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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 08:53

Dans un article du Monde paru dans l'édition du 7.01.2007,  le mondialiste fanatique Jacques Attali nous fait des menaces très claires : si vous ne faites pas le gouvernement mondial, on déclenchera une IIIe guerre mondiale, "la même parenthèse totalitaire (1917-1989), mais avec encore plus de dommages". Jacques Attali utilise cette menace d'une IIIe guerre mondiale comme une sorte de peur inconsciente - comme pour les créations de la SDN, de l'O.N.U. ou de l'Union Européenne... - , véritable manipulation mentale pour créer le gouvernement mondial et il le dit (!)  :

La démocratie à l'épreuve du futur

 LE MONDE | 06.01.07 | 14h20  •  Mis à jour le 06.01.07 | 14h22

 Entretien avec Jacques Attali, ex-conseiller de François Mitterrand.

 

Le grand problème de la démocratie, c'est qu'aujourd'hui il n'est presque plus possible à un dirigeant d'être provisoirement impopulaire. C'est pourtant ce que doit pouvoir être un homme d'Etat qui pense au long terme. Cette incapacité à se projeter dans l'avenir risque de ne pas s'améliorer, alors qu'un peu partout on commet l'erreur de réduire la durée des mandats. Prenez l'exemple du financement des retraites, un énorme enjeu pour les prochaines décennies : la situation est catastrophique dans de nombreux pays, notamment en France.

 

... De fait, la fonction de prévisionniste connaît un discrédit quasi général. Sans doute souffre-t-elle de son utilisation par le système soviétique, qui assimilait prévision et propagande. Les entreprises, en particulier familiales, ont mieux compris que les Etats qu'il faut changer sans cesse pour durer. Paradoxalement, les nations - qui sont appelées à durer plus que les entreprises - se crispent trop souvent sur le maintien du présent et refusent de changer : l'incapacité de penser l'avenir, c'est le refus d'organiser le changement.

 

Quelles peuvent être les conséquences de cette incapacité ?

 

Les dangers à venir, notamment ceux liés à la montée générale de la précarité, n'ont pour l'instant pas de réponse. Et c'est cela qui fait peur. Cette difficulté des démocraties face à l'avenir entraînera, une fois de plus, des crispations. Les totalitarismes nationalistes ou religieux refont surface. On voit même poindre des totalitarismes involontaires. Comme dans la bouche de Nicolas Hulot, certainement un démocrate sincère, mais qui affirme qu'aucune décision ne doit être prise dans aucun domaine sans être soumise au diktat écologique. Un totalitarisme vert va-t-il apparaître ? Ce n'est pas impossible. Dans un autre domaine, je n'oublie jamais que le premier à avoir mis en application la politique des grands travaux de Keynes s'est appelé Mussolini, que le deuxième a été Hitler. Roosevelt ne fut que le troisième.

 

Quels sont, dans l'histoire, les moteurs de la prévision ?

 

Il y en a deux. Le premier est une vision mégalomaniaque du dirigeant qui veut laisser une trace : elle le pousse à réfléchir à ce qu'il est utile de faire à long terme. Comme François Mitterrand, par exemple. Il ne désirait pas seulement inscrire son nom sur un bâtiment, mais aussi savoir ce qu'on penserait de lui trente ans plus tard. Cela l'a conduit à s'entourer d'un personnel politique très jeune, car, expliquait-il, "on dira que c'est grâce à moi qu'ils sont entrés dans la carrière". Cette prémonition se vérifie aujourd'hui avec Ségolène Royal et la nouvelle génération qui est aux marches du pouvoir.

 

Le second moteur consiste à s'appuyer sur la peur pour justifier d'agir à long terme. Par exemple, la construction européenne - qui commence en 1947-1948 avec la guerre froide et se termine avec la chute du mur de Berlin en 1989 - se fait sur quatre peurs : celle du retour du démon allemand, celle du retour de la lâcheté française, celle de la puissance soviétique, et enfin celle du départ de l'armée américaine. Aujourd'hui, ces quatre peurs ont disparu et du coup la construction de l'Europe est en panne. 

 

Quelles peuvent être les solutions pour les démocraties des grands pays ? 

 

(...) Les démocraties arriveront-elles assez vite à se projeter dans l'avenir ? Rien n'est moins sûr. Le retour de la dictature est possible. Ainsi, dès aujourd'hui, l'émergence des nouvelles technologies et des techniques de surveillance menace les libertés individuelles. Il faut donc les intégrer dans une nouvelle conception du droit. Si cela n'a pas lieu, le XXIe siècle sera peut-être aussi terrible que le XXe siècle, avec la même parenthèse totalitaire (1917-1989), mais avec encore plus de dommages.

 

Un gouvernement mondial pourrait-il nous aider à penser l'avenir ?

 

Les intérêts des grandes nations sont contradictoires. Et elles ne sont tombées d'accord qu'après des crises majeures : la Société des nations est née après la première guerre mondiale ; les Nations unies après la seconde. Il ne faudrait pas que nous attendions la troisième pour mettre en place un gouvernement mondial. Le projet est assez simple - fusionner le Conseil de sécurité et le G8.

Cette solution serait légitime et représentative. Les Chinois et les Indiens y ont intérêt. Encore faudrait-il que les Européens et les Américains le veuillent. Mais là, Shakespeare, et ses luttes de pouvoir, reprend ses droits.

Propos recueilli par Laure Belot et Emmanuel de Roux

 Article paru dans l'édition du 07.01.07 

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 10:40

"Une civilisation ne prend fin que quand elle se retourne contre elle-même" 

 Mel Gibson, après les excellents Braveheart et Passion du Christ, revient avec un nouveau film,
Apocalypto (site officiel), sur une musique de James Horner, le compositeur déjà, entre autres de Braveheart, The Perfect Sorm (Tempête), Deep Impact, Patriot Games, Titanic, Legends of the Fall (Légendes d'Automne), Troie.

Il s'agit d'un très beau film de défense de la loi naturelle (loi que l'on retrouve dans toutes les civilisations, sorte de morale universelle) dans une civilisation précolombienne qui touche à sa fin car se retournant contre elle-même. Mel analyse la fin de la civilisation maya non par l'arrivée des Conquistadors, mais par une sorte d'auto-destruction : "une civilisation ne prend fin que lorsqu'elle se retourne contre elle-même."

Le parallèle de Mel Gibson avec la société occidentale et sa "culture de mort" (Jean-Paul II) semble assez évident. N'oublions pas que Mel est un ardent défenseur de la Tradition catholique (FSSPX), qu'il a une chapelle chez lui et a éduqué ses enfants dans la sainte foi catholique. Cette précision est importante vis-à-vis des nihilistes refusant de voir dans ce film un quelconque lien avec la loi naturelle ou avec notre civilisation occidentale en régression constante vers la barbarie depuis 1789, depuis qu'elle a tourné le dos à la transcendance. L'avortement, que l'on ne connait que dans les civilisations de la dite "modernité", tue des dizaines de milliers d'enfants chaque année en France, 6 millions en 30 ans... à raison de 200 000 en moyenne/an. Le génocide culturel et ethnique est en marche... 

Le film décrit aussi la sauvagerie de la dite "civilisation" des Mayas qui, cannibales, faisaient allègrement des sacrifices humains pour apaiser la colère de leurs dieux. Ce film vient donc à pic pour remettre les pendules à l'heure. Encore une fois un coup de maître. Merci Mel.

Critique du film Apocalypto, abbé Demets (FSSP) :

"Il y a dans ce film un crescendo, une avancée progressive dans le mal, qui nous plonge dans l’antichambre de l’enfer. [...] Mel Gibson veut certainement faire passer un message, lorsqu’il affirme que d’ « une étrange façon, la fin de la civilisation Maya a un parallèle avec notre civilisation aujourd’hui. » ...

Suite:
http://defidecatholica.blogspot.com/2006/12/apocalypto-dvoil.html#links

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Publié par Ingomer - dans Films
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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 22:12

05/01/2007 20:59

PARIS (AFP) - Le Conseil d'Etat refuse la distribution à Paris de la "soupe au cochon"

Le Conseil d'Etat a refusé vendredi la distribution à Paris par une association d'extrême droite d'une "soupe au cochon" aux sans-abri en annulant une décision du tribunal administratif de Paris qui l'avait autorisée.

La plus haute juridiction administrative a rejeté la demande de l'association Solidarité des Français qui voulait la suspension d'un arrêté du préfet de police du 28 décembre interdisant la distribution à Paris de cette soupe.

Saisi par l'association Solidarité des Français (SDF), organisatrice de ces distributions de soupes à base de porc, le juge des référés du tribunal administratif de Paris avait rendu mardi une ordonnance suspendant un arrêté d'interdiction pris le 28 décembre 2006 par le préfet de police de Paris.

Saisi de l'appel formé par le ministre de l'Intérieur, le juge des référés du Conseil d'Etat a annulé vendredi cette ordonnance, estimant qu'en interdisant les distributions, le préfet de police n'avait pas porté une "atteinte grave et manifestement illégale" à la liberté de manifestation.

Le juge des référés du tribunal administratif avait déjà annulé, le 22 décembre 2006, un précédent arrêté d'interdiction pris par la préfecture de police de Paris.

Devant Christian Vigouroux, juge des référés au Conseil d'Etat, le représentant du ministère de l'Intérieur, Me Jean-François Boutet, a estimé que ces distributions de soupe étaient "discriminatoires" et donc susceptibles de troubler l'ordre public.

Me Boutet a cité une phrase du site internet de SDF ("Pas de soupe, pas de dessert, les nôtres avant les autres"), ajoutant que la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) s'était émue de l'aspect discriminatoire de ces "soupes au cochon" ainsi que deux délibérations du Conseil municipal de Paris.

Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë avait demandé mardi qu'il soit fait appel de l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif concernant cette "initiative aux relents xénophobes".

Me Bruno Le Griel, avocat de Solidarité des Français, a soutenu en revanche que la requête du ministère de l'Intérieur était "irrecevable". Il a ajouté qu'"aucun fait de discrimination n'avait été rapporté" et qu'aucune association ou organisation religieuse musulmane ou juive n'avait protesté.

Me Le Griel a assuré que "lorsque des personnes musulmanes refusent de manger du porc, elles se voient proposer autre chose". Il a déclaré que "traditionnellement la soupe au lard est une soupe de pauvre" et que "ceux qui ne veulent pas manger de porc peuvent toujours aller vers des associations caritatives musulmanes".

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, s'est réjoui de la décision du Conseil d'Etat d'interdire à cette association d'extrême droite de distribuer une "soupe au cochon" aux sans-abri dans la capitale.

"Cette décision établit clairement la dimension discriminatoire d'une telle opération dont sont exclues, de fait, les personnes de confession juive et musulmane", souligne le maire de Paris dans un communiqué.

M. Delanoë rappelle que le Conseil de Paris avait adopté en juin 2004 un voeu qui demandait "que soit mis un terme à des initiatives aussi contestables" et estime que le Conseil d'Etat "livre une interprétation extrêmement claire de nos principes républicains".

M. Delanoë avait demandé mardi qu'il soit fait appel de l'ordonnance du juge des référés du tribunal administratif concernant cette "initiative aux relents xénophobes".

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M. Delanoe pourrait-il nous expliquer quels sont ces principes républicains qui interdisent la distribution de soupe au cochon en France ? Prochaine étape : la fermeture des boucheries-charcuteries ne vendant au public que de la viande de porc, horrible "discrimination" (!)... A quand une loi pour imposer aux bouchers charcutiers de France la viande hallal ? Ce pays devient infernal. Les Français sont de souche sont poursuivis, persécutés et martyrisés dans leur propre pays, traités comme des parias, par un pouvoir étranger persécuteur, apatride qui les a trahi déjà en les envoyant à la boucherie de 14-18 pour assoir sa dictature (Jean de Viguerie, Les deux Patries).

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 15:35

Via Ilys

la soupe au cochon, la soupe au lard, la soupe avec des bouts de charcuterie traditionnelle française est une provocation inacceptable ( 4 vérités du 4 janvier 2007 - France 2 - 3min40 )

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Publié par Ingomer - dans Occupation
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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 15:23

Via novopress.info

Bien que passé avec retard, le 29 décembre, le Père Noël se sera montré particulièrement généreux avec Libération auquel il a apporté l’abandon par les banques d’une bonne partie (70%) de leurs créances, d’un total de 10 millions d’euros, qu’elles détenaient sur le quotidien. Lequel bénéficiera également d’un délai de cinq ans pour rembourser les 30% de créances restantes et de dix ans pour rembourser l’Etat, créancier à hauteur de 12 millions d’euros — ce qui signifie que Libé ne payait plus depuis un sacré bout de temps impôts sur les sociétés, charges sociales et patronales, etc. se plaçant ainsi dans une totale illégalité.

