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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 14:37

Dans son dernier livre Les Cloches sonneront-elles encore demain ? (Albin Michel, Paris 2016), Philippe de Villiers évoque la programmation par l'ONU et l'Union européenne d'une "migration de remplacement" qui en France doit concrétiser l'arrivée de "16 millions de migrants de 2020 à 2040, soit 800 000 personnes par an sur la période."

 

Nous rappellerons simplement que ce remplacement de population a été théorisé dans les loges maçonniques, et qu'il est soutenu par les internationales ploutocratiques anti-patries (CFR, Commission Trilatérale, Groupe Bilderberg) :

 

« En 1948, le Grand Orient de France proposait la réunion d'une Assemblée constituante des peuples du monde. En 1950, il réclamait des organisations législatives, exécutives et judiciaires mondiales, mais le sentiment national s'y opposait encore.

 

En 1959, la Franc-Maçonnerie imagina d'utiliser l'immigration massive comme élément destructeur de l'identité nationale. Apparemment, il s'agissait seulement d'abolir les barrières qui restreignaient les échanges internationaux, mais en réalité, on l'avouait, on voulait déjà "ouvrir les portes à de vastes migrations et en particulier, des pays blancs aux hommes de couleur". Ces "vastes migrations" ont donc été voulues. 

 

En 1982, la revue du G.OF. Humanisme précise : "les notions de races, de frontières, de classes sociales doivent être abolies pour faire place à une intégration globale de l'homme dans un cadre universel." C'est en fait la grande révolution de l'époque contemporaine... dont le Grand Orient veut être acteur. ... "Nos Loges sont le moyen de la réalisation quotidienne de notre volonté d'universalisme." (Revues maçonniques citées par Jacques Ploncard d'Assac in Présent du 19.11. 1986.) »

 

... Derrière le paravent écologiste et humanitaire se cache le dessein d'hégémonie mondiale du Pouvoir occulte dont la main agissante mais peu visible est celle des CFR (Council for Foreign Relations), Bilderberg et Trilatérale, déjà démasquées.

 

Parmi les objectifs du Bilderberg, nous trouvons la liberté d'immigration et d'émigration et la limitation de la souveraienté des Etats, qui serait déléguée à l'ONU ou à tout autre gouvernement supranational." (Jacques Bordiot in Une main cachée, Faits et documents, La Librairie française - DPF 1976, p. 223.) [1]

 

Lire : Génocide par substitution: programmé par le Grand Orient de France, discuté dans les "clubs de réflexion" et loges maçonniques, appliqué par le gouvernement de la "république française"

Philippe de Villiers écrit :

« Mais il y a plus grave : dans cette vision de l'Europe, l'immigration n'est pas seulement tolérée et acceptée. Elle est voulue, programmée.

 

[...] Pendant des années, les élites ont caché aux peuples européens leur plan secret : l'ONU a donné instruction à l'Europe d'appliquer le principe de la "Replacement migration", la migration de remplacement. (Rapport de la Division de la population, département des Affaires économiques et sociales, secrétariat des Nations Unies, 21 mars 2000)

 

[...] La division de la population des Nations Unies établit régulièrement des projections scénarisées qui évaluent les "migrations de remplacement" (SIC Ndlr.) nécessaires pour maintenir un ratio actifs / inactifs convenable, préservant la croissance européenne.

 

Le scenario migratoire qui viserait au maintien du ratio "3 actifs pour 1 retraité"recommande de faire entrer dans l'Union européenne 153,6 millions d'immigrants de 2015 à 2040, au rythme d'une moyenne de 6,1 millions par an au cours de cette période."

 

Quant à la France, le scénario de l'ONU préconise pour elle l'entrée de "16 millions de migrants de 2020 à 2040, soit 800 000 personnes par an sur la période." (Secrétariat des Nations Unies, 21 mars 2000)

La formule onusienne, appliquée par les dirigeants de l'Europe, vient d'être reprise en France, par une note officielle de l'Institut national des études démographiques (Ined). Elle date du 6 avril 2016. Elle préconise ainsi le recours à l'immigration massive : "Alors que la crise économique va passer, la crise démographique va au contraire prendre de l'ampleur et sa résolution prendra du temps. Les migrations de remplacement pourraient faire partie des réponses de l'Europe à sa situation démographique." (Philippe FARGUES, Population et société, avril 2016).

 

Les Nations Unies ont même osé esquisser un scenario dit "numéro 6" visant à maintenir le ratio de 4 actifs pour 1 retraité. Les chiffres bondissent spectaculairement : dans cette hypothèse, l'Union européenne devrait faire venir 701 millions de migrants avant 2050. La France seule devrait en accueillir 93 millions. Il s'agit d'un chamboulement complet de population. L'Europe deviendrait un trou noir.

 

... La démographe Michèle TRIBALAT en conclut que "l'immigration est devenue dans l'esprit des dirigeants de l'Union européenne, la solution pour éviter un déclin démographique et limiter la régression économique et sociale" (Entretien à Atlantico, 17 mars 2016) en l'absence de toute politique familiale. » [2]

Le remplacement de population voulu et programmé

S'agissant de la capacité de nuisance d'un groupe ploutocratique anti-patrie comme le Bilderberg, Philippe de Villiers a évoqué en 2015, lors d’un entretien télévisé pour TV-Libertés, une confidence qui lui avait été faite par François Fillon, participant du Bilderberg 2013 :

 

"Je lui ai dit (à François Fillon): mais pourquoi tu vas au groupe Bilderberg?

 

[...] Dans l'Evangile on dit il ne faut pas mettre la lumière sous le boisseau, cela vaut pour la franc-maçonnerie aussi. Pourquoi ils se cachent ces gens-là ? Pourquoi ils se cachent ?

 

Et il (François Fillon) m'a répondu - incroyable la réponse - il m'a dit : 'que veux-tu, c'est eux qui nous gouvernent !''

 

Elysée 2017 : François Fillon choisi par le groupe Bilderberg comme prochain président de la république ?", François Fillon aurait été choisi sur la base de son discours anti-immigration, comme le meilleur candidat de l'Oligarchie pour tromper les naïfs. C'est un peu comme quand Bush ou Obama nous parlaient de paix et de démocratie quand il faisaient la guerre ou organisaient des coups d'Etat et des révolutions de couleur à l'étranger. Ou bien quand Nicolas Sarkozy nous parlait d'"identité nationale" en avril 2007 pour mieux vanter quatre mois plus tard (une fois élu) leur "nouvel ordre mondial du XXIe siècle" [3] et en décembre 2008 l'"obligation" de "métissage". [4]

Notes

 

[1] Paul CHAUSSEE, Miracle et Message du Saint Suaire, Editions Ulysse, Le Poiré-sur-Vie 1999, p. 155

[2] Philippe de VILLIERS, Les Cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, Paris 2016, p. 77-78

[3] Le ''new deal'' mondial de Nicolas SARKOZY, Le Figaro Mis à jour le 14/10/2007 à 13:29 Publié le 25/09/2007 à 06:00

[4] Nicolas SARKOZY lors d'un discours à l'Ecole Polytechnique (Palaiseau) sur le thème "Egalité des chances et diversité", le 17 décembre 2008

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 13:28

Dans le 07/09, le 29 novembre, l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy (2007), Patrick BUISSON, invité de France Inter, a critiqué ceux qui pensent que l'élection de François Fillon se joue sur son programme économique libéral : "croire que le programme économique de F. Fillon serait l'explication de son succès est un contre-sens total." Il a également expliqué au sujet des primaires des partis politiques, qu'"on fait en sorte de confier à une minorité partisane la construction de l'offre politique qui va être soumise à l'ensemble du corps électoral." Enfin il a dénoncé l'imposture d'une "Assemblée nationale" où "la majorité qui fait les lois représente un électeur sur six... S'il y a 300 triangulaires en 2017, elle représentera un électeur sur dix !"

"Il (François Fillon) a été porté par un électorat plutôt conservateur sur le plan sociétal, un électorat plus préoccupé de l'abrogation de la loi Taubira que de la suppression de l'ISF. Croire que le programme économique de F. Fillon serait l'explication de son succès est un contre-sens total.

 

Et c'est le danger pour F. Fillon, parce qu'il est dans la contradiction entre le conservatisme et le libéralisme. Le libéralisme, c'est indissociable, insécable. Il n'y a pas un bon et un mauvais libéralisme, comme il y a un bon et un mauvais cholestérol. Libéralisme économique d'un côté, libéralisme culturel de l'autre."

 

Coupé par le journaliste Patrick Cohen qui lui demande : "On ne peut pas être conservateur sur le plan sociétal et libéral sur le plan économique ?, P. Buisson explique :

 

"Il n'y a pas d'économie de marché sans société de marché. Il n'y a pas de consumérisme sans marchandisation des rapports humains. Et pour François Fillon, c'est la difficulté, car il risque de se faire enfermer dans l'image du candidat du patronat, le candidat de la mondialisation sauvage. C'est déjà ce que dit le Front national à son propos. C'est-à-dire qu'il serait en situation de ne pas pouvoir rééditer ce qui a été l'équation très difficile, ce désenclavement sociologique, qui a été le propre du gaullisme en 1947 avec le RPF, en 1958 avec le retour de de Gaulle, l'alliance des forces conservatrices et de l'électorat populaire, et même et surtout en 2007 avec l'élection de Sarkozy. Donc la difficulté pour lui, c'est de tenir les deux termes de cette équation."

 

Sur les primaires:

 

"Les primaires sont un détournement de la démocratie. Les partis ont inventé les primaires pour tenter de se relégitimer. C'est une procédure de relégitimation au moment où leur discrédit est profond. Et on accentue la dérive vers le suffrage censitaire. ... Ne vont voter que les inclus, c'est-à-dire les catégories privilégiées.

 

Lire : Patrick Buisson : "Le seul objectif" des partis dans les primaires est de "conserver le monopole de sélection des candidats à la présidentielle"

 

On assiste à un double mouvement d'éviction des pauvres et des catégories populaires. Ils sont exclus du marché politique, ou ils s'en excluent eux-mêmes, en attendant d'être exclus du marché économique et du travail avec le revenu universel. Cela aggrave la crise de la représentation parce que cela renforce le poids politique des catégories favorisées.

 

Au moment où il faudrait rouvrir le jeu démocratique, on fait en sorte de confier à une minorité partisane la construction de l'offre politique qui va être soumise à l'ensemble du corps électoral. Cette dérive ne va faire que s'accentuer."

 

Sur la protestation populiste :

 

"On a une grande partie de la population qui se retrouve exclue du processus de décision, aujourd'hui. A tel point que le si modéré Jacques Julliard a dit : 'N'importe quel système électoral serait plus performant et plus représentatif que le nôtre, y compris le tirage au sort qui est à l'origine de la démocratie athénienne, parce que les Français auraient le sentiment d'être représentés! '

 

Aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, la majorité qui fait les lois, représente un électeur sur six. S'il y a 300 triangulaires en 2017, elle représentera un électeur sur dix. Quelle est la légitimité de ce pouvoir-là ? Cette protestation démocratique, c'est une dimension du populisme que personne ne veut voir." (Fin de citation)

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 10:58

Hier soir dimanche 27 novembre a vu la victoire à 66,6% du libéral en économie et sur les moeurs (quoiqu'en disent les médias) François Fillon au second tour de la primaire "Les Républicains" pour la désignation du candidat à la présidence de la république de la "droite et du centre". Une élection signée ?

François Fillon 66,6 : une élection signée?

Source: François Fillon remporte la primaire de la droite et du centre avec 66,6% des voix, france3-regions.francetvinfo, Par Philippe Bette Publié le 27/11/2016 à 22:48, mis à jour le 28/11/2016 à 10:11

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 07:40
A 90 %, les enfants ne veulent pas du divorce de leurs parents

La très grande majorité des enfants ne veulent pas du divorce de leurs parents, vient de déclarer un juge espagnol des affaires familiales qui a vu passer plus de 15.000 procédures devant sa juridiction. Pour José Luis Utrera, « la famille traditionnelle a explosé » – et c’est une réalité qui fait d’abord du tort aux enfants. Ils sont « toujours » les victimes du divorce, assure ce juge avec toute la force de son expérience de plus de vingt ans. Auteur d’un Guide du bon divorce il ne peut être soupçonné d’une opposition de principe à la rupture légale de l’alliance matrimoniale. Son objectif avoué est même que les divorces se passent bien. Son point de vue n’est pas moral, mais empirique.

