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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 17:19

Les casseroles s'accumulent au-dessus de la tête de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Il y a eu les "actes de torture" au Bataclan, "certaines choses" qui "n'ont jamais été dites" (Rapport Georges Fenech, p. 9.), y aura-t-il maintenant certaines images de l'attentat de Nice qui ne seront jamais montrées au public ? Les accusations de "complotisme" pleuvent sur les journalistes indépendants (à lire un peu plus bas dans l'article).

 

A quoi servent les caméras publiques financées avec l'argent des contribuables pour leur sécurité (nous a-t-on dit) si lorsque survient un attentat, les autorités gouvernementales demandent aux agents de la commune de détruire les images et les videos ?

 

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C'est la première fois que l'on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d'ailleurs les agents en charge du dispositif n'ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

 

Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d'éviter la diffusion non contrôlée de ces images».

 

Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l'article R642-1 du Code pénal leur demandant l'effacement «complet» de 24 heures d'images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l'attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet. (1)

 

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

Et après cela, nous apprenons dans le même temps que le Premier ministre Manuel Valls trouve "insupportable la remise en cause permanente de la parole de l'Etat, du préfet, des policiers" ! (2)

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

C'est que la situation devient explosive pour le gouvernement. Un article du Figaro titre : "Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais?"

 

Selon Le Figaro aujourd'hui, "aucun policier national n'était présent à l'entrée de la zone piétonne de la promenade des Anglais. Les voitures de police stationnées sur place rendaient possible le franchissement de la Prom', contrairement à ce qu'avait assuré Bernard Cazeneuve. ... Quelques jours après l'attentat de Nice qui a fait 84 morts, les soupçons sur les failles de sécurité s'accumulent." (3)

 

Hier soir, le quotidien Libération a publié une enquête :

 

"Contrairement à ce qu’a affirmé le ministère de l’Intérieur, l’entrée du périmètre piéton de la promenade des Anglais n’était pas protégée par la police nationale le 14 juillet au soir. Ce manque de transparence entame la confiance dans l’exécutif." (4)

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

Selon cette enquête de Libération, aucun policier national n'était présent à l'entrée du périmètre de sécurité au moment où le terroriste Mohammed Lahouaiej-Bouhlel a foncé dans la foule au volant d'un camion de 19 tonnes. L'information est d'autant plus polémique qu'elle contredit la déclarations du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la préfecture des Alpes-Maritimes, selon laquelle la police Nationale sécurisait l'accès au lieu du drame.

 

On peut en effet se demander comment un soir de 14 juillet un camion a pu emprunter la voie d'accès de la Promenage des Anglais et y rouler ? Est-ce "complotiste" de se poser la question?

 

Sur Christ-Roi, nous nous félicitions de voir enfin la grande presse faire son travail. Se pourrait-il qu'une partie de l'élite oligarchique se coupe de l'autre pour rejoindre le peuple ? Un autre article de Libération explique en effet :

 

"Ce qui nous interroge, ce sont les arrangements avec la réalité, l’absence de transparence et donc de responsabilité des services de l’Etat. Ne rien cacher des erreurs commises, pour ne plus les commettre à nouveau, est un devoir. Et une nécessité démocratique : mettre un couvercle sur ce qui s’est passé à Nice - pour ne pas dire cacher - n’est guère rassurant. Cela génère fantasmes, rumeurs et théories du complot." (5)

 

Disant avoir reccueilli de nombreux témoignages, le quotidien, photographies à l'appui prises avant le drame, montre que seuls deux agents municipaux étaient présents à l'entrée de la promenade des Anglais, placés au milieu de la chaussée derrière deux barrières de sécurité. Revêtus d'un gilet jaune, en charge d'assurer la déviation de la circulation et un contrôle visuel, ils sont postés au milieu de nombreuses voitures. Une source proche du dossier précise que leur véhicule était stationné à proximité dans le sens longitudinal, permettant à Mohamed Lahouaiej Bouhlel de s'engouffrer dans la Prom'. Aucune trace d'effectifs de la police nationale dans ce périmètre, tous ayant été «relevés aux alentours de 20h30 par leurs collègues municipaux», poursuit Libération. En fait, ils ont été relevés à 21 heures. Aucune voiture de police nationale n'est donc plus présente à l'entrée du point d'accès Gambetta, explique Le Figaro.

 

Ainsi, suite à ce genre d'articles et d'enquête, Libération n'a pas tardé à être assimilé à un journal "complotiste" par Bernard Cazeneuve, qui, "piqué au vif, dans la nuit de mercredi à jeudi", "a fait un communiqué pour «s' indigner des contre-vérités» de Libération".

 

Bernard Cazeneuve accuse Libération de complotisme (Le Figaro, Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais, 21.07.2016)

Bernard Cazeneuve accuse Libération de complotisme (Le Figaro, Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais, 21.07.2016)

A l'accusation de "complotisme", Libération a publié une réponse:

 

"Un communiqué de près d’une page et demie envoyé à 1 heure du matin, des accusations de «contre-vérités» interrogeant la «déontologie» de notre travail, qui emprunterait, d’ailleurs, «aux ressorts du complotisme». … Pourtant, sur le fond du dossier, Bernard Cazeneuve et la préfecture des Alpes-Maritimes confirment intégralement nos informations. Et donc, par ricochet, leur propre manque de transparence.

 

... A 22 heures, au «point d’entrée du camion» sur la zone piétonne, au niveau de l’intersection avec le boulevard Gambetta, seuls deux policiers municipaux sont présents et ne sont pas «en renfort» des équipages de la police nationale, qui ont été relevés plus d’une heure auparavant.

 

Concernant le positionnement «de véhicules bloquant l’accès à la chaussée», c’est faux également. Au niveau du premier barriérage tenu par la police municipale, la fin de la circulation automobile est délimitée par des barrières métalliques et des plots rectangulaires. Seul un véhicule municipal est positionné sur la chaussée, insuffisant pour fermer l’accès. 400 mètres plus loin, là où sont positionnés les premiers effectifs de la police nationale, leurs véhicules ne bloquent pas non plus la chaussée. Ils sont en réalité garés sur le bas-côté, «permettant l’accès des piétons», comme le note le ministre de l’Intérieur dans son communiqué nocturne.

 

Le 16 juillet toujours, sur le perron de l’Elysée à l’issue d’un Conseil de défense restreint, Bernard Cazeneuve assure d’abord que la «police nationale était présente et très présente sur la promenade des Anglais». Libération n’a pas contesté ce point, citant les effectifs tout au long de la soirée (85 policiers nationaux à 19 heures, 89 à 20 heures, 92 à 21 heures et 64 entre 22 heures et 23 heures). Puis, le ministre de l’Intérieur évoque le «franchissement du barrage par le camion» et assure que «des véhicules de police rendaient impossible le franchissement de la promenade des Anglais. C’est par les trottoirs et de façon très violente que ce camion a réussi à pénétrer».

 

A quoi le ministre de l’Intérieur fait-il allusion ? Ce barrage, contourné par le trottoir, est celui de Gambetta, là où le camion pénètre dans la zone piétonne. Puis, Cazeneuve décrit des véhicules de police disposés en travers de la chaussée, rendant même «impossible» le passage du camion. Le ministre commet la même erreur que la préfecture, comme nous l’expliquions ci-dessus. (6)

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

Alors que la responsabilité du ministère de l'Intérieur dans la sécurisation de la promenade des Anglais à Nice est interrogée par Libération, l'opposition réclame une enquête indépendante pour faire la lumière sur la gestion du gouvernement. (7)

 

. Attentats : les Niçois, premiers à réagir par une vive colère à la responsabilité du gouvernement

Sources

 

(1) Attentat de Nice : quand la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images, Le Figaro, Par Eugénie Bastié , Paule Gonzales Mis à jour le 21/07/2016 à 18:14 Publié le 21/07/2016 à 17:28

(2) Nice: Valls juge «insupportable» la remise en cause de l'Etat, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 21/07/2016 à 16:44 Publié le 21/07/2016 à 16:42

(3) Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais?, Le Figaro, Par 5 auteursMis à jour le 21/07/2016 à 17:24 Publié le 21/07/2016 à 00:17

(4) Sécurité à Nice. 370 mètres de questions, Libération, Par Grégoire Biseau , Sylvain Mouillard, (à Nice) , Willy Le Devin et Ismaël Halissat, (à Nice) — 20 juillet 2016 à 21:21

(5) Sécurité à Nice : Bernard Cazeneuve devra s'expliquer, Libération, Par Johan Hufnagel — 20 juillet 2016 à 21:21

(6) Attentat de Nice : la réponse de «Libération» à Bernard Cazeneuve, Libération, Par Sylvain Mouillard, à Nice , Willy Le Devin et Ismaël Halissat, à Nice — 21 juillet 2016 à 12:06 (mis à jour à 12:58)

(7) Nice : la droite réclame une enquête, Le Figaro, Par Marc de Boni Mis à jour le 21/07/2016 à 17:26 Publié le 21/07/2016 à 09:53

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 19:32
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 13:38

Mis à jour le 20 juillet 2016 14:42

Une altercation aurait éclaté en raison de la tenue vestimentaire des victimes, selon Europe 1…

 

Dans des circonstances qui restent encore floues, un homme de 37 ans a blessé à l’arme blanche une femme et ses trois filles dans un village de vacances de Laragne (Hautes-Alpes), selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP.

 

Selon Europe 1, l’agression serait consécutive à une altercation à propos de la tenue vestimentaire des victimes, une mère et ses trois filles âgées de 9, 12 et 14 ans. « Le motif de l’agression est très flou », a déclaré à l’agence de presse Raphaël Balland, procureur de la République de Gap.

 

Le suspect, en vacances avec sa femme et ses enfants

 

La mère de 46 ans et ses trois filles ont été conduites à l’hôpital, a précisé une source proche de l’enquête. L’une des filles se trouve en état d’urgence absolue, a-t-elle ajouté. L’homme a été placé, lui, en garde à vue, précise l’AFP.

 

L’agression a eu lieu au village vacances famille (VVF) de Lagrand, tout proche de Laragne. Le suspect, un homme de 37 ans, originaire de la région parisienne, a pris la fuite après avoir donné plusieurs coups à l’arme blanche à ses victimes mais a été rattrapé par les gendarmes qui l’ont placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de recherches de Gap.

 

Il était en vacances avec sa femme et ses enfants au VVF de Lagrand tout comme les victimes, selon une source proche de l’enquête. (1)

 

"Le motif de l'agression est très flou", a déclaré à l'AFP Raphaël Balland, procureur de la République de Gap. "Aucune parole à connotation religieuse n'a été prononcée" a par ailleurs précisé une source proche de l'enquête. (2)

 

D'après TF1, l'agresseur présumé, Mohamed B., âgé de 37 ans, aurait agi pour un motif religieux. Il leur aurait en effet reproché leur tenue trop légère. La mère et sa fille de 14 ans ont été grièvement blessées et transportées par hélicoptère à Gap pour y être hospitalisées. Le pronostic vital de la deuxième fillette, âgée de 8 ans, est engagé, son état de santé étant jugé très inquiétant par les médecins. L'état de santé du troisième enfant n'est pas jugé inquiétant. Selon TF1, il est inconnu des services de renseignements et n'est pas fiché S. (3)

 

L'agresseur présumé, "Mohamed B., âgé de 37 ans, aurait agi possiblement pour un motif religieux. Il leur aurait en effet reproché leur tenue trop légère. Le procureur de la République de Gap a cependant indiqué à l'AFP que le motif de l'attaque était encore "très flou". La mère et sa fille de 14 ans ont été grièvement blessées et transportées par hélicoptère à Gap pour y être hospitalisées." (4)

 

Add. Aucun écho dans les grands media et les autorités qui cachent les faits :

 

[P]lusieurs témoins affirment qu'il les a bel et bien agressées en raison de leur tenue légère. C'est Chantal, la meilleure amie de la femme poignardée, qui le raconte. Elle était présente au moment de l'agression. Selon elle, l'homme est arrivé, a ordonné immédiatement aux filles de se vêtir. C'est l'heure du petit déjeuner et il fait alors 26 degrés. Toujours selon Chantal, face à leur incompréhension, les insultes sont arrivées et les coups de couteau ont commencé à pleuvoir.

 

Mardi soir à l'heure du dîner, au milieu des tablées de vacanciers, il était difficile d'imaginer qu'une telle agression avait eu lieu le matin même. Malgré tout, tous décrivent un homme très religieux dans son comportement depuis les quelques jours qu'ils le côtoyaient. Ils parlent aussi de son épouse, voilée intégralement. (5)

 

 

Sources :

 

(1) Hautes-Alpes: Un homme blesse à l'arme blanche une femme et ses trois filles dans un village de vacances, 20 Minutes, Publié le 19.07.2016 à 13:02, Mis à jour le 19.07.2016 à 13:44

(2) Hautes-Alpes: un homme blesse à l'arme blanche une femme et ses trois filles dans un village de vacances, France3-regions.francetvinfo.fr

(3) Hautes-Alpes : un homme blesse à l'arme blanche une femme et ses trois filles, Le Point, Source AFP Modifié le 19/07/2016 à 14:35 - Publié le 19/07/2016 à 13:42 | Le Point.fr

(4) INFO TF1. Une mère et ses trois filles violemment agressées à coups de couteau pour leur tenue trop légère, Lci-Tf1, par Georges Brenier, le 19 juillet 2016 à 12h42 , mis à jour le 19 juillet 2016 à 13h06.