Si Présent, National Hebdo ou RIVAROL se trouvaient, ce qu’à Dieu ne plaise, dans une situation aussi délicate, bénéficieraient-ils de tels “aménagements”? On peut craindre à l’inverse que ceux-ci soient exclusivement réservés aux journaux anarcho-bancaires, catégorie dont Libé est le plus brillant fleuron.

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Publié par Ingomer - dans Société
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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 15:02

Via LExpansion.com  Les Français seraient favorables à de nouvelles institutions
Dans leur immense majorité, les Français sont favorables à une modification des institutions de la Ve République. C'est ce que révèle un sondage LH2 pour 20 minutes et RMC, paru vendredi. 

28% souhaitent en changer "quelques aspects",

32% veulent la modifier "en profondeur".

23% veulent un "changement complet de régime politique". Ce qui fait une majorité de 83% pour une modification des institutions....

Seuls 7% estiment qu'il faut "laisser les choses en l'état".

La faillite de la "république" est prouvée par les faits et maintenant par les Français qui la rejettent à 83%. Les sectaires de la veuve ont du souci à se faire...

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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 14:16

05/01/2007 13:03 PARIS (AFP)

 

Les ménages français ont terminé l'année 2006 avec un moral en berne, peu convaincus par la baisse du chômage et pessimistes sur l'évolution de leur niveau de vie, mais les économistes ne tirent pas de conclusion définitive de cette déprime sur l'évolution de la consommation....

"On a beau expliquer aux Français que le chômage baisse, que l'inflation est à marée basse et que le pouvoir d'achat a accéléré au troisième trimestre, rien n'y fait: ils ont le blues", s'étonne Alexander Law, de Xerfi.

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"Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose" (Voltaire). Mais aujourd'hui, il semble que les Français disent de plus en plus NON ! Non aux chiffres bidons de l'ANPE, non à la constitution de l'Europe, non aux institutions de la république, augmentation systématique de la non participation aux prétendues "élections", etc... et ce n'est que le début.

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Publié par Ingomer - dans Economie
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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 12:58

Sur la "liberté de penser" éternelle rengaine que nous adresse les républicains, il serait bon de faire un point. Maurice Dantec donne quelques éléments de réponse dans le journal de la Commission Trilatérale (Claude Imbert), Le Point n° 1790, jeudi 4 janvier 2007, p. 76. Cela nous donne l'occasion de rappeler la pensée de quelques auteurs sur ce sujet et des enseignements pontificaux. Citations :

"On alphabétise beaucoup dans les dictatures communistes, c'est à se demander pourquoi. La liberté n'est pas un « droit ». Elle ne s'octroie pas. La Liberté est un état qui se conquiert. Aussi, la « recherche de l'autonomie humaine » n'est pas une invention de la pseudo-« Renaissance », elle date de bien avant, des Grecs, tout comme des scholastiques médiévaux. Ce qui est nouveau, avec la modernité, justement, c'est que cette « autonomie humaine » est désormais détachée de toute puissance transcendante, elle n'est plus cette « liberté au service d'une liberté plus grande », elle est désormais autocentrée et devient dès lors une niche pour tous les nihilismes idéologiques qui travestiront Dieu, sous toutes les formes possibles." Maurice Dantec in Le Point, no. 1790 Idées, jeudi, 4 janvier 2007, p. 76, Polémique, Dantec en croisade contre l'Occident maso, élisabeth Lévy  

Le Christianisme est la religion de la Liberté (conçue comme ACTE DE VOLONTÉ PURE) illuminée par la Grâce. L'athée est "immoral" au sens où il se sépare aussi bien de la vie que de l'esprit et que, de fait, il les sépare l'un de l'autre, son "immoralité" recoupe un refus de toute transcendance (liberté surnaturelle/loi naturelle) qui serait supérieure à sa petite autonomie individuelle, un refus du Monde Créé ("tabula rasa" révolutionnaire), un refus de toute éthique articulée sur la foi. Il est tout bonnement pathétique, à l'image de l'époque." Maurice G. Dantec, via le Forum catholique

"la liberté de penser et de publier ses pensées, soustraite à toute règle, n'est pas de soi un bien dont la société ait à se féliciter; mais c'est plutôt la source et l'origine de beaucoup de maux. La liberté, cet élément de perfection pour l'homme, doit s'appliquer à ce qui est vrai et à ce qui est bon." Léon XIII, Immortale Dei, 1888  

"Ce qui ne répond pas à la vérité et à la loi morale n'a objectivement aucun droit à l'existence, ni à la propagande, ni à l'action". Pie XII, Allocution Ci riese du 6 décembre 1953.

"Il n'y a pas d'espoir pour ces sociétés qui abandonnent le culte austère de la vérité pour l'idolâtrie de l'esprit. Derrière les so­phismes viennent les révolutions, et derrière les ré­volutions les bourreaux". Donoso Cortès, Essai sur le catholicisme, etc., p. 8 et 9 cité in Mgr Gaume, Traité du Saint-Esprit, 1865, troisième édition, Gaume et Cie Editeurs, 3 rue de l'Abbaye, tome II, Paris 1890, p. 427. 

"Le terme « liberté de conscience » est d'abord un terme équivoque. Ce n'est pas une invention des modernes, quoi qu'on en pense. Cette liberté-là l'Ancien Régime la respecte. Le fameux Chevalier de la Barre par exemple, dont le procès pour blasphème défraya la chronique au XVIIIème siècle, on ne lui reprochait pas ce qu'il pensait, mais ses provocations extérieures. L'adage de droit français est traditionnellement le suivant : Foris ut mos est, infus ut libet. Ut tibet ! Comme on veut […] je ne suis pas d'accord avec la Constitution de 1958, qui, à l'instigation de Pierre Pfimlin, maire de Mulhouse, avait fait de la surenchère par rapport à celle de la IVème République : « La France est une République laïque (...) Elle respecte toutes les croyances » est-il indiqué. Mais la République n'a pas à respecter toutes les croyances, même si elle doit respecter tous les croyants." Emile Poulat - Propos recueillis par l’abbé G. de Tanoüarn, Nouvelle revue Certitudes - avril-mai-juin 2003 - n°14.

Un prétexte au service de la Secte : "Voyez ce que la secte fait elle-même pour empêcher la vérité de désiller les yeux du peuple. Par-tout où les adeptes règnent, demandez ce que c'est aujourd'hui que cette liberté de penser, de parler & d'écrire." Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire, Hambourg 1799, t. V, p. 289-291.

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Publié par Ingomer - dans Christ-Roi
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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 12:08

Publié le 05 janvier 2007 à 11h53

Prison/Rouen : cannibalisme "très probable"

Les auto-accusations de cannibalisme du détenu meurtrier d'un autre détenu à la maison d'arrêt de Rouen sont finalement "très probables" après l'achèvement de l'autopsie du corps qui a montré l'absence de certains organes, a affirmé ce matin le procureur de la République de Rouen.

(Avec AFP).
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Publié par Ingomer - dans Société
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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 13:00
 
Un "homme de centre droit". C'est ainsi que Jean-Marie Le Pen se qualifie dans un entretien à Paris Match paru jeudi. "On dit que Jean-Marie Le Pen est un extrémiste, que c'est l'extrême droite pour disqualifier mon message. C'est faux, je suis un homme de centre droit", déclare le président du Front national.

Rappelant qu'il appartenait en 1958 au Centre national des indépendants et paysans (CNIP) d'Antoine Pinay, il explique : "J'étais du centre droit. Je défendais les mêmes idées que maintenant." "Ce n'est pas moi qui me suis déporté vers l'extrême droite, c'est le corps politique français qui s'est déplacé vers la gauche", poursuit M. Le Pen, qui s'efforce depuis plusieurs années de "normaliser" son image.

Le président du FN affirme, en outre, être proche du général de Gaulle, malgré deux points de divergence. "Il aurait dû faire la réconciliation des Français après la guerre : Pétain était le bouclier, lui, l'épée. Et puis, nous avons été en désaccord sur la question de l'Algérie française, plus d'ailleurs sur la méthode que sur le fond". "Mais sur le reste, sur une certaine idée de la France, de sa spécificité, je ne suis pas en désaccord avec lui. Dans ses réflexes patriotiques, je suis assez gaulliste. Le dernier peut-être", assure-t-il.  

A la question "Pourriez-vous gouverner ?" Jean-Marie Le Pen répond : "Pourquoi pas !" "Il y a un certain nombre de hauts fonctionnaires et de personnalités qui, sur mon conseil, se tiennent dans une relative obscurité, qui sont prêts à gouverner avec moi", explique le candidat frontiste, présent en 2002 au deuxième tour de la présidentielle.  

Elu, le dirigeant du FN commencerait "par demander un audit général de la situation française parce qu'il me semble que la plupart des données fondamentales ne sont pas connues" et préparerait l'avènement d'une "république référendaire" afin "d'associer étroitement" le peuple français aux décisions. En revanche, il affirme qu'il ne prendrait "aucune" mesure discriminatoire s'il accédait à l'Elysée.

A quatre mois de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen "n'écarte pas l'hypothèse" d'une nouvelle candidature de Jacques Chirac. Entre Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, il explique "tout à trac" qu'il choisirait le second en cas de deuxième tour où il ne figurerait pas. En revanche, il refuse de se prononcer entre le candidat de l'UMP et Ségolène Royal. "Cela dépendra des circonstances et des engagements qu'ils prendront sur un certain nombre de questions", explique-t-il, jugeant les deux candidats "outrageusement médiatisés".

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Publié par Ingomer - dans Politique
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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 11:41

Via le forum catholique
Dans une interview exclusive accordée à "La Documentation catholique", le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'État de Benoît XVI, considère que l'Europe ferait une erreur en se fermant à la Turquie, même si ce pays pourrait appartenir à un deuxième cercle

Oui à la Turquie en Europe, même si elle pourrait n’appartenir qu’à un « second cercle ». La position du Saint-Siège est cette fois claire, sans ambiguïté, comme elle n’avait jamais encore été exprimée si nettement à ce niveau. Ce n’est pas Benoît XVI qui parle, mais son bras droit, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État.

Pour sa première interview en français depuis sa nomination à ce poste le 15 septembre, il a choisi La Documentation catholique, bimensuel édité par Bayard , dont le numéro du 7 janvier 2007 inaugure une nouvelle formule.

Certes, explique ce salésien devenu homme clé du Vatican, l’Église catholique n’a pas de « pouvoir particulier pour favoriser l’entrée de la Turquie en Europe ou y opposer un veto ». Mais, ajoute-t-il, « il semble bien que l’Europe sans la Turquie ne bénéficierait plus de ce pont entre l’Orient et l’Occident que la Turquie a toujours été au cours de l’Histoire ».

L’ancien archevêque de Gênes sait de quoi il parle : « La Turquie est depuis longtemps un partenaire de l’Europe. Ainsi, la République de Gênes entretenait de bonnes relations avec les Turcs, et c’est pour pouvoir commercer avec eux que l’Angleterre a acquis la bannière de saint Georges des mains des Génois afin d’entrer dans les ports ottomans. »

Une intégration "par cercles concentriques"
Autres arguments, plus actuels, avancés par l’homme d’Église : « Aujourd’hui, la Turquie connaît un système de laïcité particulier et un régime qui tend vers plus de démocratie. Il est de l’intérêt de l’Europe de l’aider à être une véritable démocratie pour consolider toujours plus un système de valeurs. Laisser la Turquie hors de l’Europe risque en outre de favoriser le fondamentalisme islamiste à l’intérieur du pays. »

Sur un plan très concret, le cardinal Bertone estime que « l’intégration à l’Europe peut se réaliser par cercles concentriques, avec un premier cercle des pays historiquement européens, actuellement réunis dans la zone euro, et un deuxième niveau pour ceux qui en sont plus éloignés ».

Cette interview, recueillie après le voyage de Benoît XVI en Turquie (28 novembre-1er décembre 2006), a l’avantage de clore un débat quant à la position précise de l’Église catholique sur ce dossier épineux. Il avait été rouvert par l’élection du cardinal Ratzinger au siège pontifical, car, en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le futur pape s’était publiquement opposé à l’entrée de la Turquie en Europe. Et, plus récemment, lors de ce voyage, avec les déclarations du premier ministre turc Erdogan.

