Sibylle de Tibur, fresque dans l'église Saint-Jean-Évangéliste à Tivoli, 1483.

 

Enfin, le mythe chrétien d'Auguste n'a pas retenu l'attention des commissaires de l'exposition. En effet, le récit d'Auguste et de la Sybille de Tibur, née dans les Mirabilia Urbis Romae, sorte de guide de la Rome du milieu du XIIe siècle, évoque que l'empereur Auguste interroge la Sibylle de Tibur, dans le temple à Tivoli près de Rome, pour savoir s'il existait un être supérieur à lui. Une vierge apparaît alors dans une grande splendeur sur l'autel du temple de Junon, tenant un enfant dans ses bras, et d'une voix céleste lui dit : « Voici la vierge qui va concevoir le sauveur du monde ». Puis, « celle-ci est la chère fille de Dieu ». Dans le syncrétisme culturel et religieux de l'époque moderne, le mythe d'Auguste est ainsi associé au mythe de l'Age d'or et à la venue du Sauveur universel. Et c'est bien pour cette double raison que l'histoire d'Auguste a tant marqué l'histoire européenne. Et c'est bien pour cela que ce mythe est aujourd'hui mort et n'apparaît plus dans une exposition célébrant le bimillénaire du décès de l'empereur.

 

En définitive, l'exposition sur Auguste ne retient que la dimension purement historique, oubliant la question mythique qui a pourtant fondé la conscience européenne. Comme pour Constantin, on préfère choisir la neutralité de l'historicité pour ne pas heurter les non-croyants.

 


Exposition
Moi, Auguste, empereur de Rome...
Jusqu'au 13 juillet au Grand Palais
Paris
Commissaires : Cécile Giroire, Daniel Roger, Eugenio La Rocca, Annalisa Lo Monaco, Claudio Parisi-Presicce
Catalogue : RMN

 

 

Source: http://www.fait-religieux.com/nos-blogs/sacre-artistes/2014/04/02/l-histoire-revisitee-le-cas-d-auguste

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 16:28

 L'historienne Marion Sigaut, spécialiste du XVIIIe siècle, était l'invitée de Meta-Tv le 7 mars. Dans la 2e partie, elle explique que si la divise "liberté, égalité et fraternité" est républicaine et maçonnique, il s'agit de valeurs catholiques, universelles :

 

"les Français sont très catholiques, la France est catholique même quand elle ne le sait pas. La notion d'égalité des hommes devant Dieu est une valeur catholique. Liberté, égalité, fraternité, c'est un slogan maçonnique et républicain, ce sont des valeurs catholiques depuis toujours. Les hommes sont libres de faire ou de ne pas faire le bien. On n'est pas libre de décider ce qui est bien et ce qui n'est pas bien. Mais l'homme a le choix. Et le modèle de société que cela donne change tout."

 

 

Il ressort que les valeurs de liberté et d'égalité, n'ont été apportées ni par "les Lumières", ni par la "Révolution française", c'est beaucoup plus profond que cela.

 

 

 

Note de Christ-Roi. En fin de video, sur l'interrogation au sujet des Vendéens : "peut-on considérer qu'ils étaient des collabos, n'avaient-ils pas passé des pactes avec des puissances étrangères" ?   Il s'agit là de la thèse (en forme d'inversion accusatoire déjà...) républicaine et révolutionnaire des "conspirateurs" contre la "Révolution".  

Marion Sigaut explique que "ce sont des gens (les Vendéens) qui se sont battus pour conserver leur mode de vie".

 Rappelons que c'est tout le courant révolutionnaire qui voulut la guerre contre l'Europe (alors monarchiste et chrétienne) pour renforcer leur "Révolution". Et que la Révolution elle-même, était soutenue par la banque anglaise... et la franc-maçonnerie :

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/40/Jacques_Pierre_Brissot_de_Warville.gif/220px-Jacques_Pierre_Brissot_de_Warville.gifBrissot , qui avait des biens à Ouarville dans l'Eure-et-Loir, et qui en bon anglomane, se disait Brissot de Warville, était le stipendié des banquiers et des hommes d'affaires (Source: R. Sédillot, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1990, p. 213, 214), en plus d'être le secrétaire général et trésorier de chancellerie du duc d'Orléans, Grand Maitre du Grand Orient de France (Source: Bernard Faÿ, La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959; p. 183, 345 et suivantes, 367, 369, 407)  appelait à la guerre "révolutionnaire" "pour libérer les peuples".   

Jusque-là, Brissot s'était illustré comme "philanthrope"..., "ami de l'humanité"..., un grand créateur (et financeur) de sociétés dites "philosophiques" (!), en réalité véritables postes centraux maçonniques dispersés sur l'ensemble du territoire.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/518vmFiw1IL._AA278_PIkin4,BottomRight,-54,22_AA300_SH20_OU08_.jpg"La guerre de la liberté, (dit Brissot, Ndlr. ce 16 décembre 1791) est une guerre sacrée, une guerre commandée par le ciel; et comme le ciel elle purifie les âmes. ... Au  sortir des combats, c'est une nation régénérée, neuve, morale; tels vous avez vu les Américains: sept ans de guerre ont valu pour eux un siècle de moralité. ... La guerre seule peut égaliser les têtes et régénérer les âmes" (Jacques-Pierre Brissot de Warville, discours du 16 décembre 1791, cité in L. Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie , Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989,   p. 71.) 

 

La guerre avait également chez Brissot une visée économique : 'Enfin, n'y a-t-il pas un commerce au milieu des guerres ?'..." Il faut cependant signaler que les 'brissotins' ne furent pas les seuls initiateurs de la guerre; comme l'ont signalé F. Furet et D. Rocher (La Révolution française), c'est tout le courant d'esprit démocratique en France qui s'enflamma pour elle." (L. Jaume, ibid., p. 73.)

 

Les Brissotins (ou "Girondins")  avaient voulu, en déclarant la guerre à l'Autriche (20 avril 1792), porter un coup fatal à la monarchie, en se réjouissant par avance de la défaite militaire de la France, qui établirait enfin la preuve de la "trahison du roi"... (P. Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire , Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, pages 176, 227 et 670).

