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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 11:11

Zenit

 

 

Les fac-similés des parchemins du procès

 

 

ROME, Jeudi 25 octobre 2007 (ZENIT.org) – Le procès des Templiers : l'édition des parchemins publiés sous forme de fac-similés a été présentée jeudi au Vatican, dans l’ancienne Salle du synode. Elle lave les Templiers de toute accusation d’hérésie.

Le Vatican publie ainsi les fac-similés des parchemins du procès des Templiers qui s’est déroulé sous le pontificat de Clément V, au XIVème siècle, désormais à l’abri des détériorations dues aux agents biologiques.

Il s’agit du troisième volume de la série des « Exemplaire précieux » « Exemplaria Praetiosa » des Archives Secrètes du Vatican.

Le fac-similé des pièces du procès (1308-1311) conservées au Vatican, réalisé en collaboration avec les éditions « Scrinium », est accompagné de l'édition critique de ces textes largement inédits.

L'édition est limitée à 799 exemplaires et réservé aux bibliothèques et collectionneurs.

Le motif principal de l’édition consiste à éclaircir les circonstances qui ont mené le pape Clément V à laver les Templiers du soupçon d’hérésie.

Le pape a suspendu l’Ordre des Templiers sans le dissoudre, et il réintégra ses hauts-dignitaires et tout l’Ordre dans la communion et les sacrements de l’Eglise.

On sait que le procès s’est déroulé dans un climat de tensions politiques entre le pape et le roi de France, Philippe le Bel. ... Pour s’emparer des biens des Templiers, le roi avait mis en œuvre une stratégie de discrédit qui aboutit à l’accusation d’hérésie. Recourant à la torture, le roi réussit à obtenir des confessions sur des rites initiatiques qui auraient été pratiqués dans l’Ordre.

Avec l’enquête de Poitiers, le pape condamna fermement toutes les pratiques et usages méprisables qui avaient pu être introduite dans l’ordre, mais il démonta les accusations des avocats du roi. Les Templiers furent absous.

 

© Innovative Media, Inc.

Résumé:
- Condamnation de l'Eglise pour "toutes les pratiques et usages méprisables qui avaient pu être introduite dans l’ordre".
- Mais récusation des accusations d'hérésie de l'
Ordre du Temple (article wikipédia).

 

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 12:30
Bafweb 

Charles Martel, maire du palais de 737 à 741 (pas de rois pendant cette période), et de facto souverain du royaume des Francs. Il est resté célèbre pour la bataille dite de Poitiers d’octobre 732 durant laquelle il dut affronter les armées musulmanes d’Abd el Rahman.
 
Depuis 711, les Berbères occupaient la péninsule ibérique, et continuaient à avancer vers le Nord. En 725, ils avaient déjà conquis le Languedoc, une partie de la Bourgogne actuelle et allaient entrer au cœur du territoire franc.
En 732, une importante offensive sarazzine eut lieu au travers de la frontière franque. Le duc d’Aquitaine demanda son aide à Charles. La bataille s’engagea le 25 octobre et fut marquée par la victoire des Francs.
Les troupes arabo-musulmanes prirent par la suite Avignon et Arles en 735 puis attaquèrent la Bourgogne. Charles Martel parvint à les refouler dans le sud de la vallée du Rhône en 736.
En 737, il remporta une importante victoire près de l’Étang de Bages contre les troupes arabo-musulmanes d’Omar ben Chaled. Cette victoire permit de stopper les incursions des musulmans au sud de la France et de réduire la présence musulmane à Narbonne et à certains forteresses en Provence. En 739, Charles s’allia aux Lombards pour reprendre la Provence. Décès de Charles le 22 octobre 741.
Les musulmans ne seront définitivement expulsés de France qu’en 973. ->

 

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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 14:06
LEON TROTSKY
b2ac7527315110cca7907ef71a9907b0.jpgIl n’y a guère qu’en France - faut-il s'en étonner? - que Trotsky continue encore à jouir d’un prestige et d’un notoriété intacts. Son fan club, qui s’est enrichi dans les années 60-70 de nombreux juifs et intellectuels, a même réussi le tour de force – avec l’aide complaisante des médias – à imposer une vision positive du personnage, occultant soigneusement quelques légères « ombres » de sa biographie. Celles-là même que nous allons relever, dans un souci d’exactitude.
Lev Davidovitch Bronstein naît en 1879 en Ukraine dans une famille de commerçants juifs. Il entre en révolution comme d’autres entrent dans les ordres, très tôt. Il participe à la révolution de 1905 et dès cette époque invente avec un coreligionnaire, Alexander Helphand, dit Parvus, le concept de « révolution permanente ».
Après bien des péripéties au cours desquelles il adopte son nom « de guerre », Trotsky, on le retrouve à New York en 1916, où il nouera de très fructueux contacts. Autre bacille de la peste, il rentre en Russie en 1917 et participe activement avec Lénine au coup de force des bolcheviques qui les portera au pouvoir.
Dès lors, il aura l’occasion de déployer tous ses talents en tant que commissaire de la guerre de 1918 à 1925, lui qui déclarait en décembre 1917 : « Dans moins d’un mois, la terreur va prendre des formes très violentes, à l’instar de ce qui s’est passé lors de la grande révolution française. Ce ne sera plus seulement la prison, mais la guillotine, cette remarquable invention de la grande révolution française, qui a pour avantage reconnu celui de raccourcir un homme d’une tête, qui sera prête pour nos ennemis ».
Il ne se vantait pas car les bolcheviques ne vont lésiner sur aucun moyen criminel pour faire triompher la société « plus juste et plus humaine » qu’ils envisageaient pour la planète entière. On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs, n’est-ce pas ? Comme le disait justement Trotsky, au temps de la terreur rouge dont il fut un acteur efficace :  « On peut et on doit faire comprendre qu’en temps de guerre civile nous exterminerons les gardes blancs afin qu’ils n’exterminent pas les travailleurs. Dès lors, notre but n’est pas de supprimer des vies humaines, mais bien de les préserver. (…) L’ennemi doit être mis dans l’impossibilité de nuire, ce qui, en temps de guerre, ne peut se traduire que par sa suppression ».
De proche en proche, et d’ennemis en contre-révolutionnaires, ce sont des pans entiers de la société qui vont y passer. Toujours pour la bonne cause, évidemment.
C’est dans ce louable but d’assainissement que Trotsky présidera, avec Lénine, à l’ouverture des camps de concentration, un peu partout dans le pays, dès août 1918. Tous les « éléments douteux » y seront internés à tour de bras, sans le moindre jugement, est-il besoin de le préciser.
Il créera l’Armée rouge, dont il sera le chef incontesté durant toutes ces années. Cet instrument essentiel de la dictature bolchevique fera régner la terreur, surtout parmi les masses paysannes qui seront matées par le « balai de fer » employé par Trotsky notamment pour le  nettoyage de l’Ukraine.
C’est lui également qui noiera la révolte de Cronstadt, en 1921, dans le sang. Les marins de cette base navale, autrefois qualifiés par le même personnage de «valeur et gloire de la Russie révolutionnaire » furent à l’origine d’une révolte de la population due à l’insupportable misère qui régnait. Tous demandaient que le carcan de fer qui enserrait le pays se desserre quelque peu. La seule réponse de Trotsky, et des bolcheviques, fut une répression sanglante qui fit des morts par milliers.
Voilà déjà quelques années – de 1918 à 1925 – bien employées. Celui qui avait écrit, en 1920, Terrorisme et communisme, s’opposera ensuite à Staline et sera exclu du parti en 1927, puis expulsé d’URSS en 1929. Commencera alors une longue errance qui s’achèvera en 1940, au Mexique, sous un coup de piolet administré  par un agent de Staline.
Et la légende dorée pourra commencer. (Le Blog d'Anne Kling) Merci à Anne Kling pour ces rappels.

*
IL Y A 90 ANS, ON PROMETTAIT (DEJA) DES LENDEMAINS RADIEUX … (1)
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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 15:21
d4d4bc4459b9f72fd92525516daa2011.jpg"Puisque nous ne pouvons pas compter sur le système pour commémorer avec la gravité qui s’imposerait une période qui changea, hélas, la face du monde", Anne Kling se propose elle-même sur son blog de "rappeler certains faits afin de semer quelques petites graines qui finiront sans doute par germer un jour."

[L]a révolution d’octobre proprement dite démarre à Pétrograd, alors capitale de la Russie, par une insurrection armée dirigée par Trotsky, dans la nuit du 24 au 25 octobre (de l’ancien calendrier julien, qui correspond en fait à la nuit du 6 au 7 novembre).  A partir de ce moment-là, les bases de la révolution bolchevique vont être rapidement lancées.

Dans les mois qui suivent, une vague de révolutions éclateront un peu partout en Europe : Allemagne, Hongrie, Finlande, Italie. Révolutions qui seront écrasées, laissant les bolcheviques – qui espéraient mettre le feu au monde entier – plutôt isolés et en proie à la guerre civile.

Ce que je me propose simplement de faire, dans une petite série, c’est de donner quelques coups de projecteurs sur un certain nombre d’acteurs de la première heure de cette révolution particulièrement sanglante et inhumaine. Histoire de les rappeler aux bons souvenirs de certains qui auraient peut-être tendance à les oublier, les ingrats.

[J]e rappelle ce qu’écrivait à Washington, en janvier 1918,  l’ambassadeur des Etats-Unis en Russie, David R. Francis: « Les dirigeants bolcheviques ici, dont la plupart sont des juifs et dont 90% sont des exilés de retour, font peu de cas de la Russie ou de tout autre pays, mais sont des internationalistes et ils essayent de déclencher une révolution sociale à l’échelle mondiale ».

Et le Times du 29 mars 1919 renchérissait : « Une des caractéristiques les plus intéressantes du mouvement bolchevique est le haut pourcentage d’éléments non russes de l’équipe dirigeante. Sur environ trente commissaires ou dirigeants qui forment l’appareil central bolchevique, 75% pour le moins sont des juifs ».

...
Le cadre général étant fixé, nous nous livrerons ces prochains jours à un petit tour d’horizon (succinct) des responsabilités qui furent celles de ces « artisans de la révolution de 1917 ». A tout seigneur, tout honneur, nous commencerons par Leiba Bronstein, dit Léon Trotsky. (Le Blog d'Anne Kling)

* IL Y A 90 ANS, ON PROMETTAIT (DEJA) DES LENDEMAINS RADIEUX… (2)
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 09:06

Marie-Antoinette quitte la Conciergerie pour l'échafaud, par Georges Cain (Musée Carnavalet)


Après un procès indigne, la reine Marie-Antoinette est guillotinée le 16 octobre 1793. La "république" met à mort une femme dont le seul tort fut d'avoir été reine de France au mauvais moment. Son procès, expéditif, ne s'explique par aucun motif politique mais par la Terreur.  Le "gouvernement" républicain repose sur la force, l'illégalité et la répression, il envoie à l'échafaud tout opposant, toute personne susceptible de sympathie royaliste. La veuve ballade la guillotine dans les campagnes. Dix mois après son mari Louis XVI, les tyrans exécutent Marie-Antoinette. 

Un
article plus détaillé sur le procès inique fait à Marie-Antoinette.
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 07:52
Après la capitulation de l'empereur à Sedan le 1er septembre 1870, le 4 septembre 1870, donc trois jours après... (la réaction est ultra-rapide),  Gambetta (l'auteur du blasphème "le cléricalisme, voilà l'ennemi"), accompagné du franc-maçon fanatique Jules Ferry, du juif Adolphe Crémieux, de Jules Favre et de Jules Grévy..., se rend à l’Hôtel de Ville de Paris, prononce la déchéance de la dynastie, proclame la constitution d'un gouvernement de Défense nationale pour organiser la résistance à Bismark, proclame (d'autorité... sans mandat du peuple pour ce-faire…) l’instauration de la République. C'est un nouveau coup de force des "républicains" après ceux de 1848 et 1792 que nous payons encore aujourd'hui.... 