Les polémiques de Ratisbonne relèvent "de l'archéologie"
À peine sorti d’un entretien en tête à tête avec le pape à l’aéroport d’Ankara, l’homme politique avait affirmé en effet devant les caméras que Benoît XVI était d’accord pour l’entrée de la Turquie en Europe. Cela avait laissé sceptiques plus d’un observateur, vu les intérêts du gouvernement turc dans cette affaire.

Un aspect que n’élude pas le cardinal Bertone dans cette interview : « La rencontre avec M. Recep Tayyip Erdogan n’était pas prévue mais attendue. D’un point de vue de politique intérieure, il était à l’évidence de l’intérêt du premier ministre turc de rencontrer le pape. En cela il a fait preuve d’une grande sagesse politique. Ce contact a été très positif et procure aux Turcs une bonne carte de visite pour l’entrée de la Turquie en Europe. »

Autre point fort de cet entretien, le commentaire du plus proche collaborateur du pape sur la controverse de Ratisbonne qui a suivi le discours de Benoît XVI dans l’université de cette ville le 12 septembre dernier (pour consulter notre dossier "Benoît XVI et l'islam", cliquez ici) : « Les clarifications données par le pape ont permis de comprendre son intention limpide de poursuivre, à partir de son discours de Ratisbonne, un débat sur la foi et la raison. Il ne s’agissait pas du tout d’une polémique avec les musulmans, qu’il n’a pas stigmatisés. D’ailleurs, quelque temps après, des intellectuels et des dirigeants musulmans l’ont bien compris. Le rôle de l’Église dans le dialogue interreligieux est bien reconnu au-delà du cadre de l’Église elle-même. (…) Pour quelques observateurs, après le voyage du pape en Turquie, “les polémiques au sujet de Ratisbonne relèvent donc de l’archéologie”. »

L'Eglise travaille au dialogue au Proche-Orient
Enfin, parmi d’autres sujets dont la question de l’unité des chrétiens, l’actualité du Proche-Orient et du Liban apparaît aux yeux de celui qui supervise la diplomatie du Vatican comme « un enjeu majeur de 2007 ».

S’il confirme que l’Église catholique souhaite qu’une « conférence internationale » se réunisse sans tarder – « il est plus urgent que jamais d’obtenir au niveau international un résultat, si petit soit-il, pour débloquer la situation » –, le cardinal révèle que l’Église « active tous les canaux possibles, y compris avec les chrétiens non catholiques de cette région, pour créer les plates-formes de dialogue et de convergence sur des objectifs précis ».

Cette livraison de La Documentation catholique propose aussi un portrait du cardinal Tarcisio Bertone – les portraits feront désormais partie des rubriques de cette nouvelle formule – et, bien sûr, l’intégralité des textes prononcés par Benoît XVI lors de son voyage en Turquie.

Jean-Marie GUENOIS

La Documentation catholique, n° 2371 du 7 janvier 2007. Le numéro : 5 €.

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Notre commentaire : Nous sommes tous contre l'entrée de la Turquie dans l'Europe, cette entrée est un non-sens quand on sait que l'Europe s'est construite contre l'islam conquérant des Arabes d'abord, puis des Turcs. On va nous rétorquer que les Français, les Allemands, les Anglais se sont également fait la guerre durant des siècles... Alors, s'ils veulent la Turquie, qu'elle rentre, cela ne fera jamais que précipiter l'implosion du grand machin...

En 2005 déjà, ils ont eu un avertissement très clair avec le non des Français au referendum, les eurolâtres ont senti le vent du boulet passer. Et ce n'est que le début : malgré la propagande étatique et le matraquage quotidien, les Français commencent à comprendre ce qui leur arrive. Mais le résultat du referendum n'a pas eu l'heur de plaire à nos sectateurs "démocrates" eurolâtres puisque ils envisagent, avec un mépris inouï pour le vote populaire, de le contourner par d'autres processus "constitutionnels"... (Vive la "démocratie" !...)

A la fin, dans tous les cas, la destruction de la société est au bout. Mais n'est-ce pas le but recherché ? Il n'est pas sûr par contre que cela se termine par la reconstruction (maçonnique) de société idéale, "démocrate" et "libre"... On ne tue pas un peuple impunément.

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Publié par Ingomer - dans Europe
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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 18:04

Mgr Cattenoz, évèque d'Avignon annonce la sortie de son projet de charte pour l'enseignement catholique

Via e-deo.net

Plus d'infos sur le site Liberté Politique où le livre sera vendu.

Un enseignement catholique vraiment catholique, non plus vaguement catholique, tel est l'enjeu d'une telle charte !

En voulant «replacer le Christ au centre de l’école catholique», Mgr Jean-Pierre Cattenoz opère un virage qui fera date, quand bien même l’archevêque mesure les difficultés, et l’immense effort à entreprendre de la part de toute l’Église de France : vis-à-vis d’elle-même, du corps enseignant et de l’Éducation nationale.

Pour commencer, l’archevêque évoque le contexte culturel dans lequel s’insère l’enseignement catholique : sentiment d’impuissance sur les événements, consumérisme, «cathophobie», sécularisation, relativisme, montée de l’islam... Dans ce contexte, Mgr Cattenoz remarque que le caractère propre de l’enseignement catholique est ambigu, mal défini. Dans les établissements catholiques la proposition de la foi est insuffisante, voire absente. En revanche, on y trouve souvent une logique de compétition propre à l’entreprise.

Dans ces conditions, le caractère propre se réduit au plus petit dénominateur commun, à un consensus sur des valeurs évangéliques fluctuantes, un humanisme chrétien au contour flou. Les valeurs qui sont au fondement de la plupart des projets pédagogiques sont la tolérance, la solidarité, l’ouverture aux autres ou à l’universel. Elles relèvent toutes d’un humanitarisme bon teint davantage inspiré de la philosophie des Lumières que de la rencontre avec le Christ. En phase avec cette Modernité, la proposition de foi est donc le plus souvent indigente, peu religieuse, syncrétique. Elle véhicule même selon Mgr Cattenoz de véritables hérésies.

Cette édulcoration du caractère propre des écoles catholiques porte en germe leur disparition ou leur intégration totale dans le service public. Le prélat appelle donc à repenser le caractère propre des établissements catholiques et à refonder leur enseignement sur de nouvelles bases.

[...] Interrogé par l’hebdomadaire Famille chrétienne (n. 1648) sur les vieux démons de la guerre scolaire, il répond sans détours : «Ne craignez-vous pas de faire un bond de cent ans en arrière ?», il répond : «…ou peut-être de cent ans en avant ! En tout cas, je ne suis pas prêt à renoncer à ma foi en Jésus Christ. À force de faire un catholicisme mou, on n’aura bientôt plus de catholicisme du tout ! J’ai passé quinze ans de ma vie en Afrique à annoncer Jésus-Christ. Je ne vois pas pourquoi maintenant que je suis à Avignon, je ferais autrement.» Le projet de Mgr Cattenoz est en effet clairement missionnaire.

Pour lui la question n’est pas de mettre l’enfant au centre de l’école, comme on peut l’entendre dire souvent, mais d'y mettre Jésus-Christ. Car l’enfant ne trouve sa véritable dimension qu’en étant mis en relation avec le Christ. Dans cet esprit, l’enseignement catholique est à la fois une institution de formation générale et une structure d’apprentissage de la vie dans le Christ.


L’archevêque sera-t-il suivi ? «Il est vrai,déclare t-il encore dans “Famille chrétienne”, que le recrutement devient de plus en plus difficile. Il va falloir se battre. Et pour moi c’est là qu’il faudrait que la Conférence épiscopale soit prête à se battre. Il faut travailler dans nos relations avec le gouvernement, à pouvoir garder une certaine liberté, à ne pas être étouffé par une embauche que l’on ne maîtrise plus du tout. Bref, réfléchir pour que l’enseignement catholique garde vraiment un caractère propre.»

[...] Pour réformer le système sans le dynamiter, il est nécessaire que les évêques s’investissent eux-mêmes dans l’administration de l’enseignement catholique au lieu de le déléguer à des laïcs aussi techniquement compétents soient-ils, mais trop souvent porteurs d’un projet différent du leur. Cela suppose que la Conférence des évêques de France évolue dans son fonctionnement et se donne de nouvelles priorités.

Or la culture du consensus et du compromis a contribué à édulcorer le fameux “caractère propre” de l’enseignement catholique. La conférence épiscopale de France donne l’impression d’avoir perdu la main. L’heure vient peut-être où sous la charitable pression de nouveaux évêques comme Mgr Cattenoz, certains blocages qui entravent le dynamisme missionnaire de l’Eglise de France peuvent sauter.

Depuis son élection, Benoît XVI appelle les catholiques à sortir du compromis avec la pensée dominante et de la soumission aux contraintes exercées par les autorités temporelles. Parmi les priorités «non négociables» se trouve la liberté d’éducation des parents. En proposant à l’enseignement catholique d’échapper à la facilité, Mgr Cattenoz met en œuvre le redressement auquel nous invite Benoît XVI. À sa manière la charte de l’archevêque d’Avignon est un fruit de l’encyclique programme Deus et Caritas et du discours de Ratisbonne.

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 17:37

Via novopress.info

La ville de Grenade, dernier bastion musulman d’Espagne, redevient catholique. Le sultan Boabdil se rend mettant fin à sept siècles de présence musulmane en Espagne. Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille font leur entrée dans la ville. La campagne militaire lancée depuis 10 ans contre les musulmans en vue de reconquérir les terres catholiques espagnoles, la “Reconquista”, est terminée.

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Publié par Ingomer - dans Histoire
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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 17:23

Via altermedia.info

Tirant le bilan de certaines affaires récentes, le père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale a déclaré : « C’est un certain monde laïciste qui refuse ces symboles [de Noël], ce ne sont pas les musulmans », en présence du pape Benoît XVI et de la curie romaine.

Voir aussi notre article "Les attaques contre noël"

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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 12:01

Hommage à Sainte Geneviève, Patronne de paris, aujourd'hui à 19H, Marche aux flambeaux

 

 


Sainte geneviève par Anne Bernet

 


"Depuis l'an 451 et l'invasion hunnique, Pris, quoique doté d'instances municipales, ne se gouvernait que par le bon vouloir et les conseils avisés de la vierge Geneviève, une consacrée aujourd'hui presque septuagénaire. Fille d'un officier franc romanisé et d'une Gallo-Romaine, Geneviève était née vers 420 au village de Nanterre, où ses parents possédaient de vastes domaines. A sept ans, la fillette s'était vouée au Christ, au grand dam de ses père et mère dont elle était l'unique et tardive héritière. Mais, confortée dans sa vocation par les évêques
Loup de Troyes et Germain d'Auxerre, Geneviève avait triomphé des obstacles et, ses parents morts alors qu'elle atteignait vingt ans, s'était établie à Paris, auprès d'une tante, et avait fondé une maison réservée aux vierges consacrées, nouveauté encore peu répandue en Gaule. De ce jour, les ennuis de la jeune fille avaient commencé.

Par définition, Geneviève avait tout pour déplaire à ses nouveaux voisins. Elle était jeune, jolie, intelligente, indépendante, en possession de la fortune familiale, protégée par les plus hautes instances de l'Eglise des Gaules, occupait, par droit de naissance et comme le prévoyait la loi dans le cas d'une fille unique, les fonctions civiles qui avaient été celles de son père, mais, par celui-ci, justement, elle était une étrangère, une Barbare, une ennemie. Ce qu'avaient décrété les notables parisiens lorsqu'ils s'étaient avisés de l'ascendant grandissant de "la Franque" sur leurs épouses et leurs filles. Nombreuses, en effet, étaient les adolescentes qui décidaient, à la suite de Geneviève, de prendre le voile, quitte à détruire de très savantes combinaisons matrimoniales voulues par leurs familles. Accusée de saper l'autorité des pères, la consacrée eût connu de très gros ennuis si Germain d'Auxerre n'était intervenu pour la protéger. Les différends s'étaient calmés un temps, et, forte de ses soutiens, de son argent, de son influence dans les conseils, Geneviève était même parvenue à faire entreprendre l'édification d'une basilique somptueuse sur la tombe du premier évêque de Lutèce, Denis, martyrisé dans la persécution de Dèce, en 250.