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41mxSjZqbbL._SL500_AA300_.jpgL'abbé Barruel écrit, qu'après la "conspiration du 10 août" 1792, dite "insurrection du 10 août" [journée au cours de laquelle fut envahie l'Assemblée ainsi que le Palais des Tuileries, siège du pouvoir Exécutif, pris d'assaut. Lucien Jaume dans Le Discours jacobin et la démocratie, parle d'une "insurrection" qui "n'est pas spontanée", d'"une collusion supposée entre Lafayette et les amis de Brissot", d'un "Directoire secret" dont les "manifestants" "ont été préparés politiquement et militairement, "une synthèse a été fournie par G. Maintenant" : Les Jacobins, coll. Que sais-je? PUF, Paris 1984, p. 52-58.

L'abbé Barruel parle d'une "conspiration" "ourdie par Brissot"]:

 

"dès lors, on les entend dire dans leur club, ce que Brissot écrivait ensuite aux généraux de sa Révolution: 'Il faut incendier les quatre coins de l'Europe, notre salut est là' (Voyez Considér. sur la nature de la Révol. par M. Mallett du Pan, p. 37).


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2a/Louvet_de_Couvray.jpg/220px-Louvet_de_Couvray.jpg"L'historien pourra trouver toute l'histoire de cette atroce révolution du 10 août, dans les discours du député Louvet (journaliste, conventionnel régicide, député aux Cinq-Cents): 'nous la voulions, nous autres jacobins, parce qu'à coup sûr la paix tuait la république...'" (Jean-Baptiste Louvet, dit Louvet de Couvray, cité in A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinsime, Editions de Chiré, Chiré-en-Montreuil 2005, tome 2, p. 473.)

 

 

3e partie:

 

 

 

Dans cette 3e partie, Marion Sigaut évoque le rôle joué par l'Angleterre dans la Révolution "française", une "révolution bourgeoise".. et le génocide vendéen, premier génocide de l'histoire.

 

 

 

 

4e partie: La Révolution "française" fait penser à ce qui se passe en Ukraine.

La Révolution française : une Révolution colorée ?

L'affaire Calas; la dégradation de la situation de la femme à la Révolution; Voltaire, le BHL du XVIIIe siècle...

 

 

Marion Sigaut explique pourquoi elle ne donnera plus d'entretiens à la presse, évoque son expérience dans les kibboutz en Israël, et annonce différents projets.

 

 

. Face au deux poids deux mesures : prôner l'égalité et la liberté comme traditions françaises historiques

. La Mutinerie - Entretien avec Etienne Chouard (complet)

. République Française = premier régime génocidaire de l'histoire

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 17:35

 

 

Marion Sigaut : "L'Eglise a été victime d'une campagne de calomnie à grande échelle"

 

Exemples de calomnies, clichés et autres mythes à lire sur http://www.christ-roi.net/index.php/Mythes_historiques

 

 

 

. "Il est temps que les cathos se réveillent" / Rencontre avec Marion Sigaut (Onnouscachetout.com)

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 18:02

 

 

 

Marion Sigaut, historienne essayiste, nous parle du 18eme siècle. Une video publiée il y a un peu moins d'un an le 24 mars 2013, mais qui a encore toute son actualité.

 

Extrait à partir de la 50e minutes :

 

 

"Mensonges, mensonges, mensonges. Il est temps que les cathos se réveillent... Quand les catholiques sincères -je ne dis pas les catholiques organisés - , les gens qui se sentent comme moi imprégnés de tout ce catholicisme qui a fait notre pays, quand ils vont se réveiller, on va remettre les pendules à l'heure, on va arrêter de mentir comme ça (sur l'histoire de France, le "Moyen Âge", l'"Ancien Régime")...

 

Et il est temps que les catholiques se réveillent : on n'a pas séparé l'Eglise de l'Etat, à la Révolution française on a soumis l'Eglise à l'Etat... Avant la Révolution l'Eglise était autonome. Par le biais de la dîme qu'elle percevait et dont elle restituait les bénéfices en terme de tous les services qu'elle rendait à la population, elle était indépendante de l'Etat. À la Révolution française on a fait la Constitution civile du Clergé : on a soumis l'Eglise à l'Etat. Donc on n'a pas séparé les pouvoirs (temporel et spirituel), on a lié les pouvoirs à la Révolution, on a fait l'inverse.

 

Comme il y a eu la guerre civile (la Guerre de Vendée, il y a eu des soulèvements partout) Napoléon a dit on va arrêté le truc (la déchristianisation forcenée, le calendrier révolutionnaire, le decadi, le génocide en Vendée) on va faire un Concordat, c'est-à-dire qu'il est allé chercher le pape, on lui a mis un fusil sur la tempe et on lui a dit vous allez signer là. On ne vous rendra pas tout ce qu'on vous a volé, mais en échange on vous laisse l'éducation. Et pour le reste, toute l'Eglise est soumise à l'Etat : le choix des prélats, la rémunération des prêtres, c'est l'Etat qui s'en charge. Ce n'était pas comme ça avant ! Donc avant la Révolution française il y a séparation de l'Eglise et de l'Etat et après la Révolution française il y a soumission de l'Eglise à l'Etat ! Et en 1905 on arrive et on dit 'on va venir à bout de siècles et de siècles de domination de l'Eglise' ! Mais de rien du tout... D'un siècle de Concordat obtenu par la violence... Il faut le dire. Debout les cathos ! Cessez de vous laisser embrouiller !"