 

Dans un entretien qu’il a donné au quotidien La Opinion de Malaga, le juge Utrera plaide pour la médiation, seule capable selon lui de ne pas se borner à un règlement purement juridique des situations où interviennent « des composantes psychologiques, émotionnelles et personnelles très importantes ». Si on ne les prend pas en compte, le règlement juridique est bien là mais les conflits subsistent, donnant lieu à de multiples oppositions et modifications ultérieures, « comme une blessure que l’on panserait sans d’abord soigner l’infection ».

 

....

« Dans 90 % des cas, ce qu’ils voudraient, c’est de voir leurs parents recommencer à vivre ensemble, et s’ils ne le peuvent pas, que de grâce, ils ne se battent pas. Nous rencontrons des enfants qui sont utilisés pour envoyer des messages de l’un à l’autre, sur lesquels on exerce une pression psychologique pour qu’ils prennent position en faveur de l’un ou de l’autre ; des enfants qui finissent par manipuler eux-mêmes les adultes, parce qu’ils savent que leur opinion est importante, des enfants qui assument toute la responsabilité en croyant que ce sont eux qui décident, et cela provoque des traumatismes qu’ils vont porter pendant toute la vie. C’est pourquoi nous essayons lors des audiences de les décharger de cette responsabilité, en faisant clairement comprendre qu’on les écoute, mais que ce ne sont pas eux qui décident. »

 

A Malaga, en Espagne, 90 % des enfants voudraient voir leurs parents en voie de divorcer se remettre ensemble

 

Si 40 % des divorces ne donnent pas lieu à des conflits ultérieurs entre les conjoints, selon le juge, celui-ci ne cache pas qu’il a vu des couples totalement désemparés, ou un des deux époux psychologiquement détruit, faisant face à des problèmes de travail, médicaux, psychologiques et psychiatriques : « Un vrai chaos. » « Un divorce mal mené finit par éclabousser toute la société », assure le juge Utrera, en reprenant à son compte le jugement des psychologues : « Un divorce est la deuxième situation la plus stressante après la mort d’un être cher. »

 

Bref, si même les partisans du divorce, ceux qui imaginent qu’il peut y avoir de « bons » divorces sont obligés de poser un tel constat d’échec, il serait peut-être temps de reconnaître que le mariage engage non seulement à titre privé, mais aussi devant la société et plus encore devant les enfants qui en naissent.

 

Dans de nombreux pays d’Europe, y compris en France, le divorce, après s’être imposé comme un droit, est aujourd’hui de plus en plus facilité ; dès 2017, il pourra se faire en France simplement devant l’officier d’état civil. Partout où le divorce est plus simple d’accès, il devient plus fréquent, au risque d’achever de faire exploser la société après avoir fait éclater la famille.

 

Source: Infocatolica, Traduction Reinformation.tv, Si on écoutait leur avis ? A 90 %, les enfants ne veulent pas du divorce de leurs parents, 22 novembre 2016 15 h 00 min·

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 13:03

La critique, la moquerie et même la calomnie dirigée contre les dirigeants a toujours fait partie de l'histoire de notre pays, au moins depuis les "Lumières"... Cette critique était jugée saine et "démocratique" lorsqu'elle était dirigée contre les "tyrans" de Versailles.

 

Du temps du socialiste Mittérrand, les bonnes consciences de gauche se moquaient du statut "monarchique" du président de la république et combattaient la constitution de la Ve république qui avait consacré ce statut.

 

Aujourd'hui, les mêmes bonnes conscience de gauche encensent pourtant ce même statut "monarchique" voulu par un général de Gaulle, royaliste. Ils vont jusqu'à pleurer que des gens abaissent la "fonction présidentielle" (sic) en faisant du "Hollande-bashing" : "Normal Ier", "Hollandouille", "Flamby", le "président catastrophe", le "président des records", tous ces sobriquets (somme toute assez gentils), démoralisent nos pauvres millionnaires. Dans un appel à paraître dans le JDD du 21 novembre, ils demandent de cesser "le procès quotidien", "l'acharnement indigne" visant le président F. Hollande, et les "injures et des mensonges ignobles" qui constituerait "une dérive dangereuse pour la démocratie" (sic) :

 

"Dès le départ, François Hollande a fait face à un incroyable procès en illégitimité entrepris à sa droite comme à sa gauche", estiment ces personnalités parmi lesquelles figurent notamment Catherine Deneuve, Benjamin Biolay, Juliette Binoche, Denis Podalydès ou encore Jean-Michel Ribes.

 

"Ce dénigrement permanent met à mal toutes les institutions de la République et la fonction présidentielle. Il perdure encore aujourd'hui malgré la stature d'homme d'État que François Hollande a parfaitement incarnée, tant dans les crises internationales que lors des épouvantables tragédies que notre pays a traversées", poursuit le texte.

 

Allons, allons, un peu de courage et de cohérence messieurs dames les signataires !

 

Rappelons d'abord à ces gens, qu'ils faisaient eux même partie de ceux qui faisaient du Sarkozy-bashing entre 2007 et 2012, quand Nicolas Sarkozy était président.

'"Hollande-bashing" : Voltaire à l'aide ?

Rappelons-leur que les premiers aujourd'hui à faire du "Hollande-bashing" sont à rechercher dans leur famille politique et essentiellement parmi ceux qui, en 2012, ont voté pour François Hollande, et en sont déçus aujourd'hui.

 

Les Lumières, inventeurs du Hollande-Bashing

 

Enfin, rappelons à toutes ces bonnes consciences, donneuses de leçons de morale, les sarcasmes, les quolibets, les libelles, mais aussi les mensonges et les calomnies dont furent l'objet en leur temps les nobles, les rois, Louis XVI ou Marie-Antoinette, du temps des "Lumières" et des "encyclopédistes", qui sont les vrais inventeurs du "bashing" des dirigeants. Par exemple, une calomnie qui a toujours court de-ci de là parmi les bonnes consciences est une phrase faussement attribuée à Marie-Antoinette : "S'ils ne mangent pas de pain, qu'ils mangent de la brioche !"

 

Mentir comme un diable, Voltaire lui-même, l'ancêtre de nos bonnes consciences, durant sa vie, l'a illustré avec brio, sans défaillance.

 

"Il faut mentir comme un diable, non pas timidement, non pas pour un temps, mais hardiment, et toujours", écrivait Voltaire à Thiériot, le 21 octobre 1736 (in Xavier Martin, Voltaire méconnu, Aspects cachés de l'humanisme des Lumières, 1750-1800, Dominique Martin Morin, Mayenne 2007, p. 22)

 

"Mentez, mentez toujours, il en restera quelque chose!" (Lettre de Voltaire au marquis d'Argens).

 

La génération des "Lumières", prônait ouvertement la destruction de toute structure sociale et de toute forme de moralité sans distinction. Aujourd'hui, leurs descendants appellent "démocratie", la "déconstruction" de tous les repères, de toutes les valeurs et de tous les principes moraux.

Diderot écrivait qu'il fallait étrangler le dernier des Rois avec les boyaux du dernier des Prêtres. Voltaire, qui écrivit "écrasez l'infâme" (Lettre de Voltaire à d'Alembert, 28 novembre 1762) [1], souhaitait voir le dernier jésuite étrangler avec les boyaux du dernier janséniste. Les dogmes des "philosophes" du XVIIIe siècle étaient l'athéisme, la liberté indéfinie de la presse et la tolérance illimitée des opinions. La cour montra un goût masochiste pour cette liberté d'opinion et cette littérature qui serait aujourd'hui qualifiée de nazie et interdite en conséquence.

 

"On connaît la première représentation du Mariage de Figaro (de Beaumarchais) le 27 avril 1784, où la cour tout entière, y compris le couple royal, applaudit aux vers que Figaro adresse au comte Almaviva (vraies tirades contre la noblesse), lui reprochant de n'avoir rien fait d'autre dans la vie que de s'être donné la peine de naître." (Pierre Gaxotte, La Révolution française, Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988 p. 67). "Le vieux Voltaire put se permettre de décerner une approbation à Marie-Antoinette pour la féliciter de son "libéralisme" (sic) : après son Œdipe, une autre de ses tragédies, Brutus, fut représenté devant la Cour à Versailles. Le comte de Ségur note dans ses Mémoires que deux vers avaient été applaudis avec un enthousiasme particulier: "Je suis fils de Brutus et je porte en mon cœur La liberté gravée et les rois en horreur..."

 

Ces "socialistes", aujourd'hui seront-ils donc moins libéraux que leurs grands ancêtre en général, et que le "patriarche des écraseurs", le seigneur de Ferney [2] en particulier ?

 

Et s'ils étaient cohérents, ne devraient-ils pas assumer cette part d'héritage des "Lumières" ? A moins, que ces signataires ne soient en fait les descendants corrompus d'aristocrates dégénérés à la lanterne ?

 

Rassurons-nous, leur appel à stopper le hollande-bashing s'inscrit bien dans l'héritage des Lumières qui réclamaient la "liberté de la presse" (pour eux), cependant qu'ils étouffaient les écrits et la pensée des contre-libellistes et quiconque ne pensait pas comme eux.

Notes

 

[1] Jacques SCIPA a expliqué qu'écraser l'infâme, "c'est le maître mot d'un parti, avec tout ce que cela implique d'agressivité, de caricature, d'efficacité, d'injustice souvent." (J. SCIPA, 'Infâme", dans R. TROUSSON et J. VERCRUYSSE, dirc., Dictionnaire général de Voltaire, Paris 2003, p. 652, col. 1 et 2, in Xavier Martin, Voltaire méconnu, Aspects cachés de l'humanisme des Lumières, 1750-1800, Dominique Martin Morin, Mayenne 2007, p. 159.)

[2] Le roi de Prusse Frédéric n'était pas rancunier. Il savait qu'il faisait plaisir à son correspondant Voltaire en l'appelant un jour, "le patriarche des écraseurs"... (Xavier Martin, Voltaire méconnu, ibid., p. 162.) "Les écraseurs. Il y a aussi Diderot, Helvétius, Thiériot. Et puis surtout Damilaville : à partir du 26 décembre 1763, l'expression phare dont nous parlons clôt quasiment tous les courriers qui lui viennent de Ferney...

Voltaire, patriarche des écraseurs

Voltaire, patriarche des écraseurs

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 11:01
Jean-Frédéric Poisson quitte le plateau de France 3 : "Je ne vais pas répondre à vos questions"

Faisant écho à la pauvreté qui augmente et qui jusqu'à présent n'a fait l'objet d'aucun débat parmi les candidats à la présidence de la république (Secours catholique)  [1] le candidat chrétien démocrate Jean-Frédéric Poisson, a eu cette réaction forte et inspirée hier soir : "Je ne vais pas répondre à vos questions". Puis il a quitté le plateau de France 3. [2]

 

Devant les questions d'un journaliste totalement déconnecté des préoccupations des Français, le candidat à la primaire de la droite, a dénoncé "la relégation terrible de la part des populations" et a décidé de quitter le plateau de France 3 en plein direct.

 

Le candidat à la primaire de la droite et du centre a dénoncé le traitement "indigne" qui lui a été infligé par France 2 et France 3 "depuis le début de la campagne".

 

Interrogé par le journaliste Francis Letellier sur des sujets sans rapport avec les problèmes des Français, il a répondu :

 

"Monsieur, je vais déroger à une des règles que je me suis fixé jusqu'ici dans mes relations avec la presse, je ne vais pas répondre à vos questions. Le traitement qui m'a été infligé depuis le début de la campagne par France 2 et France 3 est indigne".

 

"Mais vous savez qu'on vous invite ce soir, si vous ne répondez pas aux questions, ce n'est pas très démocratique", a rétorqué le journaliste.