Sa réputation s'étendait bien au-delà de la cité lorsque, en 451, Attila était entré en Gaule, et, après avoir dévasté Metz, avait chevauché vers Paris. Frappées d'épouvante, les autorités municipales avaient alors pris la décision misérable de ne pas défendre leur ville et d'en ouvrir les portes au Khan. Tout le monde savait que les Messins avaient péri pour avoir eu l'audace de résister à l'envahisseur, et c'était d'ailleurs pour dissuader le reste de la Gaule de se défendre que le Hun s'était livré à un pareil massacre…

Les édiles s'apprêtaient à voter cette décision lorsque Geneviève, qui siégeait dans leurs rangs, s'était levée, et, seule, avait déclaré qu'il ne fallait pas rendre Paris sans se battre… Fille d'officier supérieur, pétrie des traditions militaires de sa famille, elle répugnait à une pareille lâcheté. Personnalité en vue, elle connaissait mieux que d'autres les impératifs stratégiques et politiques du moment et savait combien chaque heure gagnée serait précieuse pour Aetius alors occupé à rassembler toutes les troupes disponibles. De la résistance, et du sacrifice éventuel, du plus grand nombre de cités possibles sur la route d'Attila dépendaient tous les espoirs de salut des Gaules et de l'Occident. Le khan le comprenait aussi puisque, constatant que l'évêque Loup n'entendait pas se rendre, il venait de renoncer à assiéger Troyes et préférait aller de l'avant.

Geneviève, peut-être informée de ce fait, avait donc de bonnes raisons de croire que le danger était relatif, mais ses explications n'eurent pas l'heur de rassurer ses concitoyens que la peur rendait méchants et qui parlaient de lapider "la Barbare", accusée d'être la complice d'Attila

Geneviève disait pourtant tenir de Dieu l'assurance que les Huns épargneraient Paris, mais nul parmi les hommes présents n'inclinait à la croire. Ils prenaient leurs dispositions afin de livrer la ville…, et, pour les plus prudents d'entre eux, afin de la quitter, lorsque, renonçant à les convaincre, la consacrée s'était adressée à la population féminine et s'en était fait entendre. Les Parisiennes avaient décrété qu'elles défendraient leur ville (!), seules s'il le fallait, et que si leurs maris et leurs pères prétendaient la quitter, ils partiraient sans elles et sans leurs enfants (!) Et, tandis que les hommes chargeaient les chariots de l'exode, les femmes allèrent s'enfermer dans le baptistère Saint-jean-le-Rond dont elles refusèrent de sortir.

La suite, personne ne l'avait oubliée. Les Parisiens, qui n'étaient pas couards au point de partir en abandonnant leurs familles, avaient fermé leurs portes et pris la garde aux remparts. Ce que voyant, Attila, pressé comme Geneviève l'avait compris, n'avait pas insisté et choisi de filer directement vers Orléans, pareillement défendu par l'évêque Aignan. Paris était sauf.

Et Geneviève auréolée d'un charisme de prophétesse, en était devenue l'âme en même temps qu'une sorte de gouverneur sans titre mais redoutablement puissant.

Childéric avait entretenu avec elle des rapports aimables, affectueux même. Geneviève ne reniait pas ses origines franques, pas plus qu'elle ne cachait sa joie de voir le peuple de son père prendre tant d'importance en Gaule. Mais cet enthousiasme se tempérait beaucoup dans la mesure où le roi salien s'entêtait à demeurer fidèle aux dieux germaniques. Et, tout en câlinant les quatre enfants princiers, la religieuse exprimait fort nettement son désaccord avec Childéric sur ce point; elle n'estimait pas possible une entreprise des Francs sur la Romania tant qu'ils ne seraient pas tous, comme l'avait fait son propre père, convertis au catholicisme. Toute intégration, toute fusion avec les Gallo-Romains, passait obligatoirement par les eaux du baptême.

Et Childéric tardant à le comprendre, Geneviève s'était ingéniée à garder Paris et ses environs en dehors de sa zone d'influence (Paris fermait ses portes tant que le roi franc ne devenait pas catholique).

En 487, et malgré le rescrit de Zénon, Clovis avait eu droit exactement au même traitement (!) Et, quand il avait essayé du blocus pour contraindre la ville à l'accueillir, Geneviève avait pris en personne la tête d'une flotille qui, par la Seine, avait rapporté de Rouen des vivres en suffisances pour soutenir un siège. Clovis s'était incliné.

Mais ne pas tenir paris constituait pour lui plus qu'un revers ou une humiliation personnelle : l'inaccomplissement d'un rêve d'enfant. Et ce rêve eût été assouvi s'il avait simplement accepté de se convertir (on devait revoir Paris résister à Henri IV jusqu'à sa conversion). Il n'avait pas accepté d'en passer par là, et, en 491, Paris lui était toujours interdit…" (Anne Bernet, Clotilde, Épouse de Clovis, Pygmalion, Bergame 2005, p. 76-79.)

 

 

Biographie de sainte Geneviève par Mgr Guérin

"Le village de Nanterre, près de Paris, vit naître sainte Geneviève, vers l'an 422. Elle n'avait que sept ans, lorsque saint Germain, évêque d'Auxerre, allant avec saint Loup, évêque de Troyes, combattre l'hérésie de Pélage, dans la Grande-Bretagne, s'arrêta à Nanterre. Geneviève se trouvait avec ses parents dans la foule qui se pressait autour des deux évêques. Saint Germain la discerna et prédit qu'elle serait chérie de Dieu et illustre par la sainteté de sa vie. Il lui demanda si elle voulait se consacrer à Dieu; Geneviève répondit, avec une modestie charmante, que c'était son unique désir. l'évêque alors entra dans l'église, et, au milieud es chants et des prières, il imposa les mains à la pieuse enfant et la consacra au Seigneur; puis il lui donna une pièce de cuivre, sur laquelle était gravée la figure de la croix, en lui prescrivant de la porter à son cou, au lieu des parures, qui ne conviennent pas à une épouse du Christ. Après la mort de ses parents, Geneviève se retira à Paris chez sa marraine. Elle ne tarda pas à avoir le don des miracles; elle prophétisa en beaucoup de circonstances,  notamment à l'approche d'Attila, roi des Huns, le fléau de Dieu, qui, à la tête de six cent mille Barbares, promenait la dévastation et la mort à travers la Gaule. Les habitants de Paris (Lutèce) voulaient fuir, en emportant ce qu'ils possédaient; la sainte les exhorta à ne pas abandonner leurs foyers, et leur promit, de la part du Ciel, que leur ville ne serait pas prise. L'évènement justifia cette prédiction; Attila respecta Paris et fut chassé bientôt de toute la Gaule. ... Les rois sous le règne desquels elle vécut l'eurent en grande véénration et elle obtint d'eux plusieurs actes de clémence. Clovis, notre premier roi chrétien, à sa requête, délivrait les prisonniers, secourait les pauvres, bâtissait des églises, entre autres celle de Saint-Pierre et Saint-Paul-sur-le-Mont, qui porta depuis le nom de Sainte Geneviève, pour avoir été le lieu de sépulture de la sainte et le théâtre de ses miracles. Geneviève vécut dans le jeûne, la prière et les bonnes oeuvres jusqu'à l'âge de quatre-vingt-neuf ans : sa mort arriva en l'année 512. Paris l'honore comme sa Patronne et ne l'invoque pas en vain dans les calamités publiques." (Mgr Paul Guérin, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Editions D.F.T., Argentré-du-Plessis 2003, p. 7-8.)

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Publié par Ingomer - dans Musiques
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3 janvier 2007 3 03 /01 /janvier /2007 11:10

Le Vatican rappelle l'obligation de l'habit ecclésiastique

Des évêques répondent qu'il y a plus urgent que des affaires de chiffon, mais ne faut-il pas provoquer une véritable prise de conscience devant les séminaires vides et les nombreuses paroisses moribondes : la consécration et la piété ne sont plus visibles ?

Directoire pour le ministère et la vie des prêtres de 1994, paragraphe n° 66 :

66. Obligation de l'habit ecclésiastique

Dans une société sécularisée et qui tend au matérialisme, où les signes extérieurs des réalités sacrées et surnaturelles disparaissent souvent, on ressent aujourd'hui particulièrement la nécessité que le prêtre — homme de Dieu, dispensateur de ses mystères — soit reconnaissable par la communauté, également grâce à l'habit qu'il porte, signe sans équivoque de son dévouement et de son identité de détenteur d'un ministère public.(211) Le prêtre doit être reconnu avant tout par son comportement mais aussi par sa façon de se vêtir, pour rendre immédiatement perceptible à tout fidèle et même à tout homme (212) son identité et son appartenence à Dieu et à l'Église.

Pour cette raison, le prêtre doit porter «un habit ecclésiastique digne, selon les normes indiquées par la conférence épiscopale et selon les coutumes locales légitimes». (213) Cela signifie que, lorsque l'habit n'est pas la soutane, il doit être différent de la manière de se vêtir des laïcs, et conforme à la dignité et la sacralité du ministère. La coupe et la couleur doivent en être établies par la conférence épiscopale, toujours en harmonie avec les dispositions du droit universel.

A cause de leur incohérence avec l'esprit de cette discipline, les pratiques contraires ne peuvent être considérées comme des coutumes légitimes et doivent être supprimées par l'autorité compétente.(214)

Sauf des situations totalement exceptionnelles, ne pas utiliser l'habit ecclésiastique peut manifester chez le clerc un faible sens de son identité de pasteur entièrement disponible au service de l'Église.(215)

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Publié par Ingomer - dans Liturgie
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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 20:05

L'exécution de Saddam Hussein est une faute, par Nicolas Sarkozy

 
Article paru dans l'édition du 03.01.07.

 

En rouge, nos commentaires .

"... Le fait que Saddam Hussein ait été jugé par un tribunal irakien est déjà un exploit en soi dans les circonstances dans lesquelles se trouve plongé le pays."

Un tribunal d'islamistes chiites que Saddam avait réussi à contenir avec le seul régime laïc de la région et surtout un tribunal de collabos.

"Rappelons que l'Irak n'a fait la découverte que depuis quelques mois des élections libres, d'une Constitution librement consentie, d'un gouvernement de coalition, de la délibération parlementaire et d'une justice indépendante, mais surtout qu'il est le lieu d'une guerre civile particulièrement sanglante."

Des "élections libres", une "Constitution librement consentie" après 17 années de guerre ? C'est une blague ? Les élections libres ont amené au pouvoir des clients des Américains qui feront des affaires sur le dos du peuple irakien et avec l'argent du pétrole irakien. Combien de morts civils (embargo), dont beaucoup d'enfants, pour assoir la belle démocratie ? Certainement bien plus que ceux attribués à Saddam. Enfin, qui a suscité la "guerre civile particulièrement sanglante" pour renverser Saddam Hussein ?

"C'est aussi un exploit parce que l'accusé se trouve être celui qui a asservi ses concitoyens par l'assassinat et la terreur pendant plus de trente ans, et dont se revendiquent encore les terroristes (je ne peux pour ma part appeler "résistants" ceux qui posent quotidiennement des bombes au milieu des civils)."

Et les armes chimiques utilisées par les Américains en Irak, au Vietnam, des terres de dizaines de kms rendues stériles et acculant les populations à la famine...

Et surtout, que dire de jacques Chirac alors et de son ami de trente ans ?? Que dire du RPR et de Jacques Chirac, son président à l'époque, qui fit des voyages chez son ami Saddam Hussein et alla jusqu'à lui offrir une centrale nucléaire que les Juifs (dont SarKözy serait "le candidat naturel des électeurs juifs" selon un article de Libération du lundi 4 décembre 2006) s'empressèrent d'ailleurs de détruire. Sarközy, chef du parti UMP, successeur du RPR, parti historique de ce même Jacques Chirac..., à présent vient nous expliquer que Saddam Hussein était "le pire des hommes" !! Qu'est-ce que c'est que ces clowns ?! Quelle hypocrisie ! Le silence complice de Jacques Chirac sur ce point est assourdissant !

"J'aurais aimé saluer le fait qu'à travers ce procès hautement symbolique l'Etat irakien se soit approprié des éléments qui contribuent essentiellement à sa souveraineté, comme un système judiciaire indépendant et professionnel ou une police démocratique et intègre."

Un "système judiciaire indépendant" ?? C'est une blague ? L'Irak n' a jamais connu de toute son histoire une justice aussi asservie au vainqueur américain.