Cet exemple est frappant, il prouve que dans un contexte de troubles ou de guerres, le régime politique, faible, est facilement renversable par un noyau de personnes réactives et à la décision arrêtée et longuement réfléchie, ne s'embarrassant pas de considérations démocratiques. Ces personnes doivent être emmenées et dirigées par un porte-parole charismatique.

"La déclaration de guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870, allait détruire les illusions de l'empereur. Certains républicains se hasardent à souhaiter qu'une prompte défaite consacre la ruine du régime et hâte l'avènement de la République. C'est ainsi que Le Rappel écrit noir sur blanc : «Le danger le plus sérieux, c'est celui de la victoire. L'Empire fait le mort. Les Prussiens battus, il ressuscitera». Ce journal appartient aux fils de Victor Hugo - lequel est en exil à Jersey -. La défaite de Sedan comble au-delà de toute espérance les voeux de ces drôles de patriotes..." (Source:
Herodote.net)

"Cette idéologie fut assez entière et assez logique pour souhaiter passionément la défaite de la France dans le guerre de 1870. Ses voeux furent exaucés. Un nouveau régime s'établit. Il avait pour origine une défaite. Il avait pour promoteurs des hommes qui avait souhaité cette défaite de leur patrie, parce qu'une certaine idée politique leur paraissait plus importante que la patrie. Il eut pour base le principe qu'au-dessus de la nation il existe une idée plus importante que la nation elle-même et à laquelle la nation peut être sacrifiée.... Dès lors l'idéologie s'installait dans le régime lui-même" (
Maurice Bardèche, Les Temps modernes, Editions Les Sept couleurs, Montargis 1956, p. 64).
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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 07:13

Le 26 août 1789 était proclamée la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Un auteur, Edmund Burke, en fit une critique systématique dès 1790, en des termes précis qui sapent les fondements argumentaires de l'idéologie nouvelle.

Prétendre que "les hommes naissent libres et égaux en droits" (article 1er de la
Déclaration des droits de l'Homme) est un mensonge que la réalité contredit. Il est d'abord impossible que "chacun s'unissant à tous n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant..." (J.-J. Rousseau, Du contrat social, liv. I, ch. VI.) Ensuite, à l'âge d'une minute, les hommes sont-ils libres? Et selon la thèse égalitaire, à ce même âge, sont-ils aussi libres que père et mère?... La réponse à ces questions est naturellement négative et vient contredire directement l'article 1er de la déclaration: "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits". C'est pourtant à partir de cette prémisse qu'est bâtie toute la société moderne

L'irlandais Edmund Burke qui se présenta comme un défenseur de la Loi naturelle dans ses grands combats "libéraux", s'éleva dès 1790 contre la prétendue filiation du libéralisme français avec le libéralisme anglais. Il était alors considéré comme un des grands penseurs libéraux britanniques siégeant au Parlement anglais avant de se fâcher résolument avec ses amis quand il prit ouvertement le parti contre-révolutionnaire français. Alors que Maurras pense "que le libéralisme anglais ne soit point un libéralisme, c'est ce qu'il est un peu trop facile de voir..." (
Charles Maurras, Kiel et Tanger, La République française devant l'Europe 1895-1921, Bibliothèque des Œuvres Politiques Versailles, Évreux 1928, p. 104), Edmund Burke, en 1790 écrivait que le prétendu libéralisme en France n'était qu'une corruption du libéralisme anglais... Depuis l'époque où E. Burke écrivait, le libéralisme anglais a malheureusement plus ou moins suivi les erreurs du jusqu'auboutisme idéologique de son pendant français. Il est bon aujourd'hui d'en retracer une rétrospective historique pour sortir de l'ornière despotique du code moderne.

burke.jpg (2461 bytes)
Pour Burke, la Révolution dite "française" de 1789 repose sur des principes totalement étrangers au libéralisme. Il commence d'abord par observer que dans la Déclaration britannique des droits de 1689, "on ne trouve, écrit-il, pas un mot ni même une allusion concernant un droit général 'de choisir nous-mêmes ceux qui nous gouvernent; de les destituer pour cause d'indignité; d'instituer notre propre forme de gouvernement'..." (
Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1790, Pluriel Histoire, Paris 2004, p. 21). Il écrit ensuite que "si l'on s'accordait sans scrupule la facilité de changer de régime autant et aussi souvent et d'autant de manières qu'il y a de fluctuations dans les modes et dans les imaginations, on romprait toute la chaîne et toute la continuité de la chose publique. Il n'y aurait plus aucun lien d'une génération à l'autre. Les hommes ne vaudraient guère mieux que les mouches d'un été...." (Edmund Burke, ibid., p. 120).

"
Chaque membre de la société renonce au premier droit fondamental de l'homme naturel, celui de juger par lui-même et de défendre son propre droit. Il abdique le droit d'être son propre gouverneur. ... Les hommes ne peuvent jouir à la fois des droits de l'état de nature (uncivil) et de ceux de la société civile. Pour obtenir justice, l'individu renonce au droit de la déterminer dans ce qui lui importe le plus. Et pour s'assurer d'un certain degré de liberté, il s'en déssaisit en totalité pour en confier la garde à d'autres instances" (ibid., p. 75-76). Ce mot de Burke implique naturellement que pour vivre en société, l'homme n'est pas libre de d'être son propre gouverneur, il abdique ce droit naturel en vue d'obtenir une plus grande liberté, la justice. Autrement dit l'homme n'est pas libre de se choisir ses propres gouvernants sans amener la ruine de la société. Prétendre que les hommes naissent libres est une monumentale tromperie (idéologique), le mensonge premier qui conduit pratiquement la société à l'anarchie (on ne le voit que trop aujourd'hui...) et l'homme à la mort. La liberté n'est pas un droit (un droit que l'on acquerrait à la naissance), elle est une faculté; Léon XIII disait qu'elle est "la faculté de se mouvoir dans le bien".

"Nous ne sommes, dit-il, ni les catéchumènes de Rousseau ni les disciples de Voltaire; et
Helvétius n'a guère pénétré chez nous. Les athées ne sont pas nos prédicateurs, ni les fous nos législateurs. Nous savons bien qu'en morale nous ne pouvons nous prévaloir d'aucune découverte; mais c'est que nous pensons qu'en la matière il n'y a pas de découvertes à faire, et fort peu quant aux grands principes de gouvernement et aux idées de liberté, qu'on comprenait tout aussi bien longtemps avant que nous fussions au monde qu'on les comprendra lorsque la terre se sera refermée sur notre présomption et que le silence de la tombe aura mis fin à notre impudent verbiage" 

(Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1790, Pluriel Histoire, Paris 2004, p. 109).

Concluons avec Oliveira Salazar: 

"Nous sommes antilibéraux, mais pourquoi? Parce que nous voulons garantir les libertés publiques..." (
Oliveira Salazar, Une Révolution dans la paix, Paris 1957, p. XXXII).

                                                                   ***

Lire aussi

Une critique détaillée de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen

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22 août 2007 3 22 /08 /août /2007 07:20
et prise de Châtillon-sur-Sèvre au cri de "Vive le Roi!" 

(Alfred Fierro, Chronologie: La Révolution jour par jour  in Jean Tulard, J.F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 347).

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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 11:17

 

3 fructidor : L'insurrection royaliste du Sud-Ouest est écrasée à Montréjeau (département de la Haute-Garonne en région Midi-Pyrénées).

(Source: Alfred Fierro, Chronologie: La Révolution jour par jour  in Jean Tulard, J.F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 408).

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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 12:39
Le Forum catholique

"Daily Telegraph du 13 juillet 2007 – compte-rendu du correspondant Nigel Reynolds

article original

Il est rare d'entendre pousser de grands cris de joie au British Museum dans la grande "Salle des Arches" qui abrite une collection de 130.000 tablettes assyriennes couvertes de caractères cunéiformes, dont certaines ont 5000 ans. Mais le jeudi 12 juillet, c'est ce qu'a fait Michael Jursa, un assyriologue de Vienne (Autriche) venu faire des recherches. A son avis, il s'agit de la "découverte du siècle" en matière d'archéologie biblique. Cette découverte vient confirmer l'exactitude des faits mentionnés dans les livres historiques de l'Ancien Testament.

En quête d'inscriptions concernant les transactions financières, le Professeur Jursa est tombé sur un nom propre qui lui paraissait familier: Nabu-sharrussu-ukin. Une inscription vieille de 2500 ans déclarait que ce personnage était le "chef des eunuques" de Nebucadnetsar II, roi de Babylone. Vérifiant dans l'Ancien Testament, le Professeur Jursa y a bien retrouvé ce même nom, orthographié différemment: "Nebu Sarsekim", dans le chapitre 39 du Livre de Jérémie (Jér. XXXIX., 3 "L'Etat major du roi de Babylone vont siéger sur la grand-place: Nergal-Sarècèr, de Sîn-Maguir, Nebou-Sarsekim, chef du personnel de la Cour,...") 

Le prophète rapporte en effet que Nebu-Sarsekim était le "chef des eunuques" de Nebucadnetsar, et qu'en l'an 587 avant Jésus-Christ, il a pris part avec le roi au siège de Jérusalem, quand les Babyloniens se sont emparés de la ville.

... Le Professeur Finkel a déclaré hier: "Il s'agit d'une découverte extraordinaire, intéressant le monde entier. Puisque Nebu-Sarsekim a bien existé, que dire des autres personnages mineurs de l'Ancien Testament? Un détail très secondaire de l'Ancien Testament s'avère véridique. A mon avis, cela confère une puissance nouvelle à tout le récit de Jérémie."


Daily Telegraph

Lu sur VoxDei"

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 23:13
La Chrétienté récupère une terre byzantine (la Syrie) et chrétienne volée par les Arabes à l'empire byzantin en 638. La récupération de Jérusalem et non "la prise"... - vocable utilisé par l'école de la république pour laisser entendre que ce sont les chrétiens les agresseurs - donnera trois siècles et demi de répit aux Chrétiens d'Orient avant la chute de Constantinople en 1453.
 
Bref rappel. En 638, à la prise de la ville par les Arabes, les Chrétiens "sont réduits à la condition de dhimmi: moyennant le port de signes distinctifs et le paiement d'un impôt spécial, la djizya, ils sont autorisés à pratiquer leur culte. Mais il leur est interdit de construire de nouvelles églises, ce qui, à terme, les condamne. Les pèlerinages européens peuvent continuer, à condition d'acquitter un tribut, notamment pour accéder au Saint-Sépulcre… Aux IXe et Xe siècles, les pèlerins se font plus nombreux. Au début du XIe siècle, la situation se tend. Les Chrétiens qui servent dans l'administration du califat sont forcés de se convertir à l'islam. En 1009, le calife El-Hakim ouvre la persécution et fait détruire le Saint-Sépulcre. En 1065, un groupe de pèlerins allemands est attaqué par des Bédouins. Bientôt de nouveaux envahisseurs se répandent sur la Palestine: les Turcs. En 1078, les Seldjoukides s'emparent de Jérusalem. A partir de cette date, les pèlerinages deviennent extrêmement périlleux, puis ils s'interrompent….
 
"Au VIIe siècle, les musulmans ont occupé la Palestine et la Syrie; au VIIIe siècle, ils ont anéanti la Chrétienté d'Afrique du Nord puis envahi l'Espagne et le Portugal; au IXe siècle, ils ont conquis la Sicile. … La croisade, c'est une riposte à l'expansion militaire de l'islam, une réplique à l'implantation des Arabes et des Turcs en des régions dont les villes, berceau du christianisme au temps de Saint Paul, ont été le siège des premiers évêchés. Des régions où les fidèles du Christ sont désormais persécutés" (Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003, p. 37-38).
 