(5) Après l'agression d'une mère et de ses trois filles, stupeur dans le village de vacances, Europe 1, 10h05, le 20 juillet 2016

 

 

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 13:52

Des "actes de barbarie" (page 14) et des "actes de torture" (p. 15), "certaines choses" qui "n'ont jamais été dites" (Georges Fenech, p. 9.) auraient eu lieu lors de l’attaque du 13 novembre 2015 au Bataclan (décapitations, égorgements, éviscérations, énucléations, coups de couteaux dans les appareils génitaux).

 

Les exactions auraient eu lieu "à l'étage". C'est ce qui ressort du rapport de la commission d’enquête du député LR Georges Fenech (p. 9), disponible en lecture (fichier Pdf) sur le site de l'Assemblée nationale et sur le site Theatrum Belli.

p. 9:

Bataclan-tortures-Rapport Fenech p. 9

Bataclan-tortures-Rapport Fenech p. 9

p. 10:

"Actes de tortures" au Bataclan

p. 14:

"Actes de tortures" au Bataclan

p. 15:

"Actes de tortures" au Bataclan
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 15:27

François Hollande, champion de la division, président d'une république absolue, c'est l'histoire du pompier pyromane qui fait tout pour mettre le feu (diviser les Français) et se présente ensuite en sauveur et appelle à la "cohésion" et à l'"unité nationale". (1)

 

Qui cherche à diviser le pays ?

 

On peut logiquement lui demander qui cherche à diviser le pays ? Les français qui conservent une dignité remarquable face à ces attentats et que les élites politiques assimilent à l'"extrême droite" lorsqu'ils expriment leur désarroi face à ces vague incessantes d'attentats ou les islamistes ?

 

Depuis les attentats de janvier 2015, novembre 2015, et celui du 14 juillet à Nice, le rapport de Terra Nova prônant le communautarisme, la division des Français entre le vote ouvriers, les retraités, les votants d'origine immigrés, le "Mariage" dit pour tous, puis la "Loi Travail", François Hollande, champion de la division, n'a pas cessé de casser la cohésion du peuple en stigmatisant les récalcitrants mécontents de sa politique, les traitant d' "ultra-droite", et il ose appeller les Français à la "cohésion" et à l'"unité nationale". Inadmissible.

 

Les appels au peuple d'un président champion de la division qui n'a honte de rien devraient être sanctionnés par un appel parallèle à la démission du personnage.

Extrait de : Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

Extrait de : Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

Les appels au peuple d'un président champion de la division devraient être sanctionnés par un appel à la démission de François Hollande

(1) Attentat de Nice : Hollande lance un appel à la "cohésion", Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 16/07/2016 à 15:23 Publié le 16/07/2016 à 13:45

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 22:48

Mis à jour le 25.07.2016, 09:35

 

Un camion a foncé sur la foule rassemblée pour le feu d'artifice ce jeudi soir, peu après 22h30, fait savoir Nice Matin. La préfecture des Alpes-Maritimes évoque un attentat, demande aux habitants de rester cloîtrés.

 

«Les gens courent, c'est la panique. Il est monté sur la Prom et il a foncé sur tout le monde» explique notre collègue. «Il y a du monde en sang, sans doute plein de blessés», explique l'un des journalistes du quotidien, présent sur place.

 

La plus grande confusion règne sur la promenades des Anglais. (1)

 

La maire de Nice a évoqué sur Twitter des dizaines de victimes. (2)

 

Sur Twitter, Christian Estrosi évoque "des dizaines de morts". Le Monde parle aussi de plusieurs tués. France Info "de nombreuses victimes". (3)

 

Des coups de feu auraient été échangés, selon Bfm-Tv.

 

I-Télé annonce "une soixantaine de morts", dans la nuit à 00:30 (Parquet de Nice). Le Raid est sur place. Une cellule ministérielle de crise est activée Place Beauveau (Elysée).

 

Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts. 18 blessés en "urgence absolue", "une cinquantaine de blessés légers", 120 autres personnes choquées ou prises en charge par les secours. Le chauffeur du camion aurait tiré avec un pistolet avant d'être abattu.

 

15.07.2016  à 01:59 Les partisans de l'Etat islamique célèbrent l'attaque de Nice sur Twitter

Sur Twitter, des comptes qui se réclament de l'Etat islamique célèbrent l'attaque de Nice.

 

L'organisation terroriste ne s'est pas officiellement exprimée sur l'attentat.

 

à 02:16 Obama condamne "ce qui semble être une horrible attaque terroriste"
 

Le président des États-Unis exprime toute sa solidarité avec la France, "notre plus vieil allié".

 

Dans un communiqué diffusé par la Maison Blanche, Barack Obama "condamne ce qui semble être une horrible attaque terroriste" et se dit prêt à collaborer avec les enquêteurs français pour "amener les responsables devant la justice". "En ce 14 juillet, nous nous rappelons des valeurs démocratiques qui ont fait de la France une inspiration pour le monde entier (...) Nos pensées et nos prières vont au familles et aux proches des victimes", écrit-il encore. 

 

à 04:00 La piste terroriste est privilégiée. Le choix du mode opératoire et de cette date hautement symbolique évoquent les consignes de groupes djihadistes comme al-Qaida ou l'organisation État islamique. Dans un message audio diffusé en 2014, le porte-parole officiel de Daech, Abou Mohammed al-Adnani, encourageait ceux qu'il nomme "les soldats du califat" à utiliser n'importe quelle arme disponible. À l'image du djihadiste de l'État islamique, Larossi Aballa, qui a assassiné avec un couteau le 13 juin un policier et sa femme à leur domicile dans la région parisienne. "Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle", leur disait-il, "débrouillez-vous (...) renversez-les avec votre voiture."

Extrait Le Figaro du message audio diffusé en 2014 par le porte-parole officiel de Daech, Abou Mohammed al-Adnani, in Le Figaro, EN DIRECT - Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts, Par 4 auteursMis à jour le 15/07/2016 à 10:24 Publié le 14/07/2016 à 23:38

Extrait Le Figaro du message audio diffusé en 2014 par le porte-parole officiel de Daech, Abou Mohammed al-Adnani, in Le Figaro, EN DIRECT - Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts, Par 4 auteursMis à jour le 15/07/2016 à 10:24 Publié le 14/07/2016 à 23:38

« C’est seulement maintenant que les services secrets occidentaux commencent à prendre au sérieux les menaces de Abu Muhamad al Adnani, contenues dans un communiqué en plusieurs langues diffusé le 21 septembre 2014 par le quotidien online The Long War Journal.

 

Nous conquerrons Rome, nous briserons ses croix, nous ferons de ses femmes des esclaves avec la permission d’Allah, le très-Haut”, a déclaré à ses adeptes le porte-voix de “l’Etat islamique”, qui n’a pas simplement répété qu’il fallait exterminer les “infidèles”, où qu’ils se trouvent, mais leur a indiqué également les modalités : « Placez de l’explosif sur leurs routes. Attaquez leurs bases, faites irruption dans leurs maisons. Tranchez-leur la tête. Qu’ils ne se sentent en sécurité nulle part ! Si vous ne pouvez trouver de l’explosif ou des munitions, isolez les Américains infidèles, les Français infidèles ou n’importe lequel de leurs alliés : brisez-leur le crâne à coups de pierre, tuez-les à coup de couteau, renversez-les avec vos voitures, jetez-les dans le vide, étouffez-les ou empoisonnez-les.” » (4)

 

Lire : L'Etat islamique appelle à la guerre contre la Russie et les USA pour leur "guerre de croisade"

 

"L’islam radical a donc choisi son jour : la fête nationale qui marque l’anniversaire des premiers actes d’une autre Terreur, plus ouvertement anti-catholique mais apparentée à celle que subit la France aujourd’hui dans sa haine du Christ et de ce qu’Il représente. Ce seul fait devrait faire comprendre que la « laïcité » maçonnique et républicaine, héritière de la Terreur, n’est pas apte à protéger la France de ce type d’ennemis. Pas plus qu’un « nationalisme » rejetant la transcendance et la vérité. Ceux qui rejettent Dieu de la sphère publique ne doivent pas s’étonner de voir de faux dieux prendre sa place, puisqu’ils sont eux-mêmes idolâtres.

 

(...)

 

Le massacre de Nice est venu apporter un démenti cinglant aux assurances lénifiantes du pouvoir. Narguant François Hollande, qui venait d’affirmer à l’occasion de son discours du 14 juillet la levée de l’état d’urgence, puisque tout allait tellement mieux, le fou d’Allah a prouvé qu’un tueur de masse peut passer entre les filets de la police, état d’urgence ou non. Hollande est discrédité, mais s’accroche à son poste.

 

(...)

 

il est sûr qu’en érigeant la dépravation des mœurs en principe de gouvernement et d’éducation, l’Occident maçonnique ne se donne pas les moyens de résister.

 

Alors, que faire ?

 

(… ) Les attentats visent les chrétiens, la réponse doit être chrétienne

 

Si l’Europe est chrétienne, si ses racines sont chrétiennes, c’est là qu’elle doit puiser la réponse à une terreur politico-religieuse sous peine d’être brûlée comme un arbre sec.

 

Les armes du chrétien sont d’accès immédiat et gratuit, à la portée de chacun. Elles se nomment prière, pénitence et abandon à Dieu, et ce sont des armes de reconstruction massive, ou encore des munitions indispensables dans un combat qui ne saurait rester horizontal. Notre Dame de Fatima disait la force du chapelet. On sait le rôle du Rosaire à la bataille de Lépante…

 

Prière et pénitence pour le pays, prière et pénitence pour le repos de l’âme des victimes, pour leurs proches aujourd’hui dans une peine indicible : seule une France à genoux peut espérer sortir de l’horreur où la haine de Dieu l’enfonce.

 

(Extrait d'un article d'Anne Dolhein pour Reinformation.Tv)

 

à 05:08 Le chauffeur du camion aurait tiré avec un pistolet avant d'être abattu.

 

À 05:38 La Grande mosquée de Paris exprime sa "consternation". Dans un communiqué signé de son recteur Dalil Boubakeur, la Grande mosquée de Paris a exprimé "son immense émotion et sa consternation", a "condamné fermement cet odieux et horrible attentat criminel de masse."

 

à 09:15

TEMOIGNAGES - "Il y avait des enfants, ça se piétinait..."

Marie, 37 ans, est agent de sécurité à la Villa Masséna: "On a vu des centaines de personnes se précipiter pour rentrer se mettre à l'abri". "Il y avait des enfants, ça se piétinait...", raconte-t-elle à l'AFP; "Ce qui m'a le plus choquée, c'est de voir des gens filmer tout ca. Il y avait un jeune qui filmait un blessé à terre quasiment en train de mourir...", raconte-t-elle encore.

 

"Il régnait une grande confusion. Je ne me souviens pas d'avoir vu le camion avancer", a témoigné sur l'Australian Broadcasting Corporation Emily Watkins, une Australienne présente à quelques dizaines de mètres de l'attaque. "On entendait beaucoup de cris venant de l'endroit où était le camion, les gens couraient vers nous et sans vraiment savoir ce qu'il se passait, on s'est retournés et on s'est mis à courir aussi", a-t-elle poursuivi. "En courant, on a entendu ce que j'ai pris à ce moment-là pour des feux d'artifice ou des pétards", a-t-elle aussi ajouté: "Les gens trébuchaient, essayaient de rentrer dans le hôtels, les restaurants, les parkings, partout où ils pouvaient éviter d'être dans la rue.

 

Le chef de l'État s'est exprimé un peu avant 4 heures du matin.

 

"La France a été frappée le 14 juillet, symbole de la liberté".

 

Le président François Hollande a confirmé le caractère "terroriste" de l'attaque.

à 04:04
 

VIDÉO - Hollande : le caractère «terroriste» de l'attaque ne peut être nié (5)

 

"C'est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste. ... Nous devons tout faire pour (...) lutter contre le fléau du terrorisme. (...) Rien ne nous fera céder dans notre volonté de lutter contre le terrorisme et nous allons encore renforcer nos actions en Syrie comme en Irak. Nous continuerons à frapper ceux qui justement nous attaquent sur notre propre sol, dans leurs repaires. Je l'ai annoncé hier matin", a indiqué le président depuis l'Élysée. (6)

 

 

Alors que le Conseil de défense, réuni par François Hollande, a débuté peu après 9h, l'amateurisme du gouvernement agace les politiques.

 

Le 14 juillet, François Hollande annonçait l'arrêt de l'état d'urgence, le 15 il annonçait sa prolongation, on devait réduire l'opération Sentinelle, on va l'augmenter: les déclarations contradictoires de François Hollande montre un amateurisme affligeant dans la gestion des attentats islamistes depuis janvier 2015.

