Contre-information

Mardi 24 novembre 2009 2 24 11 2009 16:03

Dans un communiqué de presse, la section Paca d'Egalité et Réconciliation (mouvement se définissant comme "antisioniste" et "anti-impérialiste") publie un article que l'on pourrait qualifier d'archétype de la manipulation mentale. Sa thématique aboutit à la société américanisée, cosmopolite et multiculturelle que ce mouvement feint de combattre... L'assimilation à outrance des musulmans qui deviennent comme par magie... des Français plus français que les Français... Curieusement, sionistes et "antisionistes anti-impérialistes" se rejoignent ... dans une même dissolution de la France.

Je cite :

"Octobre 2009, Stéphane RAVIER, l'idiot collabo du Front National, appelait à une marche contre l'islamisation pour le 6 novembre à Marseille.
Égalité & Réconciliation PACA dénonce la position du conseiller FN du 7ème secteur municipal. Qu'est-ce que l'islamisation ? Dans la bouche de Ravier, l'islamisation est l'invasion fantasmée et programmée de la France par les arabes. En réalité, c'est simplement le constat que beaucoup de français sont musulmans et qu'à moment donné, ils souhaitent pratiquer leur croyance convenablement. Or, ce que le frontiste feint de ne pas saisir, c'est que se battre contre l'islamisation, comme ses meilleurs ennemis Sarkozy et Besancenot (soit les alliés objectif du libéralisme marchand), ce n'est pas s'opposer au système. C'est même aller dans son sens." (fin de citation) Source

Autrement dit, tout Français s'opposant à l'islamisation de son pays irait dans le sens du système ! Quelle fantastique inversion ! La réalité est contraire, s'opposer à l'islamisation c'est aller à contre-sens du Gouvernement républicain démo-libéral marchand qui seul produit de l'islamisation via l'immigration et le génocide par substitution.

L'importation des immigrés (immigration, "regroupement familial") n'a pas été décidé par le grand patronat comme le répète "Egalité & Réconciliation", c'est le gouvernement de la république dite "française" qui l'a organisé, même si les grands patrons y ont trouvé un bénéfice, cette immigration a d'abord été discutée puis programmée dans les loges, et appliqué par le Gouvernement de la république dite "française". C'est le système maçonnique républicain qu'Egalité et Réconciliation feint de combattre en dénonçant le "grand patronat" comme responsable de l'immigration... Jamais les vrais décideurs ne sont désignés.

Dans un autre genre, prétextant des valeurs morales de l'islam, ce communiqué ahurissant conclue "qu'un bon musulman est forcément un bon français" ! En suivant ce raisonnement, un chinois "soumis à Dieu", "prônant des valeurs morales", "valeurs de la famille, de solidarité, de respect, du travail, etc." "des valeurs qui ne sont pas incompatibles avec la France", ferait un bon français ! Un papou ayant de bonnes valeurs fera un "bon français" ! On le voit que le raisonnement ne tient pas debout mais qu'il est dangereux car il conduit nécessairement au génocide du
peuple français par substitution.

Notons également que poussé à son terme, la vision universaliste assimilationniste républicaine d'
Egalité et Réconciliation conduit à la société multiculturelle et multiraciale universaliste, la société américanisée que feint de combattre ce mouvement dit de "résistance"... Voilà toute l'imposture de ce mouvement.

Rappelons qu'un musulman d'origine africaine ou extra-européenne sera juridiquement, un "français" de papier, un français de nationalité "française", mais il ne sera jamais un Français historique, ethnique et civilisationnel pour la première raison que l'islam ne fait pas partie de notre civilisation.

- Génocide par substitution: programmé par le Grand Orient de France, discuté dans les "clubs de réflexion" et loges maçonniques, appliqué par le gouvernement de la "république française"  
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"Nous sommes tous des enfants d'immigrés, des descendants d'étrangers"
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Eric Besson : "Il n'y a pas de français de souche"  
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Etre français, c'est quoi ?
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Histoire du peuple français

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Mardi 24 novembre 2009 2 24 11 2009 08:03
Renaissance catholique publie une réponse du démographe Jacques Dupâquier à la manipulation mentale mondialiste selon laquelle le territoire français "aurait été peuplé depuis deux millions d’années par des vagues successives qui en auraient entièrement brassé et métissé la population" et que "nous serions ... tous des étrangers ou des descendants d’étrangers." C'est faux. 

Le mythe des origines

A l’époque du paléolithique, la population totale de la France, autant qu’on puisse l’évaluer en analysant les espaces occupés et les genres de vie, n’a jamais dû dépasser 20 000 à 50 000 personnes. Quelque chose de nouveau s’est produit à partir du 6e millénaire av. JC : de petits groupes d’hommes, porteurs de techniques nouvelles —celles de l’agriculture, de l’élevage, de la poterie et d’autres encore—, se sont infiltrés dans cet espace presque vide et se sont multipliés sur place. Les uns sont venus par la voie maritime à partir du 6 e millénaire (la Corse ayant été touchée la première), les autres sont venus par la voie continentale à partir du Danube, l’est de la France ayant été concerné à partir de 4000 av. JC. En somme le peuplement s’est fait partout par multiplication sur place et reproduction différentielle.

Et ensuite ? L’idée la plus courante est que l’apport des Gaulois, des Romains ou des Francs aurait été extrêmement important, et c’est vrai qu’il l’a été sur les plans politique, linguistique et culturel. Mais, sur le plan du nombre, sur le plan démographique, je soutiens qu’il a représenté peu de chose : des équilibres se sont partout établis entre les vainqueurs et les vaincus, les contributions démographiques étant toujours à l’avantage de ces derniers.

Prenons l’exemple des Gaulois. J’ai dit plus haut que l’essor du peuplement de la France avait commencé vers 6000 av. JC, et qu’à partir du 43e siècle av. JC (au milieu du 5e millénaire), les techniques de l’agriculture et de l’élevage avaient gagné l’ensemble du territoire. Or la multiplication sur place a fait que, vers 2700 av. JC (c’est-à-dire à l’époque des dolmens et des menhirs), autant qu’on puisse en juger d’après les méthodes de la paléodémographie, la population de la France actuelle —je raisonne toujours dans le cadre des frontières actuelles, qui évidemment n’ont aucun sens pour l’époque— atteignait probablement déjà environ un million d’habitants. En 1800 av. JC, 900 ans plus tard, il y avait déjà, sur notre territoire, au moins quatre millions d’habitants.

Cet essor démographique s’est trouvé interrompu par les invasions indo-européennes dont nous ne savons pas grand chose, sinon qu’elles ont provoqué sur le moment des dévastations épouvantables. Si bien que, vers 1250 —c’est-à-dire du 13e siècle av. JC, à la fin des invasions indo-européennes— bien loin d’avoir été augmentée par ces nouveaux envahisseurs, la population de la France était retombée à un million et demi d’habitants environ. Puis l’essor reprit. Avant l’arrivée des Gaulois, il y avait sur le territoire actuel de la France environ cinq millions d’habitants, selon les estimations du Dr Biraben.

Les Gaulois n’arrivent pas d’un seul coup. Ils s’infiltrent ; ils forment de petites bandes issues de l’Europe centrale, où ils s’étaient, eux aussi, multipliés sur place au cours du millénaire précédent. Ils s’implantent successivement à partir du 8e siècle av. JC, ce sont donc des envahisseurs relativement récents. Combien étaient-ils ? Évidemment nous n’avons aucun recensement, aucun moyen de le savoir directement, mais il y a lieu de penser que le total des guerriers qui, en cinq siècles, sont entrés en Gaule, n’a pas dû dépasser 200 000 ou 300 000, c’est-à-dire qu’à la suite de la conquête, l’élément gaulois représentait probablement moins de 10% de la population ! Mais 10% qui comptaient, puisqu’ils ont réussi à imposer au vieux fond indigène de la population française la langue, les mœurs, la domination sociale et politique.

Au milieu du 3e siècle av. JC, arrivent les Belges. Ce ne sont pas des Germains, comme on se l’était imaginé, mais une nouvelle vague celtique, qui débouche par le nord, avec des conséquences absolument redoutables : un grand dérangement de la population gauloise de la mer du Nord aux Pyrénées, et l’installation d’une ethnie relativement différente au nord de la Seine et de la Somme. Puis, vers 120 av. JC, les Romains occupent la Narbonnaise : là aussi, les colons romains ne seront jamais que très minoritaires. En fait, cette immense transformation, cette acculturation de notre pays par les Gaulois, puis par les Romains n’a pas de base réellement démographique, c’est toujours le vieux fond ethnique issu du néolithique qui domine.

Quelques siècles plus tard, ce sont les grandes invasions germaniques. Là aussi, contrairement à une certaine vision apocalyptique de l’histoire, il ne s’agit pas de déversements massifs. D’abord, elles sont plus préccoces que l’on ne le croit souvent. L’Empire romain ne s’est pas effondré d’un seul coup. Tout a commencé au début du IIIe siècle, lorsque les premières incursions barbares ont contraint les Romains à abandonner le limes, c’est-à-dire la frontière fortifiée du Rhin en aval de Xanten vers 257. C’est alors que de petits groupes ethniques très réduits, les futurs Francs, ont commencé à s’avancer dans un territoire abandonné, et à se multiplier sur place.

Mais, jusqu’en 378, toutes les autres tentatives des Germains, très nombreux au-delà du Rhin, pour pénétrer dans l’Empire romain échoueront complètement. Les envahisseurs sont chaque fois massacrés, ou réduits en esclavage, ou encore installés comme colons sur d’anciennes terres. Ce sont les fameux Lètes, les barbares vaincus, transformés en auxiliaires de l’armée romaine ou en colons. Quelle est la population germanique qui s’est trouvée ainsi installée par les Romains eux-mêmes sur le territoire de l’Empire ? C’est difficile à dire : 4 à 7 % probablement (ce qui représente un apport plus considérable que celui des invasions proprement dites), mais, dans le nord de la Gaule, beaucoup plus : dans la Belgique actuelle et dans la Flandre, qui ont été dévastées au IVe siècle, peut-être 12 à 21% de la population sont dès ce moment d’origine germanique.

La grande catastrophe, c’est 406. Dans la nuit du 31 décembre 405 au 1er janvier 406, les Barbares franchissent le Rhin gelé, près de Mayence, et c’est alors une véritable ruée qui implique trois peuples germaniques représentant chacun quelques dizaines de milliers d’individus : les Vandales, les Alains et les Quades (qu’on appellera plus tard par erreur les Suèves). Cette invasion ne modifie que très peu, cependant, la démographie de la Gaule. Car ces envahisseurs n’ont fait que traverser son territoire, en saccageant tout sur leur passage. La plupart sont passés en Espagne, certains sont allés jusqu’en Afrique : seule une partie des Alains a été installée dans les pays de la Loire par Egidius (nous en avons quelques traces dans la toponymie, avec des villes ou des villages comme Alaincourt).

Les Francs n’ont pas participé à cette ruée de 406. Ils restent toujours dans le territoire qu’ils avaient occupé pacifiquement. Ils n’en continuent pas moins à progresser, en même temps d’ailleurs que s’accroît leur nombre. En 475, ils prennent Metz et Toul. En 486, la victoire de Clovis à Soissons leur ouvre le cœur du bassin Parisien et inaugure la grande aventure que nous commémorons cette année.

Quel impact auront eu, au total, les invasions barbares en Gaule ? L’effet démographique a été surtout de destruction et non pas de peuplement, à trois exceptions près.