"[D]epuis la prise de la Syrie par les Arabes en 636, Byzance n'a fait que résister aux musulmans. Au XIIe siècle d'ailleurs, ces derniers ne regardent pas la croisade comme un évènement nouveau, mais comme le prolongement des guerres avec Byzance, désignant les premiers croisés sous le nom de "Rûm", c'est-à-dire Byzantins" (Jean Sévillia, ibid., p. 48).
 
"Vers 1090, écrit René Grousset, l'islam turc ayant presque entièrement chassé les Byzantins de l'Asie, s'apprêtent à passer en Europe. Dix ans plus tard, non seulement Constantinople sera dégagée, non seulement la moitié de l'Asie Mineure sera rendue à l'hellénisme, mais la Syrie et la Palestine seront devenues colonies franques. La catastrophe de 1453, qui était à la veille de survenir dès 1090, sera reculé de trois siècles et demi" (René Grousset, L'épopée des Croisades, Perrin 1995, cité in Jean Sévillia, ibid., p. 48).
 
"Les Francs se sont cependant conduits comme tous les soldats de l'époque, et notamment leurs ennemis. Le 10 août 1096, 12 000 "pauvres gens" de la croisade populaire ont été achevés par les Turcs. Le 4 juin 1098, devant Antioche, les Turcs et les Arabes ont passé au fil de l'épée, jusqu'au dernier combattant, la garnison chrétienne de la forteresse du Pont de Fer. Peu après, ils en ont fait autant avec les musulmans d'une petite cité qui avait traité avec les Croisés. Le 26 août 1098, quand ils se sont emparés de Jérusalem, les Egyptiens ont liquidé les Turcs qui défendaient la ville" (Jean Sévillia, ibid., p. 48). "En 1077, lorsque les Turcs s'emparèrent de Jérusalem, ils massacrèrent de la même manière toute la population musulmane qui s'était réfugiée dans la mosquée al-Aqsa. Pourtant, de cela les medias n'en parlent pas. Il faut surtout insister sur les exactions des chrétiens, occulter celles des musulmans" (Laurent Vissière in Revue Historia Croisade, mai-juin 2005, N°095).
 
Les 14 et 15 juillet 1099, les Juifs s'associèrent aux musulmans pour empêcher les Chrétiens de récupérer Jérusalem.


Articles connexes

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Les croisades, une réponse occidentale à l'expansion militaire de l'islam
- Des Croisés accueillis en libérateurs
- La "Prise de Jérusalem"
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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 20:05
Hervé Ryssen nous rapporte ces deux perles: 

"Le rabbi Yaakov Perrin a déclaré le 27 février 1994 : "La vie d’une centaine de Gentils ne vaut pas l’ongle de l’orteil d’un Juif." (cité par le New York Times du 28 février 1994, in Israël Shamir, L’autre Visage d’Israël, Éditions Al Qalam, 2004, p. 380).

Voyez encore la réponse du Grand rabbi des Loubavitch, interrogé sur la possibilité d’une vie extra-terrestre : "Il est possible qu’une autre vie puisse exister, dit-il, mais ces créatures seraient d’un niveau d’intelligence plus bas que le nôtre puisqu’elles ne possèdent pas la Thora, émanation unique de la sagesse du créateur qui ne fut révélée qu’au peuple juif."
Actualité juive du 4 septembre 1997. Cf. Faits et Documents, la lettre d'Emmanuel Ratier."
 

                                                   
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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 08:34

Le Conservateur se demande ("Incendies d'églises en Bretagne : les conséquences de l'ésotérisme") où les jeunes arrêtés cette semaine ont trouvé leur haine du christianisme :

"J'accuse l'histoire officielle, qui accable le christianisme de tous les maux du monde pour justifier l'avènement de la république, de fonder ces déviances criminelles. 

A une petite échelle, la fiction historique, très à la mode, dans le goût du Da Vinci code, ou bien de Kaameloot qui prétend contre la vérité historique que la Bretagne celtique fut christianisée par des inquisiteurs (joué par Elie Sémoun), a partie liée avec ce néo-paganisme criminel, car il alimente l'ignorance dont il se nourrit. Quand M6 et le cinéma d'Hollywood se substituent à la vérité historique scientifique, c'est la boîte de Pandore des extrémismes qui est ouverte. ... 

Reste à savoir quelle peine s'abattra sur ces criminels pour leur crime irréparable contre le patrimoine et notre mémoire
."  
(
Via Le Salon Beige)

 

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23 juin 2007 6 23 /06 /juin /2007 17:36

Par Yves-Marie Adeline, Alliance Royale

"L’auteur fait remonter la division entre Droite et Gauche en France à la révolution de 1789, mais pour lui l’origine du mal est bien plus profonde. 

La Gauche est l’exaltation de l’indépendance et du libre arbitre à tout prix. Valeurs poussées à leur extrême, elles entraînent la chute des valeurs transcendantes
. En effet, avec la gauche, l’homme devient son propre maître, son unique maître, il n’existe pas de valeurs le dépassant ou dépassant sa volonté. Sa volonté fixe sa propre morale, ses propres obligations, selon sa volonté propre. Les droits passent devant les devoirs et finalement poussées à l’extrême, ces valeurs entraînent la non-reconnaissance de l’autre, tant l’homme de Gauche se replie sur ses droits acquis ou à acquérir. Ainsi une mère n’est plus obligée de prodiguer de l’amour maternel à ses enfants, elle le fera si elle le veut bien, car elle est libre, le père abandonnera son rôle protecteur et ne le reprendra que si bon lui chante, il est libre. Peu leur importe que par ce comportement le père et la mère se soient montrés indignes, dignité et indignité sont des valeurs morales dépassant la volonté de l’homme, ce sont des valeurs de Droite. La Droite, elle, se base sur des valeurs transcendantes qui dépassent la volonté de l’homme. Une morale naturelle ou morale sacrée qui guide les pas de l’homme. La Droite est bridée tandis que la Gauche va où bon lui semble.

Cette division on l’a dit, remonte à des temps anciens, mais sa concrétisation en France remonte pour ainsi dire aux événements de 1789. Entre un groupe d’hommes (majoritaires alors) voulant conserver les valeurs traditionnelles et transcendantes de la France et un autre groupe d’hommes (minoritaires) s’exprimant soi-disant au nom de tous, pour une marche en avant vers le progrès, c’est-à-dire plus de libertés individuelles.

La gauche se base alors sur une imposture, elle défend la liberté et le droit des peuples contre une droite féodaliste et despotique. Peu importe que ce discours aille à l’encontre de la réalité des faits, d’un régime qui au nom de la liberté à tué des centaines de milliers d’innocents et enlevé justement leurs libertés anciennes aux peuples. Car c’est le mot de Robespierre, il faut savoir sacrifier les libertés pour sauvegarder la liberté. Autrement dit il faut savoir détruire les libertés des peuples au profit de la liberté révolutionnaire, au nom du progrès. Tout doit se plier voir disparaître devant le progrès érigé en principe. On voit dors et déjà la destruction des valeurs poindre le nez, car elles sont un reproche perpétuel à la gauche, lui rappelant que quelque chose dépasse le progrès, la morale transcendante. N’importe qui de censé serait révolté à l’idée de perdre ses libertés concrètes au profit d’une déesse liberté abstraite. Mais la force de la Gauche est là, seule restera l’idée qu’elle défend la liberté. Les hommes du moment seront accusés d’avoir été des monstres, mais l’idée maîtresse du progrès sera passée... 

Alors la Droite se fait piéger une première fois en décrétant qu’elle aussi est pour la liberté afin de ne pas être dite réactionnaire. Elle n’entend pas par-là la même chose que la gauche, mais comme cette dernière tient la barre, la Droite devra se plier à la liberté de la Gauche. La deuxième imposture de la Gauche est plus récente. Il s’agit de se revendiquer l’idéologie défenderesse des pauvres et des déshérités contre une Droite capitaliste et affameuse. C’est l’émergence des socialismes et des communismes. Peu importe là encore que l’histoire nous montre le contraire, avec un Gambetta proclamant : « il n’y a pas de question sociale » et des catholiques légitimistes comme René de la Tour du Pin ou même Henri V prônant au contraire la
défense des ouvriers. Là encore le mot est passé, la Gauche désormais est pour la défense des pauvres et la Droite pour celle des riches. L’imposture va plus loin, lorsque le prolétariat vote à Gauche, c’est normal, mais lorsqu’il se tourne vers des partis de droite nationale, la Gauche hurle au populisme et à la démagogie. On voit que dès les origines, la Gauche mène le débat et oblige la Droite à s’accorder à son discours. Plus rien alors ne semble pouvoir s’opposer à la marche du progrès, puisque la Droite sera toujours en retard d’une guerre.

La conquête des esprits et des institutions par la Gauche. Cet Etat de fait, a été rendu de plus en plus possible par la conquête des esprits par la Gauche. Cette conquête des esprits se double également d’une volonté de conquête des institutions par la Gauche, qui alors tente de remodeler la société qui l’environne à son image. Bien-sûr un changement brutal ne fonctionnerait pas. La Gauche voulant détruire toute morale transcendante et ancestrale, il s’agissait à l’origine du moins en France, de faire table rase du passé. D’annihiler toute ancienne morale, au profit de la nouvelle, celle que l’homme s’est donné lui-même et dont il peut changer comme on change de chemise. On a vu ce que donnait un changement trop brutal en France durant les événements révolutionnaires, où la politique antireligieuse de la république et la suppression rapide et sanglante de la monarchie ont entraîné une réaction violente de la par de la population. L’erreur alors avait été de vouloir faire table rase. La Gauche va alors progresser par système de cliquets. C’est-à-dire une progression par étape. Chaque étape sera considérée comme acquise, on ne pourra plus revenir dessus sous peine de devenir un réactionnaire."
Suite

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19 juin 2007 2 19 /06 /juin /2007 09:50
Sources bibliographiques:
Paul Watrin, La Tradition Monarchique, Thèse de doctorat d'Etat en droit, 1916, rééd. Diffusion Université Culture, Paris, 1983.
Stéphane Rials, Le légitimisme, PUF, coll. Que sais-je ?, n°2107, 1983  
Hervé Pinoteau, Monarchie et avenir, Nouvelles Editions Latines.
Hervé Pinoteau, Nouvelles précisions dynastiques, Sicre Éditions, Paris 2001, 80 pages.
Manifeste légitimiste, fichier PDF  

Jean III (1822-1883+1887)
            A la mort du Comte de Chambord, le 24 août 1883, l’aîné des Capétiens était le prince Jean de Bourbon, comte de Montizon. A ce titre, il présida les obsèques à Göritz.
            Le prince Jean était le fils de Charles (V) qui, à la mort de son frère Ferdinand VII revendiqua ses droits au trône d’Espagne. Ferdinand VII, contrairement à la loi salique, avait désigné sa fille, Isabelle, pour lui succéder, décision qui entraîna la première guerre carliste (1833-1842). Il participa aux guerres carlistes. Il fut même arrêté par la police de Napoléon III et mis en prison à Perpignan. L’acte le plus symbolique de son règne reste la présidence des obsèques du comte de Chambord. A cette occasion, il eut à faire valoir ses droits face aux prétentions du comte de Paris. En effet, celui-ci lui envoya à Göritz un ancien conseiller d’État, M. de Bellomayre, afin de lui faire signer une renonciation au trône de France. Cette demande, qui prouve par ailleurs combien les Orléans étaient peu sûrs de leurs droits, fut repoussée par le Prince qui refusa même de recevoir ce curieux ambassadeur. C’est son fils cadet, le Prince Alphonse qui fut chargé de transmettre la réponse :
Jamais je ne signerai cette pièce. Je ne sais pas encore si nous avons des droits à la couronne
de France ; si nous n’en avons pas, il est ridicule de signer cette déclaration et si nous en avons, ces droits sont des devoirs ; ces devoirs, on ne peut les abdiquer.
La mort le surprit le 18 novembre 1887.
 
