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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 08:15

Le moment de "rassemblement" aura été un moment de discrimination. Le directeur de la salle de concerts du Bataclan a refusé l'entrée à des membres du groupe qui a joué le soir du 13 novembre 2015. Il y a les bonnes victimes, celles qui versent dans la narrative officielle sans broncher (et sans se poser de questions), et les autres, interdites. Avec ce genre de filtres, le Bataclan ne recevra plus que des groupes officiels et des spectateurs conformistes. Après ils s'étonnent que des gens votent Trump :

Concert politiquement correct de Sting: le directeur du Bataclan discrimine entre les bonnes et les mauvaises victimes

Source: Bataclan: la direction a refoulé des membres des Eagles of Death Metal, Par Le Figaro.frMis à jour le 12/11/2016 à 23:08 Publié le 12/11/2016 à 22:58

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:04

De ci de là, des opinions réalistes iconoclastes surgissent et pourfendent le totalitarisme du système issu de la modernité. Refusant un soutien à la candidature à la présidentielle d'Alain Juppé, le centriste Jean Lassale, dans un entretien à Sud-Ouest, assimile François Bayrou à un traître. Il dénonce dans le même temps un système devenu "totalitaire" asservi à la "réalité financière" d'une "dette impossible à rembourser" :

Jean Lassalle dénonce un système devenu "totalitaire" et une dette "impossible à rembourser"

Si Alain Juppé, soutenu par François Bayrou, est le candidat de la droite, vous maintiendrez-vous ?

 

Oui. Alain Juppé fera tout ce qu'il pourra pour m'en empêcher. Au final, il sera très certainement éliminé dès le premier tour. C'est la malédiction des favoris.

 

Regardez cette espèce de primaire, ces hommes et femme avec leur objectif de suppressions de 100 000 à 600 000 postes dans l'administration publique. Et qui en même temps vous expliquent qu'il n'y aura jamais autant de moyens pour la sécurité en France, jamais autant de personnels dans les hôpitaux… C'est une équation que je ne sais pas résoudre. Eux la résolvent parfaitement.

 

Entretenez-vous encore des relations avec François Bayrou ?

 

Aucune. Alors que nous ne passions pas un jour sans nous téléphoner.

 

C'est dur ?

 

Oui, mais je le vis bien, je considère que ce n'est pas de mon fait. Je ne cherche pas à ne pas lui parler. Mais à partir d'un certain âge, on ne peut plus se faire les complices de ceux qui trahissent le pays. François Bayrou soutient Alain Juppé alors que l'on s'est battu de toutes nos forces pour créer une troisième force politique, comme avait essayé de le faire Mendès France. J'y ai vraiment cru. Chirac et Juppé ont créé l'UMP pour bouffer le centre et Bayrou. Et que fait-il aujourd'hui ? Le premier homme qu'il soutient, c'est Juppé.

 

Quel est votre diagnostic sur l'état de la France ?

 

Depuis la chute du mur de Berlin, un changement de monde s'est opéré sous nos yeux. Notre système avait triomphé. Nous avons dit : plus de frontières, que l'argent serve à produire de l'argent, sans limite. Que tout soit mis en concurrence. Que tout doit avoir un prix, même la nature.

 

Nous sommes arrivés dans un système, comme d'autres fois dans l'histoire, devenu totalitaire. Et qui s'est donné tous les moyens subtils pour exercer son totalitarisme. Aujourd'hui, il n'est pas nécessaire de vous tuer pour vous éliminer.

 

Quelle politique préconisez-vous ?

 

Il faut d'abord expliquer qu'est-ce que c'est que cette dette, puisque c'est en son nom que nous faisons tous la même politique. Quelle est la vraie part de dette que nous devons ? Quand on sait que l'on emprunte depuis quatorze ans à 3,7 %, alors que l'inflation n'a jamais dépassé 2 %, et quand on voit à qui nous empruntons, moi, je remets en cause totalement cette dette, qui est d'ailleurs impossible à rembourser.

 

C'est une des raisons pour laquelle, aussi, je ne me voyais pas recommencer avec François Bayrou, parce que tout a changé au cours de ces dix dernières années. Je ne crois plus à plus d'intégration européenne, les opinions publiques n'en veulent plus. Elle ne se traduit par aucune forme politique puisqu'il n'y a pas de réalité. Il n'y a que la réalité financière.

 

Source: Jean Lassalle : "Juppé sera éliminé au premier tour de la présidentielle", Sud-Ouest, Publié le 12/11/2016 . Mis à jour à 15h29 par Jérôme Jamet

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 23:33

Prof à la gomme. Qui se retrouve vraiment en face de nos enfants ? Incroyable reportage d'Envoyé Spécial (France 2) dans les failles du système de recrutement de l'Education nationale.

 

Un journaliste d'"Envoyé spécial" raconte comment il a réussi à devenir prof de maths après un entretien de 10 minutes

Malgré son manque d'expérience et des entretiens ratés, Paul Sanfourche a réussi à se faire engager comme enseignant contractuel. De quoi mettre en lumière les importants besoins de recrutements dans certaines matières.

 

Les professeurs remplaçants de vos enfants ont-ils tous le niveau requis pour enseigner ? Dans son édition du jeudi 3 novembre, "Envoyé spécial" s'est penché sur le recrutement des contractuels, appelés à intervenir lorsque des enseignants sont absents.

 

Franceinfo a interrogé Paul Sanfourche, le journaliste auteur de l'enquête, qui explique comment il est devenu professeur de mathématiques pour une classe de collège, une semaine seulement après son entretien d'embauche. Le tout sans maîtriser cette matière.

 

Franceinfo : Quelle a été votre démarche pour devenir professeur ?

 

Paul Sanfourche : Les professeurs contractuels sont recrutés sur la base d'un dossier avec CV, envoyé au rectorat. Ils passent ensuite un entretien, un petit test pour savoir s'ils sont compétents. Ils postulent à la fois pour le collège et le lycée. Au total, j'ai envoyé une douzaine de candidatures, dans quatre matières, et j'ai été embauché comme prof deux fois, en français et en mathématiques.

 

Comment avez-vous réussi à être recruté ?

 

La première fois, j'ai postulé en français à l'académie de Créteil, celle où les besoins sont les plus importants (avec Versailles). J'avais envoyé mon véritable CV, avec ma véritable identité, en me présentant comme un journaliste en reconversion. Je n'avais pas le diplôme parfait, j'ai fait des sciences politiques plutôt que des lettres, mais ce n'était pas totalement hors de ma portée.

 

Lors de mon entretien avec un inspecteur académique, j'ai d'abord dû expliquer pourquoi je voulais devenir enseignant. Il y a eu une discussion de 40 minutes sur le programme, sur comment je comptais enseigner telle ou telle thématique à une classe. Là, j'ai bien ramé. Et puis, il y a eu une discussion sur l'orthographe et la grammaire. On m'a parlé de sujets que je n'avais pas révisés : on m'a, par exemple, demandé de placer une proposition subordonnée de concession et je me suis complètement planté. C'était vraiment un entretien de qualité. Je pense d'ailleurs que mon interlocuteur a vu que je n'étais pas au point. Pourtant, à la fin, il m'a sélectionné. Sans doute n'avait-il pas le luxe de se passer de quelqu'un. Quelques semaines plus tard, j'ai reçu une affectation. Mais c'était trop tard pour le reportage.

 

On a, par ailleurs, décidé de postuler en mathématiques, un domaine où je n'ai vraiment aucune compétence et où je suis très mauvais. Avec mon véritable CV, ça n'a pas abouti. Mais en m'inventant un faux diplôme de commerce, dans une école qui n'existe pas, une académie m'a très vite répondu. L'entretien a été très étonnant : il n'a duré que 11 minutes au total. En huit minutes d'interrogation, j'ai quand même réussi à me tromper un paquet de fois. Ma seule réponse correcte concernait le théorème de Pythagore. Mais à ma grande surprise, il m'a donné un avis favorable pour enseigner au collège, en me disant qu'il faudrait quand même réviser un peu pour le lycée.

 

Cet entretien vous a-t-il réellement permis de devenir enseignant ?

 

Oui, mon entretien a eu lieu un lundi, j'ai reçu mon affectation le jeudi, et j'ai commencé le lundi suivant, dans une classe de début de collège. J'ai été complètement livré à moi-même : je ne savais pas où les élèves s'étaient arrêtés dans le programme, ni quel était leur livre de cours. En fait, ils n'avaient pas eu d'enseignant depuis la rentrée, juste huit jours d'exercices sans débuter le programme. Ils étaient paniqués du retard qu'ils avaient accumulé, et les parents aussi.

 

Et comment se sont passés les cours ?

 

C'est très étrange. Face aux élèves, j'ai très vite oublié que je filmais (en caméra cachée) et j'ai fait de mon mieux avec les moyens que j'avais. J'ai eu le sentiment qu'il y avait parfois des flottements. Peut-être qu'ils s'en sont un peu rendu compte, mais ils sont restés attentifs. Pour ne pas pénaliser les élèves, je ne suis resté que le temps de voir quel encadrement était offert par l'administration, encadrement qui est relativement inexistant. Au bout de trois jours, j'ai démissionné. Un mois et demi plus tard, on m'a proposé une journée de formation. La chef d'établissement a essayé de me convaincre de rester, en me disant que ce qu'il y avait de pire, c'est que les élèves restent sans prof. Je n'ai donc pris la place de personne. Mais je sais que, à moins qu'ils aient trouvé quelqu'un depuis hier [mercredi], ils n'ont pas eu d'enseignants depuis.

Education nationale Prof à la gomme (3 novembre 2016) : l'incroyable reportage

Source: Un journaliste d'"Envoyé spécial" raconte comment il a réussi à devenir prof de maths après un entretien de 10 minutes, France Info, Mis à jour le 04/11/2016 | 19:13 publié le 03/11/2016 | 18:26

 

 

 

A noter la réponse à la journaliste Elise Lucet en forme de déni et d'inversion de la part du ministre de l'Education nationale Najat Vallaud Belkacem après la diffusion de ce reportage :

 

(A partir de 26:33 dans la video) "Est-ce que ce type de situation existe ? Oui, manifestement. Est-ce qu'elle est normale ? Non. Mais est-ce que la situation va mieux depuis 2012? Oui, aussi."

 

"Ca va mieux" : la réponse du ministre est la même que celle de François Hollande à propos du chômage et de "l'inversion de la courbe". Or, selon le reportage d'Envoyé spécial :

 

"Certains postes créés par l'Education nationale ne trouvent plus de candidats. L'an dernier, sur 12609 postes proposés au concours, 1676 sont restés vacants. Personne pour faire la classe. En 2015, le nombre de candidats à l'enseignement a chuté d'un tiers par rapport à 2007."

 

Le nombre de professeurs recrutés sans aucune compétence en 2015, n'a quant à lui pas été commenté par le "ministre" de la dite "Education nationale".

Source video : http://www.francetvinfo.fr/societe/education/video-prof-a-la-gomme_1901709.html

 

VIDEO. Prof à la gomme

En à peine quinze jours, un journaliste s'est fait engager comme prof de maths contractuel… sans avoir la moindre qualification. Sérieusement ! Les failles du système de recrutement de l'Education nationale mises en évidence par "Envoyé spécial".

 

Devenir prof de maths en quinze jours, avec un faux diplôme et en sachant à peine faire une mutiplication ? C'est possible, comme le montre cette plongée édifiante dans les failles du système de recrutement de l'Education nationale, diffusée le 3 novembre 2016 dans "Envoyé spécial".

 

"Tel que vous me voyez, je ne suis pas très rassuré", nous avoue Paul Sanfrouche avant de donner le premier cours de maths de sa vie. Il faut dire que pour le journaliste d''Envoyé spécial", 3 fois 8 font… soit 32, soit 21 ! Comment un tel cancre en calcul peut-il se retrouver devant vingt-cinq collégiens ? Où sont les exigences de l'Education nationale ?

 

Chaque année, 25 000 contractuels recrutés

 

Devant la pénurie de profs, elles ont été revues à la baisse. Plus besoin du Capes, le diplôme des enseignants, suivi de deux années de formation. En théorie, trois ans d'études dans la matière enseignée suffisent. Mais chaque année, 25 000 contractuels, c'est-à-dire des CDD, sont recrutés en urgence. Eventuellement via Pôle emploi, voire les petites annonces…

 

En tout, Paul Sanfourche aura postulé dans douze académies pour quatre matières dans lesquelles il n'a pas les compétences requises. Il aurait pu facilement enseigner le français dans l'académie de Créteil, la plus déficitaire − même s'il ne sait plus ce qu'est une proposition subordonnée relative. Ne restait qu'à remplir un dossier …

Des profs de maths très recherchés

 

Poussant l'expérience plus loin, le journaliste s'est inventé un MBA de finance décerné par une école bidon pour postuler à un poste de prof de maths. En voie de disparition, les enseignants dans cette matière sont particulièrement recherchés : leur effectif a chuté de 9% en neuf ans. Paul Sanfourche a donné cinq réponses fausses sur six questions posées lors d'un "entretien d'embauche" de huit minutes ? Il connaît tout juste le théorème de Pythagore ? Il n'a aucune expérience de la pédagogie ? Cela ne l’empêchera pas d'enseigner les maths.

 

Démonstration faite, Paul Sanfourche finira par démissionner, malgré l'administration qui tente de le retenir… car "la situation la pire, pour la proviseure, c'est de n'avoir personne en face des élèves". Aux dernières nouvelles, il n'a pas été remplacé.

 

Une enquête de Paul Sanfourche, Julien Ababsa, Karim Annette et Olivier Gardette, diffusée dans "Envoyé spécial" le 3 novembre 2016.

 

Source: http://www.francetvinfo.fr/societe/education/video-prof-a-la-gomme_1901709.html

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 06:57

Contrairement aux journalistes économiques, Eloïse Benhammou sait lire un bilan. Normal pour une comptable. Et c’est en analysant les bilans (par exemple dans l’affaire Kerviel) des diverses entités de la Société Générale qu’elle a découvert de très étranges entités, destinées avant tout à brouiller les pistes. Au fur et à mesure de son enquête menée dans différents environnements financiers, elle dévoile devant nos yeux totalement incrédules, tout le système technique et ultra-opaque comptable qui permet aux banques françaises et étrangères de voler chaque jour des milliards à la France et aux Français, et cela en toute discrétion, raflant au passage nos cotisations sociales.
Banques, RSI, ACOSS, CADES, Caisses de retraite, etc, l’auteur nous montre que tout le système social et fiscal français (mais aussi belge) est désormais entre les seules mains du capitalisme financier le plus sauvage contrôlé par Wall Street. La France est totalement soumise à la volonté des grands banquiers qui, du coup, et malgré leurs crimes, échappent logiquement à la justice puisqu’elle est rendue par le même Etat contrôlé par les banques ! Comme aux Etats-Unis.
Un livre implacable pour les banquiers et les politiques car l’auteur montre, entre autres, à quoi et à qui servent en réalité nos cotisations sociales : à enrichir avant tout les banquiers étrangers qui ont pris le contrôle de la France.

Eloïse Benhammou : "On est tous soumis aux banques"

Independenza webtv s'est entretenu avec Eloïse Benhammou, auteur de "Kleptocratie française" (éditions Jardin des Livres).

Extrait (à partir de la 19e minute):

 

"On arrive au pouvoir, déjà, grâce aux banques.

 

Lire: la Révolution dite française, coup d'Etat bancaire payé et financé par les banques et les usuriers.

 

(Dans le livre) je fais un bref historique parce que je fais un parallèle avec la création de la Banque de France (par Napoléon). Ils ont commencé par faire de la planche à billets par la banque de France qui était alors une banque privée et ils ont créé une grave crise sociale.

Même la Révolution française était une crise financière et il s'est passé des choses graves pendant la Révolution française. Par exemple, le ministre Necker a utilisé la méthode Goldman Sachs, ou JP Morgan, c'est-à-dire qu'ils stockaient les farines, mélangeaient les bonnes avec les avariées, et ils affamaient les gens pour pouvoir augmenter les cours... Et ils ont racketté l'Eglise, parce qu'à un moment où vous créez une monnaie qui ne vaut rien, il faut bien se rattacher à quelque chose qui a de la valeur.."

Eloïse Benhammou : "On est tous soumis aux banques"

De retour au trône, Necker affamera ce peuple pour le forcer à l'insurrection; les frères excitateurs enverront de Paris les harpies des faubourgs demander du pain à Louis XVI.

Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'Histoire du jacobinisme, tome 2, Editions de Chiré, Poitiers 2005, p. 458

Eloïse Benhammou : "On est tous soumis aux banques"
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 21:03

Curieux dîner que celui tenu jeudi soir au Al Smith Dinner dans les salons du prestigieux Waldorf Astoria, au cœur de Manhattan. Alors que la veille, le candidat républicain déclarait au cours de son dernier débat télévisé qu'il pourrait ne pas reconnaître le résultat des dites "élections" car ces élections étaient "truquées", on a pu voir les deux candidats ... rire aux éclats et rigoler ensemble.

 

Comme le veut la tradition de ce dîner de charité catholique à New York, Hillary Clinton et Donald Trump ont chacun à leur tour pris la parole, pour démontrer leur sens de l'humour et leur sens de l'autodérision. (1) Donald Trump et Hillary Clinton se sont mutuellement fait rire. (2)

 

"Pour moi, ce soir est comme un petit dîner intime entre amis. Pour Hillary, c'est une foule comme elle n'en a jamais vu", a dit, sourire aux lèvres, Donald Trump.