La première de ces exceptions est celle des Francs eux-mêmes, car le territoire qu’ils avaient occupé en deux siècles sur la rive gauche du Rhin avait été préalablement complètement dévasté. S’avançant dans un territoire vide, ils l’ont peuplé et y ont imposé leur langue. Nous pouvons suivre d’une manière approximative ce peuplement franc par la limite linguistique entre les langues romanes et les langues tudesques. C’est elle qui sépare aujourd’hui la Belgique en deux : la Wallonie et la Flandre. Au sud, nous la retrouvons en Lorraine où nous trouvons, par exemple à quelques kilomètres de distance Audun-le-Tiche (c’est-à-dire le tudesque) et Audun-le-Roman. L’apport numérique des Francs est cependant là encore limité : peut-être 50 000 à 100 000 personnes, face à une population gallo-romaine qui avait atteint sept à huit millions d’habitants sur le territoire actuel de la France.

La seconde implantation sérieuse a été celle des Alamans qui ont occupé l’Alsace et l’ont germanisée, probablement aussi parce que le territoire avait été préalablement dévasté. Le troisième élément, très important, a été celui des Bretons, réfugiés en Armorique lors de l’occupation de la Grande-Bretagne par les Anglo-Saxons, et qui se sont mêlés au vieux fond ethnique des Bretons de Bretagne, qui n’avaient jamais été complètement romanisés.

Pour le reste, c’est difficile à dire. On a l’impression que l’implantation des Burgondes a été relativement importante, encore que ce soit surtout une implantation de chefs, d’aristocrates, à en juger par la toponymie.

Au contraire, les Wisigoths ont laissé très peu de traces. Il est à peu près certain que la fermeture des églises ariennes, après les victoires de Clovis, a contribué à faire repartir en Espagne la quasi-totalité des Wisigoths à partir de 531.

Le mythe du brassage

Un de mes collègues, parmi les plus honorables, soutient qu’« il suffit d’évoquer le mélange des peuples venus du sud, du nord et de l’est pendant deux millénaires et les traînées de soldatesques qui ont occupé et souillé ce pays pour comprendre que les Français d’aujourd’hui, souvent si orgueilleux de leurs racines, sont tous issus d’une multitude de peuples qui se sont mêlés aussi souvent qu’entrégorgés ». Or, à mon avis, les apports extérieurs, entre 650 et 1950, ont été faibles.

L’apport des Arabes ? Néant : on a essayé de prouver le contraire, mais en vain.

L’apport des Normands ? Extrêmement faible, la plupart d’entre eux étant venus sans femmes. On n’a d’ailleurs pas trouvé de sépultures vikings sur notre territoire. Les Normands n’ont laissé, semble-t-il, de traces ethniques importantes que dans le pays de Caux d’une part et dans le Cotentin de l’autre, où l’on retrouve des traits nordiques dans la population. Plus tard, les Anglais laisseront quelques traces pendant la guerre de Cent Ans, ce dont témoignent quelques noms de famille normands : les patronymes Langlais ou Langlois, et le patronyme Godon (God Damn) dont on désignait les Anglais ; ceci reste évidemment tout à fait minoritaire. De même pour rester dans le domaine de la géographie des noms de famille, les Navarre et les Castille que l’on trouve relativement nombreux dans l’Ouest de la France, là où du Guesclin fit campagne : il s’agit probablement des descendants des mercenaires que le connétable avait recrutés en Espagne.

Essayons de quantifier tout cela. Personne n’ose plus, comme le faisait jadis Mathorez, auteur d’un livre sur les étrangers en France, soutenir que, “si le royaume n’avait continuellement reçu des étrangers qui se fondaient dans le sein de la population, on eût promptement observé dans le nombre des sujets du roi un fléchissement considérable”.

Affirmation gratuite : la France était au contraire un monde plein. Elle était plutôt même en état de surpression démographique, et, pour un étranger venu en France au Moyen Age ou aux Temps Modernes, dix Français au moins ont émigré. Notre pays est resté terre d’émigration jusqu’à la crise de la dénatalité au début du XIXe siècle.

Qui sont les immigrés dont parle Mathorez ? Ils font beaucoup de bruit, ils occupent le devant de la scène. Ce sont les épouses royales, en particulier celles des Bourbons : Marie de Médicis, Anne d’Autriche, Marie-Thérèse d’Espagne, Marie Leczinska, Marie-Antoinette, avec leur entourage évidemment, soit quelques dizaines de personnes. Ce sont de grands serviteurs de l’Etat recrutés souvent à cette occasion : Mazarin, Maurice de Saxe, Necker. Ce sont des financiers, des marchands, des techniciens, les Martel, originaires des îles anglo-normandes (celles-ci étaient alors françaises, au moins de culture et de langue), les Mallet, les Van Robais, on n’en finirait pas d’énumérer les cas particuliers. Ce sont les artistes et les écrivains, qu’à partir de la Renaissance, François Ier et Henri II font venir en France pour y faire pénétrer les goûts et les techniques nouvelles. Des musiciens aussi : Lully, Gluck au XVIIIe siècle ; et des savants, dont quelques-uns resteront, comme les Cassini, tandis que d’autres partiront, comme Christian Huyghens.

Le mouvement s’inversera ensuite. A partir du XVIIIe siècle, bien au contraire, c’est en effet l’Europe qui se met à l’heure de la France. Ce sont les Français qui fournissent à l’étranger des peintres, des intellectuels, des artistes, etc.

Au total combien d’étrangers a pu compter la France d’Ancien Régime ? C’est difficile à dire mais, d’après les estimations de Jean-Pierre Poussou, jamais plus de 70 000 ou 80 000 à la fois, et la plupart n’ont pas laissé de descendance, les milieux en question se reproduisant peu.

La trace principale qu’ils ont laissée dans la population française, c’est la famille royale elle-même puisque la plupart des reines étaient d’origine étrangère.

Et le peuple français ? Il est très sédentaire, attaché à sa terre, un peu comme le sont les Chinois, ce qui tient probablement à l’ancienneté de la petite propriété en France. Les recherches récentes ont remis en cause l’importance historique de l’esclavage et du servage. Non, tous les travailleurs de la terre n’étaient pas des esclaves à l’époque gauloise ! Non, tous les paysans n’étaient pas des serfs au Moyen Age ! L’origine de la petite propriété se perd dans la nuit des temps. Or la petite propriété ancre l’homme à sa terre.

Cette population très sédentaire était animée d’une mobilité à court rayon : les jeunes gens allaient se marier dans les villes ou les villages voisins, car il n’était pas toujours possible de trouver un conjoint sur place, l’Église interdisant les mariages consanguins, sauf dispense. Ce phénomène a engendré non une véritable mobilité, non de véritables migrations, non des échanges de population d’une province à l’autre, mais une sorte de mouvement brownien, avec brassage des familles dans un rayon d’une dizaine de kilomètres.

... Pour le XIXe siècle, l’importance du rôle des étrangers dans la formation de la population française est difficile à préciser. Il est vrai que parallèlement au début de la dénatalité française, il y a eu un apport étranger. Mais celui-ci a surtout été un apport de voisinage : des Belges dans le Nord, des Italiens dans le Sud-Est. En 1851 on comptera ainsi environ 380 000 étrangers en France. L’immigration massive est donc bel et bien un phénomène contemporain.

Le mythe de la banalité migratoire

L’histoire démographique de la première moitié du XXe siècle est souvent invoquée à l’appui de l’idée que la vague migratoire actuelle n’est en rien différente de celle que notre pays a connu et assimilé avant-guerre : “Contrairement à beaucoup d’affirmations colportées dans des buts polémiques, souvent pour exciter les passions et aviver les extrémismes, peut-on lire aussi sous la plume de l’un des pseudo-spécialistes qui “font” l’opinion, il est sûr que la France actuelle n’est pas plus submergée par les étrangers qu’elle ne le fut auparavant. La part de la population étrangère en France n’a pas dépassé la limite de 7% au cours du dernier quart de siècle, c’est-à-dire le niveau qui était celui de 1931”.

Il faut d’abord remarquer que ce niveau de 1931 représentait déjà lui-même la cote maximale des années d’avant-guerre, avec 2 891 000 étrangers (ce qui, compte tenu des insuffisances du recensement, donne en gros trois millions d’étrangers en 1931). Mais il faut souligner surtout que l’impact de cette immigration sur le peuplement a été beaucoup plus limité qu’on ne le dit généralement. En effet ces étrangers étaient en grande partie célibataires, ils avaient une mortalité plus forte que les Français (en particulier parce qu’ils s’installaient dans les villes), et ils se mariaient difficilement. La proportion des retours était forte. Je n’ose pas préciser, mais à mon avis, elle atteignait au moins 50 %. C’est dire que l’immigration étrangère en France jusqu’en 1950 n’a pas été une immigration d’établissement mais une immigration de travail : on s’installait alors en France pour se constituer un pécule, et on retournait vivre dans son pays d’origine.

Au total, l’apport des étrangers à la population française (c’est-à-dire la somme des étrangers et des descendants d’étrangers naturalisés) est passée probablement de deux millions en 1914 à quatre millions en 1950. Aussi l’affirmation qui figure encore dans des ouvrages de vulgarisation comme le Quid, et selon laquelle “18 millions de Français, soit plus du tiers de la population, nés entre 1880 et 1980, descendraient d’immigrants à la première, deuxième ou troisième génération”, ne tient pas debout. J’ai essayé d’en trouver l’origine et j’ai découvert qu’elle avait été lancée pour la première fois par Bernard Stasi dans son livre L’Immigration, une chance pour la France. Il cite comme référence le ministère de l’Intérieur et la Direction de la population et des migrations, mais c’est une invention. Aucune statistique officielle de ce type n’a jamais été fournie par l’une ou l’autre de ces institutions.

Enfin, et peut-être surtout, il y a entre l’immigration d’avant-guerre et celle que nous connaissons une différence essentielle : l’origine des étrangers qui s’installent sur notre territoire. Au début du siècle, toute la population étrangère en France était d’origine européenne. Au recensement de 1891, on n’avait trouvé que 813 Africains sur le territoire. En 1975, après la vague d’immigration des années 1960, la part de l’Europe avait baissé, mais elle était encore de 61 %, tandis que celle de l’Afrique augmentait, et dépassait 34 %. En 1990, la part des Européens dans la population étrangère est tombée à 40,3 % et celle des Africains est montée à 45,8 %, c’est-à-dire que plus de la moitié de la population étrangère vient du tiers monde et plus spécialement d’Afrique. Avec toutes les difficultés culturelles rendant illusoire le mythe de l’intégration.

Le mythe de l'intégration

...
Pour une appréciation correcte, il faudrait distinguer la population étrangère d’origine européenne, dont les comportements et la natalité se rapprochent effectivement beaucoup de ceux des Français, et la population du tiers-monde, surtout la population africaine, qui s’en écarte. C’est ce que refusent de faire les statisticiens des organismes officiels.

Bien loin de se stabiliser, la population étrangère ou d’origine étrangère s’est donc gonflée au cours des trente dernières années, à un rythme sans précédent dans notre histoire. Sur le critère que nous avons introduit précédemment (le nombre des personnes vivant en 1990 dans des ménages dont le chef est d’origine étrangère), compte tenu du nombre des clandestins qu’on peut évaluer à 500 000, et du solde migratoire des années 1990/95, on peut estimer aujourd’hui à huit millions environ le nombre de personnes qui sont étrangères ou d’origine étrangère, donc ressenties comme étrangères par la population autochtone.

Comment la situation va-t-elle évoluer ?

Une première projection a été faite en 1980 à l’Institut national d’études démographiques, par Hervé Le Bras. Elle a abouti à la curieuse conclusion que, si l’immigration était stoppée et si la fécondité des étrangères s’alignait instantanément celle des Françaises, la population étrangère tomberait de moitié avant 2015. Ces résultats étonnants furent officialisés dans un rapport du Haut Comité de la Population et ont abouti aux deux recommandations suivantes :

  • il faut favoriser le regroupement familial des émigrés, c’est un impératif non seulement humanitaire mais proprement démographique, pour maintenir la population française ;
  • il faut écarter toute politique contraignante de retour des émigrés dans leur pays d’origine.