 

 

. Marion Sigaut et Claire Colombie sur l’enseignement de l’histoire à l’Université

. Lettre à Louis XVI d'un Maupeou extra-lucide sur l'Oligarchie

. Alerte aux livres d'histoire mensongers ! (Marion Sigaut)

. Comprendre les Lumières : aux sources de la prolétarisation du monde ouvrier

. La conversion de Clovis, les fleurs de lys, l'origine de notre histoire

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 00:00

4 février 1776 : Louis XVI abolit l’esclavage

Observatoire du Royalisme en France, le 4 février 2011  

Le 04/02/2011 à 16:46

Lorsque l’on parle d’abolition de l’esclavage en France, la première date qui vient à l’esprit des français est 1792, lorsque la Convention décidait d’accorder la citoyenneté aux hommes libres de couleur. Pourtant, l’abolition de l’esclavage n’est pas une mesure révolutionnaire mais bien une réforme royale ! En effet, le Roi Louis XVI, dès 1776, avait promulgué un édit condamnant fermement la possession d’esclaves sur le territoire français. Couvercle de plomb et mythe de la « révolution salvatrice des peuples opprimés », cette date est largement occultée par les médias (wikipedia en tête) et les livres d’histoire…

    Et pour cause ! Rappelons que l’Assemblée Nationale de 1790 avait réaffirmé par deux fois (décret du 8 Mars et du 12 Octobre 1790) la légalité de l’esclavage, revenant ainsi sur la réforme royale de 1776. L’Assemblée s’était ainsi opposée à la publication de Brissot de 1790 : « Adresse à l’Assemblée Nationale pour l’abolition de la traite des Noirs »… S’asseyant allègrement sur cet idéal de fraternité tant de fois bafoué pendant la révolution, l’Assemblée montrait par là même son mépris des plus faibles, et ce n’est que pour éteindre la révolte des esclaves des colonies (Saint Domingue notamment) qu’elle accepta d’abolir l’esclavage en 1794.

    Le Roi Louis XVI, bien avant les petits bourgeois perfides qui allaient mettre la France à feu et à sang, avait compris que la liberté d’un homme ne devait pas être bafoué. C’est ainsi que moins de 3 ans plus tard, par une ordonnance du 8 Mai 1779, Louis XVI abolit également le servage et le droit de suite en France. De même, par cette même ordonnance, il affranchissait tous les « mains mortables » des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables ».  La France fut l’une des premières nations du monde à abolir le servage, près de 180 ans avant le Tibet (1959).

    Le Roi de France incarne tout le peuple français, dans sa complexité et sa diversité, dans les moments de joie comme dans les moments de doute et de peur. Louis XVI a montré, par les nombreuses réformes qu’il a entreprit pendant son règne, qu’un Roi était avant tout proche de son peuple et répondait à ses besoins les plus élémentaires de liberté, de sustentation et de bien être.  

http://www.royaumedefrance.fr/media/HLIC/5d214ffaac03a1bdd61c345fd245b1c2.jpg

 

 

Source: http://www.royaumedefrance.fr/201102044600/4-fevrier-1776-louis-xvi-abolit-lesclavage/

 

 

. Abolition de l'esclavage : qui a aboli l'esclavage le premier ?

. La franc-maçonnerie et l'histoire de l'esclavage

. Le Vatican déclare la guerre à l'esclavage moderne (23 août 2013)

. "La vraie révolution, celle qui transforme complètement la vie" a été "accomplie" par Jésus" (Pape François)

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 20:19

 



Date de publication : 21/11/2013

Durée : 02:03:11

 

Discussion entre Marion Sigaut, historienne et écrivain et Claire Colombie, diplômée en histoire médiévale. Ayant étudié dans la même faculté, ces deux historienne nous parle du parcours d'historien. Elles dénoncent le "formatage", la censure que l'on rencontre pour passer ses diplômes.

 

Extrait :

 

"L'Université, c'est le temple du savoir dans lequel si vous voulez votre diplôme il faut en passer par la norme. Ce n'est pas le savoir. Le savoir il y est à la faculté, mais ce qu'il y a c'est qu'il faut pouvoir en sortir avec un diplôme, parce que si on sort de la faculté sans diplôme c'est comme si on n'y était pas allé.

Ils (les censeurs) sont dans la place... Ne dites rien, il ne faut pas toucher aux 'Lumières', il ne faut pas toucher au jansénisme, il ne faut pas toucher à la doxa, il ne faut pas toucher à la Révolution française. Il faut rentrer dedans, passer ses diplômes. Il faut l'ouvrir après."  (Marion Sigaut)

 

http://i18.servimg.com/u/f18/11/21/59/07/roman_10.jpg"L'histoire de la femme (à l'Université) c'est la femme est oppressée depuis la nuit des temps. Les paysannes sont oppressées parce qu'elles font douze enfants. Mais les femmes riches aussi sont oppressées, etc. Le but est d'expliquer que c'était absolument horrible d'être une femme aux périodes anciennes et qu'il faut devenir l'alliée du capital. Parce que depuis qu'on a la pillule, depuis qu'on a gagné nos 'droits sociaux', il faut surtout pas revenir en arrière parce que le 'Moyen Âge',... Et donc du coup on dit il faut soutenir la démocratie, il faut soutenir le libéralisme, il faut soutenir la modernité... Parce que sinon vous allez vous retrouvez dans une cuisine, vous allez vous faire violer, vous allez avoir douze enfants..." (Claire Colombie)

 

 

Source: http://www.dailymotion.com/video/x17gmae_marion-sigaut-et-claire-colombie-sur-l-enseignement-de-l-histoire-a-l-universite_news via http://www.egaliteetreconciliation.fr/Marion-Sigaut-et-Claire-Colombie-sur-l-enseignement-de-l-histoire-a-l-Universite-23066.html

 

 

. La femme au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime : l'exclusion des femmes ne date pas des "siècles obscurs" mais vient plus tard, de la modernité

. La guerre des juges contre l'Eglise et la monarchie au XVIIIe siècle (Marion Sigaut)

. Jansénistes et jésuites (Marion Sigaut)

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 13:29

Mis à jour le 23/02/2016.

Au risque d'oublier un grand évènement, ou de passer sous silence un fait ou une explication importante, il est difficile de faire le résumé de notre épopée nationale. Mais, nous pensons important de tenter d'en faire un, même succint ou incomplet. Voici donc la légende de Tolbiac, la conversion de Clovis et les fleurs de lys, l'origine de la France officiellement chrétienne.