 

Fait rare, le magnat de l'immobilier ne s'est pas épargné lorsqu'il a évoqué l'épisode embarrassant du plagiat d'un discours par sa femme.

 

"Michelle Obama fait un discours, et tout le monde l'adore. Ma femme Melania fait exactement le même et tout le monde lui tombe dessus. Je ne comprends pas...", a-t-il ironisé, sous des applaudissements nourris.

 

Les violences verbales du dernier débat ont laissé place à la franche rigolade.

 

"Hillary est très gentille, elle dit que si elle est élue, je serai obligatoirement nommé ambassadeur en Irak ou en Afghanistan et ce sera à moi de choisir", a plaisanté Donald Trump, sous les rires d'Hillary Clinton.

 

Hillary Clinton apprécie et tacle à son tour Donald Trump qui l'a accusé d'être en mauvaise santé : 

 

"Quand je me dis que j'ai écouté Donald pendant trois débats en entier et que d'après lui, je n'ai pas la santé... En fait, je suis restée quatre heures debout à côté de Donald Trump, plus longtemps que n'importe lequel de ses directeurs de campagne." (3)

 

Tous les quatre ans, juste avant le scrutin, les candidats à la Maison-Blanche se retrouvent ainsi le temps d'une soirée dont les bénéfices sont reversés aux œuvres de l'Église catholique. Le dîner Al Smith est une tradition remontant à l'immédiat après-guerre, honorant la mémoire d'un ancien gouverneur de New York, qui fut en 1928 le premier catholique à représenter un grand parti à la présidentielle américaine.

Trump blague avec Clinton
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 15:01

Dans son dernier ouvrage, Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), s'inquiète d'une "islamisation" de la France. L’ancien eurodéputé y dénonce un islam hégémonique et ce qu’il considère comme la complaisance des responsables politiques à l'égard de cette menace. Dans cet essai, paru le 12 octobre chez Albin Michel, le souverainiste met aussi en garde contre un risque de guerre civile.

 

"Double allégeance". "Si j’ai écrit ce livre c’est parce que […] il y a des gens dans l’appareil d’Etat et les services de renseignement qui n’en peuvent plus de ne pas être écoutés", a assuré Philippe de Villiers, invité lundi du Club de la Presse d’Europe 1. Il dénonce notamment la politique étrangère française, déterminée selon lui par une "double allégeance", "à l’Amérique qui nous entraîne dans toutes ses aventures avec l’OTAN, et l’allégeance à l’Arabie saoudite et au Qatar puisque nous sommes devenus les alliés des semenciers du djihad", estime Philippe de Villiers, qui ajoute : "c’est l’Arabie Saoudite qui finance et soutient le salafisme, pendant que le Qatar installe, soutient et finance les Frères musulmans".

 

...le patron du MPF estime que les responsables politique pourraient être contraints, pour mettre fin à la menace islamique sur le territoire national, d’accepter une partition du pays avec certains musulmans. "Selon les services de renseignement, la classe politique se prépare, en tous cas, une partie d’entre-elle, à signer le jour venu un nouvel édit de Nantes, au terme duquel il y aura une grande concession du territoire national où il y aura des bouts de France qui seront soumis à la charia", assure Philippe de Villiers qui en veut pour preuve les propos rapportés du chef de l’Etat dans le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Un président ne devrait pas dire ça : "Comment peut-on éviter la partition, car c’est quand même cela qui est en train de se produire".

Philippe de Villiers : "la classe politique se prépare à signer le jour venu un nouvel édit de Nantes où il y aura des bouts de France qui seront soumis à la charia" (Europe 1)

Source: Philippe de Villiers : "L’adversaire, c’est l’islam conquérant, beaucoup plus que Daech", Europe 1, 20h23, le 17 octobre 2016, modifié à 21h26, le 17 octobre 2016

 

Note de Christ-Roi. La différence entre la situation d'aujourd'hui et la situation de l'édit de Nantes donné par Henri IV (droits de culte, civils et politiques donnés aux protestants dans certaines parties du royaume, places fortes dont les protestants se servirent pour relancer leur guerre contre la monarchie sous Louis XIII...) est que nous sommes dans une situation pire que celle de 1598.

Aujourd'hui nous sommes désarmés dans un Etat soit-disant "laïc" (en réalité maçonnique), où le vide laissé par la laïcité est rempli par l'"islam de France" (sic). Cette situation eut été impensable du temps de l'édit de Nantes où, depuis le baptême de Clovis, la France est la fille aînée de l'Eglise... La France, officiellement catholique était armée moralement et spirituellement pour résister aux contre-société. La France catholique résista à La Rochelle en 1628, elle résista et lutta contre l'hérésie et contre l'usure jusqu'en 1789. Aujourd'hui elle ne peut plus résister. N'étant plus catholique, elle se désagrège. N'ayant plus de roi à sa tête pour incarner le principe d'unité du divin et de l'humain, le vide laissé est rempli par d'autres réalités.

Selon le mot du duc d'Anjou, récemment : "la laïcité républicaine est un leurre", qui "nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères."

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 14:17

Le Professeur Roberto de Mattei a écrit un article pour le site "Correspondance européenne": "Europe : de l’invasion migratoire à la guerre civile". Un plan organisé visant à la déconstruction et la tribalisation de l’Europe est la finalité du processus révolutionnaire. Le nihilisme, l'"abîme du chaos", le "néant armé" selon la formule de Mgr Gaume en est le but et le moyen. Rappelons que l'ordre maçonnique par le chaos  est une devise de la franc-maçonnerie.

De l’invasion migratoire à la guerre civile

Désormais, même les plus réticents commencent à ouvrir les yeux. Il existe un plan organisé pour déstabiliser l’Europe via l’invasion migratoire. Ce projet vient de loin. Depuis les années 80, dans le livre De l’utopie du progrès au règne du chaos (L’Age d’Homme, Lausanne 1993), je décrivais ce projet à travers les mots de certains de ses «apôtres», comme l’écrivain Umberto Eco et le cardinal Carlo Maria Martini.

 

Eco écrivait: «Aujourd’hui, en Europe nous ne sommes pas face à un phénomène d’immigration. Nous sommes confrontés à un phénomène migratoire (…) et comme toutes les grandes migrations, il aura comme résultat final une réorganisation ethnique des terres de destinations, un changement inexorable des mœurs, une hybridation imparable qui changera statistiquement la couleur de la peau, des cheveux, des yeux, des populations».

 

Le cardinal Martini, pour sa part, estimait nécessaire «un choix prophétique» pour comprendre que «le processus migratoire en cours depuis le Sud de plus en plus pauvre vers le Nord de plus en plus riche est une grande opportunité éthique et civile pour un renouveau, pour inverser le cours de la décadence du consumérisme en cours en Europe occidentale».

 

Dans cette perspective de «destruction créatrice», je commentais: «ce ne serait pas les immigrés qui devraient s’intégrer dans la civilisation européenne, mais ce serait au contraire l’Europe qui devrait se dés-intégrer et régénérer grâce à l’influence des ethnies qui l’occupent (… ) C’est le rêve d’un désordre créateur, d’un choc semblable à celui qui donna une nouvelle vie à l’Occident à l’époque des invasions barbares pour générer la société multiculturelle du futur».

 

Le plan était, et reste, celui de détruire les Etats-nations et leurs racines chrétiennes, non pas pour construire un Super-Etat, mais pour créer un non-Etat, un horrible vide, où tout ce qui a l’apparence du vrai, du bon, du juste, est englouti dans l’abîme du chaos. La postmodernité, c’est cela: non pas un projet de «construction», comme l’avait été la pseudo-civilisation née de l’humanisme et des Lumières, et qui a débouché sur les totalitarismes du XXe siècle, mais une utopie nouvelle et différente: celle de la déconstruction et de la tribalisation de l’Europe. La finalité du processus révolutionnaire qui depuis de nombreux siècles attaque notre civilisation est le nihilisme; le «néant armé», selon l’heureuse formule de Mgr Jean-Joseph Gaume (1802-1879).

 

Les années ont passé et l’utopie du chaos s’est transformée dans le cauchemar que nous vivons. Le projet de désintégration de l’Europe, décrit par Alberto Carosa et Guido Vignelli dans leur étude documentée L’invasione silenziosa. L’“immigrazionismo”: risorsa o complotto? (Rome 2002), est devenu un phénomène historique. Ceux qui dénonçaient ce projet étaient qualifiés de «prophète de malheur» Aujourd’hui, nous nous entendons dire que c’est un processus irréversible, qui doit être «gouverné», mais qui ne peut pas être freiné. On disait la même chose du communisme dans les années soixante-dix et quatre-vingt du XXe siècle, jusqu’à ce qu’arrive la chute du mur de Berlin, pour démontrer que rien n’est irréversible dans l’histoire, sauf peut-être l’aveuglement des «idiots utiles». Parmi ces idiots utiles il faut certainement compter les maires de New York, Paris et Londres, Bill de Blasio, Anne Hidalgo et Sadiq Khan, qui le 20 Septembre, à l’Assemblée générale des Nations Unies, dans une lettre au New York Times, intitulée Our immigrants, our strenght (Nos immigrants, notre force), ont lancé un appel à «prendre des mesures décisives pour garantir les secours et un refuge sûr aux réfugiés fuyant les conflits et aux migrants fuyant la pauvreté».

 

Les centaines de milliers d’immigrés qui arrivent sur nos côtes ne fuient ni les conflits, ni la misère. Ce sont des jeunes hommes en excellente santé, d’apparence soignée, sans aucun signe de blessure ou de malnutrition, comme cela arrive à ceux qui viennent de zones de guerre ou de faim. Le coordinateur de l’anti-terrorisme de l’Union européenne, Gilles de Kerchove, parlant le 26 Septembre au Parlement européen, a dénoncé une infiltration massive d’ISIS parmi ces immigrés. Mais même si, parmi eux, les terroristes étaient une infime minorité, tous les clandestins qui débarquent en Europe sont porteurs d’une culture antithétique à celle chrétienne et occidentale. Les migrants ne veulent pas s’intégrer en Europe, mais la dominer, sinon avec des armes, à travers les ventres de leurs et de nos femmes.

 

Là où ces groupes de jeunes hommes musulmans s’installent, les femmes européennes deviennent enceintes, de nouvelles familles «mixtes», soumises à la loi du Coran se forment, les nouvelles familles réclament à l’Etat des mosquées et des subsides économiques. Cela se fait avec l’appui des maires, des préfectures et des paroisses catholiques. La réaction de la population est inévitable et dans les pays ayant un taux élevé d’immigration comme la France et l’Allemagne, elle est en train de devenir explosive. «Nous sommes au bord d’une guerre civile», a déclaré Patrick Calvar, chef de la DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure française, devant une commission parlementaire (Le Figaro, 22 Juin 2016).

 

Le gouvernement allemand, pour sa part, a élaboré un «plan de défense civile» de 69 pages, qui appelle la population à faire des stocks de nourriture et d’eau et à «se préparer de manière appropriée pour un événement qui pourrait menacer notre existence» (Reuters, 21 Août 2016).

 

Qui sont les responsable de cette situation? Il faudrait les chercher à plusieurs niveaux. Il y a bien sûr la classe dirigeante postcommuniste et soixanthuitarde, qui a pris en main les rênes de la politique européenne; il y a des intellectuels qui ont élaboré des théories déformées dans les domaines de physique, de la biologie, de la sociologie, de la politique; il y a les lobbies, la franc-maçonnerie, les potentats financiers, agissant parfois dans l’obscurité, parfois en plein jour.

 

On connaît, par exemple, le rôle du financier George Soros et sa fondation internationale Open Society. A la suite d’une attaque de hacker, plus de 2 500 courriels ont été volés au serveur du magnat américano-hongrois et diffusés sur Internet, via le portail DC Leaks. De la correspondance privée soustraite à Soros émerge son financement d’activités subversives dans tous les domaines, de l’agenda LGBT aux mouvements pro-immigration. À partir de ces documents, Elizabeth Yore, dans une série d’articles sur The Remnant, a démontré le soutien de Soros, directement ou indirectement, également au pape Bergoglio et à certains de ses plus proches collaborateurs, comme le cardinal Oscar Andres Rodriguez Maradiaga et l’archevêque Marcelo Sanchez Sorondo.

 

Entre George Soros et le Pape François, une convergence stratégique objective apparaît. La politique de l’accueil, présentée comme la «religion des ponts» par opposition à la «religion des murs», est devenue le leitmotiv du pontificat de François, au point que certains se demandent si son élection n’a pas été favorisée justement dans le but d’offrir aux artisans de l’invasion migratoire l’«endorsment» moral dont ils ont besoin. Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, la confusion dans l’Eglise et celle dans la société vont de pair. Le chaos politique prépare la guerre civile, le chaos religieux ouvre la voie aux schismes, qui sont une sorte de guerre civile religieuse.

 

L’Esprit Saint, auquel les cardinaux ne correspondent pas toujours dans le conclave, ne cesse pourtant pas d’œuvrer, et alimente désormais le sensus fidei de ceux qui s’opposent aux projets de démolition de l’Eglise et de la société. La Divine Providence ne les abandonnera pas. (Roberto de Mattei)

 

Source: Correspondance européenne

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 20:03

Dix jours après l'attaque contre des policiers à Viry-Châtillon, plusieurs dizaines de voitures de police ont exprimé le mécontentement des policiers en perturbant la circulation vers 1 heure du matin sur les Champs-Elysées à Paris, gyrophares allumés, autour de l'Arc de Triomphe, avant de se disperser. (1)

 

Des centaines de policiers manifestent en pleine nuit à Paris (2)

 

«Nous sommes à bout», a expliqué l'un d'eux à un journaliste de l'Agence France-Presse. Selon Le Parisien, la manifestation est partie de l'hôpital Saint-Louis, où est hospitalisé un adjoint de sécurité, très grièvement brûlé aux mains et au visage après avoir été blessé le 8 octobre par un jet de cocktail Molotov à Viry-Châtillon, en Essonne. D'après le quotidien, ce rassemblement «a été organisé sans organisation syndicale». Ils étaient environ 500 venus de toute l'Île-de-France.

 

C'est un rassemblement inédit de policiers, en dehors d'un mouvement syndical. "Suite à un énième événement tragique à Viry-Châtillon, le 8 octobre, l'actualité nous rappelle une fois de plus que nous sommes des cibles (...). Face à une hiérarchie carriériste, des élites syndicales enlisées dans leurs conflits, et une justice complètement désintéressée par notre sort, nous devons nous souder. Entre bleus (policiers en uniforme, NDLR)", indiquait ce message, dont l'AFP a eu connaissance.

 

Une centaine d'agents ont été rejoints par 400 collègues venus de toute l'Île-de-France. Ils étaient en civil et armés, puisque c'est la règle désormais dans le cadre de la lutte antiterroriste. À bord de véhicules banalisés ou même de leurs voitures de patrouille sérigraphiées, ils ont d'abord manifesté leur mécontentement devant l'hôpital Saint-Louis à Paris (Xe arrondissement), où est toujours hospitalisé l'ADS grièvement brûlé. Puis, le bruyant cortège s'est mis en route vers «la plus belle avenue du monde», à deux pas du ministère de l'Intérieur, de l'Élysée. Sous le regard éberlué des passants et automobilistes. (3)

Policiers et enseignants agressés en Île-de-France la première quinzaine du mois d'octobre 2016

Policiers et enseignants agressés en Île-de-France la première quinzaine du mois d'octobre 2016

Au ministère de l'Intérieur, ce fut la panique. Des effectifs bloquaient ferme les accès de l'avenue de Marigny qui longe le palais présidentiel et donne sur la place Beauvau. Depuis le matin, la rumeur disait que les «révoltés» allaient s'y engouffrer.

 

Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a envoyé un télégramme à toutes les autorités d'Ile-de-France en guise de «rappel des droits et obligations des policiers»: «L'organisation de rassemblements, durant le temps de service et avec des matériels administratifs, ayant pour objectif d'attirer sur des revendications ne serait pas acceptable», a-t-il prévenu.

 

Le directeur général de la police nationale (DGPN) Jean-Marc Falcone, s'est désolidarisé à mi-journée de ses subordonnés en jugeant, que cette manifestation était «inacceptable». «Une enquête est confiée ce jour à l'inspection générale de la police nationale afin de déterminer et de préciser les manquements individuels aux règles statutaires». «Les policiers en effet ne peuvent outrepasser les devoirs que leur impose leur statut et qui fondent la légitimité de l'accomplissement de leurs missions de police au service de l'ordre public et de la loi républicaine».

 

En écho, le directeur départemental de la sécurité publique de l'Essonne (DDSP), Luc-Didier Mazoyer, a mis en garde ses troupes: «Aujourd'hui, une rumeur persistante évoque un déplacement des policiers de grande couronne en service ce soir en direction de l'hôpital Saint-Louis puis de la place Beauvau. Cela ne peut être envisagé. (...) Il n'est pas question de dégarnir la voie publique et d'être en incapacité de répondre aux réquisitions ou aux nécessaires renforts sollicités par les équipages en intervention.»