La condamnation à la peine capitale et l'exécution du condamné m'en empêchent. Je suis opposé à la peine de mort. C'est pour moi une question de principe. Je crois que le monde doit continuer à cheminer vers son abolition totale."

On abolit aussi l'avortement alors ? Avortement qui en France a fait, en trente ans aussi..., à raison d'une moyenne de 200 000 / an, un génocide de six millions de bébés....

 Et, en l'occurrence, bien qu'il s'agisse d'un des grands criminels de l'Histoire, j'estime que l'Irak se serait grandi en n'exécutant pas celui qui l'a tant fait souffrir."

Bush avec l'embargo et les famines provoquées ne l'a peut-être pas faite souffrir ?

 Je souhaite ardemment la stabilisation de l'Irak. Mais, pour moi, la stabilisation en profondeur de cette région passe par la promotion des valeurs démocratiques."

On y est ! C'est la fameuse croisade de la démoncratie et de la Liberté !

"Enfin, je déplore profondément que Saddam Hussein, le dictateur qui avait plus de sang sur les mains que quiconque au monde, n'ait pas eu à comparaître pour ses autres crimes."

Nous, nous attendons que Bush et ses affidés soient jugés pour les siens de crimes bien plus nombreux que ceux de Saddam.

"Je regrette que justice n'ait pas été rendue aux Kurdes, dont les souffrances ont été indicibles, et dont le massacre au gaz de 5 000 civils dans la bourgade d'Halabja en 1988 n'aura été qu'un événement atroce parmi de nombreux autres. Je regrette que justice n'ait pas été rendue aux chiites, qui subirent en 1991 une répression barbare de la part de la garde républicaine irakienne - d'ailleurs sous le regard impassible de la communauté internationale."

Nous nous regrettons les millions de bébés assassinés dans les démocraSSies occidentales au nom de la "Liberté" et du "droit à disposer de son corps" ou du "droit de choisir"....

"Il est difficile de réconcilier les différentes composantes d'un peuple au sortir d'une dictature. Mais cette tâche me paraît d'autant plus malaisée lorsque la lumière n'est pas faite sur le passé."

Qui a atomisé le peuple irakien en exacerbant les communautés, en montant les minorités chiites contre la majorité sunnite ? La lumière devra être faite sur cette énième révolution.

"L'exécution de Saddam Hussein, le pire des hommes, est une faute."

La mise hors d'état de nuire des "démocrates", les pires destructeurs de toute société, est une justice et une oeuvre de salut public !

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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 16:31

Via le site de Jacques Vassieux

Le Front national a estimé samedi que “l’élimination physique de Saddam Hussein est pire qu’un crime, c’est une faute”.

Le FN a affirmé que la pendaison de l’ancien dirigeant irakien est “une faute lourde dont la responsabilité retombera sur le monde occidental considéré par le monde arabe comme l’organisateur de cette justice de vainqueur”.

L’impitoyable blocus américain de plus de dix ans a fait beaucoup plus de morts chez les civils irakiens que n’en a fait Saddam Hussein, qui était l’allié et même l’ami des dirigeants occidentaux”, a assuré le FN qui juge qu’”à cet égard, le silence de Jacques Chirac est véritablement assourdissant”.

Enfant irakien victime de l'embargo

[...] L’exécution de Saddam Hussein a d’ores et déjà suscité de nombreuses réactions de la communauté internationale. Le président américain, George W. Bush a estimé que de la mort de Saddam Hussein était une « étape importante » pour l’Irak sur le chemin de la démocratie.

(Source:
http://www2.dw-world.de)

Ce que j'en pense :

Quelques mois après la mort – l’assassinat ? – de Slobodan Milosevic dans les geôles d’un pseudo TPI, c’est un nouveau symbole de la résistance à l’impérialisme américain que les instances judiciaires inféodées aux USA ont exécuté.
Le Raïs Saddam Hussein a été pendu le 30 décembre à l’aube.

Comme toujours depuis plus de quarante ans, lorsqu’il s’agit de tuer les leaders politiques opposés aux intérêts de l’oncle Sam, les motifs sensés justifier l’exécution sont les « crimes contre l’humanité » et le « rétablissement de la démocratie ». En effet
l’empire néolibéral américain ne sera satisfait que lorsque l’ensemble du moyen orient sera devenu « démocrate », libéral, marchand, et pour finir, soumis aux états unis et à leur conception du moyen orient.
Malheureusement, cette vision de la politique internationale faisant des USA les combattants de la liberté, partis en Irak pour libérer le peuple oppressé d’un tyran fasciste supposé soutenir le terrorisme islamiste, est largement acceptée par l’opinion publique occidentale. La propagande de Big Brother a porté ses fruits.
Il importe donc de récapituler certains faits.

Adhérent du parti de la renaissance arabe – le Baas – depuis 1957, Saddam Hussein devient rapidement l’une des principales figures du mouvement et participe à la prise du pouvoir de celui-ci en 1968. Nationaliste et progressiste, il
a farouchement combattu l’intégrisme religieux d’une frange de la population chiite favorable à l’établissement d’une République Islamique, lui opposant un état irakien laïque, garantissant les droits des citoyens et spécialement des femmes, un défi majeur pour un pays du moyen orient.

Curieusement c’est pourtant au nom de la guerre contre le terrorisme islamiste que les Etats-Unis, sans se soucier des résolutions de l’ONU, ont attaqué l’Irak en 2003 et renversé le régime du Raïs. Bravant les principes juridiques qui proscrivent l’ingérence et le recours à la force dans les relations internationales, les USA ont ainsi bombardé le seul état laïc de la région au nom de la « prévention » et de la lutte contre l’intégrisme religieux.

Les conséquences furent désastreuses : dégâts matériels considérables accentuant la pauvreté du pays déjà frappé par l’embargo américain, commencement d’une guérilla sanglante mêlant les forces de la coalition, les sunnites et les chiites, et dont les principales victimes sont civiles.
En outre, les USA ont ici révélé l’incohérence et/ou l’hypocrisie de leur politique, car en renversant le régime baasiste de Saddam Hussein, les armées de la « liberté » ont dégagé la voie aux milices religieuses chiites qui imposent désormais leur loi dans les rues, n’hésitant pas à châtier ou assassiner ceux qui ne respectent pas leur credo. Etrange manière de combattre l’intégrisme que de favoriser indirectement ceux qui souhaitent voir naître en Irak une république Islamique.
Nous aurons tous compris que cette guerre était en fait destinée à « sécuriser la région » et à maintenir l’hégémonie Israélo-américaine au moyen orient. Il s’agissait également de détruire le nationalisme arabe du Baas et de s’emparer des ressources pétrolières.

Suite à sa capture en décembre 2003, un "procès" dont le verdict était bien entendu déjà fixé allait commencer.
Le fait déterminant qui conduisit Saddam Hussein à la potence fut le massacre de 148 chiites et le bombardement d’Halabja, une ville kurde en 1988.
Pour autant qu’un tel acte soit absolument répréhensible, certains faits méritent une fois encore d’être rappelés à l’opinion publique occidentale et aux politiques vassales des Etats-Unis.

- Les américains ont instrumentalisé la guerre opposant l’Iran et l’Irak, encourageant un jour les révoltes chiites, puis le lendemain favorisant Saddam Hussein, causant ainsi plusieurs milliers de morts militaires et civils.
- L’embargo décidé par les USA et leurs complices contre l’Irak est responsable d’un nombre incalculable de victimes civiles suite aux famines et maladies.
- L’utilisation d’armes chimiques qui lui fut reprochée
reste une spécialité américaine ; que ce soit au cours de la première guerre du golfe ou lors de l’invasion de 2003, l’utilisation de ce type d’arme, notamment du phosphore blanc, est la cause – et le sera encore – d’une mortalité infantile importante et de l’apparition de malformations.
- les bombardements multiples de 2003 ont aggravé le bilan des morts civils dont les états unis sont responsables. Par ailleurs l’ampleur des dégâts a mis à bas l’économie irakienne, accentuant ainsi la paupérisation de la population.

Ainsi donc les Etats-Unis sont responsables d’un nombre de morts considérable, bien plus important que celui dont fut déclaré coupable Saddam Hussein.
Nous attendons donc que les divers tribunaux internationaux ou nationaux rendent la justice en ce qui concerne les criminels de guerre yankee, plutôt que mettre un point d’honneur à démolir ceux qui refusent la domination américaine planétaire.
Avant de partir, l’ancien Raïs a adressé à son peuple une lettre, lui demandant de ne pas confondre le peuple américain et ses dirigeants corrompus.
Par cette exécution, les Etats-Unis ont engagé la responsabilité de l’ensemble de l’occident aux yeux de l’Irak et du peuple arabe en général, qui ne manquera pas de réagir et de juger à son tour l’Oncle Sam et ses valets. De plus, le fait que cette exécution ait eu lieu le jour de l’Aïd El Kebir constitue indéniablement une provocation à l’encontre du monde arabe, et plus généralement à l’égard du monde musulman. De nouveaux conflits sont donc à prévoir.

Saddam Hussein est mort dignement ce matin du 30 décembre 2006...
Pour voir la vidéo de la pendaison de Saddam Hussein
Cliquez sur le lien suivant :
http://www.dailymotion.com/hopto/video/xvxgi_saddam-hussein-a-ete-pendu

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Notre commentaire :

Le pire dans cette histoire, c’est que les américains et les sionistes parviennent à manipuler l’opinion mondiale pour lui faire croire qu’ils n’y sont pour rien dans l’exécution de Saddam, mais que ce sont les vilains chiites irakiens qui l’ont pendu.... Peut-être, mais à qui obéissent ces chiites ? Ces chiites irakiens ne sont que des pantins collabos aux ordres. De la même façon que les américains ou anglais qui ont fait cette guerre d’Irak ne sont que les larbins exécuteurs des basses manoeuvres que les maîtres du monde ne sauraient accomplir... Vont pas se salir les mains vous comprenez, c’est impur ! Faisons faire le sale boulot par les "chrétiens" !... (Entre parenthèse, ce sont des armées protestantes, non catholiques qui sont allées en Irak. La distinction est très importante car la confusion est entretenue volontairement par ceux que vous savez.)

Dernière remarque : les "démocrates", une fois de plus auront sorti leur arme secrète en Irak : jouer les minorités (chiites) CONTRE la majorité (sunnite), atomiser et diviser, puis sur les ruines et les décombres, prendre le pouvoir (ou y installer un Etat-client même si islamiste), se le partager et le conserver. Important de noter ce phénomène car c’est le système que l’UMPS applique en France, l'arme secrète du "diviser pour mieux régner" que les révolutionnaires applique depuis 1789.

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1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 16:05

(Via dici.org, thomatique)

On l’accusa alors de faire de la politique ;

et Dieu sait si ce n’est pas un crime bien au contraire, de faire la politique de Jésus-Christ et de susciter des hommes politiques qui utilisent tous les moyens légitimes, même légaux, pour chasser de la cité les ennemis de Notre Seigneur Jésus-Christ !1

les faits parlent d’eux mêmes :

ce que la monarchie française n’avait pas réussi à faire, la démocratie l’a réalisé : cinq révolutions sanglantes (1789, 1830, 1848, 1870, 1945), quatre invasions étrangères (1815, 1870, 1914, 1940), deux spoliations de l’Eglise, bannissements des ordres religieux, suppressions des écoles catholiques, et laïcisations des institutions (1789 et 1901), etc...

Pourtant, diront certains, le pape Léon XIII demanda le "ralliement" des catholiques français au régime républicain3 (ce qui, entre parenthèses, provoqua une catastrophe politique et religieuse). D’autres critiquent du reste cet acte de Léon XIII en le qualifiant, ainsi que son auteur, de libéral. - Je ne crois pas que Léon XIII fût un libéral, ni, encore moins, un démocrate. Non : il crut simplement susciter une bonne combinaison politique pour le bien de la religion en France ; mais il est clair qu’il oubliait l’origine et la constitution irrémédiablement libérales, maçonniques et anti-catholiques de la démocratie française.