 

"Jusqu'ici, mes concurrents ont été reçus dans de grandes émissions sur France 2. Je devais passer ce soir sur le 19/20 de France 3, ça a été changé au dernier moment."

 

Francis Letellier a alors avancé : "Tout ça c'est autre chose, il y a l'actualité, il y a Emmanuel Macron qui est candidat à la présidentielle."

 

Emmanuel Macron, le candidat des banques et du Grand Orient de France, sujet majeur de l'élection présidentielle à lui tout seul pour nos pseudos journalistes : il y a de quoi quitter un plateau télé !

 

Jean-Frédéric Poisson a alors évoqué "la relégation terrible de la part des populations" :

 

"Non, non c'est pas autre chose", a répondu Jean-Frédéric Poisson. "Vous avez décidé de ne pas traiter la candidature qui est la mienne alors que nous vivons en France comme dans le monde un sentiment de relégation terrible de la part des populations alors que j'aimerais bien pouvoir parler de choses qui touchent le monde du travail, j'aimerais bien parler de la ruralité, de l'agriculture, de l'Outre-mer, de tas de choses qui intéressent les Français et malheureusement, je me retrouve, quand les autres candidats ont deux heures, avec quatre minutes ce soir. Ce traitement, je le trouve indigne", a-t-il dénoncé.

 

Lire : Alors que la pauvreté continue d'augmenter, elle ne fait l'objet d'aucun débat chez les candidats à la présidence de la république

 

Alors que le journaliste lui demandait de "respecter les téléspectateurs", Jean-Frédéric Poisson a tout simplement quitté le plateau.

 

"Puisque visiblement, vous n'avez pas l'intention d'écouter ce que j'ai à vous dire, je quitte ce plateau monsieur, je vous remercie de votre invitation et nous nous reverrons bientôt."

Jean-Frédéric Poisson quitte le plateau de France 3 : "Je ne vais pas répondre à vos questions"

Sources

 

[1] Pauvreté en France : le Secours catholique alerte les candidats de la primaire, Le Figaro, Par Caroline Piquet Mis à jour le 17/11/2016 à 08:02 Publié le 17/11/2016 à 06:00

[2] Jean-Frédéric Poisson quitte le plateau de France 3 en plein direct, Le Figaro, Par Etienne Jacob Mis à jour le 17/11/2016 à 08:30 Publié le 17/11/2016 à 00:07

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 16:18
Les manifestations anti-Trump financées par Georges Soros (Fox News)

Quelque chose qui nous rappelle furieusement les émeutiers payés à Paris en 1789... ou le coup d'Etat en Ukrainen en 2014. Selon la chaîne américaine Fox news, les organisations financées par Georges Soros sont derrière les manifestations qui se déroulent actuellement aux Etats-Unis (vitrines de magasins brisées, voitures détruites) à Portland, Boston, Détroit, Chicago, Miami, Los Angeles. Les manifestants sont payés via des appels menés sur les réseaux sociaux.

 

Donald Trump a dénoncé ces "manifestations post-électorales qui ne sont pas spontanées".

 


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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 12:00

Combien resteraient des "je suis candidat" à l'élection présidentielle en France si on leur disait qu'ils toucheraient 1 euro symbolique par an ?

 

Le nouveau locataire de la Maison-Blanche a fait une croix sur ses 400.000 dollars (soit 372.000 euros) de revenus annuels et ne percevra qu'un euro symbolique.

 

"Je ne le prendrai pas", avait prévenu Donald Trump lors d'un meeting dans le New Hampshire, dès septembre 2015, pour parler du salaire de 400.000 dollars (soit quelque 30.000 dollars mensuels) dévolu au président des États-Unis.

 

Le week-end dernier, dans un entretien accordé à CBS, son premier en tant que président élu des États-Unis, il a dit qu'il prendrait un dollar par an :

 

"Mais c'est... Je ne sais même pas ce que c'est. Vous savez vous, quel devrait être mon salaire?», a-t-il demandé à la journaliste avant de préciser: «Je crois que la loi veut que je prenne un dollar, donc je prendrai un dollar par an."

 

Selon Le Figaro, "c'est quasiment la norme pour les milliardaires qui accèdent à des fonctions électives outre-Atlantique: Arnold Schwarzenegger, Mitt Romney ou Bloomberg par exemple. Concernant l'unique fonction présidentielle, si l'on regarde plus loin dans le passé, Herbert Hoover et John Fitzgerald Kennedy en avaient fait autant."

 

Et si le "peuple souverain" demandait que le prochain président de la "république française" touche un euro symbolique par an pour voir ?

 

On se rappelle qu'en 2007, Nicolas Sarkozy s'était augmenté son salaire de 172%.

Un euro par an : le salaire du prochain président de la "république" ?

Source : Ce que cache le refus de Trump de toucher son salaire de président, Le Figaro, Par Quentin Périnel Mis à jour le 15/11/2016 à 11:18 Publié le 15/11/2016 à 10:58

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 09:54

A l'Elysée, tout est bon pour communiquer, même sur le dos des victimes. On apprend en effet rapidement dans les colonnes du Figaro - ce qui devrait pourtant faire scandale et la une de tous les medias - que le fils d'une victime se plaint d'avoir été contraint de lire un texte "relu et corrigé par l’Elysée" à l'occasion de la "commémoration" des attentats du 13 novembre 2015. [1].

 

"On nous donne rarement la parole et elle est contrôlée. On nous empêche de pointer du doigt les responsabilités politiques et comme à Nice, on tombe dans les discours bien-pensants. Mon discours pour le dévoilement de la plaque commémorative a été, par exemple, relu et corrigé par l’Elysée", dénonce-t-il.

 

Bien entendu, aucun media-système n'informe les Français sur la réalité de cette "commémoration" (sic), bel exemple des "valeurs de la république".

La commémoration manipulée du 13 novembre par l’Elysée

Sources

 

[1] 13 Novembre : le fils d’une victime se plaint de ne pas pouvoir parler librement, Par Le Figaro.fr Mis à jour le 13/11/2016 à 21:43 Publié le 13/11/2016 à 21:40

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 06:50

Aux Etats-Unis comme en France, les gauchistes racialisent systématiquement le débat politique et l'ensemble des relations sociales. Une femme noire explique pourquoi elle a voté Donald Trump. Extrait:

 

« La nuit dernière, l'Amérique a voté pour le changement. Et maintenant vous avez Van Jones, et un tas d'autres qui disent que c'est un "coup de fouet blanc", que "c'est la faute des Blancs", "ils sont si méchants, ils n'aiment pas les Noirs" (sic). Foutaise. Les Noirs ne voulaient pas d'Hillary Clinton, les Latinos non plus.

 

Donc arrêtez de mettre tout ça sur le dos des Blancs. C'est un grand nombre de Noirs, d'Hispaniques et de gens de tous bords qui ont dit non au progressisme, aux toilettes trans-genres, aux augmentations d'impôts, à la politique étrangère abominable, les millions de milliards de dollars qui servent la guerre.

 

Ce qui signifie qu'on va cesser de nous concentrer sur nos parties du corps et commencer à nous concentrer sur l'emploi, l'économie, et à mettre ce pays sur la bonne voie. Ca n'a rien à voir avec la couleur ou la race. On va arrêter de parler de ça tout le temps et commencer à parler de ce qui importe vraiment. ... Ce n'est pas une question de Blancs ou de Noirs, c'est une question américaine. Et si vous pleurez et parlez de partir au Canada, allez-y vite s'il vous plaît, on a du travail ici et on n'a pas besoin de vos pleurnicheries ! ... En attendant on a rendu sa grandeur à l'Amérique, nous allons y arriver. Dieu soit loué, Dieu merci pour la victoire de Trump hier soir ! »

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 20:30

Le Service fédéral de renseignement allemand (BND) signale que les terroristes du groupe État islamique (Daech) continuent à former ses combattants qu'il fait passer pour des réfugiés afin qu'ils puissent gagner l'Europe parmi les flux de migrants, relate le journal allemand Welt am Sonntag dans un article consacré aux attentats de Paris du 13 novembre 2015.

 

Selon le BND, Daech apprend à ses terroristes à se fondre parmi les réfugiés et à ne pas se faire remarquer. Les djihadistes s'entraînent également en vue des interrogatoires et de leurs démarches futures visant à obtenir le statut de réfugié. Le BND a déterminé que neuf terroristes ayant perpétré les attaques de Paris étaient arrivés en Europe en se faisant passer pour des réfugiés.
 
Daech continue d'infiltrer des terroristes parmi les flux de migrants

Source: Daech continue d'infiltrer des terroristes parmi les flux de migrants, Sputnik. Andrei Stenin International 08:47 13.11.2016(mis à jour 08:50 13.11.2016)

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 13:50

Hillary Clinton exige que Trump retire cette vidéo - Trump révèle Hillary comme jamais auparavant.

Donald Trump, nouveau Kennedy ?

Verbatim de ce discours historique de la campagne présidentielle de Donald Trump aux Etats-Unis d'Amérique (avant suppression):

 

« Notre mouvement consiste à remplacer un establishment défaillant et corrompu par un nouveau gouvernement contrôlé par vous, le peuple américain.

 

L'Establishment de Washington et les corporations financière et médiatique qui l'ont financé existent pour une seule raison, se protéger et s'enrichir eux-mêmes. L'Establishment a misé des milliers de milliards de dollars dans cette élection.

 

Pour ceux qui contrôlent les leviers du pouvoir à Washington et pour l'intérêt particulier mondial qu'ils ont pour ces personnes, ils n'ont pas à l'esprit votre bien. Notre campagne représente une vraie menace existentielle, comme ils n'en n'ont pas vue avant."

Donald Trump, nouveau Kennedy ?

Il ne s'agit pas simplement d'une nouvelle élection de quatre ans. C'est un carrefour de l'histoire de notre civilisation. Cela déterminera si nous le peuple, nous récupérons ou non le contrôle de notre gouvernement.

 

L'establishment politique qui essaye de nous arrêter, est le même groupe responsable de nos désastreux accords commerciaux. L'immigration massive illégale, l'économie et la politique étrangère ont saigné notre pays à blanc. L'establishment politique a entraîné la destruction de nos usines et de nos emplois, car ils ont fui vers le Mexique, la Chine, et d'autres pays du monde entier. C'est une structure du pouvoir mondiale qui est responsable des décisions économiques qui ont pillé la classe ouvrière, dépouillé notre pays de sa richesse, et mis cet argent dans les poches d'une poignée de grandes corporations et d'entités politiques. C'est une lutte pour la survie de notre nation. Et ce sera notre dernière chance de la sauver.

 

Cette élection déterminera si nous sommes une nation libre, ou si nous avons seulement l'illusion de la démocratie. Mais elles sont en fait contrôlées par une petite poignée d'intérêts particuliers mondiaux, manipulant le système. Et notre système est manipulé, c'est la réalité. Vous le savez, ils le savent, je le sais, et à peu près tout le monde le sait. La machine Clinton est au centre de cette structure de pouvoir. Nous l'avons vu dans les documents Wikileaks, dans lesquels Hillary Clinton rencontre en secret les banques internationales pour comploter la destruction de la souveraineté des Etats-Unis, afin d'enrichir ces pouvoirs financiers mondiaux, ses amis et ses donateurs. Honnêtement, elle devrait être enfermée.

 

L'arme la plus puissante déployée par les Clintons, est l'institution médiatique et la presse. Soyons clair sur une chose. Les medias dans notre pays ne sont pas impliqués dans le journalisme, il y a des intérêts politiques particuliers, pas différents des lobbyistes ou d'autres entités financières, avec un agenda politique total, et l'ordre du jour n'est pas pour vous, il est pour eux-mêmes.