 

Ses consignes à tous les chefs de service se voulaient claires: «Il vous est demandé d'être personnellement présents à la prise de service de la brigade de nuit pour dissuader les effectifs d'adhérer à de telles initiatives qui ne servent pas la cause de la police nationale.» Il ajoutait: «Un officier sera présent au niveau de chaque district pendant la vacation de nuit, pour s'assurer de l'absence de participation des effectifs en service dans le département de l'Essonne à ce type de contestation.»

 

L'attaque très violente du 8 octobre à Viry-Châtillon avait blessé quatre policiers, dont deux grièvement, près de la cité difficile de la Grande Borne, à Grigny, une commune limitrophe. Une dizaine de personnes «cagoulées», selon les autorités, avaient brisé les vitres de deux véhicules de police et les avaient incendiés en tentant de bloquer les policiers à l'intérieur. Le pronostic vital d'un adjoint de sécurité de 28 ans grièvement brûlé était «toujours engagé» en fin de semaine dernière, tandis qu'une gardienne de la paix de 39 ans devait sortir de l'hôpital en début de cette semaine, selon une source policière.

 

Le malaise est profond dans le «grande maison». Sur le vif, les policiers qui ont bravé les interdits l'exprimaient avec leurs mots. «Vous les avez entendus réagir, les syndicats, quand Cazeneuve a parlé de sauvageons? Des gens qui lancent un cocktail Molotov sur les policiers pour les tuer, ce ne sont pas des sauvageons, ce sont des criminels.»

 

Sur place, un autre agent en civil déclarait: «Si on a choisi de faire ça sans les syndicats, c'est aussi pour pouvoir exprimer un petit peu notre mécontentement vis-à-vis de notre hiérarchie, vis-à-vis des solutions pénales qui sont proposées, vis-à-vis des conditions dans lesquelles on travaille.»

 

Il n'y a pas que la philosophie des lois Taubira qui soit contestée. Beaucoup d'agents mettaient en cause le bien-fondé des ordres à Viry-Châtillon, où la patrouille attaquée s'était vu confier la mission ubuesque de devoir surveiller une caméra de surveillance.

 

«On s'est organisé nous-mêmes, par les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille», a expliqué l'une des fonctionnaires rebelles. Avant le départ d'une partie du cortège depuis un parking dans l'Essonne, leur DDSP «est venu tenir son discours», confie-elle. «Il nous a comparés à des gitans, et nous a menacés de révocations et de conseils de discipline», a-t-elle précisé. Les policiers, sans se démonter, ont alors tourné le dos à leur supérieur...

 

Mardi 11 octobre dernier, plusieurs centaines de policiers s'étaient rassemblés en silence devant les commissariats de France, en solidarité avec leurs collègues attaqués.

 

Des centaines de policiers rebelles "à bout" expriment leur mécontentement sur les Champs-Élysées : "inacceptable" pour le directeur général de la police nationale, panique au ministère de l'Intérieur

Sources

(1) Des policiers manifestent en pleine nuit sur les Champs-Élysées, Par AFP agence , lefigaro.fr Mis à jour le 18/10/2016 à 12:24 Publié le 18/10/2016 à 06:22

(2) Des centaines de policiers manifestent en pleine nuit à Paris, Le Jdd

(3) Vent de colère dans la police, Le Figaro, Par Jean-Marc Leclerc Mis à jour le 18/10/2016 à 20:49 Publié le 18/10/2016 à 18:35

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 07:51

L'organisation Etat islamique s'est implantée (en Libye) et des réseaux de passeurs se servent des côtes libyennes pour envoyer des dizaines de milliers de migrants vers une traversée périlleuse de la Méditerranée à destination de l'Europe.

GB-Rapport parlementaire critique sur l'intervention en Libye, Reuters le 14/09/2016 à 02:53

Rapport parlementaire britannique critique sur l'intervention en Libye

La Grande-Bretagne et la France ont mené en 2011 une campagne de bombardements aériens en Libye qui a conduit au renversement Mouammar Khadafi, confronté à une rébellion armée.

 

Or, à l'instar de l'intervention occidentale contre l'Irak de Sadam Hussein en 2003 basée sur le mensonge du secrétaire d'Etat américain Colin Powell, "trompé" par la CIA à propos des armes de destruction massive détenues par l'Irak [1], là aussi, l'intervention militaire de la Grande-Bretagne en Libye en 2011, aux côtés de la France de Nicolas Sarkozy, a été lancée à partir d'une interprétation erronée des services de renseignements et l'intervention militaire britannique "a accéléré l'effondrement politique et économique de ce pays." C'est ce qu'affirment aujourd'hui des députés britanniques dans un rapport accablant pour l'ancien Premier ministre, David Cameron. [2]

 

L'intervention militaire britannique était basée sur des "postulats erronés" [3] et "sur une analyse partielle des preuves". Plusieurs erreurs ont été commises dans la décision britannique d'intervenir militairement avec la France pour protéger les civils réprimés par le "dictateur" Mouammar Kadhafi.

 

D'abord, le gouvernement britannique "n'a pas pu vérifier la menace réelle que le régime Kadhafi faisait peser sur les civils". Il a "échoué à identifier les factions islamistes radicales au sein de la rébellion", écrivent les parlementaires dans leur rapport.

 

Ensuite, "au lieu de se focaliser exclusivement sur le changement de régime par des moyens militaires", ["un engagement politique"] "aurait pu permettre de protéger la population civile, de changer et de réformer le régime à un coût moindre pour le Royaume-Uni et la Libye", explique le président de la commission des Affaires étrangères, Crispin Blunt.

 

Rappelons que le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, est mort dans des conditions atroces, jeudi 20 octobre 2011 à Syrte, après avoir été blessé lors du bombardement par des avions français et un drones américain, puis récupéré au sol par les alliés islamistes, avant d’être lynché et abattu d’une balle dans la tête, comme dans les pires dictatures, sans autre forme de procès.

 

Dans un article du 20 octobre 2011, le journal Le Monde a donné cette information: "[L]e convoi "de plusieurs dizaines de véhicules" dans lequel se trouvait Mouammar Kadhafi a été bombardé par les forces de l'OTAN non loin de Syrte. Le ministre de la défense français, Gérard Longuet, a indiqué que l'aviation française avait identifié et "stoppé" la colonne dans laquelle se trouvait Kadhafi, mais précise que les tirs ne l'ont pas détruite. Les tirs français auraient divisé la colonne, et une fraction des véhicules aurait ensuite affronté des hommes du CNT. Les Etats-Unis ont assuré qu'un drone avait également participé à l'opération." [4 Le Monde]

 

Cette version est confirmée par une vidéo diffusée par les chaînes Al-Jazira et Al-Arabiya, montrant un Mouammar Kadhafi, visiblement vivant, aux mains d'hommes du CNT, hagard et le visage ensanglanté, en train d'être malmené et frappé par les combattants rebelles. L'ONG "Human Rights Watch" qui accorde foi à cette version, a publié le 17 octobre 2012 un rapport accablant [5] estimant que Kadhafi a été exécuté, l'anus poignardé avec une baïonnette, après sa capture (et non tué dans "un échange de tirs" comme l'a annoncé Mahmoud Jibri, le numéro deux du "Conseil National de Transition") [6 Le Figaro]. L'ONG dénonce également une soixantaine d'exécutions sommaires perpétrées

 

Une demi-décennie après la chute et la mort de Kadhafi, le chaos continue de régner en Libye. L'Etat islamique s'est implanté

 

Le pays reste sans autorité centrale capable de s'imposer à l'ensemble du pays. Le gouvernement d'union nationale (GNA), soutenu par l'ONU, peine à asseoir son autorité sur l'ensemble du pays depuis son installation en mars à Tripoli.

 

Les anciens rebelles continuent de s'affronter.

 

L'organisation Etat islamique s'est implantée et des réseaux de passeurs se servent des côtes libyennes pour envoyer des dizaines de milliers de migrants vers une traversée périlleuse de la Méditerranée à destination de l'Europe...

 

La commission parlementaire britannique affirme que David Cameron, qui a démissionné en juin dernier, a joué un rôle "décisif" dans la décision d'intervenir militairement en Libye et qu'il doit de ce fait en porter la "responsabilité ultime" car son gouvernement n'est pas parvenu à voir dans les rapports des services de renseignement que la menace contre les civils était exagérée et que la rébellion comprenait une importante composante islamiste. Il manquait aussi un plan pour l'après-intervention, jugent les députés britanniques.

 

"Notre manque de compréhension de la capacité institutionnelle du pays a fait obstacle aux progrès de la Libye pour instaurer la sécurité sur le terrain et absorber les ressources financières et autres en provenance de la communauté internationale", dit Crispin Blunt.

 

Dans une interview publiée en avril par le magazine The Atlantic, le président américain Barack Obama avait déjà en partie imputé le chaos libyen à un manque de "suivi" de la part de la Grande-Bretagne et de la France après leur intervention de 2011.

 

Lors d'un entretien avec les ouvriers de l'usine de Votkinsk (Oudmourtie, Oural) en mars 2011, le président russe Vladimir Poutine, de son côté, avait vivement critiqué la résolution du Conseil de sécurité de l'Onu sur la Libye qui évoquait "un appel à la croisade, qui autorise l'invasion d'un pays souverain".

 

Chez nous en France, y aura-t-il une commission d'enquête parlementaire pour accuser le président Nicolas Sarkozy et son gouvernement d'avoir soutenu l'intervention en Libye et d'avoir eu un rôle majeur dans le chaos libyen et l'arrivée massive des "migrants" en Europe en 2015 ?

Notes

 

(1) On se rappelle qu'en 2003 Colin Powell, le secrétaire d'État des États-Unis, tint une capsule d'anthrax, lors d'une session du Conseil de sécurité des Nations unies, en prétendant que l'Irak était susceptible de posséder des armes de destruction massive. Dans un entretien en 2013, il déclara au sujet des armes de destruction massive en Irak, que "Saddam Hussein (...) n'en possédait pas un gramme" et que la CIA l'avait "trompé" (Vincent Jauvert, "EXCLUSIF. Colin Powell : comment la CIA m'a trompé", Le nouvel Observateur,‎ 3 mars 2013)

(2) Rapport parlementaire critique sur l'intervention en Libye, Boursorama, Reuters le 14/09/2016 à 02:53

(3) Libye: un rapport parlementaire britannique dénonce l'intervention de 2011, LaLibre.be, Publié le 14 septembre 2016 à 03h23

(4) Ce que l'on sait des circonstances de la mort de Kadhafi, Le Monde.fr avec AFP et Reuters Le 20.10.2011 à 13h11 • Mis à jour le 20.10.2011 à 22h0

(5) Comment est vraiment mort Kadhafi, Frédéric Pons, Valeurs actuelles, 25 octobre 2012

(6) Kadhafi et un de ses fils auraient bien été exécutés, Le Figaro, Par Tristan Vey , AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 17/10/2012 à 15:35 Publié le 17/10/2012 à 12:40

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 07:00
Hôpital: Un acte de violence toutes les 30 minutes dans les hôpitaux en 2014, le ministre de la Santé Marisol Touraine impassible aux appels à l'aide

Un acte de violence toutes les 30 minutes dans les hôpitaux en 2014. Voilà le tableau dressé par l'Observatoire national des Violences en santé. Devant la recrudescence des suicides parmi les personnels de santé, le ministre Marisol Touraine reste impassible aux appels à l'aide.

 

Plus de 14 500 signalements de violences dans le milieu médical en 2014. Le phénomène est en hausse de 17% par rapport à l'année précédente. Tout comme les classements sans suite, le non remplacement de certains postes et la course à la rentabilité ne constituent que la partie émergée du problème. En effet, l'Île-de-France, la région qui accueille le plus de populations d'origine immigrée est aussi la plus touchée par les violences. On y enregistre 30% des signalements pour seulement 61 établissements sur les 337 concernés dans le rapport.

 

Les patients sont à l'origine de 70% des agressions, mais les visiteurs ne sont pas en reste. Le rapport pointe également une hausse des faits les plus graves avec 10 viols, 5 séquestration et une prise d'otages. Leurs auteurs n'hésitent pas à se servir d'armes à feu, de couteaux et de bombes lacrymogènes.

 

Dans une grande majorité des cas, les problèmes surviennent pendant l'attente de la prise en charge, et dont l'alcool et les stupéfiants seraient souvent à l'origine.

 

Entre agressions et injures, le personnel hospitalier est en première ligne, notamment les infirmiers.

 

Au printemps et cet été, au moins 6 suicides ont été constatés liés à la dégradation des conditions de travail.

 

Face à cette banalisation du phénomène, le silence du ministre de la Santé Marisol Touraine, fait scandale au sein du syndicat national des professionnels infirmiers. Son secrétaire général Thierry Amouroux, ironise sur le fait qu'elle s'était montrée bien plus réactive quand des vitres de l'Hôpital Necker à Paris avaient été endommagées lors de la manifestation contre la Loi Travail. Et quand Marisol Touraine communique sur son compte twitter, le 10 juin dernier, c'est pour encourager la victoire des bleus face à l'équipe d'Albanie.

 

La tolérance de Marisol Touraine à l'égard de la délinquance s'explique peut-être par le fait que son fils avait été condamné en 2013 à trois ans de prison ferme pour extorsion et séquestration d'une femme de 59 ans.

 

Source: Journal de TV-Libertés du Jeudi 1er septembre 2016

 

Un acte de violence toutes les 30 minutes dans les hôpitaux en 2014, le ministre de la Santé Marisol Touraine impassible aux appels à l'aide. A quoi peuvent donc bien servir ces ministres grâcement payés avec l'argent du contribuable si on ne les entend pas et n'agissent pas quand il faudrait qu'ils prennent la parole et agissent ?

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 08:48

Aujourd'hui, a disparu ce qui faisait le sel des révolutionnaires, ce volontarisme en politique, cette foi partagée en le progrès et la création d'un monde nouveau auquel plus aucun français ne croit. Pourtant cela n'empêche pas encore les derniers barbares révolutionnaires, les derniers fous et irresponsables d'un système déjà mort d'en remettre une couche :

 

"Encore une fois, l’objectif est de faire émerger de manière volontariste, dans le respect de la laïcité, dans le dialogue et le respect mutuel, un islam de France ancré dans les valeurs de la République", a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans un entretien La Croix sur son projet de "Fondation pour l’islam de France" (sic) ainsi que le dispositif de formation des imams... (1)

 

Encore une fois ces volontaristes en politique n'ont pas compris la volonté du peuple qui s'exprime lors de chaque scrutin par une augmentation de l'abstention et/ou du vote nationaliste. Ils n'ont pas compris ou ne tirent pas les leçons de la défiance du peuple envers les institutions républicaines. Ils montrent combien ils se moquent des centaines de morts, victimes de l'islam politique en France...

 

Si on devait résumer ce qu'ils font : plus il y a de victimes du terrorisme islamique et plus leur volonté d'imposer l'islam est forte !

Notes

 

(1) Bernard Cazeneuve : « Faire émerger un islam de France ancré dans les valeurs de la République », La Croix, Recueilli par Guillaume Goubert, Anne-Bénédicte Hoffner et Corinne Laurent, le 28/08/2016 à 19h00

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 11:03

Juste après notre article sur Louis XIV et les "grandes politiques pérennes" par lesquelles "se jugent à leurs fruits et les grands souverains à la pérennité de leurs actions" (Mgr le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou), voici ce qu'on trouve au sujet d'une déclaration du président de la dite "république" François Hollande à propos de la non-inversion de la courbe du chômage, propos publiés dans le journal en ligne "Marianne.net" : "Je n'ai pas eu de bol !"

Et dire que c'est pour Ca... qu'ils ont a fait la Révolution dite française !

Dans un livre de confidences à paraître, dont "le Point" publie les bonnes feuilles ce 18 août, on apprend que lorsque François Hollande met sur la table le 31 décembre 2012 la promesse d'inverser la courbe du chômage, il compte beaucoup sur sa bonne étoile pour la voir se réaliser...

 

Avec un peu de chance, ça passera ! Le 31 décembre 2012, quelques minutes avant de prendre la parole lors de ses voeux, François Hollande se répéte-t-il cette phrase en boucle ? Histoire de se donner un peu de courage pour lancer son fameux : "Toutes nos forces seront tendues vers un seul but : inverser la courbe du chômage d'ici un an. Nous devrons y parvenir coûte que coûte". C'est l'impression qui se dégage à la lecture des confidences recueillies par les journalistes Antonin André et Karim Rissouli dans leur livre Conversations privées avec le Président, dont Le Point publie ce jeudi 18 août les bonnes feuillles et à partir desquelles le Lab a repéré cette perle.

 

"J'ai eu tort ! Je n'ai pas eu de bol ! En même temps, j'aurais pu gagner."

 

Aux deux journalistes, revenant sur cette promesse qu'il a traînée durant tout son quinquennat comme un boulet, le chef de l'Etat explique presque naïvement :

 

"J'ai fait cette annonce de l'inversion de la courbe du chômage parce que je croyais encore que la croissance serait de 0,7-0,8, elle sera finalement de 0,1 ou de 0,2. Puis je répète cet engagement lors des vœux le 31 décembre 2012. J'ai eu tort ! Je n'ai pas eu de bol ! En même temps, j'aurais pu gagner. Mais ça n'aurait rien changé parce que les gens sont lucides, ils savent que ce n'est pas sur un mois que ça se joue."