Charles XI (1848-1887+1909)
            Fils de Jean III, Charles avait épousé, le 4 février 1867, dans la chapelle du château de Frohsdorf, Marguerite de Parme, nièce du comte de Chambord.
            Quelques déclarations de ce Prince :
Je suis le roi de toutes les libertés nationales, je ne serai jamais le roi de la révolution”.
En 1870, il envoya son épouse comme ambassadrice auprès de Napoléon III pour l’avertir des visées prussiennes. Le conflit déclaré, il proposa de servir aux armées en amenant ses troupes carlistes. Napoléon III refusa, ce qui amena cette réponse du Prince :
Il me paraît extraordinaire qu’un Bonaparte interdise à un Bourbon de participer à la guerre dont l’objet est l’Alsace acquise par mes ancêtres.
Le 14 septembre 1888, il écrivait aux légitimistes réunis à Sainte-Anne d’Auray :
Il n’y a que deux politiques en présence dans l’histoire contemporaine : le droit traditionnel et le droit populaire. Entre ces deux pôles, le monde politique s’agite. Au milieu, il n’y a que des royautés qui abdiquent, des usurpations ou des dictatures. Que des Princes de ma famille aient l’usurpation triomphante, soit. Un jour viendra où eux-mêmes ou leurs descendants béniront ma mémoire. Je leur aurai gardé inviolable le droit des Bourbons dont je suis le chef, droit qui ne s’éteindra qu’avec le dernier rejeton de la race issue de Louis XIV.
            Charles XI fut le premier à se voir signifier par le gouvernement de la République française une mesure d’exil, en 1881. Mesure prise à la suite d’une messe de la Saint-Henri, où de nombreux assistants et plus spécialement des élèves de l’École Militaire de Saint Cyr avaient manifesté en sa faveur. Dans un message à ses fidèles au moment de son départ, il déclara :
La Vraie France, berceau de ma famille, et que j’aime ardemment, n’est pas responsable des actes de son gouvernement”. 
                Le
14 mars 1884, Charles XI consacra sa personne, sa famille et le Royaume de France au Coeur divin de Jésus.
            Le 21 janvier 1893, pour le 100e anniversaire du martyre de Louis XVI, Charles XI reçut à Venise une importante délégation de Français fidèles conduits par le général de Cathelineau.
D’une façon incompréhensible, le Prince encouragea le ralliement préconisé par Léon XIII. Cette position conduira à ce qu’on a appelé le «schisme sévillan». Au moment de la Séparation de l’Église et de l’État, il signa un manifeste daté du 12 mars 1906 :
Comme l’aîné de la race de nos rois et successeur salique, par droit de primogéniture de mon oncle Henri V, je ne puis rester plus longtemps spectateur impassible des attentats qui se commettent contre la religion, et aussi Sa Sainteté Pie X. J’élève la voix pour repousser de toutes les forces de mon âme de chrétien et de Bourbon, la loi de séparation”.
            Il continuait : “Catholiques français, l’avenir de la France est entre vos mains, sachez donc vous affranchir d’un joug maçonnique et satanique, en revenant franchement et avec l’ardeur qui vous caractérise, à la vraie tradition chrétienne et nationale dont, par ma naissance, c’est-à-dire par la volonté de Dieu, je suis le seul représentant légitime.
Charles XI mourut le 18 juillet 1909.
 
Jacques I (1870-1909+1931)
            Il naquit le 27 juin 1870 en Suisse. Il commença ses études à Paris à l’école de l’Immaculée Conception de la rue de Vaugirard dirigée par les Jésuites. En 1881, contraint à l’exil, il les poursuivit dans une autre maison de la Compagnie en Angleterre à Windsor, au collège de Beaumont.
            En 1890, il entra à l’Académie Militaire de Wiener-Neustadt. Il ne put être titularisé officier de l’armée de l’Empire Austro-Hongrois et devint officier dans la garde impériale russe. Il fit partie du contingent russe envoyé avec des troupes allemandes, anglaises, belges, françaises, italiennes et japonaises pour délivrer les membres des délégations étrangères assiégés à Pékin par les Boxers. La conduite du prince fut à ce point héroïque que le général français Bailloud crut devoir le proposer pour la croix de la Légion d’Honneur. Le gouvernement français refusa...
            En 1909, au décès de son père, il quitta l’armée russe.
            En 1911, le prince s’éleva contre une violation du droit opérée par le duc d’Orléans qui venait d’octroyer à titre posthume l’Ordre du Saint Esprit au général de Charette :
Le chef de la Maison de Bourbon, c’est moi ; moi qui dans ma lettre aux souverains à l’occasion de la mort de mon cher et regretté père, ai solennellement déclaré que j’entendais revendiquer tous les droits et prérogatives qu’il me transmettait en dépôt, moi qui tiens du comte de Chambord, avec le château de Frohsdorf, les reliques, les papiers et les archives de la monarchie légitime, ainsi que la maîtrise des ordres royaux. Son Altesse Royale, le duc d’Orléans est d’autant moins qualifié pour faire un chevalier du Saint-Esprit qu’il est le tout dernier de notre arbre généalogique et que sa branche ne peut produire la moindre prétention qu’après la complète extinction non seulement de la mienne mais encore de celle d’Espagne, des Deux-Siciles et de Parme.
            Le 9 mai 1926 à Paul Watrin :J’admets qu’on puisse croire au principe électif, mais si l’on dit admettre le vieux principe monarchique français, il faut s’en tenir à ses lois ; les orléanistes sont libres de prôner une monarchie où quelques bourgeois élisent le roi, mais ils n’ont pas le droit de dire que là sont les vieilles lois fondamentales du Royaume de France, où Dieu fait le roi en le faisant naître l’aîné”.
            Le 8 décembre 1931 (Journal des Débats) :Je suis un mainteneur, je ne suis pas un prétendant».
            «Un prétendant, c’est un homme de coup d’État ; un roi légitime ne gouverne que d’accord avec son peuple, qui doit être un peuple libre. C’est cela qui s’appelle la monarchie nationale, où le roi est pour tous un frère aîné et un père. En France, tous les Français se sentent de la famille royale ; voilà pourquoi l’égalité est un instinct français. En France, «le roi appartient au pays, le pays n’est pas au roi. Ceux qui critiquent Louis XVI ou mon aïeul Charles X ne savent pas ce qu’est un roi de France. Il ne peut régner si l’accord entre lui et son peuple est brisé. S’emparer du pouvoir par un coup d’État, mais c’est faire du roi légitime un aventurier. Henri V a vécu cette doctrine. Bien peu l’ont compris.
            En 1924, le Prince félicita et encouragea le général de Castelnau qui venait d’organiser le grand mouvement des catholiques de France dégoûtés de voir qu’après le profond sacrifice de la guerre de 1914-1918, la France républicaine retombait dans les mêmes erreurs.
            Le Prince avait une dévotion particulière pour Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus dont il portait une relique sur lui depuis une visite au Carmel en juin 1926.
            Le Prince Jacques était célibataire et de sa ligne il n’y avait plus qu’un oncle, Charles sans postérité. A la mort des Princes Jacques et Charles, l’aînesse des Bourbons allait donc passer au descendant de François de Paule, le roi constitutionnel d’Espagne, Alphonse XIII. Pour les séparer il y avait, en Espagne les guerres carlistes et plus généralement une certaine connivence du souverain espagnol avec les Orléans.
            Soucieux de la paix, le Prince Jacques voulut la réconciliation de son vivant. Cette réconciliation, en 1931, était facilitée par le fait que le 14 avril 1931, Alphonse XIII avait dû quitter l’Espagne et résidait à Fontainebleau.
            Alphonse XIII se rendit au domicile parisien du prince Jacques, avenue Hoche, le 23 septembre 1931.
            L’aîné des Bourbons tint à faire reconnaître les droits imprescriptibles à la Couronne de France.
            “Tout d’abord, t’es-tu compromis avec nos cadets quant à la succession royale de France ? Cela n’a rien à voir avec l’Espagne et, cependant, sache-le bien, si nous ne sommes pas d’accord sur la question française, impossible pour moi de m’entendre avec toi pour une union pratique en Espagne”.
            “Peu importe qu’il y ait un jour ou qu’il n’y ait jamais de monarchie en France ! Mais il importe beaucoup qu’un Bourbon soit toujours fidèle à la France, où qu’il aille, où qu’il règne. Le Chef de la Maison de France, c’est l’aîné des Bourbons. Un jour, sans doute, ce sera toi car tu es jeune et survivras à moi et à mon oncle. Dans tous les pays sauf la France, les rois peuvent abdiquer, les dynastes peuvent renoncer. En France, toute abdication, toute renonciation est nulle parce que les princes des fleurs de lys sont à la France. La France peut renoncer à eux, la réciproque n’est pas vraie. Pour la France tu ne pourras jamais ni renoncer ni abdiquer. De même après toi, ton fils aîné, n’eût-il ni bras ni jambes, prendra ta place comme chef de la Maison de France. Là il n’y a pas d’abdication possible.
            Alphonse XIII acquiesça aux demandes de l’aîné de sa Maison.
Deux jours plus tard, le prince Jacques lui rendit sa visite à Fontainebleau et lui remit un collier de l’Ordre du Saint-Esprit.
            Le prince Jacques mourut le 2 octobre 1931. Ses obsèques se déroulèrent avec une grande solennité à Saint Philippe-du-Roule, ceci durant plusieurs jours. Le dernier jour, la messe fut célébrée par Mgr Mayol de Luppé, protonotaire apostolique. La cérémonie fut présidée par le roi Alphonse XIII, accompagné de la reine et de leurs enfants, les princes des Deux-Siciles et les princes de Parme, en présence du Cardinal Verdier, Archevêque de Paris et du Maréchal Lyautey.
 
Charles XII (1849-1931+1936)
Né le 12 septembre 1849, le prince Charles allait sur ses 82 ans en 1931.
Lieutenant aux les Zouaves pontificaux, il avait été blessé deux fois pendant les combats de 1870 à Rome.
 
            C’est lui qui avait été chargé d’éconduire l’envoyé du Comte de Paris venant demander à son père une renonciation au trône.
            Son grand âge l’empêcha d’avoir un rôle réellement politique en qualité de Chef de la Maison de France.
 
Alphonse I (1886-1936+1941)
Lorsque le 29 septembre 1936, le prince Alphonse devient l’aîné de la Maison de Bourbon, il n’est plus roi d’Espagne depuis 1931. C’est un prince exilé. Il est venu d’abord s’installer en France, jusqu’à ce que le Front populaire le chasse, puis en Italie.
            L’ex-roi d’Espagne connaissait bien la France.
            Au Maroc, son influence, son entente personnelle avec le général Lyautey sut éviter de graves conflits entre la France et l’Espagne.
            Mais c’est lors de la Ire Guerre mondiale que le prince put montrer concrètement son attachement à la terre de ses ancêtres. Quand éclata la guerre de 1914, il fit savoir au gouvernement français qu’il pouvait sans crainte dégarnir la frontière des Pyrénées dont il garantissait la sécurité absolue. Ce qui permit d’envoyer sans retard sur le front les renforts qui devaient contribuer à remporter la victoire de la Marne. De par sa volonté, les mines des Asturies nous fournirent le fer nécessaire à notre armement pendant toute la durée des hostilités.
            Il fonda et dirigea lui-même le “Service des blessés et des prisonniers de guerre”, chargé de la recherche des disparus, de la surveillance des camps, du rapatriement des malades, du ravitaillement des provinces envahies, de la grâce des condamnés obtenue à grand peine des tribunaux allemands. Toutes les interventions et les initiatives charitables du roi s’exercèrent pendant les quatre années de la guerre, en notre faveur. Alphonse XIII intervint au profit de 111 200 prisonniers militaires, 63 400 internés civils ou déportés. Il obtint le retour de 16 555 des nôtres.
            Désigné par le droit, dans un contexte politique très difficile, pris entre la montée des Fronts populaires en France et en Espagne, qu’il dut alors quitter, et la montée du Fascisme en Italie où il avait trouvé refuge, le roi n’eut jamais à faire acte de prétendant. Toutefois, symboliquement, il prit les pleines armes de France en enlevant la bordure de gueules autour des fleurs de lys.
            Il voulut que son fils aîné, le prince Jacques, épouse une française. Ce fut Emmanuelle, fille du vicomte Roger de Dampierre.
            Alphonse Ier mourut à Rome le 28 février 1941.
 