 

Toute personne qui défie leur contrôle est considéré comme un sexiste, un raciste, un xénophobe. Ils mentiront, mentiront, mentiront et encore, ils feront pire que ça. Ils feront tout ce qui est nécessaire. Les Clintons sont des des criminels. Rappelez-vous de ça. C'est bien documenté. L'establisment qui les protège a engagé une dissimulation massive, une activité criminelle largement répandue aux Départements des Etats et la Fondation Clinton, afin de garder les Clintons au pouvoir. Ils savaient qu'ils jetteraient tous les mensonges qui calomnie et ma famille et ma femme. Ils savaient que rien ne les arrêterait pour essayer de me stopper. Néanmoins je prends toutes ces frondes et ces flèches avec plaisir pour vous. Je les prends pour notre mouvement afin que nous puissions retrouver notre pays. Je savais que ce jour arriverait. C'est seulement une question de temps. Et je savais que le peuple américain allait se lever et voter pour l'avenir qu'il mérite. La seule chose qui peut arrêter cette machine corrompue, c'est vous. La seule force assez forte pour sauver notre pays, c'est nous. Les seules personnes assez courageuses pour rejeter ces corrompus installés, c'est vous et le peuple américain. Notre grande civilisation est arrivée au moment des règlements de compte. »

Un discours de Donald Trump historique qui entre en résonance avec celui de John Fitzgerald Kennedy prononcé dix jours avant :

JFK-10 jours avant :

 

  • « Le mot "secret" est en lui-même répugnant dans une société libre et ouverte.
  •  
  • Et en tant que peuple, par nature et historiquement, nous nous opposons aux sociétés secrètes, aux serments secrets et aux procédures secrètes.
  •  
  • Parce que nous devons faire face tout autour du monde à une conspiration massive et impitoyable qui s'appuie d'abord sur des moyens déguisés permettant le déploiement de leur sphère d'influence, basée sur l'infiltration plutôt que l'invasion, utilisant la subversion plutôt que les élections, et de l'intimidation au lieu du libre-arbitre.
  •  
  • C'est un système qui a nécessité énormément de ressources humaines et matérielles dans la construction d'une machine étroitement soudée et d'une efficacité remarquable, elle combine des opérations militaires, diplomatiques, de renseignement, économiques, scientifiques et politiques.
  •  
  • Leurs planifications sont occultées et non publiées. Leurs erreurs sont passées sous silence ou non relayées par la presse.
  •  
  • Leurs détracteurs sont réduits au silence et leurs avis non sollicités.
  •  
  • Aucune dépense n'est remise en question, aucun secret n'est révélé.
  •  
  • C'est pourquoi le législateur athénien Solon décrète comme crime tout citoyen se désintéressant du débat. Je sollicite votre aide dans l'immense tâche qui est d'informer et d'alerter le peuple américain, avec la certitude qu'avec votre aide l'homme deviendra ce pourquoi il est né: libre et indépendant. »  
  •  
  • John Fitzgerald kennedy, dans un discours à l'Université de Columbia le 12 novembre 1963, prononcé dix jours avant son assassinat le 22 novembre.
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 12:27
Jean-Michel Apathie, journaliste du service public, veut "raser la château de Versailles". Une émission spéciale de la chaîne Public Sénat, présentée par Sonia Mabrouk (09/11/2016) sur "cette nouvelle ère qui s'ouvre", "Donald Trump 45ème président des Etats-Unis / Une campagne qui résonne dans l'Hexagone"

Jean-Michel Apathie, journaliste du service public, veut "raser la château de Versailles". Une émission spéciale de la chaîne Public Sénat, présentée par Sonia Mabrouk (09/11/2016) sur "cette nouvelle ère qui s'ouvre", "Donald Trump 45ème président des Etats-Unis / Une campagne qui résonne dans l'Hexagone"

Une certaine ressemblance avec les destructeurs islamistes de l'Etat islamique qui détruisent des monuments historiques ?

 

Après avoir suggéré sur BFM-TV, la suppression du suffrage universel, suite à l'élection de Donald Trump, le propagandiste démocrate officiel Jean-Michel Apathie, invité du "Grand Entretien" de l'émission "On va plus loin" (à partir de 01:05:42) [1], a suggéré de "raser le château de Versailles" ! (à partir de 01:15:27 dans l'émission complète)

 

"L’esprit politique français est fabriqué par le souvenir de Louis XIV, de Napoléon et du Général De Gaulle. Quand on fait de la politique en France madame, c’est pour renverser le monde. Eh bien ça ça n’entraîne que des déceptions.

 

Moi, si un jour je suis élu président de la république, savez-vous quelle est la première mesure que je prendrais ? Je raserais le château de Versailles, pour que nous n'allions pas là-bas en pèlerinage, cultiver la grandeur de la France", a déclaré Jean-Michel Apathie. Un journaliste du service public payé avec nos impôts... On attend le rappel à l'ordre du C.S.A. et les excuses du journaliste.

Il faut dire que pris en train de réciter la litanie des barbares, Apathie a de qui tenir de ses grands ancêtres républicains !

 

Notons tout de même que les propos du journaliste créent un début de "polémique". [2]

La république n'atteindra jamais la grandeur des rois de France.

Notes

 

[1] Une émission spéciale de la chaîne Public Sénat, présentée par Sonia Mabrouk (09/11/2016) sur "cette nouvelle ère qui s'ouvre", "Donald Trump 45ème président des Etats-Unis / Une campagne qui résonne dans l'Hexagone"

[2] «Raser Versailles»:des propos d'Apathie font polémique, Par Le Figaro.fr avec Reuters Mis à jour le 13/11/2016 à 09:29 Publié le 13/11/2016 à 09:27

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 08:15

Le moment de "rassemblement" aura été un moment de discrimination. Le directeur de la salle de concerts du Bataclan a refusé l'entrée à des membres du groupe qui a joué le soir du 13 novembre 2015. Il y a les bonnes victimes, celles qui versent dans la narrative officielle sans broncher (et sans se poser de questions), et les autres, interdites. Avec ce genre de filtres, le Bataclan ne recevra plus que des groupes officiels et des spectateurs conformistes. Après ils s'étonnent que des gens votent Trump :

Concert politiquement correct de Sting: le directeur du Bataclan discrimine entre les bonnes et les mauvaises victimes

Source: Bataclan: la direction a refoulé des membres des Eagles of Death Metal, Par Le Figaro.frMis à jour le 12/11/2016 à 23:08 Publié le 12/11/2016 à 22:58

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:04

De ci de là, des opinions réalistes iconoclastes surgissent et pourfendent le totalitarisme du système issu de la modernité. Refusant un soutien à la candidature à la présidentielle d'Alain Juppé, le centriste Jean Lassale, dans un entretien à Sud-Ouest, assimile François Bayrou à un traître. Il dénonce dans le même temps un système devenu "totalitaire" asservi à la "réalité financière" d'une "dette impossible à rembourser" :

Jean Lassalle dénonce un système devenu "totalitaire" et une dette "impossible à rembourser"

Si Alain Juppé, soutenu par François Bayrou, est le candidat de la droite, vous maintiendrez-vous ?

 

Oui. Alain Juppé fera tout ce qu'il pourra pour m'en empêcher. Au final, il sera très certainement éliminé dès le premier tour. C'est la malédiction des favoris.

 

Regardez cette espèce de primaire, ces hommes et femme avec leur objectif de suppressions de 100 000 à 600 000 postes dans l'administration publique. Et qui en même temps vous expliquent qu'il n'y aura jamais autant de moyens pour la sécurité en France, jamais autant de personnels dans les hôpitaux… C'est une équation que je ne sais pas résoudre. Eux la résolvent parfaitement.

 

Entretenez-vous encore des relations avec François Bayrou ?

 

Aucune. Alors que nous ne passions pas un jour sans nous téléphoner.

 

C'est dur ?

 

Oui, mais je le vis bien, je considère que ce n'est pas de mon fait. Je ne cherche pas à ne pas lui parler. Mais à partir d'un certain âge, on ne peut plus se faire les complices de ceux qui trahissent le pays. François Bayrou soutient Alain Juppé alors que l'on s'est battu de toutes nos forces pour créer une troisième force politique, comme avait essayé de le faire Mendès France. J'y ai vraiment cru. Chirac et Juppé ont créé l'UMP pour bouffer le centre et Bayrou. Et que fait-il aujourd'hui ? Le premier homme qu'il soutient, c'est Juppé.

 

Quel est votre diagnostic sur l'état de la France ?

 

Depuis la chute du mur de Berlin, un changement de monde s'est opéré sous nos yeux. Notre système avait triomphé. Nous avons dit : plus de frontières, que l'argent serve à produire de l'argent, sans limite. Que tout soit mis en concurrence. Que tout doit avoir un prix, même la nature.

 

Nous sommes arrivés dans un système, comme d'autres fois dans l'histoire, devenu totalitaire. Et qui s'est donné tous les moyens subtils pour exercer son totalitarisme. Aujourd'hui, il n'est pas nécessaire de vous tuer pour vous éliminer.

 

Quelle politique préconisez-vous ?

 

Il faut d'abord expliquer qu'est-ce que c'est que cette dette, puisque c'est en son nom que nous faisons tous la même politique. Quelle est la vraie part de dette que nous devons ? Quand on sait que l'on emprunte depuis quatorze ans à 3,7 %, alors que l'inflation n'a jamais dépassé 2 %, et quand on voit à qui nous empruntons, moi, je remets en cause totalement cette dette, qui est d'ailleurs impossible à rembourser.

 

C'est une des raisons pour laquelle, aussi, je ne me voyais pas recommencer avec François Bayrou, parce que tout a changé au cours de ces dix dernières années. Je ne crois plus à plus d'intégration européenne, les opinions publiques n'en veulent plus. Elle ne se traduit par aucune forme politique puisqu'il n'y a pas de réalité. Il n'y a que la réalité financière.

 

Source: Jean Lassalle : "Juppé sera éliminé au premier tour de la présidentielle", Sud-Ouest, Publié le 12/11/2016 . Mis à jour à 15h29 par Jérôme Jamet

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 23:33

Prof à la gomme. Qui se retrouve vraiment en face de nos enfants ? Incroyable reportage d'Envoyé Spécial (France 2) dans les failles du système de recrutement de l'Education nationale.

 

Un journaliste d'"Envoyé spécial" raconte comment il a réussi à devenir prof de maths après un entretien de 10 minutes

Malgré son manque d'expérience et des entretiens ratés, Paul Sanfourche a réussi à se faire engager comme enseignant contractuel. De quoi mettre en lumière les importants besoins de recrutements dans certaines matières.

 

Les professeurs remplaçants de vos enfants ont-ils tous le niveau requis pour enseigner ? Dans son édition du jeudi 3 novembre, "Envoyé spécial" s'est penché sur le recrutement des contractuels, appelés à intervenir lorsque des enseignants sont absents.

 

Franceinfo a interrogé Paul Sanfourche, le journaliste auteur de l'enquête, qui explique comment il est devenu professeur de mathématiques pour une classe de collège, une semaine seulement après son entretien d'embauche. Le tout sans maîtriser cette matière.

 

Franceinfo : Quelle a été votre démarche pour devenir professeur ?

 

Paul Sanfourche : Les professeurs contractuels sont recrutés sur la base d'un dossier avec CV, envoyé au rectorat. Ils passent ensuite un entretien, un petit test pour savoir s'ils sont compétents. Ils postulent à la fois pour le collège et le lycée. Au total, j'ai envoyé une douzaine de candidatures, dans quatre matières, et j'ai été embauché comme prof deux fois, en français et en mathématiques.

 

Comment avez-vous réussi à être recruté ?

 

La première fois, j'ai postulé en français à l'académie de Créteil, celle où les besoins sont les plus importants (avec Versailles). J'avais envoyé mon véritable CV, avec ma véritable identité, en me présentant comme un journaliste en reconversion. Je n'avais pas le diplôme parfait, j'ai fait des sciences politiques plutôt que des lettres, mais ce n'était pas totalement hors de ma portée.

 

Lors de mon entretien avec un inspecteur académique, j'ai d'abord dû expliquer pourquoi je voulais devenir enseignant. Il y a eu une discussion de 40 minutes sur le programme, sur comment je comptais enseigner telle ou telle thématique à une classe. Là, j'ai bien ramé. Et puis, il y a eu une discussion sur l'orthographe et la grammaire. On m'a parlé de sujets que je n'avais pas révisés : on m'a, par exemple, demandé de placer une proposition subordonnée de concession et je me suis complètement planté. C'était vraiment un entretien de qualité. Je pense d'ailleurs que mon interlocuteur a vu que je n'étais pas au point. Pourtant, à la fin, il m'a sélectionné. Sans doute n'avait-il pas le luxe de se passer de quelqu'un. Quelques semaines plus tard, j'ai reçu une affectation. Mais c'était trop tard pour le reportage.