Or tous ces calculs étaient faux, comme l’ont démontré Philippe Bourcier de Carbon et Pierre Chaunu dans un article paru en 1986 et intitulé “Un génocide statistique : on recherche 1 880 000 étrangers disparus dans l’ordinateur de l’INED” ! L’erreur était en effet de cet ordre, et résultait d’une erreur de décimale (sur la mortalité), dont personne ne s’était aperçu sur le moment, alors que le bon sens aurait dû suffire à la détecter. Le plus curieux c’est que cette révélation n’a eu aucun effet, ni sur la brillante carrière de l’intéressé qui continue à sévir dans les médias, ni sur la politique officielle qui n’a été infléchie que très tardivement.

Le problème qui se pose maintenant est de prévoir l’avenir de cette immigration-invasion. Sur le plan quantitatif, c’est une équation à quatre inconnues. Le flot africain va-t-il se tarir (il a notablement diminué ces deux dernières années) ? Ne va-t-il pas être relayé par un flot turc si la Turquie entrait dans l’Union Européenne, ce qui impliquerait la libre circulation des personnes et interdit toute politique de contrôle ? L’immigration clandestine ne va-t-elle pas prendre une dimension monstrueuse avec des millions de “sans-papiers”, puisque c’est une stratégie qui réussit bien ? Enfin la fécondité des étrangères va-t-elle s’aligner sur la fécondité des Françaises, quand et à quel rythme ?

Sur le plan qualitatif, le problème essentiel est de savoir dans quelle mesure les enfants de ces étrangers vont dépasser le stade de l’insertion pour atteindre celui de l’intégration et de l’assimilation, comme cela s’est passé pour les populations arrivées jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. La concentration de ces allogènes dans certaines régions de France et dans certaines villes comme Marseille ou Roubaix ne porte pas à l’optimisme. Suite

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Eric Besson : "Il n'y a pas de français de souche"

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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 10 2009 12:17
Dans un article à Slate.fr du 25 octobre 2009, intitulé "Le Vatican négocie avec ses intégristes", l'auto-proclamé "spécialiste des religions" Henri Tincq écrit :"Personne n'ignore l'état d'émiettement dans lequel se trouve aujourd'hui le milieu catholique intégriste. ... Au fil des ans, la dissidence intégriste est devenue la pitoyable victime des déviations familières à tout groupuscule sectaire". 

Un an auparavant, dans un autre
article au Monde publié le 03 juillet 2008, intitulé "Le pape Benoît XVI et ses intégristes", Tincq écrit du "groupuscule sectaire" (sic) : "Les "tradis" sont toujours là. Largement français à ses débuts - en raison de la nationalité de Mgr Lefebvre et des crispations dans l'Hexagone sur la liturgie moderne -, le phénomène s'est mondialisé. La frontière est de plus en plus poreuse, avec des manifestations de foi et de dévotion encouragées par un Benoît XVI, par un jeune clergé et des communautés dites "nouvelles" qui prônent le retour à la tradition comme mode de résistance à la sécularisation moderne. Les séminaires de la Fraternité saint Pie X, noyau dur du schisme, ont essaimé en Allemagne, en Australie, aux Etats-Unis dans le Minnesota, en Amérique latine. Les générations de prêtres (près de 500) qui en sortent et de fidèles (600 000, de source vaticane) héritiers de cette dissidence se sont renouvelées. Elles sont installées dans plus de trente pays. Typiquement européen, ce modèle d'une Eglise autoritaire, intransigeante, anti-oecuménique et anti-moderne, dominée par la figure du saint prêtre en charge du sacré, s'est exporté. Il est, pour les traditionalistes, le garant de cette part de mystère, d'émotion et de beauté propre à toute tradition et que la "nouvelle messe" aurait sacrifiée. Dans un monde éclaté, le latin y retrouverait un statut de langue universelle et les emprunts aux traditions culturelles, en Inde ou en Afrique, pousseraient vers la "tradition" les fidèles attachés à une liturgie et à un catéchisme uniques." (Fin de citation)
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Lundi 31 août 2009 1 31 08 2009 10:13

 

Si pour Aristote et saint Thomas d’Aquin en passant par Confucius, l’objet de tout bon gouvernement est de rendre les hommes vertueux afin de réaliser le bien commun, tel n’est pas le cas de la démocratie. De l’antiquité à nos jours, dans un souverain mépris du peuple, celle-ci a toujours promu structurellement le vice et la médiocrité. Aussi la critique hilarante de la démocratie athénienne par Aristophane résonne-t-elle étrangement avec la pensée politique du socialiste Georges FRÊCHE qui, avec son franc-parler, exprime tout fort ce que les autres démocraspèques pensent tout bas.

Extrait de la comédie Les Cavaliers [1] du dramaturge grec Aristophane.

Pour combattre le démagogue Cléon, le parti des Cavaliers désespère de trouver un candidat à la hauteur. Un oracle révèle qu’un marchand de tripes sera capable de séduire le peuple ― ici incarné par le personnage nommé Démos. Nicias et Démosthène partent à la recherche du champion ― ou devrait-on dire de la marionnette ? ― qui consacrera la victoire du parti des Cavaliers aux élections. Ils le trouvent enfin : 

DÉMOSTHÈNE. Ô bienheureux marchand d’andouilles, viens, viens, mon très cher ; avance, sauveur de la ville et le nôtre.

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. Qu’est-ce ? Pourquoi m’appelez-vous ?

DÉMOSTHÈNE. Viens ici, afin de savoir quelle chance tu as, quel comble de prospérité.

NICIAS. Voyons ; débarrasse-le de son étal, et apprends-lui l’oracle du dieu, quel il est. Moi, je vais avoir l’œil sur le Paphlagonien.

DÉMOSTHÈNE. Allons, toi, dépose d’abord cet attirail, mets-le à terre ; puis adore la terre et les dieux.

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. Soit : qu’est-ce que c’est ?

DÉMOSTHÈNE. Homme heureux, homme riche ; aujourd’hui rien, demain plus que grand, chef de la bienheureuse Athènes.

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. Hé ! mon bon, que ne me laisses-tu laver mes tripes et vendre mes andouilles, au lieu de te moquer de moi ?

DÉMOSTHÈNE. Imbécile ! Tes tripes ! Regarde par ici. Vois-tu ces files de peuple ?

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. Je les vois.

DÉMOSTHÈNE. Tu seras le maître de tous ces gens-là ; et celui de l’Agora, des ports, de la Pnyx ; tu piétineras sur le Conseil, tu casseras les stratèges, tu les enchaîneras, tu les mettras en prison ; tu feras la débauche dans le Prytanée.

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. Moi ?

DÉMOSTHÈNE. Oui, toi. Et tu ne vois pas encore tout. Monte sur cet étal, et jette les yeux sur toutes les îles d’alentour.

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. Je les vois.

DÉMOSTHÈNE. Eh bien ! Et les entrepôts ? Et les navires marchands ?

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. J’y suis.

DÉMOSTHÈNE. Comment donc ! N’es-tu pas au comble du bonheur ? Maintenant jette l’œil droit du côté de la Carie, et l’œil gauche du côté de la Chalcédoine.

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. Effectivement ; me voilà fort heureux de loucher !

DÉMOSTHÈNE. Mais non : c’est pour toi que se fait tout ce trafic ; car tu vas devenir, comme le dit cet oracle, un très grand personnage.

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. Dis-moi, comment moi, un marchand d’andouilles, deviendrai-je un grand personnage ?

DÉMOSTHÈNE. C’est pour cela même que tu deviendras grand, parce que tu es un mauvais drôle, un homme de l’Agora, un impudent.

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. Je ne me crois pas digne d’un si grand pouvoir.

DÉMOSTHÈNE. Hé ! hé ! pourquoi dis-tu que tu n’en es pas digne ? Tu me parais avoir conscience que tu n’es pas sans mérite. Es-tu fils de gens beaux et bons ?

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. J’en atteste les dieux, je suis de la canaille.

DÉMOSTHÈNE. Quelle heureuse chance ! Comme cela tourne bien pour tes affaires !

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. Mais, mon bon, je n’ai pas reçu la moindre éducation ; je connais mes lettres, et, chose mauvaise, même assez mal.

DÉMOSTHÈNE. C’est la seule chose qui te fasse du tort, même sue assez mal. La démagogie ne veut pas d’un homme instruit, ni de mœurs honnêtes ; il lui faut un ignorant et un infâme. Mais ne laisse pas échapper ce que les dieux te donnent, d’après leurs oracles. […]

LE MARCHAND D’ANDOUILLES. Oui, l’oracle me désigne ; mais j’admire comment je serai capable de gouverner Démos.

DÉMOSTHÈNE. Tout ce qu’il y a de plus simple. Fais ce que tu fais brouille toutes les affaires comme tes tripes ; amadoue Démos en l’édulcorant par des propos de cuisine : tu as tout ce qui fait un démagogue, voix canaille, nature perverse, langage des halles : tu réunis tout ce qu’il faut pour gouverner. Les oracles sont pour toi, y compris celui de la Pythie.


Georges FRÊCHE est un homme de gauche : Maoïste de 1962 à 1967, membre fondateur du Parti Socialiste en 1972, principal soutien de Ségolène Royal dans le Sud pour sa candidature à l’élection présidentielle 2007, il est actuellement président du conseil régional de Languedoc-Roussillon.

Professeur honoraire d’histoire de droit romain à l’Université Montpellier I, il est enregistré en février 2009 par ses étudiants lors de son cours magistral (disponible sur youtube.com)  [2]


Oui ! Ce que je vous dis, c’est l’évidence.

Ah si les gens fonctionnaient avec leur tête ! Mais les gens ne fonctionnent pas avec leur tête, ils fonctionnent avec leurs tripes. La politique c’est une affaire de tripes, c’est pas une affaire de tête.

C’est pour ça que moi quand je fais une campagne, je ne la fais jamais pour les gens intelligents. Des gens intelligents, il y en a 5 à 6 %. Il y en a 3% avec moi et 3% contre, je change rien du tout. Donc je fais campagne auprès des cons et là je ramasse des voix en masse. Et jamais sur des sujets…

Enfin, aujourd’hui je fais ce qui m’intéresse comme Président de Région : j’aide les lycées, j’aide la recherche. Et quand je ferai campagne, dans deux ans pour être de nouveau élu, je ferai campagne sur des conneries populaires, pas sur des trucs intelligents que j’aurai fait :

  • Qu’est ce que les gens en ont à foutre que je remonte les digues. Les gens s’occupent des digues quand elles débordent, après ils oublient. Ça les intéresse pas ! Les digues du Rhône, les gens ils s’en foutent. Ah ! à la prochaine inondation, ils gueuleront qu’on n’a rien fait. Alors moi je mets beaucoup d’argent sur les digues du Rhône, mais ça ne me rapporte pas une voix, par contre si je distribue des boites de chocolat à Noël à tous les petits vieux de Montpellier, je ramasse un gros paquet de voix.
  • Je donne des livres gratuits dans les lycées. Vous croyez que les connards me disent “merci”, ils disent « non, ils arrivent en retard ! » Comme si c’était ma faute parce que l’appel d’offres n’avait pas marché et que donc il y avait quinze jours de retard dans la livraison. Les gens, ils disent pas “merci” ; d’ailleurs les gens ils disent jamais “merci”. Les cons ne disent jamais “merci” !

Les cons sont majoritaires ! Et moi j’ai toujours été élu par une majorité de cons et ça continue, parce que je sais comment les engraner. J’engrane les cons avec ma bonne tête, je raconte des histoires de cul, etc.

