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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 08:56

Marion-Sigaut--La-Chasse-aux-sorcieres-et-l-Inquisition.jpgLa Chasse aux sorcières et l’Inquisition

Entretien avec Marion Sigaut

Propos recueillis par Kontre Kulture

 

Marion Sigaut présente son ouvrage La Chasse aux sorcières et l’Inquisition, publié par les éditions Kontre Kulture et second opus de la collection « Les manuels d’histoire de Marion Sigaut ».

 


 

via http://www.egaliteetreconciliation.fr/La-Chasse-aux-sorcieres-et-l-InquisitionEntretien-avec-Marion-Sigaut-28123.html

 

Extrait :

 

« La chasse aux sorcières est un phénomène qui a suivi le schisme protestentant. C'est-à-dire que la chasse aux sorcières est un phénomène de la Renaissance. La Renaissance est après le Moyen Âge. Le Moyen Âge n'a pas brûlé de sorcières. Et c'est le début de la période dite "moderne", c'est-à-dire entre grosso modo 1550 et 1650 qu'on a brûlé les sorcières : ce n'est pas le Moyen Âge.

 

[...] L'Inquisition, c'est un tribunal ecclésiastique, un tribunal de l'Eglise.

 

Déjà, en pays protestants, en Allemagne, en Suisse, dans les pays du nord, les pays scandinaves, il n'y avait pas d'Inquisition puisque c'étaient des pays protestants. Et un pays protestant n'obéissant plus à la loi de l'Eglise ne peut pas faire fonctionner un tribunal ecclésiastique...

 

D'autre part, qui a poursuivi les sorcières ?

 

Par exemple, au royaume de France, c'étaient les tribunaux laïques, les juridictions locales. Et pas du tout les juridictions ecclesiastiques.

Et de toutes façons, l'Inquisition ne s'est pas penché sur les procès en sorcellerie puisque l'Inquisition s'occupait d'hérésie, et pas de sorcellerie. Ce n'est pas la même chose.

L'hérésie c'est la déviance par rapport au dogme. La sorcellerie ce sont des choses très précises, des invocations du diable, des messes noires, etc. Cela n'a rien à voir avec l'hérésie... Donc la Sainte Inquisition, le Tribunal ecclésiastique, chargé par le pape de poursuivre l'hérésie, n'a pas poursuivi de sorcières.  

Les sorcières ont bel et bien été poursuivies par des tribunaux laïques qui n'obéissaient en aucun cas à l'Eglise.

 

[...] Il y a eu des pics de bûchers abominables.

Cela a été une période sombre, noire, dont je crois que l'on peut véritablement, sans risque de se tromper, dire qu'elle a été la conséquence du schisme, la conséquence des guerres de religion.

 

L'Eglise n'avait plus l'autorité qu'elle avait.

Jusqu'au schisme, jusqu'au protestantisme, qui fait suite à toute une série d'abus, il y a eu un certain délitement de l'autorité du pape, mais pendant le Moyen Âge l'Eglise est précisément toute puissante et c'est là qu'il n'y a pas de chasse aux sorcières : on ne peut pas faire ces choses là !

Et la chasse aux sorcières se déclenchent quand pratiquement on donne, on laisse à des autorités locales le loisir de décider de ce qui est bien et ce qui est mal en lieu et place de l'autorité qui précédemment s'en chargeait et dont on a décidé de s'émanciper.

Donc vraiment, la chasse aux sorcières est fille directe des guerres de religion. »

 

Norman-COHN--Demonolatrie-et-sorcellerie-au-Moyen-Age--F.jpg
Norman COHN, "Démonolâtrie et sorcellerie au Moyen Âge, Fantasmes et réalités" (Payot, 1981)

Marion Sigaut cite un ouvrage d'un historien anglais, Norman COHN, "Démonolâtrie et sorcellerie au Moyen Âge, Fantasmes et réalités" (Payot), livre à partir duquel elle a réussi à comprendre énormément de choses sur ce qu'était véritablement les procès en hérésie "à mettre en prallèle avec ce qu'était les procès en sorcellerie" :

 

« Norman Cohn a également étudié les grands menteurs qui nous ont induit en erreur, parce que comment croit-on connaître en France ce qu'a été la chasse aux Sorcières ? On a, explique Marion Sigaut,  « les grands menteurs devant l'Eternel qui sont Voltaire, Jules Michelet, Etienne Langon de Lamothe qui sont des Français qui ont oeuvré véritablement pour tromper le peuple. Michelet a écrit un livre qui s'appelle "La Sorcière" : c'est une série de contre-vérités absolument ahurissante. Mais ce n'est pas de l'histoire. Il ne s'est pas appuyé sur des sources premières, il a truqué les dates. C'est complètement ahurissant de bêtises, de mensonges, de contre-vérités. Et Michelet passe pour un historien ! ... Il (Michelet) n'a jamais fait d'études d'histoire et il n'a pas fait un travail d'historien, ... qui consiste à aller chercher dans les archives ce qu'il y a et de raconter ce qu'on y trouve.»

 

Marion Sigaut mentionne alors qu' 

 

Robert-MANDROU--Magistrats-et-Sorciers-en-France-au-XVIIe-s.jpg

Robert Mandrou, "Magistrats et Sorciers en France au XVIIe siècle"

« il y a un historien français qui a fait un travail extraordinaire sur les véritables procès en sorcellerie, c'est-à-dire ceux qui se sont déroulés à peu près entre 1550 et 1650/60 : Robert MANDROU, qui a écrit "Magistrats et Sorciers en France au XVIIe siècle".

 

Et lui, explique Marion Sigaut, a raconté les véritables procès en sorcellerie. C'est-à-dire qu'il les a situés dans le temps, dans l'espace. Il est allé dans les archives. C'est un excellent ouvrage, que je recommande, facile à trouver. »

 

--------------------------------------

. Inquisition : rareté des exécutions des peines capitales (10 à 12.000 en trois siècles)

. Marion Sigaut : "L'Eglise a été victime d'une campagne de calomnie à grande échelle"

. Marion Sigaut et Claire Colombie sur l’enseignement de l’histoire à l’Université

. Entretien avec Marion Sigaut : De la centralisation monarchique à la révolution bourgeoise

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 20:13

Cette étape en Vendée aux alentours de la Roche sur Yon nous amène à découvrir le génocide vendéen qui deux cent ans après reste encore très présent dans les esprits.

Un épisode tragique de l'histoire de la Révolution française qui pour imposer ses idéaux n'hésita pas à massacrer la population qui tenta de se lever contre le pouvoir révolutionnaire.

La réponse des révolutionnaires fut terrible et nous en mesurons l'ampleur avec cette entrevue de Richard Lueil vendéen et historien amateur.

Si vous lisez ce message c'est que vous êtes la résistance.



 

 

 

 

Source: http://metatv.org/le-genocide-des-vendeens-en-1793-par-les-revolutionnaires-francais-meta-tour

 

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 08:48
Le tsar nicolas ii réhabilité par la justice russe

 

En 1918, revenant sur la bataille de la Marne, le maréchal Joffre aurait lucidement déclaré : « cette bataille, je ne sais pas qui l’a gagnée mais je sais très bien qui l’aurait perdue ». » La première partie de la phrase constitue, au mieux, une erreur, au pire un mensonge. L’ancien général en chef des forces armées françaises du nord et de l’est ne pouvait ignorer que notre pays devait la victoire de la Marne, sinon bien sûr exclusivement, mais quand même essentiellement, au tsar Nicolas II. La plupart des histoires de la guerre de 1914 passent cette réalité sous silence, de même que la plupart des histoires de la IIIe république oublient de mentionner la demande d’asile, pour lui-même et, à défaut, pour sa famille, que l’empereur de Russie, persuadé de leur prochain assassinat, demanda à la France en 1917.

Dans la longue série des évènements que l’histoire républicaine officielle a cachés sous le tapis de nos turpitudes, voici deux exemples particulièrement frappants que le centenaire de la première guerre mondiale nous incite à mettre enfin en lumière.

L’entrée en guerre, dans les premiers jours d’août 1914 révéla très vite l’incroyable impréparation de l’armée française. Voilà un tiers de siècle qu’elle prétendait à la revanche et, le moment venu, elle s’avérait hors d’état de faire face à un ennemi qui, contrairement à une idée reçue, n’était pas supérieur en nombre : la France alignait au combat 1 900 000 hommes, contre 1 800 000 dans le camp allemand. Contrairement à une autre idée reçue, les théâtres d’opérations étaient a priori beaucoup plus favorables à la France qui, disposant d’un puissant réseau de forteresses, dont l’Allemagne était démunie, obligeait celle-ci à porter son offensive en Belgique et à se heurter à une armée, certes modeste - 120 000 hommes tout de même - mais très combative et bien organisée sous l’autorité d’un vrai chef, le roi Albert Ier.

C’est justement cette organisation qui manquait à la nôtre : de ridicules pantalons rouges, l’absence de casques, un bardas du combattant beaucoup trop lourd en raison d’une intendance famélique, une foi stupide dans l’assaut à la baïonnette, une artillerie déficiente et des fusils obsolètes, des chefs prétentieux et incapables, aussi bien coupés de leurs hommes que des réalités de la guerre moderne. Ils croyaient refaire celle de 1870, d’où plus tard cette réputation qui collerait à la république française : toujours en retard d’une guerre.

En août 1914, sur le plan stratégique, l’armée française en était à son dix-septième plan des opérations, contesté par de nombreux officiers généraux, dont le général Charles Lanrezac, commandant de la cinquième armée et répétant : « attaquons ... comme la lune ! » Quand, de son côté l’Allemagne appliquait rigoureusement le plan Schlieffen, arrêté depuis 1897 et peu modifié depuis lors. Celui-ci prévoyait d’écraser la défense française en six semaines puis de se retourner contre la Russie. L’Allemagne redoutait en effet par dessus tout d’avoir à combattre simultanément sur deux fronts. Mais elle tablait sur une très lente mobilisation russe qui lui permettrait d’éviter cet écueil.

Aussi bien, malgré la remarquable résistance de la Belgique, il apparut vite évident que les forces françaises n’étaient pas de taille à se mesurer à leur adversaire. «  Les conceptions tant stratégiques que tactiques du haut commandement, a écrit l’historien Jacques Chastenet, pourtant très indulgent envers la république, étaient radicalement fausses. »

Le gouvernement français, alors saisi de panique, demanda au président de la république, Raymond Poincaré, d’intervenir auprès du tsar afin de le supplier de déclencher sans plus attendre les hostilités en Prusse orientale.  Nicolas II était un homme d’honneur, c’est-à-dire un homme de cœur et de parole. Bien que n’ignorant rien des insuffisances techniques de son armée, il fit lancer l’offensive à l’Est dès le 15 août. Offensive malheureuse, qui se brisa, deux jours plus tard devant Königsberg, sur la seule armée allemande en charge de la frontière orientale.  

L’état-major allemand réalisa cependant que ce coup d’arrêt risquait de n’être que momentané, les Russes continuant d’envoyer des renforts qui finiraient par submerger de leur nombre les lignes de défense de la Prusse. Le 23 août, les troupes russes, réparties en deux armées, comptaient en effet 800 000 combattants, contre moins de 200 000 soldats allemands. De surcroît, c’était la partie la plus noble de l’empire allemand qui se trouvait ainsi menacée, la terre historique des chevaliers teutoniques. C’est pourquoi, ne pouvant admettre une telle éventualité, le généralissime allemand, Helmuth von Moltke, défera à l’ordre du kaiser de renforcer d’urgence le front de l’Est. Pour cela, il lui fallait renoncer partiellement au plan Schlieffen en dégarnissant le front Ouest. Déjà, 150 000 hommes avaient été distraits de la campagne de France pour assiéger le camp retranché de l’armée belge à Anvers. Maintenant, on prélevait encore deux corps d’armée, soit 80 000 hommes, que l’on transportait à toute allure en train à travers l’Allemagne. Ne pouvant en embarquer davantage, Moltke choisit de compenser l’insuffisance numérique en recourant à des régiments d’élite. Sous les ordres des généraux Hindenburg et Ludendorff ceux-ci infligèrent, le 30 août à Tannenberg, une défaite spectaculaire à l’armée russe. La Prusse orientale était sauvée ... la France aussi.

Car c’est évidemment l’absence de ces deux corps d’armée allemands qui permit le succès la contre-attaque française sur la Marne. Sans cela, le siège aurait été mis devant Paris dès le 6 septembre. La suite appartient évidemment aux hypothèses et on ne réécrit pas l’Histoire. Mais il est hautement probable  que sans le sacrifice, tout à fait conscient, que Nicolas II fit de ses soldats, venant s’ajouter à la résistance d’Albert Ier, la guerre de 1914 se serait, pour la France, achevée dès le mois de septembre ou d’octobre de la même année. La république devait son salut à deux monarchies.

Le gouvernement français, alors en fuite vers Bordeaux, n’adressa pas le moindre message de gratitude au tsar, non plus qu’au roi des Belges. Joffre et Gallieni, gouverneur militaire de Paris, s’attribuèrent la totalité du mérite d’avoir stoppé l’offensive allemande.

Trois ans plus tard, Nicolas II, n’ayant obtenu ni des soviets l’autorisation de résider en Crimée comme simple citoyen, ni de son cousin le roi Georges V, celui de se réfugier en Angleterre, se tourna vers la France. La lettre qu’il écrivit à Raymond Poincaré ne reçut pas de réponse et fut, depuis lors, mystérieusement « égarée » par les archives nationales. De même qu’après l’assassinat des Romanov, le 16 juillet 1918 à Iekaterinbourg, la villa Ipatiev fut entièrement détruite, caves et fondations inclues.

Il est ainsi des traces de leur lâcheté ou de leur forfaiture que les républiques, socialistes comme radicales socialistes, n’aiment guère laisser derrière elles.

Daniel de Montplaisir

 


Source: Daniel de Montplaisir pour Vexilla-Galliae http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/histoire/962-il-y-a-cent-ans-nicolas-ii-remportait-la-bataille-de-la-marne
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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 21:29

800e-anniversaire-de-la-Bataille-de-Bouvines--discours-de-M.jpg

 

Discours prononcé par Monseigneur le Prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou le dimanche 27 juillet 2014 pour le 800e anniversaire de la Bataille de Bouvines

 

Excellence [Monseigneur l’Archevêque de Lille]
Monsieur le Préfet
Monsieur le Président du Conseil Général
Madame le Vice-président du Conseil régional
Monsieur le maire de Bouvines
Mesdames et Messieurs les Maires
Mesdames et Messieurs

1214-2014. Huit cent ans séparent ces deux dates et Bouvines demeure un repère essentiel dans l’histoire de France. Une date charnière. Croyez-bien que je ressens un grand honneur d’avoir été invité à cet anniversaire. J’y suis comme successeur, bien lointain il faut le dire, puisque tant de siècles nous séparent de Philippe-Auguste, le vainqueur de Bouvines.
De telles commémorations nous font entrer profondément au cœur de l’histoire de notre Pays. Il y a quelque chose d’exceptionnel pour notre nation que de pouvoir s’inscrire dans une si longue durée qui est aussi une occasion de réfléchir à notre destinée.
Pourquoi nous souvenons nous de Bouvines alors que les mots ont changé de sens, alors que des concepts nouveaux sont apparus, forgés par les événements si nombreux vécus par notre pays ? Ainsi, que dire après 800 ans, d’encore audible pour nos concitoyens ? Au-delà de la victoire elle-même, victoire un peu miraculeuse puisque les troupes royales étaient deux fois moins nombreuses que celles des coalisés du roi Plantagenet et de l’Empereur, nous pouvons retenir trois enseignements de Bouvines :

Le premier est l’affirmation de l’État. Cela paraît à la fois lointain et parfois aussi, très présent. Lointain, car nous avons du mal à nous imaginer ce qu’était la société féodale, divisée en de multiples souverainetés avec quelques grands féodaux essayant de conquérir toujours plus de pouvoirs. Le Roi de France qui était le plus petit des grands, les a vaincus à Bouvines. Philippe en ce jour de juillet 1214, a affirmé, pour son temps comme pour le nôtre, qu’au-dessus des intérêts particuliers il y a le bien commun dont la fonction royale est garante. Ce n’est pas un hasard si la renommée lui a donné le surnom d’ « Auguste » [Philippe-Auguste] lui reconnaissant ce vieux titre hérité de Rome qui restait encore le modèle de l’État, c’est-à-dire d’un pouvoir non dépendant des hommes et de leurs égoïsmes passagers. Oui, Bouvines marque la renaissance de l’État.

