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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 17:10

La publication de cette nouvelle a immédiatement enflammé les réseaux sociaux :

Une manifestation interdite à Calais maintenue, un général de Corps d'Armée, Christian Piquemal, arrêté

Bientôt les premiers français déchus de leur nationalité ? Malgré l'interdiction préfectorale décidée par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le mouvement "Patriotes européens contre l'islamisation de l'Occident" (Pegida) a maintenu sa manifestation aujourd'hui à Calais contre la présence des migrants.

Par crainte des débordements nous dit-on, et pour «veiller à faire appliquer l'arrêté préfectoral», un important dispositif de sécurité a été prévu, a indiqué la préfecture du Pas-de-Calais.

Pourtant, la video de l'arrestation du général ne montre pas des manifestants violents mais au contraire on voit des forces de police violentes gazant des manifestants pacifiques.

Révolté par l'interdiction préfectorale, le général de Corps d'Armée Christian Piquemal, combattant d'élite qui a commandé la légion étrangère de 1994 à 1999 et a longtemps présidé l'Union nationale des parachutistes (UNP) avait rédigé un communiqué (reproduit ci-dessous. Ndlr.) annonçant sa présence physique dans le cortège à Calais et appelant à une manifestation "dans l'ordre, le calme et la discipline des 'vieilles troupes'."

 

«Nous maintenons notre participation, apolitique, qui se fera dans l'ordre, le calme et la discipline des “vieilles troupes” ; j'y serai présent physiquement, mentionne le militaire en retraite. Il y aura dans nos rangs des personnes vulnérables (femmes, enfants, personnes âgées et/ou handicapées) et il n'est donc pas question, à aucun moment, de se confronter aux forces de l'ordre autrement qu'amicalement: des consignes précises ont été données et un personnel de sécurité veillera à leur application. C'est donc confiant dans le futur déroulement de notre action que j'invite tous les Patriotes et associations patriotiques à se joindre à nous».

 

Le communiqué du général :

 

Par décision du ministre de l’Intérieur, la manifestation prévue le 6 février à CALAIS vient d’être interdite, et ce pour deux raisons :

  • l’organisation en serait attribuée à PEGIDA France (organisation jugée à droite de l’extrême-droite) ce qui, selon les autorités politiques, présente des risques importants et pourrait occasionner des troubles à l’ordre public,

  • l’état d’urgence justifierait l’interdiction des manifestations à risques.

Malgré cette mesure arbitraire et abusive, et en raison notamment du nombre important de participants prévus ainsi que des moyens matériels qu’ils ont engagés, nous maintenons notre participation, apolitique, qui se fera dans l’ordre, le calme et la discipline des « vieilles troupes » ;  j’y serai présent physiquement.

Il y aura dans nos rangs des personnes vulnérables (femmes, enfants, personnes âgées et/ou handicapées) et il n’est donc pas question, à aucun moment, de se confronter aux forces de l’ordre autrement qu’amicalement : des consignes précises ont été données et un personnel de sécurité veillera à leur application.

C’est donc confiant dans le futur déroulement de notre action que j’invite tous les Patriotes et associations patriotiques à se joindre à nous.

Plus nous serons nombreux, plus nous serons crédibles et en mesure de faire pression sur le pouvoir politique afin qu’il tienne compte de la volonté et de la souveraineté du Peuple.

Serrons les rangs, restons DEBOUT, afin que VIVE la France !

 En nous, l’espoir doit subsister ! Du plus profond de notre Patrie jaillira toujours une flamme que rien, ni personne, ne pourra jamais éteindre !

GALLIA PATRIA NOSTRA !

Général de Corps d’Armée (2s) Christian PIQUEMAL,
         Président du Cercle de « Citoyens-Patriotes »

 

Source: http://blog.cercle-citoyens-patriotes.fr/a-propos-de-calais/

 

Loïc Perdriel, qui dirige la branche de Pegida en France s'est interrogé : «Que fera le Préfet, va-t-il envoyer de la lacrymo sur un général en retraite, et pas n'importe lequel?». [1]

 

Xavier Bertrand (LR), franc-maçon notoire élu récemment Président de la région Nord/Pas-de-Calais/Picardie, a déclaré le 4 février sur Europe 1 qu'il fallait mettre en prison ceux qui s'opposent politiquement et par des manifestations à l'afflux de clandestins à Calais. Source

 

Résultat: près d'une vingtaine d'interpellations ont d'ores et déjà eu lieu, dont celle du général Christian Piquemal, révèle Nord Littoral. «Nous sommes dans le même combat, je comprends votre présence, mais pas que vous nous chargiez», a ainsi indiqué aux CRS l'ancien militaire tout en appelant les manifestants à «décrocher». [2]

Le général Piquemal et 20 autres arrêtés à Calais lors d’une réunion interdite de PEGIDA (VIDEO) via RT en français :

Notes

 

[1] La manifestation de Pegida maintenue à Calais, malgré l'interdiction, Le Figaro, Par Delphine de Mallevoüe Mis à jour le 06/02/2016 à 10:45 Publié le 06/02/2016 à 08:00

[2] Calais : une centaine de personnes présentes au rassemblement Pegida, Le Figaro, Par Delphine de Mallevoüe Mis à jour le 06/02/2016 à 16:17 Publié le 06/02/2016 à 08:00

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 22:31

A celui qui n'a rien, la nationalité est ce qui lui reste... Voici donc la suite de cette pièce de théâtre cousue de fil blanc ... Le régime de suspiscion et de déchéance pour tous se met en place. Un amendement prévoit même qu'une "personne peut être déchue de la nationalité française ou des droits attachés à celle-ci lorsqu'elle condamnée pour un crime ou un délit." A ce rythme, ils pourront bientôt déchoir de leur nationalité les Grands ancêtres terroristes de 1792-93 !... Mais cela, ne l'espérez pas trop !

 

Le 6 janvier Manuel Valls s'opposait à la déchéance pour tous :

Le 6 janvier Manuel Valls s'oppose à la déchéance pour tous,... un mois après il l'approuve

Un moins plus tard, ce 5 février, il approuve l'idée de pouvoir déchoir tous les Français de leur nationalité :

Le 6 janvier Manuel Valls s'oppose à la déchéance pour tous,... un mois après il l'approuve

Voici les principales déclarations du Premier ministre Manuel Valls qui a défendu vendredi le projet de révision constitutionnelle devant l'Assemblée nationale, ainsi que des extraits de l'exposé des motifs du nouvel amendement sur le projet de déchéance de nationalité.

 

Déchéance pour tous

- "Après de nombreux débats avec toutes les composantes de la représentation nationale, le gouvernement a souhaité que soit inscrit ce principe d'égalité dans notre Constitution. Ce texte, garant de l'égalité républicaine, ne fera ainsi aucune distinction fondée sur la naissance, sur le mode d'acquisition de la nationalité ou sur la détention d'une ou plusieurs nationalités".

- "Avec le président de la République, nous avons beaucoup écouté, beaucoup consulté (...) Et l'amendement que présentera à nouveau le gouvernement est, je le crois, le fruit de ce dialogue (...) Cet amendement inscrit donc au coeur de la Constitution le principe de l'égalité de tous devant l'exigence républicaine".
 

Amendement
- Une "personne peut être déchue de la nationalité française ou des droits attachés à celle-ci lorsqu'elle condamnée pour un crime ou un délit"
- "Dans un souci du respect du principe d'égalité, le projet de loi ordinaire qui en découlera unifiera les régimes de déchéance applicables aux personnes condamnées, qu'elles soient naturalisées ou nées françaises."

 

Source: Révision constitutionnelle: les principales déclarations de Valls, 05 Févr. 2016, 11h14 | MAJ : 05 Févr. 2016, 11h14

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 21:16

On le savait depuis septembre 2015, des milliers de combattants de Daech - l'état islamique s'infiltraient parmi les migrants. Cela va devenir de plus en plus difficile pour Hollande et Merkel, les immigrationnistes en général de le nier :

Daesh envoie en Europe des jihadistes déguisés en migrants

Le chef de la sécurité intérieure allemande a admis que des militants de Daesh se sont introduits en Europe déguisés en migrants.

 

Hans-Georg Maassen l'a indiqué au lendemain d'un attentat déjoué à Berlin par les forces de sécurité allemandes. Il explique que depuis les attentats du 13 novembre à Paris, des terroristes franchissent les frontières dans le flot de réfugiés. «Nous essayons de les reconnaître et de les identifier», a-t-il expliqué dans une interview donnée à la chaîne de télévision allemande ZDF.

 

Selon les dires de Hans-Georg Massen, repris par le journal Berliner Zeitung, la sécurité intérieure allemande a reçu plus de 100 tuyaux qui explique que des militants de Daesh sont actuellement en Allemagne parmi les réfugiés. Il refuse cependant de céder à la panique.

 

«Nous sommes dans une situation sérieuse avec un risque élevé d’attaques. Mais les agence de sécurité, les services de renseignement et les forces de police sont en état d’alerte et notre but est de minimiser le risque du mieux que nous le pouvons».