Henri VI (1908-1941+1975)
Le prince (Jacques) Henri naquit le 23 juin 1908.
Il releva le titre de duc d’Anjou en 1946 et renonça, dès 1933, à ses droits à la Couronne d’Espagne. Les successions France/Espagne furent enfin claires.
Sourd-muet après une mastoïdite mal soignée, le prince Henri eut l’insigne mérite de se placer sans faillir en position de successeur légitime des rois de France.
A partir de 1947, le duc d’Anjou et de Ségovie fit célébrer à Paris, aux environs du 21 janvier, une messe traditionnelle en mémoire du roi Louis XVI, qu’il présidait généralement lui-même. Cette messe fut dite, à partir de 1972, à la Chapelle Expiatoire.
            Le 8 mai 1956, le Prince était invité d’honneur, en tant que chef de la Maison de Bourbon, à la remise du reliquaire de saint Louis en la basilique de Saint-Denis.
            La crise algérienne allait lui donner l’occasion d’intervenir directement dans la politique. Le duc d’Anjou et de Ségovie approuva publiquement la journée du 13 mai 1958 et l’action «de la noble armée française» en Algérie. En juin 1959, il parut sur les écrans de télévision. Le 10 décembre, la Gazette Royale publia un manifeste du Prince sur la question algérienne :
Le droit illégalement donné à la population d’une province française de faire sécession risque d’arracher l’Algérie à la France. Un Roi la lui a donnée. Fidèle à la tradition de ses ancêtres, leur légataire affirme que le territoire de la patrie est inaliénable et que nul ne peut s’arroger le droit d’en disposer.
            En 1970, pour la commémoration de l’année «saint Louis», il participa à la plupart des cérémonies officielles, en particulier à Saint-Denis le dimanche 24 mai, puis au Palais de Justice, à l’invitation du ministre des Affaires Culturelles.
            Le 8 mars 1972, le Duc d’Anjou et de Ségovie maria son fils aîné en grande pompe à la chapelle du palais du Prado : le Dauphin épousait Doña Carmen, fille du marquis de Villaverde, petite-fille du généralissime Franco.
            En novembre, le Prince effectua un véritable voyage officiel dans les «provinces de l’Ouest», terres historiques de la fidélité catholique et royale. Accueilli avec sympathie et déférence par les autorités civiles, beaucoup plus fraîchement par les responsables religieux, il lança du Mont des Alouettes, symboliquement, le 19 novembre 1972, un appel à l’unité des Français dans la foi et le retour à la royauté capétienne, contre «toutes ces pollutions que sont l’étatisme, le laïcisme, le socialisme, les partis, l’immoralité et l’argent tout-puissant». Il profita de ce séjour pour visiter les locaux de la Diffusion de la Pensée Française à Chiré en Montreuil.
            C’est en 1973 que le duc d’Anjou et de Ségovie devait faire dans l’actualité française l’une de ses ultimes interventions publiques. Etant donné l’imminence de sa mort (deux ans plus tard), ce texte a l’allure d’un testament politique. Il était adressé, contre l’avortement, au président de l’Union des étudiants de France.
            En tant que “successeur des Rois très-chrétiens et défenseur des hautes valeurs de la civilisation qui, pendant quinze siècles ont fait la grandeur de la France, le Prince dénonçait “le crime que l’on s’apprête à perpétrer contre la Nation. Il concluait :Je souhaite de tout mon coeur que la fille aînée de l’Église ne puisse jamais paraître au jugement de Dieu et de l’Histoire tachée du sang de ses enfants et propagatrice de l’idéologie de mort.
            Le 10 mai 1974, dans la chapelle du château de Versailles, le Mémorial de France, commémorant le bi-centenaire de la mort de Louis XV, recevait encore son lointain descendant avec solennité.
            Le Prince pouvait encore présider la messe du 19 janvier 1975, mais après une mauvaise chute, le 27 février, il mourut le 20 mars.
 
Alphonse II (1936-1975+1989)
Né à Rome le 20 avril 1936, le prince Alphonse fut baptisé par le cardinal Pacelli, le futur Pie
XII. Il décéda le 31 janvier 1989 sur une piste de ski au Colorado.
            L’on sait le rayonnement que ce prince redonna aux principes légitimistes, et les nombreux déplacements qu’il fit, tout particulièrement lors de la célébration du millénaire capétien 1987.
            En mai 1988, le prince Alphonse prit part au pèlerinage traditionaliste de Chartres.
            Le 15 août 1988, il renouvela le voeu de Louis XIII en participant à la procession à Abbeville là où trois cent cinquante ans plus tôt son aïeul avait consacré la France à la Vierge Marie.
            Je crois que le message qu’il envoya le 12 janvier 1986 aux royalistes présents lors de la journée de la «Galette des Rois» résume particulièrement bien sa pensée.
Le voici :
            “Vous vous êtes réunis aujourd’hui à Paris pour célébrer la Fête des Rois et partager la traditionnelle galette. En instituant cette fête de l’Épiphanie, l’Église a voulu inviter les chrétiens à méditer le mystère de l’incarnation et de la royauté spirituelle et sociale de Notre-Seigneur.
L’épisode si populaire des Rois Mages rappelle opportunément qu’il y a, au-dessus de ceux qui sont institués pour gouverner peuples et nations, un Roi des rois dont le Nom fait fléchir tout genou au Ciel, sur terre et dans les enfers.
            La Fête des Rois, instituée dans les premiers siècles de l’Église, trouve son pendant dans celle du Christ-Roi que le pape Pie XI a établie en 1925 pour lutter contre l’apostasie générale des nations et la laïcisation des États au XXème siècle.
            Dieu n’est pas seulement le Roi des individus, Il est aussi le Roi des sociétés. Les rois trèschrétiens, mes aïeux, savaient bien qu’ils n’étaient que les lieutenants du Christ qui est le vrai Roi de France. Et cela explique cette pensée du comte de Chambord qui voulait qu’on répétât sans cesse qu’il fallait, pour que la France soit sauvée, que Dieu y règne en maître pour qu’Henri V puisse y régner en roi. Ce prince si attachant et pourtant si méconnu était convaincu qu’on ne peut refuser ce que Dieu commande et que le devoir d’état d’un roi est de régner.
            Qui sait ce que la Providence réserve à la France pour les années qui viennent ? Nous l’ignorons, mais notre devoir est de maintenir intact le dépôt venu du fond des âges et de le transmettre.
            Je sais que tous ceux que cette manifestation assemble ici aujourd’hui sont dans cette disposition d’esprit et je tiens à ce que l’on sache que l’aîné des Capétiens et le chef de la maison de Bourbon y demeure fermement attaché”.
 
Louis XX (1974-1989)
Rien ne saurait, à mon sens, mieux résumer la pensée de ce jeune prince de vingt-six ans que l’allocution qu’il a prononcée au cours d’un dîner organisé par l’Institut de la Maison de Bourbon le 24 septembre 1999 à Paris et qui constitue un véritable programme.
La voici :
            “...Le sujet abordé ce soir “souverain et souveraineté” fait partie des grandes questions de société desquelles il n’est guère possible de faire abstraction. Il est au coeur de la fonction de gouverner et du devoir d’état. Le destin des Capétiens et des Bourbons s’y trouve tout entier résumé. Le Souverain est celui qui exerce le pouvoir suprême, la souveraineté. Telle est bien la fonction sociale la plus haute et aucun État ne peut se passer d’un souverain. Le choix que l’on en fait décide de ce que sera le corps social et donne son sens à l’État. Les rois de France, mes aïeux, ont très tôt fixé leur doctrine : le roi, souverain béni par l’onction du sacre, selon une belle formule définie par les juristes “est empereur en son royaume”. Durant des siècles, pour concrétiser cette idée, ils ont dû lutter à la fois contre les dangers de l’étranger toujours prêt à vouloir imposer ses règles à la souveraineté nationale et contre les périls intérieurs de ceux qui voulaient limiter la souveraineté du roi pour mieux dicter leur loi. Entre ces deux écueils, la France s’est bâtie et a prospéré.
            Aujourd’hui, la question est loin d’être inactuelle et il me semble que si vous m’avez demandé d’être parmi vous c’est parce que vous avez tous conscience que le rôle des souverains est toujours aussi essentiel et qu’ils demeurent l’expression la plus sûre de la souveraineté et de la permanence de l’État.
            Ce devoir, nous l’incarnons depuis que la France est France.
            Vous pouvez être assurés que pour demain, que pour les jeunes qui, avec moi, auront à construire le nouveau siècle et à lui donner ses valeurs, je saurai prendre mes responsabilités et assumer l’héritage de la tradition...”. 

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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 15:06

En cette fête du Sacré-Coeur, le Forum catholique rappelle la mémoire de Charles XI qui consacra sa personne, sa famille et le royaume de France au divin Coeur de Jésus; Charles Marie des Douleurs Jean Isidore Joseph François Quirin Antoine Michel Gabriel Raphaël de Bourbon, qui portait le titre de courtoisie de « duc de Madrid », aîné des Capétiens et chef de la maison de France sous le nom de Charles XI, est né à Ljubljana le 30 mars 1848, et décédé à l'hôtel Excelsior à Varèse (Lombardie) le 18 juillet 1909.

Il était le fils aîné du prince Jean de Bourbon (1822-1887), infant d'Espagne puis comte de Montizón, et de son épouse la princesse Marie-Béatrice de Habsbourg-Lorraine-Este (1824-1906), fille de François IV, duc souverain de Modène.

Le 4 février 1867 dans la chapelle du château de Frohsdorf (Autriche), le prince Charles épousa la princesse Marguerite de Parme (1847-1893), fille aînée de Charles III (1823-1854), duc souverain de Parme, et de son épouse la princesse Louise Marie Thérèse d'Artois (1819-1864). 

Devenu veuf le prince Charles se remaria le 28 avril 1894 à Prague, dans la chapelle du primat de Bohême, avec la princesse Marie Berthe de Rohan (1860-1945), seule fille du prince Arthur de Rohan (1826-1885) (de la branche de Guémené) et de son épouse la comtesse Gabrielle de Waldstein (1827-1890). (La princesse Marie Berthe de Rohan était la grand-tante de l'actuel duc de Bouillon et de Montbazon, le prince Charles Alain de Rohan (1934-).)