Le second vient de la nouveauté de la bataille de Bouvines où, au-delà des troupes habituelles des chevaliers et de leurs servants, ce qui fit la différence, ce furent les milices bourgeoises des communes. Pour la première fois la société française, organisée en corps constitués, autour de ses métiers et de ses chartes communales, se manifestait.

À Bouvines, unis sous la bannière de Saint-Denis, sont venus combattre ceux qui étaient fiers de leur autonomie et de leurs libertés à se gérer. (1) Ce droit qui en avait fait, pour la première fois de vrais sujets libérés de la tutelle des seigneurs, ils le devaient aux premiers capétiens qui favorisèrent les chartes de franchise contre la toute-puissance des féodaux. La conscience politique du peuple de France est née à Bouvines. Ainsi et c’est le troisième enseignement que je vois dans cette commémoration, se souvenir de Bouvines, huit cents ans après la victoire, permet de comprendre l’intérêt de l’histoire. Parfois la France donne l’impression d’oublier son passé, or c’est dans le temps long que notre pays s’explique. Il s’est constitué génération après génération. Les grandes dates que les écoliers apprennent [496, l’an 800, 1214, 1515 ... jusqu’à 1914] sont autant de repères qui donnent du sens à nos vies.

Il faut nous en souvenir pour écrire de nouvelles pages, pour entrer dans l’avenir.
Une grande nation est celle qui sait s’inscrire dans le temps. En m’invitant ici, en ce jour, à côté de toutes les autorités, héritier de la dynastie millénaire, j’imagine que c’est, Monsieur le Maire, ce que vous avez souhaité montrer. Soyez remercié de m’avoir permis de le rappeler.

 

Source: http://www.viveleroy.fr/+Discours-de-Louis-XX-a-Bouvines+

 

Merci à M. M. pour le lien

 

Notes

 

(1) "Le roi (Philippe Auguste) prit deux décisions révolutionnaires : les chevaliers protégeraient «les gens de pied» afin que ceux-ci pussent au mieux ajuster leurs tirs de carreaux sans se faire embrocher ; et il leur octroyait le droit de porter, eux aussi, l’oriflamme de Saint-Denis, jusqu’ici réservé aux combattants nobles, ce drapeau rouge uni, qui – on l’oublie souvent, comme Lamartine en 1848 - fut le premier drapeau français."


Daniel de Montplaisir, "  Il y a huit cents ans, Philippe-Auguste remportait la victoire de Bouvines " http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/histoire/912-il-y-a-huit-cents-ans-philippe-auguste-remportait-la-victoire-de-bouvines


Philippe-Auguste-prend-l-oriflamme-a-Saint-Denis-le-24-jui.jpg

Philippe Auguste prend l'oriflamme à Saint-Denis, par Pierre Henri Revoil, 2e quart du 19e siècle, Musée national des châteaux de Versailles et Trianon.

 


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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 10:36

L'Alliance Royale commémore dimanche prochain le 8e centenaire de Bouvines sur le lieu de la bataille "qui fit la France".

 

Rendez-vous devant l'église à 10H, dimanche 27 juillet

 

http://www.allianceroyale.fr/articles/actualites/497-bouvines-le-27-juillet

 

Le site Vexilla Galliae a publié mercredi un billet de Daniel de Montplaisir sur la bataille de Bouvines. Extrait :

 

Bouvines-1214--plan-de-bataillee.jpg

Sur le plan militaire, si la bataille ne fut pas la première bataille rangée de l’Histoire, elle fut, depuis la chute de Rome, la première bataille organisée en bataille rangée. Avec une disposition en lignes et en colonnes, assortie d’une préparation tactique relativement élaborée, distinguant les ailes du centre, fixant à chacun une mission relativement précise et, surtout, une déclinaison de manœuvres à effectuer en cas d’échec des premiers mouvements. Elle fut aussi la première bataille où, malgré le rôle demeuré central de la chevalerie, des combattants complémentaires, notamment des arbalétriers, à pied et à cheval, tinrent une place essentielle. Philippe Auguste, redoutant en effet la supériorité numérique de la vaste coalition européenne formée contre lui, avait fait appel aux communes du royaume, et non pas seulement aux villes, pour fournir des hommes en grand nombre. Afin de leur prouver qu’ils n’étaient pas ce qu’on appellerait plus tard « de la chair à canon », le roi prit deux décisions révolutionnaires : les chevaliers protégeraient «les gens de pied» afin que ceux-ci pussent au mieux ajuster leurs tirs de carreaux sans se faire embrocher ; et il leur octroyait le droit de porter, eux aussi, l’oriflamme de Saint-Denis, jusqu’ici réservé aux combattants nobles, ce drapeau rouge uni, qui – on l’oublie souvent, comme Lamartine en 1848 - fut le premier drapeau français.

 

Sur le plan politique, la victoire de Bouvines a considérablement renforcé la position du roi de France, à la fois contre les grands féodaux du royaume, toujours prêts à contester l’autorité royale, que contre les puissances extérieures qui voyaient d’un mauvais œil l’expansion du royaume de France et s’étaient alliés afin d’en partager les dépouilles.

 

C’est pourquoi, sur le plan historique, Bouvines s’est inscrit en repère de la construction de la France. Jusqu’à la Révolution, on citait cette victoire comme l’un des actes fondateurs du royaume. Les historiens républicains eux-mêmes ne la renièrent pas, Jules Michelet puis Ernest Lavisse mettant l’accent sur le commencement de la fin de la féodalité, qui passait désormais « au deuxième rang », et sur la modernité de Philippe II, dont ils auraient presque fait un précurseur de la république en abolissant les classes sociales.

 

 

Source et suite : Daniel de Montplaisir, "  Il y a huit cents ans, Philippe-Auguste remportait la victoire de Bouvines " http://www.vexilla-galliae.fr/civilisation/histoire/912-il-y-a-huit-cents-ans-philippe-auguste-remportait-la-victoire-de-bouvines

 

Philippe-Auguste-prend-l-oriflamme-a-Saint-Denis-le-24-jui.jpg

Philippe Auguste prend l'oriflamme à Saint-Denis, par Pierre Henri Revoil, 2e quart du 19e siècle, Musée national des châteaux de Versailles et Trianon.

 

 

. Le 800e anniversaire de la bataille de Bouvines embarrasse l'Oligarchie

. La conversion de Clovis, les fleurs de lys, l'origine de notre histoire

. "Francia" : les origines de la France

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 20:38

Marion Sigaut, historienne, nous parle de son dernier livre, De la centralisation monarchique à la révolution bourgeoise, édité par Kontre Kulture et premier ouvrage de la collection « Les manuels d’histoire de Marion Sigaut ».

 

 

 

Source: http://www.egaliteetreconciliation.fr/Entretien-avec-Marion-Sigaut-De-la-centralisation-monarchique-a-la-revolution-bourgeoise-26311.html

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 22:57

 

 

 

"Qui a eu cette idée folle d'un jour inventer l'école ? C'est ce sacré Charlemagne...". Au-delà de la légende connue de tous, sait-on que "l'empereur à la barbe fleurie" fut le protecteur d'une exceptionnelle floraison religieuse et intellectuelle qui eut une influence considérable sur l'histoire de l'Église en Occident ? A l'occasion des 1200 ans de la mort du célèbre empereur (mort en 814), "La foi prise au mot" propose de partir à la découverte du "vrai" Charlemagne en compagnie de deux spécialistes de la période carolingienne : Christiane Veyrard-Cosme, médiéviste, professeur à l'Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris III, et Michel Sot, médiéviste, professeur émérite à l'Université de la Sorbonne, Paris IV. Retour sur le parcours et la foi d'un roi puis d'un empereur artisan de la " renaissance carolingienne " et sur un homme de gouvernement pieux et exemplaire.

 

. "Francia" : les origines de la France

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 12:10

Le 16 mai prochain, Gérard Bedel dédicacera son dernier ouvrage, « Pétain » (collection Qui suis-je?, éditions Pardès,) à la librairie Notre-Dame de France, 21 rue Monge à Paris.

 

En répondant aux questions d’Eric van den Bavière, il brosse dans cette vidéo quelques traits de la personnalité du Maréchal.

 

 

 

 

« Lorsqu'il (Philippe Pétain) quitta son ambassade pour aller en France, devenir ce qu'il allait devenir en France quand les évènements militaires tournèrent mal, le général Franco, fin politique, lui donna un conseil : "N'acceptez pas. N'acceptez pas: à la fin, vous serez considéré comme le responsable de tout ce qui se sera passé de mal"...

Mais le maréchal fit comme il l'a dit, le sacrifice de sa personne à la France. »

 

 

Pour acheter ce livre :

pétain-gérard-bedel-mpi

 

 

Source: http://medias-presse.info/qui-etait-vraiment-le-marechal-petain-entretien-video-avec-gerard-bedel/9726

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 18:58

L'histoire revisitée : le cas d'Auguste

 

http://www.fait-religieux.com/images/pages/blogs/prima_porta.jpgIl n'est de mémoire que sélective. D'autant plus quand cela concerne la religion en France. Paris célèbre avec faste, par une très belle exposition au Grand Palais, le bimillénaire de la mort de l'empereur Auguste (63 av. J.-C. - 19 août 14 ap. J.-C.). Cependant, nous avons totalement oublié, en 2013, de célébrer l'édit de Milan promulgué par les empereurs Constantin Ier et Licinius en avril 313 [Pas sur Christ-Roi : "6 octobre 2013 - Commémorations du 17e centenaire de l'édit de Milan"]. Cet édit de tolérance, appelé Edit de Constantin, proclamait que chacun était libre d'« adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel ». Il rendait possible la liberté de culte à toutes les religions et permit aux chrétiens de ne plus devoir vénérer l'empereur comme un dieu. Ces 1700 ans-là ont été oubliés par notre mémoire contemporaine. Choc des dates, entrechoquement de nos valeurs : la force au détriment de la tolérance, l'exemple de l'expansion au détriment de la liberté. Avec l'exposition sur Auguste, c'est la puissance, l'unité politique qui est valorisée. Tandis que la pacification, la liberté religieuse et la tolérance, elles, sont oubliées.

 

 

Le mythe d'Auguste : la mort des mythes

 

Néanmoins, l'exposition oublie un autre aspect de cet empereur : pourquoi le nom d'Auguste a-t-il marqué les consciences européennes à l'époque du christianisme triomphant de la Renaissance et de la période moderne ? Il y a eu d'autres empereurs qui ont su imposer grandeur, pacification et construction, comme par exemple le Macédonien Alexandre le Grand. Or, Auguste marque l'ère chrétienne car au moins trois aspects du mythe qui lui sont associés prendront un essor particulier.

 

D'une part, cet empereur sera lié au retour de l'Age d'or. Virgile, dans les Églogues célèbre cet empereur : « Voici César, et toute la descendance de Jules, qui un jour apparaîtra sous l'immense voûte céleste. Oui, c'est lui, voici le héros, dont si souvent on te répète qu'il t'est promis ; Auguste César, né d'un dieu, fondera un nouveau siècle d'or ; régnant sur les terres où régnait autrefois Saturne, il étendra son empire au-delà des Garamantes et des Indiens » (VI, v. 789-795). Ce mythe de l'Age d'or constitue le grand projet de l'Europe jusqu'à la Première Guerre mondiale.

 

 

D'autre part, Auguste est l'empereur sous le règne duquel est né Jésus Christ. Aucune section n'aborde cette question dans l'exposition du Grand Palais, même si sont évoquées la plupart des régions de l'Empire - l'Egypte, la Grèce et l'Asie mineure notamment - sauf les terres d'Israël sous domination romaine.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4c/Sibilla_Tiburtina_Chiesa_S_Giovanni_Evangelista_Tivoli.jpg/394px-Sibilla_Tiburtina_Chiesa_S_Giovanni_Evangelista_Tivoli.jpg

La Sibylle de Tibur, fresque dans l'église Saint-Jean-Évangéliste à Tivoli, 1483.

 

Enfin, le mythe chrétien d'Auguste n'a pas retenu l'attention des commissaires de l'exposition. En effet, le récit d'Auguste et de la Sybille de Tibur, née dans les Mirabilia Urbis Romae, sorte de guide de la Rome du milieu du XIIe siècle, évoque que l'empereur Auguste interroge la Sibylle de Tibur, dans le temple à Tivoli près de Rome, pour savoir s'il existait un être supérieur à lui. Une vierge apparaît alors dans une grande splendeur sur l'autel du temple de Junon, tenant un enfant dans ses bras, et d'une voix céleste lui dit : « Voici la vierge qui va concevoir le sauveur du monde ». Puis, « celle-ci est la chère fille de Dieu ». Dans le syncrétisme culturel et religieux de l'époque moderne, le mythe d'Auguste est ainsi associé au mythe de l'Age d'or et à la venue du Sauveur universel. Et c'est bien pour cette double raison que l'histoire d'Auguste a tant marqué l'histoire européenne. Et c'est bien pour cela que ce mythe est aujourd'hui mort et n'apparaît plus dans une exposition célébrant le bimillénaire du décès de l'empereur.

 

En définitive, l'exposition sur Auguste ne retient que la dimension purement historique, oubliant la question mythique qui a pourtant fondé la conscience européenne. Comme pour Constantin, on préfère choisir la neutralité de l'historicité pour ne pas heurter les non-croyants.

 


Exposition
Moi, Auguste, empereur de Rome...
Jusqu'au 13 juillet au Grand Palais
Paris
Commissaires : Cécile Giroire, Daniel Roger, Eugenio La Rocca, Annalisa Lo Monaco, Claudio Parisi-Presicce
Catalogue : RMN

 

 

Source: http://www.fait-religieux.com/nos-blogs/sacre-artistes/2014/04/02/l-histoire-revisitee-le-cas-d-auguste

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 16:28

 L'historienne Marion Sigaut, spécialiste du XVIIIe siècle, était l'invitée de Meta-Tv le 7 mars. Dans la 2e partie, elle explique que si la divise "liberté, égalité et fraternité" est républicaine et maçonnique, il s'agit de valeurs catholiques, universelles :

 

"les Français sont très catholiques, la France est catholique même quand elle ne le sait pas. La notion d'égalité des hommes devant Dieu est une valeur catholique. Liberté, égalité, fraternité, c'est un slogan maçonnique et républicain, ce sont des valeurs catholiques depuis toujours. Les hommes sont libres de faire ou de ne pas faire le bien. On n'est pas libre de décider ce qui est bien et ce qui n'est pas bien. Mais l'homme a le choix. Et le modèle de société que cela donne change tout."

 

 

Il ressort que les valeurs de liberté et d'égalité, n'ont été apportées ni par "les Lumières", ni par la "Révolution française", c'est beaucoup plus profond que cela.

 

 

 

Note de Christ-Roi. En fin de video, sur l'interrogation au sujet des Vendéens : "peut-on considérer qu'ils étaient des collabos, n'avaient-ils pas passé des pactes avec des puissances étrangères" ?   Il s'agit là de la thèse (en forme d'inversion accusatoire déjà...) républicaine et révolutionnaire des "conspirateurs" contre la "Révolution".  

Marion Sigaut explique que "ce sont des gens (les Vendéens) qui se sont battus pour conserver leur mode de vie".