 

On a, par ailleurs, décidé de postuler en mathématiques, un domaine où je n'ai vraiment aucune compétence et où je suis très mauvais. Avec mon véritable CV, ça n'a pas abouti. Mais en m'inventant un faux diplôme de commerce, dans une école qui n'existe pas, une académie m'a très vite répondu. L'entretien a été très étonnant : il n'a duré que 11 minutes au total. En huit minutes d'interrogation, j'ai quand même réussi à me tromper un paquet de fois. Ma seule réponse correcte concernait le théorème de Pythagore. Mais à ma grande surprise, il m'a donné un avis favorable pour enseigner au collège, en me disant qu'il faudrait quand même réviser un peu pour le lycée.

 

Cet entretien vous a-t-il réellement permis de devenir enseignant ?

 

Oui, mon entretien a eu lieu un lundi, j'ai reçu mon affectation le jeudi, et j'ai commencé le lundi suivant, dans une classe de début de collège. J'ai été complètement livré à moi-même : je ne savais pas où les élèves s'étaient arrêtés dans le programme, ni quel était leur livre de cours. En fait, ils n'avaient pas eu d'enseignant depuis la rentrée, juste huit jours d'exercices sans débuter le programme. Ils étaient paniqués du retard qu'ils avaient accumulé, et les parents aussi.

 

Et comment se sont passés les cours ?

 

C'est très étrange. Face aux élèves, j'ai très vite oublié que je filmais (en caméra cachée) et j'ai fait de mon mieux avec les moyens que j'avais. J'ai eu le sentiment qu'il y avait parfois des flottements. Peut-être qu'ils s'en sont un peu rendu compte, mais ils sont restés attentifs. Pour ne pas pénaliser les élèves, je ne suis resté que le temps de voir quel encadrement était offert par l'administration, encadrement qui est relativement inexistant. Au bout de trois jours, j'ai démissionné. Un mois et demi plus tard, on m'a proposé une journée de formation. La chef d'établissement a essayé de me convaincre de rester, en me disant que ce qu'il y avait de pire, c'est que les élèves restent sans prof. Je n'ai donc pris la place de personne. Mais je sais que, à moins qu'ils aient trouvé quelqu'un depuis hier [mercredi], ils n'ont pas eu d'enseignants depuis.

Education nationale Prof à la gomme (3 novembre 2016) : l'incroyable reportage

Source: Un journaliste d'"Envoyé spécial" raconte comment il a réussi à devenir prof de maths après un entretien de 10 minutes, France Info, Mis à jour le 04/11/2016 | 19:13 publié le 03/11/2016 | 18:26

 

 

 

A noter la réponse à la journaliste Elise Lucet en forme de déni et d'inversion de la part du ministre de l'Education nationale Najat Vallaud Belkacem après la diffusion de ce reportage :

 

(A partir de 26:33 dans la video) "Est-ce que ce type de situation existe ? Oui, manifestement. Est-ce qu'elle est normale ? Non. Mais est-ce que la situation va mieux depuis 2012? Oui, aussi."

 

"Ca va mieux" : la réponse du ministre est la même que celle de François Hollande à propos du chômage et de "l'inversion de la courbe". Or, selon le reportage d'Envoyé spécial :

 

"Certains postes créés par l'Education nationale ne trouvent plus de candidats. L'an dernier, sur 12609 postes proposés au concours, 1676 sont restés vacants. Personne pour faire la classe. En 2015, le nombre de candidats à l'enseignement a chuté d'un tiers par rapport à 2007."

 

Le nombre de professeurs recrutés sans aucune compétence en 2015, n'a quant à lui pas été commenté par le "ministre" de la dite "Education nationale".

Source video : http://www.francetvinfo.fr/societe/education/video-prof-a-la-gomme_1901709.html

 

VIDEO. Prof à la gomme

En à peine quinze jours, un journaliste s'est fait engager comme prof de maths contractuel… sans avoir la moindre qualification. Sérieusement ! Les failles du système de recrutement de l'Education nationale mises en évidence par "Envoyé spécial".

 

Devenir prof de maths en quinze jours, avec un faux diplôme et en sachant à peine faire une mutiplication ? C'est possible, comme le montre cette plongée édifiante dans les failles du système de recrutement de l'Education nationale, diffusée le 3 novembre 2016 dans "Envoyé spécial".

 

"Tel que vous me voyez, je ne suis pas très rassuré", nous avoue Paul Sanfrouche avant de donner le premier cours de maths de sa vie. Il faut dire que pour le journaliste d''Envoyé spécial", 3 fois 8 font… soit 32, soit 21 ! Comment un tel cancre en calcul peut-il se retrouver devant vingt-cinq collégiens ? Où sont les exigences de l'Education nationale ?

 

Chaque année, 25 000 contractuels recrutés

 

Devant la pénurie de profs, elles ont été revues à la baisse. Plus besoin du Capes, le diplôme des enseignants, suivi de deux années de formation. En théorie, trois ans d'études dans la matière enseignée suffisent. Mais chaque année, 25 000 contractuels, c'est-à-dire des CDD, sont recrutés en urgence. Eventuellement via Pôle emploi, voire les petites annonces…

 

En tout, Paul Sanfourche aura postulé dans douze académies pour quatre matières dans lesquelles il n'a pas les compétences requises. Il aurait pu facilement enseigner le français dans l'académie de Créteil, la plus déficitaire − même s'il ne sait plus ce qu'est une proposition subordonnée relative. Ne restait qu'à remplir un dossier …

Des profs de maths très recherchés

 

Poussant l'expérience plus loin, le journaliste s'est inventé un MBA de finance décerné par une école bidon pour postuler à un poste de prof de maths. En voie de disparition, les enseignants dans cette matière sont particulièrement recherchés : leur effectif a chuté de 9% en neuf ans. Paul Sanfourche a donné cinq réponses fausses sur six questions posées lors d'un "entretien d'embauche" de huit minutes ? Il connaît tout juste le théorème de Pythagore ? Il n'a aucune expérience de la pédagogie ? Cela ne l’empêchera pas d'enseigner les maths.

 

Démonstration faite, Paul Sanfourche finira par démissionner, malgré l'administration qui tente de le retenir… car "la situation la pire, pour la proviseure, c'est de n'avoir personne en face des élèves". Aux dernières nouvelles, il n'a pas été remplacé.

 

Une enquête de Paul Sanfourche, Julien Ababsa, Karim Annette et Olivier Gardette, diffusée dans "Envoyé spécial" le 3 novembre 2016.

 

Source: http://www.francetvinfo.fr/societe/education/video-prof-a-la-gomme_1901709.html

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 06:57

Contrairement aux journalistes économiques, Eloïse Benhammou sait lire un bilan. Normal pour une comptable. Et c’est en analysant les bilans (par exemple dans l’affaire Kerviel) des diverses entités de la Société Générale qu’elle a découvert de très étranges entités, destinées avant tout à brouiller les pistes. Au fur et à mesure de son enquête menée dans différents environnements financiers, elle dévoile devant nos yeux totalement incrédules, tout le système technique et ultra-opaque comptable qui permet aux banques françaises et étrangères de voler chaque jour des milliards à la France et aux Français, et cela en toute discrétion, raflant au passage nos cotisations sociales.
Banques, RSI, ACOSS, CADES, Caisses de retraite, etc, l’auteur nous montre que tout le système social et fiscal français (mais aussi belge) est désormais entre les seules mains du capitalisme financier le plus sauvage contrôlé par Wall Street. La France est totalement soumise à la volonté des grands banquiers qui, du coup, et malgré leurs crimes, échappent logiquement à la justice puisqu’elle est rendue par le même Etat contrôlé par les banques ! Comme aux Etats-Unis.
Un livre implacable pour les banquiers et les politiques car l’auteur montre, entre autres, à quoi et à qui servent en réalité nos cotisations sociales : à enrichir avant tout les banquiers étrangers qui ont pris le contrôle de la France.

Eloïse Benhammou : "On est tous soumis aux banques"

Independenza webtv s'est entretenu avec Eloïse Benhammou, auteur de "Kleptocratie française" (éditions Jardin des Livres).

Extrait (à partir de la 19e minute):

 

"On arrive au pouvoir, déjà, grâce aux banques.

 

Lire: la Révolution dite française, coup d'Etat bancaire payé et financé par les banques et les usuriers.

 

(Dans le livre) je fais un bref historique parce que je fais un parallèle avec la création de la Banque de France (par Napoléon). Ils ont commencé par faire de la planche à billets par la banque de France qui était alors une banque privée et ils ont créé une grave crise sociale.

Même la Révolution française était une crise financière et il s'est passé des choses graves pendant la Révolution française. Par exemple, le ministre Necker a utilisé la méthode Goldman Sachs, ou JP Morgan, c'est-à-dire qu'ils stockaient les farines, mélangeaient les bonnes avec les avariées, et ils affamaient les gens pour pouvoir augmenter les cours... Et ils ont racketté l'Eglise, parce qu'à un moment où vous créez une monnaie qui ne vaut rien, il faut bien se rattacher à quelque chose qui a de la valeur.."

Eloïse Benhammou : "On est tous soumis aux banques"

De retour au trône, Necker affamera ce peuple pour le forcer à l'insurrection; les frères excitateurs enverront de Paris les harpies des faubourgs demander du pain à Louis XVI.

Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'Histoire du jacobinisme, tome 2, Editions de Chiré, Poitiers 2005, p. 458

Eloïse Benhammou : "On est tous soumis aux banques"
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 21:03

Curieux dîner que celui tenu jeudi soir au Al Smith Dinner dans les salons du prestigieux Waldorf Astoria, au cœur de Manhattan. Alors que la veille, le candidat républicain déclarait au cours de son dernier débat télévisé qu'il pourrait ne pas reconnaître le résultat des dites "élections" car ces élections étaient "truquées", on a pu voir les deux candidats ... rire aux éclats et rigoler ensemble.

 

Comme le veut la tradition de ce dîner de charité catholique à New York, Hillary Clinton et Donald Trump ont chacun à leur tour pris la parole, pour démontrer leur sens de l'humour et leur sens de l'autodérision. (1) Donald Trump et Hillary Clinton se sont mutuellement fait rire. (2)

 

"Pour moi, ce soir est comme un petit dîner intime entre amis. Pour Hillary, c'est une foule comme elle n'en a jamais vu", a dit, sourire aux lèvres, Donald Trump.

 

Fait rare, le magnat de l'immobilier ne s'est pas épargné lorsqu'il a évoqué l'épisode embarrassant du plagiat d'un discours par sa femme.

 

"Michelle Obama fait un discours, et tout le monde l'adore. Ma femme Melania fait exactement le même et tout le monde lui tombe dessus. Je ne comprends pas...", a-t-il ironisé, sous des applaudissements nourris.

 

Les violences verbales du dernier débat ont laissé place à la franche rigolade.

 

"Hillary est très gentille, elle dit que si elle est élue, je serai obligatoirement nommé ambassadeur en Irak ou en Afghanistan et ce sera à moi de choisir", a plaisanté Donald Trump, sous les rires d'Hillary Clinton.

 

Hillary Clinton apprécie et tacle à son tour Donald Trump qui l'a accusé d'être en mauvaise santé : 

 

"Quand je me dis que j'ai écouté Donald pendant trois débats en entier et que d'après lui, je n'ai pas la santé... En fait, je suis restée quatre heures debout à côté de Donald Trump, plus longtemps que n'importe lequel de ses directeurs de campagne." (3)

 

Tous les quatre ans, juste avant le scrutin, les candidats à la Maison-Blanche se retrouvent ainsi le temps d'une soirée dont les bénéfices sont reversés aux œuvres de l'Église catholique. Le dîner Al Smith est une tradition remontant à l'immédiat après-guerre, honorant la mémoire d'un ancien gouverneur de New York, qui fut en 1928 le premier catholique à représenter un grand parti à la présidentielle américaine.