Ça un succès de fou ! Ils disent : « Merde ! il est marrant, c’est un intellectuel mais il est comme nous. » Quand les gens disent « il est comme nous », c’est gagné ! Ils votent pour vous. Parce que les gens votent pour ceux qui sont comme eux. Donc il faut essayer d’être comme eux.

Là, les Catalans me font chier, et je leur tape dessus parce qu’ils m’emmerdent. Mais dans deux ans, je vais me mettre à les aimer. Je vais y revenir, je vais leur dire : « Mon Dieu, je me suis trompé, je vous demande pardon ! » Ils diront : « qu’il est intelligent ! » Ils me pardonneront… Ils en reprendront pour 6 ans !

C’est un jeu, qu’est ce que vous voulez, il faut bien en rire. Avant je faisais ça sérieusement, maintenant j’ai tellement l’habitude de la manœuvre que ça me fait marrer.

Les cons sont cons et en plus ils sont bien dans leur connerie. Pourquoi les changer ? Pourquoi voulez vous les changer ? Si vous arrivez à faire en sorte que les gens intelligents passent de 6 à 9 % voire à 11, vous ne pourrez pas aller au-delà.

Mais les cons sont souvent sympathiques, moi je suis bien avec les cons, je joue à la belote, je joue aux boules. Je suis bien avec les cons parce que je les aime. Mais ça ne m’empêche pas de les juger.

Et après, quand vous avez raison, après ils vous donnent raison, mais toujours 3 à 4 ans après. Ils disent : « mais il est pas si con parce que, après tout, ce qu’il a fait, ça marche. »

Donc vous faites des trucs, vous vous faites élire, 6 ans :

  • Les 2 premières années vous devenez maximum impopulaire. Vous leur tapez sur le claque bec, etc. « Ah salaud ! le peuple aura ta peau ! On t’aura ! » moi je dis : « cause toujours, je vous emmerde ! »
  • Ensuite 2 ans vous laissez reposer le flan. Vous faites des trucs plus calmes.
  • Et les deux dernières années, plus rien du tout, des fontaines, des fleurs, et des bonnes paroles : « Je vous aime ! Ô Catalans, je vous aime ! Ô Occitans mes frères, je vous aime ! » Vous faites un petit institut, une merde pour propager le catalan auprès de 4 “guguss” : tout le monde est content ! Évidemment, ils parlent catalan comme ça personne les comprend à 3 km de chez eux. Mais, ça leur fait plaisir.

Tout ceci est très éloigné de la pensée traditionnelle énoncée entre autres par :

  • saint Thomas d’Aquin qui, reprenant l’enseignement d’Aristote, écrit dans son De Regno :
    L’office de celui qui gouverne sera non seulement de conserver intacte la chose en elle-même, mais en plus la conduire à sa fin… Or la fin ultime d’une multitude rassemblée en société est de vivre selon la vertu. En effet les hommes s’assemblent pour mener ensemble une vie bonne, ce à quoi chacun vivant isolément ne pourrait parvenir. [3]
  • Confucius en Orient dans La grande étude (ou Ta Hio) :
    Depuis l’homme le plus élevé en dignité, jusqu’au plus humble et plus obscur, devoir égal pour tous : corriger et améliorer sa personne ; ou le perfectionnement de soi-même est la base fondamentale de tout progrès et de tout développement moral. [4]
    Et Tseng-Tseu, disciple de Confucius, ajoute dans son Explication de La Grande Étude :
    La nation de Thsou ne regarde pas les parures en or et en pierreries comme précieuses ; mais pour elle, les hommes vertueux, les bons et sages ministres sont les seules choses qu’elle estime être précieuses.

Nous n’avons aucune sympathie pour M. Frêche et ses déclarations sur les Harkis nous ont scandalisés, mais il faut reconnaître dans sa Leçon de démocratie un certain bon-sens et de la franchise. Si cet élu dit vrai, il essaie malgré tout, malgré les règles du jeu démocratique, de faire quelque-chose d’utile : renforcement des digues, financement de la recherche et de l’éducation… Il faut alors que le système soit bien pervers pour l’obliger à se prostituer de la sorte dans sa pêche aux voix ― ceci simplement afin d’accomplir son devoir ― et pour l’amener à mépriser à ce point le peuple !

Car voilà bien le drame de l’égalitarisme démocratique : le rejet de l’autorité engendre le mépris.

  • . mépris du peuple envers l’élu : si l’élu détient bien un pouvoir, en revanche l’autorité lui échappe. Or l’autorité politique, comme toute autorité ― pensons à celle d’un père de famille responsable ou celle d’un supérieur consciencieux ― suscite l’amour, le respect, la confiance, l’obéissance libre et spontanée. Tout autre est le pouvoir sans l’autorité du régime démocratique, qui ne peut obtenir, remarque Tocqueville [5], qu’une « obéissance servile ». Par analogie, le peuple en démocratie est comme cet enfant dont on passe tous les caprices “pour avoir la paix” ; sera-t-il reconnaissant envers des parents si paresseux, ou égoïstes, qu’ils en oublient leur devoir de le faire grandir ? Peut-il les respecter ?
  • . mépris de l’élu envers le peuple : en effet, qui peut soutenir que le mensonge et la flatterie n’impliquent pas le mépris envers la personne destinataire ?

Henri V, Comte de Chambord, résume très bien tout ceci dans sa Lettre aux Français du 15 Novembre 1869.

Ceux [les élus] qui envahissent le pouvoir sont impuissants à tenir les promesses dont ils leurrent les peuples, après chaque crise sociale, parce qu’ils sont condamnés à faire appel à leurs passions au lieu de s’appuyer sur leurs vertus. Berryer l’a dit admirablement : «  Pour eux, gouverner, ce n’est plus éclairer et diriger la pensée publique, quelle qu’elle soit ; il suffît de savoir la flatter, ou la mépriser, ou l’éteindre. »

[…] Pour la monarchie traditionnelle, gouverner, c’est s’appuyer sur les vertus de la France, c’est développer tous ses nobles instincts, c’est travailler sans relâche à lui donner ce qui fait les nations grandes et respectées, c’est vouloir qu’elle soit la première par la foi, par la puissance et par l’honneur.

N’est ce pas là les paroles et l’ambition d’un père pour ses enfants ?

Le système démocratique présente une incapacité structurelle à réaliser le bien commun, le bonheur et l’honneur d’un peuple. On ne peut, ni le présenter comme un “bon régime”, ni même envisager de l’utiliser pour accéder au gouvernement, car il oblige le candidat à une véritable prostitution dans sa quête de bulletins et le conduit au mépris.

Il est grand temps de tourner la page et de revenir à la monarchie traditionnelle, ce régime politique naturel, analogue à la structure familiale, pour qu’il nous fasse tous grandir en vertu, en amour et en dignité.

Notes

[1] ARISTOPHANE : traduction nouvelle. Les akharniens, Les chevaliers, Les nuées, Les guêpes, La paix ; traduction d’Eugène Talbot ; préface de Sully Prudhomme ; Éditeur : A. Lemerre ; Paris, 1897.

[2] Adresse URL de l’enregistrement : http://www.youtube.com/watch ?v=t55CC7U82nc&hl=fr

 [3] St Thomas d’Aquin, De Regno, Livre II ch.III

[4] Doctrine de Confucius ou les quatre livres de philosophie morale et politique de la Chine, Traduit du Chinois par M.G. PAUTHIER, Librairie Garnier Frères, 1921.

[5] TOCQUEVILLE ; L’Ancien régime et la Révolution, Livre 2, Chap. IX


Source : Vive le Roy
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Lundi 17 août 2009 1 17 08 2009 15:01

Immigration : Les chiffres de l'INSEE sont fallacieux

Immigration - Les chiffres de l'INSEE - Michèle Tribalat et Gérard-François Dumont.

Pour l'immigration, suivez aussi les textes sur la toile, les ouvrages, notamment de Gérard-François DUMONT, Yves-Marie LAULAN , ou Jacques BICHOT, ou encore Aymeric CHAUPRADE, et Charles DELORME.
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Lundi 17 août 2009 1 17 08 2009 15:00

Jean Sévillia sur les Pétainistes résistants ou les Vichystes résistants... à propos du livre de Bénédicte Vergez-Chaignon, "Les vichysto-résistants, De 1940 à nos jours", Broché, Perrin.

Longtemps on a cru qu'il y avait entre les partisans de Pétain et les résistants une différence bien nette. Depuis les années 1990 on découvre petit à petit que la réalité était plus complexe, que l'on a pu être pétainiste et résistant. Qui sont ces vichysto-résistants et pourquoi leur existence a-t-elle été occultée pendant 45 ans ? C'est ce qu'étudie Bénédicte Vergez-Chaignon.


Les vichysto-résistants sont souvent des officiers de carrière. Issus de la droite nationaliste et chrétienne ils sont pour la Révolution nationale dont ils attendent la rénovation morale de la France et la fin des clivages politiques. Mais en même temps ils supportent mal que la France soit sous l'autorité étrangère et attendent avec impatience la revanche. Souvent ils sont opposés à l'idéologie nazie. Suite

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Lundi 15 juin 2009 1 15 06 2009 12:43
Comme un pied de nez aux Modernes, du fond des âges, Confucius rappelle les principes essentiels de la politique, entre autres : Il existe une nature humaine que chaque homme doit accomplir, en se conformant aux lois morales immuables et indépendantes de toute volonté humaine... [Exit le totalitaire "contrat social", le "contrat républicain"...]

L’
autorité est un « mandat du Ciel » mais le chef ne garde sa légitimité que si son gouvernement vise à l’accomplissement de la nature humaine chez ses inférieurs.

L’exercice de l’autorité réclame l’effort sur soi par la pratique de la vertu. Bien plus qu’un simple traité de sciences politiques, le Ta-Hio décrit le seul recours efficace (avec la Grâce) pour restaurer la cité traditionnelle...
Suite
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Samedi 6 juin 2009 6 06 06 2009 15:56

Sénèque, père de l'Eglise

Portrait de Sénèque par RubensLe christianisme est le fils, non de la tradition juive, mais de la pensée païenne. Il n'y a aucun doute à cet égard : c'est la conclusion à laquelle aboutit, comme Pierre Chaunu, J.T. Noonan, dans son traité Contraception et mariage (Paris, éd. du Cerf, 1969).

C'est ce qu'exprime aussi, de manière plus générale,
Michel Meslin, directeur du département de science des religions à la Sorbonne, lorsqu'il écrit : "Le fondement critique et rationnel de la culture antique était indispensable à l'explication des dogmes chrétiens" (Histoire de l'Eglise par elle-même, introduction à l'Eglise antique, p. 22). Et lorsqu'il note que les catégories du stoïcisme servirent aux chrétiens pour expliquer jusqu'à la génération du Verbe, deuxième personne de la Trinité.

Comment s'étonner dès lors que, pour la chrétienté médiévale, dans ses plus hautes lucidités, le stoïcien
Sénèque ait été une sorte de Père de l'Eglise ? Notamment pour les Cisterciens : la référence à Sénèque abonde dans l'"humanisme cistercien". Nous avons devant les yeux une de ces références dans un manuscrit cistercien de 1292, provenant très probablement du Collège Saint-Bernard, et riche d'inédits, que nous avons récemment retrouvé.

Notre citation de
Michel Meslin et de son rattachement de l'explication chrétienne à la filiation païenne, particulièrement stoïcienne, rendra moins surprenant un autre aspect de cette filiation. Celui qui réfute le dernier point de la mise en cause de l'Eglise par les néo-paganisants : la prétendue destruction, par le christianisme, des élites naturelles de l'Empire romain, nouvelle forme du meurtre de la société antique.