La conversion de Clovis, les fleurs de lys, l'origine de notre histoire

Clovis recevant la fleur de lys - XVe siècle, Bedford Book of Hours, 1423, illustrant la légende du Roi Clovis recevant les fleurs de lys de son épouse sainte Clotilde. Au XIVe siècle, l'armorial français montre Clovis arborant des fleurs de lys. Lorsque Clovis se bat contre son ennemi et le tue près de la tour Montjoie, celui-ci confesse la Trinité et fonde l'abbaye de Joyenval qui accueille alors le bouclier comme relique.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0a/Battle_of_Tolbiac.jpg/491px-Battle_of_Tolbiac.jpg

Bataille de Tolbiac, fresque du Panthéon (Paris) de Paul-Joseph Blanc vers 1881 conjointement à d'autres fresques

 

Lors de la bataille de Tolbiac contre les Alamans, Clovis fit le voeu de se convertir s'il emportait la bataille. À l'occasion de cette bataille, les fleurs de lys, symbole de pureté virginale, lui furent données par son épouse sainte Clotilde à qui un ermite de la forêt de Marly avait remit un bouclier où figurait trois fleurs de lys, en référence à la sainte Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit). L'ermite affirma l'avoir reçu d'un ange pour que le roi s'en serve durant la bataille à la place de ses armes ornées de trois croissants ou de trois crapauds. Selon l'ermite, ce bouclier devait lui assurer la victoire.


La bataille de Tolbiac vient sceller la nouvelle vision du monde initiée par l'empereur Constantin (306-337) et chez nous, l'alliance des Gallo-Francs avec le Christ. Après Tolbiac tous les peuples reçoivent tour à tour le baptême, et ceux qui étaient ariens renoncent à leurs erreurs pour redevenir catholiques.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b5/Labarum.svg/117px-Labarum.svg.pngLe peuple romain était resté sourd à l'appel du Christ et de ses apôtres, les merveilles du Pont Milvius ne l'avaient pas éclairé. Les successeurs de Constantin, Constance, Julien l'Apostat et Valens, se livrèrent à l'hérésie ou à l'impiété et persécutèrent l'Eglise. En vain le grand Théodose fit-il renaître un instant les jours de Constantin (édit de Milan de 313 accordant à chacun la liberté de culte) et offrit-il l'admirable exemple de la pourpre impériale s'humiliant devant saint Ambroise, la coupe d'iniquité était pleine. L'empire n'existait plus. Après avoir été persécutée par lui pendant trois siècles, l'Eglise se tenait debout sur ses ruines...

 

Ce furent d'abord les Wisigoths qui franchirent le Rhin et les Alpes, ravagèrent les Gaules et pénétrèrent en Italie. Une force inconnue poussait leur chef : "Une voix intérieure, disait-il, me crie sans cesse : Marche et va saccager Rome!". En 410 la ville éternelle fut prise et pillée. Plus heureux qu'Annibal, le chef barbabre Alaric entra dans la cité de Romulus. L'empereur Honorius, indigne fils de Théodose, s'enfuit à Ravenne..., et Rome fut mise à feu et à sang, dépouillée de ses statues païennes qui lui restaient. Certaines furent même fondues pour financer la défense de la ville, vaine on le sait. Mais le pape, saint Innocent qui fut pape de 401 à 417 resta à son poste à Rome. Les barbares s'inclinèrent devant la majesté du souverain pontife.

 

Nulle part on ne voit de personnalité païenne défendre la société romaine contre les Barbares avec efficacité. Partout cette défense est assurée par les évêques qui seront ainsi les derniers représentants authentiques de la romanitas, de saint Aignan à Orléans, à saint Loup à Troyes, à saint Sidoine Apollinaire en Auvergne, au pape saint Léon à Rome... Quel plus typique représentant de la romanitas de l'extrême fin de l'Empire que cet évêque de Gaule, Sidoine Apollinaire (432-489), lui qui n'a cessé de proclamer "Nôtre est César" ? De même, un peu plus tard, alors que l'Empire avait disparu en Occident, la contre-attaque victorieuse de l'Empire romain d'Orient sous l'empereur Justinien au VIe siècle vint d'un empereur catholique, la romanité ne fut rétablie seulement que dans les zones de christianisme majoritaire. La romanité n'était plus défendue que par le christianisme.

 

 

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Au berceau de la royauté française, comme du temps de nos ancêtres les Gaulois,

"le Roi franc était à l'origine élevé sur le Pavois."

(Jean Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, lonrai 2013, p. 36-37.)

 

 

En 481, un jeune homme de quinze ans, Clovis fils de Childéric, était élu roi des Francs saliens et montait sur le pavois. La grande vertu des Francs était la fidélité aux traditions nationales, et ces traditions relevaient toutes du culte d'Odin. Abandonner devant les guerriers qui tant de fois avaient versé leur sang pour sa gloire, les dieux scandinaves, et se courber devant le dieu des chrétiens, c'était, aux yeux de Clovis, renier les ancêtres, s'aliéner le coeur des Francs et le soutien de son armée.

Pour raconter Tolbiac, il suffirait presque de traduire Grégoire de Tours. L'objectivité et la sincérité de cet historien qui écrivait déjà vers 580 est admise et reconnue aussi bien par les adversaires que par les amis de l'Eglise : "Une guerre éclata, dit-il, entre les Alamanni et les Francs. Clovis fut alors contraint par les évènements de faire ce qu'il avait toujours refusé jusque-là.

 

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Au moment où les deux armées étaient aux prises, les troupes franques furent repoussées en tel désordre, que les bataillons refoulés les uns sur les autres se donnaient mutuellement la mort. A ce spectacle, Clovis ne put retenir ses larmes. Le coeur brisé, il leva les yeux au ciel et s'écria :

 

"Jésus-Christ, vous que Clotilde appelle le Fils du Dieu vivant, s'il est vrai que vous protégez ceux qui vous invoquent et donnez la victoire à vos serviteurs, j'implore votre assistance. Si vous me faites triompher de mes ennemis, si vous étendez sur moi cette puissance, dont votre peuple reconnaît l'efficacité, je jure de croire en vous et de me faire baptiser en votre nom. J'ai prié mes dieux : ils ne m'ont point écouté. J'en ai la preuve. A vous de m'arracher au péril !"