Les réactions des politiques montrent leur agacement.

 

L'appel à l'"unité nationale" par le gouvernement ne fait plus recette. Des comptes sont demandés au gouvernement.

 

Marine Le Pen demande des "mesures détaillées"

 

"La guerre contre le fléau du fondamentalisme islamiste n'a pas commencé, il est urgent maintenant de la déclarer", a déploré Marine Le Pen dans un communiqué. "A la sidération et la compassion doivent désormais s'ajouter l'action, les nécessaires mesures de prévention et de répression, et la détermination la plus totale à éradiquer le fléau du fondamentalisme islamiste", a-t-elle ajouté.

 

Le président des "républicains" Nicolas Sarkozy a publié un communiqué dans lequel il dénonce "une menace qui se renouvelle sans cesse": "Face à la barbarie terroriste, (…) il est indispensable de prolonger l'état d'urgence et de l'utiliser pleinement pour assurer la sécurité et la protection des Français. Nous sommes dans une guerre qui va durer, avec une menace qui se renouvelle sans cesse . … Plus rien ne peut être comme avant." (7)

 

Pas d'unité nationale dans la classe politique

 

Plusieurs responsables politiques de droite ont regretté ce vendredi l'impuissance de l'exécutif face au terrorisme, qui a frappé jeudi la ville de Nice. À gauche, EELV rejette toute prolongation de l'état d'urgence.

 

"Si tous les moyens avaient été pris", l'attentat "n'aurait pas eu lieu", a déclaré ce vendredi Alain Juppé sur RTL. Le candidat à la primaire à droite a de nouveau plaidé pour une meilleure coordination des services de renseignement. L'évolution sémantique est notable. Après les attentats du 13 novembre, le maire de Bordeaux avait appelé au "soutien à ceux qui aujourd'hui dirigent les affaires de la France, c'est-à-dire le président de la République et le gouvernement."

 

Répétitions d'actes terroristes dans l'Hexagone, échéances électorales... La droite ne souhaite plus se ranger derrière François Hollande, comme après les attaques de 2015. En témoignent les réactions du député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti et du président de la région Paca Christian Estrosi.

 

L'exécutif ne "regarde pas la réalité en face"

 

Les deux membres des Républicains ont critiqué l'annonce par François Hollande de la levée de l'état d'urgence, qui sera finalement prolongé de trois mois. "Quand on est en guerre, on protège le territoire national, a abondé François Fillon sur Europe 1. Hier, on voulait arrêter l'état d'urgence, on se demande pourquoi et quels sont les éléments qui auraient pu expliquer son arrêt."

 

Président de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015, le député Les Républicains Georges Fenech s'en prend lui aussi à l'exécutif. S'il balaie d'un revers de main la question de l'état d'urgence - "Il ne règle rien"-, le député dénonce "l'impuissance" du pouvoir face à la menace djihadiste. "On a un exécutif qui s'arc-boute sur des certitudes qui n'en sont pas, qui ne veut pas regarder une autre réalité en face", a-t-il déploré. Le rapport de la commission d'enquête prône en effet la refonte des services de renseignement ainsi que le durcissement de l'arsenal juridique pour les personnes condamnées pour terrorisme.

 

De son côté, le député LR Eric Woerth a fustigé sur Twitter "les mêmes mots et les mêmes réunions de crises" après l'attaque.

 

Si l'unité nationale n'a plus cours à droite, des fissures apparaissent aussi à gauche de l'échiquier politique. Le secrétaire national d'EELV, David Corman, a assuré que les députés écologistes ne devraient sûrement pas voter la prolongation de l'état d'urgence demandée par le chef de l'Etat. "Un état d'urgence pérenne met en danger ce qui est extrêmement précieux: nos libertés fondamentales. Celles et ceux qui commettent, commanditent ce type d'attentats s'attaquent également à ces grandes valeurs qui font notre République", a-t-il fait valoir. (8)

 

à 10:26

Des dizaines d'enfants hospitalisés

Selon Nice-Matin, 54 enfants ont été admis à l'hôpital Lenval depuis jeudi soir.

 

à 12:37

Nicolas Dupont-Aignan demande des mesures fortes

Le président de Debout La France a réclamé la mise en place de mesures urgentes : «C'est une guerre totale. Il faut prendre une batterie de mesures beaucoup plus fortes que j'ai déjà proposées à maintes reprises. Pour gagner cette guerre, nous avons besoin de moyens considérables mais la France ne se les donne pas. La contradiction de ce gouvernement est qu'il reconnaît l'intensité de la menace mais il ne décide pas de mettre en place les protections. Qu'est-ce qu'on attend ? J'ai l'impression que l'on prend les Français pour des imbéciles. Il faut prévoir l'arrestation préventive des individus fichés S les plus dangereux, mettre en place un cour de sûreté de l'Etat pour des procédures judiciaires accélérées... Nous n'avons pas les moyens de gagner cette guerre totale aujourd'hui. »

 

Marine Le Pen demande des actes

 

à 12:19

Marine Le Pen: "Ça commence à bien faire"

 

La présidente du Front national, qui se dit «très en colère» après l'attentat de Nice, a confié au Figaro.fr : « Rien de ce que nous avons proposé n'a été mis en oeuvre. Compte tenu de la nouvelle nature du terrorisme, qui est maintenant un terrorisme d'opportunité, c'est-à-dire sans structure hiérarchique, l'urgence est de s'attaquer à l'idéologie sur lequel se fonde ce terrorisme. Et dans ce domaine-là, rien n'a été fait, absolument rien : ni rétablissement de la double peine, ni déchéance de la nationalité, ni fermeture des mosquées salafistes, ni dissolution de l'UOIF, ni interdictions de certaines organisations. En vérité, nous ne sommes pas en guerre. Pour l'instant, nous sommes en guerre des mots. C'est de la communication. Le deuil national finira comme l'Etat d'urgence en deuil national permanent. » Marine Le Pen accuse le gouvernement de "ne pas vouloir mener le combat" contre le fondamentalisme islamiste. "Maintenant, ça commence à bien faire ! a-t-elle ajouté avec force, il faut des actes !" (9)

 

Georges Fenech, député Les Républicains, Président de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015 dénonce une "tragédie prévisible". Tels ont été les premiers mots, sur Twitter, de Georges Fenech. Il regrette de ne pas avoir été écouté par le gouvernement. (10)

 

Georges Fenech dénonce ""l'irresponsabilité générale de la classe politique et des hauts fonctionnaires"

 

Ce matin sur RMC, vers 12h10 Georges Fenech (à partir de 08:30 dans le Podcast) a eu des mots très forts en dénonçant "l'irresponsabilité générale de la classe politique et des hauts fonctionnaires" et a demandé "des comptes" à Bernard Cazeneuve :

 

"La compassion, les cérémonies il faut les faire, il faut respecter cette période de deuil, mais il y a un moment où il faut se décider à agir. Il ne s'agit pas de 'polémiques inutiles' comme le dit souvent Bernard Cazeneuve, il s'agit d'une critique constructive de la part du Parlement et de la Commission d'enquête, qui a mis sur la tête un travail considérable que nous avons fait depuis cinq mois (11). Nous avons quarante propositions qui ne sont pas à l'eau tiède. Nous avons rencontré Bernard Cazeneuve lors d'un petit déjeuner cette semaine, qui malheureusement ne considère pas nos propositions comme réalistes et faisables. Donc, nous, nous avons décidé de continuer ce combat que nous menons, parce que nous pensobns que nous sommes face à un raz de marée aujourd'hui. Il faut quand même rappeler qu'il y a 13.000 individus qui sont fichés radicalisés, qu'il y a 2.000 ressortissants français qui sont actuellement sur des théâtres d'opérations extérieures et qui vont revenir tôt ou tard. Il faut savoir ce que l'on veut. Ou bien on continue à se faire massacrer par n'importe quel condamné de droit commun, radicalisé ou autre, ou bien on se donne vraiment les moyens d'empêcher ces passages à l'acte. C'est le but de nos propositions.

 

(...) On a aujourd'hui dans notre pays une politique et pénale et sécuritaire et de renseignement qui n'est plus adaptée à des menaces nouvelles. On a voté une loi importante de renseignement. Ce que je constate c'est qu'une partie de cette loi - le renseignement pénitentaire, là où se fait la radicalisation en prison - pour l'instant ne fonctionne pas. C'est ce que nous a dit le Garde des Sceaux lorsque nous l'avons auditionné, et qu'il le regrettait amèrement, et qu'il entendait bien y remédier.

 

(...) C'est ce que je suis en train de vous dire. Maintenant les Français n'accepteront plus de se faire massacrer comme cela, n'accepteront plus l'irresponsabilité générale de la classe politique et des hauts fonctionnaires, que depuis l'affaire de Charlie Hebdo, pas un seul politique, pas un seul responsable politique de services n'a eu de comptes à rendre,  Bernard Cazeneuve doit rendre des comptes. Cela fait quand même 230 morts depuis le mois de janvier. Les réponses que nous avons, c'est à peu près à chaque fois la même chose, état d'urgence, forces Sentinelle, les frappes qu'on va augmenter. On voit le résultat. Il faut maintenir l'état d'urgence, mais il faut agir autrement et beaucoup plus fortement." (12)

 

Dans l'après-midi nous apprenons dans Le Figaro à 15h45 que François Hollande réitère son immanquable appel à l'unité (13) comme il le fit au lendemain des attentats de janvier 2015 ou du Bataclan en novembre 2015, pour mieux se soustraire à sa responsabilité gouvernementale et pour lequel, semble-t-il, il ne trouvera pas cette fois l'appui de l'ensemble de la classe politique.

Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

François Hollande, champion de la division, président d'une république absolue, c'est l'histoire du pompier pyromane qui fait tout pour mettre le feu (diviser les Français) et se présente ensuite en sauveur et appelle à la "cohésion" et à l'"unité nationale". (14)

 

Qui cherche à diviser le pays ?

 

On peut logiquement lui demander qui cherche à diviser le pays ? Les français qui conserve une dignité remarquable face à ces attentats et que les élites politiques assimilent à l'"extrême droite" lorsqu'ils expriment leur désarroi face à ces vague incessantes d'attentats ou les islamistes ?

 

Depuis les attentats de janvier 2015, novembre 2015, et celui de Nice, le rapport de Terra Nova prônant le communautarisme, la division des Français entre le vote ouvriers, les retraités, les votants d'origine immigrés, le "Mariage" dit pour tous, puis la "Loi Travail", François Hollande, champion de la division, n'a pas cessé de casser la cohésion du peuple en stigmatisant les récalcitrants, les traitant d' "ultra-droite", et il ose appeller les Français à la cohésion. Inadmissible.

Attentat lors du feu d'artitice du 14 juillet à Nice

Deux jours après la course sanglante de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’Etat islamique a revendiqué l’attaque qui a coûté la vie à 84 personnes le soir du 14 juillet à Nice. Le conducteur du camion « semble s’être radicalisé très rapidement » a déclaré Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, évoquant « un attentat d’un type nouveau ».

 

L’EI a revendiqué l’attentat

 

Le « soldat » Mohamed Lahouaiej Bouhlel « a mené l’opération en réponse aux appels à viser les ressortissants des pays de la coalition ». C’est ainsi que l’Etat islamique a revendiqué l’attentat, samedi, dans un communiqué diffusé sur les ondes de sa radio Al-Bayan.  (15)

 

L'auteur de l'attentat est un tunisien qui avait un titre de séjour obtenu le 15 juillet 2015 auprès de la police française. (16)

 

D'après le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le Tunisien "semble s'être radicalisé très rapidement". Il s'agit d'"un attentat d'un type nouveau" commis par "des individus sensibles au message de Daech (qui) s'engagent dans des actions extrêmement violentes sans nécessairement avoir participé aux combats, sans nécessairement avoir été entraînés", a indiqué le ministre. (17)

Sources

 

(1) Attentat sur la promenade des Anglais à Nice, Par lefigaro.fr Publié le 14/07/2016 à 23:26

(2) Attentat à Nice: la préfecture demande aux habitants de rester cloîtrés, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 14/07/2016 à 23:33 Publié le 14/07/2016 à 23:14

(3) Attentat à Nice : des "dizaines de morts" (Estrosi), un 14 juillet 2016 marqué par la peur sur la Promenade des Anglais, L'Internaute, La Rédaction (La Rédaction), Mis à jour le 14/07/16 23:50

(4) Attentat islamiste de Nice : que faire ?, Reinformation.Tv, 15 juillet 2016 16 h 35 min·

(5) Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts, Le Figaro, Par 4 auteursMis à jour le 15/07/2016 à 09:33 Publié le 14/07/2016 à 23:38

(6) Ce que l'on sait sur l'attentat de Nice, Par Anne-Laure Frémont , AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 15/07/2016 à 09:56 Publié le 15/07/2016 à 06:15

(7) EN DIRECT. Attentat de Nice: 84 morts, au moins cinquante enfants hospitalisés, Par LEXPRESS.fr , publié le 15/07/2016 à 00:08 , mis à jour à 12:44

(8) Attentat de Nice: dans la classe politique, pas de place pour l'unité nationale, Par LEXPRESS.fr , publié le 15/07/2016 à 12:34 , mis à jour à 12:35

(9) EN DIRECT - Attentat de Nice : François Hollande est arrivé à Nice, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 13:42 Publié le 15/07/2016 à 09

(10) Nice : une «tragédie prévisible» pour le président de la commission d'enquête sur les attentats, Par Le Scan politique Mis à jour le 15/07/2016 à 11:35 Publié le 15/07/2016 à 10:53

(11) Le rapport de la commission d'enquête Fenech est disponible en lecture libre sur le site Theatrum Belli.