 

Un aveu déconcertant. Malgré le renfort de Bercy, une administration censée passer son temps le nez dans les chiffres de l'économie, le président de la République se plante de presque 6 points et balance une promesse à la volée qui va l'empoisonner pendant cinq ans. Lui et ses ministres du Chômage... pardon, du Travail d'ailleurs. Lors de la passation de pouvoir avec Myriam El Khomri, François Rebsamen avait ainsi fait cette singulière déclaration :

 

"Tous les mois, il y a un rituel. Il y a pour le ministre... comment dire... un grand moment de solitude : la publication des chiffres de Pôle emploi. Et ce qui est difficile, ce qui est pénible, ce n'est pas d'être plus ou moins brocardé par les commentateurs, c'est que derrière ces chiffres - et je connais ta sensibilité -, il y a des femmes, il y a des hommes qui n'ont pas retrouvé le chemin de l'emploi. Aussi, chaque mois, tu me le permettras, j'aurai une pensée émue pour toi."

 

On comprend son émotion si la promesse d'inversion de la courbe s'est jouée à pile ou face.

 

"Je revendique cette méthode"

 

Si le Président est fâché avec les chiffres, il ne l'est pas avec ses amis. Ainsi, Hollande ne tient pas rigueur à son camarade de trente ans, Michel Sapin, ministre des Finances, pour avoir annoncé un an plus tard, en se basant sur une démonstration alambiquée, que cette fumeuse inversion de la courbe du chômage s'était en réalité bien réalisée sous nos yeux ébahis...

 

Bien au contraire. Au final, Hollande n'est d'ailleurs par mécontent de sa déclaration à l'emporte-pièce car elle aurait permis à tout le monde de... se mobiliser :

 

"Sur l'objectif, Sapin n'est pas du tout responsable. C'est moi. Sapin, lui, fait de cette annonce une obligation. Rétrospectivement, je suis tout à fait reconnaissant, non seulement à Sapin mais aussi à moi-même, d'avoir fixé cet objectif parce que ça a permis de mobiliser. On n'aurait jamais fait cent mille emplois d'avenir, on n'aurait jamais fait autant de contrats aidés, jamais fait autant de formations, même avec une croissance zéro. Je revendique cette méthode. Même si elle est coûteuse politiquement, elle est socialement et peut-être même économiquement bénéfique."

 

Compter sur sa bonne étoile et allumer des cierges en priant Sainte-Rita, la patronne des causes désepérées, pour que ça passe. Une bien étrange méthode présidentielle... Après cinq ans passés à l'Elysée, François Hollande n'a décidémment pas fini de nous surprendre.

François hollande à propos de sa non-inversion de la courbe du chômage : "Je n'ai pas eu de bol !"
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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 11:09

Dans un entretien au Figaro, le Général Desportes explique :

 

"[N]ous demeurons dans le suivisme européen vis-à-vis des Américains... nous les suivons aujourd'hui dans leur semi-intervention (contre Daech, NDLR) et nous voyons bien que ce n'est pas une solution pertinente. (...) La première cible occidentale de Daech n'est pas Washington. C'est la France et la France ne fait rien". L'éternel auto-satisfait François Hollande nous dira au contraire avec le culot mensonger qu'on lui connaît que la France agit...

 

Extrait :

[J]e veux que mes propos soient bien compris, avec sérieux. Il ne s'agit évidemment pas de théorie du complot. (...)

 

Celui qui porte la faute la plus grave, c'est évidemment George W. Bush et son équipe de «néocons» composée notamment par Donald Rumsfeld, Dick Cheney et Paul Wolfowitz. C'est eux qui portent une responsabilité accablante dans l'actuelle destruction du Moyen-Orient et dans l'exacerbation de l'antagonisme entre les chiites et les sunnites. Cet antagonisme existait évidemment avant, mais d'ailleurs, ni vous ni moi ne le percevions. Il faut citer le très mauvais contrôle qui a été exercé sur la personne de Nouri al-Maliki quand il est devenu le Premier ministre irakien en 2006. Il faut citer encore la faute historique de Paul Bremer, administrateur provisoire de l'Irak de 2003 à 2004, qui a expurgé tous les anciens baasistes de l'administration et qui a fait s'effondrer l'Etat irakien. Il a aussi commis une faute absolument majeure en rejetant tous les anciens militaires sunnites en dehors de l'Armée. C'est ainsi lui qui a créé par sa décision le facteur militaire de la création de Daech. La responsabilité des Etats-Unis est ainsi profonde et première. Que Paul Bremer ait pris ces décisions de bonne foi, c'est possible, mais cela n'ôte rien à la question de la responsabilité historique terrible des Etats-Unis dans le désordre du Moyen-Orient. A partir de là, il est de leur responsabilité morale de s'engager à réparer cette erreur, qu'ils soient républicains ou démocrates. Que les Républicains et les Démocrates se rejettent la faute l'un sur l'autre ne sert strictement à rien.

 

... La grande difficulté est de déterminer quel est le bien principal ou inversement l'ennemi principal. Or, l'ennemi principal, c'est évidemment Daech dans la mesure où Bachar al-Assad n'a jamais menacé ni les Etats-Unis ni la France. C'est la vision moralisante des relations internationales qui empêche de désigner Daech comme l'ennemi principal et qui fait que l'on a eu tendance aussi en Syrie à nourrir le «monstre» en le désignant mal.

 

C'est bien en effet de parler des Etats-Unis, mais ce serait encore mieux aujourd'hui de parler de la France car la première cible occidentale de Daech n'est pas Washington. C'est la France et la France ne fait rien. Elle se place dans le sillage des Etats-Unis qui se refusent à assumer leurs responsabilités et à s'engager de manière sérieuse contre l'Etat islamique. Nous sommes engagés, nous avons vu récemment les bombardements tragiques dans la ville de Manbij au Nord de la Syrie. Mais nous sommes engagés qu'à moitié. Les Etats-Unis aussi d'ailleurs. Nous nous refusons à mener une politique étrangère autonome alors que l'Europe pourrait le faire. L'Allemagne est aussi victime de Daech et d'autres pays européens le seront à l'avenir. Nous demeurons dans le suivisme européen vis-à-vis des Américains, qui n'apportent pourtant rien de bon. Nous avons suivi les Américains en Afghanistan et ce fut une faute majeure. Nous les suivons aujourd'hui dans leur semi-intervention et nous voyons bien que ce n'est pas une solution pertinente.

 

Face à Daech, en dehors des actions en amont qui sont d'ailleurs les plus importantes - reconstruction de la société française -, la seule solution serait de terroriser les terroristes et nous en avons les moyens. Nous nous laissons terroriser par eux en ne faisant que nous défendre. Comme chacun sait et Renaud Girard le rappelait avec justesse récemment dans Le Figaro : l'épée a toujours un coup d'avance sur la cuirasse. C'est l'histoire du monde.

 

Défendre ne suffit pas. Nous avons une armée pour terroriser les terroristes. Notre budget n'est pas assez important, mais nous pouvons rapidement l'augmenter. Nous avons les équipements nécessaires pour aller conduire des raids dans la profondeur en utilisant notamment nos hélicoptères de combat pour frapper Daech au cœur. Ça fait longtemps que Daech ne craint plus les bombardements, il faut donc mener intelligemment des opérations au sol.

 

Il est assez étonnant de voir que dans cette guerre, nous n'utilisons pas nos soldats ou en tout cas, nous les utilisons à contre-sens en les déployant sur le territoire national. Ce ne sont pas les quelques canons d'artillerie que nous fournissons à l'armée irakienne qui vont changer la donne. En revanche si au sein de la coalition internationale, un certain nombre d'acteurs - en premier lieu la France - faisaient la guerre et ne se contentaient pas d'envoyer un porte-avions dans le Golfe, ce qui n'a aucun effet, les choses pourraient évoluer. Je ne dis pas que le problème de Daech serait entièrement réglé par le feu que nous porterions en Syrie et en Irak, mais en tout cas, il faut le faire.

 

Quant à notre territoire national, il faut enfin des mesures de sécurité adaptées pour que le double échec de l'Etat qui s'appelle le Bataclan et Nice soit pris en compte sérieusement.

Général Desportes : Contre Daech, "la France ne fait rien"

Source: Général Desportes : Obama n'a pas créé Daech, mais les Etats-Unis sont responsables, Le Figaro, Par Vincent Desportes Publié le 12/08/2016 à 23:18

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 21:41

Interrogé par les équipes britanniques de RT sur la divulgation de plusieurs centaines d’emails confidentiels ses derniers mois, Julian Assange révèle que Hillary Clinton aurait organisé l'armement de djihadistes syriens par la Libye.

 

Dans un entretien accordé à RT, le fondateur de Wikileaks accuse l'ancienne secrétaire d'Etat américaine d'avoir utilisé la Libye comme voie d'approvisonnement en armes pour les djihadistes présents en Syrie. Julian Assange accuse aussi Hillary Clinton d'avoir des liens étroits avec le leader mondial du ciment, l'entreprise Lafarge, qui aurait financé la campagne de la candidate démocrate. Or, selon une enquête du journal français Le Monde basée sur l'analyse de centaines de mails rendus publics par Wikileaks, le groupe Lafarge aurait participé au financement de l'Etat Islamique.

 

La Libye comme «corridor» pour fournir des armes aux djihadistes syriens

 

Selon Julian Assange, lorsque Hillary Clinton était secrétaire d'Etat, le gouvernement américain aurait utilisé une Libye en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 comme «corridor» pour acheminer des armes aux djihadistes syriens qui combattaient le régime de Bachar el-Assad.

 

Parmis les 32 000 mails que Wikileaks a divulgué ces derniers mois, 1 700 concernent la Libye. Secrétaire d'Etat américaine lors de l'intervention occidentale dans le pays et de la chute de Mouammar Kadhafi, Hillary Clinton se serait alors particulièrement investie pour défendre cette intervention militaire.

 

Hillary Clinton, le groupe Lafarge et l'Etat Islamique

 

Le groupe Lafarge est l'un des fleurons de l'industrie française. Numéro un mondial du ciment depuis sa fusion avec le suisse Holcim en juillet 2015, ce groupe du CAC 40 emploie 115 000 personnes dans 90 pays. Or, la Fondation Clinton aurait reçu d'importants financements de la part du groupe Lafarge en 2015 et en 2016. En outre, Hillary Clinton est une ancienne membre du conseil d'administration de la multinationale.

 

Des liens étroits gênants pour la candidate démocrate, car pour continuer à faire fonctionner sa cimenterie de Jalabiya dans le nord-est de la Syrie, le groupe Lafarge aurait financé l'Etat Islamique.

 

En effet, à  partir de l'année 2013, l'Etat Islamique était de plus en plus présent dans la région et, pour faire fonctionner l'usine, le groupe français aurait été contraint de continuer à se fournir en pétrole, dont les champs étaient tombés dans les mains de l'Etat Islamique. La cimenterie aurait aussi négocié des droits de passage aux checkpoints tenus par les djihadistes pour ses camions. Ces financements auraient duré jusqu'en septembre 2014, quand l'Etat Islamique s'est emparé de l'usine et que le groupe français a abonné son activité dans la région.

Hillary Clinton a fourni des armes aux djihadistes syriens (Julian Assange)
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 14:58

Église Saint-ÉtienneMise à jour permanente

 

Alors qu'une prise d'otages était en cours ce matin vers 9h45 en l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Normandie), près de Rouen, les deux assaillants ont été "neutralisés", indique le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Selon des sources policières interrogées par Le Figaro, le prêtre de l'église a été égorgé. Une des personnes retenues a été blessée. (1)

 

A 18h01 sur Bfmtv, dans un témoignage audio diffusé par RMC, soeur Danielle, témoin, parle de prières des djihadistes qui se sont enregistrés et d'"un sermon autour de l'autel en arabe". Une question reste latente: l'enregistrement de la scène a-t-il été envoyé par les djihadistes en propagande en Syrie et en Irak, avant qu'ils ne soient abattus ?

 

Deux assaillants ont pris mardi matin en otage cinq personnes dans l'église de cette ville proche de Rouen. Ils ont égorgé un prêtre, blessé trois personnes dont une grièvement, avant d'être abattus. (2)

 

 

La menace d'un attentat contre un lieu de culte catholique planait depuis plusieurs mois. L'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, où a eu lieu ce matin une sanglante prise d'otage, n'est pas la première visée en France, alors que les chrétiens sont une cible désignée de l'EI qui évoque dans sa propagande les dirigeants «croisés» occidentaux et «le royaume de la Croix». Les églises françaises déjà menacées depuis des mois. (3)

 

à 15:40

Vague d'hommages au père Jacques Hamel

Les hommages au père Jacques Hamel, assassiné mardi alors qu'il célébrait la messe en l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, se multiplient sur les réseaux sociaux. De nombreux prêtres saluent la mémoire de leur "frère de sacerdoce'". Les hashtags #JeSuisCatholique et #JeSuisPrêtre ont été lancés sur Twitter.

 

à 15:23

INFO LE FIGARO - Le témoignage de la religieuse qui a donné l'alerte

 

La religieuse présente ce matin dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, à l'heure de la messe matinale, et qui a réussi à s'échapper pour donner l'alerte, a raconté au Figaro le début de l'attaque :

 

«Ils sont entrés brusquement. Ils ont pris l'espace. Ils parlaient en arabe. J'ai vu un couteau. Je suis partie au moment où ils commençaient à agresser le père Jacques. Je ne sais même pas s'ils ont réalisé que je partais». Encore sous le coup de l'émotion, cette soeur de la communauté de religieuses voisine de l'église a souhaité garder l'anonymat. Elle indique avoir été prise en charge par une cellule d'aide psychologique et se dit avant tout «en attente de nouvelles de [ses] soeurs» également présentes à la messe.

 

à 15:04

L'un des assaillants serait connu des services antiterroristes

Selon les premiers éléments de l'enquête, qui doivent être corroborés par l'identification formelle des deux assaillants, l'homme, abattu avec son complice par les policiers, était fiché "S", ont précisé ces sources, confirmant partiellement une information d'iTELE.

 

Il avait tenté de rallier la Syrie en 2015 et avait été, à son retour, mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et placé en détention provisoire, avant d'être libéré sous bracelet électronique.

 

à 14:50

Marine Le Pen fustige la gauche et la droite

La présidente du FN Marine Le Pen a dénoncé sur Twitter la «responsabilité (...) immense» de «tous ceux qui nous gouvernent depuis 30 ans», visant la gauche et la droite.

 

«La responsabilité de tous ceux qui nous gouvernent depuis 30 ans est immense. Les voir bavarder est révoltant!

 

à 14:40

Qui est le père Jacques Hamel égorgé dans son église ?

Le père Jacques Hamel, sauvagement tué à 86 ans, dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, est décrit comme un homme bon, toujours au service des autres avec un charisme certain. Il avait été ordonné prêtre en 1958 et avait fêté son jubilé d'or (cinquante années de service) en 2008.

 

à 14:17

Daech revendique l'attaque de Saint-Etienne-du-Rouvray

L'organisation Etat islamique a revendiqué mardi l'attaque de deux terroristes en l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray au cours de laquelle le prêtre a été assassiné, et trois fidèles ont été blessés, dont un grièvement.

 

L'organisation a publié un communiqué via son agence officielle Amaq : Les deux «soldats» ont «mené l'opération en réponse à l'appel à viser des pays de la coalition croisée», précise le texte.

 

à 14:00

Un des assaillants sous bracelet électronique ?

 

Un des deux assaillants est en cours d'identification, indique au Figaro une source proche du dossier. Si son identité se confirme, il s'agirait d'un «velléitaire du djihad» ayant tenté de rejoindre la Syrie avant d'être refoulé par les autorités turques.

 

Incarcéré en 2015, il aurait été placé sous bracelet électronique en mars 2016 comme alternative à l'incarcération. Le parquet antiterroriste de Paris avait alors fait appel de cette ordonnance de placement sans obtenir gain de cause.

 

Depuis lors, ce djihadiste présumé était semble-t-il incarcéré chez lui... Quelle efficacité !

 

à 13:32

La victime gravement blessée a subi une tentative d'égorgement

La victime actuellement entre la vie et la mort a subi une tentative d'égorgement, selon une source policière. Elle a été prise en charge par le Service mobile d'urgence et de réanimation (SMUR) de Rouen.

 

à 13:02

Le prêtre a été égorgé

Comme indiqué précédemment dans ce live, le père Jacques Hamel a été égorgé lors de la prise d'otage en l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, dit une source proche de l'enquête.

 

à 12:45

La victime est le père Jacques Hamel, 86 ans

Le prêtre assassiné pendant une messe à Saint-Etienne-du-Rouvray est le père Jacques Hamel, 86 ans. Il était prêtre de la paroisse depuis une vingtaine d'années, et assurait la permanence pour le mois de juillet.

 

"De Cracovie, j'apprends la tuerie advenue ce matin à l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Elle fait trois victimes: le prêtre, le père Jacques Hamel, et les auteurs de l'assassinat", a écrit l'archevêque de Rouen Mgr Dominique Lebrun depuis depuis la Pologne, où il participait aux Journées mondiales de la jeunesse.

 

"Je crie vers Dieu, avec tous les hommes de bonne volonté. J'ose inviter les non-croyants à s'unir à ce cri", ajoute le prélat, qui précise qu'il sera "dès ce soir dans mon diocèse auprès des familles et de la communauté paroissiale très choquée".