 

Source: Daesh envoie en Europe des jihadistes déguisés en migrants, Direct Matin, publié le

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 21:51

Un article pro Schengen de Direct Matin est contraint de titrer : "Vers un rétablissement des frontières". Eriger des murs (Hongrie) serait se replier sur soi-même: on rappellera à Direct matin que les premiers à avoir érigé des murs, c'est l'Etat d'Israël à ses "frontières" extensibles (frontières extensibles : Jérusalem 2008, Syrie 2008, Egypte 2013, Palestine 2015, Jordanie 2015) mais qu'on n'a jamais entendu nos media dire que l'état d'Israël se repliait sur lui-même ? Où et quand ? Pour le deux poids deux mesures, c'est ici.

Schengen : vers un rétablissement des frontières

Confronté avec un afflux de migrants jamais vu ainsi qu’une menace terroriste à son paroxysme, certains pays veulent limiter la libre circulation.

 

C’est un des grands principes de l’Europe, qui est actuellement mis à mal. L’espace Schengen, cette zone de libre circulation regroupant vingt-six pays, est remis en cause depuis plusieurs mois. Certains de ses membres, touchés par un afflux de migrants hors du commun, ont en effet ­rétabli les contrôles aux frontières de manière provisoire. Une mesure déjà utilisée depuis la signature des accords en 1995, mais inédite à cette ampleur, illustrant les dangers qui ­pèsent sur l’ouverture du continent.

 

Plus d’un million de migrants, principalement venus de Syrie et d’Afghanistan en guerre, sont entrés en Europe en 2015, laissant les différents pays face à la plus grande crise migratoire qu’ils aient connue depuis des décennies. Porte d’entrée des migrants dans l’UE, la Hongrie a décidé d’ériger des murs. Sans aller jusqu’à cet extrême, de nombreux pays souhaitent voir étendus les contrôles aux frontières jusqu’à deux ans. Car leur efficacité est réelle.

 

En novembre, la Suède a en effet constaté la chute d’un tiers du nombre de migrants arrivant dans le pays après l’instauration de ces dispositifs. Mais s’ils s’avèrent payants pour les pays concernés, les contrôles ne font que déplacer le problème. Bloqués par Stockholm, les réfugiés se sont retrouvés au Danemark, qui a à son tour décidé de se ­replier sur lui-même. Plus à l’est, face aux barrières hongroises, les flux de ­population se sont déportés vers la Roumanie ou la Croatie.

 

L’autre objectif avoué de l’entrave à la libre circulation est sécuritaire. En rétablissant les frontières, chaque pays serait en mesure d’imposer plus de filtres permettant de vérifier l’identité de ceux qui souhaitent entrer et de les comparer aux bases de données des polices européennes, voire aux casiers judiciaires et aux services de renseignement. Des mesures qui, en théorie, pourraient ­diminuer la menace terroriste.

 

Un risque économique

 

Les conséquences d’un abandon de Schengen seraient toutefois moins bénéfiques sur le plan économique. Le secteur du tourisme serait un des premiers touchés. Et des travailleurs frontaliers pourraient perdre leur emploi. Avec des files aux abords des frontières, le transport de marchandises serait aussi impacté. Autant de bouleversements qui calmeraient les investissements étrangers.

 

Selon une étude de France Stratégie publiée hier, le coût pour l’économie française serait de un à deux milliards d’euros par an à court terme, et plus de 10 milliards d’euros par an à plus long terme. Pour certains, comme le numéro deux des Républicains Laurent Wauquiez interrogé hier sur Europe 1, c’est le coût de "notre ­sécurité", "les victimes du Bataclan" valent bien cela. Pour d’autres, comme le chef du gouvernement italien Matteo Renzi, c’est le risque de "détruire l’Europe".

 

Source: Schengen : vers un rétablissement des frontières ?, Par Direct Matin, publié le 3 Février 2016 à 20:38

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 05:51

L'archevêque d'Alep, Monseigneur Jeanbart, pointe les responsabilités occidentales.

Un Laurent Fabius qui se prend pour Dieu le Père

De passage en France à l’occasion de la Nuit des témoins organisée chaque année par l’Aide à l’Église en détresse, l’archevêque grec-melkite d’Alep, Monseigneur Jeanbart, en avait gros sur le cœur.

Après avoir décrit la situation dramatique que vivent les Alépins, l’évêque syrien s’est adressé au parterre de journalistes qui étaient venus l’écouter.

« Les médias européens n’ont cessé d’étouffer le quotidien de ceux qui souffrent en Syrie et se sont même permis de justifier ce qui arrive dans notre pays en reprenant des informations sans jamais les vérifier », a-t-il lancé, fustigeant notamment les agences de presse créées pendant la guerre, « détenues par l’opposition armée », à l’instar de l’Observatoire syrien des droits de l’homme, source incontournée des médias occidentaux.

« Il faut que vous compreniez qu’entre l’État islamique et le gouvernement syrien, notre choix est vite fait. On peut condamner le régime pour certaines choses, mais vous n’avez jamais cherché à être objectifs », a-t-il encore accusé.

À la question de savoir s’il avait pu expliquer sa position aux autorités françaises, Monseigneur Jeanbart a répondu qu’il avait essayé, avant de s’entendre dire qu’il fallait être « moins critique ».

Pour lui, pourtant, l’Occident n’a cessé de taire les exactions de l’opposition armée, tout en accablant le gouvernement syrien et son président. « Bachar el-Assad a beaucoup de défauts, mais figurez-vous qu’il a aussi des qualités », a-t-il expliqué, « les écoles étaient gratuites, les hôpitaux aussi, les mosquées comme les églises ne payaient aucune taxe, mais quel gouvernement de la région fait des choses pareilles, soyez honnêtes ? Souvenez-vous aussi que si nous préférons aujourd’hui soutenir le gouvernement, c’est parce que nous redoutons l’instauration d’une théocratie sunnite qui nous priverait du droit à vivre sur notre propre terre. »

« Oui, j’ai tenté de dire toutes ces choses aux autorités françaises, mais que voulez-vous attendre d’un Laurent Fabius qui se prend pour Dieu le Père, en décidant qui mérite ou non de vivre sur cette Terre ? » a-t-il finalement répondu, visiblement las (Laurent Fabius avait affirmé que Bachar el-Assad ne « mériterait pas d’être sur la Terre »).

 

Source: La sainte colère de l'archevêque d'Alep, Charlotte d'Ornellas, Boulevard Voltaire, 30.01.2016

Belgicatho.be

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 12:01
Déchéance de la nationalité : Christiane Taubira, le bug républicain existentiel, l'inégalité qu'ils ne vous diront pas et le coup d'Etat tourné contre tous les "citoyens" transformés en supects par nature

L'ancien ministre de la Justice que la classe médiatico-politique nous fait passer pour une conscience morale du système, a joué son rôle de destruction de la famille par égalitarisme (loi Taubira sur le pseudo "mariage" des duos homosexuels). Elle quitte à présent le gouvernement en "conscience morale" du Régime en dénonçant dans un livre en librairie demain, et que Le Figaro a pu lire, l'"égalitarisme" dans le projet de "déchéance de la nationalité", sanction que défend l'exécutif depuis les attentats du 13 novembre et qu'il veut inscrire dans la Constitution. Si on étend la déchéance aux mono-nationaux par "égalitarisme", ce serait un nivellement par le bas : le "pire", explique-t-elle. [1]

 

"Quant à rompre l'inégalité et étendre la déchéance aux non-binationaux, écrit Christiane Taubia, l'effet en serait plus directement de fabriquer des apatrides.

Et il y aurait là l'illustration de la différence entre l'égalitarisme et l'égalité.

Là où l'égalité élève en élargissant à tous des droits et des libertés réservés à certains, l'égalitarisme nivelle, par le bas et par le pire"."

 

Après une longue introduction consacrée au "péril terroriste" et aux "lointains zombies maléfiques" dans laquelle l'ancien ministre convoque Descartes, Montaigne, La Boétie ou encore Simone Weil, elle dénonce l'inefficacité de la sanction, mais surtout les dangers liés au symbole.

 

"Puisque pour les déchoir sans en faire des apatrides il faut qu'ils soient binationaux, cette déchéance contiendrait une inégalité, les mêmes actes perpétrés par des Français n'ayant pas une nationalité de substitution ne produisant pas les mêmes effets", écrit-elle.

 

Cette inégalité est à l'origine du bug républicain existentiel sur cette question. L'"égalité" en prend un coup en étant contredite par la réalité qui vient rappeler qu'il y a des nationaux qui ne partagent pas le même "pacte social" que d'autres et sont prêts à supprimer d'autres "nationaux" pour défendre leurs idées (en cela les djihadistes ne sont guère éloignés des "Grands ancêtres" de la république... pour lesquels, aussi, "la fin" justifiait les moyens...). [2]

 

Il y a des réalités, des différences culturelles et religieuses qui sont plus fortes que les dogmes républicains jacobins.

 

Si la critique de Christiane Taubira dans son livre est fondée et permet de rejeter la "déchéance de nationalité" au motif que des mono-nationaux faits apatrides au nom de l'"égalitarisme" serait ce qu'il y a de "pire" (peut-être pour d'autres raisons que Christiane Taubira n'évoque pas), l'ancien ministre qui comprend ici l'aporie dans laquelle se trouve les républicains du fait même de l'"égalité"- ce qu'il ne dit d'ailleurs pas -, ne propose pas de mesure alternative et se contente d'appeler la "gauche" à "renouer avec son identité historique et combative..." Bref, on a échoué mais on continue et on ne change rien ! Où est le changement promis par François Hollande en 2012 ?

