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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 23:46

Un militant anti mariage pour tous poignardé.

Le 12 avril des pro #mariagepourtous appelaient à tabasser Samuel Lafont.
Le lendemain matin, il est poignardé.
La presse et la police s'empressent de conclure à une "agression crapuleuse".

Photo : Le 12 avril des pro #mariagepourtous appelaient à tabasser Samuel Lafont. Le lendemain matin, il est poignardé. La presse et la police s'empressent de conclure à une "agression crapuleuse".

 

Source: https://www.facebook.com/Hollandouille1er

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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 10:52

Ce ne sont pas des "incapables" mais des menteurs !

 

Photo

Malgré les dénégations de Manuel Valls ou de François Hollande parlant d'"outrage à la république", Moscovici savait en décembre. (1)

 

Selon Valeurs actuelles du 11 avril, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a envoyé une mission secrète en Suisse et connaissait depuis décembre 2012 l'existence du compte suisse de l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac. Une équipe d'une quinzaine de fonctionnaires, notamment de la Direction nationale d'enquêtes fiscales, a agi de façon parfaitement légale et n'a eu aucune difficulté à obtenir la confirmation recherchée. "La démarche de Pierre Moscovici, qui consiste, le 24 janvier, à demander aux autorités helvétiques si Jérôme Cahuzac disposait d'un compte à l'UBS entre 2006 et 2012 avait quelque chose de surréaliste", selon l'hebdomadaire.

 

Pierre Moscovici s'est défendu de toute complaisance ou faille dans l'enquête diligentée auprès de la Suisse sur le compte de l'ex-ministre du Budget...


On apprend à la mi-journée que Pierre Moscovici va porter plainte contre "Valeurs actuelles", selon des informations obtenues par BFMTV.

 

Même tactique, même ligne de défense que Manuel Valls: "Non, bien sûr que non".

 

Pierre Moscovici oppose aujourd'hui un "démenti formel" aux allégations de l'hebdomadaire Valeurs actuelles, selon lequel le ministre de l'Economie aurait été au courant dès décembre 2012 de l'existence du compte en Suisse de son ministre délégué au Budget Jerôme Cahuzac. Le ministre a même décidé de porter plainte contre l'hebdomadaire, a assuré Bercy à BFMTV.


Une mission secrète envoyée en Suisse dès 2012?

 

Selon Valeurs actuelles, le ministre aurait envoyé dès la fin de l'année dernière une mission secrète en Suisse pour enquêter sur le cas de Jérôme Cahuzac. Toujours selon ce média, la quinzaine de fonctionnaires dépêchée en Suisse n'aurait eu aucun mal à obtenir la confirmation de l'existence de ce compte.

 

Cette information pourrait éclairer d'un nouveau jour les demandes envoyées le 24 janvier dernier par Bercy aux autorités helvétiques pour vérifier l'existence d'un compte à la banque UBS pour la période 2006-2012, soit jusqu'au délai de prescription. Une démarche qualifiée a posteriori de "surréaliste" par Valeurs actuelles.

 

Mais pour Pierre Moscovici il s'agit ni plus, ni moins, que d'une "reconstruction à partir d'une réalité qui n'existe pas". (2)

 

Sources:

 

(1) http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/04/11/97002-20130411FILWWW00400-moscovici-aurait-su-des-decembre.php

(2) http://www.bfmtv.com/societe/moscovici-dement-avoir-su-decembre-2012-cahuzac-490282.html

 

- 2014, la croissance, le mensonge et Cahuzac (Jacques Sapir)

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:40
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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:28

 

http://www.ps-paris.org/sites/default/files/imagecache/node-full/imagefield/article/republique-exemplaire-reunion-publique-de-la-campagne-de-francois-hollande.pngPendant sa campagne présidentielle, François Hollande s'était engagé à ne pas nommer un ministre ayant eu des démêlés avec la justice... Va-t-il devoir mettre ses actes en accord avec ses paroles ? Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a été condamné en 1997 à six mois de prison avec sursis pour octroi d'avantages injustifiés. Le maire socialiste de Nantes avait à l'époque été jugé pour avoir accordé à une association l'impression du journal municipal sans passer d'appel d'offres.

 

Le 19 décembre 1997, Jean-Marc Ayrault, qui était déjà président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, avait été condamné par le tribunal correctionnel de Nantes, en Loire-Atlantique, à six mois de prison avec sursis et 30.000 francs d'amende pour délit de favoritisme dans l'attribution d'un marché public.

 

Source: http://www.rtl.fr/actualites/politique/article/condamne-en-1997-jean-marc-ayrault-va-t-il-perdre-matignon-7747991046

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:59

 

 

Certains élus socialistes semblent à court d'arguments :


  • «Chez moi, comme partout en France, confie l'un d'eux, il y a des entreprises qui ferment. Comment va-t-on expliquer qu'un ministre du Budget avait 42 ans de salaire planqués en Suisse? Ce n'est pas possible.»

 

Le député de l'Essonne Malek Boutih est plus serein. Il appelle ses collègues à garder la tête froide:

 

  • «Rappelons-nous l'affaire DSK! C'était plus qu'incroyable. Sur l'affaire Cahuzac, le côté surjoué est limite. Il faut se calmer et descendre d'un petit cran.»
  •  

Même analyse de Eckert:

 

«Les élus ne doivent pas paniquer. Cette affaire est plus qu'un coup de vent mais ce n'est pas un tsunami. Il ne faut pas avoir d'état d'âme. Il y a nécessité de serrer les rangs et d'être solidaires. Surtout, il faut éviter de surréagir».

 

Thierry Mandon est moins optimiste. Il prédit:

 

  • «Les députés vont rentrer en début de semaine prochaine porteurs d'une demande de changements…»
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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:03

Le lapsus de Valls: "Des ministres ont trahi !"

 



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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 13:16

 

http://lagauchematuer.fr/wp-content/uploads/2013/01/d%C3%A9sir-condamn%C3%A9.png

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désir, condamné à 18 mois de prison pour recel d'abus de biens sociaux, a écrit aujourd'hui aux militants socialistes pour les inviter à faire bloc dans l'affaire Cahuzac et dénoncer la "surenchère politicienne dangereuse" de la droite. Dans cette lettre, le dirigeant dit comprendre "la stupeur et la colère" des socialistes face aux actes "d'une extrême gravité" de l'ancien ministre du Budget, qui a avoué détenir depuis 20 ans un compte bancaire à l'étranger.

 

L'ancien ministre du Budget "a trahi la confiance" du président de la République, du Premier ministre, du gouvernement, de la représentation nationale, des citoyens, "mais aussi des militants socialistes", écrit-il. Il explique que par ses agissements, Jérôme Cahuzac "s'est exclu de fait" du Parti socialiste. "Ces actes sont incompatibles avec les exigences de la vie politique et des mandats publics qui lui avaient été confiés. Ils constituent une blessure pour tous les socialistes".

 

Harlem Désir évoque les réactions de la droite et l'extrême droite destinées à "se livrer à une surenchère politicienne dangereuse: elles instrumentalisent une affaire individuelle à des fins de déstabilisation du président et du gouvernement." Pour le Premier secrétaire du PS, "la meilleure réponse face à l'adversité et à la crise, c'est l'unité la plus grande des socialistes dans le soutien aux réformes économiques et sociales mises en oeuvre pour la croissance, l'emploi, la justice sociale, pour redresser et transformer notre pays dans la durée".


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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 11:10

 

 

"Le ministère de l'Intérieur n'a jamais été informé de ce compte. Je ne savais pas" (Manuel Valls sur RMC-Info ce matin)

 

La position du ministre de l’Intérieur sur l'affaire Cahuzac était "attendue". Manuel Valls a été interrogé ce matin avec beaucoup de complaisance sur la radio collabo RMC-Info :

 

Interrogé sur le fait de savoir s'il connaissait le compte à Singapour de l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac, l'homme en principe «le mieux informé de France», a répondu avec la langue de buis socialiste :

  • « Le ministère de l'Intérieur n'a jamais été informé de ce compte. ... Je ne savais pas. Sinon j'en aurais informé directement le président de la République. L'enquête a été ouverte à partir du 9 janvier. Dans un Etat de droit, nous devons respecter des procédures et la justice a fait son travail. Quand une crise morale et d'autorité vient nous frapper, il faut rappeler que nous sommes dans un Etat de droit ». (1)

 

Pourtant n'importe quel quidam aurait pu lui poser la question suivante : lorsqu'un citoyen lambda fraude le fisc n'y a-t-il pas des inspecteurs des impôts qui lui tombent immédiatement dessus afin d'enquêter sur ses comptes ? N'y avait-il pas moyen de savoir si oui ou non il y avait eu fraude du ministre du Budget sans attendre que la justice "fasse son travail" ? Pour les citoyens lambdas on n'attend pas que la justice "fasse son travail", il y a enquête du fisc et descente d'inspecteurs des impôts. Où est "l'égalité républicaine" ?