 Rappelons que c'est tout le courant révolutionnaire qui voulut la guerre contre l'Europe (alors monarchiste et chrétienne) pour renforcer leur "Révolution". Et que la Révolution elle-même, était soutenue par la banque anglaise... et la franc-maçonnerie :

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/40/Jacques_Pierre_Brissot_de_Warville.gif/220px-Jacques_Pierre_Brissot_de_Warville.gifBrissot , qui avait des biens à Ouarville dans l'Eure-et-Loir, et qui en bon anglomane, se disait Brissot de Warville, était le stipendié des banquiers et des hommes d'affaires (Source: R. Sédillot, Le Coût de la Terreur, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1990, p. 213, 214), en plus d'être le secrétaire général et trésorier de chancellerie du duc d'Orléans, Grand Maitre du Grand Orient de France (Source: Bernard Faÿ, La Grande révolution 1715-1815, Le Livre contemporain, Paris 1959; p. 183, 345 et suivantes, 367, 369, 407)  appelait à la guerre "révolutionnaire" "pour libérer les peuples".   

Jusque-là, Brissot s'était illustré comme "philanthrope"..., "ami de l'humanité"..., un grand créateur (et financeur) de sociétés dites "philosophiques" (!), en réalité véritables postes centraux maçonniques dispersés sur l'ensemble du territoire.

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/518vmFiw1IL._AA278_PIkin4,BottomRight,-54,22_AA300_SH20_OU08_.jpg"La guerre de la liberté, (dit Brissot, Ndlr. ce 16 décembre 1791) est une guerre sacrée, une guerre commandée par le ciel; et comme le ciel elle purifie les âmes. ... Au  sortir des combats, c'est une nation régénérée, neuve, morale; tels vous avez vu les Américains: sept ans de guerre ont valu pour eux un siècle de moralité. ... La guerre seule peut égaliser les têtes et régénérer les âmes" (Jacques-Pierre Brissot de Warville, discours du 16 décembre 1791, cité in L. Jaume, Le Discours jacobin et la démocratie , Fayard, Saint-Amand-Montrond 1989,   p. 71.) 

 

La guerre avait également chez Brissot une visée économique : 'Enfin, n'y a-t-il pas un commerce au milieu des guerres ?'..." Il faut cependant signaler que les 'brissotins' ne furent pas les seuls initiateurs de la guerre; comme l'ont signalé F. Furet et D. Rocher (La Révolution française), c'est tout le courant d'esprit démocratique en France qui s'enflamma pour elle." (L. Jaume, ibid., p. 73.)

 

Les Brissotins (ou "Girondins")  avaient voulu, en déclarant la guerre à l'Autriche (20 avril 1792), porter un coup fatal à la monarchie, en se réjouissant par avance de la défaite militaire de la France, qui établirait enfin la preuve de la "trahison du roi"... (P. Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire , Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, pages 176, 227 et 670).

 

 

http://ecx.images-amazon.com/images/I/41mxSjZqbbL._SL500_AA300_.jpgL'abbé Barruel écrit, qu'après la "conspiration du 10 août" 1792, dite "insurrection du 10 août" [journée au cours de laquelle fut envahie l'Assemblée ainsi que le Palais des Tuileries, siège du pouvoir Exécutif, pris d'assaut. Lucien Jaume dans Le Discours jacobin et la démocratie, parle d'une "insurrection" qui "n'est pas spontanée", d'"une collusion supposée entre Lafayette et les amis de Brissot", d'un "Directoire secret" dont les "manifestants" "ont été préparés politiquement et militairement, "une synthèse a été fournie par G. Maintenant" : Les Jacobins, coll. Que sais-je? PUF, Paris 1984, p. 52-58.

L'abbé Barruel parle d'une "conspiration" "ourdie par Brissot"]:

 

"dès lors, on les entend dire dans leur club, ce que Brissot écrivait ensuite aux généraux de sa Révolution: 'Il faut incendier les quatre coins de l'Europe, notre salut est là' (Voyez Considér. sur la nature de la Révol. par M. Mallett du Pan, p. 37).


http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2a/Louvet_de_Couvray.jpg/220px-Louvet_de_Couvray.jpg"L'historien pourra trouver toute l'histoire de cette atroce révolution du 10 août, dans les discours du député Louvet (journaliste, conventionnel régicide, député aux Cinq-Cents): 'nous la voulions, nous autres jacobins, parce qu'à coup sûr la paix tuait la république...'" (Jean-Baptiste Louvet, dit Louvet de Couvray, cité in A. Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinsime, Editions de Chiré, Chiré-en-Montreuil 2005, tome 2, p. 473.)

 

 

3e partie:

 

 

 

Dans cette 3e partie, Marion Sigaut évoque le rôle joué par l'Angleterre dans la Révolution "française", une "révolution bourgeoise".. et le génocide vendéen, premier génocide de l'histoire.

 

 

 

 

4e partie: La Révolution "française" fait penser à ce qui se passe en Ukraine.

La Révolution française : une Révolution colorée ?

L'affaire Calas; la dégradation de la situation de la femme à la Révolution; Voltaire, le BHL du XVIIIe siècle...

 

 

Marion Sigaut explique pourquoi elle ne donnera plus d'entretiens à la presse, évoque son expérience dans les kibboutz en Israël, et annonce différents projets.

 

 

. Face au deux poids deux mesures : prôner l'égalité et la liberté comme traditions françaises historiques

. La Mutinerie - Entretien avec Etienne Chouard (complet)

. République Française = premier régime génocidaire de l'histoire

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 17:35

 

 

Marion Sigaut : "L'Eglise a été victime d'une campagne de calomnie à grande échelle"

 

Exemples de calomnies, clichés et autres mythes à lire sur http://www.christ-roi.net/index.php/Mythes_historiques

 

 

 

. "Il est temps que les cathos se réveillent" / Rencontre avec Marion Sigaut (Onnouscachetout.com)

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 18:02

 

 

 

Marion Sigaut, historienne essayiste, nous parle du 18eme siècle. Une video publiée il y a un peu moins d'un an le 24 mars 2013, mais qui a encore toute son actualité.

 

Extrait à partir de la 50e minutes :

 

 

"Mensonges, mensonges, mensonges. Il est temps que les cathos se réveillent... Quand les catholiques sincères -je ne dis pas les catholiques organisés - , les gens qui se sentent comme moi imprégnés de tout ce catholicisme qui a fait notre pays, quand ils vont se réveiller, on va remettre les pendules à l'heure, on va arrêter de mentir comme ça (sur l'histoire de France, le "Moyen Âge", l'"Ancien Régime")...

 

Et il est temps que les catholiques se réveillent : on n'a pas séparé l'Eglise de l'Etat, à la Révolution française on a soumis l'Eglise à l'Etat... Avant la Révolution l'Eglise était autonome. Par le biais de la dîme qu'elle percevait et dont elle restituait les bénéfices en terme de tous les services qu'elle rendait à la population, elle était indépendante de l'Etat. À la Révolution française on a fait la Constitution civile du Clergé : on a soumis l'Eglise à l'Etat. Donc on n'a pas séparé les pouvoirs (temporel et spirituel), on a lié les pouvoirs à la Révolution, on a fait l'inverse.

 

Comme il y a eu la guerre civile (la Guerre de Vendée, il y a eu des soulèvements partout) Napoléon a dit on va arrêté le truc (la déchristianisation forcenée, le calendrier révolutionnaire, le decadi, le génocide en Vendée) on va faire un Concordat, c'est-à-dire qu'il est allé chercher le pape, on lui a mis un fusil sur la tempe et on lui a dit vous allez signer là. On ne vous rendra pas tout ce qu'on vous a volé, mais en échange on vous laisse l'éducation. Et pour le reste, toute l'Eglise est soumise à l'Etat : le choix des prélats, la rémunération des prêtres, c'est l'Etat qui s'en charge. Ce n'était pas comme ça avant ! Donc avant la Révolution française il y a séparation de l'Eglise et de l'Etat et après la Révolution française il y a soumission de l'Eglise à l'Etat ! Et en 1905 on arrive et on dit 'on va venir à bout de siècles et de siècles de domination de l'Eglise' ! Mais de rien du tout... D'un siècle de Concordat obtenu par la violence... Il faut le dire. Debout les cathos ! Cessez de vous laisser embrouiller !"

 

 

. Marion Sigaut et Claire Colombie sur l’enseignement de l’histoire à l’Université

. Lettre à Louis XVI d'un Maupeou extra-lucide sur l'Oligarchie

. Alerte aux livres d'histoire mensongers ! (Marion Sigaut)

. Comprendre les Lumières : aux sources de la prolétarisation du monde ouvrier

. La conversion de Clovis, les fleurs de lys, l'origine de notre histoire

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 00:00

4 février 1776 : Louis XVI abolit l’esclavage

Observatoire du Royalisme en France, le 4 février 2011  

Le 04/02/2011 à 16:46

Lorsque l’on parle d’abolition de l’esclavage en France, la première date qui vient à l’esprit des français est 1792, lorsque la Convention décidait d’accorder la citoyenneté aux hommes libres de couleur. Pourtant, l’abolition de l’esclavage n’est pas une mesure révolutionnaire mais bien une réforme royale ! En effet, le Roi Louis XVI, dès 1776, avait promulgué un édit condamnant fermement la possession d’esclaves sur le territoire français. Couvercle de plomb et mythe de la « révolution salvatrice des peuples opprimés », cette date est largement occultée par les médias (wikipedia en tête) et les livres d’histoire…

    Et pour cause ! Rappelons que l’Assemblée Nationale de 1790 avait réaffirmé par deux fois (décret du 8 Mars et du 12 Octobre 1790) la légalité de l’esclavage, revenant ainsi sur la réforme royale de 1776. L’Assemblée s’était ainsi opposée à la publication de Brissot de 1790 : « Adresse à l’Assemblée Nationale pour l’abolition de la traite des Noirs »… S’asseyant allègrement sur cet idéal de fraternité tant de fois bafoué pendant la révolution, l’Assemblée montrait par là même son mépris des plus faibles, et ce n’est que pour éteindre la révolte des esclaves des colonies (Saint Domingue notamment) qu’elle accepta d’abolir l’esclavage en 1794.

    Le Roi Louis XVI, bien avant les petits bourgeois perfides qui allaient mettre la France à feu et à sang, avait compris que la liberté d’un homme ne devait pas être bafoué. C’est ainsi que moins de 3 ans plus tard, par une ordonnance du 8 Mai 1779, Louis XVI abolit également le servage et le droit de suite en France. De même, par cette même ordonnance, il affranchissait tous les « mains mortables » des domaines royaux, ainsi que les hommes de corps, les « mortaillables » et les « taillables ».  La France fut l’une des premières nations du monde à abolir le servage, près de 180 ans avant le Tibet (1959).

    Le Roi de France incarne tout le peuple français, dans sa complexité et sa diversité, dans les moments de joie comme dans les moments de doute et de peur. Louis XVI a montré, par les nombreuses réformes qu’il a entreprit pendant son règne, qu’un Roi était avant tout proche de son peuple et répondait à ses besoins les plus élémentaires de liberté, de sustentation et de bien être.  

http://www.royaumedefrance.fr/media/HLIC/5d214ffaac03a1bdd61c345fd245b1c2.jpg

 

 

Source: http://www.royaumedefrance.fr/201102044600/4-fevrier-1776-louis-xvi-abolit-lesclavage/

 

 

. Abolition de l'esclavage : qui a aboli l'esclavage le premier ?

. La franc-maçonnerie et l'histoire de l'esclavage

. Le Vatican déclare la guerre à l'esclavage moderne (23 août 2013)

. "La vraie révolution, celle qui transforme complètement la vie" a été "accomplie" par Jésus" (Pape François)

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 20:19

 



Date de publication : 21/11/2013

Durée : 02:03:11

 

Discussion entre Marion Sigaut, historienne et écrivain et Claire Colombie, diplômée en histoire médiévale. Ayant étudié dans la même faculté, ces deux historienne nous parle du parcours d'historien. Elles dénoncent le "formatage", la censure que l'on rencontre pour passer ses diplômes.

 

Extrait :

 

"L'Université, c'est le temple du savoir dans lequel si vous voulez votre diplôme il faut en passer par la norme. Ce n'est pas le savoir. Le savoir il y est à la faculté, mais ce qu'il y a c'est qu'il faut pouvoir en sortir avec un diplôme, parce que si on sort de la faculté sans diplôme c'est comme si on n'y était pas allé.

Ils (les censeurs) sont dans la place... Ne dites rien, il ne faut pas toucher aux 'Lumières', il ne faut pas toucher au jansénisme, il ne faut pas toucher à la doxa, il ne faut pas toucher à la Révolution française. Il faut rentrer dedans, passer ses diplômes. Il faut l'ouvrir après."  (Marion Sigaut)

 

http://i18.servimg.com/u/f18/11/21/59/07/roman_10.jpg"L'histoire de la femme (à l'Université) c'est la femme est oppressée depuis la nuit des temps. Les paysannes sont oppressées parce qu'elles font douze enfants. Mais les femmes riches aussi sont oppressées, etc. Le but est d'expliquer que c'était absolument horrible d'être une femme aux périodes anciennes et qu'il faut devenir l'alliée du capital. Parce que depuis qu'on a la pillule, depuis qu'on a gagné nos 'droits sociaux', il faut surtout pas revenir en arrière parce que le 'Moyen Âge',... Et donc du coup on dit il faut soutenir la démocratie, il faut soutenir le libéralisme, il faut soutenir la modernité... Parce que sinon vous allez vous retrouvez dans une cuisine, vous allez vous faire violer, vous allez avoir douze enfants..." (Claire Colombie)

 

 

Source: http://www.dailymotion.com/video/x17gmae_marion-sigaut-et-claire-colombie-sur-l-enseignement-de-l-histoire-a-l-universite_news via http://www.egaliteetreconciliation.fr/Marion-Sigaut-et-Claire-Colombie-sur-l-enseignement-de-l-histoire-a-l-Universite-23066.html

 

 

. La femme au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime : l'exclusion des femmes ne date pas des "siècles obscurs" mais vient plus tard, de la modernité

. La guerre des juges contre l'Eglise et la monarchie au XVIIIe siècle (Marion Sigaut)

. Jansénistes et jésuites (Marion Sigaut)

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 13:29

Mis à jour le 23/02/2016.

Au risque d'oublier un grand évènement, ou de passer sous silence un fait ou une explication importante, il est difficile de faire le résumé de notre épopée nationale. Mais, nous pensons important de tenter d'en faire un, même succint ou incomplet. Voici donc la légende de Tolbiac, la conversion de Clovis et les fleurs de lys, l'origine de la France officiellement chrétienne.

La conversion de Clovis, les fleurs de lys, l'origine de notre histoire

Clovis recevant la fleur de lys - XVe siècle, Bedford Book of Hours, 1423, illustrant la légende du Roi Clovis recevant les fleurs de lys de son épouse sainte Clotilde. Au XIVe siècle, l'armorial français montre Clovis arborant des fleurs de lys. Lorsque Clovis se bat contre son ennemi et le tue près de la tour Montjoie, celui-ci confesse la Trinité et fonde l'abbaye de Joyenval qui accueille alors le bouclier comme relique.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/0/0a/Battle_of_Tolbiac.jpg/491px-Battle_of_Tolbiac.jpg

Bataille de Tolbiac, fresque du Panthéon (Paris) de Paul-Joseph Blanc vers 1881 conjointement à d'autres fresques

 

Lors de la bataille de Tolbiac contre les Alamans, Clovis fit le voeu de se convertir s'il emportait la bataille. À l'occasion de cette bataille, les fleurs de lys, symbole de pureté virginale, lui furent données par son épouse sainte Clotilde à qui un ermite de la forêt de Marly avait remit un bouclier où figurait trois fleurs de lys, en référence à la sainte Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit). L'ermite affirma l'avoir reçu d'un ange pour que le roi s'en serve durant la bataille à la place de ses armes ornées de trois croissants ou de trois crapauds. Selon l'ermite, ce bouclier devait lui assurer la victoire.