Du premier mariage naquirent cinq enfants :

la princesse Blanche d'Espagne (1868-1949), qui épousa le prince Léopold Salvator de Habsbourg-Toscane (1863-1931), de la maison de Lorraine
le prince Jacques (1870-1931), « duc d'Anjou et de Madrid »
la princesse Elvire (1871-1929)
la princesse Béatrice (1874-1961), qui épousa Fabrizio Massimo (1868-1944), prince de Roviano. La princesse Béatrice héritera du château de Frohsdorf à la mort de son frère en 1931.
la princesse Alice (1876-1975), qui épousa le prince Frédéric de Schönburg Waldenburg, chef de la maison de Schönburg Waldenburg (1872-1910), puis se remaria avec le général Lino del Prete (1877-1956)
Au décès de son père le 18 novembre 1887, le prince Charles devint l'aîné des descendants d'Hugues Capet, de saint Louis, d'Henri IV et de Louis XIV. Les légitimistes français le reconnurent alors comme roi de France et de Navarre sous le nom de Charles XI.
Il est inhumé à Trieste, dans la cathédrale Saint-Just.Son drapeau orné du Sacré Coeur fait la une du bulletin d'une paroisse de Lyon en juin 2007.
lien

Consécration par Charles XI de sa personne, sa famille et du Royaume de France au Sacré-Coeur de Jésus, le14 mars 1884

Drapeau brodé par les soeurs de Paray le Monial en 1883, pour la consécration faite par Charles XI de sa famille et de la France au Sacré Coeur, le jour de Noël 1884, dans la chapelle provisoire dressée pendant la construction de la basilique du Sacré Coeur de Montmartre à Paris. 

" Moi, Louis Charles de Bourbon, fidèle au voeu de mon aïeul Louis XVI, le roi-martyr, je déclare que, de mon plein gré, je renouvelle et confirme le changement déjà fait des armes de notre Maison. Je veux que le Sacré-Coeur brille dans notre écusson, qu'il soit brodé sur nos étendards.
Je consacre ma personne, ma famille et le royaume de France à ce divin Coeur"
Charles
14.03.1884


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CHARLES DE BOURBON
A LA NATION FRANÇAISE



Français,

En présence des nouveaux attentats de la Révolution, j'ai le devoir de vous signaler les maux qui nous menacent et les moyens de les éviter.
Depuis un an, je parcours toutes vos provinces, cherchant à me rendre compte par moi-même de vos souffrances et de vos besoins.

Ce qui compromet notre avenir national, ce n'est ni la crise commerciale, ni l'abandon de l'agriculture, ni la ruine de l'industrie. Ces souffrances matérielles, fort graves sans doute, ne sont que l'effet passager d'une politique aussi criminelle qu'insensée.

La prospérité revient toujours avec un gouvernement qui sait trouver dans la foi catholique la lumière qui éclaire ses décisions et la force qui les exécute.

Un Roi qui aime son Dieu et son peuple est toujours invincible.

Une Nation qui aime son Dieu et son Roi est presque toujours prospère.

Mais ce qui me fait redouter le péril qui s'annonce, c'est le mépris de l'autorité et l'affaissement des caractères.

Habituées à ne voir au pouvoir que des aventuriers sans honneur ni probité, les générations nouvelles ont perdu ce respect profond qu'avaient nos pères pour ceux à qui Dieu a confié la lourde charge de gouverner les peuples.

Trompées par les illusions d'un libéralisme hypocrite, elles ont oublié que la grande politique s'inspire toujours des enseignements infaillibles du vicaire de Jésus-Christ.

Enervées par les fausses doctrines, elles parlent de conciliation quand il faudrait prendre l'épée et monter à cheval.

Français,

Prenez garde. Inspirée quelquefois par la sagesse, la conciliation n’est souvent qu'un sentiment de lâcheté ou l'aveu d’une incurable faiblesse. 

Sous prétexte de prudence et de conciliation, on a tout laissé faire.

Les associations religieuses ont été dissoutes.

L'enseignement chrétien anéanti.

La liberté du père de famille outragée et méconnue.

L'indépendance de l’Eglise sacrifiée aux haines de la démagogie.

La morale et la religion tournées en ridicule par des publications obscènes et des caricatures indignes.

Le budget des cultes, sans cesse diminué, vient de subir, ces jours-ci, une nouvelle atteinte qui compromet les intérêts chrétiens.

Enfin, les absurdités du parlementarisme inquiètent le patriotisme et jettent la confusion dans les esprits.

Encore un pas dans cette voie et c'en est fait du salut de la France.

Français,

En adhérant pleinement aux enseignements infaillibles de la Papauté, la France retrouvera ses grandeurs passées et rentrera dans sa vocation de fille aînée de l'Eglise. 

Je montre la voie à tous en déclarant que le Syllabus, la Bulle Humanum genus et les autres actes pontificaux indiquent ce que les peuples doivent croire et ce que les rois doivent pratiquer.

Obéir à l'Eglise et lutter contre la Révolution, voilà le salut.

Pour faire exécuter ce programme, il faut une autorité légitime, n'ayant aucune attache avec la Révolution et ne relevant que de son Dieu et de son droit.

Fils aîné de Louis XVII, petit-fils du Roi martyr et gardien d'un dépôt sacré, je ne saurais pactiser avec la Révolution, ni abdiquer aucun droit.

Par ma naissance, je suis votre roi.

Si je viens à mourir en travaillant à votre régénération ou en combattant à votre tête, mes héritiers légitimes seront les enfants de mon frère Charles-Edmond, décédé le 29 octobre 1883.

Mon frère Adelbert et ses fils ne viennent qu'après eux.

Je veille sur l'éducation de mon successeur. Il sera le digne fils de Saint Louis ; je vous en donne ma parole d'honnête homme et de chrétien.

Cette nombreuse descendance de Louis XVI, consacrée au Sacré-Cœur de Jésus, assure l'avenir de la Monarchie.

Cet avenir est à nous parce que nous voulons être à Dieu.

CHARLES.
Paray-le-Monial, 16 décembre 1884.
lien 

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Quelques déclarations de ce Prince

Je suis le roi de toutes les libertés nationales, je ne serai jamais le roi de la révolution”. 

En 1870, il envoya son épouse comme ambassadrice auprès de Napoléon III pour l’avertir des visées prussiennes. Le conflit déclaré, il proposa de servir aux armées en amenant ses troupes carlistes. Napoléon III refusa, ce qui amena cette réponse du Prince :  
Il me paraît extraordinaire qu’un Bonaparte interdise à un Bourbon de participer à la guerre dont l’objet est l’Alsace acquise par mes ancêtres.   

 Le 14 septembre 1888, il écrivait aux légitimistes réunis à Sainte-Anne d’Auray :

Il n’y a que deux politiques en présence dans l’histoire contemporaine : le droit traditionnel et le droit populaire. Entre ces deux pôles, le monde politique s’agite. Au milieu, il n’y a que des royautés qui abdiquent, des usurpations ou des dictatures. Que des Princes de ma famille aient l’usurpation triomphante, soit. Un jour viendra où eux-mêmes ou leurs descendants béniront ma mémoire. Je leur aurai gardé inviolable le droit des Bourbons dont je suis le chef, droit qui ne s’éteindra qu’avec le dernier rejeton de la race issue de Louis XIV.

Charles XI fut le premier à se voir signifier par le gouvernement de la République française une mesure d’exil, en 1881. Mesure prise à la suite d’une messe de la Saint-Henri, où de nombreux assistants et plus spécialement des élèves de l’École Militaire de Saint Cyr avaient manifesté en sa faveur. Dans un message à ses fidèles au moment de son départ, il déclara :

La Vraie France, berceau de ma famille, et que j’aime ardemment, n’est pas responsable des actes de son gouvernement”.

Le 21 janvier 1893, pour le 100e anniversaire du martyre de Louis XVI, Charles XI reçut à Venise une importante délégation de Français fidèles conduits par le général de Cathelineau.

D’une façon incompréhensible, le Prince encouragea le ralliement préconisé par Léon XIII. Cette position conduira à ce qu’on a appelé le «schisme sévillan». Au moment de la Séparation de l’Église et de l’État, il signa un manifeste daté du 12 mars 1906 :  
Comme l’aîné de la race de nos rois et successeur salique, par droit de primogéniture de mon oncle Henri V, je ne puis rester plus longtemps spectateur impassible des attentats qui se commettent contre la religion, et aussi Sa Sainteté Pie X. J’élève la voix pour repousser de toutes les forces de mon âme de chrétien et de Bourbon, la loi de séparation”.

Il continuait : “
Catholiques français, l’avenir de la France est entre vos mains, sachez donc vous affranchir d’un joug maçonnique et satanique, en revenant franchement et avec l’ardeur qui vous caractérise, à la vraie tradition chrétienne et nationale dont, par ma naissance, c’est-à-dire par la volonté de Dieu, je suis le seul représentant légitime.

Charles XI mourut le 18 juillet 1909.

Source: Manifeste légitimiste (Fichier PDF) 
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17 juin 2007 7 17 /06 /juin /2007 09:18

Via le Forum catholique





Alexis de TocquevilleDans De la démocratie en Amérique (1835-1840), le français Alexis de Tocqueville, fin observateur de la jeune nation américaine écrit : « La plus grande partie de l'Amérique anglaise est pilotée par des hommes qui, après s'être soustraits à l'autorité du Pape, ne s'étaient soumis à aucune suprématie religieuse. Ils apportaient donc dans le nouveau monde un christianisme que je ne saurais mieux dépeindre qu'en l'appelant « démocratique et républicain ». Ceci favorisa singulièrement l'établissement de la république et de la démocratie dans les affaires. Dès le principe, la politique et la religion se trouvèrent d'accord et depuis, elles n'ont point cessé de l'être ». 

L'analyse de Tocqueville est toujours d'actualité et éclaire bien le propos : aux Etats-Unis, l'influence protestante est majeure. Puisqu'elle repose sur le refus de l'autorité et du dogme, leur préférant la liberté, elle porte en elle les principes démocratiques et républicains (autant dire les principes de la révolte luciférienne organisés, le non  serviam de Satan, légalisé et encouragé).
Ceux-ci furent définitivement ancrés dans la Constitution des Etats-Unis qui vit le jour en 1787.

Les Pères fondateurs des Etats-Unis (Washington, Jefferson, Adams, Franklin) sont donc à l’origine de la conception laïque américaine. Marqués par les philosophes des Lumières et les idées de la franc-maçonnerie, ils étaient déistes, dans la mesure où ils croyaient en l’existence d’un Dieu supérieur, et profondément libéraux en posant comme valeurs fondamentales : la
liberté et la tolérance. C’est pourquoi Dieu est omniprésent dans la vie publique aux Etats-Unis et que toutes les religions ont le droit de cité, sans pour autant qu’une d’entre elles s’établisse comme religion d’Etat. Une des raisons d’être de la religion aux Etats-Unis est qu’elle assure la bonne conduite des hommes. « Les Pères fondateurs sont des lecteurs de Montesquieu pour qui une foi pour être fausse n'en assure pas moins un règne de probité parmi les hommes » . Toutes les religions doivent alors coexister sans heurts car la religion est nécessaire au maintien de la concorde. Force est de souligner que ce statu quo s’est mis en place de manière pacifique, contrairement à la France. Dans l'histoire américaine, il n'y a pas de 1789. La révolution qui a conduit à l'indépendance était politique, les substrats philosophiques étaient préexistants : l'esprit libéral imprégnait les premiers colons. Pas de fracture violente donc, mais une continuité sur des bases philosophiques admises et constamment approuvées. Le Premier amendement, qui régit les relations Eglises-Etat, envisage les choses d'une manière totalement différente de la loi française de 1905. Pour les Américains, il ne s'agit pas de lutter contre une religion en particulier, à l'encontre de la France qui voulut se débarrasser en premier lieu du catholicisme. Le premier amendement est fait pour lutter contre les religions établies (ou religions d'Etat), comme en Angleterre. « Le « désétablissement » de la religion apparaît comme le principe conditionnant la liberté religieuse. » L'objectif premier est de protéger la religion de l'ingérence de l'Etat fédéral.

1.2 Conséquences : pluralisme religieux et interdépendance des sphères politiques et religieuses

Donner à chaque religion le droit de manifester publiquement sa foi a contribué au développement de toutes sortes de confessions possibles et imaginables ainsi qu’à l’intrusion du religieux dans le politique : les deux caractéristiques de la laïcité à l’américaine. 