 

 

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La Bataille de Tolbiac par Ary Scheffer (1795-1858), peinture du 19e siècle


A peine eut-il parlé ainsi, que le combat changea de face. Les Francs reprirent une ardeur nouvelle. Bientôt les Alamans plièrent et se mirent en pleine déroute. Leur roi fut tué. Les vaincus implorèrent alors la clémence du roi des Francs. "Faites cesser le massacre, lui dirent-ils. Nous sommes prêts à reconnaître votre autorité et à devenir votre peuple". Clovis donna aux siens l'ordre de cesser le carnage et ramena ses troupes sous la tente. Au retour, il raconta à la reine comment il devait la victoire à l'invocation du nom de Jésus-Christ. Dans ce récit si simple et si plein de grandeur est renfermée toute la tradition française. C'est tout ce qui nous reste de l'un des plus graves évènements qu'ait vus l'histoire; mais ces quelques lignes suffisent pour nous permettre de louer à jamais le Dieu des Armées, Deus Sabaoth, qui exauça les prières de Clotilde et prêta l'oreille au cri du chef barbare.

C'est depuis ce jour et cette heure que nous sommes une nation chrétienne et que notre patrie, la patrie qui donna à Constantin les légions gauloises du Pont Milvius, est devenue la fille aînée de l'Eglise.

Saint Rémi l'attendait à Reims avec Clotilde. "Père saint, lui dit Clovis, je suis prêt. Pourtant une considération me retient encore. Le peuple qui me suit ne veut pas qu'on abandonne ses dieux. Je vais convoquer les Francs, et je leur parlerai dans le sens de vos instructions". L'assemblée eut lieu. Sans doute le projet royal était connu de tous, car avant même que Clovis eût pris la parole, aussitôt qu'on le vit paraître, une acclamation générale se fit entendre :

"Pieux roi, dirent les Francs, nous abjurons le culte des dieux mortels, nous voulons servir le Dieu immortel que Remi adore!" Le bienheureux évêque, en apprenant la décision nationale, fut rempli d'une grande joie, et prépara tout pour le baptême solennel.

Le jour choisi pour le baptême était le jour de Noël 496. Rémi, pendant qu'il parlait, une lumière céleste éclata soudain dans l'église, effaçant la lueur des cierges allumés, et une voix se fit entendre qui disait : "La paix soit avec vous ! C'est moi, ne craignez point. Persévérez dans mon amour". Après ces paroles, la lumière surnaturelle disparut et un parfun d'une suavité céleste se répandit dans l'enceinte. Le roi et la reine se précipitèrent aux genoux du saint pontife, en versant des larmes d'émotion et de joie. L'homme de Dieu, illuminé lui-même par l'esprit prophétique,
s'écria :
"Apprenez, mon Fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l'Église romaine qui est la seule véritable Église du Christ ...
"Ce royaume sera un jour grand entre tous les royaumes, il embrassera les limites de l'empire romain et il soumettra tous les peuples à son sceptre... Il durera jusqu'à la fin des temps !
"Il sera victorieux et prospère tant qu'il sera fidèle à la foi Romaine, mais il sera rudement châtié toutes les fois où il sera infidèle à sa vocation. " (d'après Flodoard, Historia Ecclesiae Remensis)

La prière de l'évêque de Reims à l'autel de Marie est gravée dans la mémoire nationale : regnum Galliae, regnum Mariae ! Royaume de France Royaume de Marie. Nos plus chères traditions sont établies sur ces journées de décembre 496.


Source: Ferdinand Hervé-Bazin, Les Grandes Journées de la Chrétienté, Librairie Victor Lecoffre, Paris, 1887, rééd. Editions Saint-Rémi.



Le christianisme en France. Deux mille ans d'histoire

 

Blason de Saintes-Maries-de-la-MerC'est sainte Madeleine abordant au Ier siècle aux Saintes-Maries-de-la-Mer (en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, NdCR.) avec sa soeur  Marthe, son frère Lazare et sa servante Sarah, et se fixant la première à la Sainte-Baume, la seconde à Tarascon, Lazare le ressuscité à Marseille, tandis que sainte Sarah demeurait au rivage où l'avait portée la barque miraculeuse.

 

[Sous le vocable de saintes Maries  ou Trois Maries, la tradition catholique désigne trois femmes disciples de Jésus : Marie-Madeleine, Marie Salomé et Marie Jacobé, qui serait les trois femmes au pied de la croix dans les évangiles synoptiques. Elles étaient accompagnées de Marthe, son frère Lazare le ressuscité, Maximin, l'un des soixante-douze disciples de Jésus, Sidoine l'aveugle qui deviendra saint Restitut et Joseph d'Arimathie, porteur du Saint Graal : chassés de Palestine et placés dans une barque sans voile ni rame, la Providence les poussa par les courants vers le delta du Rhône où ils échouèrent.]

 

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Marie Salomé et Marie Jacobé sur leur barque dans l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer

 

Ce serait saint Martial , l'un des disciples fixé à Limoges, Zachée, celui que sa taille trop exiguë empêchait de voir passer le Christ et qui pour l'apercevoir grimpa sur un sycomore, qui aurait évangélisé Rocamadour (en région Midi-Pyrénées) et, fixée à Soulac, sainte Véronique qui essuya la face du Christ.

 

... Chose curieuse, (en Gaule) ce sont ces mêmes centres officiels dans lequels étaient entretenu le culte païen de l'Etat qui voient se propager les premiers la religion nouvelle : Lyon en particulier, Autun, Bordeaux, etc....

 

Souvent les nouvelles églises s'élèvent dans des lieux où se trouvaient des sources ou des arbres sacrés; or l'on sait que le culte des sources et des arbres était essentiellement celtique. Du vivant même de saint Martin (IVe siècle), certains arbres reçurent des autels, et, de nos jours encore, on a signalé de nombreuses sources auprès des sanctuaires et dans quelques cas comme à Nohanent, dans l'église elle-même.