 

 

 

A la question de Jean-Jacques Bourdin "est-il vrai oui ou non qu'une note a été transmise à l'Elysée quelques jours après les révélations de Mediapart ?", le locataire de la place Beauvau a répondu par la négative :

 

  • « Non, c'est faux, il n'y a eu aucune note qui a été transmise. ... Vous pensez un seul instant que j'aurais demandé, moi, à la direction centrale du renseignement intérieur, de faire une enquête sur Jérôme Cahuzac, ou sur la bande où sa voix était enregistrée ? Mais, où sommes-nous? C'est fini cela, ces temps où les anciens renseignements généraux pouvaient enquêter sur des personnalités politiques. ... La presse a fait son travail et la justice aussi à partir du 9 janvier a fait aussi son travail. Mais moi, je ne déclenche pas des enquêtes, ce n'est pas mon rôle, ce n'est pas mes prérogatives, c'est le rôle de la justice. »

 

  • « Non, c'est faux ! En aucun cas, il n'y a eu d'enquête parallèle, ni avant, ni pendant celle menée depuis le 8 janvier 2013", a déclaré Manuel Valls.

 

Jusqu'au plus haut niveau de l'Etat, leur ligne de défense est celle des caïds de banlieues : on ne sait rien, on n'a rien vu, on n'est pas au courant ! C'est tout l'enjeu de l'offensive de communication lancée par le gouverne-ment. Alors, les socialistes, incapables ou menteurs ?

 

Selon M6Info, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) aurait été sollicitée dès le 4 décembre par la place Beauvau pour savoir quel crédit donner à l'enquête dévoilée ce même jour par Mediapart. Les hommes du renseignement concluent en seulement deux jours que l'enregistrement sonore n'est pas un montage et que la voix est "très probablement" celle de Jérôme Cahuzac. Pourtant, officiellement, l'enquête de police sur ce fameux enregistrement n'est ouverte que le 8 janvier 2013... La note de la DCRI serait remontée au ministère de l'Intérieur. Et, selon le Canard Enchaîné ainsi que Le Point, François Hollande aurait reçu ce document confidentiel fin décembre. Officiellement, c'est seulement le 19 mars 2013 que la police attribue "probablement " la voix à Jérôme Cahuzac. A cette date, le parquet ouvre une information judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale. (2)

 

 

Ce matin sur RMC, le journaliste de La Croix, Antoine Peillon, a affirmé que la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI) savait tout, depuis longtemps. Dès fin décembre, François Hollande aurait été averti par une note blanche confirmant les accusations de Mediapart. Des doutes qui pèsent aussi sur Bercy et la place Beauvau. Les services des ministères des Finances et de l'Intérieur ont-ils tenté de masquer une partie de l'affaire ? Pour le journaliste de La Croix, la DCRI savait tout, depuis longtemps : « Dans l’enquête que j’ai faite, j’ai constaté, parfois avec une certaine consternation, que les policiers du Renseignement intérieur [la DCRI, qui dépend du ministère de l’Intérieur] sont au courant de quasiment tout en ce qui concerne l’évasion fiscale. Je pense que sur ce qui concerne particulièrement monsieur Cahuzac, étant donné ses responsabilités politiques depuis longtemps, étant donné son activité d’évasion fiscale assez maladroite quelque part, je ne peux pas croire que ce n’était pas connu, précisément de cette police-là ». (3)

 

Selon Le Monde, il n'y aurait certes pas eu de "note" parvenant à l'Elysée, mais néanmoins des éléments concordants, fin décembre. Et ceux-ci ne seraient par forcément issus du ministère de l'intérieur, mais sans doute de Bercy. (4)

 

Par ailleurs, on a vu que le 15 décembre, l'ancien maire RPR de Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), Michel Gonelle, avait contacté le directeur de cabinet de François Hollande pour revendiquer la paternité de l'enregistrement. Il avait été renvoyé vers les autorités judiciaires.

 

 

Sources:

 

(1) http://www.rmc.fr/editorial/365774/nous-nous-sentons-salis-dit-manuel-valls/

(2) http://lci.tf1.fr/politique/affaire-cahuzac-l-elysee-savait-il-valls-nie-toute-enquete-parallele-7913102.html

(3) http://www.rmc.fr/editorial/365782/affaire-cahuzac-le-renseignement-interieur-savait-tout/

(4) http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/04/04/affaire-cahuzac-manuel-valls-dement-toute-enquete-parallele_3153785_823448.html

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 09:52

http://www.c2euros.com/produit/p4477_fich_20120314232831_barbapapa_gigogne_5848.jpgAprès Jérome Cahuzac, membre de l'équipe de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici soupçonné d'avoir blanchi son copain, et au moment de la déclaration de guerre des pays du G20 contre les paradis fiscaux,  voici un troisième homme proche de François Hollande, impliqué dans des montages financiers opaques : Jean-Jacques Augier, le trésorier de la campagne présidentielle 2012 de François Hollande a investi aux Caïmans. Ce polytechnicien, énarque de la promotion Voltaire, brillant porteur des valeurs de la république, voit son nom apparaître dans les documents auxquels Le Monde a eu accès. Ceux-ci montrent qu'il est actionnaire de deux sociétés offshore dans le paradis fiscal des îles Caïmans (Caraïbes), sous souveraineté britannique, par le biais de son holding financier Eurane.


Jean-Jacques doit l'origine de sa fortune à son mentor dans le monde des affaires, André Rousselet, l'ami intime de François Mitterrand, qui l'a recruté en 1987 pour diriger la compagnie de taxis G7. (1)


Offshore Leaks sera-t-il le nouveau scandale mondial en vue ? «Ces fuites, qui ont le potentiel de causer un choc sismique, montrent à quel point la finance offshore s'est répandue dans le monde», explique Le Guardian.(2)

 

Add. 5.04.2013. L'affaire Cahuzac rattrape le garde des Sceaux Christiane Taubira qui "ne pouvait pas ignorer les détails de cette affaire explosive. En tant que garde des Sceaux, elle est théoriquement la première informée, mais elle est parfois «doublée» par le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, comme dans le cas des expertises confiées à la police scientifique." (3)

 

Sources :

 

(1) http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/04/les-investissements-aux-caimans-du-tresorier-de-campagne-de-francois-hollande_3153282_3234.html

(2) http://www.lefigaro.fr/international/2013/04/04/01003-20130404ARTFIG00405-offshore-leaks-une-enquete-choc-aux-multiples-ressorts.php

(3) http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/04/01002-20130404ARTFIG00680-le-dossier-cahuzac-etait-suivi-de-pres-par-la-chancellerie.php

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 22:14

Vers un remaniement du gouvernement Ayrault 2

 

 

L'affaire Cahuzac ne fait que commencer. Lorsqu'un ministre du Budget chargé de faire la chasse à la fraude fiscale était lui-même un fraudeur et qu'il a, dans ses fonctions de fraudeur, bénéficié du blanchiment et du soutien du ministre de l'Economie, c'est tout le gouvernement qui se voit décrédibilisé, sa responsabilité gouvernementale engagée. Dès lors, sa relation de confiance avec les Français brisée, il ne lui reste plus qu'à démissionner en bloc.

 

Mais aujourd'hui, nous ne sommes plus sous la IIIe ou la IVe république... L'Oligarchie a appris à se défendre. Les gouvernements ne démissionnent plus en bloc, ils font l'objet de rema-nie-ments  !

 

Pensez donc, vous envisagez une démission en bloc du gouvernement et une dissolution de l'Assemblée dite "nationale", mais n'y pensez pas, vous faites le jeu de l'extrême droAaate !

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 14:03

http://clemenceg.typepad.com/.a/6a00d8341cae9f53ef0147e2697152970b-500wiLe bruit court que Jérôme Cahuzac n'aurait été qu'une victime sacrificielle qui paierait pour le comportement ordinaire d'autres personnalités du gouverne-ment.

 

L'affaire Cahuzac fonctionnerait-elle comme une boîte à gigognes avec des démissions en cascade qui vont s'enchaîner pour le gouvernement ? L'arbre qui cache la forêt ? Combien d'autres affaires Cahuzac existent encore parmi les ministres, députés, sénateurs, élus au parlement européen, maires et autres élus régionaux ? Ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui, cette affaire en accouche d'une autre, l'affaire Moscovici.

 

Au lendemain de la démission de Jérôme Cahuzac, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a estimé ce matin n'avoir commis "aucune faute" et récusé la moindre "complaisance" ou "volonté d'entraver la justice".

 

 

Plus tôt dans la matinée, le directeur de la publication de Mediapart Edwy Plenel a accusé l'administration fiscale d'avoir voulu protéger Jérôme Cahuzac et mis en cause le ministre de l'Économie Pierre Moscovici, l'accusant d'avoir, fin janvier, tenté de protéger Jérôme Cahuzac en "instrumentalisant" l'administration fiscale, "alors qu'il y avait une enquête judiciaire en cours depuis début janvier"... Estimant sur BFMTV que Jérôme Cahuzac se "sacrifie pour d'autres", il a expliqué que Pierre Moscovici "a manqué à ses fonctions", n'a pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour éclaircir l'affaire et qu'il a trop rapidement laissé entendre que les documents fournis par la Suisse dédouanaient Jérôme Cahuzac. "Ceux qui pensent qu'il s'agit de l'histoire d'un homme, ou de l'enrichissement privé d'un homme, font fausse route", a-t-il ajouté.