 

"L'Eglise catholique ne peut prendre d'autres armes que la prière et la fraternité entre les hommes", conclut-il.

 

à 13:33

Ayrault appelle les Français à rester «unis»

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a appelé les Français à rester «unis».

 

«Dans ces circonstances, il n'y a qu'un message: "Restons unis". Ceux qui sont à l'origine de tous ces attentats, je pense à celui de Nice et encore ces derniers jours en Allemagne, veulent diviser nos sociétés, nos démocraties, notre vivre-ensemble entre croyants et incroyants, entre catholiques et musulmans, entre laïcs et croyants», a-t-il déclaré devant la presse à la préfecture d'Indre-et-Loire, où il était venu effectuer une visite consacrée au tourisme qu'il a reportée pour rentrer à Paris.

 

Comme seule réponse, le gouvernement désemparé a aussitôt lancé son appel habituel pour l'"unité nationale", "à faire bloc".

 

à 12:13

«Nous ferons bloc face à cette attaque barbare» (Valls)

Alors que Bernard Cazeneuve et François Hollande se sont rendus sur place, le premier ministre, Manuel Valls, a dans un post sur Twitter indiqué : "La France entière et tous les catholiques sont meurtris. Nous ferons bloc".

 

 

 

Attentat : Un prêtre égorgé en l'église Saint-Etienne-du-Rouvray, un nouveau saint au Ciel

Mais où aboutissent les raffinements de votre cruauté? Ils sont l'amorce du Christianisme. Plus vous nous moissonnez, plus notre nombre grandit: notre sang est une semence de Chrétiens.

Tertullien, Tertullien, Apologétique, chapitre 50

Un prêtre égorgé pendant la messe. Un nouveau saint au Ciel ! Père Jacques Hamel, priez pour nous !

 

Le Père Jacques Hamel rejoint les autres saints martyrs de l'islam (non-exhaustif) : sainte Olive (IXe siècle), saints Rodrigue et Salomon, martyrs († 857), sainte Nathalie, saint Aurèle et leurs compagnons martyrs († 852), saint Parfait de Cordoue, prêtre et martyr ( 850), saintes Flora et Maria, martyres († 851).

 

Note de Christ-Roi. Pour ceux qui s'intéressent à l'aspect spirituel (et politique) des évènements, disons que tout ceci était annoncé dans différentes prophéties concernant la France. Ils peuvent par exemple se pencher sur les prophéties d'une stigmatisée Marie-Julie Jahenny (Cf. Les prophéties de la Fraudais. A prendre néanmoins avec prudence comme toutes les prophéties.)

 

Rappelons également, que le Père Jean-Régis Fropo, exociste du diocèse de Toulon avait annoncé, à quelques mois auparavant des premiers attentats de novembre 2015, le début de "la Révolution et la guerre civile en France" ... "dans les derniers mois de l'année 2015".

 

Sources

 

(1) Prise d'otages dans une église près de Rouen: les deux assaillants «neutralisés», le prêtre tué, Le Figaro, Par Edouard de Mareschal Mis à jour le 26/07/2016 à 11:32 Publié le 26/07/2016 à 11:07

(2) EN DIRECT - Daech revendique l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, Le Figaro, Mis à jour le 26/07/2016 à 15:42 Publié le 26/07/2016 à 11:06

(3) Les églises françaises déjà menacées depuis des mois, Le Figaro, Par Agnès Leclair Mis à jour le 26/07/2016 à 13:17 Publié le 26/07/2016 à 13:05

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 17:28
Journal du Lundi 25 juillet 2016 : Politique / Le gouvernement livre le complot sur un plateau

Journal du Lundi 25 juillet 2016 : Politique / Le gouvernement livre le complot sur un plateau

"Sommes-nous face à un scandale d'Etat ou à de véritables amateurs ? Dix jours après l'attentat de Nice, le pouvoir socialiste s'enlise dans les incohérences autour de la sécurité mise en place le 14 juillet.

 

La policière muncipale en charge de la video-surveillance à Nice le soir de l'attentat a-t-elle subi des pressions du ministère. C'est en tous cas ce qu'affirme Sandra Bertin et elle n'en démord pas. Selon elle, un émissaire de la Place Beauvau lui aurait intimé l'ordre de consigner la présence de la police nationale sur le parcours du camion à des endroits où elle n'apparaissait pas sur les videos. Le ministre de l'Intérieur a aussitôt déclaré qu'il déposait plainte contre la policière pour diffamation.

 

La réponse aux accusations est habile. Elle consite à faire passer les accusations de Sandra Bertin comme une attaque contre le travail des policiers, alors qu'elle vise uniquement et simplement le pouvoir.

 

L'affaire de la requête de la Place Beauveau pour l'effacement des videos avait déjà semé le doute dans les esprits. Désormais c'est un véritable casse-tête où tout est possible. les socialistes ont-ils des choses à cacher autour du 14 juillet niçois ? Sont-ils allés à essayer d'éliminer les preuves ou modifier les rapports ? Il est également envisageable que la policière ait subi des pressions avant de faire son rapport pour insister sur les failles de protection et ainsi aller dans le sens du président du Conseil général Les Républicains Christian Estrosi, proche du JDD qui a fait paraître l'interview exclusive de Sandra Bertin.

 

L'avocat de Sandra Bertin a déposé aujourd'hui un signalement auprès du procureur de Nice.

 

"Nous avons considéré que les faits, témoignages à l'appui, étaient visiblement constitués sur le plan d'infractions pénales pouvant entraîner des poursuites", a déclaré à la presse Me Adrien Verrier, à sa sortie du tribunal de Nice. "Le procureur dispose de tous les noms et tous les faits relatés et qui ressortent des déclarations de Sandra Bertin et de toutes les personnes qui étaient autour d'elle et qui ont assisté à cette conversation et à cette pression psychologique dont elle parle, qui a duré environ une heure le 15 juillet", a-t-il ajouté.

 

(Source : Nice : l'avocat de Sandra Bertin dépose un signalement auprès du procureur, Le Point, Publié le 25/07/2016 à 17:45 | Le Point.fr )

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 08:00

Les révolutionnaires de 1789 dénonçaient sans relâche le complot de la contre-révolution. Aujourd'hui, Manuel Valls, digne héritier de Robespierre, dénonce les "complotistes", y compris ceux-là mêmes qui doutent de l'efficacité politique de son gouvernement en posant de simples questions.

Manuel Valls juge "complotiste" le doute quant à son action politique

Manuel Valls, invité de Bfmtv Rmc ce matin (video), répondait aux questions d'Appoline de Malherbe qui l'a interrogé sur le doute des Français à l'égard des politiques menées par le gouvernement suite à l'attentat de Nice et le doute quant à l'efficacité politique. (1) Outre une auto-satisfaction permanente, le refus de toute auto-critique, la réponse du Premier ministre, une réponse remplie de formules toutes faites comme d'habitude, renvoie toutes les personnes qui doutent dans le camp des méchants "complotistes" contre le gouvernement et la "république". Or, quoiqu'en dise Manuel Valls, cette réponse est indigne d'une "démocratie". Voici pourquoi.

 

"Vous êtes le Premier ministre d'un pays qui doute. Il y a eu l'horreur, et maintenant il y a le doute. Il y a le doute sur vous, il y a le doute sur le gouvernement, il y a le doute sur le ministre de l'Intérieur, le doute sur l'efficacité du pays. On va tenter d'y voir plus clair. Une policière municipale de Nice raconte avoir été soumise à la pression du ministère de l'Intérieur pour influencer son rapport sur la présence de policiers nationaux le soir du 14 juillet. Le ministre de l'Intérieur dit qu'aucune personne de son cabinet n'a été en contact avec la policière de Nice et il porte plainte contre elle pour diffamation. Qui ment ?", demande Appoline de Malherbe.

 

"Il faut que tout cela cesse. Le doute n'est pas possible face au terrorisme. Que cherche le terrorisme ? Non seulement à tuer. 84 morts. Il y a encore aujourd'hui des personnes qui luttent pour la vie, qui ont été blessées très gravement; je pense aussi à toutes ces victimes qui seront blessées, handicapées à vie. Mais le terrorisme cherche aussi à nous diviser, à fracturer la société française, à faire en sorte que l'on remette en cause, au fond, les principes de la démocratie", déclare le Premier ministre

 

"Vous ne pouvez pas simplement dire cela Manuel Valls. Quelqu'un ment."

 

"Il faut évidemment la vérité. Et qui demande la vérité ? D'abord les victimes, les familles, les proches. Et pourt cela il faut laisser la justice aller jusqu'au bout, il faut que la justice puisse travailler dans la sérénité, et qu'on laisse travailler les juges qui ont été nommés pour permettre d'établir toute la vérité sur ce qui s'est passé."

 

"Manuel Valls, je me permets de vous reposer la question. Il y a deux versions différentes. Quelqu'un ment, qui?", demande (pour la troisième fois)  la journaliste.

 

"Là aussi, respectons les procédures, l'inspection générale de la Police nationale à la demande de Bernard Cazeneuve, qui est un homme intègre, qui est un homme d'état, qui est un ministre de l'Intérieur formidable, qui..

 

"Vous n'avez aucun doute là-dessus ?", interrompt Appoline de Malherbe.

 

"Moi, je n'ai aucun doute sur Bernard Cazeneuve."

 

"A aucun moment vous ne vous êtes dit peut-être quelque chose n'a pas marché, et pourquoi ce ne serait pas Bernard Cazeneuve lui-même ?"

 

"Mais pourquoi faudrait-il mentir ?, répond Manuel Valls. C'est cette idée du complot, du mensonge, de la remise en cause du préfet, de ce que les policiers, le Ministre de l'Intérieur, le Procureur, qui travaillent de manière totalement indépendante puisqu'il y a une séparation des pouvoirs dans notre pays. C'est cette idée au fond que l'Etat ment, a quelque chose à cacher, alimente le doute, fracture l'état de droit, met en doute la république."

 

Un peu plus loin dans l'entretien, Appoline de Malherbe demande à Manuel Valls :

 

"Manuel Valls, vous comprenez, depuis le début (à chaque attentat, NDLR.) vous dites il y a eu des victimes, on a besoin d'unité. En gros, taisez-vous tous !? ... A chaque fois qu'on dit quelque chose c'est rendez-vous compte il y a 84 victimes, etc. !?"

 

"Appoline de Malherbe, ne mélangez pas tout et ne mettez pas au même niveau", répond Manuel Valls. "Cela, moi je ne le supporte plus. Un ministre de l'Intérieur, une policière municipale."

 

"Quoi, la policière municipale n'a pas le droit d'avoir des doutes sur le ministère de l'Intérieur?"

 

"Dans ce pays, tout le monde a le droit de parler, le droit de s'exprimer, mais en respectant la vérité, en respectant les faits. Il y a eu un débat au parlement. Oui ou non Appoline de Malherbe ?"

 

"Oui", répond, la journaliste. On se rend compte ici du degré d'autoritarisme de ce Premier ministre qui, invité à répondre à des questions sur Bfmtv Rmc, inverse les rôles et devient celui qui pose les questions à la place du journaliste.

 

"J'ai présente moi-même comme Premier ministre la prolongation de l'état d'urgence", poursuit Manuel Valls. (On ne voit pas le rapport avec l'appel systématique à l'unité politique après chaque attentat pour mieux se soustraire à sa propre responsabilité politique. NDLR)...

 

"Il y a eu un débat. Dans ce débat, une partie de la droite a mis en cause la Constitution, les principes, les valeurs, l'état de droit, la démocratie nécessaire pour combattre le terrorisme, c'est exactement ce que cherche le terrorisme. C'est-à-dire à nous diviser, à remettre en cause les démocraties, qui évidemment sont toujours fragiles dans ces moments-là."

 

"Mais cela sonne creux aujourd'hui ce discours Manuel Valls", dit la journaliste.

 

"Mais c'est parce que vous l'entendez ainsi. Et pour moi cela ne sonne pas creux l'unité nationale Appoline de Malherbe. Cela ne sonnera jamais creux, ni la Constitution, ni l'état de droit, ni la république. ... Toutes les questions ont le droit d'être posées. ... mais en mettant en cause ceux qui travaillent et représentent l'Etat, on met en cause l'état de droit et on s'attaque à la république elle-même. Et cela est dangereux. Ce type de propos met en cause les fondements même de l'Etat. Si une enquête de l'Inspection générale de la police nationale est en cours, si le travail de la justice et du Procureur de la république... si on met en cause ce travail. Parce que par exemple le procureur de la république aurait demandé la destruction de ces videos, comme cela se fait à chaque fois.."

 

"Mais pourquoi ?",demande Appoline de Malherbe.

 

"Mais, vous-même Appoline de Malherbe, en posant cette question, vous instruisez, vous introduisez le doute", répond Manuel Valls.

 

"Non, je trouve que la question peut se poser Manuel Valls".

 

L'entretien se déroule jusqu'à la fin de l'entretien, sans qu'à aucun moment le chef du gouvernement ne remette en question sa politique d'ouverture des frontières et d'immigration, et de sécurité.

 

Appoline de Malherbe demande enfin à Manuel Valls s'il lui arrivait lui-même de douter... La réponse du Premier ministre, positive, montre, en sens contraire, que Manuel Valls ferait partie des "complotistes", si l'on suit son raisonnement ! puisqu'il doute de lui-même et serait divisé contre lui-même ! Bravo donc à la journaliste de montrer ainsi le vrai visage de Manuel Manuel Valls, l'homme bipolaire, l'homme aux deux visages, l'autosatisfaction d'un gouvernement qui refuse le doute, l'autocritique, et rejette en bloc comme anti-démocratique et "complotiste" ceux qui doutent de son action.

 

"Manuel Valls, c'est la fin de cette interview. Je vous ai parlé des doutes des Français, est-ce que vous, vous avez des doutes sur votre efficacité ?", demande Appoline de Malherbe.

 

"Mais, moi, je doute, vous savez, je doute toujours", répond un Manuel Valls hésitant.

 

"Y compris de vous-même ?"

 

"Non, vous savez quand vous avez 84 morts, des enfants, des familles brisés, je l'ai dit à l'Assemblée nationale, à Bernard Cazeneuve, on se demande est-ce que on a tout fait, est-ce que tous les dispositifs ont été pris. Mais je sais quelque chose, c'est que je ne peux pas avoir de doute là où je suis", répond le Premier ministre.

 

Pauvre Valls, qu'Appoline de Malherbe a laissé parler jusqu'à la fin pour montrer par sa propre démonstration qu'il se contredit, qu'il est un sophiste dont l'argumentation s'annule et n'est pas valide. On ne peut tenir pour vrai "a" et "non a". (Cf. Dialogue de Socrate contre Calliclès)

 

Pour aller plus loin dans cet article, essayons de montrer pourquoi le fait pour le peuple de douter de son gouvernement ne suffit pas à en faire un peuple "complotiste" comme l'affirme Manuel Valls.

 

"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi" (Charles de Gaulle). Ils nous ont volé notre Souveraineté, reprenons-la !Contrairement à ce qu'affirme Manuel Valls, le doute du peuple quant à l'efficacité politique des gouvernements de la république fait au contraire partie des armes d'une démocratie contre toute dérive totalitaire des gouvernants. Quand le peuple demande la démission de Hollande, Valls ou Cazeneuve, il use d'un droit. La démission est un principe républicain que l'on a pu voir sous le président Charles de Gaulle, qui démissionna une première fois en 1947 du "Gouvernement provisoire de la République française" et une deuxième fois, président de la république en 1969, le lendemain d'un referendum négatif à 52,41% sur la régionalisation et la réforme du sénat. C'est que dans l'esprit du général de Gaulle, qui avait une prédilection pour le royalisme, la souveraineté populaire et la souveraineté royale (ou présidentielle) vont ensemble et ne peuvent être découplées. Au Moyen Âge, "le roi fait partie du peuple comme la tête fait partie du corps". "Inventés par le roi, (les Etats généraux) ... ont conservé le principe familier à la théologie médiévale, que le peuple est, comme le déclare Philippe Pot aux Etats de 1484 'donateur de la chose publique', et que l'origine de la monarchie est élective. Cette idée simple était pour ainsi dire inséparable de l'institution elle-même", écrit l'historienne Régine Pernoud (Histoire du Peuple français, De Jeanne d'Arc  Louis XIV, Nouvelle Librairie de France, Troyes 1960, tome second, p. 14, 95, 97)

 

Dans l'esprit d'un Manuel Valls, on le voit, la souveraineté populaire est déconnectée de la souveraineté du Premier ministre qui, en quelque sorte prime la volonté du peuple, et est soustraite à toute demande de démission. Les seuls moments où sous l'Ancien Régime, l'Etat refusa toute démission ou révocation d'un Principal ministre ce fut sous un Louis XIV qui exerça seul le pouvoir, sans Premier ministre. La république absolue n'a jamais aussi bien portée son nom, un Louis XIV en moins !

 

Lorsque le peuple appelle à la démission, ce n'est pas un crime "complotiste", c'est un principe de responsabilité politique. Lorsque l'élu n'a plus la confiance de l'électeur, il s'en va en démissionnant. La démocratie, en effet, ne se définit pas seulement par le droit d'élire, elle réside aussi dans ce qu'on nommait au XVIIIe siècle la "censure",... c'est-à-dire le pouvoir de révoquer ou, au contraire, de renouveler la confiance précédemment accordée.