 

Ainsi la nouvelle religion s'insérait dans les coutumes ancestrales du peuple celte qui continuait à revenir aux endroits jadis honorés, mais pour un culte purifé et d'une tout autre essence.

 

Il ne s'agissait pas d'imposer brutalement les nouvelles façons de voir, ni de recourir à ces mesures artificielles qu'avaient adoptées la Rome des empereurs élevant des villes et des autels pour le culte officiel, mais bien de transfigurer les croyances existantes et de faire épanouir les possibilités latentes dans ce peuple celte que César déclarait entièrement tourné vers la religion.

 

Dans la suite des temps, l'histoire du christianisme en Gaule se confond avec l'histoire même du peuple français. Quelques îlots du paganisme subsistaient aux Ve et VIe siècles, mais on peut considérer que toute trace en avait disparu définitivement à la fin du VIIe siècle.

 

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Régine Pernoud, Histoire du peuple français, Des origines au Moyen Âge, Nouvelle Librairie de France, Paris 1951.

 

 

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Le baptême de Clovis

 

Le baptême de Clovis en 496 constitue traditionnellement dans l'histoire de France, le baptême de la France "Fille aînée de l'Eglise". Il constitue l'acte de naissance de ce que l'on nomme la France. Ce fait-là est un acquis, on ne peut pas l'effacer, faire comme s'il ne s'était jamais produit.

 

Les ennemis de l'Eglise (la franc-maçonnerie) ont alors imaginé de biaiser en enseignant aux enfants français qu'en réalité la France n'était pas née en 496, car d'abord ce baptême aurait été réalisé par Clovis à des fins disent-ils "politiques" (ce qui ôte l'élément religieux dans la naissance de la France) et qu'ensuite, la France se serait construite "petit à petit" (ils affirment que l'espace géographique de la France de Clovis était bien moindre que celui d'aujourd'hui alors qu'en réalité c'est le contraire.) Il s'agit donc pour eux de faire croire aux petits français que leur pays n'est pas né avec le baptême de Clovis. C'est tout l'enjeu : il faut remplacer 496 par 1789, effacer de la mémoire nationale ce baptême, faire comme s'il ne s'était jamais produit.

 

Seulement, l'histoire de France et les faits historiques sont têtus. L'on ne peut faire comme si ce baptême ne s'était jamais produit et on ne peut gommer d'un trait de plume plus de treize siècles d'histoire de France, sans apparaître pour ce que l'on est : un petit kapo de la pensée unique et du terroriste intellectuel.

 

C'est pourquoi, en ces temps de déclin, de décadence pour beaucoup, nous devons garder espoir et espérance, car les ennemis de l'Eglise ne pourront jamais faire que la France ne soit pas née en 496.

 

 

"Épris de la fière Burgonde [Clotilde], dont l'âme était aussi haute que la sienne, il [Clovis] lui donna une large part d'influence dans les affaires publiques. Elle régna véritablement avec lui, aux applaudissements des Francs, qui admiraient son intelligence, son énergie, son caractère résolu. Les Gaulois se réjouirent de voir assise sur le trône du glorieux Sicambre une femme de ce mérite; ils se prirent à espérer que Chlodowig [Clovis] subirait jusqu'au bout l'ascendant que sa noble épouse obtenait sur lui, et qu'il finirait, instruit à son école, par confesser la foi du Christ..."

 

(C. Guenot, Le Fils aîné de l'Eglise, Épopées de l'histoire de France, Vve H. Casterman, Tournai 1883, p. 49).

 

 

 

"On situe traditionnellement la date du baptême de Clovis à Reims avec 3000 guerriers par Saint Rémi, évêque de Reims, le 25 décembre 496 ou 498, voire 506" (Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, Baptême de Clovis, baptême de la France, De la religion d'État à la laïcité d'État, Éditions Balland, Mayenne 1996, p. 23).

 

"L'estimation la plus prudente situe l'évènement entre 496 et 498" (Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, Évreux 1980, p. 16).

 

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La Sainte Ampoule dans son reliquaire originel

 

"Par la sainte Ampoule (qui aurait servi au baptême de Clovis NdCR.) se trouve symbolisée la doctrine chrétienne, selon laquelle tous les hommes étant égaux, aucun d'eux ne peut exercer l'autorité sur ses semblables si ce n'est par une délégation de Dieu, à qui il devra des comptes. D'ailleurs, l'expression, 'par la grâce de Dieu roi de France', telle qu'on l'employait aux temps féodaux, n'est pas autre chose qu'une forme d'humilité" (Georges et Régine Pernoud, Le tour de France médiévale, Stock, Évreux 1982, p. 63).

 

 

 

Marche Royale pour le Sacre de Charles VI de France (1380-1422) par Jordi Savall, musique médiévale

 

"Lors de la cérémonie du sacre, le roi jure de défendre l'Église et de conserver à chacun des évêques la loi et la justice qui lui sont dues; il jure également de rendre au peuple la justice à laquelle il a droit.

À cet instant, les voûtes de la cathédrale retentissent de cris: ce sont les seigneurs et le peuple qui, par trois fois, crient ensemble en latin: 'Nous approuvons, nous voulons qu'il en soit ainsi!' Ces cris, qu'on appelle, l''acclamation', rappellent au roi qu'il reste l'élu du peuple."

 

 Georges et Régine Pernoud, Le tour de France médiévale , Stock, Évreux 1982, p. 64.

 

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Sous Charlemagne, la loi est "intangible" parce qu'elle "appartient au peuple", le roi ne peut y "toucher quant au fond" (Jean Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, Lonrai 2013, p. 334-335).

 

"Plus tard en 1789, NdCR.) les révolutionnaires, en s'acharnant sur Clovis avec une fureur dévastatrice (son sarcophage est profané, sa basilique est détruite, la Sainte Ampoule est solennellement brisée neuf mois après la mort de Louis XVI) le consacrent malgré eux comme le fondateur de la royauté sacrée. L'affrontement parfois violent au cours du XIXe s., des deux France [la France catholique et la 'France' républicaine] lui donne un nouveau souffle : comparé à Charlemagne, saint Louis ou Jeanne d'Arc, il (Clovis) devient le symbole de la France chrétienne et royaliste, opposée aux républicains laïcs (Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, Baptême de Clovis, baptême de la France, De la religion d'État à la laïcité d'État, Éditions Balland, Paris 1996, p. 12. Un livre intéressant écrit par deux grands historiens protestants).