 

 

 

 

Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, a lui aussi mis en cause Pierre Moscovici, ministre de l'Economie : "Ce qui m'intéresse c'est de comprendre. Que savait la présidence. Comment Pierre Moscovici a tenté de blanchir Jérôme Cahuzac ? Sa responsabilité est considérable. Ils ont utilisé les moyens de l'Etat pour tenter de blanchir un copain, alors que la justice enquêtait déjà. Le mensonge a été possible grâce à une opération de communication de Bercy avec la Suisse. On n'a jamais vu la couleur de la réponse de la Suisse", a-t-il dit sur RMC.

 

Le député UMP de Paris Claude Goasguen a réclamé la démission de Moscovici "dans les plus brefs délais". "M. Moscovici doit démissionner dans les plus brefs délais, sinon nous aurons une poussée de populisme", a-t-il prévenu dans les couloirs de l'Assemblée nationale. Dénonçant "deux poids deux mesures", il a ajouté: "on enquiquine les Français avec des contrôles fiscaux, on essaie de lutter contre la fraude fiscale, mais pour le responsable du contrôle de la fraude fiscale, on se base sur sa seule parole, ce n'est pas sérieux". "Si vous avez un contrôle fiscal et que l'inspecteur des impôts vient vous voir en vous demandant, les yeux dans les yeux, si vous avez fraudé le fisc et que vous lui répondez 'non', il y a de fortes chances qu'il vérifie quand même votre comptabilité. M. Moscovici s'est contenté de demander à M. Cahuzac 'Vous avez fraudé le fisc?' Il a répondu 'non', et la porte a été fermée", s'est exclamé Claude Goasguen au parisien. (1)

 

 

Dans une mise en scène guignolesque faite aujourd'hui à la mi-journée entre deux portes de l'Elysée car le président de la république est en partance pour le Maroc, (l'une figurant l'Elysée, l'autre sa prochaine démission ?), alors que ses détracteurs l'accusent d'avoir connu l'existence du compte bancaire de son ex-ministre dès l'éclatement de l'affaire à la mi-décembre, François Hollande a dénoncé à la mi-journée "un outrage à la république". Le chantre de la «République exemplaire» pendant la campagne présidentielle a dit avoir appris hier avec «stupéfaction» et «colère» les aveux de l'élu devant les juges... (2) On est pas loin du crime de lèse-majesté... François Hollande ne mesure pas bien la gravité de la situation, nous refait le coup de "l'exemplarité" (!) et fait l'annonce de trois mesurettes (renforcement de l'indépendance de la justice, lutte contre les conflits entre les intérêts publics et les intérêts privés, l'interdiction de tout mandat public aux élus qui auront été condamnés pénalement pour fraude fiscale ou corruption) pensant sans doute s'en tirer ainsi à bon compte avec les Français.

 

 

 

Michel Gonelle, prédécesseur de Jérôme Cahuzac à la mairie de Villeneuve-sur-Lot, a confirmé dans le Midi Pile sur France 3 Aquitaine, qu'il avait appelé le Président de la République dès le 15 décembre au matin, pour lui expliquer "très posément, très calmement et de manière très claire" ce qu'il savait de l'affaire Cahuzac, et qu'il a eu au bout du fil son directeur de cabinet adjoint. Dans cet interview, Michel Gonelle a réaffirmé que François Hollande était au courant de l'origine de l'affaire dès la mi-décembre et répété quele président de la république et ses conseillers étaient au courant dès le 15 décembre au matin. (3)

 


Michel Gonelle est l'homme par qui l'enregistrement audio de Jérôme Cahuzac évoquant son compte bancaire en Suisse a été divulgué. Sur I-télé, l'ancien bâtonnier du barreau d'Agen a affirmé avoir appelé l'Elysée au matin du 15 décembre pour assurer le président de la République et ses collaborateurs de l'authenticité de cet enregistrement. (4)

 

Sur BFM-TV, Michel Gonelle, l'ancien élu RPR qui détient l'enregistrement audio sur lequel Jérôme Cahuzac évoque un compte en Suisse, a affirmé aujourd'hui que François Hollande qui "avait à sa disposition les preuves depuis décembre" aurait dû "réagir comme la foudre". "Il y a eu une décision très très lente... On dit aujourd'hui que le ministre de l'Intérieur lui-même (Manuel Valls, NdCR.) lui avait communiqué la traduction de l'enregistrement et la vérification de l'enregistrement de Mediapart dès la fin décembre", a-t-il expliqué. (5)

 

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Edit. 11 avril. Malgré les dénégations de Manuel Valls ou de François Hollande parlant d'"outrage à la république", Moscovici savait en décembre. Selon Valeurs actuelles du 11 avril, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a envoyé une mission secrète en Suisse et connaissait depuis décembre 2012 l'existence du compte suisse de l'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac. Une équipe d'une quinzaine de fonctionnaires, notamment de la Direction nationale d'enquêtes fiscales, a agi de façon parfaitement légale et n'a eu aucune difficulté à obtenir la confirmation recherchée. "La démarche de Pierre Moscovici, qui consiste, le 24 janvier, à demander aux autorités helvétiques si Jérôme Cahuzac disposait d'un compte à l'UBS entre 2006 et 2012 avait quelque chose de surréaliste", selon l'hebdomadaire.

 

Pierre Moscovici s'est défendu de toute complaisance ou faille dans l'enquête diligentée auprès de la Suisse sur le compte de l'ex-ministre du Budget... (6)


Sources:

 

(1) http://www.huffingtonpost.fr/2013/04/03/moscovici-cahuzac-mise-en-cause-complaisance_n_3003989.html?utm_hp_ref=france

(2) http://www.lefigaro.fr/politique/2013/04/03/01002-20130403ARTFIG00434-cahuzac-hollande-denonce-un-outrage-a-la-republique.php

(3) http://aquitaine.france3.fr/2013/04/03/affaire-cahuzac-sur-france-3-aquitaine-michel-gonelle-reaffirme-que-francois-hollande-connaissait-l-origine-de-l-affaire-des-la-mi-decembre-227665.html

(4) http://www.itele.fr/politique/video/m-gonelle-francois-hollande-savait-des-le-15-decembre

(5) http://www.dailymotion.com/video/xypide_affaire-cahuzac-pour-gonelle-hollande-avait-les-preuves-depuis-decembre-03-04_news#.UVxhO0qvMrp

(6) http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/04/11/97002-20130411FILWWW00400-moscovici-aurait-su-des-decembre.php

 

 

- "Le ministère de l'Intérieur n'a jamais été informé de ce compte. Je ne savais pas" (Manuel Valls) : les socialistes incapables ou menteurs ?

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 19:20

Affaire Cahuzac - Où est la République irréprochable ?

 

"Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire. Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêts..." (Hollandouille Ier, le 2 mai 2012)


Jérôme Cahuzac, après avoir déclaré devant la représentation nationale qu'il n'avait pas de compte à l'étranger, a avoué aujourd'hui avoir menti... Il a un compte "depuis une vingtaine d'années" entre la Suisse et Singapour avec plus de 600.000€, de l'argent provenant de ses anciennes activités avec les labos pharmaceutiques qui dormait tranquillement à l'abri du fisc français.

 

http://www.lesreniementscestmaintenant.fr/wp-content/themes/goodnews/framework/scripts/timthumb.php?src=http://www.lesreniementscestmaintenant.fr/wp-content/uploads/2013/04/Cahuzac.png&h=346&w=599&zc=1

 

Le blanchiment de fraude fiscale est un délit sévèrement puni par la loi. Le code pénal prévoit une peine maximum d'emprisonnement de cinq ans et une amende de 375.000 euros pour le blanchiment de fraude fiscale. La loi précise toutefois que «le blanchiment est puni de dix ans d'emprisonnement et de 750.000 euros d'amende» «lorsqu'il est commis de façon habituelle ou en utilisant les facilités que procure l'exercice d'une activité professionnelle». Cahuzac avait démissionné de ses fonctions de ministre du Budget le 19 mars dernier, après l'ouverture d'une information judiciaire. Il a avoué aujourd'hui que ministre du Budget il avait parié que personne ne découvrirait son compte à l'étranger. On peut quand même le féliciter d'avoir eu le courage de sortir de la "spirale du mensonge" et de demander "pardon". D'autres dans des cas similaires ont toujours nié et adopté pour ligne de défense la dénégation.

 

En revanche, il n'y a pas de sanction pénale prévue si un ministre ment devant l'Assemblée... Et pour cause, la "Salle de l'enfer" (Marie-Julie Jahenny) est le lieu où s'élabore quotidiennement le règne du mensonge. De source parlementaire, pour avoir menti devant l'Assemblée, l'ex-ministre ne risquerait donc rien.