Si les XVIIe et XVIIIe siècles sont dominés par le
protestantisme, au XIX e et au XX e siècles, les confessions se diversifient : des catholiques irlandais, à la communauté juive, en passant par les innombrables sectes fondées au XIXe – adventistes du 7ème jour, témoins de Jéhovah, Mormons... etc. – et qui continuent de proliférer aujourd'hui, ainsi que l’islam et les religions asiatiques. Les Etats-Unis représentent un vaste panel de toutes les religions du globe et font partie des Etats les plus religieux. Toutes ces confessions se font concurrence sur un marché religieux et chacun peut alors librement choisir sa confession selon sa sensibilité religieuse. Les chiffres sont parlants : la religion touche la quasi intégralité de la population américaine. Adrien Lherm donne les estimations suivantes : plus de 95% des Américains croient en Dieu et 90% appartiennent à une confession particulière. 70% participent à une association cultuelle et 40% affirment pratiquer régulièrement. Les Etats-Unis comptent 80 millions de protestants, 65 millions de catholiques, 6 millions de juifs et autant de musulmans. On dénombre 350 000 lieux de culte, soit un pour 850 habitants : ratio le plus élevé du monde.

Pourtant, il existe bien une séparation des Eglises et de l'Etat. Le troisième président des Etats-Unis, Jefferson, l'avait bien entendu de cette façon. Il disait que la clause contre l'établissement d'une religion par une loi avait pour objectif l'érection d'un mur de séparation entre l'Eglise et l'Etat . Selon la formule de J-F Colosimo : « Récusant également le tout-Dieu et le zéro-Dieu, les Etats-Unis reposent sur le tout-religieux et le zéro-religion… Il s'agit moins, en l'espèce, de préserver l'Etat de l'Eglise que de protéger les Eglises de la politique en ce qu'elle a de nécessairement profane ».

Des centaines de confessions et de religions différentes, professant des corps de doctrine divergents voire contradictoires, pratiquées par des millions de gens, se trouvent résumées et rassemblées sur les dollars : « In God we trust ». Curieux syncrétisme de l'argent? Il s'agit bien plutôt d'un concept propre aux Etats-Unis, cette nation construite sur des principes importés du Vieux Continent et rénovés dans ce nouveau monde qui continue de fasciner pour sa faculté de création. Le Dieu en qui croient les Américains a tous les visages, mais il se voile dans les plis de la bannière étoilée. Le culte qu'on lui rend se confond avec une religion nouvelle qui a pour autel les Etats-Unis d'Amérique. Le sociologue Robert Bellah lui a donné le nom de « religion civile » repris depuis par tous les observateurs du fait religieux aux Etats-Unis. C'est là qu'il faut voir la spécificité de la relation entre les Etats-Unis et le phénomène religieux.

La notion de « religion civile » provient du Contrat social (1762) de
J.-J. Rousseau. Le philosophe des Lumières considère une religion civile obligatoire pour maintenir le lien social : « Il importe à l'Etat que chaque citoyen ait une religion qui lui fasse aimer ses devoirs ; mais les dogmes de cette religion n'intéressent ni l'Etat ni ses membres qu'autant que ces dogmes se rapportent à la morale et aux devoirs que celui qui la professe est tenu de remplir envers autrui ». On voit bien combien le philosophe réduit la religion à une simple morale. La façon dont les Etats-Unis appréhendent les religions est fondée sur ce principe rousseauiste. 

Le Dieu auquel font allusion tous les présidents dans leurs discours est, suivant l'interprétation de R. Bellah, « un signe creux, tant l'absence de référence à un culte singulier, à une confession particulière fait évidence. Ce Dieu est simplement celui de l'Amérique » . Ce sociologue résume ce que signifie le terme de religion civile aux Etats-Unis : « ensemble institutionnalisé de croyances sacrées sur la nation américaine ». Cette religion civile peut alors rassembler tous les Américains. Peu importe les religions. Elles se fondent toutes dans les « croyances sacrées sur la nation américaine ». On retrouve cette idée dans un discours d’Eisenhower dans les années 1950 déclarant que la forme du gouvernement des Etats-Unis « n’a de sens que si elle se fonde sur une foi religieuse profonde. Ce que peut-être cette foi, peu m’importe du moment qu’elle existe ». 

J.-F. Colosimo commente ainsi la définition : « La religion civile confère une dimension proprement religieuse à l'entièreté de la vie américaine, non seulement parce que les Américains en partagent le principe, mais encore parce qu'elle s'exprime à travers une foi et des rites. Elle a ses textes sacrés : les chartes fondatrices, la Constitution, les discours présidentiels. Ses dogmes : Dieu, la loi, la providence, la mission des Etats-Unis. Ses temples : les monuments d'Etat, les immeubles publics, les cimetières militaires. Ses ex-voto : le drapeau, l'hymne national, la monnaie. Ses fêtes: Thanksgiving, Memorial Day, 4th July, Veterans Day. Ses martyrs: Lincoln, Martin Luther King. » Il continue en expliquant qu'en Europe la séparation renvoie la religion à la sphère privée tandis qu'en Amérique, on distingue la croyance, qui relève du domaine privé, de la « dimension religieuse inhérente à la sphère publique qui aurait grand tort de ne pas s'en soucier ». On a vu pour quelles raisons pratiques. La religion civile apparaît donc comme une « combinaison démocratique de théocratie laïcisée et de laïcité sacralisée ». 

En accordant à chaque religion une pleine liberté, elle lie toutes les confessions à la défense d’un certain état d’esprit religieux en Amérique. Reste à la religion civile à trouver le point commun à toutes ces croyances. Elle le trouve dans l'idée que les Etats-Unis sont un peuple choisi qui a une mission à remplir. 

Pour les Pères fondateurs, cette nation naissante est un autre Israël. Jefferson parle de « cet être qui guida nos pères, à l'instar de l'ancien Israël, hors des pays où ils étaient nés pour les installer sur une terre d'abondance » . Selon les théories protestantes, la religion est une relation personnelle du croyant avec le Créateur, une sorte de profession de foi en l'individualisme qui constitue l'essence de la démocratie. Pour les Etats-Unis, le régime politique est forcément démocratique. Voici donc le credo de la religion civile : la démocratie est l'établissement du règne de Dieu sur terre et les droits de l'homme en sont les garants

Dès lors les Etats-Unis, nouvelle Terre promise, se doivent de transmettre ce message. D'où leur messianisme qui veut étendre au monde le modèle américain. Le président est le grand prêtre de l'Amérique, l'armée son bras vengeur. 

La laïcité à l’américaine : une solution miracle ?

Dans un discours, prononcé dans un établissement scolaire au moment de la polémique sur la laïcité à l’école, Bill Clinton s’exprima ainsi : «Ne pensez-vous pas que si tous les enfants qui vivent dans un quartier difficile fréquentaient chaque week-end une institution religieuse, une synagogue le samedi, une église le dimanche, ou une mosquée le vendredi, ne pensez-vous pas que la toxicomanie, la criminalité, la violence, le sentiment d’autodestruction diminueraient et que les valeurs morales gagneraient du terrain dans notre pays ? » Dans ce plaidoyer en faveur de la laïcité à l’américaine, Bill Clinton semble sous-entendre que les différentes religions (coexistant pacifiquement) sont facteurs de paix sociale. On peut alors se demander, à juste titre, si finalement une pluralité de religions, qui vivraient côte à côté et qui s’épanouiraient pleinement dans un Etat leur laissant une liberté quasi-absolue, ne serait pas la solution miracle au « problème » religieux et du coup social d’un pays. N’est-ce d’ailleurs pas le rêve de certains hommes politiques français souhaitant une révision de la loi de 1905 et le développement du communautarisme religieux ?

On peut cependant émettre quelques réserves quant à cette conception des rapports entre Etat et religions. Tout d’abord, comme nous l’avons souligné, la laïcité à l’américaine pousse les hommes politiques à instrumentaliser la religion pour arriver à leurs fins et assurer une certaine morale. N’est-ce pas alors un peu réducteur de l’utilité de la religion ? Celle-ci n’est-elle pas faite pour relier les hommes à Dieu plutôt qu’un candidat à ses potentiels électeurs pratiquants ? En admettant qu’une religion a pour but d’honorer Dieu, le louer et le servir, on peut également se demander si une telle utilisation de la religion honore vraiment Dieu …

De plus, accorder la liberté de culte absolue, c’est finalement permettre à importe quelle secte aussi dangereuse soit-elle, d’avoir droit de cité dans la société. En effet, aux Etats-Unis, si quelqu’un décide de fonder une nouvelle « religion », l’Etat, qui doit laisser les religions autonomes et indépendantes, ne peut l’en empêcher même si cette dernière est contraire à la « morale » communément admise se réduisant au plus petit dénominateur commun aux principales religions en place. Pis encore, cette acception de la laïcité place sur le même plan d’égalité toutes les communautés religieuses : les adorateurs du choux farcis ont alors les mêmes droits de s’exprimer sur la place publique que les catholiques pourtant majoritaires. La question n’est pas celle de la majorité mais celle de la non-existence de la vérité. Finalement la laïcité à l’américaine, aussi séduisante soit-elle, a le même dogme que la laïcité à la française : « Il n’y a pas de vérité, ou tout au moins il n’est pas possible pour l’homme de la connaître avec certitude. » Or pour un catholique, cette acception pose problème : cela mène au relativisme (toutes les vérités se valent) et à son corollaire, l’indifférentisme. Il ne peut se satisfaire de ce statu quo à l’américaine qui contribue à la prolifération d’une législation de plus en plus contraire à la morale chrétienne : légalisation de l’avortement, divorce …

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 10:42

Louis XVII - Château de Versailles.


8 juin 1795 "Mort de Louis XVII au Temple. Son oncle, le comte de Provence, devient Louis XVIII". 

(Alfred Fierro, Chronologie la Révolution jour par jour in Jean Tulard, J.-F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 378).

En 1794, Louis-Charles fut enfermé au secret dans une chambre obscure, au Temple, sans hygiène ni secours, pendant six mois. Son état de santé se dégrada, il fut rongé par la gale et vécut accroupi. Sa nourriture lui était servie à travers un guichet et personne ne lui parla ni ne lui rendit visite. Chez cet enfant de 9 ans, ces conditions de vie entraînent une rapide dégradation de son état de santé. Louis XVII mourut dans des conditions épouvantables, des suites de mauvais traitements infligés par ses gardiens (alcoolisé à outrance par le cordonnier Simon), emmuré pendant six mois, dans un cachot infesté par la vermine. Il mourut probablement d'une péritonite tuberculeuse, le 8 juin 1795, à 10 ans et après bientôt 3 ans de captivité. (Wikipedia)


Marie Thérèse de France"Il était dans un lit qu'on n'avait pas remué pendant plus de six mois, et qu'il n'avait plus la force de faire; les puces et les punaises le couvraient, son linge et sa personne en étaient pleins. On ne l'a pas changé de chemise et de bas pendant plus d'un an; ses ordures restaient aussi dans sa chambre; jamais personne ne les a emportées pendant tout ce temps. Sa fenêtre, fermée avec des barreaux, n'était jamais ouverte" (Marie-Thérèse Charlotte de France, Mémoire sur la captivité des princes et princesses ses parents depuis le 10 août 1792 jusqu'à la mort de son frère, in Journal de ce qui s'est passé à la tour du Temple, Le Temps retrouvé, Mercure de France, Mesnil-sur-l'Estrée 2006, p. 190). 

Louis-Charles "arrive à la prison du Temple le 12 août 1792, à l'âge de sept ans. Il va passer trois ans dans cette forteresse rébarbative et bien peu ensoleillée. Durant ce séjour, la tuberculose osseuse... va l'emporter." (Jean Tulard, J.-F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 957).