La bataille de Tolbiac vient sceller la nouvelle vision du monde initiée par l'empereur Constantin (306-337) et chez nous, l'alliance des Gallo-Francs avec le Christ. Après Tolbiac tous les peuples reçoivent tour à tour le baptême, et ceux qui étaient ariens renoncent à leurs erreurs pour redevenir catholiques.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/b5/Labarum.svg/117px-Labarum.svg.pngLe peuple romain était resté sourd à l'appel du Christ et de ses apôtres, les merveilles du Pont Milvius ne l'avaient pas éclairé. Les successeurs de Constantin, Constance, Julien l'Apostat et Valens, se livrèrent à l'hérésie ou à l'impiété et persécutèrent l'Eglise. En vain le grand Théodose fit-il renaître un instant les jours de Constantin (édit de Milan de 313 accordant à chacun la liberté de culte) et offrit-il l'admirable exemple de la pourpre impériale s'humiliant devant saint Ambroise, la coupe d'iniquité était pleine. L'empire n'existait plus. Après avoir été persécutée par lui pendant trois siècles, l'Eglise se tenait debout sur ses ruines...

 

Ce furent d'abord les Wisigoths qui franchirent le Rhin et les Alpes, ravagèrent les Gaules et pénétrèrent en Italie. Une force inconnue poussait leur chef : "Une voix intérieure, disait-il, me crie sans cesse : Marche et va saccager Rome!". En 410 la ville éternelle fut prise et pillée. Plus heureux qu'Annibal, le chef barbabre Alaric entra dans la cité de Romulus. L'empereur Honorius, indigne fils de Théodose, s'enfuit à Ravenne..., et Rome fut mise à feu et à sang, dépouillée de ses statues païennes qui lui restaient. Certaines furent même fondues pour financer la défense de la ville, vaine on le sait. Mais le pape, saint Innocent qui fut pape de 401 à 417 resta à son poste à Rome. Les barbares s'inclinèrent devant la majesté du souverain pontife.

 

Nulle part on ne voit de personnalité païenne défendre la société romaine contre les Barbares avec efficacité. Partout cette défense est assurée par les évêques qui seront ainsi les derniers représentants authentiques de la romanitas, de saint Aignan à Orléans, à saint Loup à Troyes, à saint Sidoine Apollinaire en Auvergne, au pape saint Léon à Rome... Quel plus typique représentant de la romanitas de l'extrême fin de l'Empire que cet évêque de Gaule, Sidoine Apollinaire (432-489), lui qui n'a cessé de proclamer "Nôtre est César" ? De même, un peu plus tard, alors que l'Empire avait disparu en Occident, la contre-attaque victorieuse de l'Empire romain d'Orient sous l'empereur Justinien au VIe siècle vint d'un empereur catholique, la romanité ne fut rétablie seulement que dans les zones de christianisme majoritaire. La romanité n'était plus défendue que par le christianisme.

 

 

http://img.over-blog.com/600x463/2/43/14/66/Francs/Revoil-Genod-Pharamond.jpg

 

Au berceau de la royauté française, comme du temps de nos ancêtres les Gaulois,

"le Roi franc était à l'origine élevé sur le Pavois."

(Jean Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, lonrai 2013, p. 36-37.)

 

 

En 481, un jeune homme de quinze ans, Clovis fils de Childéric, était élu roi des Francs saliens et montait sur le pavois. La grande vertu des Francs était la fidélité aux traditions nationales, et ces traditions relevaient toutes du culte d'Odin. Abandonner devant les guerriers qui tant de fois avaient versé leur sang pour sa gloire, les dieux scandinaves, et se courber devant le dieu des chrétiens, c'était, aux yeux de Clovis, renier les ancêtres, s'aliéner le coeur des Francs et le soutien de son armée.

Pour raconter Tolbiac, il suffirait presque de traduire Grégoire de Tours. L'objectivité et la sincérité de cet historien qui écrivait déjà vers 580 est admise et reconnue aussi bien par les adversaires que par les amis de l'Eglise : "Une guerre éclata, dit-il, entre les Alamanni et les Francs. Clovis fut alors contraint par les évènements de faire ce qu'il avait toujours refusé jusque-là.

 

Bataille-de-Tolbiac.jpg

 

Au moment où les deux armées étaient aux prises, les troupes franques furent repoussées en tel désordre, que les bataillons refoulés les uns sur les autres se donnaient mutuellement la mort. A ce spectacle, Clovis ne put retenir ses larmes. Le coeur brisé, il leva les yeux au ciel et s'écria :

 

"Jésus-Christ, vous que Clotilde appelle le Fils du Dieu vivant, s'il est vrai que vous protégez ceux qui vous invoquent et donnez la victoire à vos serviteurs, j'implore votre assistance. Si vous me faites triompher de mes ennemis, si vous étendez sur moi cette puissance, dont votre peuple reconnaît l'efficacité, je jure de croire en vous et de me faire baptiser en votre nom. J'ai prié mes dieux : ils ne m'ont point écouté. J'en ai la preuve. A vous de m'arracher au péril !"

 

 

Ary-Scheffer---Bataille-de-Tolbiac-496.jpg

La Bataille de Tolbiac par Ary Scheffer (1795-1858), peinture du 19e siècle


A peine eut-il parlé ainsi, que le combat changea de face. Les Francs reprirent une ardeur nouvelle. Bientôt les Alamans plièrent et se mirent en pleine déroute. Leur roi fut tué. Les vaincus implorèrent alors la clémence du roi des Francs. "Faites cesser le massacre, lui dirent-ils. Nous sommes prêts à reconnaître votre autorité et à devenir votre peuple". Clovis donna aux siens l'ordre de cesser le carnage et ramena ses troupes sous la tente. Au retour, il raconta à la reine comment il devait la victoire à l'invocation du nom de Jésus-Christ. Dans ce récit si simple et si plein de grandeur est renfermée toute la tradition française. C'est tout ce qui nous reste de l'un des plus graves évènements qu'ait vus l'histoire; mais ces quelques lignes suffisent pour nous permettre de louer à jamais le Dieu des Armées, Deus Sabaoth, qui exauça les prières de Clotilde et prêta l'oreille au cri du chef barbare.

C'est depuis ce jour et cette heure que nous sommes une nation chrétienne et que notre patrie, la patrie qui donna à Constantin les légions gauloises du Pont Milvius, est devenue la fille aînée de l'Eglise.

Saint Rémi l'attendait à Reims avec Clotilde. "Père saint, lui dit Clovis, je suis prêt. Pourtant une considération me retient encore. Le peuple qui me suit ne veut pas qu'on abandonne ses dieux. Je vais convoquer les Francs, et je leur parlerai dans le sens de vos instructions". L'assemblée eut lieu. Sans doute le projet royal était connu de tous, car avant même que Clovis eût pris la parole, aussitôt qu'on le vit paraître, une acclamation générale se fit entendre :

"Pieux roi, dirent les Francs, nous abjurons le culte des dieux mortels, nous voulons servir le Dieu immortel que Remi adore!" Le bienheureux évêque, en apprenant la décision nationale, fut rempli d'une grande joie, et prépara tout pour le baptême solennel.

Le jour choisi pour le baptême était le jour de Noël 496. Rémi, pendant qu'il parlait, une lumière céleste éclata soudain dans l'église, effaçant la lueur des cierges allumés, et une voix se fit entendre qui disait : "La paix soit avec vous ! C'est moi, ne craignez point. Persévérez dans mon amour". Après ces paroles, la lumière surnaturelle disparut et un parfun d'une suavité céleste se répandit dans l'enceinte. Le roi et la reine se précipitèrent aux genoux du saint pontife, en versant des larmes d'émotion et de joie. L'homme de Dieu, illuminé lui-même par l'esprit prophétique,
s'écria :
"Apprenez, mon Fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l'Église romaine qui est la seule véritable Église du Christ ...
"Ce royaume sera un jour grand entre tous les royaumes, il embrassera les limites de l'empire romain et il soumettra tous les peuples à son sceptre... Il durera jusqu'à la fin des temps !
"Il sera victorieux et prospère tant qu'il sera fidèle à la foi Romaine, mais il sera rudement châtié toutes les fois où il sera infidèle à sa vocation. " (d'après Flodoard, Historia Ecclesiae Remensis)

La prière de l'évêque de Reims à l'autel de Marie est gravée dans la mémoire nationale : regnum Galliae, regnum Mariae ! Royaume de France Royaume de Marie. Nos plus chères traditions sont établies sur ces journées de décembre 496.


Source: Ferdinand Hervé-Bazin, Les Grandes Journées de la Chrétienté, Librairie Victor Lecoffre, Paris, 1887, rééd. Editions Saint-Rémi.



Le christianisme en France. Deux mille ans d'histoire

 

Blason de Saintes-Maries-de-la-MerC'est sainte Madeleine abordant au Ier siècle aux Saintes-Maries-de-la-Mer (en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, NdCR.) avec sa soeur  Marthe, son frère Lazare et sa servante Sarah, et se fixant la première à la Sainte-Baume, la seconde à Tarascon, Lazare le ressuscité à Marseille, tandis que sainte Sarah demeurait au rivage où l'avait portée la barque miraculeuse.

 

[Sous le vocable de saintes Maries  ou Trois Maries, la tradition catholique désigne trois femmes disciples de Jésus : Marie-Madeleine, Marie Salomé et Marie Jacobé, qui serait les trois femmes au pied de la croix dans les évangiles synoptiques. Elles étaient accompagnées de Marthe, son frère Lazare le ressuscité, Maximin, l'un des soixante-douze disciples de Jésus, Sidoine l'aveugle qui deviendra saint Restitut et Joseph d'Arimathie, porteur du Saint Graal : chassés de Palestine et placés dans une barque sans voile ni rame, la Providence les poussa par les courants vers le delta du Rhône où ils échouèrent.]

 

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Marie Salomé et Marie Jacobé sur leur barque dans l'église des Saintes-Maries-de-la-Mer

 

Ce serait saint Martial , l'un des disciples fixé à Limoges, Zachée, celui que sa taille trop exiguë empêchait de voir passer le Christ et qui pour l'apercevoir grimpa sur un sycomore, qui aurait évangélisé Rocamadour (en région Midi-Pyrénées) et, fixée à Soulac, sainte Véronique qui essuya la face du Christ.

 

... Chose curieuse, (en Gaule) ce sont ces mêmes centres officiels dans lequels étaient entretenu le culte païen de l'Etat qui voient se propager les premiers la religion nouvelle : Lyon en particulier, Autun, Bordeaux, etc....

 

Souvent les nouvelles églises s'élèvent dans des lieux où se trouvaient des sources ou des arbres sacrés; or l'on sait que le culte des sources et des arbres était essentiellement celtique. Du vivant même de saint Martin (IVe siècle), certains arbres reçurent des autels, et, de nos jours encore, on a signalé de nombreuses sources auprès des sanctuaires et dans quelques cas comme à Nohanent, dans l'église elle-même.

 

Ainsi la nouvelle religion s'insérait dans les coutumes ancestrales du peuple celte qui continuait à revenir aux endroits jadis honorés, mais pour un culte purifé et d'une tout autre essence.

 

Il ne s'agissait pas d'imposer brutalement les nouvelles façons de voir, ni de recourir à ces mesures artificielles qu'avaient adoptées la Rome des empereurs élevant des villes et des autels pour le culte officiel, mais bien de transfigurer les croyances existantes et de faire épanouir les possibilités latentes dans ce peuple celte que César déclarait entièrement tourné vers la religion.

 

Dans la suite des temps, l'histoire du christianisme en Gaule se confond avec l'histoire même du peuple français. Quelques îlots du paganisme subsistaient aux Ve et VIe siècles, mais on peut considérer que toute trace en avait disparu définitivement à la fin du VIIe siècle.

 

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Régine Pernoud, Histoire du peuple français, Des origines au Moyen Âge, Nouvelle Librairie de France, Paris 1951.

 

 

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Le baptême de Clovis

 

Le baptême de Clovis en 496 constitue traditionnellement dans l'histoire de France, le baptême de la France "Fille aînée de l'Eglise". Il constitue l'acte de naissance de ce que l'on nomme la France. Ce fait-là est un acquis, on ne peut pas l'effacer, faire comme s'il ne s'était jamais produit.

 

Les ennemis de l'Eglise (la franc-maçonnerie) ont alors imaginé de biaiser en enseignant aux enfants français qu'en réalité la France n'était pas née en 496, car d'abord ce baptême aurait été réalisé par Clovis à des fins disent-ils "politiques" (ce qui ôte l'élément religieux dans la naissance de la France) et qu'ensuite, la France se serait construite "petit à petit" (ils affirment que l'espace géographique de la France de Clovis était bien moindre que celui d'aujourd'hui alors qu'en réalité c'est le contraire.) Il s'agit donc pour eux de faire croire aux petits français que leur pays n'est pas né avec le baptême de Clovis. C'est tout l'enjeu : il faut remplacer 496 par 1789, effacer de la mémoire nationale ce baptême, faire comme s'il ne s'était jamais produit.

 

Seulement, l'histoire de France et les faits historiques sont têtus. L'on ne peut faire comme si ce baptême ne s'était jamais produit et on ne peut gommer d'un trait de plume plus de treize siècles d'histoire de France, sans apparaître pour ce que l'on est : un petit kapo de la pensée unique et du terroriste intellectuel.

 

C'est pourquoi, en ces temps de déclin, de décadence pour beaucoup, nous devons garder espoir et espérance, car les ennemis de l'Eglise ne pourront jamais faire que la France ne soit pas née en 496.

 

 

"Épris de la fière Burgonde [Clotilde], dont l'âme était aussi haute que la sienne, il [Clovis] lui donna une large part d'influence dans les affaires publiques. Elle régna véritablement avec lui, aux applaudissements des Francs, qui admiraient son intelligence, son énergie, son caractère résolu. Les Gaulois se réjouirent de voir assise sur le trône du glorieux Sicambre une femme de ce mérite; ils se prirent à espérer que Chlodowig [Clovis] subirait jusqu'au bout l'ascendant que sa noble épouse obtenait sur lui, et qu'il finirait, instruit à son école, par confesser la foi du Christ..."

 

(C. Guenot, Le Fils aîné de l'Eglise, Épopées de l'histoire de France, Vve H. Casterman, Tournai 1883, p. 49).

 

 

 

"On situe traditionnellement la date du baptême de Clovis à Reims avec 3000 guerriers par Saint Rémi, évêque de Reims, le 25 décembre 496 ou 498, voire 506" (Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, Baptême de Clovis, baptême de la France, De la religion d'État à la laïcité d'État, Éditions Balland, Mayenne 1996, p. 23).

 

"L'estimation la plus prudente situe l'évènement entre 496 et 498" (Régine Pernoud, La femme au temps des cathédrales, Stock, Évreux 1980, p. 16).

 

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La Sainte Ampoule dans son reliquaire originel

 

"Par la sainte Ampoule (qui aurait servi au baptême de Clovis NdCR.) se trouve symbolisée la doctrine chrétienne, selon laquelle tous les hommes étant égaux, aucun d'eux ne peut exercer l'autorité sur ses semblables si ce n'est par une délégation de Dieu, à qui il devra des comptes. D'ailleurs, l'expression, 'par la grâce de Dieu roi de France', telle qu'on l'employait aux temps féodaux, n'est pas autre chose qu'une forme d'humilité" (Georges et Régine Pernoud, Le tour de France médiévale, Stock, Évreux 1982, p. 63).

 

 

 

Marche Royale pour le Sacre de Charles VI de France (1380-1422) par Jordi Savall, musique médiévale

 

"Lors de la cérémonie du sacre, le roi jure de défendre l'Église et de conserver à chacun des évêques la loi et la justice qui lui sont dues; il jure également de rendre au peuple la justice à laquelle il a droit.