 

 

Selon le canard, Hollande et Ayrault savaient au moins depuis Noël ! Pourquoi n'ont-ils rien fait ?
Photo : Selon le canard, Hollande et Ayrault savaient au moins depuis Noël ! Pourquoi n'ont-ils rien fait ?

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 21:57
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 21:28

Le 6 mai dernier nous disions que sous la présidence socialiste de François Hollande nous allions vivre la "République absolue à plein régime". Depuis dimanche dernier on y est : c'est gazage pour tous !

 

Il y avait l'Ancien Régime, il y aura dorénavant la République absolue qui tournera à plein régime ! Nous disions que les citoyens seraient "classés par catégories, mis dans des cases, classés... selon la race, l'origine ethnique, sociale, le sexe, la religion". Nous ne savions pas qu'ils seraient aussi classés selon l'orientation sexuelle LGBT (lesbien gay bi trans) et les résistants gazés !


 

. Incidents à la Manif pour tous : Le Régime est responsable

. Le Printemps français est né dimanche 24 mars 2013

. République absolue : François Hollande et la division haineuse des citoyens en classes, catégories et groupements d'hommes

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 12:51

Le Régime qui a interdit l'accès à l'avenue des Champs-Elisées à une manifestation qu'il savait devoir être très nombreuse... est directement responsable des incidents qui se sont produits hier en marge de la Manif pour tous. Des plaintes en responsabilité pourraient être engagées contre l'Etat devant le Conseil d'Etat.
 

 

L'absolutisme républicain a donc encore frappé. Il a usé des vieilles méthodes démocratiques et républicaines contre des femmes (dont Christine Boutin qui a été gazée), des enfants de moins de dix ans et des vieillards qui eux aussi ont gazés par les forces de l'ordre, sans aucune sommation.

 

Bilan : des dizaines de blessés, une femme sciemment écrasée par un camion de police, une parlementaire et ancien Ministre blessée. La république gouverne mal mais sait se défendre !

 

Photos, videos et comptes-rendus des évènements sur Le Salon Beige :

 

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/03/la-foule-a-envahi-les-champs-elys%C3%A9es.html


Un auditeur intervient sur une onde collabo et témoigne.

 

La police soviétique racontée sur une onde collabo

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 13:50

Dans un nouveau billet sur Russeurope, Jacques Sapir explique pourquoi le blocus monétaire de Chypre par la Banque centrale européenne révèle profondément la nature tyrannique de l'Union européenne et la raison pour laquelle Mario Draghi pourrait un jour se retrouver devant un tribunal pénal "international ou non".

 

Le « blocus monétaire » de Chypre qui vient d’être mis en œuvre par la BCE est un acte d’une extraordinaire gravité, dont les conséquences doivent être soigneusement étudiées. La décision de M. Mario Draghi porte sur deux aspects : tout d’abord la BCE n’alimente plus la Banque Centrale de Chypre en billets (point qui n’est semble-t-il pas essentiel car les réserves de « cash » semblent importantes) et ensuite elle interrompt les transactions entre les banques chypriotes et le reste du système bancaire de la zone Euro. C’est cette dernière mesure qui est de loin la plus grave. D’une part, elle condamne à court terme les banques chypriotes (mais aussi les entreprises basées à Chypre, qu’elles soient chypriotes ou non) car désormais elles ne peuvent plus faire de transactions avec le reste de la zone Euro. D’autre part, elle équivaut à un « blocus » économique, c’est-à-dire dans les termes du droit international à une action qui équivaut « acte de guerre ». C’est donc dire la gravité de la décision prise par Mario Draghi. Elle pourrait d’ailleurs se prêter à contestation devant les cours internationales. C’est donc dire la responsabilité prise par Mario Draghi qui pourrait, à ce compte, se retrouver un jour devant un tribunal, international ou non.

Le message envoyé par Mario Draghi est donc le suivant : ou vous vous pliez à ce que NOUS avons décidé ou vous en subirez les conséquences. Ce n’est pas seulement un message, c’est un ultimatum. On mesure ici que toutes les déclarations sur le « consensus » ou l’« unanimité » qui aurait présidé à la décision de l’Eurogroupe ne sont que des masques devant ce qui s’avère être un Diktat.

 

... La nature profondément tyrannique des institutions mises en place dans le cadre européen se révèle pleinement dans cet incident. Les grands discours sur la coopération et sur l’expertise cèdent la place au froid rapport des forces et sentiment de puissance.

Il met un terme au concours d’hypocrisie auquel s’étaient livrées les différentes instances européennes parlant d’un accord décidé à l’unanimité (avec le pistolet sur la tempe). Il en va de même avec le “respect du vote” du Parlement chypriote, dont on voit bien que Mario Draghi se moque comme d’une guigne. Désormais les choses sont claires et, en un sens, c’est tant mieux. Mais il ne faudra plus s’étonner si les partis, souvent qualifiés de “populistes”, qui sont opposés aux institutions européennes montent rapidement dans les sondages. De même ne faudra-t-il plus s’étonner si la violence contre les institutions européennes et leurs représentants monte rapidement dans les pays les plus touchés par la crise. Car il est dans la nature des choses que la Tyrannie appelle la violence.

Les conséquences de cette décision seront, quoi qu’il advienne, dramatiques. Il est possible que le Parlement chypriote se déjuge sous la pression, mais ce faisant il ouvrira une crise ouverte avec son peuple. La tradition de violence politique que l’on a à Chypre ne doit alors pas être négligée. Il est aussi possible que l’on aille jusqu’au bout de cette crise et que Chypre soit de facto expulsée de la zone Euro du fait de la décision de Mario Draghi. Le précédent ainsi établi aura dans ce cas des conséquences profondes pour l’ensemble des autres pays. Nous aurons des indications sur le cours que les événements vont prendre d’ici 48 heures.

 

Source: http://russeurope.hypotheses.org/1065

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 14:20

Le parlement de Chypre a refusé hier le soit-disant "plan de sauvetage" européen après le tollé dans l'île provoqué par l'annonce de la taxation des dépôts bancaires chypriotes qui l'incluaient. «Chypre appartient à son peuple», «Un peuple uni ne sera jamais vaincu», scandait la foule.  En contrepartie d'un prêt de 10 milliards d'euros de la zone euro et du FMI pour l'île au bord de la faillite,  le "plan de sauvetage" prévoyait une taxe exceptionnelle de 6,75% sur tous les dépôts bancaires de 20 à 100 000 euros et de 9,9% au-dessus. Ce projet conclu à Bruxelles en catimini samedi à l'aube, comprenait à l'origine une ponction de 6,75% pour les dépôts jusqu'à 100 000 euros mais devant le tollé provoqué par cette taxation, Chypre a finalement décidé d'exonérer les dépôts de moins de 20 000 euros. Sur l'île, les banques, fermées depuis samedi, devraient le rester jusqu'à jeudi, les autorités redoutant une ruée des clients sur les guichets pour retirer leur argent. (1)

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fb/Mario_Draghi_World_Economic_Forum_2013.jpg/220px-Mario_Draghi_World_Economic_Forum_2013.jpgL'ex-Goldman Sachs et actuel président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi, ne s'en est pas laissé compté et a décidé de répondre par la force au vote du parlement chypriote : le blocus monétaire.

 

La BCE a en effet annoncé aujourd'hui qu'elle cessait d'alimenter en liquidités les banques de Chypre tant que Nicosie n'acceptait pas le plan de sauvetage UE-FMI...

 

«Les liquidités d'urgence de la BCE ne sont disponibles que pour les banques solvables, or les banques chypriotes ne sont pas solvables tant qu'elle ne seront pas recapitalisées rapidement», a indiqué Jorg Asmussen, l'un des membres du directoire de la BCE.

 

Jamais la BCE n'avait encore brandi une telle menace. Du coup, le ministre des Finances chypriote et le gouverneur de la banque centrale de l'île n'ont pas d'autre choix que de laisser les banques être à court, et pourquoi pas à laisser ses banques faire faillite comme Islande et engager des poursuites contre les politiciens responsables de la dette.

 

Combien de temps les banques chypriotes assiégées tiendront-elles ? Cela dépendra des réserves en «cash» de la banque centrale locale qui, selon les pays, peuvent permettre de «tenir un siège» d'après les experts.

 

Plus grave : les entreprises, notamment les compagnies aériennes chypriotes ne pourront bientôt plus payer leurs factures de kérosène, faute de pouvoir faire des virements à l'étranger. Si la situation se prolonge, le blocus monétaire peut très vite se transformer en blocus économique. Du jamais vu dans l'Union européenne.(2) Elle est où la démocratie européenne au service des peuples ? On peut la chercher aux jumelles !

 

Une autre explication au déchaînement de violence de la BCE : Chypre a découvert de colossales ressources en hydrocarbures sous la mer au large de ses côtes méridionales et noué des liens avec Moscou et Pékin. 