Païens jusqu'au bout

Le christianisme n'a nullement détruit les élites païennes. Ces élites ont subsisté jusqu'à l'installation des Barbares dans l'Empire. Le montrait déjà il y a trois cent ans l'Histoire des oracles de
Fontenelle (1687) copiant d'ailleurs l'Histoire nouvelle du chroniqueur antique Zozime et d'autres chroniqueurs du temps.

Dans le seconde moitié du IVe siècle, sous Valens en Orient et sous les Valentiniens en occident "des personnes de grande considération" continuaient à sacrifier aux dieux. A la fin du IVe siècle, sous Théodose, "tout le Sénat tenait encore pour le paganisme" et les Vestales habitaient toujours le "Temple de la Mère des dieux". A la même époque, le sénateur païen
Symmaque était toujours préfet de Rome (384), puis consul (391). Saint Ambroise ayant dû combattre pour s'opposer aux initiatives de ce dernier en faveur du culte païen, nota dans la polémique qui s'ensuivit que les païens devaient être satisfaits de voir les places publiques, les portiques et les bains toujours remplis des statures de leurs dieux.

Le gouvernement de l'Empire était toujours assumé par des païens : avec
Symmaque, son collègue sénateur Prétextat.

Lors même que Rome était assiégée par Alaric en 410, elle était encore pleine de statues païennes, puisqu'on les dépouilla ou fondit pour financer la défense, vaine on le sait. Pourant, nulle part on ne voit de personnalité païenne défendre efficacement la société romaine contre les Barbares. Partout cette défense est assurée par les évêques qui seront ainsi les derniers représentants authentiques de la romanitas, de saint Aignan à Orléans, à saint Loup à Troyes, à
saint Sidoine Apollinaire en Auvergne, au pape saint Léon à Rome.

Quel plus typique représentant de la romanitas de l'extrême fin de l'Empire que cet évêque de Gaule,
Sidoine Apollinaire (432-489), lui qui n'a cessé de proclamer "Nôtre est César" ?

Là encore sous Julien

C'est que, comme le constataient les hommes entourant l'empereur Julien revenu au paganisme de 361 à 363, l'Empire romain n'était plus qu'une res publica exinanita, un Etat épuisé.
Julien lui-même était parfaitement conscient que l'effondrement intérieur du paganisme en était la cause. Souverain pontife du culte païen, il écrit à Arsacius, pontife de Galatie, qu'il faut transporter dans le paganisme les vertus du christianisme : la charité pour les étrangers et les pauvres (en créant comme les chrétiens des hôpitaux), l'indépendance à l'égard des faveurs du pouvoir. Il faut que les prêtres païens s'abstiennent désormais de fréquenter les spectacles et les cabarets..., quittent les emplois bas ou infâmes, évitent de se montrer les suppôts des gouverneurs...

"Le pensée païenne... a perdu tout dynamisme. La seule force intellectuelle agissante est le christianisme, qui s'impose dans tous les domaines. Toutes les valeurs sont révisées sous l'angle chrétien" (Jacques Pirenne, Grands courants de l'histoire universelle, le pôle syncrétisme de la pensée antique, Neuchâtel-Paris, 1959, t. I, p. 403).

Le pouvoir laïque lui-même, tel que modelé par le totalitarisme païen de
Dioclétien, n'était plus que le
fonctionnarisme sans âme d'un centralisme tatillon et aveugle. Toute collaboration entre le pouvoir et la population avait cessé. Les assemblées provinciales et les administrations des cités, autrefois composées d'élus locaux formant de véritables gouvernements autonomes, n'étaient plus que des réunions de fonctionnaires ou d'oligarques fonctionnarisés, les décurions.

Seule l'Eglise, dans ce désert politique et moral, maintenait la grande tradition de la romanité. Seuls les évêques étaient élus par le peuple, tout en assumant pleinement le pouvoir aristocratique. Les évêques étaient ainsi seuls véritables représentants des populations; le citoyen romain ne l'était plus que dans l'Eglise.

Or, par là encore, le christianisme n'était pas le fils de la tradition juive, de sa pensée institutionnelle embryonnaire réduite à un simpliste monarchisme racial. Le christianisme était de nouveau, dans toute sa stature sociale historiquement si féconde, le fils du meilleur de la pensée païenne. Et, de nouveau, le fils de la pensée stoïcienne. Jacques Pirenne l'a dit, avec une belle rigueur : "L'Eglise réalisa parfaitement l'organisation du pouvoir préconisé, depuis Sénèque, par les Stoïciens. Démocratique dans le recrutement du clergé et notamment des évêques, aristocratique dans la forme qu'elle se donnait en leur conférant le droit de légiférer et d'administrer, monarchique par sa hiérarchie qui donnait à l'évêque de Rome la prééminence." (ibid., p. 392).

Conclusion

L'Eglise était la haute-gréco-romanité, la seule capable de survivre, et elle le reste. La morale sexuelle stoïcienne, fait de civilisation essentiel, est toujours la sienne. Contre le laxisme de nouveau répandu en dehors d'elle.

L'organisation stoïcienne du pouvoir, largement en fait, entièrement en esprit, est toujours la sienne. Ses ennemis idéologiques sont toujours les adversaires de ses "pères" Sénèque, Platon, Aristote. Les peuples de la gréco-romanité, en Occident, sont toujours les siens.

Lorsque 'la Réforme' lui impose sa grande cassure, cherche à la ramener au 'pur biblisme', ce sont les peuples de la gréco-romanité qui lui restent inébranlablement fidèles, qui se refusent à la réduction à la seule tradition juive. La ligne de démarcation - on l'a cent fois remarqué - est, en gros, au coeur de l'Europe, la frontière même de la gréco-romanité, le limes antique joignant le Rhin au Danube. Un historien allemand le constate : "La réforme fait irruption dans la théologie platonicienne et aristotélicienne du Moyen Âge, tout comme les Germains barbares ont fait irruption dans la civilisation gréco-romaine" (Julius Schmidhauser, cité par Jean-Edouard Spenlé, La Pensée allemande de Luther à Nietzsche, Paris, 1934, p. 13, note 1). Et Fernand Braudel, qui le cite, peut conclure : "Ce qui restait de l'Empire romain... aura bien mieux résisté au XVIe siècle qu'au Ve" (La Méditerranée à l'époque de Philippe II, Paris, 1966, t. II, p. 105). C'est qu'au XVIe siècle l'Eglise assumait elle-même, de toutes ses forces gouvenant socialement sans partage, la défense de la gréco-romanité philosophique et culturelle. La gentilité occidentale était entièrement passée au Christ. Le Saint-Esprit avait fait son oeuvre de "récapitulation". Il n'y avait plus de païens. Et les efforts des judéo-chrétiens de la mer latine en faveur de la Réforme, notamment en Espagne et en Italie ceux des Valdès, se brisaient sur le roc romain. La démonstration était sans faille. Elle continue !

Les Valdès, en Espagne, deux frères écrivains de qualité, chrétiens espagnols de naissance juive, célébrés aujourd'hui par les rares protestants ibériques. L'un, Alonso, écrivit un pamphlet contre la Papauté et tenta de pousser
Charles Quint, dont il était le secrétaire principal, à ratifier la réforme de Luther et de Mélanchton. L'autre, Juan, linguiste, installa une pré-Réforme avancée à Naples, alors espagnole, après avoir été valet de chambre du pape Clément VII. L'Inquisition d'Espagne mit en garde contre leur influence, d'ailleurs très peu acceptée. Nous les connaissons bien pour avoir retrouvé d'importantes archives de leur famille.






Une autre démonstration convaincra d'un seul coup d'oeil, tout esprit impartial. La comparaison de trois cartes : celle de l'extension territoriale du christianisme aux IIIe et IVe siècles, celle des invasions barbares, et celle de l'Empire romain chrétien d'Orient au VIe siècle. Ces cartes se trouvent aussi bien dans les Grands courants de Pirenne, dans la Méditerranée dirigée par Braudel, dans l'Histoire de l'Eglise par elle-même de Loew et Meslin, dans le Grand Larousse encyclopédique, etc.



On constate immédiatement, par la comparaison de ces cartes, que les invasions barbares ont pénétré l'Empire romain là où il n'était pas christianisé.
Les Francs par les bouches du Rhin; les Alamans, Suèves, Burgondes, Lombards par le Rhin moyen; les Vandales, Ostrogoths, Wisigoths et Alains par le Danube moyen. On constate aussi que les invasions barbares n'ont été bloquées qu'à l'Est, devant le Bosphore, l'Egée et l'Asie mineure, seule partie de l'Empire romain massivement chrétienne au IVe siècle.


On constate encore, revenant à l'ouest, que la seule contre-attaque victorieuse de l'Empire romain, contre les Barbares, celle débouchant d'Orient sous Justinien, au VIe siècle, rétablit la romanité seulement dans les zones de christianisme majoritaire. L'Italie y compris, la Vénétie d'Aquilée, la Tripolitaine, le Maghreb carthaginois et numide, l'Andalousie, et la portion du Rif qui lui fait face où, fait frappant, la romanité chrétienne, à Ceuta, subsistera exactement jusqu'à la conquête musulmane de l'Espagne. Ce cheminement de la reconquête romaine, atteignant des extrémités géographiques apparemment aberrantes (quelle distance de Ceuta à Constantinople!) est révélateur. Il répondait à un appel, était une croisade. A la fin de l'Empire, l'authentique et volontaire romanité est bien la romanité chrétienne.

La plus longue vie historique de la romanité est celle de sa partie toute chrétienne, l'
Empire de Byzance, qui dure un millénaire de plus que celle de sa partie majoritairement païenne (Ve-XVe siècle) l'Empire d'Occident. Un Empire de Byzane profondément romain, jusque dans ce qui était a-chrétien, puisque nous lui devons la codification définitive du droit romain, cette essence a-chrétienne de Rome.
Que cet empire de Byzance fût de plus en plus grec tout en restant romain (les Ottomans appelaient les Byzantins les Roms), avec un sens du mystère, de la transcendance et de la joie eschatologique plus vivement présent que dans la chrétienté latine, très rationnelle, ne fait que renforcer encore la démonstration. La Grèce et Rome, ces deux colonnes de la tradition antique, peuplaient librement de leurs traditions particulières l'espace de la basilique chrétienne, leur commune demeure.

Aujourd'hui, encore qu'est-ce que le prestige mondial du pape. le souverain Pontife (titre romain païen), ce prestige incarné par Jean-Paul II et à présent Benoît XVI ? Sinon, de la part du Christ, le prestige de l'aristocratie morale qu'appelaient de leurs voeurs les pythagoriciens grecs, et le prestige de la monarchie du plus digne, quelle que soit sa race, à laquelle aspiraient les stoïciens gréco-romains ? Des prestiges toujours soutenus par la rigueur romaine. L'avenir de notre monde devra certainement beaucoup à ces valeurs divinement confluente d'une symbiose bimillénaire.


Source : Jean Dumont, L'Eglise au risque de l'histoire, préface de Pierre Chaunu de l'Institut, Editions de Paris, Ulis 2002, p. 47-52.

- Lire aussi sur ce sujet : Pour en finir avec l'expression "judéo-christianisme"

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Mardi 2 juin 2009 2 02 06 2009 19:05

Ne pas rire ! Fdesouche - site sioniste plus français que les françaispromeut une nouvelle fois le juif intégriste Geerts Wilders. La propagande juive devient de plus en plus grosse et commence à se voir...

Dans cet article intitulé "
Européennes : l'islam divise les Néerlandais", Fdesouche présente une nouvelle video où l'on voit Geert Wilders développer ses idées, tout en manipulant les chrétiens pour les mettre au service du Lobby. Le titre n'est pas anodin : "l'islam divise". Alors que chacun sait que l'islam ne divise rien du tout mais le sionisme seul... Il suffit de constater la liste hétéroclite de la Liste antisioniste (comprenant des noirs des blancs des arabes et mêmes des juifs) pour s'en convaincre.