À cet instant, les voûtes de la cathédrale retentissent de cris: ce sont les seigneurs et le peuple qui, par trois fois, crient ensemble en latin: 'Nous approuvons, nous voulons qu'il en soit ainsi!' Ces cris, qu'on appelle, l''acclamation', rappellent au roi qu'il reste l'élu du peuple."

 

 Georges et Régine Pernoud, Le tour de France médiévale , Stock, Évreux 1982, p. 64.

 

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Sous Charlemagne, la loi est "intangible" parce qu'elle "appartient au peuple", le roi ne peut y "toucher quant au fond" (Jean Favier, Charlemagne, Texto, Le Goût de l'histoire, Lonrai 2013, p. 334-335).

 

"Plus tard en 1789, NdCR.) les révolutionnaires, en s'acharnant sur Clovis avec une fureur dévastatrice (son sarcophage est profané, sa basilique est détruite, la Sainte Ampoule est solennellement brisée neuf mois après la mort de Louis XVI) le consacrent malgré eux comme le fondateur de la royauté sacrée. L'affrontement parfois violent au cours du XIXe s., des deux France [la France catholique et la 'France' républicaine] lui donne un nouveau souffle : comparé à Charlemagne, saint Louis ou Jeanne d'Arc, il (Clovis) devient le symbole de la France chrétienne et royaliste, opposée aux républicains laïcs (Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, Baptême de Clovis, baptême de la France, De la religion d'État à la laïcité d'État, Éditions Balland, Paris 1996, p. 12. Un livre intéressant écrit par deux grands historiens protestants).

  

En 869, Hincmar, archevêque de Reims, nous dit que Rémi, immédiatement après le baptême de Clovis, l’avait sacré et oint avec une huile « envoyée du ciel dans la sainte ampoule » par le truchement d’une colombe venue se poser sur l’autel même de l’Eglise. Cette histoire plaisant fort au peuple, sera reçue comme un symbole par presque tous. Or, l'histoire telle qu'on l'enseigne aujourd'hui nous dit que "le premier monarque franc à avoir été sacré fut Pépin le Bref en 751 par Saint Boniface et en 754 par le pape". Il s'agit d'une thèse avancée par la maçonnerie pour ruiner l'origine baptismale de la France. Car si l'on en croit Hincmar, et nous ne voyons pas pour quelle raison on devrait écarter a priori son témoignage..., Clovis fut sacré et oint avec une huile sainte, ce qui est resté dans la tradition historique comme le premier sacre (de droit divin) de nos rois.

 

Voici maintenant la narration du baptême de Clovis tel qu'il se produisit, suivi de la présentation du serment de saint Rémi :

 

"Dans la nuit de Noël 496, au jour anniversaire et à l'heure même de Sa naissance, le Christ – lors de la naissance spirituelle de notre France et de nos Rois – voulut, par un miracle éclatant, affirmer la Mission providentielle de notre pays et de notre race Royale, au moment même où saint Rémi va proclamer cette Mission au nom du Tout-Puissant, pour sanctionner solennellement les paroles (divinement inspirées) de Son Ministre. À minuit, alors que le Roi, la Reine et leur suite sont dans l'Église Saint-Pierre où l'Archevêque les a convoqués, "soudain, raconte Hincmar (Migne, Patrologie Latines, tome CXXV, p. 1159. Hincmar, Vita Sancti Remigii, chap. XXXVI), une lumière plus éclatante que le soleil inonde l'Église! Le visage de l'évêque en est irradié! En même temps retentit une voix: La paix soit avec vous ! C'est moi! N'ayez point peur! Persévérez en ma dilection! Quand la voix eut parlé, ce fut une odeur céleste qui embauma l'atmosphère. Le Roi, la Reine, toute l'assistance épouvantée, se jetèrent aux pieds de saint Rémi qui les rassura et leur déclara que c'est le propre de Dieu d'étonner au commencement de Ses visites et de réjouir à la fin.

 

Puis soudainement illuminé d'une vision d'avenir, la face rayonnante, l'œil en feu, le nouveau Moïse s'adressant directement à Clovis, Chef du nouveau Peuple de Dieu, lui tint le langage – identique quant au sens – de l'ancien Moïse à l'ancien peuple de Dieu : "Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l'Église romaine, qui est la seule véritable Église du Christ. ... Ce royaume sera un jour grand entre tous les royaumes et il embrassera toutes les limites de l'Empire romain ! Et il soumettra tous les peuples à son sceptre ! Il durera jusqu'à la fin des temps ! Il sera victorieux et prospère tant qu'il sera fidèle à la foi romaine. Mais il sera rudement chatié les fois qu'il sera infidèle à sa vocation (Migne, Patrologie Latines, tome CXXXV, p. 51, Flodoard, Historia Ecclesiae Remensis, Lib. I, chap. XIII).

 

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D'un point de vue politique, le choix par Clovis du catholicisme associé à l'Empire romain, faible et lointain, plutôt que celui de l'arianisme (peuplades barbares voisines) n'était certainement pas le choix le plus facile, le plus sûr pour son royaume, ni le plus logique. Au moment du baptême de Clovis, à la fin du Ve s., l'Eglise et les fidèles sont opprimés de tous côtés par des princes hérétiques. "L'empereur Anastase, en Orient, est livré aux Eutychiens; Theodorick, roi d'Italie, Alarik, roi des Wisigoths en Espagne et en Aquitaine, Gondebald, roi des Burgondes, Trasamond, roi des Vandales en Afrique, professent les erreurs d'Arius" (C. Guenot, Le Fils aîné de l'Eglise, Épopées de l'histoire de France, Vve H. Casterman, Tournai 1883, p. 77.) Il restait à Clovis à convertir ses 3000 guerriers, dont la majorité étaient païens... et s'assurer que les peuples barbares ne bougeraient pas. Par son baptême, Clovis se mettait le monde à dos. Tous les peuples vaincus de l'Empire romain étaient catholiques, mais toutes les nations barbares et victorieuses étaient ariennes, en Gaule, en Espagne, en Italie, en Afrique. Il fallait donc au Roi se séparer de tous les peuples amis, issus de la même origine, pour adopter la religion des peuples de race étrangère et ennemie ! C'était la vraie difficulté. Le prince avait vu s'introduire l'arianisme jusque dans sa propre famille. Sa sœur Alboflède, qu'il aimait beaucoup, et qui sans doute exerçait une grande influence sur son esprit était arienne. Cependant, l'épouse de Clovis, Clotilde était catholique. Elle était de plus l'ennemie personnelle des ariens qui avaient assassiné ses propres parents et tous ses frères. Si Clovis avait été astucieux et rusé (comme certains historiens le prétendent) il aurait feint la conversion, se réservant de revenir plus tard à ses convictions, quand sa domination eût été assurée; il ne le fit pas. Réduire son baptême à des "raisons politiques" est donc grotesque. Ses guerriers eurent tout aussi bien pu se révolter, les peuples barbares y trouver une raison de l'attaquer, et c'était tout le pouvoir de Clovis qui vacillait. On est donc loin d'une conversion par calcul politique telle qu'on l'enseigne aujourd'hui, puisque cette conversion entrainait mécaniquement un effet contraire au calcul politique : l'hostilité de tous les rois barbares alentour et la probable hostilité même des soldats ! Pour surmonter ces faits, il fallut donc que se trouve chez Clovis une véritable foi qui ne pouvait s'accomoder d'une quelconque tergiversation ou d'un quelconque calcul politique.

 

Il reste néanmoins vrai que la Gaule des campagnes était déjà à ce moment largement acquise au catholicisme. La conversion lui ouvrit sans doute des portes dans les provinces et affermit davantage son autorité. Mais il reste qu'à l'extérieur, voire même tout prêt des frontières du royaume franc (Burgondie, Espagne, Allemagne, Italie), les autres princes ne partageaient pas la foi catholique.

 

"Le roi des Francs, chose rare en ces temps de redoutable souvenir, possédait l'affection des peuples. Francs et Gaulois soumis à sa domination, proclamaient sans cesse leur amour pour l'illustre guerrier. Cette main si terrible dans les combats, était légère dans l'administration intérieure; tous bénissaient le sceptre étendu comme une protection sur les têtes. Les Gallo-Romains de l'Est et du Sud supplient Chlodowig de les ranger au nombre de ses sujets; il s'empresse de remplir leurs vœux. Les évêques assis au berceau du nouveau peuple, n'élèvent jamais en vain leur voix respectée; leurs ambassadeurs obtiennent la liberté des vaincus de Tolbiac, celle des prisonniers de Voulon; un prêtre sollicite le pardon des révoltés de Verdun, et il est exaucé.

 

L'Orient s'associe à l'admiration de l'Occident pour le Fils des Sicambres, et l'empereur de Constantinople [Anastase Ier (491-518)]lui envoie les insignes de la dignité suprême [510: pour le remercier de sa victoire sur les Barbares, l'empereur d'Orient lui offre les insignes de consul honoraire de Rome, ce qui le fait considérer par les évêques comme le successeur des empereurs romains, avec le titre d’ 'Auguste' ("nouveau Constantin")]. "Remigius (Rémi), le saint évêque de Reims, vient l'entretenir des devoirs d'un roi chrétien, et il est docilement écouté… Chlodowig a bien compris sa mission, qui est celle de la France; il est le fils aîné de l'Église

 

(C. Guenot, Le Fils aîné de l'Eglise, Épopées de l'histoire de France, Vve H. Casterman, Tournai 1883, p. 146-147).

 

"Que célèbre-t-on en 1996 ? Moins le 1500e anniversaire de Clovis – pour quelle raison célébrer le baptême d'un homme ? – que celui d'un mythe au sens le plus noble du terme: "le baptême de la France" ( Pierre Chaunu, Éric Mension-Rigau, ibidem., p. 11).

 

 

Retrouvez sur Christ-Roi :

 

- La cinématographie "Clovis, la France et la chrétienté" sur la vie de Clovis , le fondateur de la monarchie française civilisationnelle (alliance du Trône et de l'Autel conformément à l'union de l'Eglise et de l'Etat sous l'empire romain qui datait de 392, chacun, Eglise comme Etat étant autonomes dans sa sphère d'autorité propre) sans les habituelles boursouflures, déformations et falsifications historiques des mythographes républicains. Au Roi incombe la tâche de diriger les laïcs, à l'évêque… appartient la responsabilité de dire le Bien divin pour tous.  

 

Clovis et son temps (film de jean-jacques barsac)

- Le film "Clovis et son temps" de Jacques Barsac (conseiller historique Michel Rouche, Professeur à la Sorbonne) aux riches documents iconographiques et images de synthèse, France 3 Production 1997. Au Roi incombe la tâche de diriger les laïcs, à l'évêque… appartient la responsabilité de dire le Bien divin pour tous. Cette alliance des deux pouvoirs doit conduire au Bien commun, notion de théologie catholique.
Tels étaient les conséquences du baptême de Clovis. Distinguer l'activité des laïcs du rôle spirituel des clercs (comme le dit Jean-Paul II dans ses Mémoires, "distinction n'est pas 'séparation'…, mais saine collaboration". On est loin de la confusion des deux autorités dans la république d'un Vincent Peillon...

 

 

 

. 6 octobre 2013 - Commémorations du 17e centenaire de l'édit de Milan

. Le baptistère de Clovis enfin localisé (10 mars 2009)

. "Francia" : les origines de la France

. Histoire du peuple français

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 10:51

Rediff. Rappelons-nous. Notre Bon Roi Louis XVI a été assassiné le 21 Janvier 1793 par les crapules révolutionnaires. Du Ciel où Il est Il prie pour nous et pour la France. Que son Précieux Sang injustement versé ne retombe pas sur nos têtes!

Pie Jesu Domine dona Eis requiem sempiternam. Pieux Jésus, Seigneur, donne-leur le repos. Donne-leur le repos éternel.

 

 

Pie Jesu du Requiem de Charles Gounod (1818-1893) chanté par la Maitrise des Hauts de Seine, direction Francis Bardot.



« Le 21 janvier, avec le meurtre du Roi-prêtre, s'achève ce qu'on a appelé significativement la passion de Louis XVI. Certes, c'est un répugnant scandale d'avoir présenté, comme un grand moment de notre histoire, l'assassinat public d'un homme faible et bon. Cet échafaud ne marque pas un sommet, il s'en faut. Il reste au moins que, par ses attendus et ses conséquences, le jugement du Roi est à la charnière de notre histoire contemporaine. Il symbolise la désacralisation de cette histoire et la désincarnation du Dieu Chrétien. Dieu, jusqu'ici, se mêlait à l'histoire par les Rois. Mais on tue son représentant historique, il n'y a plus de Roi. Il n'y a donc plus qu'une apparence de Dieu relégué dans le ciel des principes.

Les révolutionnaires peuvent se réclamer de l’Évangile. En fait, ils portent au Christianisme un coup terrible, dont il ne s’est pas encore relevé. Il semble vraiment que l’exécution du Roi, suivie, on le sait, de scènes convulsives, de suicides ou de folie, s’est déroulée tout entière dans la conscience de ce qui s’accomplissait. Louis XVI semble avoir, parfois, douté de son droit divin, quoiqu'il ait refusé systématiquement tous les projets de loi qui portaient atteinte à sa foi. Mais à partir du moment où il soupçonne ou connaît son sort, il semble s'identifier, son langage le montre, à sa mission divine, pour qu'il soit bien dit que l'attentat contre sa personne vise le Roi-Christ, l'incarnation divine, et non la chair effrayée de l'homme. Son livre de chevet, au Temple, est l'Imitation de Jésus-Christ. La douceur, la perfection que cet homme, de sensibilité pourtant moyenne, apporte à ses derniers moments, ses remarques indifférentes sur tout ce qui est du monde extérieur et, pour finir, sa brève défaillance sur l'échafaud solitaire, devant ce terrible tambour qui couvrait sa voix, si loin de ce peuple dont il espérait se faire entendre, tout cela laisse imaginer que ce n'est pas Capet qui meurt mais Louis de droit divin, et avec lui, d'une certaine manière, la Chrétienté temporelle. Pour mieux affirmer encore ce lien sacré, son confesseur le soutient dans sa défaillance, en lui rappelant sa « ressemblance » avec le Dieu de douleur. Et Louis XVI alors se reprend, en reprenant le langage de ce Dieu : « Je boirai, dit-il, le calice jusqu'à la lie ». Puis il se laisse aller, frémissant, aux mains ignobles du bourreau. »

Albert Camus, L'homme révolté, La Pléiade, p. 528-529.


http://fr.globedia.com/images/nouvelles/2012/7/1/louis-xvi-franc-non-aucun-cas-etait_1_622310.jpg

 

 

Messes du 21 janvier : http://www.21janvier.fr/

 

 

. Le testament politique de Louis XVI retrouvé : "Français,... méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi" (Louis XVI)

. Testament politique de Louis XVI : analyse d'Yves Marie Adeline (A.R)

. Nullité du jugement condamnant Louis XVI à mort : pamphlet de 1793

. Les Sociétés secrètes et la mort de Louis XVI : témoignage posthume d’un baron de l’Empire

. « Que faire pour sauver la France ? » Présentation du Manifeste des royalistes (Dominique Hamel)

. Redonnons à la France un véritable hymne ! Dieu sauve le Roi !

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 12:27
Un brouillon du discours lu par le roi d'Angleterre George VI pour annoncer l’entrée du Royaume-Uni dans la Seconde Guerre mondiale est daté du 25 août 1939, soit une semaine avant que le IIIe Reich n’envahisse la Pologne. Sotheby’s va mettre ce brouillon aux enchères dans quelques semaines...
Contrairement à la version officielle, le Royaume-Uni et la France ne sont pas entrés en guerre en raison de l’invasion de la Pologne et mettre fin aux annexions pangermanistes, qui n’ont fourni qu’un prétexte, mais pour d’autres motifs.