 

 

Sources :

(1) http://www.lessentiel.lu/fr/news/story/10366652

(2) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/20/20002-20130320ARTFIG00468-l-europe-organise-le-blocus-monetaire-de-chypre.php

 

- "Chypre n'est qu'un petit laboratoire" (Jacques Attali )

- Eurozone : Racket inédit sur les comptes bancaires et moyens d'en sortir

- Bankrun à Chypre

- L'Islande réussit à sortir de la crise

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 23:59

A propos du racket bancaire sur les comptes chypriotes, Jacques Attali a expliqué le 18 mars sur Europe 1, que Chypre n’était qu’"un petit laboratoire des problèmes qui sont devant nous".

 

 

 

- Eurozone : Racket inédit sur les comptes bancaires et moyens d'en sortir

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 08:29

http://lamanifpourtous.fr/images/Logo%20LMPT24Mars.pngHier, 18 mars, la Manif pour tous du 24 mars aux Champs-Elysées a finalement été interdite par arrêté du Préfet de police de Paris portant interdiction du projet de manifestation envisagé sur les Champs-Elysées le 24 mars prochain. L'arrêté interdit également aux manifestants l'accès à la place de la Concorde, de l'Etoile et des Invalides."La Manif Pour Tous assure cependant tous les Français mobilisés que la manifestation aura bien lieu comme prévu dimanche 24 mars à Paris dans un cadre strictement légal. Elle les tiendra informés en temps réel. Notre détermination, comme la vôtre, ne fait que croître face à cette décision politique déguisée en mesure de police !"

 

Source: http://lamanifpourtous.fr/la-manif-du-24-mars/espace-presse

 

 

- Manif pour Tous 24 Mars: Le printemps français

- Entraves à la liberté de manifestation : Le gouverne-ment joue un jeu dangereux

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 15:59

Suite au bankrun chypriote, François Asselineau fait une analyse sans concession du "racket général sur les comptes bancaires" décidé en haut lieu de la Troïka, une opération destiné, avertit-il à servir de test et de "ballon d'essai" pour d'autres pays de l'Eurozone... 

 

Samedi 16 mars 2013 au matin, les dirigeants de l’Union européenne, en concertation avec les dirigeants chypriotes et le FMI, ont fini par trouver une solution. Les bailleurs de fonds (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI) ont convenu d’un plan de secours de 10 milliards d’euros dont le volet essentiel consiste en un véritable racket sur les comptes bancaires détenus par des particuliers à Chypre.

 

Le racket, qualifié de « prélèvement » ou de « taxe exceptionnelle » dans la langue de bois des dictateurs qui ont mis la main sur le continent européen, va être opéré directement par les banques chypriotes sur chaque compte bancaire de particulier. C’est-à-dire sur à peu près chaque Chypriote adulte et chaque étranger disposant d’un compte bancaire dans l’île.

Le barème du racket est le suivant :

 

1°) pour toute somme inférieure à 100 000 €, le « prélèvement » sera de 6,7 %.

Pour prendre des exemples concrets :

  • un Chypriote possédant 7000 € d’économie sur un compte à vue, ou sur un compte d’épargne, va se voir racketter (« prélever » selon la langue de bois européiste) la somme de 469 €.
  • un titulaire de plan d’épargne ayant mis de côté 40 000 € pour s’acheter un appartement se verra racketter de 2 680 €.
  • même un étudiant ou un chômeur désargenté, n’ayant en tout et pour tout que 500 € sur leurs comptes, seront rackettés de 33,50 € chacun.

2°) pour toute somme supérieure à 100 000 €, le « prélèvement » sera de 9,9 %.

Pour prendre des exemples concrets :

  • un couple titulaire d’un plan d’épargne logement ayant mis de côté 185 000 € pour s’acheter une maison se verra racketter de 15 115 €. [(100 000 x 6,7% = 6 700) + (85 000 x 9,9% = 8 415) = 15 115 €]
  • un particulier fortuné disposant de 2 000 000 € sur des comptes rémunérés, se verra quant à lui racketter de 194 800 € [(100 000 x 6,7% = 6 700) + (1 900 000 x 9,9% = 188 100) = 194 800 €]

 

Les organisateurs de toute cette opération estiment qu’elle devrait rapporter 5,8 milliards d’euros.

Il faut noter que ce  vol organisé sur les dépôts des particuliers est une mesure sans aucun précédent. Les ministres des finances de la zone euro n’avaient pas soumis la Grèce, l’Irlande, le Portugal ni l’Espagne à une telle clause. 

 

 

Le racket sans précédent organisé par l’UE, la BCE et le FMI sur l’ensemble des comptes bancaires de particuliers ouverts à Chypre obéit à trois objectifs explicites, et probablement à un quatrième objectif implicite :

  • 1°) renflouer conjointement l’État chypriote et les banques chypriotes au bord de la faillite.

Au lieu que l’État chypriote garantisse les dépôts des épargnants, il donne l’équivalent des pertes aux banques qui vont les utiliser pour rembourser leurs créanciers (parmi lesquelles il figure notamment des banques chypriotes et non-chypriotes). 

  • 2°) limiter les pertes de banques non-chypriotes qui auraient prêté à Chypre.

En évitant la faillite de l’État chypriote et des banques chypriotes, la mesure vise en second lieu à limiter les pertes de banques non-chypriotes qui auraient prêté à Chypre. Y compris, bien entendu, d’éventuelles banques françaises.

  • 3°) « sauver l’euro »

Si l’on rackette tous les particuliers qui ont des dépôts à Chypre, c’est en définitive pour que Chypre ne soit pas considéré comme “en défaut” et c’est en définitive, encore et toujours, pour prétendument « sauver l’euro ». Je rappelle néanmoins que l’euro n’est, de toute façon, pas viable sur long terme. Cette grandiose extorsion de fonds opérée sur les patrimoines des déposants chypriotes ne servira, au mieux, qu’à prolonger l’agonie… et à renflouer les banques.

  • 4°) lancer un ballon d’essai pour tester l’acceptabilité sociale d’un tel vol organisé

Cet objectif n’est évidemment pas mis sur la table par les responsables européistes. Cependant, il se murmure dans les couloirs de la Commission européenne et de la BCE que ce dispositif testé à Chypre aura valeur de test. Un tabou vient d’être brisé, qui est celui de la protection des déposants et des épargnants. Les dirigeants du monde politique et bancaire vont maintenant observer si la population chypriote va laisser ou non ce racket se produire sans réagir. C’est dire si la suite des événements va être importante.

 

UNE OPÉRATION DE RACKET VICIEUSEMENT PRÉMÉDITÉE EN FONCTION DU CALENDRIER LITURGIQUE ORTHODOXE

Comme nous l’enseignent les films et les enquêtes de police, l’organisation des grands hold-up par des gangs mafieux n’est jamais laissée au hasard. Tout y est toujours minutieusement planifié.

Il en a été de même pour cette opération de racket : son organisation et son calendrier ont été conçus de façon particulièrement vicieuse.

En effet, l’accord entre l’UE, le FMI, la BCE et les autorités chypriotes a été conclu, non pas « dans la nuit de vendredi à samedi » comme l’affirme le journal Le Monde mais dans les journées des 14 et 15 mars.

Cet accord n’a été présenté comme arraché au cours de la nuit qu’à des fins de mise en scène. C’est ce qui a permis de n’annoncer publiquement la « taxe exceptionnelle » que le samedi 16 mars au matin, afin que les habitants de l’île méditerranéenne ne l’apprennent qu’à leur réveil en ce début de week-end.

De la sorte, les Chypriotes se sont retrouvés coincés car ils ont trouvé les banques fermées lorsqu’ils s’y sont précipités pour y sortir le maximum de numéraire. Des files d’attente se sont constituées devant les distributeurs de billets mais la plupart des automates avaient déjà été mis hors d’état de fonctionnement. 

Mieux calculé encore, les Chypriotes ont également réalisé qu’ils ne pourraient pas sortir d’argent ni le dimanche 17 mars ni même le lundi 18. Car lundi est une journée exceptionnellement fermée, du fait du calendrier orthodoxe qui fixe, cette année, au 18 mars la date mobile du « lundi pur » (Καθαρά Δευτέρα en grec).

 

Le « lundi pur » est une fête mobile du calendrier liturgique orthodoxe. il se situe quarante jours avant le Samedi de Lazare, veille des Rameaux, et 48 jours avant la Pâque orthodoxe. C’est la date qui marque, après le dimanche de Carnaval, le début du Grand Carême. C’est aussi la date qui représente traditionnellement le début du printemps. À cette occasion, les Chypriotes, comme les Grecs, partent pique-niquer et consomment du pain azyme, pendant que les enfants jouent au cerf-volant.

 

L’affaire avait été parfaitement calculée et préméditée car lundi 18 mars est le jour où tombe, en 2013, le “lundi pur” de la religion orthodoxe. Les banques chypriotes resteront donc fermées jusqu’à mardi 19, ce qui offre le temps suffisant aux équipes d’informaticiens des banques d’opérer le « prélèvement » sur chaque compte au cours du week-end.

 

Dès l’annonce du racket officiel, les titulaires de comptes bancaires n’ont plus été en mesure de retirer leur argent.