 

Rappelons ici que c'est la "gauche" toute seule et comme une grande qui a créé son bug existentiel et métaphysique. Un bug qui ne sera corrigé que lorsque la "gauche" et derrière elle la soit-disant "droite" à la remorque (qui défend elle aussi la déchéance de la nationalité) en sortiront par la petite porte de l'histoire.

 

L'inégalité foncière que ces donneurs de leçon morale ne vous diront pas est celle qui se trouve entre les mono-nationaux, nous autres Français de naissance et d'héritage, qui n'avons pas de seconde nationalité et sommes donc totalement lésés par rapport aux "bi-nationaux" qui eux peuvent être déchus de la "nationalité" "française" sans être faits apatrides puisqu'ils pourront retrouver leur nationalité d'origine. Cette inégalité-là n'est jamais présentée, ni relevée par personne, ni à "droite" ni à "gauche". Et s'il devait y avoir une déchéance de nationalité, celle-ci ne devrait concerner évidemment que les bi-nationaux, du fait de l'inégalité de départ dont nous venons de parler.

 

Il y a tout un arsenal pénal pour sanctionner les auteurs d'actes terroristes. Un arsenal qui n'est pas appliqué et qu'il suffirait d'appliquer. Pourquoi donc changer la constitution pour y inscrire un pseudo droit de l'Etat à déchoir ses citoyens de leur nationalité ?

 

Le "tout répressif", le "tout sécuritaire" d'un Manuel Valls sera lui-même d'une totale inefficacité. Comme le dit Emmanuel Macron, "la sécurité n'est pas un projet politique."

 

En réalité, que l'on soit mono ou bi national, il faut être par principe contre la "déchéance de nationalité", du fait qu'une nationalité ne se cède pas, ne se divise pas et ne se perd pas. Ces sous-catégories qui divisent les personnes, ne sont en réalité faites que pour "diviser pour mieux régner" et en profiter pour faire de la basse politique contre les citoyens. La dérive absolutiste de la dite "république" française ne doit pas tout permettre à ce Régime aux abois qui se permet de se contredire lui-même, et contredire sa propre constitution. Socle commun, rappelons-le, auquel il ne devrait pas être touché. Mais le Régime y touche quand même, à intervalles réguliers (depuis 1789, nous avons eu quinze constitutions successives alors que jusque-là nous n'en avions qu'une seule depuis 2000 ans), car le Régime n'est pas assis sur une légitimité politique solide (la "Volonté générale" qui peut tout changer...).

 

L'inscription de la déchéance de nationalité dans la Constitution est un un coup d'Etat qui est tourné contre tous les "citoyens" de ce pays et qui doit être analysé comme tel. Les citoyens sont transformés en suspects par nature, le régime bascule un peu plus dans le totalitarisme, si tant est qu'il pouvait le faire.

 

Lire: La Ve république se terminera-t-elle par un coup d'Etat ?

 

Notes

 

[1] Déchéance de nationalité : ce qu'il y a dans le livre de Christiane Taubira, Le Figaro, Par Mathilde Siraud Mis à jour le 01/02/2016 à 11:21 Publié le 01/02/2016 à 10:41

[2] "Qui veut la fin, veut les moyens" (Brissot de Warville, Le Patriote français, n° 201, 25 février 1790, p. 5-8, cité in P. Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 89).

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 21:49

Quand l'ouverture des frontières et la "libre circulation" développent les réseaux criminels... Des migrants dont des mineurs finiraient "dans des réseaux de traites, pour être exploités sexuellement", "voire pour participer à des réseaux de trafics d'organe"..., selon Pierre Henry, directeur général de France terre s'asile, citant une étude d'Europol.

"Liberté de circulation": 10.000 enfants migrants disparus en Europe exploités dans des réseaux criminels

Selon des chiffres communiqués par Europol, 10.000 enfants migrants, sur 270.000 recensés, ont disparu en entrant dans l'espace Schengen. Nombre d'entre eux seraient désormais exploités dans des réseaux criminels.

 

Source: I-télé

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 16:15

Le tout sécuritaire de Valls est largement insuffisant et ne fait "pas un projet politique". C'est ce que nous n'arrêtons pas de dire sur ce blog. C'est ce qu'a compris aussi Emmanuel Macron, pour qui, face à la menace islamiste, "le défi est sécuritaire, géopolitique mais aussi économique, social et culturel.Le mot important ici est "culturel". Pour une fois qu'on n'a pas droit à un couplet sur la "laïcité", nous ne cacherons pas notre joie de voir Valls finement remis à sa place :

Le petit coup de béquille de Macron à Valls : "la sécurité n'est pas un projet politique"

Vendredi matin, le ministre de l'Economie a distillé son projet politique pour l'avenir du pays alors que ses relations avec le Premier ministre sont tendues, rapporte "Lci.tf1".

 

C'est la réponse du berger au berger. Recadré entre les lignes jeudi par Manuel Valls lors de ses vœux à la presse, l'invitant à mettre son "égocentrisme et narcissisme" au service de l'intérêt général, [1] Emmanuel Macron a répondu vendredi matin lors des siens. Le ministre de l'Economie, dont les relations avec le Premier ministre sont tendues, a affirmé se méfier de "la comédie humaine". Alors que Manuel Valls insiste sur "une époque qui a changé" pour justifier le tournant sécuritaire du gouvernement face au terrorisme, le jeune patron de Bercy a rétorqué que "la sécurité n'était pas un projet politique". Et d'affirmer : "Il n'y a qu'une seule question à laquelle nous devons répondre : quelle société nous voulons, quel pays nous voulons". [2]

 

Salle pleine à craquer pour le show Macron vendredi 29 janvier. Une heure et demie debout, sans note pour un quasi discours de politique générale et une grosse séance de questions-réponses. Avec, en bonus, la petite référence au philosophe Michel Foucault au bout de trente secondes. Les vœux à la presse du ministre de l’Economie contrastaient singulièrement avec l’exercice un brin convenu de ses collègues de Bercy, Michel Sapin et Christian Eckert, il y a quinze jours. Pour autant, le jeune inspecteur des finances ne s’est pas privé de distiller quelques messages très politiques sur fond de rivalité croissante avec le Premier ministre Manuel Valls.

 

Emmanuel Macron a refait entendre sa petite musique sur la menace terroriste et les thèmes régaliens chers au chef du gouvernement. Déjà, après les attentats de Paris de novembre, il avait provoqué la polémique en affirmant que la France devait assumer une "part de responsabilité" dans le "terreau" sur lequel le totalitarisme islamiste a prospéré, se "nourissant de la défiance que nous avons laissé s'installer dans la société". Une sortie qui lui avait valu une réponse indirecte cinglante de Valls: "J’en ai assez de ceux qui cherchent en permanence des excuses ou des explications culturelles ou sociologiques à ce qui s’est passé."

 

Macron a donc profité de ses vœux pour répliquer et marteler sa différence: "le défi est sécuritaire, géopolitique mais aussi économique, social et culturel, il faut comprendre, non pas pour excuser." Et d’ajouter: "la sécurité n’est pas un projet politique, notre projet c’est la construction d’une société efficace, juste et ouverte." L’occasion dans la foulée de consacrer une longue tirade aux bienfaits de sa loi sur la croissance puis d’évoquer pêle-mêle l’éducation, la formation ou encore l’Europe. [3]

 

Lorsqu'aucune politique de prévention, d'éducation et de civilisation n'est prise en amont mais qu'au contraire ne reste à l'horizon que la morne platitude du nihilisme jacobin, lorsque la "laïcité" jacobine est le seul lien qui doit faire vivre ensemble les gens et les "rassembler", il ne faut pas s'étonner que pour répondre au basculement dans la violence de quelques fanatiques orientaux, le pays bascule lui-même dans la violence de la dictature sécuritaire - façon "Grand Orient de France" - [4], sans qu'aucune élévation spirituelle ou culturelle ne soit envisagée.

 

"Les petites phrases, c'est parfois l'univers dans lequel nous vivons les uns et les autres", a déclaré M. Macron. 

"Je crois que la seule façon d'en sortir, c'est de remettre les choses dans leur contexte, dans leurs intentions, d'éviter finalement qu'on ne préfère collectivement la comédie humaine à l'explication du cours du monde. Pour ma part, j'ai choisi mon camp", a-t-il ajouté. 

 

Le locataire de Bercy, citant au passage le philosophe Michel Foucault, a insisté sur la nécessité "de savoir expliquer, de savoir recontextualiser, de savoir redonner du sens", face à "un monde qui va de plus en plus vite". 

"Nous sommes toutes et tous plongés dans cet +ordre du discours+ dont parlait Foucault, qui n'est jamais innocent", a insisté le ministre. "Ca parle, ça commente, ça écrit, c'est repris, et nous avons eu égard à tout cela une vraie responsabilité." 