La Seconde Guerre mondiale était décidée avant l’invasion de la Pologne


 

Sotheby’s mettra aux enchères, dans quelques semaines, un brouillon du discours lu par le roi George VI pour annoncer l’entrée du Royaume-Uni dans la Seconde Guerre mondiale.

Le document est daté du 25 août 1939, soit une semaine avant que le IIIe Reich n’envahisse la Pologne.

Il apparaît donc que, contrairement à la version officielle, le Royaume-Uni n’est pas entré en guerre en raison de l’invasion de la Pologne, qui n’a fourni qu’un prétexte, mais pour d’autres motifs.

 

Source: http://www.voltairenet.org/article181398.html

 

 

. La dynastie britannique de Hanovre et la franc-maçonnerie universelle

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 09:26

Le Grand Ferré (1330-1359), héros picard de la Guerre de Cent Ans (XIVe siècle), renvoie également à une révolte de paysans contre des violences dont ils étaient les victimes, une quasi jacquerie qui voit des paysans massacrer des nobles, mais il s'agit de nobles anglais, ce qui fait que tout leur sera pardonné.

 

C'est au XIVe siècle que le paysan devient un héros et éventuellement pourvu d'une capacité politique. Par exemple c'est au XIVe siècle que la Suisse deviendra une république paysanne.


 

http://theatrum-belli.org/wp-content/uploads/2013/11/Le-Grand-Ferr%C3%A93.jpgAprès Jeanne d’Arc dont Colette Beaune est l’incontestable spécialiste, la grande médiéviste entreprend ici de nous conter l’histoire du premier héros paysan de l’histoire de France.

 

A sa manière, entre érudition et enquête, Colette Beaune retrace la vie réelle et rêvée de ce simple paysan, notre Robin des Bois, qui resta pendant des siècles une légende populaire jusqu’à ce que Michelet en fît au XIXe siècle, le fondateur de la Nation France.

 

Avec :

Colette Beaune, professeur émérite à l’Université de Paris X.

Mathieu Arnoux, Directeur d’études à l’EHESS. Professeur à l’Université Paris VII.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                       Source: http://theatrum-belli.org/le-grand-ferre-un-paysan-un-combattant-un-heros-medieval/

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c8/Longueil-Sainte-Marie_%2860%29%2C_monument_du_Grand_Ferr%C3%A9%2C_place_Charles-de-Gaulle_1.jpg/450px-Longueil-Sainte-Marie_%2860%29%2C_monument_du_Grand_Ferr%C3%A9%2C_place_Charles-de-Gaulle_1.jpg

Statue du Grand Ferré à Longueil-Sainte-Marie


 

. Manuel Valls : « Historiquement, c'est la gauche qui a inventé la nation, en 1789 »

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 16:05

http://cdn.bvoltaire.fr/media/2013/11/allemagne-1910.jpg

 

L’Allemagne de 1914 à la pointe de la civilisation européenne

 

À la veille du centenaire du déclenchement de la Grande Guerre, le moment est venu de présenter les faits tels qu’ils se sont réellement produits, en débarrassant l’historiographie des scories laissées par la propagande de jadis.

J’ai lu sur Boulevard Voltaire, sous une signature que par ailleurs j’estime, une présentation inéquitable de l’Allemagne de 1914. Certes, son morcellement politique d’autrefois a longtemps arrangé nos affaires. Les choses avaient changé en 1914 : l’Allemagne était alors à son apogée. Mais est-ce sa faute si nous-mêmes avions perdu notre prépondérance depuis la Révolution (1789-1799) et la guerre franco-européenne (1793-1815) ? Est-ce sa faute si la France n’a pas fait d’enfants au XIXe siècle ; si, en 1870, avec 35 millions d’habitants, elle était aussi peuplée que sa voisine d’outre-Rhin, pour passer quarante-cinq ans plus tard à 39 millions… contre 67 millions d’Allemands ? Peut-on raisonnablement lui reprocher de s’être unifiée, puis d’être devenue par son seul mérite la première puissance du continent ?

Quant à la première guerre franco-allemande, celle de 1870, il faut rappeler que c’est la France qui l’a déclarée, d’ailleurs pour un motif futile : la fameuse « dépêche d’Ems », une note diplomatique désobligeante. On avait fait une guerre pour cela, pour une note. Aux yeux du monde, notre vanité nous avait alors rangés dans le mauvais camp.

Que cela plaise ou non, l’Allemagne de 1914 était à la pointe de la civilisation européenne : elle rayonnait par ses musiciens et ses philosophes, elle raflait chaque année le plus grand nombre de prix Nobel, de sorte que le XXe siècle lui doit la plus grande partie de ses avancées scientifiques. Nous étions d’ailleurs bien placés nous aussi, au deuxième rang de cette distribution annuelle, malgré la disproportion des forces… mais la Grande Guerre va tuer 80 % de nos élèves de Normale sup’…

Si l’on avait pratiqué à cette époque le calcul de l’Indice de développement humain (IDH), il est évident que l’Allemagne eût été première, notamment par sa politique sociale. Il ne tenait qu’à nous d’imiter cet exemple.

Se référer à des historiens anciens comme Fischer n’a pas de sens aujourd’hui. L’Allemagne n’a ni « voulu », ni « favorisé » une guerre austro-serbe, c’est tout le contraire ; elle n’est pour rien dans « l’embrasement avec la Russie et la France », et je prouverai ce que j’avance. Elle n’est pas responsable du déclenchement de cette guerre, mais ce que l’on peut dire, c’est que l’annexion de l’Alsace-Moselle en 1871 (désirée par elle en vertu d’une conception proprement germanique de l’appartenance nationale : la langue, la culture, le sang…) a créé entre nous une discorde qui n’aurait pas porté à conséquence si nous étions restés isolés comme encore au temps du général Boulanger (trop sage pour nous conduire vers une guerre de revanche perdue d’avance…) mais est devenue dangereuse dès lors que nous avons réussi à nouer une alliance militaire inconditionnelle avec la Russie en 1892. (À suivre…)

 

Yves-Marie Adeline

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/yvesmarieadeline/lallemagne-de-1914-la-pointe-de-la-civilisation-europeenne,41229

 

. F. Hollande lance les commémorations du centenaire de la Ière guerre mondiale

. Instruction de BISMARCK au comte Von ARNIM, ambassadeur à Paris, le 16 novembre 1871

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 11:38
La mort de Daniel Lefeuvre est une perte immense pour la minuscule phalange des africanistes libres, eux qui, dans les Thermopyles de la pensée, ont décidé de combattre jusqu’au bout les masses du bas clergé universitaire porteuses du politiquement correct.
Né le 11 août 1951 et mort le 4 novembre 2013, le brillant universitaire qu’était Daniel Lefeuvre avait suivi  la voie ouverte par Jacques Marseille qui fut son directeur de thèse. Après que ce dernier eut magistralement prouvé que, loin de les avoir pillées, la France s’était appauvrie dans ses colonies[1], Daniel Lefeuvre, alors professeur à l’université de Paris VIII, démontra dans un livre fondateur[2] que l’Algérie fut un insupportable fardeau pour la France et que, loin de l’avoir pillée, la France s’y ruina.
Une telle remise en cause de la doxa marxisto-tiers-mondiste venant d’un ancien communiste[3] provoqua un véritable déchaînement de haine chez les « bien-pensants ».
La thèse de Daniel Lefeuvre renversait les dogmes et les idées-recues. Que l’on en juge : en 1959, toutes dépenses confondues, la « Chère Algérie » engloutissait à elle seule 20% du budget de l’Etat français, soit davantage que les budgets additionnés de l’Education nationale, des Travaux publics, des Transports, de la Reconstruction et du Logement, de l’Industrie et du Commerce !  
En soulageant les misères des populations algériennes et en faisant reculer la mortalité infantile la France avait créé les conditions d’une catastrophe qu’elle s’était elle-même condamnée à gérer. Résultat du dévouement et de l’efficacité du corps médical français, à partir de 1945, chaque année 250 000 naissances nouvelles étaient comptabilisées en Algérie, soit un accroissement de 2,5 à 3% de la population d’où un doublement tous les 25 ans. Or, depuis les années 1930 les ressources locales stagnaient et depuis 1935 le territoire n’était plus en mesure de nourrir sa population. La France devait donc, et toujours aux frais du contribuable métropolitain, y importer grains, pommes de terre, viande, laitages etc., Même l’huile produite localement ne suffisait plus à la consommation.
L’image d’Epinal de l’Algérie « grenier » de la France s’envolait ainsi sous le froid scalpel de l’historien économiste.
Daniel Lefeuvre montrait ainsi que l’Algérie s’enfonçait inexorablement dans le néant, les gouvernements français successifs se contentant d’accompagner financièrement une crise allant en s’aggravant année après année, tout en nourrissant les bouches nouvelles, en bâtissant des hôpitaux, des écoles, des routes, des ponts et en tentant de créer artificiellement des  milliers d’emplois.     
A l’exception de Vichy qui tenta une audacieuse politique d’industrialisation qui ne fut pas poursuivie après la Libération, aucun gouvernement n’osa lancer les indispensables grandes réformes structurelles. Aucun n’osa poser la question du nécessaire désengagement, l’appartenance de l’Algérie à l’ensemble français étant alors une évidence pour tous les partis politiques, de droite comme de gauche, parti communiste compris. Mais l’aveuglement avait un coût que les économistes et les milieux patronaux métropolitains évaluèrent. Lucides et inquiets ils tirèrent la sonnette d’alarme. En vain.  
En 1953 les politiques durent se rendre enfin à l’évidence car les recettes locales ne permettaient plus de faire face aux dépenses de fonctionnement. L’Algérie était bel et bien en faillite.
En 1952, anticipant en quelque sorte la situation, le gouvernement de l’époque avait demandé au parlement le vote de 200 milliards d’impôts nouveaux, tout en étant contraint de faire des choix budgétaires douloureux. Pour aider encore davantage l’Algérie il fallut donc faire patienter la Corrèze et le Cantal. Le sacrifice des Français de France fut alors double puisque leurs impôts augmentaient tandis que les engagements de l’Etat dans les domaines routiers, hospitaliers, énergétiques, etc., étaient amputés ou retardés.
« Tutrice généreuse », la France couvrait « avec constance les découverts de sa pupille », et l’implication du budget national dans les déséquilibres algériens allait sans cesse en augmentant. C’est ainsi que, de 1949 à 1953 le volume des investissements sur fonds publics en francs courants atteignit 305 milliards dont les 4/5° assurés par l’Etat français. De 1952 à 1956 les ressources d’origine métropolitaine affectées au financement du 2° plan d’équipement passèrent de 50% à plus de 90%. Le pic de l’aberration fut même atteint avec le « Plan de Constantine » annoncé par le général De Gaulle le 3 octobre 1958 et qui, lui aussi, prétendait apporter une réponse économique à des problèmes sociaux, démographiques, culturels et politiques.
  
L’addition des sommes versées par l’Etat français,  donc par nos parents ou nos grands-parents, donne le vertige :
- Durant les seuls 9 premiers mois de 1959 les crédits d’investissement en Algérie  atteignirent 103,7 milliards dont 71,5 milliards directement financés par le Trésor français.
-De 1950 à 1956, la seule industrie algérienne reçut, hors secteur minier, en moyenne 2 395 millions d’anciens francs annuellement.
- En 1959 et en 1960 cette somme  atteignit en moyenne 5 390 millions.
Entre 1959 et 1961, pour le seul « plan de Constantine », les industries métropolitaines investirent 27,40 milliards d’anciens francs hors secteur des hydrocarbures. Les industriels français étaient-ils soudainement devenus philanthropes, eux qui s’étaient jusque là prudemment tenus à l’écart de la « chère Algérie » ? Daniel Lefeuvre donne l’explication cette soudaine « générosité » : « le prix des créations d’usines en Algérie  (a) été payé par les contribuables métropolitains grâce à un cadeau de 90 millions d’anciens francs fait par l’Etat à chaque industriel » !
Quels intérêts la France avait-elle donc à défendre en Algérie pour s’y ruiner  avec une telle obstination, avec un tel aveuglement ? La réponse est claire : économiquement aucun ! Et pourtant : « Que d’articles, de déclarations, de discours pour rappeler que l’Algérie est le premier client de la France ! Que de sottises ainsi proférées sur le nombre d’ouvriers français qui travaillaient grâce aux commandes passées par l’Empire ! » écrit Daniel Lefeuvre.
Qu’il s’agisse des minerais, du liège, de l’alpha, des vins, des agrumes etc., toutes les productions  algériennes avaient en effet des coûts supérieurs à ceux du marché. En 1930 le prix du quintal de blé était de 93 francs en métropole alors que celui proposé par l’Algérie  variait entre 120 et 140 f, soit 30 à 50% de plus.
   
C’est parce que la France payait sans discuter que l’Algérie pouvait pratiquer ces prix sans rapport avec les cours mondiaux ce qui, en 1934, fit tout de même dire au rapporteur général de la Commission des finances des Assemblées financières algériennes : « Il n’y a pas d’exemple assurément que par sa législation protectrice, par son économie dirigée, l’Etat ait fait subir à la loi naturelle de l’offre et de la demande une aussi profonde mutilation ».
Résultat d’une telle politique, l’Algérie qui avait vu se fermer tous ses débouchés internationaux en raison de ses prix n’eut bientôt plus qu’un seul client et un seul fournisseur, la France, qui continuait d’acheter à des cours largement supérieurs au marché des productions qu’elle avait déjà largement payées puisqu’elle n’avait cessé de les subventionner !
Le plus insolite est que l’Algérie ne fit aucun effort tarifaire dans sa direction, dévorant sans gène une rente de situation assurée par les impôts des Français. Ainsi, entre 1930 et 1933, alors que le vin comptait pour près de 54% de toutes ses exportations agricoles, le prix de l’hectolitre qu’elle vendait à la France était supérieur de 58% à celui produit en Espagne, ce qui n’empêchait pas la  métropole de se fermer au vin espagnol pour s’ouvrir encore davantage au sien…
Daniel Lefeuvre a également démontré que, contrairement aux idées reçues,  la main d’œuvre industrielle en Algérie était  plus chère que celle de la métropole. Un  rapport de Saint-Gobain daté de 1949 en évalue même le surcoût : « pour le personnel au mois, la moyenne des (rémunérations versées) ressort à 27000 f pour la métropole contre 36000 f en Algérie (…) Par comparaison avec une usine métropolitaine située en province, l’ensemble des dépenses, salaires et accessoires est de 37% plus élevée ».
L’industrialisation de l’Algérie était donc impossible, sauf à rembourser ce surcoût aux industriels. C’est d’ailleurs ce que fit la France comme le montre l’exemple de la verrerie particulièrement bien étudié par Lefeuvre. En 1945 une bouteille fabriquée en Algérie coûtant 78% de plus que la même bouteille produite en métropole, il valait mieux importer que de fabriquer sur place. Un accord fut alors conclu entre les Verreries d’Afrique du Nord (VAN), la Caisse des marchés de l’Etat et le Crédit national : les VAN s’engageaient  à produire en Algérie même des bouteilles et des dérivés puis à les mettre sur le marché à un prix agréé par le Gouvernement général de l’Algérie ; en contrepartie l’Etat prenait à son compte les pertes. Quant aux investissements nécessaires à la relance de la fabrication et qui étaient  de 150 millions de f de 1946 ils étaient assurés pour 50 millions par l’Etat et les 100 millions restants par emprunt du Crédit national avec garantie étatique. De plus, pour faire face aux dépenses de fabrication, les VAN disposeraient de crédits d’aval de 70 millions consentis par la Caisse des marchés.  
Pour survivre, l’industrie algérienne devait non seulement disposer d’un marché local protégé mais encore être subventionnée par l’Etat français…
La découverte des hydrocarbures en 1956 ne changea pas la donne et l’Etat français fut contraint d’imposer quasiment à des compagnies réticentes une mise en production qui débuta timidement entre 1957 et 1959 pour démarrer véritablement en 1961. Ce pétrole  était en effet trop léger pour la transformation en fuel dont avait alors besoin l’industrie française. De plus, à cette époque, le marché mondial était saturé et le pétrole algérien entrait directement en concurrence avec le pétrole libyen plus facile à exploiter et à écouler. Enfin, le brut algérien était cher : 2,08 $ le baril contre 1,80 $ au cours mondial. Une fois encore la France vola donc au secours de l’Algérie en surpayant un pétrole dont elle avait pourtant financé les recherches et la mise en exploitation !
Concernant l’immigration algérienne en France, et contrairement à tous les poncifs, Daniel Lefeuvre  a  définitivement démontré qu’avec le statut du 20 septembre 1947 conférant la citoyenneté française aux musulmans d’Algérie, ce fut la préférence nationale, en l’occurrence la préférence algérienne, que choisirent les gouvernements de la IV° République. Contrairement à une autre idée-recue, les choix des patrons métropolitains étaient au contraire à la main d’oeuvre italienne, espagnole et portugaise mieux formée donc moins chère et facilement assimilable. Comme l’écrit encore Daniel Lefeuvre, « contrairement à une légende tenace, l’afflux d’Algériens en métropole, dans les années 1950, ne répond pas aux besoins en main d’œuvre de l’économie française au cours des années de reconstruction ou des Trente Glorieuses » ce qui détruit « l’imagerie de rabatteurs, parcourant le bled, pour fournir à un patronat avide, la main d’œuvre abondante et bon marché dont il serait friand ».
A lire ces lignes, on comprend que les Coquery-Vidrovitch, les Liauzu et les Stora aient eu des brûlures d’estomac…
Bernard Lugan
 08/11/2013