  

En 869, Hincmar, archevêque de Reims, nous dit que Rémi, immédiatement après le baptême de Clovis, l’avait sacré et oint avec une huile « envoyée du ciel dans la sainte ampoule » par le truchement d’une colombe venue se poser sur l’autel même de l’Eglise. Cette histoire plaisant fort au peuple, sera reçue comme un symbole par presque tous. Or, l'histoire telle qu'on l'enseigne aujourd'hui nous dit que "le premier monarque franc à avoir été sacré fut Pépin le Bref en 751 par Saint Boniface et en 754 par le pape". Il s'agit d'une thèse avancée par la maçonnerie pour ruiner l'origine baptismale de la France. Car si l'on en croit Hincmar, et nous ne voyons pas pour quelle raison on devrait écarter a priori son témoignage..., Clovis fut sacré et oint avec une huile sainte, ce qui est resté dans la tradition historique comme le premier sacre (de droit divin) de nos rois.

 

Voici maintenant la narration du baptême de Clovis tel qu'il se produisit, suivi de la présentation du serment de saint Rémi :

 

"Dans la nuit de Noël 496, au jour anniversaire et à l'heure même de Sa naissance, le Christ – lors de la naissance spirituelle de notre France et de nos Rois – voulut, par un miracle éclatant, affirmer la Mission providentielle de notre pays et de notre race Royale, au moment même où saint Rémi va proclamer cette Mission au nom du Tout-Puissant, pour sanctionner solennellement les paroles (divinement inspirées) de Son Ministre. À minuit, alors que le Roi, la Reine et leur suite sont dans l'Église Saint-Pierre où l'Archevêque les a convoqués, "soudain, raconte Hincmar (Migne, Patrologie Latines, tome CXXV, p. 1159. Hincmar, Vita Sancti Remigii, chap. XXXVI), une lumière plus éclatante que le soleil inonde l'Église! Le visage de l'évêque en est irradié! En même temps retentit une voix: La paix soit avec vous ! C'est moi! N'ayez point peur! Persévérez en ma dilection! Quand la voix eut parlé, ce fut une odeur céleste qui embauma l'atmosphère. Le Roi, la Reine, toute l'assistance épouvantée, se jetèrent aux pieds de saint Rémi qui les rassura et leur déclara que c'est le propre de Dieu d'étonner au commencement de Ses visites et de réjouir à la fin.

 

Puis soudainement illuminé d'une vision d'avenir, la face rayonnante, l'œil en feu, le nouveau Moïse s'adressant directement à Clovis, Chef du nouveau Peuple de Dieu, lui tint le langage – identique quant au sens – de l'ancien Moïse à l'ancien peuple de Dieu : "Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l'Église romaine, qui est la seule véritable Église du Christ. ... Ce royaume sera un jour grand entre tous les royaumes et il embrassera toutes les limites de l'Empire romain ! Et il soumettra tous les peuples à son sceptre ! Il durera jusqu'à la fin des temps ! Il sera victorieux et prospère tant qu'il sera fidèle à la foi romaine. Mais il sera rudement chatié les fois qu'il sera infidèle à sa vocation (Migne, Patrologie Latines, tome CXXXV, p. 51, Flodoard, Historia Ecclesiae Remensis, Lib. I, chap. XIII).

 

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D'un point de vue politique, le choix par Clovis du catholicisme associé à l'Empire romain, faible et lointain, plutôt que celui de l'arianisme (peuplades barbares voisines) n'était certainement pas le choix le plus facile, le plus sûr pour son royaume, ni le plus logique. Au moment du baptême de Clovis, à la fin du Ve s., l'Eglise et les fidèles sont opprimés de tous côtés par des princes hérétiques. "L'empereur Anastase, en Orient, est livré aux Eutychiens; Theodorick, roi d'Italie, Alarik, roi des Wisigoths en Espagne et en Aquitaine, Gondebald, roi des Burgondes, Trasamond, roi des Vandales en Afrique, professent les erreurs d'Arius" (C. Guenot, Le Fils aîné de l'Eglise, Épopées de l'histoire de France, Vve H. Casterman, Tournai 1883, p. 77.) Il restait à Clovis à convertir ses 3000 guerriers, dont la majorité étaient païens... et s'assurer que les peuples barbares ne bougeraient pas. Par son baptême, Clovis se mettait le monde à dos. Tous les peuples vaincus de l'Empire romain étaient catholiques, mais toutes les nations barbares et victorieuses étaient ariennes, en Gaule, en Espagne, en Italie, en Afrique. Il fallait donc au Roi se séparer de tous les peuples amis, issus de la même origine, pour adopter la religion des peuples de race étrangère et ennemie ! C'était la vraie difficulté. Le prince avait vu s'introduire l'arianisme jusque dans sa propre famille. Sa sœur Alboflède, qu'il aimait beaucoup, et qui sans doute exerçait une grande influence sur son esprit était arienne. Cependant, l'épouse de Clovis, Clotilde était catholique. Elle était de plus l'ennemie personnelle des ariens qui avaient assassiné ses propres parents et tous ses frères. Si Clovis avait été astucieux et rusé (comme certains historiens le prétendent) il aurait feint la conversion, se réservant de revenir plus tard à ses convictions, quand sa domination eût été assurée; il ne le fit pas. Réduire son baptême à des "raisons politiques" est donc grotesque. Ses guerriers eurent tout aussi bien pu se révolter, les peuples barbares y trouver une raison de l'attaquer, et c'était tout le pouvoir de Clovis qui vacillait. On est donc loin d'une conversion par calcul politique telle qu'on l'enseigne aujourd'hui, puisque cette conversion entrainait mécaniquement un effet contraire au calcul politique : l'hostilité de tous les rois barbares alentour et la probable hostilité même des soldats ! Pour surmonter ces faits, il fallut donc que se trouve chez Clovis une véritable foi qui ne pouvait s'accomoder d'une quelconque tergiversation ou d'un quelconque calcul politique.