Trump blague avec Clinton
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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 15:01

Dans son dernier ouvrage, Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France (MPF), s'inquiète d'une "islamisation" de la France. L’ancien eurodéputé y dénonce un islam hégémonique et ce qu’il considère comme la complaisance des responsables politiques à l'égard de cette menace. Dans cet essai, paru le 12 octobre chez Albin Michel, le souverainiste met aussi en garde contre un risque de guerre civile.

 

"Double allégeance". "Si j’ai écrit ce livre c’est parce que […] il y a des gens dans l’appareil d’Etat et les services de renseignement qui n’en peuvent plus de ne pas être écoutés", a assuré Philippe de Villiers, invité lundi du Club de la Presse d’Europe 1. Il dénonce notamment la politique étrangère française, déterminée selon lui par une "double allégeance", "à l’Amérique qui nous entraîne dans toutes ses aventures avec l’OTAN, et l’allégeance à l’Arabie saoudite et au Qatar puisque nous sommes devenus les alliés des semenciers du djihad", estime Philippe de Villiers, qui ajoute : "c’est l’Arabie Saoudite qui finance et soutient le salafisme, pendant que le Qatar installe, soutient et finance les Frères musulmans".

 

...le patron du MPF estime que les responsables politique pourraient être contraints, pour mettre fin à la menace islamique sur le territoire national, d’accepter une partition du pays avec certains musulmans. "Selon les services de renseignement, la classe politique se prépare, en tous cas, une partie d’entre-elle, à signer le jour venu un nouvel édit de Nantes, au terme duquel il y aura une grande concession du territoire national où il y aura des bouts de France qui seront soumis à la charia", assure Philippe de Villiers qui en veut pour preuve les propos rapportés du chef de l’Etat dans le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, Un président ne devrait pas dire ça : "Comment peut-on éviter la partition, car c’est quand même cela qui est en train de se produire".

Philippe de Villiers : "la classe politique se prépare à signer le jour venu un nouvel édit de Nantes où il y aura des bouts de France qui seront soumis à la charia" (Europe 1)

Source: Philippe de Villiers : "L’adversaire, c’est l’islam conquérant, beaucoup plus que Daech", Europe 1, 20h23, le 17 octobre 2016, modifié à 21h26, le 17 octobre 2016

 

Note de Christ-Roi. La différence entre la situation d'aujourd'hui et la situation de l'édit de Nantes donné par Henri IV (droits de culte, civils et politiques donnés aux protestants dans certaines parties du royaume, places fortes dont les protestants se servirent pour relancer leur guerre contre la monarchie sous Louis XIII...) est que nous sommes dans une situation pire que celle de 1598.

Aujourd'hui nous sommes désarmés dans un Etat soit-disant "laïc" (en réalité maçonnique), où le vide laissé par la laïcité est rempli par l'"islam de France" (sic). Cette situation eut été impensable du temps de l'édit de Nantes où, depuis le baptême de Clovis, la France est la fille aînée de l'Eglise... La France, officiellement catholique était armée moralement et spirituellement pour résister aux contre-société. La France catholique résista à La Rochelle en 1628, elle résista et lutta contre l'hérésie et contre l'usure jusqu'en 1789. Aujourd'hui elle ne peut plus résister. N'étant plus catholique, elle se désagrège. N'ayant plus de roi à sa tête pour incarner le principe d'unité du divin et de l'humain, le vide laissé est rempli par d'autres réalités.

Selon le mot du duc d'Anjou, récemment : "la laïcité républicaine est un leurre", qui "nous coupe en réalité de nos racines séculaires et le vide idéologique laisse la place à toutes les idéologies mortifères."

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 14:17

Le Professeur Roberto de Mattei a écrit un article pour le site "Correspondance européenne": "Europe : de l’invasion migratoire à la guerre civile". Un plan organisé visant à la déconstruction et la tribalisation de l’Europe est la finalité du processus révolutionnaire. Le nihilisme, l'"abîme du chaos", le "néant armé" selon la formule de Mgr Gaume en est le but et le moyen. Rappelons que l'ordre maçonnique par le chaos  est une devise de la franc-maçonnerie.

De l’invasion migratoire à la guerre civile

Désormais, même les plus réticents commencent à ouvrir les yeux. Il existe un plan organisé pour déstabiliser l’Europe via l’invasion migratoire. Ce projet vient de loin. Depuis les années 80, dans le livre De l’utopie du progrès au règne du chaos (L’Age d’Homme, Lausanne 1993), je décrivais ce projet à travers les mots de certains de ses «apôtres», comme l’écrivain Umberto Eco et le cardinal Carlo Maria Martini.

 

Eco écrivait: «Aujourd’hui, en Europe nous ne sommes pas face à un phénomène d’immigration. Nous sommes confrontés à un phénomène migratoire (…) et comme toutes les grandes migrations, il aura comme résultat final une réorganisation ethnique des terres de destinations, un changement inexorable des mœurs, une hybridation imparable qui changera statistiquement la couleur de la peau, des cheveux, des yeux, des populations».

 

Le cardinal Martini, pour sa part, estimait nécessaire «un choix prophétique» pour comprendre que «le processus migratoire en cours depuis le Sud de plus en plus pauvre vers le Nord de plus en plus riche est une grande opportunité éthique et civile pour un renouveau, pour inverser le cours de la décadence du consumérisme en cours en Europe occidentale».

 

Dans cette perspective de «destruction créatrice», je commentais: «ce ne serait pas les immigrés qui devraient s’intégrer dans la civilisation européenne, mais ce serait au contraire l’Europe qui devrait se dés-intégrer et régénérer grâce à l’influence des ethnies qui l’occupent (… ) C’est le rêve d’un désordre créateur, d’un choc semblable à celui qui donna une nouvelle vie à l’Occident à l’époque des invasions barbares pour générer la société multiculturelle du futur».

 

Le plan était, et reste, celui de détruire les Etats-nations et leurs racines chrétiennes, non pas pour construire un Super-Etat, mais pour créer un non-Etat, un horrible vide, où tout ce qui a l’apparence du vrai, du bon, du juste, est englouti dans l’abîme du chaos. La postmodernité, c’est cela: non pas un projet de «construction», comme l’avait été la pseudo-civilisation née de l’humanisme et des Lumières, et qui a débouché sur les totalitarismes du XXe siècle, mais une utopie nouvelle et différente: celle de la déconstruction et de la tribalisation de l’Europe. La finalité du processus révolutionnaire qui depuis de nombreux siècles attaque notre civilisation est le nihilisme; le «néant armé», selon l’heureuse formule de Mgr Jean-Joseph Gaume (1802-1879).

 

Les années ont passé et l’utopie du chaos s’est transformée dans le cauchemar que nous vivons. Le projet de désintégration de l’Europe, décrit par Alberto Carosa et Guido Vignelli dans leur étude documentée L’invasione silenziosa. L’“immigrazionismo”: risorsa o complotto? (Rome 2002), est devenu un phénomène historique. Ceux qui dénonçaient ce projet étaient qualifiés de «prophète de malheur» Aujourd’hui, nous nous entendons dire que c’est un processus irréversible, qui doit être «gouverné», mais qui ne peut pas être freiné. On disait la même chose du communisme dans les années soixante-dix et quatre-vingt du XXe siècle, jusqu’à ce qu’arrive la chute du mur de Berlin, pour démontrer que rien n’est irréversible dans l’histoire, sauf peut-être l’aveuglement des «idiots utiles». Parmi ces idiots utiles il faut certainement compter les maires de New York, Paris et Londres, Bill de Blasio, Anne Hidalgo et Sadiq Khan, qui le 20 Septembre, à l’Assemblée générale des Nations Unies, dans une lettre au New York Times, intitulée Our immigrants, our strenght (Nos immigrants, notre force), ont lancé un appel à «prendre des mesures décisives pour garantir les secours et un refuge sûr aux réfugiés fuyant les conflits et aux migrants fuyant la pauvreté».

 

Les centaines de milliers d’immigrés qui arrivent sur nos côtes ne fuient ni les conflits, ni la misère. Ce sont des jeunes hommes en excellente santé, d’apparence soignée, sans aucun signe de blessure ou de malnutrition, comme cela arrive à ceux qui viennent de zones de guerre ou de faim. Le coordinateur de l’anti-terrorisme de l’Union européenne, Gilles de Kerchove, parlant le 26 Septembre au Parlement européen, a dénoncé une infiltration massive d’ISIS parmi ces immigrés. Mais même si, parmi eux, les terroristes étaient une infime minorité, tous les clandestins qui débarquent en Europe sont porteurs d’une culture antithétique à celle chrétienne et occidentale. Les migrants ne veulent pas s’intégrer en Europe, mais la dominer, sinon avec des armes, à travers les ventres de leurs et de nos femmes.

 

Là où ces groupes de jeunes hommes musulmans s’installent, les femmes européennes deviennent enceintes, de nouvelles familles «mixtes», soumises à la loi du Coran se forment, les nouvelles familles réclament à l’Etat des mosquées et des subsides économiques. Cela se fait avec l’appui des maires, des préfectures et des paroisses catholiques. La réaction de la population est inévitable et dans les pays ayant un taux élevé d’immigration comme la France et l’Allemagne, elle est en train de devenir explosive. «Nous sommes au bord d’une guerre civile», a déclaré Patrick Calvar, chef de la DGSI, la Direction générale de la sécurité intérieure française, devant une commission parlementaire (Le Figaro, 22 Juin 2016).

 

Le gouvernement allemand, pour sa part, a élaboré un «plan de défense civile» de 69 pages, qui appelle la population à faire des stocks de nourriture et d’eau et à «se préparer de manière appropriée pour un événement qui pourrait menacer notre existence» (Reuters, 21 Août 2016).

 

Qui sont les responsable de cette situation? Il faudrait les chercher à plusieurs niveaux. Il y a bien sûr la classe dirigeante postcommuniste et soixanthuitarde, qui a pris en main les rênes de la politique européenne; il y a des intellectuels qui ont élaboré des théories déformées dans les domaines de physique, de la biologie, de la sociologie, de la politique; il y a les lobbies, la franc-maçonnerie, les potentats financiers, agissant parfois dans l’obscurité, parfois en plein jour.

 

On connaît, par exemple, le rôle du financier George Soros et sa fondation internationale Open Society. A la suite d’une attaque de hacker, plus de 2 500 courriels ont été volés au serveur du magnat américano-hongrois et diffusés sur Internet, via le portail DC Leaks. De la correspondance privée soustraite à Soros émerge son financement d’activités subversives dans tous les domaines, de l’agenda LGBT aux mouvements pro-immigration. À partir de ces documents, Elizabeth Yore, dans une série d’articles sur The Remnant, a démontré le soutien de Soros, directement ou indirectement, également au pape Bergoglio et à certains de ses plus proches collaborateurs, comme le cardinal Oscar Andres Rodriguez Maradiaga et l’archevêque Marcelo Sanchez Sorondo.

 

Entre George Soros et le Pape François, une convergence stratégique objective apparaît. La politique de l’accueil, présentée comme la «religion des ponts» par opposition à la «religion des murs», est devenue le leitmotiv du pontificat de François, au point que certains se demandent si son élection n’a pas été favorisée justement dans le but d’offrir aux artisans de l’invasion migratoire l’«endorsment» moral dont ils ont besoin. Ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui, la confusion dans l’Eglise et celle dans la société vont de pair. Le chaos politique prépare la guerre civile, le chaos religieux ouvre la voie aux schismes, qui sont une sorte de guerre civile religieuse.