 

En Grande-Bretagne, au lendemain du Brexit, le Premier ministre David Cameron a annoncé sa démission. En Belgique après les attentats de Bruxelles, les ministres de l'Intérieur et de la justice ont présenté leur démission au chef du gouvernement qui l'avait refusée. Dans n'importe quel pays en Europe où il y aurait eu 250 morts en un an et demi , le gouvernement aurait démissionné.

 

Or que constate-t-on en France ? Si un peuple est libre lorsqu'il dispose des moyens qui lui permettront de sanctionner l'usage fait par les gouvernants des pouvoirs qu'il leur avait confiés (2), avec le gouvernement Valls, et durant l'exercice de son mandat, aucune sanction n'est permise, aucune remise en question, aucun doute n'est possible. Aucune autocritique ne vient du gouvernement hors de toute sanction. Le doute ne doit pas même effleurer le peuple ! A moins que celui-ci soit rejeté dans le camp des "complotistes", ennemis de la "république" ! Quelle impudence et quelle honte. Cette attitude d'un gouvernement coupé du peuple est indigne, c'est une insulte pour la mémoire des victimes des attentats.

 

Lire aussi : "Libération" accusé de "complotisme" par Bernard Cazeneuve

 

Rappelons ici que les lois de  novembre 1791 contre les émigrés et les réfractaires, qui à cette époque marquent l'entrée de la Terreur dans la législation révolutionnaire, "ne répriment pas un complot préexistant; elles transforment en complot des comportements, des actes - l'émigration, le refus de prêter serment à la Constitution civile du clergé - qui, certes, expriment une opposition à la Révolution, mais qui n'impliquent nullement l'existence d'un complot." (3)

Quand on connaît le nombre de morts dû à la rhétorique du complot obsessionnel, ce vocabulaire de Manuel Valls emprunté aux révolutionnaires de 1789 est inquiétant.

Notes

 

(1) RMC : 25/07 - Bourdin Direct - 8h-9h date Lundi 25 Juil 2016 09:21:30

(2) Lire Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, Essai sur la violence révolutionnaire, Fayard 2000, réed. Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 210.

(3) Patrice Gueniffey, La Politique de la Terreur, ibid., p. 158.

 

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 15:44

En novembre 2014, trois djihadistes "français" de l'Etat islamique appelaient les musulmans français au djihad et à attaquer la Franceselon une information rapportée par Sud-Ouest. Trois mois plus tard, le 3 février 2015, l'Etat islamique menaçait à nouveau la France dans une video rapportée par Le Figaro.

 

Ce 22 juillet 2016, les terroristes de l'Etat islamique menacent à nouveau la France dans une video où plusieurs villes françaises sont directement ciblées.

Daech l'Etat islamique cible plusieurs villes françaises

Deux djihadistes de Daech ont menacé la France dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux mercredi soir, 20 juillet. Pour la première fois, Marseille est directement visée.

 

Sur la vidéo, on voit deux terroristes francophones menacer la France de nouvelles attaques meurtrières. Ils se tiennent derrière deux hommes agenouillés, menaçant de les égorger avec un couteau.

 

"Regarde bien cette scène François Hollande, elle va bientôt arriver sur tes propres citoyens dans les rues de Paris, dans les rues de Marseille, dans les rues de Nice", dit l'un des djihadistes. (1)

 

C'est la première fois que Marseille apparaît comme une cible des terroristes.

 

Par la suite, face caméra, les djihadistes procèdent à la décapitation de deux hommes qu'ils accusent d'avoir "espionné" l'EI, un "message" pour la France, selon cette vidéo que mentionne également SITE, le centre américain de surveillance des sites jihadistes. (2)

 

La vidéo aurait été tournée en Irak, dans la province de Ninive au nord du pays, contrôlée par Daech.

 

Romain Caillet, spécialiste des questions islamistes, note sur Twitte que plusieurs villes françaises sont directement citées dans la liste des cibles, dont Marseille pour la 1ère fois.

 

Daech avait revendiqué l'attentat de Nice du 14 juillet, qui a fait 84 morts et des centaines de blessés, en affirmant que l'attaque venait "en réponse aux appels du groupe à prendre pour cible les pays faisant partie de la coalition" antijihadiste en Irak et en Syrie.

 

Sources

 

(1) Daech nomme sa prochaine cible, Sputnik news, 11:33 22.07.2016(mis à jour 11:38 22.07.2016)

(2) L'État islamique menace d'intensifier ses attaques en France et vise pour la 1ère fois Marseille, Huffingtonpost, AFP Publication: 21/07/2016 01h30 CEST Mis à jour: 21/07/2016 01h30

(3) http://www.ladepeche.fr/article/2016/07/21/2388622-daech-menace-intensifier-attaques-france-vise-premiere-fois-marseille.html

(4) http://www.ledauphine.com/france-monde/2016/07/21/daech-se-felicite-de-l-attentat-de-nice-et-menace-marseille

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 07:45
Julien Dray : L'"enjeu", "c'est que la république doit permettre la naissance de cet islam libre"

Ces gens sont fous. Neufs jours après l'attentat de Nice, tout l'"enjeu" pour le socialiste Julien Dray, invité de RMC ce matin (1), c'est de continuer ce qui a été fait pendant trente ans. Ce n'est pas de sécuriser les Français, c'est que la république permette de créer un "islam libre" !

 

"Toute la bataille qui est enjeu, c'est que la république doit permettre la naissance de cet islam libre."

 

On aimerait savoir si Julien Dray est un théologien musulman pour savoir quelle est la bonne version de l'islam, et pour quelles raisons un politique dit "laïque" se permet d'appeler à créer un "islam libre" en France ?

 

Conseiller régional socialiste d'Île-de-France, une des figures de la gauche qui a longtemps été le monsieur sécurité du parti socialiste, Julien Dray était interrogé par Apolline de Malherbe.

 

"Le jeudi 14 juillet au soir sur la Promenace des Anglais (à Nice), six policiers nationaux sur la zone piétonne, deux véhicules et aucun véhicule en travers de la chaussée, les véhicules étaient garés le long de la voie, ce dispositif vous paraît-il suffisant ?", demande Apolline de Malherbe.

 

"Il y aura certainement, et c'est une nécessité à mon avis, à regarder les choses. Il n'ya pas de système parfait. Il y a eu des failles forcément, puisqu'il y a eu attentat", a répondu Julien Dray.

 

(A partir de la 5e minute dans le podcast) "On a les outils suffisant dans notre constitution, dans notre droit pour faire face ?",  demande justement Apolline de Malherbe.

 

Lire : Attentats : De l'impuissance de la laïcité "ouverte" ou "stricte"

 

Réponse de Julien Dray : "Ils (les terroristes) veulent que nous changions. Ils veulent que nous abandonnions la république. Ils veulent que ce que nous sommes, c'est-à-dire ce pacte républicain, où chacun est considéré comme un citoyen par-delà ses croyances, soit rompu. Ils veulent qu'on en revienne à des communautés et à la guerre des communautés, parce qu'ils veulent devenir les chefs d'une communauté pour briser ce pacte républicain. Et ce n'est pas un hasard s'ils s'attaquent le plus (à la France), si le pays qui est le plus ciblé, c'est la France, parce que c'est un modèle dans lequel progressivement et avec difficultés, est en train de naître un islam libre, un islam qui s'émancipe de la tutelle salafiste. Et c'est là, toute la bataille qui est enjeu, c'est que la république doit permettre la naissance de cet islam libre", répond cet idéologue militant communiste trotskiste dans sa jeunesse, co-fondateur en 1984 avec Harlem Désir de SOS-Racisme, l'officine gauchiste qui monta et instrumentalisa les communautés immigrées contre le reste de la population pendant des années, avec le résultat que nous voyons aujourd'hui !

 

Lire : "Réforme de l'islam de France" : Un Conseil des ministres "particulier" (Manuel Valls) où des financements pour construire des mosquées et la formation des imams sont envisagés

 

De quoi se mêle Julien Dray ? De religion ? Tout le monde pensait qu'on était dans une république "laïque" où l'Etat ne se mêlait pas des affaires religieuses ? Et si l'on demandait au grand-prêtre de la franc-maçonnerie de prêcher sa religion ailleurs, dans ses loges par exemple (2) avec une application stricte de la laïcité ?

 

"Il y a la tentation raciste. On a vu un certain nombre de scènes, de témoignages, de Niçois d'origine arabe qui ont été pris à partie sur la promenade des Anglais, est-ce qu'elle n'est pas en train de se déliter cette société?", demande Apolline de Malherbe.

 

"Justement, ce n'est pas elle (la société) qui est en train de se déliter, c'est nous tous. Parce que si on perd cette bataille-là, nous serons aussi perdants.

 

[A partir de 12:50 dans le podcast] "Quelqu'un comme Patrick Calvar qui est le patron du renseignement français disait avant même l'attentat de Nice : 'La confrontation entre l'ultra-droite et le monde musulman est inéluctable" (3), demande Apolline de Malherbe.

 

Réponse de Julien Dray : "Entre l'ultra-droite et le monde musulman, mais entre ces deux pôles-là il y a la république. Et c'est pour cela qu'elle ne doit pas s'abandonner. C'est pour cela que quand on me dit que pour sauver la France, il faut abandonner la république, je dis non. Pour sauver la France, il faut défendre la république."

Julien Dray : L'"enjeu", "c'est que la république doit permettre la naissance de cet islam libre"

Toujours les mêmes recettes d'il y a trente ans et qui nous ont conduit là où nous en sommes ! Il faudra expliquer à Julien Dray que si la république est "laïque" (ce que l'on peut accepter compte tenu que c'est le Christ qui a inventé la laïcité), la France, elle, est catholique ! Pour sauver la France il faut donc renouer avec les principes qui l'ont fondée, les assumer et en être fiers.

Julien Dray : L'"enjeu", "c'est que la république doit permettre la naissance de cet islam libre"

Il faudra enfin expliquer à Julien Dray et aux socialistes que toutes les personnes inquiètes de la progression de l'islam en France ne sont pas nécessairement de droite, et encore moins de l'"ultra-droite" !... C'est cet aveuglement qui perdra les islamo-gauchistes.

Notes

 

(1) RMC : 22/07 - L'invité de Bourdin Direct : Julien Dray, date Vendredi 22 Juil 2016 09:26:07

(2) Julien Dray est franc-maçon, affilié au Grand Orient de France (Liste des signataires de l’appel Pour un nouveau combat féministe du Grand Orient de France sur son site officiel. Source)

(3) Le patron de la DGSI prédit une confrontation entre "l'ultra droite et le monde musulman", Marianne.net, Mardi 12 Juillet 2016 à 10:00;

Auditionné dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, dont le rapport est rendu public ce mardi 12 juillet, le patron de la DGSI Patrick Calvar se montre inquiet. "[U]ne confrontation entre l’ultra droite et le monde musulman" lui paraît "inéluctable".

 

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21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 17:19

Les casseroles s'accumulent au-dessus de la tête de Manuel Valls et Bernard Cazeneuve. Il y a eu les "actes de torture" au Bataclan, "certaines choses" qui "n'ont jamais été dites" (Rapport Georges Fenech, p. 9.), y aura-t-il maintenant certaines images de l'attentat de Nice qui ne seront jamais montrées au public ? Les accusations de "complotisme" pleuvent sur les journalistes indépendants (à lire un peu plus bas dans l'article).

 

A quoi servent les caméras publiques financées avec l'argent des contribuables pour leur sécurité (nous a-t-on dit) si lorsque survient un attentat, les autorités gouvernementales demandent aux agents de la commune de détruire les images et les videos ?

 

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C'est la première fois que l'on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d'ailleurs les agents en charge du dispositif n'ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

 

Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d'éviter la diffusion non contrôlée de ces images».

 

Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l'article R642-1 du Code pénal leur demandant l'effacement «complet» de 24 heures d'images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l'attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet. (1)

 

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

Et après cela, nous apprenons dans le même temps que le Premier ministre Manuel Valls trouve "insupportable la remise en cause permanente de la parole de l'Etat, du préfet, des policiers" ! (2)

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

C'est que la situation devient explosive pour le gouvernement. Un article du Figaro titre : "Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais?"

 

Selon Le Figaro aujourd'hui, "aucun policier national n'était présent à l'entrée de la zone piétonne de la promenade des Anglais. Les voitures de police stationnées sur place rendaient possible le franchissement de la Prom', contrairement à ce qu'avait assuré Bernard Cazeneuve. ... Quelques jours après l'attentat de Nice qui a fait 84 morts, les soupçons sur les failles de sécurité s'accumulent." (3)

 

Hier soir, le quotidien Libération a publié une enquête :

 

"Contrairement à ce qu’a affirmé le ministère de l’Intérieur, l’entrée du périmètre piéton de la promenade des Anglais n’était pas protégée par la police nationale le 14 juillet au soir. Ce manque de transparence entame la confiance dans l’exécutif." (4)

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

Selon cette enquête de Libération, aucun policier national n'était présent à l'entrée du périmètre de sécurité au moment où le terroriste Mohammed Lahouaiej-Bouhlel a foncé dans la foule au volant d'un camion de 19 tonnes. L'information est d'autant plus polémique qu'elle contredit la déclarations du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la préfecture des Alpes-Maritimes, selon laquelle la police Nationale sécurisait l'accès au lieu du drame.

 

On peut en effet se demander comment un soir de 14 juillet un camion a pu emprunter la voie d'accès de la Promenage des Anglais et y rouler ? Est-ce "complotiste" de se poser la question?

 

Sur Christ-Roi, nous nous félicitions de voir enfin la grande presse faire son travail. Se pourrait-il qu'une partie de l'élite oligarchique se coupe de l'autre pour rejoindre le peuple ? Un autre article de Libération explique en effet :

 

"Ce qui nous interroge, ce sont les arrangements avec la réalité, l’absence de transparence et donc de responsabilité des services de l’Etat. Ne rien cacher des erreurs commises, pour ne plus les commettre à nouveau, est un devoir. Et une nécessité démocratique : mettre un couvercle sur ce qui s’est passé à Nice - pour ne pas dire cacher - n’est guère rassurant. Cela génère fantasmes, rumeurs et théories du complot." (5)

 

Disant avoir reccueilli de nombreux témoignages, le quotidien, photographies à l'appui prises avant le drame, montre que seuls deux agents municipaux étaient présents à l'entrée de la promenade des Anglais, placés au milieu de la chaussée derrière deux barrières de sécurité. Revêtus d'un gilet jaune, en charge d'assurer la déviation de la circulation et un contrôle visuel, ils sont postés au milieu de nombreuses voitures. Une source proche du dossier précise que leur véhicule était stationné à proximité dans le sens longitudinal, permettant à Mohamed Lahouaiej Bouhlel de s'engouffrer dans la Prom'. Aucune trace d'effectifs de la police nationale dans ce périmètre, tous ayant été «relevés aux alentours de 20h30 par leurs collègues municipaux», poursuit Libération. En fait, ils ont été relevés à 21 heures. Aucune voiture de police nationale n'est donc plus présente à l'entrée du point d'accès Gambetta, explique Le Figaro.

 

Ainsi, suite à ce genre d'articles et d'enquête, Libération n'a pas tardé à être assimilé à un journal "complotiste" par Bernard Cazeneuve, qui, "piqué au vif, dans la nuit de mercredi à jeudi", "a fait un communiqué pour «s' indigner des contre-vérités» de Libération".

 

Bernard Cazeneuve accuse Libération de complotisme (Le Figaro, Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais, 21.07.2016)

Bernard Cazeneuve accuse Libération de complotisme (Le Figaro, Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais, 21.07.2016)

A l'accusation de "complotisme", Libération a publié une réponse:

 

"Un communiqué de près d’une page et demie envoyé à 1 heure du matin, des accusations de «contre-vérités» interrogeant la «déontologie» de notre travail, qui emprunterait, d’ailleurs, «aux ressorts du complotisme». … Pourtant, sur le fond du dossier, Bernard Cazeneuve et la préfecture des Alpes-Maritimes confirment intégralement nos informations. Et donc, par ricochet, leur propre manque de transparence.

 

... A 22 heures, au «point d’entrée du camion» sur la zone piétonne, au niveau de l’intersection avec le boulevard Gambetta, seuls deux policiers municipaux sont présents et ne sont pas «en renfort» des équipages de la police nationale, qui ont été relevés plus d’une heure auparavant.

 

Concernant le positionnement «de véhicules bloquant l’accès à la chaussée», c’est faux également. Au niveau du premier barriérage tenu par la police municipale, la fin de la circulation automobile est délimitée par des barrières métalliques et des plots rectangulaires. Seul un véhicule municipal est positionné sur la chaussée, insuffisant pour fermer l’accès. 400 mètres plus loin, là où sont positionnés les premiers effectifs de la police nationale, leurs véhicules ne bloquent pas non plus la chaussée. Ils sont en réalité garés sur le bas-côté, «permettant l’accès des piétons», comme le note le ministre de l’Intérieur dans son communiqué nocturne.

 

Le 16 juillet toujours, sur le perron de l’Elysée à l’issue d’un Conseil de défense restreint, Bernard Cazeneuve assure d’abord que la «police nationale était présente et très présente sur la promenade des Anglais». Libération n’a pas contesté ce point, citant les effectifs tout au long de la soirée (85 policiers nationaux à 19 heures, 89 à 20 heures, 92 à 21 heures et 64 entre 22 heures et 23 heures). Puis, le ministre de l’Intérieur évoque le «franchissement du barrage par le camion» et assure que «des véhicules de police rendaient impossible le franchissement de la promenade des Anglais. C’est par les trottoirs et de façon très violente que ce camion a réussi à pénétrer».