 [1] Marseille, J., Empire colonial et capitalisme français. Histoire d’un divorce. Réédition en 2005.
 [2] Daniel Lefeuvre   Chère Algérie. La France et sa colonie (1930-1962). 512 pages, 2005. Il s’agit de sa thèse remaniée pour le grand public.
 [3] Avec Daniel Lefeuvre, il nous arrivait d’évoquer nos « campagnes » du quartier latin, lui, comme militant des jeunesses communistes, moi à la tête du service d’ordre de l’Action Française. Il aimait raconter qu’il avait été particulièrement impressionné un jour où, alors que se tenait un grand meeting « antifasciste » à la Sorbonne, quelques audacieux (nous étions douze) n’avaient pas craint de l’attaquer au cri de « communistes hors des facs » et « vive le roi », avant de disperser les assistants à coups de manches de pioche…Ce fut à ce moment là disait-il en souriant que j’ai compris pourquoi les masses spartakistes avaient perdu devant les corps francs… 

 

Source: http://www.bernardlugan.blogspot.fr/

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 11:01

 

Cette soirée du 30 octobre fut mémorable à plusieurs titres. L'Institut Duc d'Anjou, le Centre d’Etudes Historiques et Vexilla Galliae ont invité le Père Augustin Pic, dominicain, à présenter la vie de l'abbé Edgeworth de Firmont, auquel il a consacré un brillant ouvrage.

Description de l'image Abbé Edgeworth.jpg.Cette sainte figure de prêtre est connue pour avoir été le dernier confesseur du Roi martyr Louis XVI. Le révérend Père nous a fait profiter des fruits de ses recherches, publiant des documents encore inconnus de la vie d'Edgeworth, avant et après le fameux "Fils de Saint Louis, montez au Ciel", prononcé au pied de l'échafaud.

Mais comment évoquer cette soirée sans souligner la présence du Prince Louis de Bourbon ? Le Duc d'Anjou, passionné par la conférence du Père (qui ne cache pas ses affinités pour la monarchie française) a ensuite partagé quelques instants avec les personnes présentes, dans une salle comble. Chacun a pu échanger quelques mots avec Monseigneur, qui n'a pas manqué de se prêter au jeu des nombreux photographes.

Cette soirée fut une réussite sur tous les plans. Le public était au rendez-vous, la salle pleine à craquer, la conférence passionnante et le Prince entouré de celles et ceux qui lui souhaitent d'accomplir la succession de son aïeul martyr accompagné jusqu'au pas du Ciel par l'abbé Henry Essex Edgeworth de Firmont.

 

 

Le révérend-père Augustin Pic et Jean-Christian Pinot


Avec Monseigneur

Vexilla Galliae, toujours présent

Une vue de la salle 

A la droite de Monseigneur, Hervé Pinoteau, Isabelle Hue et Franck Hériot 

Chapour Sadler, ancien ministre du Shah d'Iran et son fils


Source: http://www.vexilla-galliae.fr/royaute/vie-des-royalistes/529-une-soiree-royale

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 22:55

C'était aujourd'hui le 220ème anniversaire de la mort de Marie-Antoinette, Reine de France et de Navarre, guillotinée par les barbares le 16 octobre 1793. Le meurtre d'une femme ou quand la république assassine une mère...

 

« Pire que le régicide », jugea Napoléon !



À plus de deux siècles de distance, le procès des 14, 15 et 16 octobre 1793, condamnant Marie-Antoinette à la peine de mort, n'est pas clos. On attend toujours le verdict de la justice et de l'équité.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/3b/Marie_Antoinette_Adult4.jpg/426px-Marie_Antoinette_Adult4.jpg

Marie-Antoinette en 1783, par Élisabeth Vigée-Le Brun

 

 

 

  •  

Dernière lettre de Sa Majesté la Reine Marie-Antoinette.

 

écrite à l’intention de sa belle-soeur, Madame Elisabeth, et souvent appelée « Testament de la Reine ».

 

2012-64. Dernière lettre de Sa Majesté la Reine Marie-Antoinette. dans Lectures & relectures s.m.la-reine-chapelle-expiatoire-paris-e1350279990666

 

Groupe sculpté représentant

S.M. la Reine Marie-Antoinette soutenue par la Religion

Paris – Chapelle Expiatoire

Sur le socle est gravé le texte de cette dernière lettre, dite « testament de la Reine »

 

lys-2 16 octobre dans Vexilla Regis

 

J’avais déjà publié la photographie des dernières lignes écrites par Sa Majesté la Reine, sur la page de garde de son livre d’heures (> www), et j’avais alors rappelé de quelle manière cette infortunée Souveraine avait été assistée dans sa prison par la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich.

Voici aujourd’hui le texte complet de ce que l’on appelle improprement le « testament de la Reine », puisqu’il s’agit en réalité de sa dernière lettre, adressée à sa belle-soeur, Madame Elisabeth de France (soeur de Louis XVI, elle aussi condamnée à mort et guillotinée le 10 mai 1794. NdCR.); lettre qui ne sera bien évidemment jamais remise à sa destinataire.

 

lys-2 assassinat de la Reine

 

le 16 Octobre 1793. 4h30 du matin.

 

« C’est à vous, ma soeur, que j’écris pour la dernière fois : je viens d’être condamnée non pas à une mort honteuse, elle ne l’est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère, comme lui, innocente, j’espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers moments.

 

Je suis calme comme on l’est quand la conscience ne reproche rien ; j’ai un profond regret d’abandonner mes pauvres enfants ; vous savez que je n’existais que pour eux et vous, ma bonne et tendre sœur. Vous qui avez, par votre amitié, tout sacrifié pour être avec nous, dans quelle position je vous laisse! J’ai appris, par le plaidoyer même du procès, que ma fille était séparée de vous. Hélas! la pauvre enfant, je n’ose pas lui écrire, elle ne recevrait pas ma lettre ; je ne sais même pas si celle-ci vous parviendra : recevez pour eux deux ici ma bénédiction. J’espère qu’un jour, lorsqu’ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous, et jouir en entier de vos tendres soins.

 

Qu’ils pensent tous deux à ce que je n’ai cessé de leur inspirer : que les principes et l’exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie ; que leur amitié et leur confiance mutuelle en feront le bonheur. Que ma fille sente qu’à l’âge qu’elle a elle doit toujours aider son frère par des conseils que l’expérience qu’elle aura de plus que lui et son amitié pourront lui inspirer ; que mon fils, à son tour, rende à sa sœur tous les soins, les services que l’amitié peut inspirer ; qu’ils sentent enfin tous deux que, dans quelque position où ils pourront se trouver, ils ne seront vraiment heureux que par leur union. Qu’ils prennent exemple de nous : combien, dans nos malheurs notre amitié nous a donné de consolation ; et dans le bonheur on jouit doublement, quand on peut le partager avec un ami ; et où en trouver de plus tendre, de plus cher que dans sa propre famille? Que mon fils n’oublie jamais, les derniers mots de son père, que je lui répète expressément : « qu’il ne cherche jamais à venger notre mort ».

 

J’ai à vous parler d’une chose bien pénible à mon cœur. Je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine ; pardonnez-lui, ma chère sœur ; pensez à l’âge qu’il a, et combien il est facile de faire dire à un enfant ce qu’on veut, et même ce qu’il ne comprend pas : un jour viendra, j’espère, où il ne sentira que mieux tout le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux. Il me reste à vous confier encore, mes dernières pensées ; J’aurais voulu les écrire dès le commencement du procès ; mais outre qu’on ne me laissait pas écrire, la marche en a été si rapide que je n’en aurais réellement pas eu le temps.

 

Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j’ai été élevée, et que j’ai toujours professée ; n’ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas s’il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop, s’ils y entraient une fois, je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j’ai pu commettre depuis que j’existe. J’espère que, dans sa bonté, Il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu’Il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais, et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j’aurais pu vous causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J’avais des amis ; l’idée d’en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j’emporte en mourant ; qu’ils sachent, du moins, que, jusqu’à mon dernier moment, j’ai pensé à eux. Adieu, ma bonne et tendre sœur ; puisse cette lettre vous arriver! Pensez toujours à moi ; je vous embrasse de tout mon cœur, ainsi que ces pauvres et chers enfants : mon Dieu! qu’il est déchirant de les quitter pour toujours. Adieu, adieu, je ne vais plus m’occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m’amènera peut-être un prêtre ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot, et que je le traiterai comme un être absolument étranger. »

 


armes-marie-antoinette_of_austria dernière lettre

 

Source: http://leblogdumesnil.unblog.fr/2012/10/15/2012-64-derniere-lettre-de-sa-majeste-la-reine-marie-antoinette/

via https://fr-fr.facebook.com/MessesALaMemoireDeSmLaReineMarieAntoinette/posts/566737276712645

 

 


On recourut aux chefs d'inculpation politiques suivants, relevant littéralement de l'inversion accusatoire :



- Organisatrice de "l'orgie" du 1er octobre 1789,
- Responsable du massacre de juillet 1791,
- Responsable de l'horrible conspiration du 10 août, (alors qu'on était là au coeur du complot maçonnique, NdCR.)
- Dilapidation du trésor national,
- Intelligence avec les ennemis de la République,
- Atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de la France, (alors que c'est la Convention qui a déclaré la guerre à l'Europe... le 20 avril 1792, une guerre qui durera jusq'en 1815. NdCR.)
- Responsable de la guerre civile (alors que là aussi c'est la secte oligarchique qui arma et paya les émeutiers de 1789 !).

 


Quelle liste impressionnante pour une seule personne, fût-elle Reine de France!
Mais cette liste aussi impressionnante soit-elle ne suffit pas aux assassins. C'est pouquoi on vit défiler à la barre toute une kyrielle de témoins à charge dont les dépositions sont à la hauteur du procès lui-même tant le ridicule le dispute au grotesque et au sordide: bouteilles de vin trouvées sous le lit de la Reine destinées à saouler les gardes suisses, comportement incestueux de la Reine vis-à-vis du "jeune Capet" (le Dauphin devenu, à la mort de son père, Louis XVII). La république se vautre dans la fange et les caniveaux pour perdre Marie-Antoinette, mais cette charge proférée par Jacques-René Hébert se retourna contre les révolutionnaires. Lorsque le président du tribunal questionna la Reine sur les motifs de son silence par rapport à cette terrible accusation, Marie-Antoinette eut cette réplique :

"Si je n'a pas répondu, c'est que la nature se refuse à répondre à une pareille inculpation faite à une mère. J'en appelle à toutes celles qui peuvent se trouver ici."

Marie-Antoinette, note le greffier, est vivement émue et cette émotion passe soudain dans le public pourtant peu disposé, c'est le moins que l'on puisse dire, à la compassion à l'égard de la Reine. Le tribunal n'insistera pas sur cette accusation mensongère. Quand Robespierre apprendra les faits et l'accusation stupide, il qualifiera Hébert d'imbécile. Pour un peu Marie-Antoinette aurait retourné le public en sa faveur!

 

Marie-Antoinette en femme très pragmatique devait savoir que son sort était scellé d'avance et qu'elle ne devait attendre, dans cette tourmente haineuse qui s'était emparée du pays, aucune clémence de la part du tribunal révolutionnaire.

La presse de l'époque s'accorde à dire que la Reine ne manifesta aucune émotion visible à la lecture de l'acte de condamnation. Ce fait est confirmé par Chauveau-Lagarde, un de ses avocats:

"Elle ne donna pas le moindre signe de crainte, ni d'indignation, ni de faiblesse [...] Elle descendit les gradins sans proférer une parole, ni faire aucun geste, traversa la salle comme sans rien voir ni rien entendre; et lorsqu'elle fut arrivée devant la barrière où était le peuple, elle releva la tête avec majesté."

Dès lors il ne lui reste que quelques heures à vivre.

 

Marie-Antoinette dans la charrette qui la conduit vers le supplice


Indifférente aux moqueries, aux insultes, aux propos grossiers qui, n'en doutons point, fusèrent sur le parcours elle se dirige les yeux mi-clos vers son supplice. Elle n'est déjà plus sur terre. La place de la révolution est noire de monde ce jour-là. Nul doute que la propagande révolutionnaire a fait son œuvre pour ameuter la populace qui se repaît de ces orgies sanglantes. Celle-ci, qui plus est, est particulièrement gratinée! Pensez donc! Ce n'est pas tous les jours que l'on coupe la tête d'une reine de France. C'est même une grande première dans le royaume des lys. A ne manquer sous aucun prétexte! Y eut-il dans cette foule quelques anonymes venus soutenir discrètement par la prière la condamnée afin qu'elle ne défaillît point à l'ultime instant? Peut-être, nous ne le saurons jamais! Mais une chose est certaine c'est que les spectateurs n'auront pas eu le plaisir sadique de voir la Reine de France prise de peur à la vue de l'échafaud. A la surprise générale, elle descend seule, sans soutien, de la charrette avec "promptitude et légèreté", dit Rouy dans la relation qu'il fit de la scène, bien que ses bras soient liés; Il ajoute plus loin: "Elle est même montée à la bravade, avec un air plus calme et plus tranquille qu'en sortant de prison." "Audacieuse et insolente jusqu'au bout", écrira le Père Duchesne, le journal révolutionnaire d'Hébert, cité comme témoin dans le procès de Marie-Antoinette, comme nous l'avons vu plus haut.

Dans son empressement, la Reine marche involontairement sur le pied du bourreau. "Monsieur, je vous en demande pardon." Pardon, ce sera le dernier mot prononcé sur terre par la Reine. Désormais tout ce qui suit est entre les mains de Dieu.

Exécution de Marie-Antoinette, place de la révolution

 

Source: http://gestadeiperfrancos.blogspot.fr/2007/10/memento-domine.html 

 

. Marie-Antoinette: quelques vérités historiques

. 16 octobre 1793 Exécution de Marie-Antoinette

. Propagande : "S'ils ne mangent pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !"

. 14 juillet 1789 : La Révolution dite "française"

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 10:10

Le 6 octobre 2013 a eu lieu une commémoration oecuménique catholique-orthodoxe pour la célébration du 1700e anniversaire de l'édit de Milan, ou 17e centenaire, à Niš en Serbie, ville de naissance de l'empereur Constantin.   La délégation de l’église catholique romaine était conduite par le Cardinal Jozef Tomko, elle était accompagnée des représentants de l’église d’Arménie. Cet édit de 313 ap. J.-C., édit de tolérance, met fin à la persécution des chrétiens dans l'empire romain et stipule que dorénavant chacun peut « adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel » ; il accorde la liberté de culte à toutes les religions et permet aux chrétiens de ne plus devoir vénérer l’empereur comme un dieu (ce qui fut auparavant le prétexte aux persécutions).