 

Il reste néanmoins vrai que la Gaule des campagnes était déjà à ce moment largement acquise au catholicisme. La conversion lui ouvrit sans doute des portes dans les provinces et affermit davantage son autorité. Mais il reste qu'à l'extérieur, voire même tout prêt des frontières du royaume franc (Burgondie, Espagne, Allemagne, Italie), les autres princes ne partageaient pas la foi catholique.

 

"Le roi des Francs, chose rare en ces temps de redoutable souvenir, possédait l'affection des peuples. Francs et Gaulois soumis à sa domination, proclamaient sans cesse leur amour pour l'illustre guerrier. Cette main si terrible dans les combats, était légère dans l'administration intérieure; tous bénissaient le sceptre étendu comme une protection sur les têtes. Les Gallo-Romains de l'Est et du Sud supplient Chlodowig de les ranger au nombre de ses sujets; il s'empresse de remplir leurs vœux. Les évêques assis au berceau du nouveau peuple, n'élèvent jamais en vain leur voix respectée; leurs ambassadeurs obtiennent la liberté des vaincus de Tolbiac, celle des prisonniers de Voulon; un prêtre sollicite le pardon des révoltés de Verdun, et il est exaucé.

 

L'Orient s'associe à l'admiration de l'Occident pour le Fils des Sicambres, et l'empereur de Constantinople [Anastase Ier (491-518)]lui envoie les insignes de la dignité suprême [510: pour le remercier de sa victoire sur les Barbares, l'empereur d'Orient lui offre les insignes de consul honoraire de Rome, ce qui le fait considérer par les évêques comme le successeur des empereurs romains, avec le titre d’ 'Auguste' ("nouveau Constantin")]. "Remigius (Rémi), le saint évêque de Reims, vient l'entretenir des devoirs d'un roi chrétien, et il est docilement écouté… Chlodowig a bien compris sa mission, qui est celle de la France; il est le fils aîné de l'Église

 

(C. Guenot, Le Fils aîné de l'Eglise, Épopées de l'histoire de France, Vve H. Casterman, Tournai 1883, p. 146-147).

 

"Que célèbre-t-on en 1996 ? Moins le 1500e anniversaire de Clovis – pour quelle raison célébrer le baptême d'un homme ? – que celui d'un mythe au sens le plus noble du terme: "le baptême de la France" ( Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, ibidem., p. 11).

 

 

Retrouvez sur Christ-Roi :

 

- La cinématographie "Clovis, la France et la chrétienté" sur la vie de Clovis , le fondateur de la monarchie française civilisationnelle (alliance du Trône et de l'Autel conformément à l'union de l'Eglise et de l'Etat sous l'empire romain qui datait de 392, chacun, Eglise comme Etat étant autonomes dans sa sphère d'autorité propre) sans les habituelles boursouflures, déformations et falsifications historiques des mythographes républicains. Au Roi incombe la tâche de diriger les laïcs, à l'évêque… appartient la responsabilité de dire le Bien divin pour tous.  

 

Clovis et son temps (film de jean-jacques barsac)

- Le film "Clovis et son temps" de Jacques Barsac (conseiller historique Michel Rouche, Professeur à la Sorbonne) aux riches documents iconographiques et images de synthèse, France 3 Production 1997. Au Roi incombe la tâche de diriger les laïcs, à l'évêque… appartient la responsabilité de dire le Bien divin pour tous. Cette alliance des deux pouvoirs doit conduire au Bien commun, notion de théologie catholique.
Tels étaient les conséquences du baptême de Clovis. Distinguer l'activité des laïcs du rôle spirituel des clercs (comme le dit Jean-Paul II dans ses Mémoires, "distinction n'est pas 'séparation'…, mais saine collaboration". On est loin de la confusion des deux autorités dans la république d'un Vincent Peillon...

 

 

 

. 6 octobre 2013 - Commémorations du 17e centenaire de l'édit de Milan

. Le baptistère de Clovis enfin localisé (10 mars 2009)

. "Francia" : les origines de la France

. Histoire du peuple français

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 10:51

Rediff. Rappelons-nous. Notre Bon Roi Louis XVI a été assassiné le 21 Janvier 1793 par les crapules révolutionnaires. Du Ciel où Il est Il prie pour nous et pour la France. Que son Précieux Sang injustement versé ne retombe pas sur nos têtes!

Pie Jesu Domine dona Eis requiem sempiternam. Pieux Jésus, Seigneur, donne-leur le repos. Donne-leur le repos éternel.

 

 

Pie Jesu du Requiem de Charles Gounod (1818-1893) chanté par la Maitrise des Hauts de Seine, direction Francis Bardot.



« Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s'achève ce qu'on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c'est un répugnant scandale d'avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l'assassinat public d'un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s'en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du Roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu'ici, se mêlait à l'histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n'y a plus de Roi. Il n'y a donc plus qu'une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Évangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu'il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s'identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu'il soit bien dit que l'attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l'incarnation divine, et non la chair effrayée de l'homme. Son livre de chevet, au Temple, est l'Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l'échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n'est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d'une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu'à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau. »

Albert Camus, L'homme révolté, La Pléiade, p. 528-529.


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Messes du 21 janvier : http://www.21janvier.fr/

 

 

. Le testament politique de Louis XVI retrouvé : "Français,... méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi" (Louis XVI)

. Testament politique de Louis XVI : analyse d'Yves Marie Adeline (A.R)

. Nullité du jugement condamnant Louis XVI à mort : pamphlet de 1793

. Les Sociétés secrètes et la mort de Louis XVI : témoignage posthume d’un baron de l’Empire

. « Que faire pour sauver la France ? » Présentation du Manifeste des royalistes (Dominique Hamel)

. Redonnons à la France un véritable hymne ! Dieu sauve le Roi !

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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