(12) RMC : 15/07 - Les Grandes Gueules : Edition spéciale sur l'attentat à Nice - 12h-13h

(13) Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

(14) Attentat de Nice : Hollande lance un appel à la "cohésion", Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 16/07/2016 à 15:23 Publié le 16/07/2016 à 13:45

(15) Attentat de Nice : ce que l’on sait, deux jours après, LE MONDE | 16.07.2016 à 11h13 • Mis à jour le 17.07.2016 à 13h04

(16) Qui était Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice ?, Libération, Par Stéphanie Harounyan, envoyée spéciale à Nice et Sylvain Mouillard, envoyé spécial à Nice — 16 juillet 2016 à 20:23

(17) Attentat de Nice : le parcours chaotique de Lahouaiej-Bouhlel, France 24, Dernière modification : 17/07/2016

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 17:19

François Hollande a accordé jeudi le traditionnel entretien du chef de l'État à l'occasion du 14 juillet. Il a défendu âprement son bilan sur France 2 et TF1, où il répondait depuis l'Élysée aux questions de David Pujadas et Gilles Bouleau.

 

Pour le dernier entretien de son quinquennat à l'occasion de la "fête nationale", il a affirmé que les prélèvements des entreprises et des ménages avaient diminué... Suprise.... deux déclarations sur trois sont fausses.

 

Impôts: les derniers mensonges du dernier 14 juillet de François Hollande

 

• «Le niveau le plus élevé des prélèvements était 2013 car il fallait assumer la dégradation des comptes publics»: FAUX

 

Il aurait mieux fait d'éviter le coup de griffe à l'encontre de son prédecesseur. Selon le rapport de règlement du budget et d'approbation des comptes de l'année 2015 (page 123) réalisé par la députée PS Valérie Rabault et remis le 29 juin, les prélèvements obligatoires (TVA, impôt sur le revenu, ISF, fiscalité locale, impôt sur les sociétés, etc.) ont atteint leur plus haut niveau en 2015 avec un montant total de 975 milliards d'euros, contre 914 en 2012. Et c'est en 2014 que le niveau des prélèvements obligatoires a atteint le plus haut pourcentage de PIB avec 44,79%.

 

Impôts: les derniers mensonges du dernier 14 juillet de François Hollande

• «Depuis nous avons diminué les impôts des entreprises»: VRAI

Le montant des prélèvements obligatoires «entreprise» a effectivement diminué depuis 2013, selon le rapport de la députée, autant en milliards d'euros qu'en pourcentage de PIB. En revanche entre 2012 et 2013, ils ont largement augmenté. Si bien que le niveau de prélèvement actuel en volume n'a toujours pas retrouvé son niveau de 2012 pour les entreprises.

 

• «J'ai baissé les prélèvements des ménages»: FAUX

Les prélèvements obligatoires des ménages (TVA, CSG, Impôt sur le revenu, ISF, donations, successions, fiscalité locale, etc.) ont nettement augmenté depuis 2012 en volume et en pourcentage de PIB. Ils atteignent 555 milliards d'euros en 2015. Il faut notamment savoir que le montant de l'impôt sur le revenu seul est passé de 59,51 milliards d'euros en 2012 à 70,18 milliards d'euros en 2015.

 

Source: Hollande prétend que les impôts ont diminué depuis qu'il est président, vrai ou faux ?, Le Figaro, Par Marie Théobald Publié le 14/07/2016 à 17:40

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 08:36

Nouvel épisode de la république absolue: l'Eglise face au totalitarisme éducatif.

République absolue: L’Église face au totalitarisme éducatif

Alerte : l’Église face au totalitarisme éducatif

 

Le 6 avril dernier, sur France 2, le ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem annonçait un projet de réforme de l’enseignement indépendant (ou hors contrat), dont elle devait ensuite préciser le contenu lors d’une conférence de presse le 9 juin suivant. Désormais, l’ouverture d’un établissement libre est soumise à un régime d’autorisation préalable qui remplace le simple régime de déclaration en vigueur jusqu’ici. Le ministre envisage également certaines contraintes en terme de programme.

 

Dès le 28 avril, le secrétaire général de l’Enseignement catholique (sous contrat), Pascal Balmand, adressait une lettre au Président François Hollande pour lui faire part de sa plus grande inquiétude vis-à-vis de ce projet. Alors qu’il avait soulevé l’indignation de nombreux catholiques en accueillant avec bien peu de réserves la réforme du collège, Pascal Balmand a émis cette fois-ci des critiques claires. Pour lui, comme pour de nombreuses personnalités qui ont fait part publiquement de leur opposition, ­l’État dispose déjà d’un arsenal législatif suffisamment efficace pour prévenir toute dérive sectaire ou communautariste, liée notamment à l’islam, objectif affiché du nouvel encadrement de l’enseignement indépen­dant. « L’état du droit positif, pleinement appliqué, satisfait dès à présent aux exigences des finalités recherchées », commentait-il. Il a ainsi appelé l’État à utiliser efficacement les moyens dont il dispose déjà plutôt que de sacrifier l’un des droits fondamentaux des parents à choisir l’éducation de leurs enfants et de mettre en péril la pluralité et la diversité pédagogiques permises par l’existence d’écoles « alternatives ».

 

Le projet de Najat Vallaud-Belkacem concerne également les évêques même si les écoles indépendantes catholiques ne dépendent pas directement des directions de l’enseignement catholique. Il les concerne d’abord parce que, comme catholiques, ils défendent la responsabilité éducative des parents soulignée par l’Église dans son Catéchisme (« Les parents sont les principaux et premiers éducateurs de leurs enfants », n° 1653) ainsi que dans le Compendium de la doctrine sociale de l’Église (« L’action politique et législative (doit) sauvegarder (…) la liberté effective de choix dans l’éducation des enfants », n° 252).

 

Plusieurs évêques de France ont également fait part de leur opposition au projet du ministre, notamment Mgr Ricard, archevêque de Bordeaux, en sa qualité de président du Conseil pour l’enseignement catholique, dans un communiqué du 8 juin dernier : « Depuis plusieurs décennies, l’Église a manifesté l’attention qu’elle porte à la liberté d’enseignement. Or, ce nouveau dispositif d’autorisation préalable serait, malgré les assurances apportées, une atteinte au principe même de cette liberté constitutionnelle en posant des conditions à l’ouverture des établissements scolaires ».

Pour Mgr Vingt-Trois, archevêque de Paris, « L’idée de lutter contre les écoles musulmanes qui seraient suspectes de radicalisation adopte une règle générale qui va surtout s’exercer, non pas à l’égard des écoles musulmanes, mais des écoles catholiques. » Sur quels critères autorisera-t-on l’ouverture d’une école ?, interroge encore le prélat.

 

… Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, a également bien voulu nous faire part de son mécontentement vis-à-vis d’un projet de réforme qu’il estime clairement dirigé contre les écoles catholiques : « En réalité, je pense qu’on s’appuie sur l’idée d’écoles radicalisées pour faire disparaître les écoles hors contrat et les racines chrétiennes. L’argument du gouvernement n’est qu’un argument de façade, une fuite en avant pour faire dire ce qu’il veut. Il veut simplement progressivement faire disparaître ces petites écoles. L’objectif est très clair : il est de faire disparaître toutes nos racines chrétiennes jusqu’aux dernières. »

 

Source: Alerte : l’Église face au totalitarisme éducatif, L'Homme nouveau, 29 juin

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 19:51

La France est championne d'Europe d'impôts, de charges, et de taxes, notre pays affiche le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé parmi les 28 pays de l'Union européenne, devant le Danemark et la Belgique: 45,7% selon Eurostat.

La taxe régionale, ce nouvel impôt dont les Français devront s'acquitter l'an prochain

Le gouvernement a entériné cette semaine la création d'une nouvelle taxe qui sera perçue par les régions. A quoi va-t-elle servir ? Qui va payer ? Explications.

 

C'est une taxe, prélevée sur les ménages et les entreprises, qui ressemblera à celle que paient déjà les propriétaires franciliens, comme David, que TF1 a pu rencontrer (écoutez son témoignage dans le reportage ci-dessus). Il paie 15 euros par an, nous explique-t-il. Depuis deux ans, sur sa feuille d'impôt foncier figure une nouvelle ligne "Taxe spéciale" destinée à financer les travaux du Grand Paris.

 

Dès l'année prochaine, toutes les autres régions prélèveront cette nouvelle taxe. Un impôt sur les ménages et les sociétés prévu pour soutenir... les PME. La formule fait sursauter leur principal représentant, François Asselin, qui ne comprend pas lui-même l'intérêt de cette mesure. "Poser une taxe pour faire du développement économique, c'est-à-dire ‘Vous payez d'abord, on vous aidera ensuite', c'est absurde. C'est l'inverse qu'il faudrait faire", considère-t-il. "On pense que cette taxe permettra d'abonder au fonctionnement des régions et on voit mal comment ça ira à l'investissement."

 

La France a le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé d'UE

 

Et pour les contribuables, c'est bien une taxe qui se rajoute sur leur feuille d'impôt car ils continueront de payer pour les départements qui pourtant n'ont plus à assurer cette aide économique auprès des PME.

 

Notre pays affiche le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé parmi les 28 pays de l'UE : 45,7% de la richesse nationale est prélevée chaque année par l'Etat. En août dernier, François Hollande s'était engagé à baisser les impôts en 2016 "quoiqu'il arrive". Une promesse qui ne sera pas tenue.

 

Ainsi accusé de ne pas respecter sa promesse d'une pause fiscale, le gouvernement tente de minimiser l'impact de cette nouvelle mesure qui rapportera quand même autour de 600 millions d'euros chaque année.

 

Source: http://lci.tf1.fr/economie/social/la-taxe-regionale-ce-nouvel-impot-dont-les-francais-devront-s-8756450.html

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 08:12

L'écrivain cinéaste Alexandre Jardin continue d'éreinter les politiques grands diseux, petits faiseux dans Le Monde. Il explique que le mot "populisme" "est la dernière ligne de défense des élites parisiennes, qui, elles, font du populisme avec toutes leurs promesses non tenues..."

 

En 2015, il s'était déjà distingué en demandant que les politiques qu'il qualifiait de "Diseux" confient les "contrats de mission de service public" à la société civile (les "Faizeux") : "Laissez nous faire! On a déjà commencé", écrivait-il. Ce en quoi il parlait vrai, tant les politiques républicains sont comparables à ces pharisiens dont le Christ nous conseille de pratiquer et d'observer ce qu'ils disent, mais de ne pas agir d'après leurs actes "car ils disent et ne font pas." (Matthieu 23,1-12) 

 

Extrait:

 

Vous défendez l’action plutôt que la loi, les citoyens agissant contre les élites politiques, les régions contre un Paris centralisateur… N’est-ce pas du populisme ?

 

Ce mot, « populisme », c’est la dernière ligne de défense des élites parisiennes qui, elles, font du populisme avec toutes leurs promesses non tenues… La vérité, c’est que le système est en train de disjoncter. Une caste administrativo-politique hors-sol confisque le pouvoir. Il faut mettre fin au jacobinisme, à ce pouvoir vertical, descendant et condescendant. Inefficace.

 

Après trente ans de réformes de l’éducation nationale, 20 % d’une classe d’âge ne sait pas lire ! Si l’on ne parie pas sur les territoires, sur une classe politique locale très au-dessus du lot, on ne s’en sortira pas.

 

Il faut raisonner à partir du terrain, du réel, de ceux qui font déjà leur part. En finir avec l’approche administrative, normative, centralisatrice. Quel sens est-ce que cela a, par exemple, de définir la politique du logement ou de l’éducation à Paris ? Il faut parier sur les régions, leur confier l’effectivité des grandes politiques.

 

Le mot "populisme", dernière ligne de défense des grands diseux

L'initiative d'Alexandre Jardin de laisser faire les Faiseux rejoint la proposition royaliste "l'autorité en haut, les libertés en bas", quand le pays réel prend le pouvoir.

 

Un peu plus loin dans l'article du Monde, Alexandre Jardin dresse un tableau terrible de l'état réel de la France : 

 

"Je vois le délabrement de pans entiers de la République. Les juges qui prononcent des peines jamais exécutées. L’Ile-de-France est un point de croissance au-dessus de la moyenne nationale. Mais 80 % du territoire est en récession depuis des années. C’est cela, l’explosion du FN. Des territoires entiers de pauvreté. Pas des îlots ! Neuf millions de personnes… J’ai cette sensation bizarre que le pays hésite entre renaissance et chaos. Je vois une inventivité locale prodigieuse et des pères de jeunes agriculteurs qui ont du mal à calmer leurs fils armés."