Fdesouche feint ensuite de s'opposer à la chaîne France 24 avec ce commentaire hypocrite : "Quand la “journaliste” de France 24 Caroline de Camaret requalifie l’expression de la volonté populaire et la critique de l’islamisation de l’Europe en poussée de la “xénophobie”(à partir de 2′)…

De quoi s'agit-il ? Il s'agit d'une promotion du sioniste Geerts Wilders par les deux bouts, par la chaîne France 24, premier bout, et par les "nationalistes" style "Fdesouche", à l'autre bout, avec une soit-disant contestation de la façon dont Geert Wilders est présenté dans les media : Geert Wilders apparaît soudain comme une sorte de sauveur et d'homme politique providentiel persécuté par les méchants media anti-européens... Un discours anti-islamisation pour les racistes primaires et un discours antiraciste de bonne conscience pour les bourgeois dès lors tentés de voter subversif. Dans les deux cas Geert Wilders et son Lobby sont gagnants. Et le tour est joué.

Autre constat. Les musulmans ne tiennent aucun media dans aucun pays européen, y compris néerlandais, comment dans ces conditions peuvent-ils diviser les européens ? Ne serait-ce pas plutôt le Lobby monopolisant 99,9% des medias européens qui divise à chaque "élections" ? "Elections" qui n'en sont pas d'ailleurs. Ce n'est donc pas l'islam qui divise mais le judaïsme sioniste fondamentaliste.

Dernier constat. Le juif Michel Drucker n'a-t-il pas lui-même fait cet aveu :
"le pouvoir c'est nous" ? Alors qui divise et qui manipule qui ? Je constate d'ailleurs que lorsque vous demandez aux sionistes comment se fait-il qu'ils monopolisent les media, ils ne savent pas quoi répondre.
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 05 2009 11:59
Le testament politique de Louis XVI retrouvé

Le Figaro

Jacques de Saint Victor
19/05/2009 | Mise à jour : 19:38


"
La dernière page du manuscrit, qui en compte seize en tout, racheté par un collectionneur français.
Louis XVI termine son message par ces mots : « Français, et vous surtout Parisiens, vous habitants d'une ville que les ancêtres de Sa Majesté se plaisaient à appeler la bonne ville de Paris, méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi, il sera toujours votre père, votre meilleur ami. Quel plaisir n'aura-t-il pas d'oublier toutes ses injures personnelles, et de se revoir au milieu de vous lorsqu'une Constitution qu'il aura acceptée librement fera que notre sainte religion sera respectée, que le gouvernement sera établi sur un pied stable et utile par son action, que les biens et l'état de chacun ne seront plus troublés, que les lois ne seront plus enfreintes impunément, et qu'enfin la liberté sera posée sur des bases fermes et inébranlables. A Paris, le 20 juin 1791, Louis.» (DR)
 
Avant de fuir en juin 1791, le roi de France avait rédigé un texte pour se justifier. Le manuscrit, qui avait disparu, a été découvert aux Etats-Unis... Il avait disparu depuis la Révolution française. Il se cachait dans une collection américaine où il vient d'être acquis par un Français, collectionneur de manuscrits anciens.

... [C]ette Déclaration à tous les Français, un manuscrit de seize pages in quarto, qui deviendra, selon la tradition historique, son «testament politique» (à ne pas confondre avec le testament qu'il rédigera dans la prison du Temple avant de monter sur l'échafaud et qui est plus personnel et moral). 

Dans ce texte ... Louis XVI entend exprimer sa conception politique la plus profonde. Au moment de le rédiger, il se sent libéré des contraintes, des faux-semblants et des réserves qu'il a toujours dû s'imposer depuis le début de la Révolution. Il déclare même, au moment de partir, qu'«une fois le cul sur la selle, il serait tout autre». Se voyant déjà loin de Paris et de l'Assemblée, il livre sa véritable conception des événements révolutionnaires, depuis la réunion des États généraux, et exprime son idéal politique, une monarchie constitutionnelle avec un monarque puissant.


C'est donc un texte d'une portée considérable. Dans sa biographie de Louis XVI, Jean-Christian Petitfils, insiste à juste titre sur son caractère essentiel pour bien comprendre l'évolution de la pensée du monarque : «La plupart des historiens, écrit Petitfils à propos de la déclaration royale, ne lui ont pas donné l'importance qu'elle mérite. Ils l'ont soit négligée, soit hâtivement lue et commentée» («Louis XVI», Perrin, 2005, p. 810.). Son contenu n'était en effet pas ignoré des savants, dans la mesure où le texte a été reproduit dans de nombreux documents parlementaires, notamment les Archives parlementaires (publiées sous le Second Empire), mais l'original avait disparu. C'est lui qui vient enfin d'être retrouvé. Il ne fait aucun doute qu'il s'agit du document authentique. ... Cette certitude est confirmée par des spécialistes de grand renom, comme Thierry Bodin, expert en autographes près la cour d'appel de Paris. Pour ce dernier, la paternité du document est évidente. «C'est la signature du roi et, surtout, il a été paraphé et signé par le président de l'Assemblée nationale, Alexandre de Beauharnais.» D'autant que la prise de Gérard Lhéritier est double. Il y a non seulement le document en lui-même mais un autre manuscrit de huit pages rédigées par le propre frère de Louis XVI, le comte de Provence, futur Louis XVIII.

[O]n ne sait pas comment le manuscrit a pu disparaître pour ensuite quitter le territoire. Son existence est signalée dans les années 1950, à l'occasion d'une vente Hennessy, mais le document original n'y figure pas. Puis on perd définitivement sa trace jusqu'à son acquisition aujourd'hui par la société Aristophil.

[L]a Déclaration fut... une des pièces à charge lors du procès du roi sous la Terreur. Ainsi, le rapport d'accusation, lu par Lindet le 10 décembre 1792 [Robert Lindet... "célibataire, franc-maçon, ami des livres...". Source : François PASCAL, L'économie dans la Terreur. Robert Lindet (1746-1825), Paris, Éditions SPM, 1999], à la Convention, le cite précisément et l'utilise pour prouver la duplicité du roi et ses mauvaises intentions. «C'était sans doute le Manifeste destiné à plonger la France dans les horreurs de la guerre civile, écrit Lindet. (…) Son Manifeste du 20 juin atteste ses intentions hostiles ; il voulait le renversement de l'État, puisqu'il ne voulait ni les lois, ni la Constitution qu'il avait juré de maintenir» («Moniteur», tome XV, p. 715.).

Indéniablement, cette Déclaration a contribué à poser Louis XVI en ennemi de la Révolution. Mais que dit précisément le texte ? En réalité, le roi est loin d'avoir rédigé un brûlot contre-révolutionnaire. Il ne se résout certes pas à l'abaissement de la monarchie. Il juge que les réformes de l'Assemblée et l'attitude des clubs, «calomniateurs et incendiaires», ont porté atteinte à «la dignité de la Couronne de France». Il s'en prend... au refus, par l'Assemblée, de lui accorder un droit de veto absolu (il n'est que «relatif»), au poids excessif des comités de la Constituante, notamment le Comité des recherches qui exerce, selon le roi, «un véritable despotisme plus barbare et plus insupportable qu'aucun de ceux dont l'histoire ait jamais fait mention» [prophétique!].

Le monarque n'avait jamais été aussi conciliant. Le roi critique aussi l'excessive décentralisation, la suppression de son droit de grâce, etc. Mais, sur le plan social, il se rallie pourtant à la révolution juridique de l'été 1789 ; il ne rejette plus l'abolition des ordres, comme dans sa Déclaration du 23 juin 1789. Il admet l'égalité civile et insiste même sur les réformes qu'il avait cherché à faire, notamment en 1787, en matière fiscale, afin que les privilégiés ne bénéficient plus d'exemptions indues. Il conclut, sur le ton de l'époque : «Français, et vous surtout Parisiens (…), revenez à votre roi ; il sera toujours votre père, votre meilleur ami


La rédaction du texte lui a pris à peu près quatre ou cinq mois de réflexion. Il y a travaillé seul, à l'insu de ses ministres, et il n'y associera son frère qu'à la dernière minute, le samedi 18 juin, comme en témoigne ce dernier. On sait comment tout cela finira. Son arrestation à Varennes va, comme le rappelle Mona Ozouf, se révéler fatale pour la monarchie («Varennes, la mort de la royauté (21 juin 1791)», Gallimard, 2008). La déclaration du roi se montrera bien incapable de lui sauver la mise. Bien au contraire. Le prestige de la monarchie sera pour jamais terni par cette équipée malheureuse [l'abbé Barruel, dans Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, 1797, nous révèle la cause secrète de cette "fuite manquée" : elle fut programmée et organisée par le franc-maçon LaFayette, ainsi que le lieu de son arrestation, afin de discréditer le roi et de s'en servir contre lui... Mais cela chut... L'historiquement correct ne vous le dira pas. Les "Mémoires" ont été réédité en deux tomes aux Editions de Chiré en 2005.]

[Les monumens publics pourraient manquer à l'Historien sur la conduite de La Fayette dans cette ciconstance. Bien des personnes ont voulu faire croire qu'il n'avait pas été prévenu du départ du Roi; voici la vérité des faits: Une femme Allemande mariée à un Français nommé Rochereuil, était attachée à la Reine en qualité de Porte-chaise d'affaires. Cette femme avait témoigné tant d'indignation & versé tant de larmes sur les horreurs des 5 & 6 octobre, que la Reine touchée de ces preuves d'attachement, lui donna sa confiance, la charge du soin de préparer les bouillons, & la logea au rez-de-chaussée de son appartement, dans une chambre qui communiquait à l'apaprtement qu'avait occupé M. le Duc de Villequier. Au commencement de juin, la Reine méditant son évasion, fit transporter dans une autre chambre la femme Rochereuil. Celle-ci soupçonna des projets; elle épia le Roi & la Reine. la confiance qu'on avait en elle, la mit à la portée de connaître exactement ce qui se méditait pour la fuite du Roi. le 10 juin, elle en dénonça les préparatifs à MM. de La Fayette, de Gouvion, & au Comité des recherches de l'Assemblée nationale... Elle eut avec eux onze conférences, dans l'espace de neuf jours. D'après ces dénonciations, M. de La fayette chargea treize Officiers de confiance, de faire toutes les nuits des patrouilles dans l'enceinte des Thuileries, avec l'ordre secret de favoriser l'évasion... Ses ordres furent donnés de même sur la route... Drouet fut prévenu du rôle qu'il avait à jouer... Tout le reste de la fatale journée de Varennes & de l'arrestation du Roi se conçoit aisément, si ce n'est cependant l'excès de cette insolence avec laquelle La Fayette usa de sa victoire, & des outrages qu'il fit essuyer à Louis XVI, en le ramenant dans sa prison des Thuileries.

"Une chose encore assez inconcevable, c'est que lorsque la Reine, instruite des trahisons de la femme Rochereuil, l'eut chassée, cette mégère eut encore la hardiesse de présenter un mémoire rédigé par un Député, pour rentrer au service de la Reine, & pour lui dire qu'elle n'avait pu mieux prouver sa reconnaissance & sa fidélité, qu'en empêchant Sa Majesté de suivre les conseils des Royalistes. - Ce mémoire fut remis par la Reine à M. Prieur, historiographe du département des affaires étrangères. - Quant à la dénonciation même, elle est précieusement conservée aux archives appelées 'nationales'..." Augustin Barruel, Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme, P. Fauche Libraire, Hambourg 1799, t. V, note p. 141-142). Source : Christ-Roi.net]


"[C]omme le remarque à juste titre Jean-Christian Petitfils, ce testament politique de Louis XVI prouve que le roi n'avait jamais été aussi conciliant
. C'est ce triste paradoxe que met en évidence le document laissé à l'Assemblée : «Jamais Louis XVI n'avait été aussi proche de la Révolution qu'en fuyant la capitale. Sur la route de Varennes, il était devenu un souverain constitutionnel, à la recherche, hélas, d'une impossible Constitution» («Louis XVI», op. cit., p. 815.). De toute cette histoire tragique, il ne reste plus aujourd'hui qu'un seul témoignage, ce manuscrit oublié." 