L’idéologie démocratique
Issue du postulat libéral de l’individu-roi, l’idéologie démocratique se construit ensuite logiquement : les individus passent à l’état social par un pacte conventionnel : le contrat social, qui est, dit Rousseau, une "aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté" . De là viennent :
— la nécessaire souveraineté populaire : le peuple est nécessairement souverain, il ne tient son pouvoir que de lui-même, et il le garde même après qu’il ait élu ses gouvernants.
— l’illégitimité de tout régime qui n’a pas pour base la souveraineté populaire ou dont les gouvernants assurent recevoir leur pouvoir de Dieu.
De là par conséquent, en pratique
— la lutte pour l’établissement universel de la démocratie.
— la "croisade des démocraties" (dernier exemple en date : la "croisade de la démocratie et de la Liberté en Irak" selon les mots de Bush au début de la IIe guerre d'Irak) contre tout régime qui fait référence à l’autorité divine, qualifié alors de régime" sacral" ," absolutiste" . A cet égard, le traité de Versailles de 1919, qui supprimait les dernières monarchies vraiment chrétiennes, fut une victoire libérale, précisément maçonnique4.
— le règne politique des majorités, qui sont censées exprimer la sacro-sainte et infaillible volonté générale.
J’aime à répéter à l’occasion, face à ce démocratisme qui pénètre maintenant l’Eglise par la collégialité, j’aime à dire que la majorité ne fait pas la vérité : et hors de la vérité et de la vraie justice envers Dieu et le prochain, que peut-on construire de solide ?

Condamnation de l’idéologie démocratique par les papes
Les papes n’ont cessé de condamner cette idéologie démocratique. Léon XIII l’a fait ex professo dans son encyclique Diuturnum dont je vous ai déjà parlé ;

" Bon nombre de nos contemporains, marchant sur les traces de ceux qui, au siècle dernier, se sont décerné le titre de philosophes, prétendent que tout pouvoir vient du peuple ; que, par suite, l’autorité n’appartient pas en propre à ceux qui l’exercent, mais à titre de mandat populaire, et sous cette réserve que la volonté du peuple peut toujours retirer à ses mandataires la puissance qu’elle leur a déléguée.
C’est en quoi les catholiques se séparent de ces nouveaux maîtres ; ils vont chercher en Dieu le droit de commander et le font dériver de là comme de sa source naturelle et de son nécessaire principe.
Toutefois, il importe de remarquer ici que, s’il s’agit de désigner ceux qui doivent gouverner la chose publique, cette désignation pourra dans certains cas être laissée au choix et aux préférences du grand nombre, sans que la doctrine catholique y fasse le moindre obstacle. Ce choix, en effet, détermine la personne du souverain, il ne confère pas les droits de la souveraineté ; ce n’est pas l’autorité que l’on constitue, on décide par qui elle devra être exercée"5.

Donc, toute autorité vient de Dieu, même en démocratie !
Toute autorité vient de Dieu. Cette vérité est une vérité révélée et Léon XIII s’applique à l’établir solidement par l’Écriture Sainte, la tradition des Pères, et enfin par la raison : une autorité émanée du peuple seul n’aurait pas la force d’obliger en conscience sous peine de péché6.

"Il n’est pas un homme qui ait en soi ou de soi ce qu’il faut pour enchaîner par un lien de conscience le libre vouloir de ses semblables, Dieu seul, en tant que créateur et législateur universel, possède une telle puissance ; ceux qui l’exercent ont besoin de la recevoir de lui et de l’exercer en son nom"7.

Enfin Léon XIII s’attache à montrer la fausseté du contrat social de Rousseau, qui est la base de l’idéologie démocratique contemporaine.

L’Église ne condamne pas le régime démocratique
Ce que je veux vous montrer maintenant, c’est que toute démocratie n’est pas libérale. Il y a l’idéologie démocratique, et il y a le régime démocratique ; si l’Église condamne l’idéologie, elle ne condamne pas le régime, c’est-à-dire la participation du peuple au pouvoir.
Déjà saint Thomas justifie la légitimité du régime démocratique

"Que tous aient une certaine part au gouvernement, par là est en effet conservée la paix du peuple, et tous aiment une telle organisation et veillent à la conserver, comme dit Aristote au livre II de sa Politique"8.

Sans préférer la démocratie, le Docteur commun estime que concrètement le meilleur régime politique est une monarchie dans laquelle tous les citoyens ont une certaine part au pouvoir, par exemple en élisant ceux qui gouvernent sous le monarque : c’est, dit saint Thomas, "un régime qui bien allie la monarchie, l’aristocratie et la démocratie"9.
La monarchie française d’Ancien Régime, comme beaucoup d’autres, était plus ou moins de ce type quoi qu’en disent les libéraux : il existait alors, entre le monarque et la multitude des sujets, tout un ordre et une hiérarchie de multiples corps intermédiaires, qui faisaient valoir en haut lieu leurs avis compétents.
L’Eglise catholique, quant à elle, ne marque pas de préférence pour tel ou tel régime ; elle admet que les peuples choisissent la forme de gouvernement la plus adaptée à leur génie propre et aux circonstances

"Rien n’empêche que l’Eglise n’approuve le gouvernement d’un seul ou celui de plusieurs, pourvu que le gouvernement soit juste et ordonné au bien commun. C’est pourquoi, si la justice est sauve, il n’est point interdit aux peuples de se donner telle ou telle forme politique qui s’adaptera mieux à leur génie propre ou à leurs traditions et à leurs coutumes"10.

Qu’est-ce qu’une démocratie non libérale ?
J’avoue qu’une démocratie non libérale est une espèce rare, aujourd’hui disparue, mais elle n’est quand même pas tout à fait une chimère : comme le prouve la république du Christ-Roi, celle de l’Equateur de Garcia Moreno au siècle dernier.
Voici les traits caractéristiques d’une démocratie non libérale
1. Principe premier. Le principe de la souveraineté populaire d’abord : il se limite au régime démocratique, et respecte la légitimité de la monarchie. Ensuite, il est radicalement différent de celui de la démocratie rousseauiste : le pouvoir réside dans le peuple, soit ; mais ni originellement ni définitivement : c’est donc de Dieu que le pouvoir vient au peuple ; de Dieu auteur de la nature sociale de l’homme, et non des individus-rois. Et une fois que des gouvernants sont élus par le peuple, ce dernier ne conserve pas l’exercice de la souveraineté11.
— Première conséquence : ce n’est pas une multitude amorphe d’individus qui gouverne, mais le peuple en corps constitués ses chefs de familles (qui pourront légiférer directement dans de très petits Etats, comme celui d’Appenzell en Suisse), ses paysans et commerçants, industriels et ouvriers, grands et petits propriétaires, militaires et magistrats, religieux, prêtres et évêques, c’est, dit
Mgr de Ségur," la nation avec toutes ses forces vives, constituée en une représentation sérieuse et capable par ses vrais représentants d’exprimer ses vœux, d’exercer librement ses droits"12. Pie XII à son tour distingue bien le peuple et la masse :

"Peuple et multitude amorphe, ou, comme on a coutume de dire," masse" , sont deux concepts différents. Le peuple vit et se meut de sa vie propre ; la masse est en elle-même inerte, et elle ne peut être mue que de l’extérieur. Le peuple vit de la plénitude de la vie des hommes qui le composent, dont chacun, à la place et de la manière qui lui est propre, est une personne consciente de ses propres responsabilités et de ses propres convictions. La masse, au contraire, attend l’impulsion du dehors, jouet facile entre les mains de quiconque en exploite les instincts et les impressions, prompte à suivre tour à tour, aujourd’hui ce drapeau et demain cet autre"13.

— Deuxième conséquence : des gouvernants élus, même si on les appelle, comme le fait saint Thomas," vicaires de la multitude" , le sont seulement en ce sens qu’ils font pour elle ce qu’elle ne peut pas faire elle-même, à savoir gouverner. Mais le pouvoir leur vient de Dieu" de qui toute paternité au ciel et sur la terre tire son nom" (Eph. 3. 15). Les gouvernants sont donc responsables de leurs actes d’abord devant Dieu dont ils sont les ministres, et ensuite seulement devant le peuple, pour le bien commun duquel ils gouvernent.
2. Deuxième principe : Les droits de Dieu (et ceux de son Eglise, dans une nation catholique) sont posés comme le fondement de la constitution. Le décalogue est donc
l’inspirateur de toute la législation.
Première conséquence : la "volonté générale" est nulle si elle va contre les droits de Dieu. La majorité ne "fait" pas la vérité, elle doit se maintenir dans la vérité, sous peine d’une perversion de la démocratie. Pie XII souligne avec raison le danger, inhérent au régime démocratique, et contre lequel la constitution doit réagir : le danger de dépersonnalisation, de massification et de manipulation de la multitude par des groupes de pression et des majorités artificielles.
Seconde conséquence : la démocratie n’est pas laïque, mais ouvertement chrétienne et catholique. Elle se conforme à la doctrine sociale de l’Eglise concernant la propriété privée, le principe de subsidiarité, et l’éducation laissée au soin de l’Eglise et des parents, etc...

Je me résume : la démocratie, non moins que tout autre régime, doit réaliser le règne social de Notre Seigneur Jésus-Christ. La démocratie doit quand même avoir un Roi : Jésus-Christ.

1. Ce n’est pas parce que les évêques gauchistes font de la politique socialiste ou communiste, que l’Eglise devrait s’abstenir de faire de la politique ! L’Eglise a un pouvoir, sans doute indirect, mais réel sur le domaine temporel et sur la vie de la cité. Le règne social de N.S.J.C. est une préoccupation essentielle de l’Eglise.  

2. Quotidien et mouvement politique dirigés par Charles Maurras L’Action Française luttait, sur des bases naturelles saines, contre le démocratisme libéral. On l’accusa faussement de naturalisme. Le Pape Pie XI, trompé, condamna L’Action Française. Son successeur, Pie XII devait lever cette sanction. Mais le mal était fait : 1926 marque en France une étape décisive dans “ l’occupation ” de l’Eglise par la fraction libérale, dite a catholique libérale ”.

3. Cf. Encyclique Au milieu des sollicitudes, du 16 février 1892, aux évêques et fidèles de France.

4. Cf. H. Le Caron, Le plan de domination mondiale de la contre-église, p. 22.

5. PIN. 94.

6. Elle pourrait bien contraindre par la menace des peines, mais ce n’est pas ainsi, dira Jean XXIII dans Pacem in Terris, que l’on suscite la recherche par chacun du bien commun ! L’autorité est avant tout une force morale.

7. Diuturnum, PIN. 96.

8. I II, 105, I.

9. Ibid.

10. Léon XIII, Encyclique Diuturnum, PIN. 94.

11.Cf. Diuturnum, citée plus haut et également Mgr de Ségur, La Révolution, p. 73.

12. Op. cit. p. 73.

13. Radio-message de Noël, 24 décembre 1944.

 

 

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1 janvier 2007 1 01 /01 /janvier /2007 13:44

 

Nous souhaitons à tous les lecteurs de Christ-Roi une bonne, heureuse et sainte année 2007. Et nous formons tout particulièrement nos voeux pour que 2007 marque le début du sursaut salutaire et du redressement pour notre pauvre pays que le mondialisme apatride détruit et broie. Le Christ Roi de France ! Espoir et Salut de la France.

 

Et pour bien commencer, une video : Rassemblement national, Tous derrière Jeanne et Jean-Marie !

 

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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 03:19

Sainte Geneviève

422 : Geneviève naît, dans une famille gauloise romanisée sur les bords de la Seine. Elle est baptisée et reçoit pour marraine une grande dame de Lutèce.

429 : Geneviève a 7 ans. Les évêques Loup et Germain viennent à Lutèce. Germain aperçoit Geneviève et lui demande si elle accepterait de consacrer sa vie à Dieu et donc au service de ses frères lutéciens. Geneviève accepte. Mais sa mère, têtue et colérique, se révolte et cherche ensuite à empêcher sa fille de faire grandir en elle cet esprit de service.

438 : Geneviève a 15 ans. Elle revêt la tunique des jeunes filles qui souhaitent se consacrer à Dieu et continue de vivre au milieu des siens. Son service à Dieu, elle ne le conçoit que comme un service envers ses frères. Lorsque ses parents meurent, Geneviève franchit la Seine et s’installe à Lutèce. Elle rassemble autour d’elle toutes les femmes qui suivent la même règle de vie qu’elle et organise l’aide aux pauvres, le soin des malades et l’instruction des enfants de Lutèce.

451 : la grande peur de 406 est ravivée. Les Huns, menés par Attila, sont aux portes de Lutèce. Les habitants veulent fuir la ville et la livrer, portes ouvertes, à l’ennemi. Geneviève, imperturbable, les rallient autour d’elle, les rassure, leur demande de prier et de ne pas ouvrir les portes. Certains la considèrent comme une folle ou une traîtresse qui souhaite la mort de son peuple. Mais les Huns rebroussent chemin sans tenter de prendre la cité. Pour la population Geneviève est désormais la protectrice du peuple de Lutèce.