 

Source: Alexandre Jardin : « Je ne laisserai pas la France à l’extrême droite »

LE MONDE | 26.06.2016 à 07h36 • Mis à jour le 26.06.2016 à 14h43 | Propos recueillis par Pascale Krémer

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 13:59

Dans une émission du 29 octobre 2015, la journaliste de RMC info demande au député Véronique Besse une preuve du soutien de la France à l'état islamique Daech, puis deux minutes plus tard déclare que c'est "gênant" que la Russie envoie son armée sur place tuer l'état islamique Daech, compte tenu que la France soutient officiellement des rebelles en Syrie... La logique se perd !

Source video : http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/pour-la-deputee-veronique-besse-la-france-aide-l-etat-islamique-675142.html

Pour rappel, Laurent Fabius, sinistre des Affaires étrangères avait déclaré dans Le Monde du 13 décembre 2012 qu'Al Nostra en Syrie faisait "du bon boulot"... Si c'est pas une preuve !

 Pour la députée Véronique Besse, "la France soutient indirectement l’Etat islamique"
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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 09:19

Publié par Wikileaks, un email envoyé par l’ex-secrétaire d’Etat apporte des détails sur les motivations qui ont poussé Washington à «aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad».

 

«La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad», annonce d’emblée Hillary Clinton dans le document, révélé par l’ONG de Julian Assange, WikiLeaks, sur son site internet.

 

L’email fait partie de nombreux documents déclassifiés par le Département d’État américain, suite à la découverte du serveur email privé que Clinton utilisait chez elle alors qu’elle occupait, entre 2009 et 2013, le poste de secrétaire d’État de l’administration Obama.

 

Si l’organisation WikiLeaks date le courriel au 31 décembre 2000, il semble que ce soit une erreur de sa part, à en juger par le contenu du message, dans lequel on peut notamment lire que «la rébellion en Syrie dure maintenant depuis plus d’un an». L’email daterait donc vraisemblablement du 31 décembre 2012, lorsqu’elle était en poste.

 

Quoi qu’il en soit, l’actuelle candidate démocrate à l’élection présidentielle américaine y détaille sa stratégie à l’égard de la crise syrienne : «Le programme nucléaire iranien et la guerre civile syrienne peuvent sembler déconnectés, mais ils ne le sont pas. Ce dont les chefs militaires israéliens s’inquiètent – mais dont ils ne peuvent pas parler – est de perdre leur monopole nucléaire».

 

En effet, poursuit-elle, un Iran disposant de l’arme nucléaire permettrait à «d’autres adversaires [d’Israël], comme l’Arabie Saoudite ou l’Égypte, de se mettre aussi au nucléaire».

 

Mais surtout, ce qui préoccupe l’ancienne secrétaire d’Etat, c’est un axe Téhéran-Damas-Hezbollah tourné contre Israël. «Le résultat [d’un Iran disposant de l’arme nucléaire] serait un équilibre nucléaire fragile dans lequel Israël ne pourrait pas répondre aux provocations par des frappes militaires conventionnelles en Syrie ou au Liban, telles qu’elles sont pratiquées aujourd’hui. Si l’Iran devient un Etat doté d’armes nucléaires, Téhéran trouvera bien plus simple d’appeler ses alliés en Syrie et le Hezbollah à frapper Israël, sachant que ses armes nucléaires dissuaderont Israël de lui répondre».

 

Après avoir dressé ce constat, Hillary Clinton conclut en exposant sa solution : «La fin du régime Assad entraînerait la fin de cette alliance dangereuse. Le commandement d’Israël comprend bien pourquoi vaincre Assad est maintenant dans son intérêt (…). Ensuite, Israël et les États-Unis pourraient alors développer une approche commune une fois le programme iranien si dangereux qu’une action militaire devra être garantie».

Hillary Clinton confie dans un email avoir voulu renverser Bachar el-Assad, pour «aider Israël»

Source: RT en français

 

L'Agence Info Livre a également publié un article sur le sujet. Extrait :

 

« La meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bashar Assad », annonce franchement Hillary Clinton.

Bien que les rapports des services secrets américains aient depuis longtemps abandonné l’idée que le programme nucléaire iranien se met en place aux fins d’obtenir la bombe atomique (cette conclusion est aussi soutenue par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique), Clinton continue de manier ces mensonges pour « justifier » la destruction de la Syrie au nom d’Israël.

Elle relie spécifiquement le programme légendaire de la bombe atomique iranienne à la Syrie parce que, dit-elle, le programme de « bombe atomique » menace le « monopole » d’Israël sur les armes nucléaires au Moyen-Orient.

Si l’Iran devait acquérir l’arme nucléaire, assure Clinton, cela permettrait à la Syrie (et à d’autres « adversaires d’Israël » comme l’Arabie Saoudite et l’Égypte) de « se mettre aussi au nucléaire », ce qui menacerait les intérêts d’Israël. Aussi, d’après elle, la Syrie doit être détruite.

 

 

Hillary Clinton confie dans un email avoir voulu renverser Bachar el-Assad, pour «aider Israël»
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 10:00

Parole d'un petit patron aux abois :

Il est dans l'intérêt d'un tyran de garder son peuple pauvre pour qu'il soit si occupé à ses tâches quotidiennes qu'il n'ait pas le temps pour la rébellion (Aristote).

Je pense que c'est voulu tout cela, je pense que c'est voulu pour nous museler. Pour moi, tout est calculé, ils veulent nous appauvrir.

La taxe sur la publicité extérieure met les PME/PMI en détresse

Plus de 30 milliards de hausse fiscale sous Sarkozy, au moins 80 milliards depuis que François Hollande est arrivé au pouvoir (1), la France a créé 41 nouvelles taxes depuis 2010, se faisaint ainsi la championne du monde de la créativité fiscale. Jamais aucun système politique n'a à ce point matraqué ses administrés.

 

Voici un reportage de Reinformation.Tv de juin 2016 en Bretagne sud, "TLPE : la taxe locale sur la publicité extérieure met les PME / PMI à genoux".

Les gouvernements qui se succèdent au pouvoir de la France depuis 40 ans ont-ils décidé de mettre à genoux les petites sociétés, les PME, les PMI ? La question est légitime à l’heure où l’on assiste à une avalanche de taxes et d’impôts de toutes sortes. La France compterait paraît-il près de 400 taxes et impôts divers. 41 nouvelles taxes ont été votées depuis 2010, ce qu’explique dans son livre « On va dans le mur », Agnès Verdier-Molinié, la directrice de l’Ifrap, la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques.

 

La TLPE, une taxe passée inaperçue

 

Votée en France en 2008, la TLPE, taxe locale sur la publicité extérieure, applicable à la discrétion des collectivités locales, a été « pensée » par les politiques pour soi-disant lutter contre la pollution visuelle à l’entrée des villes. En fait, la taxe sur les milliers de pancartes, panneaux ou affiches présentes aux entrées des agglomérations, vient surtout combler l’effondrement des dotations de l’Etat aux communes de France. Elle aurait par exemple permis à la mairie de Quimper de récolter près de 500.000 euros… Taxer les sociétés permet donc de palier en partie à la baisse des dotations, l’argent de l’Etat se faisant de plus en plus rare. Mais il s’agit aussi d’un « cadeau » empoisonné de l’Etat aux mairies, qui entrent souvent en conflit avec les entreprises locales.

 

Des petits patrons en rébellion contre la municipalité et contre la taxe locale sur la publicité extérieure

 

A Pont l’Abbé en Bretagne, le conflit dure depuis des semaines. Depuis le début de l’année en effet, plusieurs dizaines de petites entreprises françaises sont entrées en opposition contre la mairie qui a choisi de leur infliger la TLPE. Récemment, plusieurs petits patrons ont investi le conseil municipal de la commune.

 

Réponse du maire contacté par les petits patrons et de ses collaborateurs sur place (à partir de 7:38) :

 

"Vous avez une chance extraordinaires dans vos entreprises privées, de pouvoir licencier en cas de difficulté." Le petit patron qui rapporte le propos du maire ajoute : "Ce jour-là, j'ai cru qu'il allait se faire lyncher."

 

D’autres actions sont prévues dans les prochaines semaines.

 

Notes

 

(1)  François Hollande a augmenté les impôts de 90 milliards d'euros depuis son élection, Le Figaro, Service infographie du Figaro, Mis à jour le 03/03/2015 à 22:26, Publié le 03/03/2015 à 20:50

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 07:23

Oh "un complotiste", etc. ... ! Vite, censurons-le !

Benjamin Harnwell du “Dignitatis Humanae Institute” dénonce le mouvement international de réduction de la population

Reinformation.tv

 

Benjamin Harnwell du “Dignitatis Humanae Institute” dénonce le mouvement international de réduction de la population

 

27 mai 2016 18 h 35 min·

 


Dans un entretien accordé à Breitbart, le fondateur du Dignitatis Humanae Institute, Benjamin Harnwell, a commenté la crise de civilisation actuelle en s’autorisant une analyse dont il a reconnu qu’elle pouvait paraître incroyable. Annonçant qu’il gardait son « entonnoir sur la tête » le temps de cette explication, il a déclaré : « Je crois vraiment qu’il existe un mouvement international, conduit par des organisations telles l’Union européenne et l’ONU, visant à réduire la population globale. J’en suis certain. » Harnwell ne parlait pas comme un fou ; à propos de ce mouvement de réduction de la population, il cherchait simplement à souligner combien cela peut sembler difficile à croire.

Il a poursuivi, à ce propos : « J’ai passé quinze ans dans la politique aussi bien dans la Chambre des communes qu’au Parlement européen, et j’ai étudié ces choses de très près. Cela dépasse le hasard lorsqu’on voit des lois, introduites dans un pays après l’autre, qui sont rédigées de manière presque identique. Il faut bien qu’il y ait une forme de coordination. »


Pour Harnwell, ces initiatives anti-humaines remontent à la révolution sexuelle des années 1960, qui a également fait naître le mouvement environnementaliste moderne et ses obsessions malthusiennes, liées au « changement climatique ». Il y a une ligne droite entre ces concepts, assure Harnwell : « Les gens sont mauvais, la nature est bonne. »

« La conséquence réelle à la fois de la révolution sexuelle avec ses lois, le divorce sans faute, l’avortement et tout cela, et l’avancée vers le changement climatique, est que les gens auront moins d’enfants. Voilà la ligne droite qui unifie ces choses », a-t-il affirmé, ajoutant que le slogan « Les gens sont mauvais, la nature est bonne », est aussi le « credo » des religions païennes auxquelles s’intéresse la gauche, ce qui a donné naissance au mouvement néo-païen. « C’est exactement ce que l’on peut s’attendre à voir surgir, lorsqu’on tolère la déchristianisation de nos sociétés : quelque chose va forcément remplir le vide. »

Benjamin Harnwell a témoigné avec force de son expérience au Parlement européen, et plus précisément de son travail sur les questions provie : la tendance à l’anti-humanisme et au néo-paganisme était tellement forte, dit-il, que son sentiment d’être « au sein d’une guerre spirituelle immédiate contre le diable » n’a jamais été aussi fort.


Benjamin Harnwell – malgré son « entonnoir sur la tête » pour rendre ce témoignage terrifiant – fait partie d’une institution on ne peut plus reconnue et sérieuse. Le Dignitatis Humanae Institute est né quatre ans après la mise à l’écart de Rocco Buttiglione de la Commission européenne en raison de ses convictions catholiques en 2004 ; il vise à défendre la dignité de l’homme en tant qu’elle dérive de sa création « à l’image et à la ressemblance de Dieu » et à assurer « la participation active de la foi chrétienne dans la sphère publique ».

DHI est aujourd’hui présidé par Luca Volontè, la présidence d’honneur revenant au cardinal Renato Raffaele Martino, ancien président de la Commission pontificale Justice et paix.

L’ensemble de l’entretien avec Breitbart mérite d’être entendu (on peut d’ailleurs l’écouter en ligne ici, en anglais).

Harnwell s’y est exprimé sur le vrai fondement philosophique de la dignité humaine, le gauchissement de la politique et des médias, sur le fait que ceux qui sont aujourd’hui dénoncés comme extrémistes de droite ne se sont extrémistes aux yeux de la presse. « Ce que je vois en réalité, c’est une renaissance du centre. C’est parce que depuis la Seconde Guerre mondiale, chaque génération qui passe se décale d’un pas vers la gauche. Ainsi ce que nous le constatons aujourd’hui, ce que l’on appelle l’“ extrême droite” est en réalité au centre, au centre-droit », a-t-il expliqué, ajoutant qu’une personnalité comme Marion Le Pen, aujourd’hui qualifiée d’extrême droite, « n’a pas vraiment d’éléments dans son programme qui seraient traditionnellement associés à l’extrême droite ».


Le décalage entre les élites de gauche et les électeurs plutôt centristes explique selon lui l’intérêt actuel pour la droite, alimenté également par la crise des migrants.