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Date d'envoi : 21/05/09 Durée : 00:39
Le testament politique de Louis XVI retrouvé
envoyé par Europe1fr.
Franck Ferrand, le spécialiste historique d'Europe 1, revient sur la découverte du testament politique de Louis XVI, dont il lit à l'antenne le dernier paragraphe.
Plus d'info sur Europe1.fr :
http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Societe/Le-testament-politique-de-Louis-XVI-retrouve/(gid)/224146
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Vendredi 8 mai 2009 5 08 05 2009 19:01
Rediff.
 
Il est patent que les médias ont un impact majeur sur les élections, la majorité de la population vivant sous perfusion de la télévision et des grands quotidiens. Il est non moins patent que les dits médias relayent et vulgarisent servilement les orientations prises par les sociétés de pensée.

Mgr de Ségur pouvait, déjà, affirmer que “La presse est le grand levier de la Révolution” (
Mgr de Ségur in La Révolution expliquée aux jeunes gens - Editions du Trident, Paris, 2003, page 1). [voir la video où Michel Drucker avoue que le pouvoir "est au service public.. entre les mains de ceux qui détiennent l'information"...]
 
Outre les médias, la quasi-totalité des structures de la société - telles que les écoles, les collectivités locales, les associations, les syndicats - se chargent, aujourd’hui, de soumettre le peuple au joug du “politiquement correct”.
 
Les organisations religieuses, elles-mêmes, se sont mises de la partie. Et les individus, ainsi éduqués, constituent “l’électorat”, base énervée, abêtie mais disciplinée, du système électoral.
 
Les clivages et les oppositions qui, au plan social, s’exacerbent chaque jour davantage, révèlent l’asservissement total des esprits.
L’évocation de sujets, tels que la Révolution, le gouvernement de Vichy, la colonisation, fait instantanément naître des inimitiés plus profondes que celles qui existaient entre Français et Allemands en 1914...
 
La manipulation ne constitue pas seulement “un pouvoir”, mais “le pouvoir”
 
Ce qui existe avant l’élection est bien plus qu’un truquage, c’est un pouvoir politique bien établi. Les structures, qui manipulent, orientent, décident, constituent le pouvoir bien avant et bien au-dessus de l’élection qu’elles contrôlent totalement.
 
L’élection n’influe pas sur ce pouvoir, c’est ce pouvoir qui génère l’élection qui n’est, en fait, qu’un élément, une étape de la manipulation.
 
L’histoire nous enseigne que l’élection n’est aucunement la partie la plus importante de la manipulation. La plus bruyante, sans doute ! La plus importante, certainement pas !
Ne peuvent gagner une élection que ceux qui gouvernent déjà !
 
Les preuves historiques de ce que nous avançons
 
… Contrairement à une idée reçue, après 1830, ce sont les légitimistes qui ont milité pour le suffrage universel et les révolutionnaires pour le suffrage censitaire..." (Stéphane Rials in Révolution et Contre-Révolution au XIXème siècle - Editions D.U.C./Albatros, Paris, 1987.)
 
Pourquoi les révolutionnaires ont-ils, à ces époques, préféré certaines formes de monarchie à la république ? le suffrage censitaire au suffrage universel ? Parce que les conditions n’étaient pas, alors, réunies pour que la manipulation puisse fonctionner. Parce qu’ils n’étaient pas encore en mesure de maîtriser et contrôler un système qui, en fait, aurait pu leur faire perdre le pouvoir. Ils ne disposaient pas de la presse. Le peuple n’était pas encore ouvert au débat d’opinion...
 
En 1871, il leur a bien fallu s'accommoder de ce suffrage. C’est Bismarck qui l’exigeait ! Résultat : une chambre composée de plus de 400 députés royalistes ! L’alerte avait été chaude ! Ils déployèrent, alors, tout leur savoir faire pour, par séduction, mensonge, tromperie, imposer leur tyrannie à 35 millions de catholiques, eux qui n’étaient que quelques milliers !
 
La vertu essentielle du suffrage universel, qui l’a fait tant chérir par les révolutionnaires, est d’entretenir l’obscurité autour de leur manipulation et de tromper profondément les gens sur leur véritable action :
- tromper le révolutionnaire de base, souvent “honnête” et bien intentionné ;
- tromper ceux qui réagissent, pour une raison ou pour une autre, les catholiques bien sûr, mais aussi les simples mécontents, en leur faisant adopter un mode d’action qui n’est qu’une voie de garage.
 
Un des aspects fondamentaux de la subversion de nos adversaires consiste à prévoir et à noyauter les réactions qui se forment toujours à chaque étape de leur action subversive. Bien souvent, cette anticipation intervient même avant que ladite étape ne soit entamée.
 
Dans cette optique, l’élection est un chef-d’oeuvre. Avec elle, le noyautage, le contrôle des réactions sont automatiques, instantanés, institutionnalisés.
Et il faut reconnaître que le système a bien marché et continue de le faire !

Quelle misère de voir tant de catholiques antimodernistes, antilibéraux, antirévolutionnaires, antirépublicains même, s’approvisionner aux arsenaux de la révolution pour tout ce qui concerne l’action pratique !
 
Ces catholiques condamnent avec vigueur, courage et persévérance bien des erreurs modernes, mais, dès qu’il s’agit de poursuivre l’effort dans la pratique, ils adoptent et utilisent l’arme que leur tendent leurs adversaires : ce suffrage universel qui, en fait, est le produit des erreurs qu’ils ont farouchement combattues en théorie. Ils épuisent leurs forces et progressivement leurs idées en prenant comme réalité politique incontournable ce qui n’est qu’une illusion masquant le vrai pouvoir auquel ils n’ont évidemment pas accès.
 
C’est un système monstrueux, dira-t-on ! Eh bien oui, c’est un système monstrueux, tout autant que celui qui en a la paternité et que nous désigne Don Félix Sarda y Salvany : “Mais de toutes les raisons qui doivent tenir le catholique de notre temps en garde contre les gouvernements de forme populaire, la plus forte doit être l’empressement que la francmaçonnerie a mis toujours et partout à les établir. Avec une intuition merveilleuse, l’enfer a reconnu que ces systèmes de gouvernement étaient les meilleurs conducteurs de son électricité, et qu’aucun autre ne pouvait mieux le servir à souhait” (Don Felix Sarda y Salvany in Le libéralisme est un péché - Editions Nouvelle Aurore, Paris, 1975, page 56).
Est-il possible que des “réalités” quotidiennes soient, en fait, aussi fausses ? Eh bien oui, aussi fausses que le père du mensonge ! Pie X ne disait-il pas que “le suffrage universel est un mensonge universel”?
 
Il faut poursuivre en politique pratique l’effort contre-révolutionnaire fait dans les domaines théorique et religieux, et il faut le faire, dès à présent, en retrouvant les vrais principes concernant l’action politique, l’autorité...
 
(Source: La Gazette Royale, janvier – février – mars 2007, n° 110, p. 4-5).

                                               ***

Sur le même thème de l'imposture des élections : 

-
La collusion de la gauche et de la (fausse) droite 
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L'imposture démocratique
- Aveu de Michel Drucker: "Le pouvoir est sur le service public, il est entre les mains de ceux qui détiennent l'information"
- Nietzsche contre l'instinct démocratique
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 05 2009 23:05
Nombreux sont les catholiques et/ou les monarchistes qui, par le biais du suffrage universel, espèrent restaurer la cité traditionnelle ― ou au moins freiner la révolution. Il suffirait pour cela d’une campagne électorale, ou d’un “lobbying” bien mené. Difficile en effet de résister à la tentation de prendre l’adversaire à son propre piège, en utilisant l’arme qu’il met à notre disposition : le vote. Et pourtant, ce serait se méprendre tragiquement sur la nature de cette arme.

Il faut reconnaitre dans le Berbère saint Augustin l’un des principaux artisans de l’Occident chrétien, et son chef d’œuvre La Cité de Dieu, reste une référence essentielle aux sciences politiques. Dans cet ouvrage, l’évêque d’Hippone distingue deux cités :

Deux amours ont bâti deux cités ; l’amour de soi jusqu’au mépris de Dieu fit la cité terrestre ; l’amour de Dieu jusqu’au mépris de soi fit la cité de Dieu.  []

Le médiéviste Lemarignier commente :

La cité de Dieu, c’est la cité des justes qui cherchent le royaume de Dieu avant de faire partie, dans le ciel, du nombre des élus. À cette cité de Dieu, civitas Dei, saint Augustin oppose la cité terrestre, civitas terrena, qui groupe ceux qui ne cherchent pas le Royaume de Dieu. Aux uns et aux autres, il a donné le nom mystique de “cité”… [] 

Avec l’avènement de la Modernité, l’amour de soi prend sa revanche, les Lumières le dotent d’un corpus doctrinal et politique qui produit un type de société inédit dans l’histoire de l’humanité : Dieu y est absent des institutions et relégué dans la sphère privée.

Comme un écho à la vieille distinction augustinienne, et pour rendre compte de l’apparition cette nouveauté, les sociologues, historiens et philosophes ont introduit les concepts d’hétéronomie et d’autonomie :

  • La société hétéronome trouve sa justification, sa légitimité hors d’elle-même, dans la divinité ; Jean-Luc Chabot, juriste et professeur à l’Institut d’Études Politiques de Paris, précise :
    Les sociétés dites hétéronomes fonctionnent […] sur la base d’un système de valeurs découlant d’un principe qui leur est à la fois extérieur et supérieur […], elles sont marquées par la transcendance de la divinité au regard de la vie humaine et de son organisation sociale. []
    Tel est le cas de France monarchique où Jésus-Christ est reconnu institutionnellement vrai Roi par son lieutenant lors de la cérémonie du sacre. Cette société chrétienne mérite donc pleinement la qualification de cité de Dieu.
  • La société autonome trouve sa justification, sa légitimité, en elle-même et en fin de compte, dans l’homme.
    Au sein [des] sociétés d’Europe occidentale s’est développé à partir du XVIe siècle un dessein d’autonomie, non pas seulement du pouvoir civil par rapport au pouvoir ecclésiastique, mais bien plus fondamentalement de la société humaine prétendant se constituer en principe d’elle-même. Un tel propos visait implicitement à opérer un transfert de l’absolu de la transcendance religieuse au profit de l’immanence politique et sociale, à substituer une normativité fondée sur l’altérité religieuse par une normativité purement humaine, ayant une prétention à s’autolégitimer soit par la raison individuelle, soit par l’ordre social. []
    C’est le cas des sociétés issues des trois idéologies révolutionnaires de 1789 : le libéralisme, le nationalisme et le socialisme. Nous appellerons cette société inédite la cité de l’homme-dieu.

Deux conceptions de l’homme

Essentiellement, l’objet du combat entre ces deux cités, est une conception radicalement opposée de ce qu’est l’être humain et de sa place.