 

A quoi le ministre de l’Intérieur fait-il allusion ? Ce barrage, contourné par le trottoir, est celui de Gambetta, là où le camion pénètre dans la zone piétonne. Puis, Cazeneuve décrit des véhicules de police disposés en travers de la chaussée, rendant même «impossible» le passage du camion. Le ministre commet la même erreur que la préfecture, comme nous l’expliquions ci-dessus. (6)

Attentat de Nice: Incroyable mais vrai, la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images

Alors que la responsabilité du ministère de l'Intérieur dans la sécurisation de la promenade des Anglais à Nice est interrogée par Libération, l'opposition réclame une enquête indépendante pour faire la lumière sur la gestion du gouvernement. (7)

 

. Attentats : les Niçois, premiers à réagir par une vive colère à la responsabilité du gouvernement

Sources

 

(1) Attentat de Nice : quand la justice demande à la mairie de détruire 24 heures d'images, Le Figaro, Par Eugénie Bastié , Paule Gonzales Mis à jour le 21/07/2016 à 18:14 Publié le 21/07/2016 à 17:28

(2) Nice: Valls juge «insupportable» la remise en cause de l'Etat, Par Lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 21/07/2016 à 16:44 Publié le 21/07/2016 à 16:42

(3) Attentat de Nice: l'Intérieur a-t-il menti sur la sécurisation de la promenade des Anglais?, Le Figaro, Par 5 auteursMis à jour le 21/07/2016 à 17:24 Publié le 21/07/2016 à 00:17

(4) Sécurité à Nice. 370 mètres de questions, Libération, Par Grégoire Biseau , Sylvain Mouillard, (à Nice) , Willy Le Devin et Ismaël Halissat, (à Nice) — 20 juillet 2016 à 21:21

(5) Sécurité à Nice : Bernard Cazeneuve devra s'expliquer, Libération, Par Johan Hufnagel — 20 juillet 2016 à 21:21

(6) Attentat de Nice : la réponse de «Libération» à Bernard Cazeneuve, Libération, Par Sylvain Mouillard, à Nice , Willy Le Devin et Ismaël Halissat, à Nice — 21 juillet 2016 à 12:06 (mis à jour à 12:58)

(7) Nice : la droite réclame une enquête, Le Figaro, Par Marc de Boni Mis à jour le 21/07/2016 à 17:26 Publié le 21/07/2016 à 09:53

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 19:32
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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 13:38

Mis à jour le 20 juillet 2016 14:42

Une altercation aurait éclaté en raison de la tenue vestimentaire des victimes, selon Europe 1…

 

Dans des circonstances qui restent encore floues, un homme de 37 ans a blessé à l’arme blanche une femme et ses trois filles dans un village de vacances de Laragne (Hautes-Alpes), selon une source proche de l’enquête citée par l’AFP.

 

Selon Europe 1, l’agression serait consécutive à une altercation à propos de la tenue vestimentaire des victimes, une mère et ses trois filles âgées de 9, 12 et 14 ans. « Le motif de l’agression est très flou », a déclaré à l’agence de presse Raphaël Balland, procureur de la République de Gap.

 

Le suspect, en vacances avec sa femme et ses enfants

 

La mère de 46 ans et ses trois filles ont été conduites à l’hôpital, a précisé une source proche de l’enquête. L’une des filles se trouve en état d’urgence absolue, a-t-elle ajouté. L’homme a été placé, lui, en garde à vue, précise l’AFP.

 

L’agression a eu lieu au village vacances famille (VVF) de Lagrand, tout proche de Laragne. Le suspect, un homme de 37 ans, originaire de la région parisienne, a pris la fuite après avoir donné plusieurs coups à l’arme blanche à ses victimes mais a été rattrapé par les gendarmes qui l’ont placé en garde à vue dans les locaux de la brigade de recherches de Gap.

 

Il était en vacances avec sa femme et ses enfants au VVF de Lagrand tout comme les victimes, selon une source proche de l’enquête. (1)

 

"Le motif de l'agression est très flou", a déclaré à l'AFP Raphaël Balland, procureur de la République de Gap. "Aucune parole à connotation religieuse n'a été prononcée" a par ailleurs précisé une source proche de l'enquête. (2)

 

D'après TF1, l'agresseur présumé, Mohamed B., âgé de 37 ans, aurait agi pour un motif religieux. Il leur aurait en effet reproché leur tenue trop légère. La mère et sa fille de 14 ans ont été grièvement blessées et transportées par hélicoptère à Gap pour y être hospitalisées. Le pronostic vital de la deuxième fillette, âgée de 8 ans, est engagé, son état de santé étant jugé très inquiétant par les médecins. L'état de santé du troisième enfant n'est pas jugé inquiétant. Selon TF1, il est inconnu des services de renseignements et n'est pas fiché S. (3)

 

L'agresseur présumé, "Mohamed B., âgé de 37 ans, aurait agi possiblement pour un motif religieux. Il leur aurait en effet reproché leur tenue trop légère. Le procureur de la République de Gap a cependant indiqué à l'AFP que le motif de l'attaque était encore "très flou". La mère et sa fille de 14 ans ont été grièvement blessées et transportées par hélicoptère à Gap pour y être hospitalisées." (4)

 

Add. Aucun écho dans les grands media et les autorités qui cachent les faits :

 

[P]lusieurs témoins affirment qu'il les a bel et bien agressées en raison de leur tenue légère. C'est Chantal, la meilleure amie de la femme poignardée, qui le raconte. Elle était présente au moment de l'agression. Selon elle, l'homme est arrivé, a ordonné immédiatement aux filles de se vêtir. C'est l'heure du petit déjeuner et il fait alors 26 degrés. Toujours selon Chantal, face à leur incompréhension, les insultes sont arrivées et les coups de couteau ont commencé à pleuvoir.

 

Mardi soir à l'heure du dîner, au milieu des tablées de vacanciers, il était difficile d'imaginer qu'une telle agression avait eu lieu le matin même. Malgré tout, tous décrivent un homme très religieux dans son comportement depuis les quelques jours qu'ils le côtoyaient. Ils parlent aussi de son épouse, voilée intégralement. (5)

 

 

Sources :

 

(1) Hautes-Alpes: Un homme blesse à l'arme blanche une femme et ses trois filles dans un village de vacances, 20 Minutes, Publié le 19.07.2016 à 13:02, Mis à jour le 19.07.2016 à 13:44

(2) Hautes-Alpes: un homme blesse à l'arme blanche une femme et ses trois filles dans un village de vacances, France3-regions.francetvinfo.fr

(3) Hautes-Alpes : un homme blesse à l'arme blanche une femme et ses trois filles, Le Point, Source AFP Modifié le 19/07/2016 à 14:35 - Publié le 19/07/2016 à 13:42 | Le Point.fr

(4) INFO TF1. Une mère et ses trois filles violemment agressées à coups de couteau pour leur tenue trop légère, Lci-Tf1, par Georges Brenier, le 19 juillet 2016 à 12h42 , mis à jour le 19 juillet 2016 à 13h06.

(5) Après l'agression d'une mère et de ses trois filles, stupeur dans le village de vacances, Europe 1, 10h05, le 20 juillet 2016

 

 

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 13:52

Des "actes de barbarie" (page 14) et des "actes de torture" (p. 15), "certaines choses" qui "n'ont jamais été dites" (Georges Fenech, p. 9.) auraient eu lieu lors de l’attaque du 13 novembre 2015 au Bataclan (décapitations, égorgements, éviscérations, énucléations, coups de couteaux dans les appareils génitaux).

 

Les exactions auraient eu lieu "à l'étage". C'est ce qui ressort du rapport de la commission d’enquête du député LR Georges Fenech (p. 9), disponible en lecture (fichier Pdf) sur le site de l'Assemblée nationale et sur le site Theatrum Belli.

p. 9:

Bataclan-tortures-Rapport Fenech p. 9

Bataclan-tortures-Rapport Fenech p. 9

p. 10:

"Actes de tortures" au Bataclan

p. 14:

"Actes de tortures" au Bataclan

p. 15:

"Actes de tortures" au Bataclan
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 15:27

François Hollande, champion de la division, président d'une république absolue, c'est l'histoire du pompier pyromane qui fait tout pour mettre le feu (diviser les Français) et se présente ensuite en sauveur et appelle à la "cohésion" et à l'"unité nationale". (1)

 

Qui cherche à diviser le pays ?

 

On peut logiquement lui demander qui cherche à diviser le pays ? Les français qui conservent une dignité remarquable face à ces attentats et que les élites politiques assimilent à l'"extrême droite" lorsqu'ils expriment leur désarroi face à ces vague incessantes d'attentats ou les islamistes ?

 

Depuis les attentats de janvier 2015, novembre 2015, et celui du 14 juillet à Nice, le rapport de Terra Nova prônant le communautarisme, la division des Français entre le vote ouvriers, les retraités, les votants d'origine immigrés, le "Mariage" dit pour tous, puis la "Loi Travail", François Hollande, champion de la division, n'a pas cessé de casser la cohésion du peuple en stigmatisant les récalcitrants mécontents de sa politique, les traitant d' "ultra-droite", et il ose appeller les Français à la "cohésion" et à l'"unité nationale". Inadmissible.

 

Les appels au peuple d'un président champion de la division qui n'a honte de rien devraient être sanctionnés par un appel parallèle à la démission du personnage.

Extrait de : Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

Extrait de : Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

Les appels au peuple d'un président champion de la division devraient être sanctionnés par un appel à la démission de François Hollande

(1) Attentat de Nice : Hollande lance un appel à la "cohésion", Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 16/07/2016 à 15:23 Publié le 16/07/2016 à 13:45

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 22:48

Mis à jour le 25.07.2016, 09:35

 

Un camion a foncé sur la foule rassemblée pour le feu d'artifice ce jeudi soir, peu après 22h30, fait savoir Nice Matin. La préfecture des Alpes-Maritimes évoque un attentat, demande aux habitants de rester cloîtrés.

 

«Les gens courent, c'est la panique. Il est monté sur la Prom et il a foncé sur tout le monde» explique notre collègue. «Il y a du monde en sang, sans doute plein de blessés», explique l'un des journalistes du quotidien, présent sur place.

 

La plus grande confusion règne sur la promenades des Anglais. (1)

 

La maire de Nice a évoqué sur Twitter des dizaines de victimes. (2)

 

Sur Twitter, Christian Estrosi évoque "des dizaines de morts". Le Monde parle aussi de plusieurs tués. France Info "de nombreuses victimes". (3)

 

Des coups de feu auraient été échangés, selon Bfm-Tv.

 

I-Télé annonce "une soixantaine de morts", dans la nuit à 00:30 (Parquet de Nice). Le Raid est sur place. Une cellule ministérielle de crise est activée Place Beauveau (Elysée).

 

Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts. 18 blessés en "urgence absolue", "une cinquantaine de blessés légers", 120 autres personnes choquées ou prises en charge par les secours. Le chauffeur du camion aurait tiré avec un pistolet avant d'être abattu.

 

15.07.2016  à 01:59 Les partisans de l'Etat islamique célèbrent l'attaque de Nice sur Twitter

Sur Twitter, des comptes qui se réclament de l'Etat islamique célèbrent l'attaque de Nice.

 

L'organisation terroriste ne s'est pas officiellement exprimée sur l'attentat.

 

à 02:16 Obama condamne "ce qui semble être une horrible attaque terroriste"
 

Le président des États-Unis exprime toute sa solidarité avec la France, "notre plus vieil allié".

 

Dans un communiqué diffusé par la Maison Blanche, Barack Obama "condamne ce qui semble être une horrible attaque terroriste" et se dit prêt à collaborer avec les enquêteurs français pour "amener les responsables devant la justice". "En ce 14 juillet, nous nous rappelons des valeurs démocratiques qui ont fait de la France une inspiration pour le monde entier (...) Nos pensées et nos prières vont au familles et aux proches des victimes", écrit-il encore. 

 

à 04:00 La piste terroriste est privilégiée. Le choix du mode opératoire et de cette date hautement symbolique évoquent les consignes de groupes djihadistes comme al-Qaida ou l'organisation État islamique. Dans un message audio diffusé en 2014, le porte-parole officiel de Daech, Abou Mohammed al-Adnani, encourageait ceux qu'il nomme "les soldats du califat" à utiliser n'importe quelle arme disponible. À l'image du djihadiste de l'État islamique, Larossi Aballa, qui a assassiné avec un couteau le 13 juin un policier et sa femme à leur domicile dans la région parisienne. "Si vous ne pouvez pas faire sauter une bombe ou tirer une balle", leur disait-il, "débrouillez-vous (...) renversez-les avec votre voiture."

Extrait Le Figaro du message audio diffusé en 2014 par le porte-parole officiel de Daech, Abou Mohammed al-Adnani, in Le Figaro, EN DIRECT - Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts, Par 4 auteursMis à jour le 15/07/2016 à 10:24 Publié le 14/07/2016 à 23:38

Extrait Le Figaro du message audio diffusé en 2014 par le porte-parole officiel de Daech, Abou Mohammed al-Adnani, in Le Figaro, EN DIRECT - Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts, Par 4 auteursMis à jour le 15/07/2016 à 10:24 Publié le 14/07/2016 à 23:38

« C’est seulement maintenant que les services secrets occidentaux commencent à prendre au sérieux les menaces de Abu Muhamad al Adnani, contenues dans un communiqué en plusieurs langues diffusé le 21 septembre 2014 par le quotidien online The Long War Journal.

 

Nous conquerrons Rome, nous briserons ses croix, nous ferons de ses femmes des esclaves avec la permission d’Allah, le très-Haut”, a déclaré à ses adeptes le porte-voix de “l’Etat islamique”, qui n’a pas simplement répété qu’il fallait exterminer les “infidèles”, où qu’ils se trouvent, mais leur a indiqué également les modalités : « Placez de l’explosif sur leurs routes. Attaquez leurs bases, faites irruption dans leurs maisons. Tranchez-leur la tête. Qu’ils ne se sentent en sécurité nulle part ! Si vous ne pouvez trouver de l’explosif ou des munitions, isolez les Américains infidèles, les Français infidèles ou n’importe lequel de leurs alliés : brisez-leur le crâne à coups de pierre, tuez-les à coup de couteau, renversez-les avec vos voitures, jetez-les dans le vide, étouffez-les ou empoisonnez-les.” » (4)

 

Lire : L'Etat islamique appelle à la guerre contre la Russie et les USA pour leur "guerre de croisade"

 

"L’islam radical a donc choisi son jour : la fête nationale qui marque l’anniversaire des premiers actes d’une autre Terreur, plus ouvertement anti-catholique mais apparentée à celle que subit la France aujourd’hui dans sa haine du Christ et de ce qu’Il représente. Ce seul fait devrait faire comprendre que la « laïcité » maçonnique et républicaine, héritière de la Terreur, n’est pas apte à protéger la France de ce type d’ennemis. Pas plus qu’un « nationalisme » rejetant la transcendance et la vérité. Ceux qui rejettent Dieu de la sphère publique ne doivent pas s’étonner de voir de faux dieux prendre sa place, puisqu’ils sont eux-mêmes idolâtres.

 

(...)

 

Le massacre de Nice est venu apporter un démenti cinglant aux assurances lénifiantes du pouvoir. Narguant François Hollande, qui venait d’affirmer à l’occasion de son discours du 14 juillet la levée de l’état d’urgence, puisque tout allait tellement mieux, le fou d’Allah a prouvé qu’un tueur de masse peut passer entre les filets de la police, état d’urgence ou non. Hollande est discrédité, mais s’accroche à son poste.

 

(...)

 

il est sûr qu’en érigeant la dépravation des mœurs en principe de gouvernement et d’éducation, l’Occident maçonnique ne se donne pas les moyens de résister.

 

Alors, que faire ?

 

(… ) Les attentats visent les chrétiens, la réponse doit être chrétienne

 

Si l’Europe est chrétienne, si ses racines sont chrétiennes, c’est là qu’elle doit puiser la réponse à une terreur politico-religieuse sous peine d’être brûlée comme un arbre sec.

 

Les armes du chrétien sont d’accès immédiat et gratuit, à la portée de chacun. Elles se nomment prière, pénitence et abandon à Dieu, et ce sont des armes de reconstruction massive, ou encore des munitions indispensables dans un combat qui ne saurait rester horizontal. Notre Dame de Fatima disait la force du chapelet. On sait le rôle du Rosaire à la bataille de Lépante…

 

Prière et pénitence pour le pays, prière et pénitence pour le repos de l’âme des victimes, pour leurs proches aujourd’hui dans une peine indicible : seule une France à genoux peut espérer sortir de l’horreur où la haine de Dieu l’enfonce.

 

(Extrait d'un article d'Anne Dolhein pour Reinformation.Tv)

 

à 05:08 Le chauffeur du camion aurait tiré avec un pistolet avant d'être abattu.

 

À 05:38 La Grande mosquée de Paris exprime sa "consternation". Dans un communiqué signé de son recteur Dalil Boubakeur, la Grande mosquée de Paris a exprimé "son immense émotion et sa consternation", a "condamné fermement cet odieux et horrible attentat criminel de masse."