 

L'Ordre du discours est la leçon inaugurale donnée par Michel Foucault au Collège de France, en 1970. Le philosophe y souligne que "dans toute société la production du discours" est "contrôlée", afin "d'en conjurer les pouvoirs et les dangers". [5]

Sources

 

[1] La réponse de Macron "le Narcisse", à Valls, Lci.tf1, 29.01.2016

[2] Le petit coup de béquille de Macron à Valls : "la sécurité, pas un projet politique", Lci.tf1, le 29 janvier 2016 à 15h01 , mis à jour le 29 janvier 2016 à 15h08.

[3] Macron-Valls: la guerre de tranchée continue, challenges, Publié le 29-01-2016 à 15h52

[4] L’ancien "Grand Maître" du "GODF" Patrick Kessel a loué le Premier Ministre : "«Manuel Valls, l’a réaffirmé [son attachement à la laïcité] à raison et à plusieurs reprises, déclarant récemment qu’il «y a urgence à renouer avec le sens de la laïcité, notre socle commun, (…) ferme, non négociable» qui doit «permettre de rassembler». Une fois encore, la fréquentation de Manuel Valls de deux loges du GODF, de 1986 à 2005, a laissé des traces fortement appréciées par certains de ses anciens frères." Source: Patrick Kessel applaudit Manuel Valls, blogs.lexpress, le 25 janvier 2016.

[5] Macron dit ne pas vouloir s'enfermer dans les "petites phrases" et cite Foucault, L'Express, Par AFP , publié le 29/01/2016 à 15:25 , mis à jour à 15:25

 

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 22:16
"L'afflux des migrants risque de provoquer une guerre civile en Europe" (Vladimira Vitova)

Des rassemblements anti-islamistes sont prévus dans plusieurs pays européens pour le 6 février prochain.

 

L'Europe doit réagir à la crise migratoire actuelle qui risque de provoquer une guerre civile et religieuse, c'est la raison pour laquelle une manifestation contre l'islamisation de l'Europe s'est tenue mercredi (27 janvier. Ndlr.) au centre de Prague, a déclaré à Sputnik Vladimira Vitova, présidente de l'ONG Forum tchèque pour la paix qui a organisé la manifestation.

 

"Nous souhaitons appeler les Européens à préserver la paix sur le continent, parce que l'arrivée des réfugiés risque de provoquer une guerre civile et religieuse (…). Nous appelons à mettre fin à l'afflux incontrôlé des migrants en Europe", a indiqué Mme Vitova.

 

Selon elle, "l'UE a beaucoup fait pour encourager cette tendance de migration vers les pays européens, parce qu'elle se considère plus comme une union politique qu'économique. Elle s'est donnée la mission humanitaire et politique d'inclure le plus de gens possible dans le giron de la démocratie et des valeurs européennes".

 

"La tension monte entre les Européens de souche et les migrants, cela peut avoir des conséquences tragiques (…). Selon les récents sondages du Centre tchèque d'étude de l'opinion publique, seuls 2% des personnes salueraient l'arrivée des migrants en République tchèque", a ajouté Vladimira Vitova.

 

Plusieurs associations annoncent des manifestations partout en Europe, celles-ci étant prévues pour le 6 février. Les organisateurs entendent ainsi dénoncer l'islamisation et l'immigration sur le continent. Ces manifestations — initiées par le mouvement PEGIDA — se tiendront dans plusieurs grandes villes européennes.

 

Source: "L'afflux des migrants risque de provoquer une guerre civile en Europe", SputnikNews, 21:02 28.01.2016

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 21:59
Ras-le-bol fiscal : deux français sur trois désapprouvent la politique familiale de Hollande

Touchés par le «ras-le-bol fiscal», 64 % des Français désapprouvent la politique familiale du gouvernement qu'ils jugent à la fois susceptible de faire baisser la natalité et peu efficace pour le redressement économique de la France.

 

Les familles sont-elles au bord du «burn out» fiscal? Huit Français sur dix (79 %) pointent en tout cas un «ras-le-bol» fiscal, selon un sondage Ifop réalisé pour la CNAFC (Confédération des associations familiales catholiques) sur un échantillon représentatif de la population française de 1006 personnes.

 

Source: Deux Français sur trois mécontents de la politique familiale de Hollande, Le Figaro, Par Agnès Leclair Mis à jour le 28/01/2016 à 17:29 Publié le 28/01/2016 à 08:50

 

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 21:23

Humidité, bruit, promiscuité… Autant de facteurs qui jouent un rôle social néfaste. Dans un rapport annuel rendu public aujourd'hui, la Fondation Abbé Pierre alerte sur la "maladie" du mal-logement en France, où 3,8 millions de personnes sont touchées et 12,1 "fragilisées" par ce phénomène.

Mal-logement : 15 millions de mal-logés en France
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 20:25

Malgré un désastre évité de justesse grâce à des accords de basse politique, une progression fulgurante du Front national aux dernières Régionales 2015, Manuel Valls, dont la priorité en janvier 2014 était de "combattre Dieudonné et l'extrême-droite" (sic), n'a toujours pas tiré la leçon de ses erreurs, ni compris que les Français ne veulent plus des beaux discours politiciens, mais veulent des actes. Il n'a toujours pas compris non plus qu'être "anti" ou "contre"...  ne fait pas un programme politique... Pour lui, le combat prioritaire n'est pas le combat contre le chômage, c'est le "combat" contre "l'extrême-droite" :

Valls réaffirme son "combat" contre l'extrême droite

Manuel Valls a réaffirmé jeudi que le "combat" contre le Front national était "son" combat, un mois et demi après des élections régionales qui ont vu le parti d'extrême droite établir son record de voix.

 

"Ce que je retiens aussi de 2015 et des élections régionales, c'est bien sûr l'alerte maximale autour de la montée de l'extrême droite, tous les facteurs, le terreau, sont là, partout, en France et pas seulement, la confusion entre menace terroriste et crise des réfugiés crée des opportunités, malheureusement, pour l'extrême droite", a affirmé le Premier ministre, lors de ses voeux à la presse depuis Matignon.

 

"C'est en effet le combat d'une vie, c'est en tout cas mon combat. Je veux convaincre mes compatriotes que ce n'est pas la voie qu'il faut choisir", a-t-il insisté.

 

Manuel Valls est l'auteur de déclarations répétées contre le parti de Marine Le Pen. Pendant l'entre-deux tours des régionales, il avait mis en garde contre le danger d'une "guerre civile" que le FN pourrait selon lui provoquer.

 

"Je sais aussi que c'est par l'efficacité de nos politiques publiques que nous pourrons convaincre", a-t-il toutefois reconnu, avant de saluer, toujours pour les régionales, le "formidable sursaut républicain où chacun a pris sa place. J'ai pris la mienne."

 

"Chacun y a pris sa place, y compris la presse, ça a créé des débats, je pense aux choix qui ont été ceux de la Voix du Nord et de Nord-Eclair", a rappelé le locataire de Matignon.

 

Pendant deux jours, début décembre, les deux quotidiens ont pris position dans un dossier expliquant les raisons pour lesquelles ils jugeaient néfaste un vote pour Marine Le Pen, candidate défaite dans la région Nord-Pas de Calais-Picardie par Xavier Bertrand (Les Républicains).

Source: Valls réaffirme son "combat" contre l'extrême droite, L'Express, Par AFP , publié le 28/01/2016 à 15:27 , mis à jour à 15:27

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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 19:42
Manifestations des agriculteurs, nouvelle crise agricole : des paysans excédés

La tension est de nouveau très vive dans les campagnes. Depuis les très grosses manifestations de l'été 2015, rien n'a évolué. Depuis l'été, le prix du kilo de porc a chuté de 1,40 euro à 1,08 euro. "C'est la mort instantanée", selon un producteur en Bretagne.

En fait, toutes les productions, porc, volailles, lait, qui sont très sérieusement touchées. Le prix du lait payé aux producteurs a baissé par exemple de plus de 20% depuis le mois de septembre.

Les crises paysannes se succèdent avec une impressionnante régularité et rien ne change. Il serait peut-être grand temps de revoir tout le système de production, de remettre tout à plat, toutes les filières, mais il semble bien que ni les politiques, ni les transformateurs, ni les grandes surfaces et encore moins l'Europe, ne le désire réellement.

Rennes, Saint Malo, Quimper, Saint Brieuc. Ce vendredi 22 janvier 2015, des centaines d’agriculteurs sont allés manifester leur colère dans les rues, sur les routes, aux ronds menant à des voies express. C’était le cas cet après-midi à hauteur de Lamballe sur la RN 12 entre Rennes et Brest où l’affrontement avec les forces de l’ordre a été évité de justesse. Des dizaines de CRS dépêchés sur place ont tenté, sur demande du Préfet, d’empêcher les agriculteurs de bloquer cette route nationale sur laquelle transite plus de 60.000 véhicules par jour.