 

Photo prise par un internaute chypriote samedi 16 mars au matin. L’automate de sa banque ne délivre plus d’argent et affiche le message : « Votre transaction a été annulée en raison d’un problème technique. Ce Distributeur Automatique ne permet pas de retraits d’argent pour le moment. »

 

Le « lundi pur » est une journée où l’on est censé se défaire de ses conduites pécheresses et où l’on doit faire preuve de pardon.

Toute la question est donc de savoir si les Chypriotes vont “pardonner” à leurs autorités politiques et financières le racket qui va être opéré, ce jour-là, sur leurs comptes bancaires ?

Les premières réactions enregistrées samedi ont montré que la population était sous le choc et scandalisée. Mais, aussitôt, tout l’appareil de désinformation politique et médiatique européiste s’est mis en branle pour diffuser son poison.

Dès son retour de Bruxelles, le président chypriote Nicos Anastasiades, responsable européiste “de droite” élu le mois dernier, a ainsi souligné dans un communiqué le prétendu « risque d’effondrement » du système bancaire à défaut d’accord sur un prêt pour l’île au bord de la faillite.

En prenant des airs de Tartuffe pour souligner plaintivement qu’il s’agissait d’un plan « douloureux », il a ensuite repris la sempiternelle thématique de toutes les dictatures, à savoir qu’il n’y aurait bien entendu pas d’alternative : « La solution que nous avons choisie est douloureuse, mais c’était la seule qui nous permettait de continuer nos vies sans remous. »

Comme nous l’a révélé l’exemple islandais – une île d’une taille assez comparable à Chypre -, et comme nous l’enseigne le président Ólafur Grímsson, il y a pourtant toujours une alternative : celle qui consiste à prendre le parti du peuple et de laisser les banques faire faillite.

Quoi qu’il en soit, les autorités chypriotes croisent les doigts. Elles espèrent qu’avec la complicité habituelle de la “gauche” européiste et le matraquage médiatique non moins habituel, les Chypriotes accepteront ce coup de force contre leurs dépôts et leurs économies, dans le but, proclamé, prétendument grandiose et incontestable, de « sauver l’euro ». 

Avant d’entrer en vigueur, la « taxe exceptionnelle »  doit être ratifiée par le parlement, et cela avant la réouverture des banques mardi, puisque le lundi est jour férié à Chypre. Il faut donc faire vite : M. Anastasiades a annoncé qu’il rencontrerait des dirigeants de partis politiques de l’île et qu’il se rendrait dimanche matin au Parlement où une Assemblée plénière, prévue en milieu de matinée, devrait entériner le racket.

Des appels à manifester ont été lancés, notamment par le candidat déçu aux élections présidentielles de février, George Lillikas, qui avait fait campagne contre le plan de sauvetage. Ce dernier a appelé à une mobilisation générale pour mardi, le lendemain du « lundi pur ».  

Mais ne sera-t-il déjà pas trop tard pour réagir puisque les comptes bancaires auront été déjà rackettés au profit des banques ? (1)

 


Afin d'éviter une ruée vers les guichets de retrait, les banques de Chypre resteront fermées jusqu'à jeudi 21 mars. (2)


Comme cela se pratiquait en France sous la troisième république, lorsque les régents de la Banque de France adoubaient les gouvernements. Sachez que vous ne serez pas prévenus. C'est un 15 août dans la nuit que clandestinement ; comme des voleurs dont ils seront les complices qu'une loi de spoliation sera votée par les députés et les sénateurs. Le lendemain matin, il sera trop tard.

Maintenant, il vous faut réfléchir à deux choses :

- Au moyen de protéger vos économies. Les protéger de la dévaluation, c'est un leurre que les banques et les assurance font miroiter pour vous persuader par le biais de quelques mesurettes fiscales avantageuses, de laisser vos sous là où vous les avez mis. Maintenant, il ne s'agit pas de protéger les intérêts, mais de sauver le capital. Il y a le feu à la Zone Euro, et vous devez sauver les meubles ;

- Au moyen de reprendre le pouvoir. Les Islandais l'ont fait, lorsqu'ils ont décidé de ne pas payer la dette abusive née des faillites bancaires. Personne n'est venu les envahir, il n'y a pas eu de bombardements, et l'Islande est toujours là. La nation islandaise, c'est à dire le peuple souverain, c'est exprimé et a imposé à ces élus qui ne sont que ses mandataires, de respecter sa volonté. En France, les citoyens ont repoussé en 2005 le Traité Constitutionnel Européen, en 2007 par une forfaiture, le gouvernement nanocratique, c'est acoquiné avec les prétendus socialistes pour adopter le texte rejeté par la Nation. Quand un mandataire s'arroge des droits et des pouvoirs que son mandant ne lui a pas donné, le mandant peut demander justice à un tribunal. (3)

 

Note de Christroi. En France, et compte tenu de l'histoire de la "représentation" dans ce pays, lorsque le peuple sera réellement "souverain" c'est que l'Oligarchie aura été renversée et que le système factice, mensonger et oligarchique de la dite "représentation" par têtes (élection) aura été remplacé par un système de représentation plus sincère, par exemple par poids des corps de la nation (4), un peu comme en Islande en ce moment... (5) La voie du retour de la croissance et la sortie de crise sera alors enfin devant nous ! (6)

 

Sources:

 

(1) http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/racket-general-sur-les-comptes-132528

(2) http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/03/18/chypre-veut-proteger-les-petits-epargnants-de-la-taxe-sur-les-depots-bancaires_1850037_3234.html

(3) http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/escroquerie-giganteste-a-chypre-132516

(4) http://christroi.over-blog.com/article-contre-le-nouvel-ordre-mondial-en-finir-avec-la-revolution-iiie-partie-109470526.html

(5) http://christroi.over-blog.com/article-les-islandais-se-prononcent-sur-une-nouvelle-constitution-ecrite-par-des-gens-ordinaires-111486293.html

(6) http://christroi.over-blog.com/article-l-islande-reussit-a-sortir-de-la-crise-116180292.html

 

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- Contre le Nouvel Ordre mondial : en finir avec la révolution (IIIe partie)

- Les Islandais se prononcent sur une nouvelle Constitution écrite par "des gens ordinaires"

- L'Islande réussit à sortir de la crise

- Bankrun à Chypre

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 08:03

Devant l'ampleur de la dette à rembourser aux banques, le gouvernement a décidé de taxer les dépôts bancaires jusqu'à 10%... Après l'annonce de cette mesure, inédite en Europe pour l'instant, samedi 16 mars, les Chypriotes faisaient la queue devant un distributeur automatique de la Laiki Bank, à Lanarca. Ils se précipitaient pour retirer leurs dépôts bancaires.

 

Les Chypriotes ont tenté de retirer leurs avoirs. D'abord aux distributeurs, vidés en quelques heures. Puis, ils ont tenté leur chance en ligne. Mais en vain! La banque centrale chypriote avait ordonné aux établissements du pays de suspendre toutes les opérations de virement par Internet. Les détenteurs de comptes se sont retrouvés face à des écrans grisés inaccessibles, dans l'impossibilité de récupérer leur argent.

 

«C'est du pillage, du vol! Ma mère de 81 ans, n'a que 1 000 euros sur son compte épargne, pourquoi lui amputer? Ce n'est pas comme cela que le problème de la dette sera résolu!» s'insurge Stefanos, un cadre informaticien qui a passé le week-end enfermé chez lui, devant son poste de télévision et sur Internet.

 

Cette taxe exceptionnelle concerne les comptes chypriotes comme étrangers. Elle permet à l'Europe et au FMI de réduire la facture du sauvetage à 10 milliards d'euros au lieu de 17 milliards d'euros prévus. Le nouveau président, Nicos Anastasiades, qui s'était engagé à préserver les dépôts des épargnants, doit désormais assumer cette potion amère imposée par les créanciers. Après avoir renoncé à réunir le Parlement en session extraordinaire ce dimanche, il s'est exprimé dimanche soir. Dans un premier temps, le chef de l'État chypriote a recommandé de voter le plan estimant qu'il n'y avait pas d'autre alternative à ses yeux. Avant de demander un assouplissement des mesures de l'Eurogroupe. «Je partage totalement le mécontentement causé par une décision difficile et douloureuse», a-t-il déclaré dans un discours télévisé.

 

Dans l'opinion publique, c'est le choc et la consternation. Certains accusent l'Allemagne de vouloir «détruire» le statut de l'île, d'autres appellent à se mobiliser devant les banques à la première heure mardi matin, lundi étant un jour férié. Face à la pression, les autorités songeaient ce week-end à retarder l'ouverture des banques à mercredi ou jeudi.

Le parlement chypriote doit se réunir ce lundi après-midi pour voter le plan de sauvetage. Ce qui doit être une formalité pour le gouvernement s'annonce comme une séance à haut risque, alors que certains élus de la majorité dénoncent un chantage inacceptable de la part de l'UE et du FMI. 