 

L’Esprit Saint, auquel les cardinaux ne correspondent pas toujours dans le conclave, ne cesse pourtant pas d’œuvrer, et alimente désormais le sensus fidei de ceux qui s’opposent aux projets de démolition de l’Eglise et de la société. La Divine Providence ne les abandonnera pas. (Roberto de Mattei)

 

Source: Correspondance européenne

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 20:03

Dix jours après l'attaque contre des policiers à Viry-Châtillon, plusieurs dizaines de voitures de police ont exprimé le mécontentement des policiers en perturbant la circulation vers 1 heure du matin sur les Champs-Elysées à Paris, gyrophares allumés, autour de l'Arc de Triomphe, avant de se disperser. (1)

 

Des centaines de policiers manifestent en pleine nuit à Paris (2)

 

«Nous sommes à bout», a expliqué l'un d'eux à un journaliste de l'Agence France-Presse. Selon Le Parisien, la manifestation est partie de l'hôpital Saint-Louis, où est hospitalisé un adjoint de sécurité, très grièvement brûlé aux mains et au visage après avoir été blessé le 8 octobre par un jet de cocktail Molotov à Viry-Châtillon, en Essonne. D'après le quotidien, ce rassemblement «a été organisé sans organisation syndicale». Ils étaient environ 500 venus de toute l'Île-de-France.

 

C'est un rassemblement inédit de policiers, en dehors d'un mouvement syndical. "Suite à un énième événement tragique à Viry-Châtillon, le 8 octobre, l'actualité nous rappelle une fois de plus que nous sommes des cibles (...). Face à une hiérarchie carriériste, des élites syndicales enlisées dans leurs conflits, et une justice complètement désintéressée par notre sort, nous devons nous souder. Entre bleus (policiers en uniforme, NDLR)", indiquait ce message, dont l'AFP a eu connaissance.

 

Une centaine d'agents ont été rejoints par 400 collègues venus de toute l'Île-de-France. Ils étaient en civil et armés, puisque c'est la règle désormais dans le cadre de la lutte antiterroriste. À bord de véhicules banalisés ou même de leurs voitures de patrouille sérigraphiées, ils ont d'abord manifesté leur mécontentement devant l'hôpital Saint-Louis à Paris (Xe arrondissement), où est toujours hospitalisé l'ADS grièvement brûlé. Puis, le bruyant cortège s'est mis en route vers «la plus belle avenue du monde», à deux pas du ministère de l'Intérieur, de l'Élysée. Sous le regard éberlué des passants et automobilistes. (3)

Policiers et enseignants agressés en Île-de-France la première quinzaine du mois d'octobre 2016

Policiers et enseignants agressés en Île-de-France la première quinzaine du mois d'octobre 2016

Au ministère de l'Intérieur, ce fut la panique. Des effectifs bloquaient ferme les accès de l'avenue de Marigny qui longe le palais présidentiel et donne sur la place Beauvau. Depuis le matin, la rumeur disait que les «révoltés» allaient s'y engouffrer.

 

Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a envoyé un télégramme à toutes les autorités d'Ile-de-France en guise de «rappel des droits et obligations des policiers»: «L'organisation de rassemblements, durant le temps de service et avec des matériels administratifs, ayant pour objectif d'attirer sur des revendications ne serait pas acceptable», a-t-il prévenu.

 

Le directeur général de la police nationale (DGPN) Jean-Marc Falcone, s'est désolidarisé à mi-journée de ses subordonnés en jugeant, que cette manifestation était «inacceptable». «Une enquête est confiée ce jour à l'inspection générale de la police nationale afin de déterminer et de préciser les manquements individuels aux règles statutaires». «Les policiers en effet ne peuvent outrepasser les devoirs que leur impose leur statut et qui fondent la légitimité de l'accomplissement de leurs missions de police au service de l'ordre public et de la loi républicaine».

 

En écho, le directeur départemental de la sécurité publique de l'Essonne (DDSP), Luc-Didier Mazoyer, a mis en garde ses troupes: «Aujourd'hui, une rumeur persistante évoque un déplacement des policiers de grande couronne en service ce soir en direction de l'hôpital Saint-Louis puis de la place Beauvau. Cela ne peut être envisagé. (...) Il n'est pas question de dégarnir la voie publique et d'être en incapacité de répondre aux réquisitions ou aux nécessaires renforts sollicités par les équipages en intervention.»

 

Ses consignes à tous les chefs de service se voulaient claires: «Il vous est demandé d'être personnellement présents à la prise de service de la brigade de nuit pour dissuader les effectifs d'adhérer à de telles initiatives qui ne servent pas la cause de la police nationale.» Il ajoutait: «Un officier sera présent au niveau de chaque district pendant la vacation de nuit, pour s'assurer de l'absence de participation des effectifs en service dans le département de l'Essonne à ce type de contestation.»

 

L'attaque très violente du 8 octobre à Viry-Châtillon avait blessé quatre policiers, dont deux grièvement, près de la cité difficile de la Grande Borne, à Grigny, une commune limitrophe. Une dizaine de personnes «cagoulées», selon les autorités, avaient brisé les vitres de deux véhicules de police et les avaient incendiés en tentant de bloquer les policiers à l'intérieur. Le pronostic vital d'un adjoint de sécurité de 28 ans grièvement brûlé était «toujours engagé» en fin de semaine dernière, tandis qu'une gardienne de la paix de 39 ans devait sortir de l'hôpital en début de cette semaine, selon une source policière.

 

Le malaise est profond dans le «grande maison». Sur le vif, les policiers qui ont bravé les interdits l'exprimaient avec leurs mots. «Vous les avez entendus réagir, les syndicats, quand Cazeneuve a parlé de sauvageons? Des gens qui lancent un cocktail Molotov sur les policiers pour les tuer, ce ne sont pas des sauvageons, ce sont des criminels.»

 

Sur place, un autre agent en civil déclarait: «Si on a choisi de faire ça sans les syndicats, c'est aussi pour pouvoir exprimer un petit peu notre mécontentement vis-à-vis de notre hiérarchie, vis-à-vis des solutions pénales qui sont proposées, vis-à-vis des conditions dans lesquelles on travaille.»

 

Il n'y a pas que la philosophie des lois Taubira qui soit contestée. Beaucoup d'agents mettaient en cause le bien-fondé des ordres à Viry-Châtillon, où la patrouille attaquée s'était vu confier la mission ubuesque de devoir surveiller une caméra de surveillance.

 

«On s'est organisé nous-mêmes, par les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille», a expliqué l'une des fonctionnaires rebelles. Avant le départ d'une partie du cortège depuis un parking dans l'Essonne, leur DDSP «est venu tenir son discours», confie-elle. «Il nous a comparés à des gitans, et nous a menacés de révocations et de conseils de discipline», a-t-elle précisé. Les policiers, sans se démonter, ont alors tourné le dos à leur supérieur...

 

Mardi 11 octobre dernier, plusieurs centaines de policiers s'étaient rassemblés en silence devant les commissariats de France, en solidarité avec leurs collègues attaqués.

 

Des centaines de policiers rebelles "à bout" expriment leur mécontentement sur les Champs-Élysées : "inacceptable" pour le directeur général de la police nationale, panique au ministère de l'Intérieur

Sources

(1) Des policiers manifestent en pleine nuit sur les Champs-Élysées, Par AFP agence , lefigaro.fr Mis à jour le 18/10/2016 à 12:24 Publié le 18/10/2016 à 06:22

(2) Des centaines de policiers manifestent en pleine nuit à Paris, Le Jdd

(3) Vent de colère dans la police, Le Figaro, Par Jean-Marc Leclerc Mis à jour le 18/10/2016 à 20:49 Publié le 18/10/2016 à 18:35

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 07:51

L'organisation Etat islamique s'est implantée (en Libye) et des réseaux de passeurs se servent des côtes libyennes pour envoyer des dizaines de milliers de migrants vers une traversée périlleuse de la Méditerranée à destination de l'Europe.

GB-Rapport parlementaire critique sur l'intervention en Libye, Reuters le 14/09/2016 à 02:53

Rapport parlementaire britannique critique sur l'intervention en Libye

La Grande-Bretagne et la France ont mené en 2011 une campagne de bombardements aériens en Libye qui a conduit au renversement Mouammar Khadafi, confronté à une rébellion armée.

 

Or, à l'instar de l'intervention occidentale contre l'Irak de Sadam Hussein en 2003 basée sur le mensonge du secrétaire d'Etat américain Colin Powell, "trompé" par la CIA à propos des armes de destruction massive détenues par l'Irak [1], là aussi, l'intervention militaire de la Grande-Bretagne en Libye en 2011, aux côtés de la France de Nicolas Sarkozy, a été lancée à partir d'une interprétation erronée des services de renseignements et l'intervention militaire britannique "a accéléré l'effondrement politique et économique de ce pays." C'est ce qu'affirment aujourd'hui des députés britanniques dans un rapport accablant pour l'ancien Premier ministre, David Cameron. [2]

 

L'intervention militaire britannique était basée sur des "postulats erronés" [3] et "sur une analyse partielle des preuves". Plusieurs erreurs ont été commises dans la décision britannique d'intervenir militairement avec la France pour protéger les civils réprimés par le "dictateur" Mouammar Kadhafi.

 

D'abord, le gouvernement britannique "n'a pas pu vérifier la menace réelle que le régime Kadhafi faisait peser sur les civils". Il a "échoué à identifier les factions islamistes radicales au sein de la rébellion", écrivent les parlementaires dans leur rapport.

 

Ensuite, "au lieu de se focaliser exclusivement sur le changement de régime par des moyens militaires", ["un engagement politique"] "aurait pu permettre de protéger la population civile, de changer et de réformer le régime à un coût moindre pour le Royaume-Uni et la Libye", explique le président de la commission des Affaires étrangères, Crispin Blunt.

 

Rappelons que le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, est mort dans des conditions atroces, jeudi 20 octobre 2011 à Syrte, après avoir été blessé lors du bombardement par des avions français et un drones américain, puis récupéré au sol par les alliés islamistes, avant d’être lynché et abattu d’une balle dans la tête, comme dans les pires dictatures, sans autre forme de procès.

 

Dans un article du 20 octobre 2011, le journal Le Monde a donné cette information: "[L]e convoi "de plusieurs dizaines de véhicules" dans lequel se trouvait Mouammar Kadhafi a été bombardé par les forces de l'OTAN non loin de Syrte. Le ministre de la défense français, Gérard Longuet, a indiqué que l'aviation française avait identifié et "stoppé" la colonne dans laquelle se trouvait Kadhafi, mais précise que les tirs ne l'ont pas détruite. Les tirs français auraient divisé la colonne, et une fraction des véhicules aurait ensuite affronté des hommes du CNT. Les Etats-Unis ont assuré qu'un drone avait également participé à l'opération." [4 Le Monde]

 

Cette version est confirmée par une vidéo diffusée par les chaînes Al-Jazira et Al-Arabiya, montrant un Mouammar Kadhafi, visiblement vivant, aux mains d'hommes du CNT, hagard et le visage ensanglanté, en train d'être malmené et frappé par les combattants rebelles. L'ONG "Human Rights Watch" qui accorde foi à cette version, a publié le 17 octobre 2012 un rapport accablant [5] estimant que Kadhafi a été exécuté, l'anus poignardé avec une baïonnette, après sa capture (et non tué dans "un échange de tirs" comme l'a annoncé Mahmoud Jibri, le numéro deux du "Conseil National de Transition") [6 Le Figaro]. L'ONG dénonce également une soixantaine d'exécutions sommaires perpétrées

 

Une demi-décennie après la chute et la mort de Kadhafi, le chaos continue de régner en Libye. L'Etat islamique s'est implanté

 

Le pays reste sans autorité centrale capable de s'imposer à l'ensemble du pays. Le gouvernement d'union nationale (GNA), soutenu par l'ONU, peine à asseoir son autorité sur l'ensemble du pays depuis son installation en mars à Tripoli.

 

Les anciens rebelles continuent de s'affronter.

 

L'organisation Etat islamique s'est implantée et des réseaux de passeurs se servent des côtes libyennes pour envoyer des dizaines de milliers de migrants vers une traversée périlleuse de la Méditerranée à destination de l'Europe...