 

Source: Reinformation.Tv

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 13:03

Tout ce feuilleton sur la déchéance de nationalité est une belle pièce de théâtre où pourtant tout était cousu de fil blanc.

http://www.leparisien.fr/politique/en-direct-christiane-taubira-demissionne-du-gouvernement-27-01-2016-5489487.php

http://www.leparisien.fr/politique/en-direct-christiane-taubira-demissionne-du-gouvernement-27-01-2016-5489487.php

Le jour où l'on apprend la "démission" de Christiane Taubira, le ministre de la justice qui était contre une déchéance de la nationalité pour les bi nationaux si les mono nationaux n'étaient pas concernés car cela créerait une inégalité entre "citoyens", le gouvernement annonce que c'est la ligne de Taubira qui l'emporte. Toute référence à la binationalité a en effet été abandonnée dans le projet de réforme constitutionnelle présentée par Manuel Valls ce mercredi midi en commission des lois à l'Assemblée nationale. [1]

 

Le Premier ministre Manuel Valls assure qu’aucune «référence à la binationalité» ne figurerait dans le texte de la révision constitutionnelle, «ni a priori dans la loi ordinaire». Cette solution, qui permet de ne pas «stigmatiser» les binationaux, avait été critiquée en raison du risque de créer des apatrides. Mais l'annonce de Manuel Valls permet techniquement de faire des apatrides.

 

C'est pourquoi, Manuel Valls qui avait indiqué le 6 janvier dernier qu'il refusait l'extension de la déchéance de nationalité  aux Français ayant une seule nationalité, assure dans le même temps que la France «s’engagera dans la ratification» de la Convention de 1954 interdisant la création d’apatrides.

 

Le Premier ministre a précisé que l’extension de la déchéance de nationalité concernerait «les crimes certes mais sans doute aussi les délits les plus graves», en présentant son projet de révision constitiutionnelle. Il n'y aura pas de référence à la binationalité. «Seules des infractions d’un niveau de gravité très élevé pourront justifier la procédure de déchéance: les crimes certes mais sans doute aussi les délits les plus graves», a déclaré le Premier ministre devant la commission des lois de l’Assemblée, prenant en compte une demande du parti les Républicains.

 

 

Rappelant que le «texte initial» adressé au Conseil d’État prévoyait «les délits et les crimes», il a expliqué ce qu’il entendait par «délits les plus graves»: «L’association de malfaiteurs, le financement direct du terrorisme ou l’entreprise terroriste individuelle, tous punis d’une peine de 10 ans d’emprisonnement», a-t-il énuméré.

 

On peut se poser quelques questions : où est passé l'article 2 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789Plus problématique, la France a-t-elle une constitution ?

 

On peut aussi se demander ce qui pousse le gouvernement à renvoyer Christiane Taubira si le projet de réforme constitutionnelle reprend intégralement la demande de cette dernière ? Son renvoi ne permet-il pas, en fait, de calmer les oppositions à la déchéance pour tous ? Ce qui en dernier ressort prouverait la duplicité totale de ce gouvernement.

 

Quel est l'intérêt de faire une révision constitutionnelle permettant techniquement de faire des apatrides des mono nationaux (suppression de toute référence à la binationalité) si dans le même temps "la France "'s’engagera dans la ratification' de la Convention de 1954 interdisant la création d’apatrides" ? Tout ça pour ça ?

 

Cette nouvelle imposture, inscrite au coeur de la dite "révision constitutionnelle" confirme en fait, et quoi qu'ils disent, l'existence d'une inégalité de fait entre les bi-nationaux (qu'on peut déchoir de la nationalité parce qu'ils retrouveront leur nationalité d'origine) et les mono-nationaux (qu'on ne peut pas déchoir de la nationalité) et montre que la république est complètement à l'ouest sur ce sujet de la nationalité, à cause de ses propres mensonges égalitaristes.

 

Sources

 

[1] Déchéance de nationalité: pas de référence à la binationalité, Le Dauphine, Publié le 27/01/2016 à 12:32 |Mis à jour il y a environ 1 heures

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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 11:32
"La tolérance, c’est l’art d’être heureux de vivre ensemble" (Valérie Pécresse)

Un énorme parterre de personnalités politiques a assisté lundi soir à la cérémonie des vœux de la radio LFM, installée dans le quartier du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie.

 

Au cours de cette soirée sur le thème de la tolérance, les différents orateurs ont pris position contre la déchéance de nationalité. « Ce débat divise le pays, ça suffit », a notamment lancé Labbib Eddaouidi, le président de la station LFM. « La tolérance, c’est l’art d’être heureux de vivre ensemble », a insisté Valérie Pécresse, la présidente (LR) de la région Ile-de-France.

 

Source: Mantes-la-Ville : la déchéance de nationalité s’invite aux vœux de LFM, Le Parisien, 26 Janv. 2016, 17h28 | MAJ : 26 Janv. 2016, 17h28

Il ne devait plus y avoir de morale au dessus de la loi "républicaine", répétaient les modernistes depuis 1789. Résultat, ils ont troqué une morale contre une autre... Et dans ce registre, Valérie Pécresse s'est illustrée avec la moraline du jour, véritable condensé de la morale libérale jacobine : "la tolérance, c’est l’art d’être heureux de vivre ensemble". Un Lénine n'eut pas mieux dit ! Le programme communiste totalitaire peut s'appliquer.

C'est aussi une phrase ambivalente qu'on peut prendre dans l'autre sens, négatif, à savoir, la tolérance, oui, à condition qu'on soit heureux de vivre ensemble ! Sous-entendu, si vous n'êtes pas heureux, vous dégagez.

"La tolérance, c’est l’art d’être heureux de vivre ensemble". Merveilleuse formule qui peut vouloir dire tout et son contraire...

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 17:03
Alain Finkielkraut fustige ''une nouvelle élite barbare'' et les ''collabos de la modernité''

L'essayiste Alain Finkielkraut, qui sera reçu jeudi à l'Académie française, a estimé lundi que cette institution, fondée au XVIIe siècle, incarnait "la résistance de la civilisation" face à "une nouvelle élite arrogante et barbare".

 

"L'Académie a été peut être, à un moment donné, l'institution de la bourgeoisie triomphante. Aujourd'hui, face à une nouvelle élite arrogante et barbare, elle incarne, avec son respect des formes et son amour de la belle langue, la résistance de la civilisation", a affirmé le futur académicien sur France Inter. Souvent taxé de "néo-réac", l'ancien militant maoïste, âgé de 66 ans, a expliqué qu'il était traité ainsi car il critiquait "la culture de masse et l'effondrement de l'école républicaine". [1]

 

"Si vous résistez au présent, vous êtes un néo-réac", a ironisé Alain Finkielkraut avant de critiquer les "collabos de la modernité" et "la presse Pigasse". "Ma tête est mise à prix sur tous les murs de la ville, par Libération et dans la presse Pigasse", a expliqué l'essayiste, en référence à Matthieu Pigasse, copropriétaire du Monde avec Pierre Bergé et Xavier Niel, et également propriétaire des Inrockuptibles, des médias qui ne supporteraient pas la remise en cause du modèle de la diversité.

 

"Il y a une pensée qui était en état d'hégémonie, qui ne l'est plus et qui ne le supporte pas". Défenseur de "l'identité française", il a souligné que "l'avenir de la culture, la place de la culture" était pour lui "un sujet absolument capital". "Une France post nationale, post littéraire et post culturelle est un pays dans lequel je n'ai pas envie de vivre", a-t-il dit. "La France est en train de changer et ce changement n'est pas pour le meilleur", a-t-il encore estimé. Elu à l'Académie française en avril 2014, par 16 voix sur 28 (huit bulletins avaient été barrés d'une croix en signe de désaveu), Alain Finkielkraut sera intronisé jeudi au fauteuil de Félicien Marceau.

 

D'origine belge, Félicien Marceau avait été condamné à 15 ans de prison par contumace en Belgique à la Libération pour collaboration avec l'occupant nazi, avant que de Gaulle ne lui accorde la nationalité française. Comme le veut la tradition, Alain Finkielkraut, lui-même fils d'immigrés juifs polonais et dont une partie de la famille a été assassinée à Auschwitz, fera l'éloge de son prédécesseur. "Félicien Marceau était un auteur très prolifique et admiré dans de nombreux cercles", a-t-il noté, fustigeant une "mémoire paresseuse" qui, "sous couleur d'être vigilante", ne retient de Félicien Marceau que le fait qu'il fut "collabo".

 

"Je suis attendu au tournant, parce qu'un certain nombre de gens se frottent les mains, se lèchent les babines, et se disent un néo-réac qui fait l'éloge d'un collabo, bien fait pour lui", a-t-il dit. "Et bien, nous verrons, j'en parlerai, sans dérobade possible. J'y consacrerai une partie importante de mon discours".

 

Alain Finkielkraut se pose depuis plusieurs années en défenseur de l'identité française, thème abordé dans son dernier livre L’identité malheureuse, paru en 2013. Dans cet ouvrage, il fustige notamment les élites qui célèbrent la diversité culturelle sans s'interroger sur ses conséquences. [2]

 

Sources

 

[1] L'Académie française rempart de la civilisation pour Alain Finkielkraut, 7 sur 7.be, 25/01/16 - 13h38 Source: AFP

[2] Alain Finkielkraut fustige ''une nouvelle élite barbare'' et les ''collabos de la modernité'', MetroNews

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 11:44

Le 2 février 2014, Farida Belghoul était interdite de Manif pour tous." LMPT" pouvait dès ce moment-là s'assimiler à une "tentative de canalisation des mécontentements..., selon le vieux principe maçonnico-oligarchique de l'infiltration-noyautage-déviation de tout mouvement authentiquement populaire." LMPT commençait déjà à sentir l'organisation complice lorsque des infiltrations oligarchiques furent repérées lors de "LMPT" de Versailles du 15 décembre 2013. Un socialiste anonyme avait même déclaré dans Le Figaro quelques mois auparavant, le 24 mai 2013, avertissant l'homme averti : "Le meilleur moyen de tuer un mouvement social, c'est qu'un parti politique en prenne la tête..."