 

La cure imposée à Chypre par ses créanciers publics pourra-t-elle éviter un soulèvement social ? Le bankrun et la révolte chypriote feront-ils taches d'huile ?

 

Source: http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2013/03/17/20002-20130317ARTFIG00205-les-chypriotes-vont-devoir-payer-de-leur-poche.php

 

. La BCE organise le blocus monétaire de Chypre (20 mars 2013)

. Mensonge du siècle : "sauf accident majeur, cette opération n'aura pas de coût pour le contribuable" (François Fillon) 

. Banksters : le vol du siècle

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 23:58

La République islamique pourrait se doter d'une arme nucléaire "dans un peu plus d'un an", a déclaré hier le président américain Barack Obama dans une interview à la télévision israélienne.

"Notre objectif est de nous assurer que l'Iran ne possède pas une arme nucléaire susceptible de menacer Israël ou de déclencher une course aux armements dans la région, ce qui serait extrêmement dangereux", a expliqué M.Obama.

Dans le même temps, il a de nouveau plaidé en faveur d'une résolution diplomatique du problème iranien, sans toutefois exclure d'autres options.

"Si nous pouvons le régler diplomatiquement, ce sera une solution plus durable. Sinon, je continuerai à conserver toutes les options sur la table", a indiqué le président américain.

 

Source: http://fr.rian.ru/world/20130315/197804040.html

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 23:56

 

Les Champs Élysées ou rien !

 

Un coup de gueule d’Éric Martin*

 

Les Champs Élysées ou rien ! Ras-le-bol de cette Préfecture de Police aux ordres du Gouvernement qui annonce aujourd’hui, que « pour des raisons tenant à la préservation de l’ordre public » (l’argument tarte à la crème qui ne veut rien dire, d’autant plus déplacé que ce n’est pas le NPA mais des Français bien élevés qui manifestent le 24…), la Manif pour Tous ne pourra pas « emprunter un itinéraire passant par les Champs-Élysées ».

 

La Préfecture de Police montre les muscles, elle joue la bonne princesse en rappelant dans son communiqué qu’elle reste « ouverte au dialogue ». En fait, elle inverse les rôles. Si elle ne veut pas que tout finisse beaucoup plus mal que nous l’aurions tous souhaité initialement, elle va devoir nous laisser manifester sur les Champs-Élysées. Car, même face à « seulement » 350 000 personnes, elle ne peut rien. Strictement rien. Et comme cette Méga-Manif pour Tous devrait rassembler beaucoup plus de monde (le nombre de TGV réservés atteint les 10 contre 5 pour le 13 janvier…), la Préfecture va devoir se rappeler qu’en France, c’est le peuple qui décide, pas la police ni le Gouvernement. Que ceux-ci n’existent et n’agissent que parce que nous le voulons bien et avec notre argent. À un million, il n’y a pas besoin de lancer des pavés pour avancer, forces de l’ordre devant ou pas.

 

Alors, le 24, je manifesterai pacifiquement. Car les amoureux des libertés (dont celle de circulation) sont pacifiques. Mais attention, ils ne se laisseront pas agresser, par quiconque. Les amoureux des libertés, dont je suis, considèrent qu’ils disposent d’un droit à l’autodéfense quelle que soit la menace ou son auteur et que l’État n’est JAMAIS légitime à le restreindre. Le 24, donc, je manifesterai. Sur les Champs, pas ailleurs. Et je prendrai ma tente, des fois que la fête se prolongerait.

 

Les choses doivent être claires : je n’accepterai jamais la dénaturation du mariage par l’État, ne serait-ce que parce que le mariage ne lui appartient pas – il n’a pas attendu l’État pour exister - et quelques heures au commissariat (je rigole rien qu’en pensant au million d’interpellations que devrait réaliser la Préfecture, pour rester dans sa logique stupide), une garde à vue ou une amende sont bien peu de choses à côté de ce que je suis prêt à endurer pour défendre le mariage. Pas vous ? D’ailleurs, s’il persiste à vouloir gazer et rafler des personnes âgées et des enfants devant les caméras, le Gouvernement ne tiendra pas la journée. Ce serait la cerise sur le gâteau, vous ne trouvez pas ? Alors, le 24, tous sur les Champs !

 

*Éric Martin est le rédacteur en chef des Nouvelles de France.

 

Source: http://www.ndf.fr/poing-de-vue/14-03-2013/les-champs-elysees-ou-rien#.UUJSizc6eRc

 

De son côté, dans un communiqué de ce jour, la Manif pour tous annonce : "La Manif Pour Tous s’est rendue à quatre reprises à la Préfecture de police de Paris et s’est prêtée à de nombreux échanges téléphoniques avec ses représentants. Elle s’étonne de cette manière peu conforme aux usages républicains employée par la Préfecture de Police qui consiste à répondre par voie de communiqué au dernier courrier qu’elle a reçu de La Manif Pour Tous, lequel proposait un itinéraire alternatif non évoqué, d’ailleurs, dans ledit communiqué, et évitant toute approche des lieux de pouvoir,

 

La Manif Pour Tous, depuis les premières manifestations qu’elle a organisées à Paris et en régions, a systématiquement fait preuve de son exigence absolue en terme d’organisation, d’ordre public et de sécurité. Pas un seul incident n’a eu lieu, y compris le 13 janvier dernier qui a vu affluer un million de personnes de toute la France.

 

Alors pourquoi évoquer l’ordre public pour interdire l’accès aux Champs Elysées ? Veut-on empêcher la mise en place d’un dispositif qui permettra de compter simplement les manifestants ?

 

De fait, depuis des mois, les autorités politiques refusent d’entendre les Français qui s’élèvent contre le projet de loi Taubira dit de « Mariage pour tous ». Les 17 novembre, 8 et 9 décembre 2012, comme le 13 janvier et 2 février 2013, le gouvernement n’a jamais pris acte de l’importance historique des manifestations. Le 12 février 2013, la Préfecture de Police de Paris a interdit le rassemblement prévu aux abords de l’Assemblée nationale. Enfin, les 700 000 pétitions déposées au CESE ont été déclarées irrecevables le 26 février dernier, heurtant ainsi des millions de Français.

 

Face à ce déni de démocratie, La Manif Pour tous a considéré que seul un rassemblement sur les Champs Elysées serait en mesure d’exprimer ce mécontentement de la manière la plus solennelle, visible, démocratique et pacifique possible.

 

Depuis 1881 et 1907, la liberté de réunion est en France une liberté fondamentale. Son champ territorial d’application est de portée générale, et la loi n’a jamais prévu de sanctuarisation de certaines zones, notamment de celle des Champs Elysées.

 

Il s’agit manifestement, une nouvelle fois, de faire taire les opposants au projet de loi « mariage pour tous ».

 

Néanmoins, il est très clair que La Manif Pour Tous, en aucun cas, n’appellera un public, qui s’annonce très nombreux, à manifester en-dehors d’un cadre légal.

 

La Manif Pour Tous étudie avec ses avocats toutes les voies de recours possibles pour que cette demande populaire d’expression démocratique soit entendue et ce, en toute sérénité.

 

Dans cette attente, La Manif Pour Tous appelle les Français à continuer à se mobiliser pour être des centaines de milliers à Paris le 24 mars prochain !

 

On ne lâche rien !"

 

 

Source: http://lamanifpourtous.fr/la-manif-du-24-mars/espace-presse

 

Add. Christroi, 15/03/2013. Communiqué de ce jour de la Manif pour tous : En l’absence de tout arrêté préfectoral d’interdiction, la Manif pour Tous prévue le 24 mars est autorisée. Contrairement à ce qu’a titré la presse, la Préfecture de Police ne l’a pas interdite.

 

Source: http://lamanifpourtous.fr/la-manif-du-24-mars/espace-presse

 

Add. Christroi, 19/03/2013. Hier, 18 mars, la Manif pour tous du 24 mars aux Champs-Elysées a finalement été interdite par arrêté du Préfet de police de Paris portant interdiction du projet de manifestation envisagé sur les Champs-Elysées le 24 mars prochain. L'arrêté interdit également aux manifestants l'accès à la place de la Concorde, de l'Etoile et des Invalides."La Manif Pour Tous assure cependant tous les Français mobilisés que la manifestation aura bien lieu comme prévu dimanche 24 mars à Paris dans un cadre strictement légal. Elle les tiendra informés en temps réel. Notre détermination, comme la vôtre, ne fait que croître face à cette décision politique déguisée en mesure de police !"

 

Source: http://lamanifpourtous.fr/la-manif-du-24-mars/espace-presse

 

 

- La crise de légitimité de François Hollande peut conduire à une crise du régime (Jacques Sapir)

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 23:32

http://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/981/files/2013/03/sapir-continental-300x200.jpgSi l’économie française connaît une chute brutale d’activité dans le cours de 2013, la perte de crédibilité du gouvernement et du Président se transformera en une perte de légitimité. Cette crise de légitimité pourrait survenir de la conjonction de trois mouvements dont on sent dès aujourd’hui la montée dans la société :une colère politique, une colère sociale, une colère issue d’un sentiment de la perte d’identité. C’est là l’hypothèse la plus sérieuse sur laquelle il convient de réfléchir, car la crise de légitimité implique une crise de régime.