 

à 09:15

TEMOIGNAGES - "Il y avait des enfants, ça se piétinait..."

Marie, 37 ans, est agent de sécurité à la Villa Masséna: "On a vu des centaines de personnes se précipiter pour rentrer se mettre à l'abri". "Il y avait des enfants, ça se piétinait...", raconte-t-elle à l'AFP; "Ce qui m'a le plus choquée, c'est de voir des gens filmer tout ca. Il y avait un jeune qui filmait un blessé à terre quasiment en train de mourir...", raconte-t-elle encore.

 

"Il régnait une grande confusion. Je ne me souviens pas d'avoir vu le camion avancer", a témoigné sur l'Australian Broadcasting Corporation Emily Watkins, une Australienne présente à quelques dizaines de mètres de l'attaque. "On entendait beaucoup de cris venant de l'endroit où était le camion, les gens couraient vers nous et sans vraiment savoir ce qu'il se passait, on s'est retournés et on s'est mis à courir aussi", a-t-elle poursuivi. "En courant, on a entendu ce que j'ai pris à ce moment-là pour des feux d'artifice ou des pétards", a-t-elle aussi ajouté: "Les gens trébuchaient, essayaient de rentrer dans le hôtels, les restaurants, les parkings, partout où ils pouvaient éviter d'être dans la rue.

 

Le chef de l'État s'est exprimé un peu avant 4 heures du matin.

 

"La France a été frappée le 14 juillet, symbole de la liberté".

 

Le président François Hollande a confirmé le caractère "terroriste" de l'attaque.

à 04:04
 

VIDÉO - Hollande : le caractère «terroriste» de l'attaque ne peut être nié (5)

 

"C'est toute la France qui est sous la menace du terrorisme islamiste. ... Nous devons tout faire pour (...) lutter contre le fléau du terrorisme. (...) Rien ne nous fera céder dans notre volonté de lutter contre le terrorisme et nous allons encore renforcer nos actions en Syrie comme en Irak. Nous continuerons à frapper ceux qui justement nous attaquent sur notre propre sol, dans leurs repaires. Je l'ai annoncé hier matin", a indiqué le président depuis l'Élysée. (6)

 

 

Alors que le Conseil de défense, réuni par François Hollande, a débuté peu après 9h, l'amateurisme du gouvernement agace les politiques.

 

Le 14 juillet, François Hollande annonçait l'arrêt de l'état d'urgence, le 15 il annonçait sa prolongation, on devait réduire l'opération Sentinelle, on va l'augmenter: les déclarations contradictoires de François Hollande montre un amateurisme affligeant dans la gestion des attentats islamistes depuis janvier 2015.

Les réactions des politiques montrent leur agacement.

 

L'appel à l'"unité nationale" par le gouvernement ne fait plus recette. Des comptes sont demandés au gouvernement.

 

Marine Le Pen demande des "mesures détaillées"

 

"La guerre contre le fléau du fondamentalisme islamiste n'a pas commencé, il est urgent maintenant de la déclarer", a déploré Marine Le Pen dans un communiqué. "A la sidération et la compassion doivent désormais s'ajouter l'action, les nécessaires mesures de prévention et de répression, et la détermination la plus totale à éradiquer le fléau du fondamentalisme islamiste", a-t-elle ajouté.

 

Le président des "républicains" Nicolas Sarkozy a publié un communiqué dans lequel il dénonce "une menace qui se renouvelle sans cesse": "Face à la barbarie terroriste, (…) il est indispensable de prolonger l'état d'urgence et de l'utiliser pleinement pour assurer la sécurité et la protection des Français. Nous sommes dans une guerre qui va durer, avec une menace qui se renouvelle sans cesse . … Plus rien ne peut être comme avant." (7)

 

Pas d'unité nationale dans la classe politique

 

Plusieurs responsables politiques de droite ont regretté ce vendredi l'impuissance de l'exécutif face au terrorisme, qui a frappé jeudi la ville de Nice. À gauche, EELV rejette toute prolongation de l'état d'urgence.

 

"Si tous les moyens avaient été pris", l'attentat "n'aurait pas eu lieu", a déclaré ce vendredi Alain Juppé sur RTL. Le candidat à la primaire à droite a de nouveau plaidé pour une meilleure coordination des services de renseignement. L'évolution sémantique est notable. Après les attentats du 13 novembre, le maire de Bordeaux avait appelé au "soutien à ceux qui aujourd'hui dirigent les affaires de la France, c'est-à-dire le président de la République et le gouvernement."

 

Répétitions d'actes terroristes dans l'Hexagone, échéances électorales... La droite ne souhaite plus se ranger derrière François Hollande, comme après les attaques de 2015. En témoignent les réactions du député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti et du président de la région Paca Christian Estrosi.

 

L'exécutif ne "regarde pas la réalité en face"

 

Les deux membres des Républicains ont critiqué l'annonce par François Hollande de la levée de l'état d'urgence, qui sera finalement prolongé de trois mois. "Quand on est en guerre, on protège le territoire national, a abondé François Fillon sur Europe 1. Hier, on voulait arrêter l'état d'urgence, on se demande pourquoi et quels sont les éléments qui auraient pu expliquer son arrêt."

 

Président de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015, le député Les Républicains Georges Fenech s'en prend lui aussi à l'exécutif. S'il balaie d'un revers de main la question de l'état d'urgence - "Il ne règle rien"-, le député dénonce "l'impuissance" du pouvoir face à la menace djihadiste. "On a un exécutif qui s'arc-boute sur des certitudes qui n'en sont pas, qui ne veut pas regarder une autre réalité en face", a-t-il déploré. Le rapport de la commission d'enquête prône en effet la refonte des services de renseignement ainsi que le durcissement de l'arsenal juridique pour les personnes condamnées pour terrorisme.

 

De son côté, le député LR Eric Woerth a fustigé sur Twitter "les mêmes mots et les mêmes réunions de crises" après l'attaque.

 

Si l'unité nationale n'a plus cours à droite, des fissures apparaissent aussi à gauche de l'échiquier politique. Le secrétaire national d'EELV, David Corman, a assuré que les députés écologistes ne devraient sûrement pas voter la prolongation de l'état d'urgence demandée par le chef de l'Etat. "Un état d'urgence pérenne met en danger ce qui est extrêmement précieux: nos libertés fondamentales. Celles et ceux qui commettent, commanditent ce type d'attentats s'attaquent également à ces grandes valeurs qui font notre République", a-t-il fait valoir. (8)

 

à 10:26

Des dizaines d'enfants hospitalisés

Selon Nice-Matin, 54 enfants ont été admis à l'hôpital Lenval depuis jeudi soir.

 

à 12:37

Nicolas Dupont-Aignan demande des mesures fortes

Le président de Debout La France a réclamé la mise en place de mesures urgentes : «C'est une guerre totale. Il faut prendre une batterie de mesures beaucoup plus fortes que j'ai déjà proposées à maintes reprises. Pour gagner cette guerre, nous avons besoin de moyens considérables mais la France ne se les donne pas. La contradiction de ce gouvernement est qu'il reconnaît l'intensité de la menace mais il ne décide pas de mettre en place les protections. Qu'est-ce qu'on attend ? J'ai l'impression que l'on prend les Français pour des imbéciles. Il faut prévoir l'arrestation préventive des individus fichés S les plus dangereux, mettre en place un cour de sûreté de l'Etat pour des procédures judiciaires accélérées... Nous n'avons pas les moyens de gagner cette guerre totale aujourd'hui. »

 

Marine Le Pen demande des actes

 

à 12:19

Marine Le Pen: "Ça commence à bien faire"

 

La présidente du Front national, qui se dit «très en colère» après l'attentat de Nice, a confié au Figaro.fr : « Rien de ce que nous avons proposé n'a été mis en oeuvre. Compte tenu de la nouvelle nature du terrorisme, qui est maintenant un terrorisme d'opportunité, c'est-à-dire sans structure hiérarchique, l'urgence est de s'attaquer à l'idéologie sur lequel se fonde ce terrorisme. Et dans ce domaine-là, rien n'a été fait, absolument rien : ni rétablissement de la double peine, ni déchéance de la nationalité, ni fermeture des mosquées salafistes, ni dissolution de l'UOIF, ni interdictions de certaines organisations. En vérité, nous ne sommes pas en guerre. Pour l'instant, nous sommes en guerre des mots. C'est de la communication. Le deuil national finira comme l'Etat d'urgence en deuil national permanent. » Marine Le Pen accuse le gouvernement de "ne pas vouloir mener le combat" contre le fondamentalisme islamiste. "Maintenant, ça commence à bien faire ! a-t-elle ajouté avec force, il faut des actes !" (9)

 

Georges Fenech, député Les Républicains, Président de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015 dénonce une "tragédie prévisible". Tels ont été les premiers mots, sur Twitter, de Georges Fenech. Il regrette de ne pas avoir été écouté par le gouvernement. (10)

 

Georges Fenech dénonce ""l'irresponsabilité générale de la classe politique et des hauts fonctionnaires"

 

Ce matin sur RMC, vers 12h10 Georges Fenech (à partir de 08:30 dans le Podcast) a eu des mots très forts en dénonçant "l'irresponsabilité générale de la classe politique et des hauts fonctionnaires" et a demandé "des comptes" à Bernard Cazeneuve :

 

"La compassion, les cérémonies il faut les faire, il faut respecter cette période de deuil, mais il y a un moment où il faut se décider à agir. Il ne s'agit pas de 'polémiques inutiles' comme le dit souvent Bernard Cazeneuve, il s'agit d'une critique constructive de la part du Parlement et de la Commission d'enquête, qui a mis sur la tête un travail considérable que nous avons fait depuis cinq mois (11). Nous avons quarante propositions qui ne sont pas à l'eau tiède. Nous avons rencontré Bernard Cazeneuve lors d'un petit déjeuner cette semaine, qui malheureusement ne considère pas nos propositions comme réalistes et faisables. Donc, nous, nous avons décidé de continuer ce combat que nous menons, parce que nous pensobns que nous sommes face à un raz de marée aujourd'hui. Il faut quand même rappeler qu'il y a 13.000 individus qui sont fichés radicalisés, qu'il y a 2.000 ressortissants français qui sont actuellement sur des théâtres d'opérations extérieures et qui vont revenir tôt ou tard. Il faut savoir ce que l'on veut. Ou bien on continue à se faire massacrer par n'importe quel condamné de droit commun, radicalisé ou autre, ou bien on se donne vraiment les moyens d'empêcher ces passages à l'acte. C'est le but de nos propositions.

 

(...) On a aujourd'hui dans notre pays une politique et pénale et sécuritaire et de renseignement qui n'est plus adaptée à des menaces nouvelles. On a voté une loi importante de renseignement. Ce que je constate c'est qu'une partie de cette loi - le renseignement pénitentaire, là où se fait la radicalisation en prison - pour l'instant ne fonctionne pas. C'est ce que nous a dit le Garde des Sceaux lorsque nous l'avons auditionné, et qu'il le regrettait amèrement, et qu'il entendait bien y remédier.

 

(...) C'est ce que je suis en train de vous dire. Maintenant les Français n'accepteront plus de se faire massacrer comme cela, n'accepteront plus l'irresponsabilité générale de la classe politique et des hauts fonctionnaires, que depuis l'affaire de Charlie Hebdo, pas un seul politique, pas un seul responsable politique de services n'a eu de comptes à rendre,  Bernard Cazeneuve doit rendre des comptes. Cela fait quand même 230 morts depuis le mois de janvier. Les réponses que nous avons, c'est à peu près à chaque fois la même chose, état d'urgence, forces Sentinelle, les frappes qu'on va augmenter. On voit le résultat. Il faut maintenir l'état d'urgence, mais il faut agir autrement et beaucoup plus fortement." (12)

 

Dans l'après-midi nous apprenons dans Le Figaro à 15h45 que François Hollande réitère son immanquable appel à l'unité (13) comme il le fit au lendemain des attentats de janvier 2015 ou du Bataclan en novembre 2015, pour mieux se soustraire à sa responsabilité gouvernementale et pour lequel, semble-t-il, il ne trouvera pas cette fois l'appui de l'ensemble de la classe politique.

Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

François Hollande, champion de la division, président d'une république absolue, c'est l'histoire du pompier pyromane qui fait tout pour mettre le feu (diviser les Français) et se présente ensuite en sauveur et appelle à la "cohésion" et à l'"unité nationale". (14)

 

Qui cherche à diviser le pays ?

 

On peut logiquement lui demander qui cherche à diviser le pays ? Les français qui conserve une dignité remarquable face à ces attentats et que les élites politiques assimilent à l'"extrême droite" lorsqu'ils expriment leur désarroi face à ces vague incessantes d'attentats ou les islamistes ?

 

Depuis les attentats de janvier 2015, novembre 2015, et celui de Nice, le rapport de Terra Nova prônant le communautarisme, la division des Français entre le vote ouvriers, les retraités, les votants d'origine immigrés, le "Mariage" dit pour tous, puis la "Loi Travail", François Hollande, champion de la division, n'a pas cessé de casser la cohésion du peuple en stigmatisant les récalcitrants, les traitant d' "ultra-droite", et il ose appeller les Français à la cohésion. Inadmissible.

Attentat lors du feu d'artitice du 14 juillet à Nice

Deux jours après la course sanglante de Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’Etat islamique a revendiqué l’attaque qui a coûté la vie à 84 personnes le soir du 14 juillet à Nice. Le conducteur du camion « semble s’être radicalisé très rapidement » a déclaré Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, évoquant « un attentat d’un type nouveau ».

 

L’EI a revendiqué l’attentat

 

Le « soldat » Mohamed Lahouaiej Bouhlel « a mené l’opération en réponse aux appels à viser les ressortissants des pays de la coalition ». C’est ainsi que l’Etat islamique a revendiqué l’attentat, samedi, dans un communiqué diffusé sur les ondes de sa radio Al-Bayan.  (15)

 

L'auteur de l'attentat est un tunisien qui avait un titre de séjour obtenu le 15 juillet 2015 auprès de la police française. (16)

 

D'après le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le Tunisien "semble s'être radicalisé très rapidement". Il s'agit d'"un attentat d'un type nouveau" commis par "des individus sensibles au message de Daech (qui) s'engagent dans des actions extrêmement violentes sans nécessairement avoir participé aux combats, sans nécessairement avoir été entraînés", a indiqué le ministre. (17)

Sources

 

(1) Attentat sur la promenade des Anglais à Nice, Par lefigaro.fr Publié le 14/07/2016 à 23:26

(2) Attentat à Nice: la préfecture demande aux habitants de rester cloîtrés, Par Le Figaro.fr avec AFPMis à jour le 14/07/2016 à 23:33 Publié le 14/07/2016 à 23:14

(3) Attentat à Nice : des "dizaines de morts" (Estrosi), un 14 juillet 2016 marqué par la peur sur la Promenade des Anglais, L'Internaute, La Rédaction (La Rédaction), Mis à jour le 14/07/16 23:50

(4) Attentat islamiste de Nice : que faire ?, Reinformation.Tv, 15 juillet 2016 16 h 35 min·

(5) Attentat de Nice : le bilan grimpe à 84 morts, Le Figaro, Par 4 auteursMis à jour le 15/07/2016 à 09:33 Publié le 14/07/2016 à 23:38

(6) Ce que l'on sait sur l'attentat de Nice, Par Anne-Laure Frémont , AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 15/07/2016 à 09:56 Publié le 15/07/2016 à 06:15

(7) EN DIRECT. Attentat de Nice: 84 morts, au moins cinquante enfants hospitalisés, Par LEXPRESS.fr , publié le 15/07/2016 à 00:08 , mis à jour à 12:44

(8) Attentat de Nice: dans la classe politique, pas de place pour l'unité nationale, Par LEXPRESS.fr , publié le 15/07/2016 à 12:34 , mis à jour à 12:35

(9) EN DIRECT - Attentat de Nice : François Hollande est arrivé à Nice, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 13:42 Publié le 15/07/2016 à 09

(10) Nice : une «tragédie prévisible» pour le président de la commission d'enquête sur les attentats, Par Le Scan politique Mis à jour le 15/07/2016 à 11:35 Publié le 15/07/2016 à 10:53

(11) Le rapport de la commission d'enquête Fenech est disponible en lecture libre sur le site Theatrum Belli.

(12) RMC : 15/07 - Les Grandes Gueules : Edition spéciale sur l'attentat à Nice - 12h-13h

(13) Attentat de Nice : 50 personnes entre la vie et la mort, Par lefigaro.fr Mis à jour le 15/07/2016 à 15:51 Publié le 15/07/2016 à 09:17

(14) Attentat de Nice : Hollande lance un appel à la "cohésion", Par lefigaro.fr avec AFPMis à jour le 16/07/2016 à 15:23 Publié le 16/07/2016 à 13:45

(15) Attentat de Nice : ce que l’on sait, deux jours après, LE MONDE | 16.07.2016 à 11h13 • Mis à jour le 17.07.2016 à 13h04

(16) Qui était Mohamed Lahouaiej Bouhlel, l’auteur de l’attentat de Nice ?, Libération, Par Stéphanie Harounyan, envoyée spéciale à Nice et Sylvain Mouillard, envoyé spécial à Nice — 16 juillet 2016 à 20:23

(17) Attentat de Nice : le parcours chaotique de Lahouaiej-Bouhlel, France 24, Dernière modification : 17/07/2016

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