Or, que s'est-il passé ? Le 24 mai 2013, le doute quant à la mission de LMPT était encore possible.

La président de cette organisation, Ludovine de la Rochère avait déclaré deux jours auparavant à propos de La Manif pour tous organisée le dimanche 26 mai : "Il n'y aura pas d'homme politique qui interviendra au micro."

Pourtant ce ne fut pas le cas. Après la "Manif pour tous" Versailles du 15 décembre 2013 où les UMP Henri Guaino, Valérie Pécresse, Jean-Frédéric Poisson, ainsi que les maires de Versailles et du Chesnay [1] s'étaient infiltrés dans la Manif et avaient monopolisé la parole tandis que des "RBM" (rassemblement Bleu Marine) comme François Simeoni, étaient interdits de parole, le doute n'était plus possible, la récupération politique de la Manif Pour Tous par l'UMP était prouvée.

Mais d'aucuns dans les cercles nationaux libéraux catholiques continuèrent encore de soutenir cette organisation complice en 2014 , 2015, jusqu'à aujourd'hui où le revirement d'un certain Nicolas Sarkozy sur le sujet fait l'effet d'une bombe dans le petit milieu catho national libéral.

Candidat à la présidence de l'"UMP", Nicolas Sarkozy avait déclaré à "Sens Commun" le 15 novembre 2014 que la loi Taubira devra être réécrite "de fond en comble" et être abrogée. Les mêmes feignent alors de s'étonner de son revirement dans son livre où il déclare que son mouvement politique ne reviendra pas sur la loi du soit-disant "mariage" homosexuel. Les catholiques nationaux libéraux qui étaient alors persuadés d'avoir remporté la victoire tant attendue "découvrent" qu'il ne s'agissait que d'un énième jeu de dupes.

Dans un communiqué du 22 novembre 2016, LMPT exprime ainsi sa "stupeur devant une telle instabilité dans l'expression des convictions de Nicolas Sarkozy". C'est vraiment à mourir de rire :

http://www.lamanifpourtous.fr/actualites/reaction-au-livre-de-nicolas-sarkozy/

http://www.lamanifpourtous.fr/actualites/reaction-au-livre-de-nicolas-sarkozy/

En avril 2015 pourtant, Farida Belghoul, avec le Père Horovitz accusait les dirigeants de la Manif pour tous d'avoir "pris le parti de nous conduire tous à la défaite" (Farida Belghoul, Meta-Tv, 21 avril 2015). Le 9 mai 2014 dans un entretien à Politique Magazine, Farida Belghoul expliquait déjà que "La Manif Pour Tous" avait été une "manipulation de l'UMP en direction des catholiques"...

Ce n'est donc pas aujourd'hui le fait de ne pas avoir été averti qui explique l'étonnement et l'indignation des organisations nationales libérales catholiques. Une autre explication, plus logique, plus réaliste, plus terrible doit être faite : ces organisations ne sont là que pour tromper et trahir les intérêts des catholiques lorsque surgissent des événements qui peuvent renverser le cours des choses.

Il fallait, soit être naïf, soit être complice pour suivre "La Manif pour tous" après décembre 2013. Un très bon commentaire de Ritter aujourd'hui sur Le Forum catholique explique qu'en fait, il fallait être complice :

Sens commun et tout autres participants à ce système en sont.
Il n'y a pas lieu de s'apitoyer sur leur sort.
On ne peut rechercher le pouvoir, choisir un mauvais candidat, faire semblant de croire qu'il est bon, et ensuite faire semblant de s'apercevoir que l'on est cocu.
Tout comme pour les attentats récents, comment évoquer en termes de victimes, des personnes qui participent à des élections conduisant au pouvoir des hommes incapables de les défendre.

Ne faisant des lois que pour les protéger des claviers informatiques.
D'ailleurs parmi les problèmes urgent à régler la réforme de la disposition des touches en serait un...
Pour la petite histoire touches n'étant disposées ainsi non point car cela était le mode le plus rapide de frappe, mais justement pour ralentir la frappe afin de ménager les machines à écrire mécaniques de l'époque.

Comme il ne faut pas se plaindre des conséquences, des actions de l'armée de daessh qu'ils font rentrer en les nommant réfugiés...

Passé une certaine limite on ne peut évoquer que des cornuto voluntario
je me demande si l'expression est tout à fait celle là en italien.

 

Quant au Rousseau il compte ses jours, l'aboutissement ultime de ces idées étant incarné par Daesh,


Rousseau triomphe avec le règne de la Terreur qui consacre le règne de l’individu et ouvre une tyrannie d’un nouveau genre, la tyrannie de tous sur tous,


On s'est offusqué ici même des propos d'un évêque qui avait osé dire que la première cible de Daesh était l'islam, il avait pourtant raison. Car c'est exactement ce que vous venez d'écrire. La tyrannie de tous sur tous. On fait avancer l'islam et on en garde la cohésion par la terreur.

Ils avaient la douce liberté chrétienne ils avaient la France à aimer.
Ils l'ont prostituée à des étrangers, qui en étaient jaloux et ne l'aimaient pas...
Non ce ne sont pas des victimes, et même à un cetain point des complices.

(Fin de citation)

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 11:16

L'affaire de la suspension par la "justice" de la fameuse garde biterroise est emblématique des secousses idéologiques qui traversent le pays en ce moment. Comme nous allons l'expliquer ci-dessous, c'est toute l'architecture des "Lumières" de 1789 qui est en train d'être sévèrement mis à l'épreuve.

Garde biterroise interdite par le tribunal administratif de Montpellier mardi 19 janvier 2016. "Le tribunal de Montpellier a estimé quant à lui que ces missions de surveillance relevaient davantage du travail de la police que des citoyens." Source: http://www.metronews.fr/info/beziers-la-garde-biterroise-de-robert-menard-suspendue-par-le-tribunal-administratif-de-montpellier/mpas!zuJWYDsOienOQ/

Garde biterroise interdite par le tribunal administratif de Montpellier mardi 19 janvier 2016. "Le tribunal de Montpellier a estimé quant à lui que ces missions de surveillance relevaient davantage du travail de la police que des citoyens." Source: http://www.metronews.fr/info/beziers-la-garde-biterroise-de-robert-menard-suspendue-par-le-tribunal-administratif-de-montpellier/mpas!zuJWYDsOienOQ/

La première chaîne de Réinformation Tv-Libertés, dans son JT du mercredi 26 janvier 2016 est revenu sur ce sujet.

Groupes de sécurité musulmans assurant la sécurité de messes de Noël le 24 décembre 2016

Groupes de sécurité musulmans assurant la sécurité de messes de Noël le 24 décembre 2016

Extrait:

 

"La garde biterroise suspendue, le tribunal administratif de Montpellier met son veto au projet de garde citoyenne lancé par Robert Ménard, le maire de Béziers. Le juge a considéré que la sécurité des bâtiments et de la voie publique était un service de la police qui ne pouvait être délégué à des particuliers.

Une décision contestée par Robert Ménard, qui devrait être à nouveau soumise à la justice. Les défenseurs du projet pourront invoquer un deux poids deux mesures. Des groupes de sécurité musulmans s'étaient en effet constitués à Noël pour assurer la sécurité des messes de minuit."

 

La décisison partisane et politique du tribunal administratif de Montpellier montre qu'il y a une catégorie de super-citoyens (les musulmans assurant la sécurité des messes de Noël) qui peuvent s'organiser en milices avec le soutien unanime du gouvernement, et une autre non. Les habitants premiers de ce pays sont des sous-citoyens, avec des droits politiques inférieurs, les seuls qui ne doivent pas avoir le droit de s'organiser pour se défendre. Au contraire, ils devront se soumettre à la défaillance du Leviathan, accepter cette situation de fait d'insécurité permanente, accepter cette injustice et se soumettre aux milices musulmanes. Le comble de l'injustice s'il en est.

 

Cette décision d'injustice totale ne peut pas tenir très longtemps devant le principe d'"égalité" devant la loi. Tôt ou tard une inflexion politique viendra,

. soit interdire toutes les milices privées. Auquel cas l'Etat devra aussi assurer la sécurité des chrétiens dans ce pays à tout moment et en tout lieu et donc mettre un policier devant chaque église, chaque temple, chaque chapelle... comme il le fait pour assurer la sécurité des synagogues ou des écoles. Ce qui, concrètement, est impossible.

. soit autorisera tous les citoyens (y compris les habitants premiers de ce pays) à se défendre.