 


La colère politique est facile à prévoir. Elle s’enracine sur un mécontentement allant s’approfondissant et sur le fait que ce dernier ne peut, en théorie, trouver de solution d’ici 2017. Ce mécontentement est redoublé du fait qu’une partie des électeurs qui font partie du socle traditionnel de la gauche s’estime flouée par la politique actuelle du Président et du gouvernement. Ceci est visible dans les sondages récents où le recul de François Hollande est le plus important dans les catégories qui l’ont le plus soutenu : les ouvriers, les employés, les professions intermédiaires et les jeunes. Une partie des responsables du Parti Socialiste s’en inquiète d’ailleurs. Cette déception pourrait, si elle s’enracinait d’ici les prochains mois, se transformer en un mouvement d’abstention massif lors des élections de mars 2014, modifiant ainsi brutalement les rapports de force. Mais, il convient immédiatement de dire que la droite traditionnelle n’est pas une alternative, et qu’elle est encore très peu audible sur les préoccupations de cet électorat. Voilà qui incite à penser que cette colère politique pourrait s’exprimer hors du cadre électoral, ou s’incarner dans tout mouvement rejetant d’emblée les partis traditionnels.


La colère sociale est elle aussi facilement prévisible. Elle s’exprime à la fois dans la montée de la violence sur des sites qui sont devenus emblématiques de la crise (PSA-Aulnay, Continental-Amiens) et dans une désespérance très sensible dans des milliers de petits sites où, à une échelle plus réduite, se rejoue le même drame. L’échec relatif de la mobilisation syndicale contre le projet d’accord ANI entre le MEDEF et quelques syndicats minoritaires ne doit pas faire illusion. Il n’y a eu échec que parce que l’on a proposé à des gens en colère et désespérés des formes bien trop traditionnelles d’expression de leur colère et de leur désespérance. Cet échec est avant tout celui des formes classiques de mobilisation syndicale. Notons déjà que la conjonction de la colère politique et de la colère sociale est redoutable. Le potentiel d’une explosion massive ne fait donc que se renforcer, mais cette explosion suivra des voies différentes de celles qui ont été tracées par les syndicats. Seuls ceux qui sauront s’y adapter y survivront. Cette explosion sera, selon toute vraisemblance, violente. Elle confrontera directement les organes du maintien de l’ordre (Police et Gendarmerie) au choc frontal avec cette colère. Comme ces organismes sont eux aussi travaillés, pour des raisons générales mais aussi des raisons particulières, par un fort mécontentement, nul ne peut dire quelle sera l’issue de ce choc. Si le gouvernement met en œuvre une politique directement répressive, il risque d’aggraver dans des proportions considérables la fracture politique qui se dessine. S’il tergiverse, il peut être emporté par une succession de mouvements se renforçant l’un l’autre.

 

La colère issue du sentiment de perte de l’identité est un phénomène encore plus complexe à décrypter. Elle a, bien entendu, une dimension politique, qui s’enracine dans le déni de démocratie auquel on a assisté en 2005 lors du référendum sur le projet de constitution européenne. Les partisans du « non », largement victorieux, ont été dépossédés de leur victoire, une manœuvre à laquelle François Hollande a été connivent. Les Français ont eu, à ce moment, le sentiment d’être dépossédés de la démocratie, de leur démocratie. Les gouvernants et une partie de l’opposition ont cru que ce sentiment serait passager. C’était oublier le lien très profond, enraciné dans l’histoire, qui unit en France le peuple avec le principe de la démocratie (et non nécessairement ses formes). De là date une fracture symbolique. Cette fracture s’est transformée en une facture qu’il faudra bien solder. Il n’est pas sans une certaine ironie que cette facture retombe sur François Hollande qui, en tant que dirigeant du Parti Socialiste, a beaucoup fait pour l’existence de cette fracture et de cette facture. Cette colère a aussi une dimension sociale, en ceci que le mouvement de désindustrialisation qui s’accélère aujourd’hui nous confronte à l’image d’une France qui n’est plus celle que nous connaissions, ou que nous pensions connaître : un pays fier de ses réalisations industrielles. Une partie importante de la population, qui excède de loin le nombre des simples ouvriers d’industrie, est très profondément attachée à cette image de la France. C’est ce qui explique le succès initial du Ministère du « Redressement productif ». Mais la maîtrise du verbe ne masque qu’un instant les réalités. L’importance de ce sentiment de perte de l’identité, qui peut s’incarner passagèrement dans un rejet de l’« autre », tient en ce que s’articulant avec la colère politique et la colère sociale, il va provoquer une délégitimation massive du pouvoir.

 

La crise qui s’annonce va faire voler en éclats l’idée d’une « démocratie apaisée ».

... Dès lors, le pouvoir actuel a devant lui trois options. Il peut rester « droit dans ses bottes », et supporter la totalité du choc de ces trois colères. Il est possible qu’il y survive, mais au prix d’une répression qui le fera changer de nature et se transformer en Tyrannie. Il est aussi possible, et c’est l’hypothèse la plus probable, qu’il soit brisé par cet affrontement, ouvrant alors une période d’incertitudes politiques et institutionnelles comme la France n’en a pas connues depuis 1958. Il peut chercher à dévier la lame de fond qui monte, en organisant des élections anticipées, donnant ainsi une forme d’expression dans le cadre institutionnel actuel à ces trois colères. Mais, le système électoral français est ici mal adapté. Rien ne serait pire que l’élection d’un nouveau Parlement qui ne soit pas à l’unisson des sentiments de la majorité de la population. Il peut, enfin, chercher à anticiper sur ces événements et changer radicalement de politique, apaisant ainsi la colère sociale et la colère identitaire. C’est la voie de la logique et de la raison, chose dit-on la plus mal partagée au monde…

 

Source: http://russeurope.hypotheses.org/1007

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 14:14

http://cdn.bvoltaire.fr/media/2012/05/clementine-celarie-idiote-565x252.jpgPuisque les électeurs du Front national (essentiellement la France qui souffre) ont pu être traités impunément de con par la réputée comique Sophia Aram, tirant profit de la jurisprudence inaugurée, nous nous permettons de renvoyer le compliment à la bobocratie.

 

Déjà François Hollande et l’hologramme qui lui sert de Premier ministre avaient confessé leur soumission à l’oligarchie en enterrant la promesse de campagne de Glass-Steagal Act 1 à la française, en validant le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) et le Mécanisme européen de stabilité (MES).

 

Ce printemps, Hollande a prévu d’enfoncer le clou à un endroit inattendu : sur ordre du Medef, il va tirer une balle dans la tête du CDI.

 

Expliquons-nous. Le CDI offre deux grandes garanties au salarié :

- Le salarié ne peut se faire licencier que s’il existe une cause réelle et sérieuse justifiant son licenciement ;

- L’employeur ne peut modifier unilatéralement, sans l’accord du salarié, le « socle » du contrat de travail, à savoir la rémunération, la qualification, le lieu de travail et le temps de travail.

 

Les accords de mobilité interne (article 15 de l’Accord national interprofessionnel) permettront à l’employeur de muter à sa guise les salariés concernés aux quatre coins de la France. Quant aux accords de maintien dans l’emploi (article 18), ils permettront à l’employeur de baisser le salaire des salariés et d’augmenter leur temps de travail. Au final, il ne restera du CDI que des lambeaux.

 

Et la cause réelle et sérieuse du licenciement, nous dira-t-on ? Dans le cadre d’un accord sur l’emploi, la cause réelle et sérieuse du licenciement est attestée… par l’accord même.

 

Les électeurs de gauche étaient persuadés que leur champion mènerait une politique différente de Sarkozy. Le fameux « peuple de gauche » ne se doutait pas que, trahissant toute la mythologie de son parti, de son camp, Hollande profite de la crise pour crucifier le CDI. Le peuple de gauche s’est fait grassement circonvenir.

 

Le soir du premier tour des élections présidentielles, moins d’une heure après les résultats, le complice électoral de François Hollande, donc le coauteur de l’assassinat du CDI, Jean-Luc Mélenchon, se distinguait par une déclaration incroyable sentant le coup fourré à plein nez :

 

  • « À cette heure, en conscience il n y a rien à négocier, notre engagement n’a besoin d’aucune autorisation […] Je vous appelle à vous retrouver le 6 mai, sans rien demander en échange, le 6 mai, pour battre Sarkozy. Je vous demande de ne pas trainer les pieds, je vous demande de vous mobiliser comme s’il s’agissait de me faire gagner moi-même l’élection présidentielle. Ne demandez rien en échange, seulement l’acte de votre conscience. »

 

Les électeurs de gauche n’y trouvèrent rien à redire…

 

Oui, définitivement, nous pouvons conclure que nous avons affaire à des cons.

 

Adrien Abauzit, le 10 mars 2013

 

Source: http://www.bvoltaire.fr/adrienabauzit/les-electeurs-de-gauche-sont-des-cons,13684

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