486 : de nouveaux peuples venus de l’Est sont aux portes de Lutèce. Les Francs de Clovis assiègent la cité et affament la population. Une nuit, Geneviève prend la tête d’une flotte et ramène les bateaux chargés de vivre. Le siège se poursuit, mais plus tard Clovis, convertit au christianisme demande à rencontrer Geneviève avec son épouse, Clotilde. Une grande amitié naît entre eux et la ville devient la capitale du royaume franc.

3 janvier 512 : Geneviève meurt à Lutèce à 90 ans. Le peuple de la cité organise pour elle des funérailles triomphales et la choisit comme patronne. 

 

 La châsse contenant le tombeau de sainte Geneviève dans l'église St-Etienne-du-Mont.

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31 décembre 2006 7 31 /12 /décembre /2006 01:29

Bush disait juste avant la IIe guerre en irak qu'il s'agissait d'une "CROISADE" (entre guillemet !...) de la "DEMOCRATIE" et de la "LIBERTE" dans le monde pour apporter la "civilisation" et les "lumières" contre le terrorisme (certainement comme ils ont fait avec les Indiens d'Amérique du nord). En réalité, ils ont assassiné Saddam un jour sacré pour l'islam, "l'ait" : cela ne manquera pas d'être perçu comme une provocation chez les musulmans. Or Bush disait travailler pour la paix dans le monde..., contre le terrorisme. Qui est terroriste là ? Qu'est-ce qui se cache derrière cette nouvelle provocation ? Pourquoi l'avoir faite ? A quoi jouent-ils ? La réponse est qu'ils cherchent délibérément à faire le "choc des civilisations", prétexte pour la "croisade"... Ils jettent de l'huile sur le feu et attendent les réactions en retour pour s'ériger ensuite en arbitre et défenseur de la démoncraSSie.

Saddam a été mis à mort parce que c'était un dictateur du monde musulman. Peut-être, mais il a surtout été mis à mort parce que c'était un dictateur du monde musulman sur la route de la démocratie. Or pour Bush et ses affidés, rien ne doit arrêter la démoncraSSie en marche : il faut éradiquer les régimes non démocrates et non "parlementaires" et imposer la démoncraSSie et les droits de l'homme dans le monde entier, CONTRE les peuples s'il le faut.... Peu importe si au passage cela fait des milliers ou des millions de morts : pour eux, "la fin justifie les moyens" (principe classique de l'"illuminé" et satanique
Adam Weishaupt).

Le rais est mort en martyr d’une agression militaire étrangère qui l’a renversé de son rôle de chef d’Etat légitime puisque tous les occidentaux qui l’ont mis à mort et le condamnent aujourd’hui, ont traité avec lui durant des années "en amis" !... Il est mort LIBRE et digne (c’est ce que l'on voit sur les photos quand ligoté par des hommes encagoulés, lui se tenait droit et digne), en résistant à l'avancée mondialiste américaine et sioniste, broyeuse des peuples et des nations.

Avant même l'annonce officielle de l'exécution de Saddam Hussein, le samedi 30 décembre 2006, voici ce qu'en dit Le Pen sur son site de campagne (video à 2:25 au curseur), dans le journal de bord n°47 du jeudi 28 décembre.

Cette question : "On a appris cette semaine que Saddam Hussein serait probablement pendu le 2 janvier. Méritait-il cette peine selon vous ? "

Le Pen répondait :

"C'est une nouvelle navrante [...] Le président Saddam Hussein n’est pas un gangster, un braqueur de banque ou un voleur de poules : c’est un chef d’Etat qui a été renversé par l’intervention d’une armée étrangère, l’armée américaine et britannique dit-il et par conséquent, son jugement par un tribunal d’exception, sa condamnation, visent sans doute à éliminer le chef d’Etat avec lequel l’Occident, en particulier américain et même européen, a traité et a soutenu pendant des années [...] N'est-ce pas monsieur Chirac, on écrivait son nom à un moment donné ChIrak, tant les relations les relations que l'homme politique français avait avec avec le chef d'Etat irakien. N'est-ce pas lui d'ailleurs qui lui a vendu pour 120 ou 130 milliards d'armement et qui de surcroît lui avait donné la centrale nucléaire qui a été d'ailleurs détruite par les Israéliens. Alors je pense que ceux qui prétendent que Saddam Hussein a sur la conscience d’innombrables crimes devraient lui permettre ou devraient permettre à l'opinion de connaître l’étendue de ses crimes par une série d’incriminations. Or le fait qu’on le condamne sur un incident, certes douloureux puisque il y a eu 120 personnes de tuées, au lieu de mettre en cause l’essentiel des actions de son gouvernement prouve bien qu’il s’agit-là d’une basse manœuvre politique, il s’agit là par conséquent d’un véritable crime. Et quand on parle de crime, he bien un certain nombre de gens qui donnent des leçons de morale ne feraient pas mal de faire leur mea culpa puisqu’il est certain que la situation de l’Irak au temps de Saddam Hussein était très supérieure à celle qu’elle est devenue à la suite de l’intervention américaine".

Le Front national a estimé samedi que “l’élimination physique de Saddam Hussein est pire qu’un crime, c’est une faute”. (via novopress)

Le FN a affirmé que la pendaison de l’ancien dirigeant irakien est “une faute lourde dont la responsabilité retombera sur le monde occidental considéré par le monde arabe comme l’organisateur de cette justice de vainqueur”.

“L’impitoyable blocus américain de plus de dix ans a fait beaucoup plus de morts chez les civils irakiens que n’en a fait Saddam Hussein, qui était l’allié et même l’ami des dirigeants occidentaux”, a assuré le FN qui juge qu’”à cet égard, le silence de Jacques Chirac est véritablement assourdissant”.

RIP Saddam.

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30 décembre 2006 6 30 /12 /décembre /2006 15:55

Source : Communiqué du District de France de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X : profanation du sanctuaire marial de Lourdes

Comme à Metz en 2004, l'évêque de Lourdes autorise une profanation à La Grotte

Première "rêve-party" à Lourdes pour le Nouvel an

Dépêche de l'AFP du 27 décembre 2006 : 1ère "rêve-party" organisée dans les santuaires de Lourdes.

"Une première "rêve-party", avec concert de rock et messe dans la grotte de Massabielle, sera organisée dans la nuit de la Saint-Sylvestre aux Sanctuaires de Lourdes, a-t-on appris mercredi auprès de l'évêché de Tarbes et Lourdes.

Le thème de cette nuit festive, intitulée "La 3 D (La discothèque de Dieu)" et à laquelle sont conviés jeunes, adultes et familles, sera "Réveillons notre foi!".

"Elle débutera par un concert du groupe de rock-pop louange, Exo, avec des prix abordables" (15 euros pour les adultes), a indiqué Catherine Albrech, membre de l'équipe de préparation de cette manifestation à laquelle les Sanctuaires se sont associés.

"Le 31 décembre n'est pas une date majeure du calendrier liturgique mais elle rassemble le plus grand nombre", a-t-on poursuivi de même source en ajoutant que "cette date a été retenue pour proposer une alternative chrétienne" aux jeunes n'ayant pas de projet pour le passage à 2007.

Après le concert rock, une messe sera célébrée par Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes. La nuit se poursuivra jusqu'à 6H00 du matin par "des adorations (actions en faveur des autres) et un café nocturne, dans un esprit de convivialité", a-t-on précisé de même source."

L'apostasie silencieuse continue son travail de profanation et de démolition

Aprés l'évêché de Metz qui a organisé un Concert "électro" à la cathédrale de Metz pour attirer les jeunes le 5/11/2004, Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes, a donné son accord à une nouvelle profanation dans les sanctuaires mêmes de la ville mariale.

Ce nouveau scandale public ne doit laisser personne indifférent. Outre la prière afin de soulager la peine et l'affront faits à Notre Seigneur et à Sa Sainte Mère, le District de France vous invite à manifester votre désapprobation sévérement mais avec courtoisie auprés des autorités suivantes :

- Mgr le Nonce Apostolique :

Monseigneur Fortunato Baldelli
Nonce apostolique en France
Nonciature Apostolique
10 av Prés Wilson
75116 PARIS

Tél. 01 53 23 01 50

Adresse courriel de Mgr le Nonce

 

- Mgr Jean-Pierre Ricard

Mgr Jean-Pierre Ricard
Président de la Conférence Episcopale
183 cours de la Somme
33077 Bordeaux Cedex

Tél. 05 56 91 81 82

 Adresse courriel de Mgr Ricard

 

- Mgr Jacques Perrier

Mgr Jacques Perrier
Maison St-Paul
51, rue de Traynès
65000 Tarbes

Tél. 05.62.44.09.70

 Adresse courriel de Mgr Perrier

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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 19:14

En préconisant l’entrée la plus rapide possible de la Turquie dans l’Union européenne et en célébrant les bienfaits (à venir) d’une « gouvernance mondiale », Bernard Kouchner, invité le 3 octobre de France Inter, symbolisait parfaitement Les Espérances planétariennes. Celles qu’a dégagées dans un livre éponyme le chercheur Hervé Ryssen au terme d’une analyse serrée des ouvrages de nombreux intellectuels contemporains, marxistes ou démocrates (Alain Minc, Jacques Attali, Edgar Morin, Marek Halter, Jacques Derrida, Pierre Bourdieu, Guy Konopnicki ou encore Albert Jacquard), dont les objectifs affichés sont le métissage généralisé, la suppression des frontières et l’unification du monde, dans un discours de plus en plus débridé.  

« LE MARXISME, UN JUDAÏSME IMPATIENT »

Pour l’auteur, l’obsession mondialiste hantant les esprits cosmopolites trouve une partie de son explication dans la tradition mosaïque.

L’attente du Messie constitue en effet le point central des espérances des Juifs, mais il faut savoir que pour eux, l’ouverture des temps messianiques se confond avec l’unification du monde et la suppression des conflits sur la terre, qu’il s’agisse des guerres entre nations ou des conflits sociaux. Ici encore, les textes que nous soumet Hervé Ryssen sont très explicites (Emmanuel Lévinas, Jacob Kaplan, David Banon, etc.). Voilà pourquoi le mot « Paix » revient si régulièrement : il s’agit de promouvoir un monde où les vieilles nations auront disparu au profit d’un gouvernement mondial, seul garant de la Paix universelle, ainsi que le déclare Jacques Attali, dans son Dictionnaire du XXIe siècle : « Après la mise en place d’institutions continentales européennes, apparaîtra peut-être l’urgente nécessité d’un gouvernement mondial».

Le marxisme, bien évidemment, s’inscrit dans ce cadre religieux, puisqu’il prévoit lui aussi l’avènement d’un monde pacifié avec la disparition des classes sociales. Comme le dit justement George Steiner, « le marxisme est un judaïsme qui s’impatiente. Le Messie a trop tardé à venir… C’est à l’homme lui-même d’instaurer le royaume de la justice. » De fait, les Juifs se sont engagés massivement dans le communisme international au XXe siècle, et ont joué un rôle non négligeable dans l’idéologie marxiste, aussi bien que dans les atrocités qui ont été commises en son nom – il faut le dire.

Voilà ce que sont les « Espérances planétariennes » : c’est cette attente messianique, cette tension permanente qui conduit à agir et à militer continuellement pour hâter l’avènement du Messie. « Nous sommes les découvreurs de Dieu, le peuple-prêtre de l’humanité », fait dire Attali à l’un de ses personnages. Mais « peuple-militant » conviendrait mieux pour définir cet état d’esprit, tant il est vrai que les intellectuels, les artistes ou les cinéastes juifs ne semblent agir que dans ces perspectives planétariennes. Il est très rare que chez eux, une œuvre soit neutre. C’est précisément cette attente messianique qui donne un sens à toute cette production, dans la mesure où elle se confond avec l’unification du monde. Là est assurément l’axe porteur du judaïsme.

Ce qui ressort de tout cela, c’est que l’avènement du monde nouveau et des temps messianiques passe par la destruction du catholicisme et du monde européen traditionnel. Il faut avoir lu les travaux de Wilhelm Reich, de Marcuse et les ouvrages des “freudo-marxistes” pour comprendre jusqu’où peut aller cette rage de destruction. Le thème de la “vengeance” se retrouve d’ailleurs aussi bien dans les textes religieux du XVIe siècle que chez certains romanciers contemporains comme Albert Cohen. Ces permanences sont étonnantes. Elles traversent les siècles, se transmettent sans prendre une ride de génération en génération.