« C’est clair : si on regarde Angela Merkel en Allemagne, il est clair que les leaders politiques ne sont rendent pas compte de la crise existentielle… tout ce qui menace le cadre culturel et historique que l’on est en train de créer par l’apport de millions et de millions de personnes qui partagent une religion radicalement différente du christianisme », a-t-il souligné, ajoutant que l’idéologie à laquelle souscrivent ces élites politiques les rend incapables de comprendre que l’immigration de masse musulmane submergera selon toute probabilité les cultures des pays hôtes, plutôt que de voir les nouveaux arrivants assimilés par la société européenne. (Mais sont-elles vraiment aussi naïves ? N’est-ce pas l’autre versant de la dépopulation occidentale ?)


« Ces personnes, en règle générale, peuvent mollement se dire chrétiennes, mais elles n’ont pas réellement la foi chrétienne, ni protestante ni catholique. Et ainsi, lorsqu’elles regardent d’autres personnes qui elles, sont “religieuses”, elles ont tendance à supposer que celles-ci leur ressemblent en tous points, mais avec une affinité culturelle différente. Elles ne voient pas les musulmans en tant que membres d’une religion qui est de par son origine agressive. Elles regardent des gens qu’en quelque sorte elles projettent elles-mêmes. Telle est la nature de l’idéologie : en se projetant sur d’autres personnes, elles tiennent pour acquis que ces autres personnes sont essentiellement comme elles », a-t-il commenté.

Et de mettre en garde contre la crise existentielle des pays judéo-chrétiens de l’Occident, États-Unis compris, alimentée par une dette nationale qui crève les plafonds et une natalité qui s’est effondrée. « Il n’y a pas un seul pays, un seul Etat membre de l’union européenne, qui affiche un taux de fertilité permettant le remplacement des générations. Cela veut dire que chacun de ces pays, à moins d’être tenu debout par l’immigration, déclinera et s’effondrera. » La seule consolation, a-t-il dit sur un ton provocateur, est que les gouvernements de gauche et laïcistes seront emportés par le désastre. Mais pour être remplacés par quoi ?

 

Anne Dolhein

 

Reinformation.Tv

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 22:00

Depuis plusieurs mois, une polémique oppose Manuel Valls à Clémentine Autain, porte-parole du mouvement de gauche radicale Ensemble, à propos de l’islamologue suisse Tariq Ramadan. Actuellement en visite en Israël et dans les territoires palestiniens, le premier ministre est revenu dimanche 22 mai sur le sujet, dénonçant, dans une interview à Radio J, « l’islamo-gauchisme », « ces capitulations, ces ambiguïtés avec les Indigènes de la République, les discussions avec Mme Clémentine Autain et Tariq Ramadan, ambiguïtés entretenues qui forment le terreau de la violence et de la radicalisation ». A la suite de ces propos, la conseillère régionale d’Ile-de-France a menacé, «sans excuse » de la part de M. Valls, de porter plainte . Elle s’explique dans un entretien au Monde. (1) Extrait :

 

"S’il y a bien une « capitulation » intellectuelle à gauche, elle est au gouvernement, et s’il y a bien des « ambiguïtés », elles sont du côté de l’Etat. Ce dernier tient un prétendu « discours de fermeté » et dans le même temps nourrit Daech [l’organisation Etat islamique] dans ses choix de politique internationale. Le premier ministre prétend chercher la voie de la paix dans le conflit israélo-palestinien en affirmant que la reconnaissance d’un Etat palestinien n’est pas automatique. Il soutient Benyamin Nétanyahou [premier ministre israélien] au moment où un ministre pourtant de droite quitte son gouvernement parce qu’un représentant d’extrême droite, raciste patenté, y entre.

Je lui pose la question : qui renforce le wahhabisme saoudien et qatari aujourd’hui ? Qui arme les dictateurs du Moyen-Orient ? Qui verse de l’huile sur le feu en menant une guerre secrète en Libye ? Qui préfère soutenir Erdogan [président turc] que les kurdes laïques ? Ce n’est pas moi. Qui protège les exonérations exorbitantes des capitalistes qataris ? Qui a remis la Légion d’honneur à un prince héritier d’Arabie saoudite ? Recevoir des leçons de morale de responsables politiques qui participent à ces politiques, ça ne m’impressionne pas.

 

... Manuel Valls a perdu son sang-froid et tente une opération qui est assez claire : il veut substituer la question de l’identité à la question sociale. C’est une manière pour lui d’essayer de masquer l’inanité de sa politique par un tour de passe-passe qui consiste à cliver à l’intérieur de la gauche sur cette question. Se rend-il compte, ce faisant, qu’il épouse l’agenda de l’extrême droite ? Polariser le débat autour de la question de l’identité, c’est un piège inouï pour la gauche." (Fin de citation)

 

Clémentine Autain répond bien au Premier ministre. Le seul problème c'est que ce dernier pourra toujours lui répliquer que s'il clive à l'intérieur de la gauche, c'est bien moins grave que de cliver la France entière ! En réduisant le réel à une seule idée, un seul slogan (l'économique ou le "social" marxiste), Clémentine Autain clive non plus la gauche "à l'intérieur" mais la France entière en refusant de prendre en compte le fait identitaire ou culturel. Ce qu'a compris Manuel Valls (dans une tactique purement électoraliste, ne soyons pas naïfs...)

 

Notes

 

(1) Autain : « Valls veut substituer la question de l’identité à la question sociale », Blog Le Monde, 23 mai 2016, par Rouges et Verts

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 09:03
Une tranchée française en 1916

Une tranchée française en 1916

Nous avions dit le jour de l'élection de François Hollande qu'on verrait la république absolue dans toutes ses oeuvres de clivage et de division, on ne savait pas que "Moi président" choisirait le jour de la commémoration du centenaire de la bataille de Verdun, le 29 mai, pour diviser la France et les Français.

 

François Hollande ce matin sur Europe 1, a déclaré :

 

"Si le maire voulait - c'est à lui d'en décider - eh bien l'Etat mettrait les moyens pour sécuriser le concert. Et de toute façon, les subventions qui avaient été promise pour ce spectacle ou pour d'autres seraient de toute façon maintenues." [1]

 

Le rappeur controversé "Black M", membre du groupe "Sexion d'Assaut", qui devait se produire le 29 mai, après la cérémonie de commémoration de la bataille de Verdun, avait été déprogrammé vendredi 13 mai par le maire PS de Verdun Samuel Hazard, qui justifia cette annulation par des "risques forts de troubles à l'ordre public."

 

Le risque de trouble à l'ordre public vient de la faute initiale de programmer un personnage qui dans ses chansons insulte la France, les Français, les homosexuels et les Juifs. Elle ne vient pas de ceux qui, en réaction, s'opposent à cette agression.

 

Ce matin, François Hollande prend donc le risque de troubler l'ordre public en faisant le pari de "sécuriser" un concert qui pourrait dégénérer avec de graves affrontements le jour du centenaire de Verdun.

 

Selon Orange Actu, dans un communiqué, la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-le-Pen et le sénateur frontiste des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier avaient les premiers demandé à l'Élysée d'annuler le concert, bien que l'organisateur en soit en réalité la communauté de communes de Verdun :

 

"Il est inconcevable qu'un 'artiste' qui insulte aussi violemment la France participe à un quelconque événement officiel de commémoration de notre histoire nationale", jugent-ils. Marine Le Pen avait elle jugé que les propos de la chanson étaient "extrêmement injurieux à l'égard des Français". Jean-Marie Le Pen avait également réagi sur son compte Twitter : "Hollande veut s'entourer de rappeurs anti-français et salir la mémoire des héros de Verdun. Il faut le stopper net", a-t-il écrit mardi (10 mai Ndlr.).

 

"Je suis très heureux d'avoir contribué, avec beaucoup de citoyens français, à déprogrammer ce concert d'une très grande indécence", a déclaré le vice-président du FN, Florian Philippot en marge d'un colloque du Front national à Paris.

 

Black M "a chanté des horreurs sur la France, a parlé des +youpins+, de cette +conne de France+, des +kouffars+ (incroyants NDLR), etc. Beaucoup de citoyens se sont indignés", a-t-il ajouté.

 

A "gauche", après l'annulation du concert de "Black M", Jack Lang, Rama Yade ou encore Christiane Taubira ont condamné l'annulation du concert. Le ministre de la "Culture" Audrey Azoulay à Cannes samedi 14 mai a dénoncé un "ordre moral nauséabond". On peut simplement dire que ceux qui usent sans cesse de la morale en politique et donnent des leçons de morale à la terre entière à toutes occasions et à tout bout de champ, sont les gauchistes.

 

Ce mardi, dans un entretien publié sur le site internet du Monde, Nicolas Sarkozy est sorti de son silence en jugeant lui aussi qu'"à l'évidence, ce n'était pas une bonne idée" d'inviter le chanteur Black M, "un chanteur qui a insulté la France" et "tenu des propos homophobes et antisémites", après l'annulation de son concert prévu au soir de la cérémonie du centenaire de la bataille de Verdun. "Il y a beaucoup de Français qui ne votent pas FN et qui ont été profondément choqués qu'on invite, à une commémoration nationale, un chanteur qui a insulté la France dans ses textes, et tenu des propos homophobes et antisémites, même s'il s'en est excusé", a déclaré M. Sarkozy. [2]

 

Ce matin également, invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Jean-Pierre Raffarin est revenu sur l'annulation du concert de Black M à Verdun :

 

"Je pense que c'est ceux qui ont pris cette initiative au départ, qui l'ont invité, qui ont fait une erreur", a estimé l'ancien Premier ministre, qui prône "la sobriété", "le silence" plutôt que la présence de "quelqu'un de provocant" pour la cérémonie. [3]

 

Auparavant au sein des Républicains, plusieurs responsables avaient plaidé pour l'annulation du concert, telle Nadine Morano ou la députée Valérie Boyer. Nadine Morano sur RMC le 13 mai avait dénoncé "une faute", une décision inadaptée et demandé au maire de Verdun et au gouvernement de renoncer à ce concert.

 

Indépendamment de l'invité, et sans compter qu'une commémoration n'est pas un jour de fête, toute "sécurisation" d'un concert aussi controversé s'assimile à une provocation, une profanation délibérée extrêmement grave venant de la part d'un président qui a la charge de préserver la paix et l'ordre public, une décision irresponsable d'un président sourd qui jette de l'huile sur le feu, dont nul ne peut dire aujourd'hui quelles pourront en être les conséquences et dont l'auteur devra être tenu comme responsable.

 

Add. Le maire de Verdun confirme l'annulation du concert de Black M, Par Lefigaro.frMis à jour le 17/05/2016 à 13:32 Publié le 17/05/2016 à 12:59

 

En dépit de la promesse de François Hollande de "sécuriser le concert", le maire PS de Verdun, Samuel Hazard, a confirmé ce mardi qu'il ne reviendrait pas sur l'annulation du concert de Black M.

 

... [L]e maire de Verdun a décidé de ne pas revenir sur sa décision, comme il l'a confié à un journaliste de l'Est Républicain, à l'issue d'une réunion avec les présidents de la Région Grand Est, Philippe Richert, et du conseil départemental de la Meuse Claude Léonard.

 

 

Notes

 

[1] L'Etat prêt à mettre «les moyens» pour sécuriser un éventuel concert de Black M, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 17/05/2016 à 09:08 Publié le 17/05/2016 à 08:40

[2] Black M/Verdun: pas une bonne idée (Sarkozy), Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 17/05/2016 à 09:22 Publié le 17/05/2016 à 09:19

[3] Inviter Black M à Verdun était une "erreur" pour Raffarin, BfmTv, le 17/05/2016

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 14:47
Source : Le Figaro, Par Marc de Boni Publié le 13/05/2016 à 17:09 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/13/25002-20160513ARTFIG00247-selon-jean-luc-melenchon-la-revolution-est-au-bout-de-la-rue.php http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/13/25002-20160513ARTFIG00247-selon-jean-luc-melenchon-la-revolution-est-au-bout-de-la-rue.php

Source : Le Figaro, Par Marc de Boni Publié le 13/05/2016 à 17:09 http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/13/25002-20160513ARTFIG00247-selon-jean-luc-melenchon-la-revolution-est-au-bout-de-la-rue.php http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/05/13/25002-20160513ARTFIG00247-selon-jean-luc-melenchon-la-revolution-est-au-bout-de-la-rue.php

Le fondateur du Parti de gauche juge que la France est dans une situation "surcritique" qui expose le pays à une révolte généralisée. Seul manque l'élément déclencheur d'un "effet papillon".

 

Ce dont Jean-Luc Mélenchon ne se rend pas compte c'est qu'il fait lui-même partie de l'"élite" politique détestée par les révolutionnaires, et qu'en vertu de ses propres principes révolutionnaires, il passera, comme les autres, à la casserole.

 

Rappelons en effet que "la révolution ... est une promesse vague de liberté et de bonheur qui ouvre un espace infini aux spéculations. ... Sitôt formulée, toute définition de la révolution s'expose à la concurrence d'autres définitions qui en approfondiront la nature et en radicaliseront les objectifs. Là réside le moteur de la dynamique révolutionnaire qui, d'outrances en surenchère dans la définition des fins et le choix des moyens, conduit inexorablement, à travers un processus de radicalisation cumulative du discours, à la violence." [1]

 

Depuis des années, ce personnage politique appelle tous les jours à la guerre civile, sans être inquiété par les Pouvoirs publics.