"Le cœur de Louis XVII changea plusieurs fois de main à titre de relique avant d'être placé, en 1975, dans la crypte royale de la basilique de Saint-Denis, lieu où ont été enterrés ses parents et une grande partie des rois de France. Une étude historique, conduite par l'historien Philippe Delorme, conjointement à des analyses génétiques par comparaison d'ADN mitochondrial, pratiquées par le professeur Jean-Jacques Cassiman de la KU Leuven en Belgique, et par le docteur Berndt Brinkmann de l'université allemande de Muenster, ont démontré en 2000, qu'il appartient bien à un descendant de Marie-Antoinette. Comme, de son côté, l'enquête historique confirme que ce cœur est bien celui que le docteur Philippe-Jean Pelletan a " soustrait " sur le cadavre de l'enfant mort au Temple le 8 juin 1795, ces deux informations - signature génétique et " traçabilité " historique - permettent de conclure qu'il s'agit bien du cœur de Louis XVII. Cette conclusion réhabilitant du même coup les témoignages de contemporains recueillis par l'historien Beauchesne. Cette authenticité démontrée, l'urne funéraire contenant le cœur a été placée, le 8 juin 2004, dans la chapelle des Bourbons de la basilique Saint-Denis, lors d'une cérémonie rassemblant des membres de la famille de Bourbon et diverses personnalités.

Malgré cela, certains continuent de vouloir démontrer la survivance du prince à l'épisode du Temple mais pour la plupart des spécialistes, l'analyse ADN du cœur, conjuguée avec l'enquête menée sur son origine et les péripéties de son histoire, est suffisante pour attester de la mort du prince au Temple. C'est en particulier le cas du professeur Jean Tulard, membre de l'Académie des Sciences Morales et Politiques" (Wikipedia)

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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 09:47

 


... 1643 "Le grand Condé, sur le champ de bataille de Rocroy, fait vœu d'offrir une statue à la Vierge si Elle lui accorde la victoire." 

(Marquis de la Franquerie, La Vierge dans l'histoire de France, Résiac, Montsûrs 1994, p. 323.) 

C'est la splendide victoire de Rocroi sur les tercios» espagnols, des unités composées de piquiers, d'arquebusiers et de fantassins armés d'épées, réputées invincibles. Louis XIII mort quatre jours plus tôt, laisse une France rassurée sur le plan extérieur. Le chef d’œuvre de Richelieu, lui-même mort quatre mois auparavant, a été de retarder l’intervention, de ménager nos forces. La France avec ses jeunes généraux Condé et Turenne donnaient à fond au moment où l’adversaire commençait à être las. Le chef de l'armée française, le duc d'Enghien, plus tard appelé le Grand Condé, révèle ici tout son génie militaire, alors seulement âgé de 22 ans. Il attaque les Espagnols en compensant son infériorité numérique par sa rapidité de manoeuvre et en faisant un large usage de la cavalerie. Les Espagnols perdent l'essentiel de leurs forces et pas moins de 250 drapeaux. 

Cette victoire est décisive dans la guerre de Trente Ans (1618-1648) qui voit la France devenir la puissance incontestable et incontestée de l'Europe. ... Jusqu'à la funeste Révolution dite "française" où elle "perd définitvement la première place et toutes les chances de la retrouver. ... Avant de rétrograder de plusieurs rangs au XIXe et au XXe siècle. La France reste seconde en 1815. On ne peut en vingt ans, dilapider totalement l'avance d'un millénaire..." (Pierre Chaunu, Le Grand déclassement, à propos d'une commémoration, Robert Laffont 1989, p. 65).

La prophétie de Louis XIII

"Nous sommes maintenant à six mois de la bataille de Rocroi. La paix n'est toujours pas signée et il faudrait une grande victoire. Dans cette incertitude le 4 décembre 1642, le cardinal de Richelieu meurt, tandis que le roi Louis XIII, très malade décline rapidement. L'enfant que l'on espérait mais que l'ont n'attendait plus, Louis-Dieudonné n'a pas encore cinq ans.

Richelieu a laissé à Mazarin le soin de poursuivre son oeuvre de gouvernement de la France.

Cependant le roi est de plus en plus malade. ... Un mois avant sa fin, il prend des dispositions officielles pour sa succession, pendant la minorité de son fils. ... Le 13 mai au matin, le roi est au plus mal, tandis qu'il a les yeux clos, le prince de Condé entre dans sa chambre. Le souverain soulève ses paupières, le reconnaît et lui murmure:

- Monsieur, je sais bien que l'ennemi s'est avancé sur notre frontière avec une grosse et puissante armée, mais votre fils va le repousser et le vaincre. 

Tout le monde à Paris ignore encore l'attaque soudaine des Espagnols et le prince de Condé pense que le roi délire. Il pourra dire par la suite avec émerveillement que le souverain avait prophétisé, six jours à l'avance, la victoire de son propre fils, le duc d'Enghein à Rocroi!"

(Louis Fontaine, Le Sang et la Gloire, Des hommes et des batailles qui ont fait la France, Editions de Paris, Paris 2003, p. 217).
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 15:02
... 1791 "Fin du débat sur les colonies à l'Assemblée nationale et maintien de l'esclavage"

(Source: Alfred Fierro, La Révolution jour par jour in Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, J. Tulard, J.-F. Fayard, A. Fierro, Robert Laffont, Collection Bouquins, Paris 1998, p. 333).
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8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 07:49

Jeanne d’Arc, munie d’une bannière portant l’inscription Jésus Maria, dégageait un tel esprit de tranquille certitude que les gens faisaient sans effort ce qu’elle disait.

Le 8 mai 1429 Jeanne lève le siège d’ Orléans défendue par Suffolk et Talbot (8 mai, réalisation de la 1ère prophétie ; depuis, chaque année, le 8 mai est pour les Orléanais, jour de fête), Puis, sans perdre une minute, Jeanne unit la nation française, son nom se répandant partout en France, elle fit tourner la Guerre de Cent ans à l’avantage de la France, n’écoutant pas les avis opposés, elle conduisit le dauphin à Reims, les Anglais qui essayaient de barrer la route furent bousculés à Patay. D’enthousiasme, Troyes fut pris. Les gouverneurs bourguignons effrayés par ce mouvement populaire, ne recevant pas de secours de Bedford, ouvrirent les portes de Châlons et de Reims, où comme elle l’avait prédit (réalisation de la 2è prophétie), elle fit sacrer le dauphin Charles VII, selon les rites, le 17 juillet 1429.

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 09:25

... le roi Louis XVI ouvre les états généraux à Versailles.

La déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen

On connait la suite: Révolution, Déclaration des droits de l'Homme, deux millions de morts, l'Angleterre gagnante, déclin, déclassement en une génération, et de première puissance, rétrogradation de la France au sixième rang mondial en 2007. La suite bientôt.

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 10:14

Le Blog de Bernard Antony

"Trois candidats à l’élection présidentielle sont présentés par des organisations trotskistes : Arlette Laguillier, Besancenot, Schivardi et un quatrième José Bové est entouré aussi de militants de même origine idéologique. ...

Or, dans les médias, le trotskisme est presque toujours présenté d’une manière sympathique, comme étant la famille idéologique de ce malheureux Trotski assassiné sur ordre de l’odieux Staline dont il n’aurait pas accepté les dérives bureaucratiques, policières, dictatoriales. Il y aurait eu en quelque sort une révolution trahie avec Staline et ses émules et une révolution généreuse avec Trotski, toujours à recommencer.

Cela relève d’une parfaite désinformation historique et idéologique.

Le trotskisme ce n’est pas moins que le stalinisme, le communisme marxiste-léniniste dans son horreur, « intrinsèquement pervers », selon Pie XI chargé d’un bilan d’extermination indépassé dans l’histoire des hommes.

Comment ne pas rappeler que l’affirmation de trotskisme devrait susciter une réprobation égale à celle d’une proclamation de foi nazie ?

Redisons donc ici simplement que Trotski partagea avec Lénine la direction de la révolution communiste en Russie (avec beaucoup moins de 10% de partisans dans le peuple russe qu’ils méprisaient cyniquement). Trotski, principal créateur de l’armée rouge (avec les fonds qu’il recevait des Etats-Unis notamment de Jacob Schiff, un des hommes les plus riches du monde et de la banque Kuhn Loeb and Co) fut aussi le fondateur de la Tcheka qui deviendra successivement Guépéou, NKVD puis enfin KGB.

C’est lui qui mit en place à la tête de cette police qui allait devenir le plus gigantesque et le plus durable appareil de terreur jamais élaboré, le monstre Féliks Dzerjinski. C’est lui qui, avec Lénine, développa la théorie jacobine de la terreur comme système de pouvoir reprise par le nazisme.

Hannah Arendt et Ernst Nolte ont remarquablement analysé cet enchaînement. Dans son livre « Terrorisme et communisme », Trotski écrit « Qui veut la fin ne peut pas rejeter les moyens ». Développant la nécessité des exterminations massives (notamment de la bourgeoisie et des paysans, il insiste sur le fait que renoncer au terrorisme d’Etat serait renoncer à la révolution sociale…).

Rappelons qu’il fut aussi le fusilleur des marins de Cronstadt qui n’avaient pas bien compris le sens de la révolution.

Staline ne fut donc pas plus terroriste, pas plus massacreur, pas plus criminel que Trotski. Il fut simplement son rival victorieux dans la lutte pour la succession de Lénine.

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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 17:06

"Loin d'être un facteur de guerre, le nationalisme est le gage le plus sûr et le plus solide de la paix. Car l'individu qui - parce qu'il les connaît - comprend et estime les valeurs et les richesses de son patrimoine nationa, et qui, pour cela même, consciemment, aime son pays, sera pour cela même, et naturellement, conduit à connaître, à comprendre et même à aimer les autres pays, et, pour commencer, les pays voisins" (Jean Haupt, Le Procès de la Démocratie, Cahiers Découvertes, Lisbonne 1971, p. 191).

Bruno Gollnisch dans un entretien à e-deo.net développe la même idée (49:30 au curseur): "les sociétés multiraciales, multiculturelles, sont très souvent des sociétés multiconflictuelles. Et contrairement à une opinion répandue, ce n'est pas la frontière qui est source de conflit, c'est au contraire l'inexistence de frontière. Quand des frontières sont sûres et reconnues comme elles le sont depuis des siècles entre l'Espagne et le Portugal, il n'y a pas de conflit".

Le Salon Beige (dans "La doctrine sociale de l'Eglise et l'immigration") rapporte que "le n°2 du FN termine en évoquant la figure du Cardinal Feltin, archévêque de Paris de 1949 à 1966, qui avait justifié la préférence nationale, comme le montre cette citation utilisée par Jean-Marie Le Pen :

"L'Eglise qui proclame que tous les hommes sont frères, corrige l'interprétation erronée qu'on donne parfois à cette fraternité universelle. Elle déclare, en effet, que chacun doit aimer particulièrement ceux qui sont nés sur le même sol que lui, qui parlent la même langue, ont hérité des mêmes richesses historiques, artistiques, culturelles, qui constituent dans l'humanité cette communauté spéciale que nous appelons notre patrie, véritable mère, qui a contribué à former chacun de ses enfants. Elle a droit à un amour de préférence".

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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 23:42

Vox Galliae

Alors que le cessez le feu a été signé, l'armée française tire sur ordre du gouvernement français sur une population innocente, dont le seul crime est de manifester pour l'Algérie française. Une centaine de morts, plus de 200 blessés, des rescapés de ce génocide traumatisés à vie, des familles anéanties à jamais par ce drame.

Ce qui rend cette journée atroce, c'est que des Français ont été assassinés par traîtrise : par des balles françaises, des rafales tirées dans le dos des manifestants.

Voici un court extrait de la conférence donnée le 22/02/2007 au Centre Charlier par Gerard Marin, ancien grand reporter du Figaro, présent sur les lieux au moment de la tragédie.

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