L’ARME DE l’IMMIGRATION

L’immigration est évidemment aujourd’hui l’une des armes des plus efficaces dans cette entreprise de destruction des sociétés traditionnelles.

Quand Dany-le-Rouge, maire-adjoint de Francfort, pense qu’il serait bon que « le pourcentage d’étrangers atteigne un jour le tiers de la population globale », il tient exactement le même propos que l’ancien directeur de la Banque européenne de développement, Jacques Attali, pour qui « il faudrait en effet que la part de la population étrangère naturalisée atteigne un tiers de la population globale, et la moitié de celle des villes » allemandes. « La barque est loin d’être pleine, assure encore Daniel Cohn-Bendit, elle est même trop vide. »

C’est cette « houtzpa », ce culot monumental, qui permet par exemple au philosophe Jacques Derrida d’affirmer : Il y a « beaucoup plus de place qu’on ne le dit pour accueillir plus d’étrangers », et d’ajouter : « l’immigra­tion n’a pas augmenté, contrairement à ce que l’on affirme. » Ce sont effectivement les racistes qui s’imaginent que l’immigration augmente, alors même que tous les chiffres prouvent qu’elle régresse !

C’est aussi cette « houtzpa » qui fait dire à Cohn-Bendit : « On pourrait en déduire que pour enrayer la xénophobie, le mieux serait encore d’augmenter et non de vouloir réduire le nombre d’étrangers. »

Il est en cela d’accord avec le très libéral Guy Sorman, qui déclare : « Ce ne serait donc pas la présence des étrangers qui susciterait le racisme, mais leur absence : le fantasme de l’immigré serait le fourrier de la violence, beaucoup plus que l’immigré lui-même. »

Et c’est encore Guy Sorman qui nous assure que « la France, qui comptait des centaines de dialectes, patois et langues régionales, il y a un siècle, était alors plus multiculturelle qu’aujourd’hui », assertion à rapprocher de celle de Nicolas Sarkozy le 19 septembre à l’Institut : « Aujourd’hui, la France profonde est celle des banlieues à majorité musulmane ». (voir Rivarol du 7 octobre 2005).

Le très brillant Alain Minc en arrive aux mêmes conclusions : « Le droit du sol, dit-il, risque de rendre, dans une vision à très long terme, la France plus homogène que le droit du sang l’Allemagne. »

C’est cela, la « houtzpa » : c’est cette aptitude singulière à prendre les « autres » pour des demeurés, légèrement sous-développés. Tout cela est bien naturel, si l’on considère, avec Jacob Kaplan, que « la communauté juive est, de part la volonté de D.eu, la graine qui fait germer l’humanité future… Les idées du judaïsme, poursuit-il, fortes de la puissance de la vérité et indestructibles par la violence, se répandent dans le monde pour devenir l’aliment spirituel des peuples civilisés. » Mais ne nous y trompons pas : il n’y a pas de racisme dans ce propos, pour la simple et bonne raison qu’un Juif ne peut pas être raciste.

« L’éthique du judaïsme, par définition, nie le racisme, nous explique Elie Wiesel. Un Juif ne peut pas être raciste ; un Juif se doit de combattre tout système qui voit l’autre comme un être inférieur. » Nous voilà donc rassurés !

Jean-Marc Guegan

Les Espérances planétariennes, 432 pages ; 19,90 euros franco.

Commandes à Éditions Baskerville, (SDE Domiciliations)

14 rue Brossolette, 92300 LEVALLOIS

Chèques à l’ordre de HERVE FRANÇOIS

Article paru dans Rivarol, numéro du 14 octobre 2005, reproduit avec l’aimable autorisation de madame Camille GALIC.

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29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 18:32

Les origines religieuses du mondialisme

  

(2è partie) 

A propos du livre d'Hervé Ryssen, Les Espérances planétariennes.

 

 

Entretien avec Hervé Ryssen, paru dans les revues Réfléchir et Agir N° 22 et Tabou N° 10 ( juin 2006).

 

 

 

 

 

 

La volonté d’instaurer un gouvernement mondial n’est donc pas un délire d’ « illuminés », comme le dirait Taguieff ?

HR : Il est bien certain que tout est mis en œuvre pour nous faire renier nos racines, nos traditions, notre histoire, nos familles et nos patries, afin de mieux nous faire accepter la société « ouverte » chère aux esprits cosmopolites et l’idée d’un gouvernement mondial.

 

Alain Finkielkraut a insisté sur ce point : « Le Mal, écrit-il, vient au monde par les patries et par les patronymes (10). »

 

L’homme post-moderne doit cesser de « pourchasser les traces du passé en lui-même comme dans les autres. » Son titre de gloire, « c’est d’être cosmopolite, et de partir en guerre contre l’esprit de clocher (11). »  

 

A partir de là, on peut enfin admettre l’idée d’une « confédération planétaire », comme le souhaite le sociologue Edgar « Morin » dans tous ses livres, ou mieux encore, œuvrer pour l’instauration du gouvernement mondial, ainsi que l’exprime Jacques Attali : « Après la mise en place d’institutions continentales européennes, apparaîtra peut-être l’urgente nécessité d’un gouvernement mondial. » (Dictionnaire du XXIe siècle).

 

Tout cela, bien évidemment, n’empêchera pas le célèbre trappeur antifasciste Pierre-André Taguieff de s’indigner des élucubrations antisémites et de prétendre que l’idée domination mondiale est une aberration ou une « supercherie ».

On ne peut nier cependant que les juifs ont connu d’atroces persécutions au fil des siècles. Comment eux-mêmes expliquent-ils leurs malheurs ?


HR : C’est probablement le chapitre le plus étonnant de la question. Sur ce point, là encore, les explications sont tous concordantes et reposent la plupart du temps sur la théorie du « bouc-émissaire », qui voudrait qu’en période difficile, le gouvernement ou le peuple se retournent contre une victime toute désignée que l’on charge de « toutes » les fautes « passées, présentes ou à venir ».

Mais les principaux intéressés manifestent souvent aussi une incompréhension totale du phénomène

  

Ainsi, pour Clara Malraux (l’épouse de l’écrivain) la haine antisémite « est moins dure à supporter quand on la sait totalement et absolument injustifiée et que, de ce fait, l’ennemi se transforme en ennemi de l’humanité (12). » L’ennemi des juifs est l’ennemi de l’humanité toute entière. C’est aussi ce qu’exprime Elie Wiesel, qui écrit dans le tome 2 de ses Mémoires : « C’est ainsi et l’on n’y peut rien : l’ennemi des Juifs est l’ennemi de l’humanité… En tuant les Juifs, les tueurs entreprenaient d’assassiner l’humanité tout entière (13).»

 

En effet, tuer un juif, pour ainsi dire, par nature innocent, c’est forcément s’en prendre à toute personne innocente ou à tout autre communauté. C’est donc bien se définir comme l’ennemi de l’humanité.

 

Il y a aussi une autre interprétation, plus classique, qui se base sur l’idée que les juifs seuls se définissent comme l’humanité, les autres nations n’étant, selon une soi-disant formule du Talmud, que « la semence du bétail. »

Dans son livre intitulé Le Discours de la haine, paru en 2004, le philosophe André Glucksmann assure que « la haine des Juifs est l’énigme entre les énigmesLe juif n’est aucunement la source de l’antisémitisme ; il faut penser cette passion en elle-même et par elle-même, comme si ce juif qu’elle poursuit, sans le connaître, n’existait pas… Deux millénaires que le juif embarrasse. Deux millénaires qu’il est une question vivante pour son entourage. Deux millénaires qu’il n’y est pour rien (14). »

 

Vous l’avez compris, « le juif » est toujours innocent.

 

Là encore, ce ne sont pas de témoignages isolés, et cette attitude semble être celle d’une majorité des intellectuels juifs. Emmanuel Lévinas a aussi exprimé cette opinion, tout comme un autre philosophe juif, Shmuel Trigano pour qui le phénomène antisémite est « resté inexpliqué malgré une bibliothèque immense sur le sujet (15). »

On entend aussi souvent dire que l’antisémitisme est une maladie mentale…

HR : Puisque le phénomène est inexpliqué, et que les juifs sont innocents, le problème ne peut logiquement venir que des goys. Ecoutons ce témoignage de Yeshayahu Leibowitz, philosophe des religions, trouvé dans le livre intitulé Portraits juifs : « C’est un phénomène qui est historiquement incompréhensible. L’antisémitisme n’est pas pour moi le problème des Juifs mais des goyim (16) ! »
Dans le premier tome de ses Mémoires, Elie Wiesel écrit lui aussi : « Je n’étais pas loin de me dire : c’est leur problème, pas le nôtre (17). »

L’explication par le dérangement mental des antisémites se retrouve très fréquemment sous la plume des intellectuels juifs. Le livre de Raphaël Draï, Identité juive, identité humaine, publié en 1995, reprend cette idée : « L’antisémite prête au Juif les intentions qu’il nourrit lui-même à son endroit… La dimension psychopathologique d’une telle construction doit retenir l’attention… Les Juifs mis en scène sont des Juifs projectifs ; l’image “judaïsée” est propre au délire des antisémites (18). »

L’écrivain russe Vassili Grossman, a exprimé la même idée : « L’antisémitisme, dit-il, est le miroir des défauts d’un homme pris individuellement, des sociétés civiles, des systèmes étatiques. Dis-moi ce dont tu accuses les Juifs et je te dirai ce dont tu es toi-même coupable. Le national-socialisme, quand il prêtait à un peuple juif qu’il avait lui-même inventé des traits comme le racisme, la volonté de dominer le monde ou l’indifférence cosmopolite pour sa patrie allemande, a en fait doté les Juifs de ses propres caractéristiques (19). » En somme, vous l’avez compris, l’antisémite rejette sur les Juifs ses propres tares. A ce niveau-là, cela relève effectivement du domaine de la psychothérapie. Reste à savoir si c’est vraiment le goy qui en a le plus besoin !

 

 

notes

 

(1) David Banon, Le Messianisme, Presses universitaires de France, 1998, pp. 15-16.

(2) Edgar Morin, Un nouveau commencement, Seuil, 1991, p. 9.

(3) Jacques Attali, L’Homme nomade, Fayard, 2003, Livre de poche, p. 34.

(4) Elie Wiesel, Mémoires 2, Editions du Seuil, 1996, pp. 144, 146, 152.

(5) George Steiner, De la Bible à Kafka, 1996, Bayard, 2002, pour l’édition française.

(6) Emmanuel Lévinas, Difficile liberté, Albin Michel, 1963, éditions de 1995, p. 299.

(7) J.-L. Talmon, Destin d’Israël, 1965, Calmann-Lévy, 1967, p. 18.

(8) Pierre Paraf, Quand Israël aima, 1929, Les belles lettres, 2000, p. 19.

(9) Camille Marbo, Flammes juives, 1936, Les Belles Lettres, 1999.

(10) Alain Finkielkraut, L’Humanité perdue, p.154.

(11) Alain Finkielkraut, Le Mécontemporain, Gallimard, 1991, pp. 174-177.

(12) Clara Malraux, Rahel, Ma grande sœur…, Editions Ramsay, Paris, 1980, p. 15.

(13) Elie Wiesel, Mémoires 2, Editions du Seuil, 1996, p. 72, 319.

(14) André Glucksmann, Le Discours de la haine, Plon 2004, pp. 73, 86, 88.

(15) Shmuel Trigano, L’Idéal démocratique… à l’épreuve de la shoah, Editions Odile Jacob, 1999, p. 17.

(16) Herlinde Loelbl, Portraits juifs, L’Arche éditeur, Francfort, 1989, 2003 pour la version française.

(17) Elie Wiesel, Mémoires, tome I, Le Seuil, 1994, pp. 30, 31

(18) Raphaël Draï, Identité juive, identité humaine, Armand Colin 1995, pp. 390-392.

(19) Vassili Grossman, Vie et destin, 1960, Ed. Julliard, Pocket, 1983 pour la traduction française, pp. 456-8.

Les Espérances planétariennes, 2005, 432 pages, 26 euros et Psychanalyse du judaïsme, 2006, 400 pages, 26 euros

 

source

 

Réfléchir et Agir N° 22 et Tabou N° 10 ( juin 2006)

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