 

 

LES COMMÉMORATIONS DE L'ÉDIT DE CONSTANTIN, 6 octobre à Nis

 

Image illustrative de l'article Constantin Ier (empereur romain)Invité par le patriarche Irénée de Serbie, les primats des Églises orthodoxes, dont le patriarche oecuménique Bartholomée, et le patriarche Kirill de Moscou se sont réunis le 6 octobre à Niš, ville d'origine du saint empereur Constantin, pour célébrer le 1700ème anniversaire de l'édit de Milan, qui avait mis fin à la persécution des chrétiens dans l'empire romain.

 

La liturgie était coprésidée par le patriarche Barthélemy de Constantinople, Théophile de Jérusalem, Kirill de Moscou, Irénée de Serbie, Chrysostome II de Chypre, Jérôme II d'Athènes, Anastase d'Albanie, Sabba de Pologne, de nombreux évêques.

 

La délégation de l’Église catholique romaine était conduite par le Cardinal Jozef Tomko. Des représentants de l'Église apostolique arménienne étaient également présents.

 


Le Président Tomislav Nikolić, le Premier ministre Ivica Dacić ainsi que de nombreux membres du gouvernement, le Président de la Republika Srpska de Bosnie-Herzégovine (RS) Milorad Dodik et le Président du Monténégro Filip Vujanović assistèrent à la cérémonie.

 

Cependant, l’Eglise catholique avait déjà célébré cet anniversaire il y a deux semaines. Le cardinal-archevêque de Milan, Mgr Angelo Scola, et l’archevêque de Belgrade, Mgr Stanislav Ho?evar avaient présidé une messe à Niš.

 

[...] L’édit de Milan ou édit de Constantin, promulgué par les empereurs Constantin Ier et Licinius en avril 313, est un édit de tolérance par lequel chacun pouvait « adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel » ; il accordait la liberté de culte à toutes les religions et permettait aux chrétiens de ne plus devoir vénérer l’empereur comme un dieu. (source : Orthodoxie)

 

via http://infocatho.cef.fr/fichiers_html/archives/deuxmil13sem/semaine40/213nx402eglisek.html

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e3/Dream_of_Constantine_Milvius_BnF_MS_Gr510_fol440.jpg

Songe de Constantin et bataille du pont Milvius, illustration des Homélies de Grégoire de Nazianze, 879-882, Bibliothèque nationale de France (Ms grec 510)

 

Autre exemple de chrisme, avec les lettres « alpha » et « omega »

Lors de bataille du Pont Milvius en 312, à quelques kilomètres au nord-est de Rome, deux empires, deux mondes se sont affrontés devant les siècles : l'empire païen des Césars et la monarchie chrétienne, le monde païen et le monde chrétien.

 

Combattant sous le drapeau marqué de la croix, l'armée de Constantin , estimée à 50.000, composée de Gaulois et de chrétiens, vainquit sous les murs de Rome, l'armée païenne composée de Francs et de Goths, estimée à 100.000, commandée par l'empereur usurpateur Maxence (306-312). Les pertes sont inconnues. Constantin se fit chrétien et conclua ainsi la paix avec l'Église. Il édifia à Rome une basilique sur le tombeau de saint Pierre, premier pape.

 


C'est peu avant le début de la bataille que Constantin déclara avoir eu une vision, qui lui apparut sous la forme d'un chrisme (exemple ci-contre) symbole formé de la conjonction des lettres grecques X Chi et P Rho (XP), soit les deux premières lettres du mot Christ; Constantin vit ou entendit également Εν Τουτω Νικα, traduit en latin par In hoc signo vinces — Tu vaincras par ce signe (Lactance, De la mort des persécuteurs, 44, 8.) Bien que païen, Constantin décida de faire apposer ce symbole sur le bouclier de ses soldats comme étendard (labarum). Il servit d'emblème aux empereurs chrétiens qui succédèrent à Constantin. La vision de Constantin est rapportée par l'historien chrétien Eusèbe de Césarée, qui prétend l'avoir apprise de la bouche même de Constantin (Vie de Constantin, 29.)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e4/Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg/800px-Chrisme_PARIS_Saint_Fran%C3%A7ois-Xavier.jpg
Chrisme surplombant une chapelle de l'Eglise Saint-François-Xavier, Paris

 

  • http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/33/M%C3%A9daille_Metz_1913.jpg/530px-M%C3%A9daille_Metz_1913.jpg

Médaille allemande frappée pour un pèlerinage à Metz en 1913, rappelant le 16ème centenaire de l'édit de Milan

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/ef/M%C3%A9daille_Metz_1913_revers.jpg/513px-M%C3%A9daille_Metz_1913_revers.jpg

revers de cette médaille portant le chrisme

Source: http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89dit_de_Milan

 

 

L'église catholique a souligné ce moment historique du 17e centenaire de l'édit de Milan par plusieurs messes dans la ville de Milan. L'église orthodoxe a elle fait une grande fête populaire dans la ville de  Niš. Pour cet événement l'église orthodoxe serbe a fait bâtir une cathédrale, la cathédrale de Constantin et Helena dans la ville de Niš.

Le patriarche serbe Irinej a appelé tous les croyants et les gens de bonne volonté à se joindre à la cérémonie finale pour marquer ce grand événement historique.

 

La célébration a eu lieu devant la nouvelle église des saints empereurs Constantin et Hélène à Niš. La liturgie a été présidée par le patriarche œcuménique Bartholomée, assisté des patriarches Théophile de Jérusalem, Cyrille de Moscou, Irénée de Serbie, des archevêques Jérôme d’Athènes, Chrysostome de Chypre, Anastase d’Albanie et Sava de Pologne. Des représentants des communautés musulmanes ont assisté à la cérémonie. Parmi les officiels se trouvaient notamment le président serbe Tomislav Nikolić, le Premier ministre Ivica Dacić et le prince héritier Alexandre Karadjorjević. Selon les estimations de la police, 15.000 personnes assistaient aux festivités.

 

 

http://www.blic.rs/data/images/2013-10-05/386079_nis-krst-foto--k-kamenov-3_f.jpg?ver=1381005818

 

Le soir venu, 5.000 fidèles amassés, ont fait une croix vivante au flambeau.

 

 

Devant la nouvelle église des saints empereurs Constantin et Hélène à Niš a eu lieu la principale célébration du 1700ème anniversaire de l’édit de Milan. La liturgie a été présidée par le patriarche œcuménique Bartholomée, assisté des patriarches Théophile de Jérusalem, Cyrille de Moscou, Irénée de Serbie, des archevêques Jérôme d’Athènes, Chrysostome de Chypre, Anastase d’Albanie et Sava de Pologne. Des représentants des autres religions chrétiennes et également des communautés musulmanes assistaient à la cérémonie. Parmi les officiels se trouvaient notamment le président serbe Tomislav Nikolić, le Premier ministre Ivica Dacić et le prince héritier Alexandre Karadjorjević. Selon les estimations de la police, 15.000 personnes assistaient aux festivités. - See more at: http://www.orthodoxie.com/actualites/celebration-panorthodoxe-a-nis-pour-le-1700e-anniversaire-de-ledit-de-milan/#sthash.M76qcCJi.dpu

. Identité nationale : Pont Milvius (312) et Tolbiac (496) : berceaux de la civilisation chrétienne et française

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 15:27

 

Image illustrative de l'article Pie XIILes couvents de Rome, refuges des juifs sous l'Occupation

 

Un texte inédit de Saul Israel publié par L'Osservatore Romano (Zenit.org)

 

Pour le professeur Giorgio Israel, mathématicien italien, « l’ouverture [aux juifs] des portes de couvents et de maisons religieuses » sur ordre de Pie XII est « une évidence ».

 

Son père, Saul Israel, médecin et écrivain juif de Salonique (1897-1981), citoyen italien, a subi la persécution nazi-fasciste et a trouvé refuge au couvent de Saint-François, rue Merulana, à Rome (cf. Ci-joint, le document inédit, Zenit du 8 octobre 2013, dans notre traduction intégrale de l'italien).

 

Le témoignage complet de Paul Israel a été publié il y a quatre ans, dans « Pour la défense de Pie XII. Les raisons de l’histoire » (« In difesa di Pio XII, Le ragioni della storia », Venise, Marsilio, 2009).

 

Or, un texte inédit vient d'être retrouvé par son fils Giorgio: « En mettant de l’ordre dans les papiers de mon père je suis tombé sur un autre document dont j’ignorais l’existence, qui constitue un témoignage encore plus direct et tissé d’éléments factuels », explique Giorgio Israel dans L'Osservatore Romano.

 

Il s'agit d'un brouillon d’une « déclaration envoyée à l’Association Guglielmo Pallavicini à l’occasion de la cérémonie commémorative en l’honneur de Pie XII qui a eu lieu à Zagarolo le 29 juin 1965 ».

 

« Lire (ou relire) ce document n’est pas inutile aujourd’hui, étant donné que ce qui passait alors pour une évidence — « l’ouverture [aux juifs] des portes de couvents et de maisons religieuses » sur ordre de Pie XII, comme chacun savait » — ne semble plus l’être », fait-il observer.

 

Giorgio Israel rend également hommage aux « prêtres cités pour leur engagement généreux ».

 

 

Sources: http://www.zenit.org/fr/articles/les-couvents-de-rome-refuges-des-juifs-sous-l-occupation

via http://belgicatho.hautetfort.com/archive/2013/10/09/temp-910eabc2ff449a3890492dad20336412-5192010.html

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:46

Après les crimes d'Etat, les mensonges d'Etat !

 

Un article trouvé sur Herodote.net qui dénonce les "mensonges d'Etat" de la diplomatie américaine, sans y inclure néanmoins le 11 septembre 2001 ou Pearl Harbor.

 

 

Colin Powell devant le Conseil de sécurité de l'ONU le 5 février 2003 (DR)Les mensonges d'Etat

 

Le mensonge d'État est une spécialité dont la diplomatie américaine cultive le secret depuis plus d'un siècle (Ignacio Ramonet, rédacteur en chef du Monde diplomatique, a brillamment répertorié les mensonges que l'on peut attribuer à la diplomatie de Washington dans son éditorial de juillet 2003 en citant Herodote.net parmi ses sources d'information privilégiées.)

 

Les États-Unis ont fait du mensonge une arme de guerre depuis qu'ils sont entrés sur la scène internationale, à l'orée du XXe siècle. Au nom de l'adage qui veut que la fin justifie les moyens (adage illuministe maçonnique de la fin du XVIIIe siècle, NdCR.) ils sapent ainsi les principes moraux sur lesquels reposent la Constitution américaine et la démocratie occidentale.

 

Leur parole s'en trouve décrédibilisée, y compris lorsqu'ils dénoncent des faits comme l'emploi d'armes chimiques par le gouvernement syrien en août 2013.

 

Notons que les États démocratiques européens n'ont quant à eux jamais pratiqué le mensonge pour motifs géostratégiques (pas tout à fait exact puisque en 1792 c'est la France jacobine révolutionnaire qui a déclaré la guerre à l'Europe pour sauver "la Révolution" et étendre ses principes à l'univers... ou encore la France colonialiste de la IIIe république pour "civiliser les races inférieures", dixit le franc-maçon fanatique, dogmatique et sectaire Jules Ferry... NdCR.), peut-être par attachement à un vieux code de l'honneur.

 

Joseph Savès

 

 

Une tradition centenaire

 

Washington inaugure le mensonge d'État en 1848, avec un banal incident frontalier qui permet au président James Polk d'agresser le Mexique et de s'emparer d'immenses territoires qui constituent aujourd'hui la Californie, l'Utah, le Nouveau-Mexique et l'Arizona. Rien que ça ! Le député Abraham Lincoln a été l'une des rares personnalités à s'élever contre cette scandaleuse agression caractérisée. Cela lui a coûté son siège à l'élection suivante.

Plus tard, l'explosion en 1898 du croiseur Maine et le torpillage en 1915 du paquebot britannique Lusitania ont permis de mobiliser l'opinion américaine en faveur de l'entrée des États-Unis en guerre contre l'Espagne puis contre l'Allemagne.

L'explosion du Maine en rade de la Havane a été immédiatement attribuée par la presse américaine à l'Espagne, qui colonisait alors Cuba... C'est seulement en 1911 qu'une commission d'enquête a admis l'origine accidentelle de l'explosion, bien après que l'armée américaine a écrasé l'armée espagnole et s'est emparé des oripeaux de l'empire colonial espagnol.

La presse américaine a aussi dénoncé le torpillage du Lusitania par un sous-marin allemand, qui a entraîné la mort de plusieurs citoyens américains. Les Allemands se sont justifiés en affirmant que le paquebot transportait des armes en cachette. Les Anglo-Saxons l'ont farouchement nié et pendant près de deux ans, jusqu'en avril 1917, se sont servis de ce drame pour monter l'opinion contre l'Allemagne.

En 1972 enfin, l'ouverture des archives a confirmé les dires allemands. Autrement dit, les Anglo-Saxons ont utilisé les passagers du Lusitania comme des boucliers humains pour passer des armes en fraude.


Mensonges contre-productifs

 

Plus près de nous, la prétendue attaque de deux destroyers dans le golfe du Tonkin en août 1964 a fourni au président Lyndon Johnson le prétexte à des raids aériens sur le Nord-Vietnam. Avec au final, une décennie plus tard, une humiliation dont le pays aura le plus grand mal à se remettre.

Enfin, chacun garde en mémoire les mensonges qui ont accompagné la guerre du Golfe en 1991, avec le récit par une infirmière koweitienne, devant le Congrès américain, des sévices des troupes irakiennes et notamment du meurtre de nourrissons dans les maternités.

Retransmis sur toutes les chaînes de télévision, ce «témoignage» a permis de mobiliser l'opinon internationale contre Saddam Hussein, lequel était encore quelques mois plus tôt un allié de l'Occident contre l'Iran. 

Il s'est avéré plus tard que cette «infirmière» n'était autre que la fille de l'ambassadeur koweïtien à Washington.

Last but nos least, en avril 2003, Washington et Londres sont entrés en guerre contre l'Irak au motif que le régime de Saddam Hussein aurait détenu des «armes de destruction massive» dangereuses pour la paix du monde.

Le Secrétaire d'État Colin Powell s'est prêté au jeu en montrant au Conseil de Sécurité de l'ONU, le 5 février 2003, une ampoule de poudre blanche supposée être de l'anthrax (dangereux poison) comme preuve de l'existence de ces armes. 

La suite a prouvé de façon certaine que ces armes n'existaient pas ou avaient été détruites depuis belle lurette.

De ce mensonge d'État destiné à venger les 3.000 victimes de la tragédie du World Trade Center va résulter  la ruine de tout le Moyen-Orient, du Pakistan à l'Égypte, et le réveil de la guerre séculaire entre chiites et sunnites.

Cependant, les mensonges certifiés de Washington ne justifient pas les allégations de quelques farfelus à propos du 11 septembre 2001 ou sur la connaissance qu'aurait eue le président Roosevelt de l'attaque japonaise sur Pearl Harbor.

Souhaitons que les dirigeants américains comprennent un jour le caractère contre-productif du mensonge. Toutefois, leurs réactions disproportionnées aux révélations de Wikileaks, en 2010-2012, sur les exactions commises en Irak n'augurent rien de bon.


 

Source: http://www.herodote.net/Mensonges_d_etat-article-25.php

 

 

Alerte aux livres d'histoire mensongers !

Les crimes d'état du mondialisme (p. Ploncard d'assac)

Les crimes d'état du mondialisme (P. Ploncard d'Assac)

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