 

Pour bien moins que ça, d'autres sont mis en prison pour un article de blog...

 

L'homme appartient à la secte du grand Orient de France qui dirige la France depuis 1789. Il appelle ouvertement à la révolution, à la subversion et au renversement du gouvernement en place : que font Valls et Cazeneuve ? Où sont-ils ? Ils planchent avec lui dans l'arrière-loge.

 

Il est vrai qu'il est plus facile d'interpeller un Général ou des éditorialistes de sites internet.

 

Rappelons qu'une révolution consiste à tourner sur soi à 360°, on revient au départ, les dégâts en plus, avec violence politique et régression sociale en plus.

 

Une fois la révolution terminée, on s’aperçoit que peu de choses ont changé, sauf les dominants. Une aristocratie en chasse une autre, pas forcément dans l'intérêt du peuple. Le siècle de recul social au XIXe siècle témoigne assez de cela.

 

Dieu nous garde d'une énième révolution... pilotée depuis les arrières-loges !

Notes

 

[1] Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 230.

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 07:41

Et après ces gens s'étonnent que plus personne ne vote. Que d'hypocrisies et de mensonges pour en arriver là... On se souvient en effet qu'au mois de février, dans un entretien aux Echos, le "faire avancer le pays par le dialogue social" n'a pas empêché le ministre du Travail et de l'Emploi Myriam El Khomri, dans le même temps, d'annoncer vouloir faire passer sa "réforme du code du travail" en force, en utilisant l'article 49.3 de la constitution (dispositif qui permet l'adoption d'un texte sans vote parlementaire). Pour El Khomri, entre autres, "il n’y a aucun recul des droits des salariés". Travailler jusqu'à 60 heures, la facilitation des licenciements revient à "réduire la précarité du travail et améliorer les droits des salariés", cette "réforme importante" propose "plus de souplesse, plus de flexibilité, et des protections repensées". [1]

 

Manuel Valls a donc engagé hier, comme prévu (et malgré les annonces de "dialogue social"... destinées à tromper le naïf) la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter sans vote le projet de loi Travail.

 

Les députés LR et UDI ont aussitôt déposé une motion de censure du gouvernement. [2]

Le loupé dans le "dialogue" social sur la loi El Khomri

Ce que le peuple veut reprocher au gouvernement Valls et à Hollande depuis la bourde initiale de la ministre du Travail et les tentatives pitoyables de rattrapage dans les medias, ce n'est pas tant l'utilisation du 49.3, mais la communicatrion trompeuse et hypocrite sur cette loi. Le peuple ne demande pas au gouvernement de le mener en bateau, il demande qu'il fasse le boulot pour lequel il a été désigné.

 

Manque de professionnalisme, communication désastreuse, le gouvernement socialiste aura déçu tout le monde, y compris à gauche.

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 19:42
Boris Le Lay condamné à deux ans de prison ferme pour appel à la résistance à l'islamisation

Le publiciste nationaliste breton a été condamné à deux ans de prison ferme.

Lire aussi : Boris Le Lay : « Nombre de récidivistes, de violeurs ou de braqueurs s’en sortent avec des peines plus légères » Interview exclusive de Boris Le Lay à Breizh Info

 

"Liberté pour la dissidence !", Yann Vallerie, Boulevard Voltaire, 24/04/2016

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 08:17

Réveil tardif pour Alain Finkielkraut au sujet de la "république" : "J'ai été expulsé d'une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme, donc cette démocratie c'est du bobard, ce pluralisme c'est un mensonge", a-t-il déclaré à propos du mouvement "Nuit debout" largement popularisé par la classe politico-médiatique et qui occupe la Place de la République.

L'expédition aura été de courte durée. Alors qu'il venait d'arriver place de la République à Paris "pour écouter" les revendications des participants au mouvement "Nuit debout", qui dure depuis maintenant plus de deux semaines, Alain Finkielkraut a rapidement été pris à partie

Des vidéos postées sur les réseaux sociaux montrent que le philosophe polémique a notamment été accueilli samedi 16 avril par des manifestants qui lui ont lancé "casse-toi" ou encore "facho". "Saloperies", "fascistes", "pauvre conne" peut on entendre Alain Finkielkraut répondre avant de quitter les lieux (voir les vidéos ci-dessous).

Interrogé par le "Cercle des Volontaires" alors qu'il quittait la place de la République, Alain Finkielkraut a expliqué qu'il ne venait "même pas pour intervenir ou faire valoir [ses] idées" mais seulement pour "écouter". "On a voulu purifier la place de la République de ma présence", a-t-il estimé en présence de sa femme. "Je pense que s'il n'y avait pas eu de service d'ordre, je me faisais lyncher".

 

"J'ai été expulsé d'une place où doivent régner la démocratie et le pluralisme, donc cette démocratie c'est du bobard, ce pluralisme c'est un mensonge", a encore regretté le philosophe (voir la vidéo ci-dessous).

Source: VIDÉOS. Alain Finkielkraut a fait un tour à "Nuit debout" mais ça ne s'est pas bien passé, Rédaction du HuffPost, Publication: 17/04/2016 08h42 CEST Mis à jour

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 09:03

Un évènement inattendu comme une vague réminiscence des Français vient perturber la belle unanimité de la classe politico-médiatique à propos des manifestants d'extrême-gauche "Nuit debout".

 

Les manifestants qui depuis onze jours se retrouvaient pour des "nuits debout" afin de contester entre autres le projet de loi travail ont été évacués lundi 11 avril au matin de la place de la République à Paris. L’évacuation par la police de la centaine de personnes encore sur place a commencé vers 5 h 30 et s’est déroulée sans incident. (1) (Le Monde)

 

Tout comme lundi matin, l'occupation de la place de la République a pris fin mardi matin 12 avril après intervention des forces de l'ordre. (2) (Europe 1)

 

Cette subite évacuation ordonnée par la Puissance publique intervient alors que des incidents ont émaillé la "Nuit debout" de Paris dans la nuit de samedi à dimanche, lorsque quelques centaines de personnes ont voulu se rendre au domicile du premier ministre, Manuel Valls, dans l’Est parisien. Huit personnes ont été interpellées et des dégradations ont été déplorées par les autorités, indique Le Monde.

 

"Tant que c’était bon enfant on pouvait tolérer, même si l’occupation ou la privatisation d’une place n’est pas totalement possible. Et puis nous sommes quand même dans une période pour le moins troublée du point de vue des risques de terrorisme. Mais là, depuis quelques jours, la violence s’est invitée (…) donc la difficulté est là. C’est-à-dire que l’on peut discuter, dialoguer (…), mais si ça tourne à la violence, on ne peut pas tolérer", a déclaré le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis sur France Info lundi.

 

Le maire socialiste de Paris Anne Hidalgo a averti :

 

"S’il est légitime de rêver d’un autre monde, il ne l’est pas de dégrader celui-ci", a déclaré dans un communiqué, lundi 11 avril, Anne Hidalgo à propos au mouvement Nuit debout.

 

Après les échauffourées dans la nuit de samedi et dimanche, et les dégradations de commerces et de mobilier urbain, en marge du mouvement, le maire socialiste du 3e arrondissement, Pierre Aidenbaum avait appelé à revenir "à un Etat de droit sur cette place de la République". François Vauglin (PS), le maire du 11e avait souhaité l’évacuation de la place. Rémi Féraud, maire (PS) du 10e avait estimé que "la place ne peut pas devenir une fête permanente la nuit".

 

Lundi en début de soirée, les CRS ont ainsi non seulement coupé la sono des manifestants mais vidé leur soupe dans le caniveau : les forces de l'ordre avaient en effet reçu pour ordre d'empêcher le ravitaillement des participants. (3) (L'Obs)

 

"La soupe des sans dents"

 

D'autres contempteurs des méthodes policières usent de l'humour pour dénoncer le #MarmiteGate :

 

"Nuit debout": un évènement inattendu vient perturber la belle mise en scène
"Nuit debout": un évènement inattendu vient perturber la belle mise en scène

Plusieurs dizaines de personnes s'amassait en début de soirée, hier 11 avril : "Ils ont voulu nous enterrer, mais ils ont oublié que nous étions des graines et que nous allons repousser!", a lancé à la foule Fanny, de la commission écologie lors d'une Assemblée générale. "Ils veulent nous casser, on veut juste continuer", commente Seven, 28 ans. (MetroNews)

 

Selon Le Point, le mouvement rassemblait hier soir "plusieurs centaines de personnes dans la soirée."

 

"Des centaines de personnes avaient convergé en fin d'après-midi sur la place de la République, où étaient aussi présents de nombreux policiers. ... Mais leur autorisation de se réunir a expiré dimanche soir." (4)

Que nous vaut ce soudain durcissement envers les "Nuit debout" ?

 

 

Anne Hidalgo réaffirme sa ligne initiale : oui aux rassemblements nocturnes, non à l’occupation de la place dans la journée.

 

"De la même manière que rien ne s’oppose à ce que des citoyens débattent une partie de la nuit, indique le communiqué, rien ne doit s’opposer à ce qu’ils libèrent la place une fois qu’ils ont terminé leurs discussions."

 

"nous resterons intransigeants face aux débordements et aux violences qui contredisent les aspirations telles qu’exprimées par l’immense majorité des participants", prévient la maire de Paris. (5) (Le Monde)

 

La nuit, les citoyens peuvent débattre, le jour, non ? Qu'est-ce que cela veut dire ?

 

En fait, un évènement inattendu est intervenu samedi soir 9 avril, des manifestants ont voulu aller prendre l'apéro chez Manuel Valls. Quelle idée ?

 

Samedi soir, dans un autre élan de protestation, des centaines de personnes ont convergé vers le domicile du Premier ministre, qui était alors en visite officielle en Algérie. Leur idée: aller "prendre l'apéro chez Valls !

 

Selon Bfm-Tv, qui rapporte l'information, en route vers le domicile parisien du chef du gouvernement, les manifestants ont été bloqués par les forces de l'ordre qui ont utilisé des gaz lacrymogènes. Puis des projectiles ont été jetés sur le commissariat du XIe arrondissement par un petit groupe. Après la dispersion, une dizaine de vitrines de banques ou d'assureurs ont été brisées à coups de pied ou de barre de fer par des casseurs au visage masqué. A la suite de ces violences, huit personnes ont été interpellées pour "jets de projectiles, port d'arme prohibé, vol par effraction, dégradations et dégradations par incendie" puis placées en garde à vue dans la nuit.

 

Place de la République à Paris, des manifestants prenant part au mouvement "Nuit debout" ont pendu un mannequin à l'effigie du Premier ministre Manuel Valls, le dimanche 10 avril. [E]n haut de la statue qui trône au milieu de la célèbre place parisienne, un mannequin à l'effigie de Manuel a été pendu. Un autre mannequin de Manuel Valls a été pendu sur un lampadaire. (6)

(BFM-TV)

 

Les français pouvaient aller dîner chaque soir avec le Roi et la famille royale, à Versailles comme à Paris. La demeure royale restait ouverte à tout venant. Quelle idée aujourd'hui d'aller prendre l'apéro chez Valls ? Désormais ils sont en "république" !

"Nuit debout": un évènement inattendu vient perturber la belle mise en scène

Notes

 

(1) Nuit debout : évacuation lundi matin de la place de la République, Le Monde.fr avec AFP | 11.04.2016 à 08h10 • Mis à jour le 12.04.2016 à 07h48

(2) "Nuit debout": nouvelle évaucation de la place de la République, Europe1, 06h42, le 12 avril 2016, modifié à 06h57, le 12 avril 2016

(3) La police jette la soupe des Nuit Debout dans le caniveau : c'est le MarmiteGate, L'ObsL'ObsPublié le 12 avril 2016 à 08h31

(4) Nuit debout : après l'évacuation matinale, le mouvement reprend à Paris, Le Point, Publié le 11/04/2016 à 22:14 - Modifié le 12/04/2016 à 10:49 | Le Point.fr

(5) L’avertissement d’Anne Hidalgo à la Nuit debout, LE MONDE | 11.04.2016 à 23h53 • Mis à jour le 12.04.2016 à 06h51

(6) Mannequin pendu et apéro: Valls, la cible privilégiée de "Nuit debout", BfmTv, Mis à jour le 11/04/2016 à 19h06

 

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 07:59

Nous écrivions le 4 avril :

 

"Les véritables initiateurs du mouvement des manifestants "Debout", les "Veilleurs debout" ou "Sentinelles" étaient Place Vendôme hier dimanche 3 avril. Ils en ont été chassés pendant que leurs copieurs, les "Nuit debout", manifestants d'extrême gauche sans-frontiéristes pro-immigration, sont libres de manifester debout Place de la République "depuis trois jours maintenant" (BFM-TV).

Deux poids deux mesures.