 

La commission parlementaire britannique affirme que David Cameron, qui a démissionné en juin dernier, a joué un rôle "décisif" dans la décision d'intervenir militairement en Libye et qu'il doit de ce fait en porter la "responsabilité ultime" car son gouvernement n'est pas parvenu à voir dans les rapports des services de renseignement que la menace contre les civils était exagérée et que la rébellion comprenait une importante composante islamiste. Il manquait aussi un plan pour l'après-intervention, jugent les députés britanniques.

 

"Notre manque de compréhension de la capacité institutionnelle du pays a fait obstacle aux progrès de la Libye pour instaurer la sécurité sur le terrain et absorber les ressources financières et autres en provenance de la communauté internationale", dit Crispin Blunt.

 

Dans une interview publiée en avril par le magazine The Atlantic, le président américain Barack Obama avait déjà en partie imputé le chaos libyen à un manque de "suivi" de la part de la Grande-Bretagne et de la France après leur intervention de 2011.

 

Lors d'un entretien avec les ouvriers de l'usine de Votkinsk (Oudmourtie, Oural) en mars 2011, le président russe Vladimir Poutine, de son côté, avait vivement critiqué la résolution du Conseil de sécurité de l'Onu sur la Libye qui évoquait "un appel à la croisade, qui autorise l'invasion d'un pays souverain".

 

Chez nous en France, y aura-t-il une commission d'enquête parlementaire pour accuser le président Nicolas Sarkozy et son gouvernement d'avoir soutenu l'intervention en Libye et d'avoir eu un rôle majeur dans le chaos libyen et l'arrivée massive des "migrants" en Europe en 2015 ?

Notes

 

(1) On se rappelle qu'en 2003 Colin Powell, le secrétaire d'État des États-Unis, tint une capsule d'anthrax, lors d'une session du Conseil de sécurité des Nations unies, en prétendant que l'Irak était susceptible de posséder des armes de destruction massive. Dans un entretien en 2013, il déclara au sujet des armes de destruction massive en Irak, que "Saddam Hussein (...) n'en possédait pas un gramme" et que la CIA l'avait "trompé" (Vincent Jauvert, "EXCLUSIF. Colin Powell : comment la CIA m'a trompé", Le nouvel Observateur,‎ 3 mars 2013)

(2) Rapport parlementaire critique sur l'intervention en Libye, Boursorama, Reuters le 14/09/2016 à 02:53

(3) Libye: un rapport parlementaire britannique dénonce l'intervention de 2011, LaLibre.be, Publié le 14 septembre 2016 à 03h23

(4) Ce que l'on sait des circonstances de la mort de Kadhafi, Le Monde.fr avec AFP et Reuters Le 20.10.2011 à 13h11 • Mis à jour le 20.10.2011 à 22h0

(5) Comment est vraiment mort Kadhafi, Frédéric Pons, Valeurs actuelles, 25 octobre 2012

(6) Kadhafi et un de ses fils auraient bien été exécutés, Le Figaro, Par Tristan Vey , AFP, AP, Reuters Agences Mis à jour le 17/10/2012 à 15:35 Publié le 17/10/2012 à 12:40

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 07:00
Hôpital: Un acte de violence toutes les 30 minutes dans les hôpitaux en 2014, le ministre de la Santé Marisol Touraine impassible aux appels à l'aide

Un acte de violence toutes les 30 minutes dans les hôpitaux en 2014. Voilà le tableau dressé par l'Observatoire national des Violences en santé. Devant la recrudescence des suicides parmi les personnels de santé, le ministre Marisol Touraine reste impassible aux appels à l'aide.

 

Plus de 14 500 signalements de violences dans le milieu médical en 2014. Le phénomène est en hausse de 17% par rapport à l'année précédente. Tout comme les classements sans suite, le non remplacement de certains postes et la course à la rentabilité ne constituent que la partie émergée du problème. En effet, l'Île-de-France, la région qui accueille le plus de populations d'origine immigrée est aussi la plus touchée par les violences. On y enregistre 30% des signalements pour seulement 61 établissements sur les 337 concernés dans le rapport.

 

Les patients sont à l'origine de 70% des agressions, mais les visiteurs ne sont pas en reste. Le rapport pointe également une hausse des faits les plus graves avec 10 viols, 5 séquestration et une prise d'otages. Leurs auteurs n'hésitent pas à se servir d'armes à feu, de couteaux et de bombes lacrymogènes.

 

Dans une grande majorité des cas, les problèmes surviennent pendant l'attente de la prise en charge, et dont l'alcool et les stupéfiants seraient souvent à l'origine.

 

Entre agressions et injures, le personnel hospitalier est en première ligne, notamment les infirmiers.

 

Au printemps et cet été, au moins 6 suicides ont été constatés liés à la dégradation des conditions de travail.

 

Face à cette banalisation du phénomène, le silence du ministre de la Santé Marisol Touraine, fait scandale au sein du syndicat national des professionnels infirmiers. Son secrétaire général Thierry Amouroux, ironise sur le fait qu'elle s'était montrée bien plus réactive quand des vitres de l'Hôpital Necker à Paris avaient été endommagées lors de la manifestation contre la Loi Travail. Et quand Marisol Touraine communique sur son compte twitter, le 10 juin dernier, c'est pour encourager la victoire des bleus face à l'équipe d'Albanie.

 

La tolérance de Marisol Touraine à l'égard de la délinquance s'explique peut-être par le fait que son fils avait été condamné en 2013 à trois ans de prison ferme pour extorsion et séquestration d'une femme de 59 ans.

 

Source: Journal de TV-Libertés du Jeudi 1er septembre 2016

 

Un acte de violence toutes les 30 minutes dans les hôpitaux en 2014, le ministre de la Santé Marisol Touraine impassible aux appels à l'aide. A quoi peuvent donc bien servir ces ministres grâcement payés avec l'argent du contribuable si on ne les entend pas et n'agissent pas quand il faudrait qu'ils prennent la parole et agissent ?

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 08:48

Aujourd'hui, a disparu ce qui faisait le sel des révolutionnaires, ce volontarisme en politique, cette foi partagée en le progrès et la création d'un monde nouveau auquel plus aucun français ne croit. Pourtant cela n'empêche pas encore les derniers barbares révolutionnaires, les derniers fous et irresponsables d'un système déjà mort d'en remettre une couche :

 

"Encore une fois, l’objectif est de faire émerger de manière volontariste, dans le respect de la laïcité, dans le dialogue et le respect mutuel, un islam de France ancré dans les valeurs de la République", a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans un entretien La Croix sur son projet de "Fondation pour l’islam de France" (sic) ainsi que le dispositif de formation des imams... (1)

 

Encore une fois ces volontaristes en politique n'ont pas compris la volonté du peuple qui s'exprime lors de chaque scrutin par une augmentation de l'abstention et/ou du vote nationaliste. Ils n'ont pas compris ou ne tirent pas les leçons de la défiance du peuple envers les institutions républicaines. Ils montrent combien ils se moquent des centaines de morts, victimes de l'islam politique en France...

 

Si on devait résumer ce qu'ils font : plus il y a de victimes du terrorisme islamique et plus leur volonté d'imposer l'islam est forte !

Notes

 

(1) Bernard Cazeneuve : « Faire émerger un islam de France ancré dans les valeurs de la République », La Croix, Recueilli par Guillaume Goubert, Anne-Bénédicte Hoffner et Corinne Laurent, le 28/08/2016 à 19h00

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 11:03

Juste après notre article sur Louis XIV et les "grandes politiques pérennes" par lesquelles "se jugent à leurs fruits et les grands souverains à la pérennité de leurs actions" (Mgr le Prince Louis de Bourbon, duc d'Anjou), voici ce qu'on trouve au sujet d'une déclaration du président de la dite "république" François Hollande à propos de la non-inversion de la courbe du chômage, propos publiés dans le journal en ligne "Marianne.net" : "Je n'ai pas eu de bol !"

Et dire que c'est pour Ca... qu'ils ont a fait la Révolution dite française !

Dans un livre de confidences à paraître, dont "le Point" publie les bonnes feuilles ce 18 août, on apprend que lorsque François Hollande met sur la table le 31 décembre 2012 la promesse d'inverser la courbe du chômage, il compte beaucoup sur sa bonne étoile pour la voir se réaliser...

 

Avec un peu de chance, ça passera ! Le 31 décembre 2012, quelques minutes avant de prendre la parole lors de ses voeux, François Hollande se répéte-t-il cette phrase en boucle ? Histoire de se donner un peu de courage pour lancer son fameux : "Toutes nos forces seront tendues vers un seul but : inverser la courbe du chômage d'ici un an. Nous devrons y parvenir coûte que coûte". C'est l'impression qui se dégage à la lecture des confidences recueillies par les journalistes Antonin André et Karim Rissouli dans leur livre Conversations privées avec le Président, dont Le Point publie ce jeudi 18 août les bonnes feuillles et à partir desquelles le Lab a repéré cette perle.

 

"J'ai eu tort ! Je n'ai pas eu de bol ! En même temps, j'aurais pu gagner."

 

Aux deux journalistes, revenant sur cette promesse qu'il a traînée durant tout son quinquennat comme un boulet, le chef de l'Etat explique presque naïvement :

 

"J'ai fait cette annonce de l'inversion de la courbe du chômage parce que je croyais encore que la croissance serait de 0,7-0,8, elle sera finalement de 0,1 ou de 0,2. Puis je répète cet engagement lors des vœux le 31 décembre 2012. J'ai eu tort ! Je n'ai pas eu de bol ! En même temps, j'aurais pu gagner. Mais ça n'aurait rien changé parce que les gens sont lucides, ils savent que ce n'est pas sur un mois que ça se joue."

 

Un aveu déconcertant. Malgré le renfort de Bercy, une administration censée passer son temps le nez dans les chiffres de l'économie, le président de la République se plante de presque 6 points et balance une promesse à la volée qui va l'empoisonner pendant cinq ans. Lui et ses ministres du Chômage... pardon, du Travail d'ailleurs. Lors de la passation de pouvoir avec Myriam El Khomri, François Rebsamen avait ainsi fait cette singulière déclaration :

 

"Tous les mois, il y a un rituel. Il y a pour le ministre... comment dire... un grand moment de solitude : la publication des chiffres de Pôle emploi. Et ce qui est difficile, ce qui est pénible, ce n'est pas d'être plus ou moins brocardé par les commentateurs, c'est que derrière ces chiffres - et je connais ta sensibilité -, il y a des femmes, il y a des hommes qui n'ont pas retrouvé le chemin de l'emploi. Aussi, chaque mois, tu me le permettras, j'aurai une pensée émue pour toi."

 

On comprend son émotion si la promesse d'inversion de la courbe s'est jouée à pile ou face.

 

"Je revendique cette méthode"

 

Si le Président est fâché avec les chiffres, il ne l'est pas avec ses amis. Ainsi, Hollande ne tient pas rigueur à son camarade de trente ans, Michel Sapin, ministre des Finances, pour avoir annoncé un an plus tard, en se basant sur une démonstration alambiquée, que cette fumeuse inversion de la courbe du chômage s'était en réalité bien réalisée sous nos yeux ébahis...

 

Bien au contraire. Au final, Hollande n'est d'ailleurs par mécontent de sa déclaration à l'emporte-pièce car elle aurait permis à tout le monde de... se mobiliser :

 

"Sur l'objectif, Sapin n'est pas du tout responsable. C'est moi. Sapin, lui, fait de cette annonce une obligation. Rétrospectivement, je suis tout à fait reconnaissant, non seulement à Sapin mais aussi à moi-même, d'avoir fixé cet objectif parce que ça a permis de mobiliser. On n'aurait jamais fait cent mille emplois d'avenir, on n'aurait jamais fait autant de contrats aidés, jamais fait autant de formations, même avec une croissance zéro. Je revendique cette méthode. Même si elle est coûteuse politiquement, elle est socialement et peut-être même économiquement bénéfique."

 

Compter sur sa bonne étoile et allumer des cierges en priant Sainte-Rita, la patronne des causes désepérées, pour que ça passe. Une bien étrange méthode présidentielle... Après cinq ans passés à l'Elysée, François Hollande n'a décidémment pas fini de nous surprendre.

François hollande à propos de sa non-inversion de la courbe du chômage : "Je n'ai pas eu de bol !"
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