 

Dans les deux cas, la "république" issue des principes monarchiques français millénaires dévoyés en 1789 aura démontré son obsolescence et sa défaillance. Ce n'est qu'une question de temps. Les oligarques le savent. C'est la raison pour laquelle, ils prennent la voie médiane jusqu'au moment où l'incapacité à expliquer le réel viendra mettre un point final aux expérimentations hasardeuses.

 

Cette décision montre l'imposture d'une "égalité" à double vitesse conçue essentiellement comme une arme de combat tournée contre les Français.

 

Elle démontre l'illusion de l'égalitarisme et l'utopie des idées modernes et révolutionnaires de 1789 qui avaient prétendu réaliser une nation homogène à partir de principes culturels et religieux hétérogènes. La société ne peut fondamentalement pas se définir comme la somme des individus qui la composent. La nature ne se laisse pas si facilement dominer, l'Etat ne peut pas tout faire, il y a une nature qui résiste. Et la force d'inertie de chaque élément hétérogène finit par ébranler la minutieuse construction. Le bel édifice éclate, le réel reprend ses droits, le tour de magie n'aura duré qu'un temps. C'est l'incapacité de l'oligarchie à expliquer les attentats de janvier 2015 et du 13 novembre 2015 qui viendra ponctuer les deux siècles de l'expérimentation moderne révolutionnaire.

 

C'est ainsi qu'un Joseph de Maistre a pu justement écrire dans les Considérations sur la France (1797) :

La Constitution de 1795, tout comme ses aînées, est faite pour l'homme. Or, il n'y a point d'homme dans le monde. J'ai vu, dans ma vie, des Français, des Italiens, des Russes, etc. ; je sais même, grâce à Montesquieu, qu'on peut être persan ; mais quant à l'homme, je déclare ne l'avoir rencontré de ma vie ; s'il existe, c'est bien à mon insu.

L'homme universel, coupé arbitrairement par l'Etat de son milieu naturel et de ses racines ("Contrat social" rousseauiste qui imprègne les constitutions "républicaines" depuis 1789) - projet du "jacobinisme libéral" - (l'homme arraché à son milieu "familial, ethnique, social, intellectuel", pour reprendre l'expression de Vincent Peillon - projet totalitaire s'il en est -), n'est qu'une illusion dangereuse qui, niant les identités et réalités profondes, la substance de chaque individu, finira par sombrer face au retour du tragique dans l'histoire, comme toutes les autres idéologies au XXe siècle. La vraie cause de la fin des utopies totalitaires c'est de se tromper sur la définition de la nature de l'homme.

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 12:55
Un monastère vieux de 1400 ans détruit pas l'Etat islamique en Irak

Encore une fois l’État islamique s’attaque au patrimoine archéologique des territoires qu’il occupe en détruisant le plus ancien monastère chrétien d’Irak qui n’est aujourd’hui plus qu’un champ de ruine comme on peut le voir sur les images satellites

Durant 1400 ans, le monastère de Saint-Elie à Mossoul a survécu aux agressions du temps, aux catastrophes naturelles et humaines.

Le monastère a servi de lieux cultes à de nombreux moines à travers les siècles, jusqu'à récemment où des troupes américaines s’y sont recueillies

Dans l’entrée, ont été creusées les lettres grecques "chi" et "rho", représentant les deux premières lettres du nom du Christ.

Les photos satellites sont sans équivoque, et confirment les pires craintes des autorités religieuses et les défenseurs du patrimoine: le Monastère Saint-Élie de Mossoul a été complètement anéanti.

Dans son bureau en exil à Erbil, dans le nord de l'Irak, le révérend Paul Thabit Habib, 39 ans, voit cette destruction d'un site religieux sacré comme une tentative et une volonté d'expulser définitivement les chrétiens hors d’Irak et éliminer la culture chrétienne de la région comme si elle n'avait jamais existée.

L'Etat islamique, qui contrôle aujourd'hui une grande partie de l'Irak et de la Syrie, a déjà tué des milliers de civils et contraint des centaines de milliers de chrétiens à fuir la région où ils étaient installés depuis près de 2000 ans.

Daesh a détruit une grande quantité de bâtiments religieux et historiques qu'il considère comme antérieurs à la période islamique.

Le monastère Saint-Élie rejoint ainsi une liste croissante de plus de 100 sites religieux et historiques démolis dont des mosquées, des tombeaux, des sanctuaires et des églises de Syrie et d'Irak.

Les combattants de Daesh ont déjà détérioré ou anéanti des monuments anciens à Ninive, Palmyre et Hatra. Les musées et les bibliothèques ont été pillés, les livres brûlés et les objets d'Art détruit ou revendus au marché noir.

"C'est une immense partie de l'Histoire qui a été détruite", a déclaré le révérend Manuel Yousif Boji. Pasteur catholique chaldéen à Southfield, dans le Michigan (Etats-Unis), il se souvient notamment avoir assisté à une messe à Saint-Élie en tant que séminariste.

En Irak, la population chrétienne a chuté de 1,3 million à 300 000 fidèles selon les autorités.

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 11:41

Jean-François Copé prête la main au projet du gouvernement Valls de février 2015, un mois et demi après les attentats de Paris (janvier 2015), de réformer le Conseil français du culte musulman (CFCM). ll s'agissait alors "d'un élément clé du plan destiné à favoriser le dialogue avec l'islam, la sécurité des musulmans et la formation de leurs représentants" qui avait été présenté en conseil des ministres.

"Le CFCM intervient dans les relations avec le pouvoir politique français, dans la construction des mosquées, dans le marché des aliments halal, dans la formation de certains imams et dans le développement de représentations musulmanes dans les prisons et dans l'armée française."

Cette instance a été "créée par Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur."

"Il n'est cependant pas question de toucher à la loi de 1905 qui sépare l'État et la religion", nous affirmait-on. Le gouvernement voulait "inciter plus d'établissements d'enseignement musulmans à être sous le régime du contrat avec l'Etat. Parallèlement, la trentaine d'écoles confessionnelles musulmanes hors contrats verront leurs contrôles renforcés." [1]

"Pour ce qui est de la formation des imams", l'Etat souhaitait "doubler d'ici à la fin de l'année (2015. Ndlr.) les six centres universitaires délivrant actuellement des 'formations civiles et civiques' sous la forme de diplômes universitaires (DU) afin que des imams, déjà formés sur le plan religieux, puissent y compléter leur formation à la laïcité." [2]

La république totalitaire qui fait "en sorte que l'islam s'organise" (Henri Guaino) et, par petites touches absorbe le spirituel.

 

Frontispice du livre « Leviathan » de Thomas Hobbes (1651) décrivant l'état moderne. Leviathan - Rex Mundi (Roi de la Terre), le Démiurge, Satan - porte une couronne, il brandit une épée (le symbole du pouvoir temporel), et une crosse (le symbole de l'autorité religieuse). C'est l'essence de la règle de Satan, religieuse, militaire et tyrannique. Au-dessus de Leviathan est une inscription latine du livre de Job (41, 24-25): Non est potestas super-terram quae comparetur ei: "Il n'est sur terre aucune puissance qui lui soit comparable"

Invité de RTL, à l'occasion de la sortie de son livre Le sursaut français, l'ex-président de l'UMP Jean-François Copé réclame un concordat sur l'islam : "C'est très important. Nous avons à faire face à des dérives radicales dramatiques. Il y a un certain nombre de problèmes qui, parce qu'ils ne sont pas réglés dans l'organisation du culte musulman, ont pour conséquence des zones grises". Selon lui, il faudrait ainsi que l'État fixe, par ordonnance, "un certain nombre de règles sur la formation des imams ou la construction des lieux de culte". [3]

Jean-François Copé réclame un concordat sur l'islam

Ils ont supprimé le concordat de Napoléon avec l'Eglise en 1905 au nom de la "laïcité" et souhaitent à présent le restaurer pour l'islam au nom de la "laïcité". Cherchez l'erreur.

Notes

 

[1] Un plan pour réorganiser l'islam de France, ACTUALITE Flash Actu Par Lefigaro.fr avec Reuters Mis à jour le 25/02/2015 à 12:11 Publié le 25/02/2015 à 12:07 )

[2] Le gouvernement crée une «instance de dialogue» avec l'islam, Le Figaro, Par Jean-Marie Guénois, Mis à jour le 25/02/2015 à 13:00 Publié le 25/02/2015 à 12:48

[3] Jean-François Copé : "Je pense que notre pays est sous-sécurisé", par Olivier Mazerolle , Julien Absalon publié le 20/01/2016 à 09:56

 

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 23:45

Un article des Observateurs.ch:

L’état islamique prélève les organes des captifs vivants

Les chrétiens captifs, jeunes ou vieux, subissent des prélèvements d’organes et des expériences médicales dans les territoires contrôlés par DAECH…

 

« Allahu Akbar » , « Alah Akbar » ! Les médias occidentaux ont dissimulé l’information.

 

Pourquoi ? Alors que les autorités Syriennes et les autorités Irakiennes disposent de preuves incontestables, de documents écrits, de photos : les prélèvements d’organes sur des captifs vivants sont réalisés, presque chaque jour, dans les hôpitaux de DAECH et de l’Etat Islamique. Comme aux pires heures de la shoa, avec les médecins de la mort nazis (Mengele et les autres) qui officiaient dans les camps de concentration.