... Le Figaro rédige chaque jour un article complaisant avec pleines pages de photos vantant les "Nuit debout" "anti-système". Les medias cherchent de toute force à populariser un mouvement de quelques dizaines d'extrémistes communistes mondialistes."

 

Hier, Ivan Rioufol du Figaro reprenait cet argument qu'il appliquait aux médias en général sans nommer le Figaro, et notre expression favorite du "deux poids deux mesures" à dénoncer systématiquement :

 

"Le barnum est soutenu à bout de bras par les médias énamourés", écrit-il. Un "deux poids deux mesures" qui "résume les pratiques détestables de cette gauche qui s’accroche au pouvoir et à ses médias".

"Veilleurs Debout" contre "Nuit debout" : un deux poids deux mesures dans les medias repéré

Source: Quand la gauche naufragée mime sa renaissance, Par Ivan Rioufol le 11 avril 2016 12h31 | 78 Commentaires

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 11:46

Panama Papers : l'hypothèse de la manipulation se renforce. Un article publié hier sur le site "Boulevard Voltaire" désigne George Soros "un des commanditaires du coup d’État contre le président ukrainien Ianoukovytch en février 2014", comme l'instigateur du dit scandale des "Panama Papers" :

Panama Papers : Derrière Le Pen et Poutine, la cible de Soros est le pouvoir mondial

"En bref, cette affaire des « Panama Papers » a été initiée par des pirates informatiques dotés de moyens très puissants... La diffusion des informations contenues dans ces documents a été confiée à une organisation basée à Washington et financée, entre autres, par le milliardaire George Soros, qui fut aussi un des commanditaires du coup d’État contre le président ukrainien Ianoukovytch en février 2014. De ces documents, le public n’aura connaissance que des informations relatives à un nombre relativement réduit de décideurs politiques et de personnalités médiatiques de premier plan, au nombre desquels figurent bon nombre d’adversaires de ce qu’il est convenu d’appeler le Nouvel ordre mondial." (1)

 

Un autre article publié hier 6 avril sur l'excellent site Reinformation.tv sur ce sujet apporte des informations plus détaillées :

Panama Papers : Derrière Le Pen et Poutine, la cible de Soros est le pouvoir mondial

"George Soros finance le consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) qui a lancé l’affaire.

 

... [F]ait extraordinaire et peut-être significatif, le lanceur d’alerte des Panama Papers, après avoir volé les fichiers du scandale, les a donnés gracieusement à la Süddeutsche Zeitung, membre de l’ICIJ, et a tenu à rester anonyme. C’est un héros au cube. Pour les mauvais esprits que tant de beautés morales laissent dubitatifs, on notera que l’un des financiers de l’ICIJ, à côté de l’OCCRP, est l’Open Society Foundation, dont le propriétaire est le spéculateur mondial sur les monnaies George Soros.

 

... L’implacable loi du spectacle s’applique : après Poutine, méchant mondial, les médias français sont occupés par la chasse aux Le Pen père et fille, dont les Panama Papers sembleraient établir selon notre confrère le Monde qu’ils ont fraudé le fisc par l’intermédiaire de sociétés off shore. Il faut des people bien saignants pour faire saliver le populo et l’intéresser au feuilleton qu’on lui vend. Cela amuse tout le monde : imaginer Le Pen coincé dans un scandale de Panama, ça vaut un plafond peint par Michel Ange ou Boucher !

 

... Est-il donc étonnant que parmi les cibles des Panama Papers on relève le premier ministre d’un pays, l’Islande, qui s’était opposé frontalement au nouvel ordre mondial après la crise financière de 2008, un chef d’Etat qui passe à raison et à tort pour un adversaire du mondialisme américain, Poutine, et deux chefs populistes français, Marine et Jean-Marie Le Pen ?

 

... Il n’échappe à personne que Soros, qui a fait sa fortune sur la spéculation des monnaies, est un pion sur l’échiquier du nouvel ordre mondial, et qu’en particulier il dépend des Rothschild. Il ne saurait dont s’opposer à leurs intérêts fondamentaux sans disparaître. Pourquoi arrose-t-il une opération qui s’en prend à la haute finance ?

 

... [S]i l’ICIJ mène une opération qui paraît léser les Rothschild, ou même qui les lèse de façon mineure, c’est de bonne guerre. Deuxièmement, la puissance des Rothschild (combien possèdent-ils ? Cela se chiffre en tout cas en milliers de milliards de dollars), les met à l’abri de la chasse menée aujourd’hui par la maçonnerie internationale contre la hausse finance. On se souvient qu’au dix-neuvième siècle on disait qu’ils étaient les véritables rois de France et que leur pouvoir excédait celui de n’importe quel gouvernement, excepté celui de Sa Majesté Britannique, lequel avait alors l’empire du monde. Aujourd’hui, ils ont la main sur la FED après l’avoir eue sur la banque d’Angleterre. Ils maîtrisent donc l’émission de la monnaie de réserve : ils se trouvent en quelque sorte au-dessus de la haute finance. Et même s’ils doivent perdre de l’argent par l’impôt qui suivra un jour la chasse à l’évasion fiscale dont les Panama Papers ne sont pas encore l’hallali, ils garderont l’essentiel. Peut-être même y gagneront-ils, puisque leurs concurrents seront touchés, et que leur avantage concurrenciel croîtra.

 

Il faut se rappeler aussi qu’à leur niveau, comme à celui de la maçonnerie internationale, ce n’est pas l’argent qui compte, mais le pouvoir. Ou plus exactement le fait que l’argent est le moyen déterminant du pouvoir, puisque le sabre ne sert plus beaucoup et que le sacré a été détrôné. C’est la caractéristique principale de notre système politique actuel.

 

Il est significatif que l’une des victimes en soit Jean Marie Le Pen. Celui-ci a toujours été en effet lucide et courageux dans son combat contre le fiscalisme, qui est une plaie multiple, instrument de flicage et de ruine, instrument aussi de progrès du socialisme. Aujourd’hui, sous couleur de combattre les paradis fiscaux, la maçonnerie internationale vise à construire un enfer fiscal mondial, d’où aucune fuite ne sera plus possible, avec une augmentation de la fiscalité globale afin d’assurer une redistribution socialiste des revenus. En présentant Le Pen comme un délinquant (ce qu’il est peut-être, la loi étant ce qu’elle est, la justice le dira), les Panama Papers et ceux qui les exploitent discréditent en même temps toute révolte contre l’inquisition fiscale et le socialisme mondial qui lui est lié. (2)

 

Un petit traitement de ce sujet sur "BFM-TV" est attendu !

Notes

 

(1) « Panama Papers » : l’hypothèse d’une manipulation prend de l’ampleur, Christophe Servan, Boulevard Voltaire, 6 avril 2016

(2) Panama Papers : derrière Le Pen et Poutine, la cible de Soros est le pouvoir mondial, Reinformation.Tv, 6 avril 2016 18 h 05 min·

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 11:56

Le 4 juillet 2013, Manuel Valls démentait sur RMC la demande d'asile d'Eward Snowden et la lui refusait en même temps au motif que "les Etats-Unis sont nos amis".

 

 

Un article de SputnikNews du 4 juillet 2013 indiquait pourtant :

 

"la France a reçu, comme beaucoup d'autres pays, par l'intermédiaire de son ambassade à Moscou, une demande d'asile de M. Edward Snowden. Compte tenu des éléments d'analyse juridique et de la situation de l'intéressé, il n'y sera pas donné suite", avait indiqué le ministère dans un communiqué cité par les médias.

La France a rejeté la demande d'asile de l'ex-employé de la CIA Edward Snowden, annoncent jeudi les médias locaux se référant au ministère de l'Intérieur."

 

On peut donc se demander qui ment ? Manuel Valls et François Hollande ou le lanceur d'alerte Edward Snowden ?

 

C'est en effet par un message laconique hier, qu'Edward Snowden a réagi aux propos tenus par François Hollande après les révélations sur les paradis fiscaux.

 

Sans honte, et alors qu'il avait refusé l'asile au lanceur d'alerte en 2013, le chef de l'État a vanté les mérites des lanceurs d'alerte à l'occasion d'un discours à Boulogne-Billancourt, le 4 avril.

 

Le président a ainsi déclaré :

 

"C'est grâce à un lanceur d'alerte que nous avons maintenant ces informations. Ces lanceurs d'alerte font un travail utile pour la communauté internationale, ils prennent des risques, ils doivent être protégés."

 

Une citation reprise par de nombreux médias qui n'a pas échappée à l'ex-employé de la NSA, célèbre pour avoir révélé en 2013 la surveillance massive opérée par les renseignements américains et britanniques sur le reste du monde.

 

"Vraiment ?" a simplement tweeté Edward Snowden, hier 5 avril.

 

Selon l'article du Point publié le 5 avril 2016 qui rapporte ce tweet d'Edward Snowden, celui-ci avait fait une demande d'asile pour venir en France, qui avait été rejetée par les autorités :

 

Alors qu'EELV, le Front national et le Front de gauche avaient estimé qu'il était de la responsabilité de la France de lui accorder l'asile politique, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, n'y était pas favorable.

 

Une pétition, signée par près de 170 000 personnes, adressée à François Hollande, avait également été lancée afin d'accueillir le lanceur d'alerte. En vain.

 

Ce message, sous lequel on sent poindre l'ironie, a été partagé plus de 6 000 fois sur le réseau social et a reçu plus de 3 000 likes (j'aime). Les commentaires ont également été nombreux, certains internautes se demandant ce que le président français comptait faire concrètement pour « protéger les lanceurs d'alerte », comme il l'a promis.

 

Aujourd'hui, Edward Snowden est toujours actif en Russie, où il a trouvé refuge depuis 2013. Il est désormais directeur de la fondation Freedom of the Press. Il ne peut quitter le pays sous peine d'être renvoyé aux États-Unis, où il est inculpé d'espionnage et de vol de documents appartenant à l'État.

Panama Papers : Edward Snowden se paye François Hollande, Le Point, Publié le 05/04/2016 à 20:08 - Modifié le 06/04/2016 à 06:26 | Le Point.fr

Panama Papers : Edward Snowden se paye François Hollande, Le Point, Publié le 05/04/2016 à 20:08 - Modifié le 06/04/2016 à 06:26 | Le Point.fr

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6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 10:43
Hollande César en Gaule subitement éclairé: "ce n'est pas en enlevant la nationalité que l'on peut combattre le terrorisme"

Bonjour le "président gardien de la Constitution"... On se demande pourquoi cette volonté de changer la consitution pendant des mois pour finalement relativiser en pointant un "symbole" qui n'avait pas vocation à faire reculer les jihadistes !

 

En marge du conseil des ministres franco-allemand, François Hollande a en effet accordé un entretien au journal Bild dans lequel il revient sur l'abandon du projet d'extension de déchéance de nationalité aux Français coupables de crimes terroristes.

 

"Comment admettre qu’un Français puisse tuer d’autres Français parce qu'ils sont français? Mais ce n’est pas en enlevant la nationalité que l’on peut combattre le terrorisme. C’est en luttant contre les racines mêmes de la radicalisation et de la haine", assure le président de la République, semblant dédramatiser ce qui demeure comme un échec cinglant de sa mandature. (1)

 

Il ressort finalement que la seule motivation du président dans ce projet de changement de la constitution pour y inscrire la déchéance de nationalité pour tous, bi-nationaux comme mono-nationaux (2), n'était qu'un calcul politique, une autre tentative de César en Gaule de diviser les Français pour mieux régner.

Hollande César en Gaule subitement éclairé: "ce n'est pas en enlevant la nationalité que l'on peut combattre le terrorisme"

Notes

 

(1) Hollande et la déchéance: "ce n'est pas en enlevant la nationalité que l'on peut combattre le terrorisme", Le HuffPost | Par Geoffroy Clavel, Publication: 06/04/2016 11h21 CEST Mis à jour: il y a 19 minutes

(2) Une assemblée nationale divisée votait, mardi 9 février au soir, le deuxième article sur le projet de loi constitutionnelle prévoyant d'inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité pour les personnes condamnées pour terrorisme. Cet article controversé a été adopté à 23 h 20 par 162 voix pour, 148 contre et 22 abstentions. Une très large partie de la gauche n’a pas été convaincue du bien-fondé de la mesure. Ainsi, au parti socialiste, 92 députés ont voté contre cet article 2, dix se sont abstenus et 119 ont voté pour : alors qu’il était jusqu’à lors difficile de se rendre compte du rapport de force au sein du groupe majoritaire, le morcellement du PS sur ce sujet était désormais acté. A droite, les élus Les Républicains se sont eux aussi divisés au moment de voter l’article 2 et la déchéance de nationalité, 32 votant pour, 30 contre et 6 s’abstenant.

Source: L’Assemblée nationale vote la déchéance de nationalité, Le Monde.fr | 10.02.2016 à 00h16 • Mis à jour le 10.02.2016 à 13h34 | Par Hélène Bekmezian

Source: L’Assemblée nationale vote la déchéance de nationalité, Le Monde.fr | 10.02.2016 à 00h16 • Mis à jour le 10.02.2016 à 13h34 | Par Hélène Bekmezian

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