La plupart des médias européens sont au courant, mais dissimulent l’information depuis près d’un an. Une information corroborée par des soldats américains, qui ont découvert une fatwa donnant une justification religieuse à cette pratique.

 

Ainsi, l’État islamique (EI) a autorisé le prélèvement d’organes dans une fatwa datée du 31 janvier 2015. C’est ce qu’ont découvert les forces spéciales américaines dans des documents récupérés lors d’un raid mené en Syrie, selon l’édition du New York Times citant l’agence de presse Reuters.

 

Ce document indique qu’il est admis de prélever des organes sur un détenu non musulman ou un apostat dans le but de sauver la vie d’un Musulman, même si cette opération est fatale pour le captif qui la subit.

 

L’authenticité de cette fatwa est attestée. Des responsables de l’administration américaine ont expliqué qu’elle se trouvait « parmi des documents trouvés par les forces spéciales lors d’un raid mené en mai dernier dans l’est de la Syrie ».

 

« La vie et les organes de l’apostat n’ont pas à être respectés et peuvent être impunément retirés », peut-on lire dans cette fatwa n°68 émanant de la « commission des recherches et des fatwas de l’Etat islamique ».

 

Ce document, à lui seul, ne prouve pas que le trafic d’organes est autorisé. Mais il donne une justification présentée comme religieuse à une pratique dont le gouvernement irakien a accusé le groupe djihadiste. L’ambassadeur irakien aux Nations Unies, Mohamed Ali Alhakim, a annoncé que ce texte devrait être examiné par le Conseil de sécurité des Nations Unies comme preuve potentielle de la pratique du trafic d’organes par l’État islamique, afin de financer ses activités.

 

Des sources officielles américaines ont déclaré que les Etats-Unis ont déjà récupéré sept téraoctets de données stockées sur des disques durs, des clés USB, des CD, des DVD ou des documents imprimés lors de différents raids menés contre l’organisation terroriste.

 

C’est la première fois qu’un document éclairant sur le fonctionnement interne de l’organisation islamiste est rendu public, à l’exception des documents liés au trafic d’antiquités.

 

Terrorisme en Europe, multiples attentats à Paris, viols massifs de femmes en Allemagne ou en Suède, crucifixion de chrétiens en Syrie et en Irak, prélèvements d’organes sur des captifs vivants et des civils musulmans, comme aux pires heures de la Shoa, chaque jour nous livre son lot d’horreurs sur les méthodes barbares des musulmans extrémistes inféodés à l’état Islamique et à Al Nostra, mouvement aidé par la France il y a trois ans….

 

Reste une question : qui sont les médecins de la mort travaillant pour l’état islamique, en récitant « Allahu Akbar » (ou « Alah Akbar » pour les Français qui rejoingent DAECH) ?

 

Francis GRUZELLE

 

Source: L'état islamique prélève les organes des captifs vivants, Les Observateurs.ch, 17 janvier 2016

 

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 23:08

Le résultat de l'intervention franco-britannique en Libye est que "toute la Libye est islamique. Aujourd'hui, c'est l'Etat islamique ou Al Qaïda ou les Frères musulmans. Que le meilleur gagne !", a expliqué Bernard Lugan dans le JT de TV Libertés du mardi 19 janvier 2016.

 

. Poutine : "Ce qui ce passe en Libye est une conséquence de l’intervention militaire de 2011"

. Libye post-Kadhafi : La Charia socle de la « démocratie » libyenne de BHL, Obama et Sarko

. Histoire et géopolitique de la Libye (Bernard Lugan)

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 20:13
http://www.lepoint.fr/sondages/quel-est-votre-souhait-le-plus-cher-pour-2016-31-12-2015-2006394_366.php

http://www.lepoint.fr/sondages/quel-est-votre-souhait-le-plus-cher-pour-2016-31-12-2015-2006394_366.php

Le Point a proposé un sondage pour connaitre les priorités des Français pour 2016. Il s'est avéré que la possibilité de garder François Hollande au pouvoir effraye plus les Français que le terrorisme et la crise migratoire.

 

Ainsi, selon le sondage, 44% de Français souhaitent avant toute chose "que François Hollande quitte le pouvoir" (17755 votants). Dans le même temps, 32,3% de Français rêvent "que l'État islamique soit battu et mis hors d'état de nuire" (13038 votants). Les problèmes mentionnés dans le sondage comme la crise migratoire, le terrorisme en France et la victoire à l'Euro 2016 ne préoccupent pas beaucoup les Hexagonaux. Sans doute ne peuvent-ils pas envisager de meilleures perspectives tant que les problèmes primordiaux que sont Daech et François Hollande ne seront pas réglés.

Un sondage dont les résultats n'ont vraiment pas besoin d'être commentés.

capture d'écran

Source: Quand les Français ont plus peur de leur président que des terroristesSputnik News, 15:29 19.01.2016(mis à jour 15:30 19.01.2016)
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 16:55
"Race blanche" : Bartolone s'excuse

Lors de ses voeux aux parlementaires, Claude Bartolone a reconnu avoir eu "des mots déplacés"

 

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), a jugé mardi qu'"il faut savoir s'excuser" de "mots déplacés", dans une allusion à sa formule controversée sur "la race blanche" visant Valérie Pécresse (LR) lors de la campagne des régionales en Ile-de-France.

 

"Je le dis d'expérience, en temps de campagne électorale, il peut y avoir des mots qui dépassent les pensées. Cela a pu être le cas me concernant. Lorsqu'on a prononcé des mots déplacés, il faut savoir s'en excuser", a déclaré Claude Bartolone lors de ses voeux aux parlementaires.

 

Une formule "pas forcément calibrée"

 

Durant l'entre-deux tours, la tête de liste socialiste en Ile-de-France avait accusé sa rivale de défendre, "en creux", "Versailles, Neuilly et la race blanche", contre les villes populaires.

 

Après sa défaite, Claude Bartolone avait admis une formule "pas forcément calibrée" devant les députés socialistes, peu avant sa reconduction, à main levée, comme président de l'Assemblée.

Source: "Race blanche" : Bartolone s'excuse après son attaque contre Pécresse, A la Une / politique / Publié le 19/01/2016 . Mis à jour à 16h37 par Sudouest.fr avec AFP

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 16:11

Comme si la liberté de se déplacer en Europe était conditionnée à l'accueil sans condition des migrants, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a dramatisé les évènements en déclarant au Parlement européen que des "risques de survie" pèsent sur Schengen, quand "on introduit des contrôles aux frontières, demain on va croire que la valeur économique de ce geste est considérable et après-demain on va se demander à quoi bon avoir une monnaie unique si la liberté de se déplacer et un marché intérieur n'existent plus".

 

Jean-Claude Juncker est l'oligarque déconnecté de la volonté des peuples européens qui avait déclaré qu'"il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens"

Des "risques de survie" pèsent sur Schengen (Jean-Claude Juncker)

Schengen au bord du gouffre, selon Juncker

 

La disparition de la zone Schengen menace l'existence même de l'Union européenne, a déclaré le président de la Commission européenne Jean-Claude Junker lors de la session plénière du parlement européen à Strasbourg.

 

"Aujourd'hui, on introduit des contrôles aux frontières, demain on va croire que la valeur économique de ce geste est considérable et après-demain on va se demander à quoi bon avoir une monnaie unique si la liberté de se déplacer et un marché intérieur n'existent plus", a prévenu le chef de la Commission.

 

D'après M. Juncker, "des risques importants" pèsent sur l'espace Schengen. "Des risques de survie, pourrait-on dire", a-t-il fait remarquer.

 

Actuellement, des contrôles aux frontières pour prévenir l’immigration illégale sont effectués en France, en Norvège, au Danemark, en Suisse, en Allemagne, en Autriche et à Malte. Vienne a annoncé le retour à cette pratique samedi 16 janvier. Le chancelier autrichien Werner Faymann a annoncé qu'en raison de l’afflux de réfugiés, les règles de Schengen ont été "temporairement suspendues" en Autriche.

 

"Chaque personne qui passe le contrôle aux frontières doit avoir une carte d'identité valide et doit la présenter à la demande des autorités autrichiennes. Et si l’UE ne le fait pas, si elle ne protège pas les frontières extérieures de (l’espace) Schengen, c’est l’existence de l’accord lui-même qui est caduque", a ajouté M. Faymann.

 

En effet, les pays européens sont en droit de rétablir des contrôles à leurs frontières, selon la convention de Schengen. Une clause de sauvegarde intégrée à l’article 2.2 autorise les Etats à rétablir provisoirement des contrôles aux frontières dans des circonstances exceptionnelles.

 

Selon les données actualisées de l'agence européenne Frontex, environ 1,2 million de migrants sont arrivés dans l'UE sur les dix premiers mois de 2015. Ainsi, l'Allemagne a accueilli environ 1,1 million de migrants en 2015. Près de 250.000 réfugiés y sont arrivés clandestinement. La Commission européenne a reconnu que la crise migratoire actuelle était la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale.

 

 

Source: Schengen au bord du gouffre, selon Juncker, 12:07 19.01.2016(mis à jour 14:55 19.01.2016)

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