Pour le chrétien :

  • Il existe une seule nature humaine à travers les âges. De la lecture des textes bibliques en passant par ceux de l’antiquité jusqu’à l’époque contemporaine, on constate que l’homme ne change pas : il se pose toujours les mêmes questions, éprouve les mêmes sentiments, il est toujours le siège des mêmes passions, des mêmes détresses et des mêmes espoirs.
  • La morale naturelle est une science fondée sur l’observation du comportement humain. Son principe part du constat ― énoncé entre autres par Aristote ― que « l’homme est par nature un animal politique. » [] Cette science étudie la hiérarchie dans les actes humains pour parvenir au bonheur maximum.
  • L’intelligence de l’homme a été obscurcie par le péché originel, et à cause de ses passions, il est souvent tenté de justifier ses actes mauvais contre la morale naturelle. Pour l’aider à se repérer et grâce à la Révélation, Dieu ― son créateur ― lui a fait cadeau des dix commandements résumés dans le commandement d’amour de Dieu et du prochain.
  • En tant que créateur, Dieu est la source du pouvoir : Jésus dit à Pilate « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir, s’il ne t’avait été donné d’en haut. » [] Saint Paul confirme : « Tout pouvoir vient de Dieu.  » []
  • Dieu est le principe et la fin de toute chose : « Au commencement était le Verbe. » []
  • Si le sacrifice de Jésus Christ a permis la Rédemption du genre humain, le salut est individuel et réclame de nous une acceptation de notre nature. Dieu nous a voulus “animaux politiques” : or la vie en société n’est possible que parce que nous avons besoin les uns des autres, parce que nous sommes différents et donc inégaux.

Pour le révolutionnaire :

  • Il n’existe pas de nature humaine, l’homme évolue continuellement à travers les âges vers quelque chose de supérieur. C’est la théorie de l’évolutionnisme, le mythe du progrès de l’humanité. Mais vers quoi l’homme peut-il progresser, si ce n’est vers une sorte d’état angélique puis divin ?
  • Il ne saurait y avoir de morale fixe. Mieux ! l’homme moderne estime superbement qu’il est parvenu à la “phase adulte” de son évolution, il doit donc s’affranchir de cette morale d’un autre âge, élaborée par l’esprit archaïque, frustre et masochiste de nos ancêtres.
  • L’évolution est inéluctable, c’est le fameux “sens de l’histoire. La Révolution permet d’accélérer la prise de conscience par l’humanité de sa grande destinée. L’homme en marche vers la divinité peut enfin décider pour lui-même. Le philosophe hégélien allemand Feuerbach déclare : « L’être absolu, le Dieu de l’homme, c’est l’être même de l’homme. » []
  • L’homme de la modernité s’affirme désormais la source du pouvoir : on lit à l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1791 « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation  », et à l’article 2 du titre III de la Constitution de 1791 : « La nation, de qui seule émanent tous les pouvoirs…  »
  • La Révolution se présente à elle-même comme un mouvement permanent et éternel : « Au commencement était l’action » [] selon la parole célèbre de Faust dans la tragédie du franc-maçon Goethe.
  • L’État révolutionnaire se pose en rédempteur et prétend apporter un salut collectif par la réalisation de l’égalité. Le ministre franc-maçon Jules Ferry déclare :
    Qu’est-ce d’abord que l’égalité ? C’est la loi même du progrès humain ! c’est un fait social, c’est l’essence même et la légitimité de la société à laquelle nous appartenons. En effet, la société humaine n’a qu’une fin dernière : atténuer de plus en plus, à travers les âges, les inégalités primitives données par la nature. []

Mgr Gaume résume ainsi la doctrine révolutionnaire : « Je suis la haine de tout ordre que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et dieu tout ensemble.  » []

Jules Ferry ne dit pas autre chose : « Mon but, c’est d’organiser l’humanité sans Dieu et sans roi. » []

Plus récemment, le philosophe Marcel Gauchet confirme « La république c’est le régime de la liberté humaine contre l’hétéronomie religieuse. Telle est sa définition véritablement philosophique.  » []

Si la Révolution n’est pas naturelle, comment expliquer sa pérennité depuis deux siècles ? Comment se fait-il que le nombre de partisans de la cité de l’homme-dieu ne cesse d’augmenter ? Quelle est la source, le moteur de ce mouvement révolutionnaire de conversion des esprits ?


Le moteur de la Révolution

Fonctionnement d’un moteur

La physique nous apprend que les moteurs fonctionnent grâce à deux types de grandeurs :

  • une différence de potentiels (ou de pôles), c’est la ddp
  • un courant (ou débit)

Donnons quelques exemples :

  • Un moteur électrique fonctionne grâce à une tension (ou différence de potentiels électriques : pôles plus et moins) et à un courant qui passe d’un pôle à l’autre.
  • Un moteur thermique fonctionne grâce à une différence de potentiels thermiques (source chaude, source froide) et à un courant thermique qui passe de la source chaude à la source froide.
  • Un moulin à eau fonctionne grâce à une dénivellation (ou différence de potentiels d’altitude : le haut et le bas) et à un courant d’eau qui passe du haut vers le bas.

On peut donc supposer qu’il en va ainsi avec la Révolution qui est un mouvement d’idées. Selon ce schéma, le moteur révolutionnaire fonctionnerait grâce à :

  • une différence de potentiels dans l’ordre des idées : THÈSE /ANTITHÈSE,
  • un courant d’opinions qui passeraient de la thèse à l’antithèse, de la Cité de Dieu à la cité de l’homme-dieu.

Reste à préciser la ddp et le support ― ou le conducteur ― de ce courant.

La ddp révolutionnaire : la haine dans l’inégalité

Le révolutionnaire qui veut hâter l’évolution de l’homme se heurte d’abord à l’inertie de la nature humaine. Pour « changer les mentalités », «  faire bouger la société  », susciter le mouvement, la méthode consiste à :

  • faire “prendre conscience” des inégalités (ddp) entre les personnes
  • placer les individus dans une attitude mentale de révolte avec un argument moteur : INÉGALITÉ = INJUSTICE.

À cet effet, on cherche à mettre de la haine dans les différences qui existent naturellement entre les personnes (différences d’âge, de sexe, de classe sociale, de sagesse, de richesse, de connaissance…)

Vers 1840, à l’aube des systèmes démocratiques, Tocqueville s’étonne de cette passion pour l’égalité : « Le fait particulier et dominant qui singularise ces siècles, c’est l’égalité des conditions ; la passion principale qui agite les hommes dans ces temps-là, c’est l’amour de cette égalité. » [] Il en déduit ― comme conséquence logique ― cet individualisme qui ronge nos sociétés modernes et que tout le monde déplore sans en vouloir reconnaître l’origine : « L’individualisme est d’origine démocratique, et il menace de se développer à mesure que les conditions s’égalisent. » []

Alors que dans une société saine, les inégalités naturelles sont sources d’échanges et de richesses pour tout le monde, dans la société révolutionnaire, elles deviennent des facteurs d’oppositions, de luttes, de ddp thèse/antithèse. La haine, la jalousie, l’égoïsme de part et d’autre, creusent les différences jusqu’à les rendre insupportables. Alors la révolte éclate et conduit la plupart du temps à une égalité imposée et artificielle dans laquelle persiste l’état de haine. En effet, l’autre est toujours suspecté de vouloir jouir d’un avantage qu’on n’aurait pas soi-même, et cette idée est insupportable.

Souvenons-nous de ces paroles terribles du philosophe marxiste Marcuse :

 II n’y a pas de doute qu’un mouvement révolutionnaire donne naissance à une haine sans laquelle la révolution n’est tout simplement pas possible, sans laquelle aucune libération n’est possible. Rien n’est plus révoltant que le commandement d’amour : «  Ne hais pas ton ennemi » dans un monde ou la haine est partout institutionnalisée. Au cours du mouvement révolutionnaire, cette haine peut naturellement se muer en cruauté, en brutalité, en terreur. La limite est, en ce domaine, terriblement mobile. []

Les trois idéologies révolutionnaires présentent cette passion de l’égalité :

  • Le socialisme oppose la classe prolétarienne déifiée à la classe bourgeoise de façon à aboutir à la dictature mondiale du prolétariat où est censée régner l’égalité. En fait, on sait ce qu’il en est : une élite non naturelle (la nomenklatura) opprime la cité.
  • Le nationalisme oppose la nation déifiée aux autres peuples. Les révolutions nationalistes conduisent toujours à la guerre expansionniste. Ex : la Révolution française déclare la guerre à l’Europe, il en va de même pour les révolutions de l’Allemagne nazie, de l’Italie fasciste… à l’intérieur de la nation règne une égalité particulière : l’uniformité. On combat les minorités et les identités régionales car elles sont considérées comme facteurs de divisions.
  • Le libéralisme oppose les individus-dieux entre eux. Chaque personne est libre absolument, l’individualisme triomphe : l’autre est celui qui vient limiter notre liberté. Il faut donc s’affranchir de son autorité naturelle que son égoïsme peut rendre odieuse. Des conflits artificiels sont ainsi créés entre homme et femme, parents et enfants, enseignant et élèves, prêtre et fidèles, patrons et ouvriers.

Quand on perd de vue le bien commun, la hiérarchie n’est plus justifiée, ce qui amène à la revendication de l’égalité absolue.

Le conducteur du courant révolutionnaire : le suffrage universel

L’expérience montre qu’établir de façon trop affichée, trop brutale ou trop autoritaire la cité de l’homme-dieu, aboutit à une panne du courant de conversion des esprits à la Révolution :

  • échec de la Convention dans sa tentative d’imposer le culte de la déesse Raison,
  • échec des révolutions socialistes avec leur matérialisme scientifique,
  • échec des révolutions nationalistes quand la guerre tourne à leur désavantage.

La démocratie libérale, parce qu’elle contourne ces problèmes, se révèle être un moteur révolutionnaire bien plus performant que les idéologies nationalistes et socialistes :

  • Afin de ne pas effaroucher l’opinion et pour réaliser l’égalité ― et la liberté ― elle s’attaque à l’ordre naturel par petites étapes. Par exemple, le divorce, l’avortement, le « mariage » des homosexuels, l’euthanasie ne seront pas légalisés en même temps mais peu à peu…
  • Pour parer toute contestation, grâce au suffrage universel, elle laisse croire aux personnes qu’elles ont elles-mêmes souhaité ces changements. Il suffit pour cela de travailler l’opinion à grands coups de campagnes médiatiques en suscitant des ddp, puis d’invoquer les mythes de la volonté générale, du sens de l’histoire, du progrès de l’humanité.
  • Pour détourner l’attention du véritable enjeu (la cité de l’homme-dieu contre la Cité de Dieu), elle crée une opposition artificielle, la ddp DROITE/GAUCHE dans laquelle elle occupe la place centrale ― celle de l’arbitre ― et place ses idéologies concurrentes (socialisme et nationalisme) ainsi que les formes bâtardes : social démocratie, libéral nationalisme, national socialisme

À cause de leurs oppositions apparentes, on oublie que ces idéologies ont toutes pour finalité l’homme-dieu, et la Cité de Dieu perd ses combattants dans des batailles électorales qui ne les concernent pas.

Ainsi la démocratie ― grâce au suffrage universel et à la ddp DROITE/GAUCHE ― entretient un courant permanent de conversion des esprits à la Révolution : le moteur tourne, tourne, tourne.


L’épouvantable piège du suffrage universel

La démocratie est-elle une religion ?

La supériorité de la démocratie libérale, par rapport aux deux autres idéologies, tient à ce que sa finalité (la cité de l’homme-dieu) se réalise dans son fonctionnement même :

  • Par le suffrage universel, indépendamment de l’âge, de la compétence, de la sagesse, tout individu est appelé à se prononcer sur la destinée de la Cité, en élisant des hommes qu’il ne connaît pas, et qui représentent des idéologies dont il ignore tout.
  • Par référendum, on lui demande son avis sur ce qui relève de la morale naturelle (avortement, euthanasie…) ou de décider du sort de ce qui ne lui appartient pas comme la disparition du pays dans l’Europe.

Aucune référence morale n’est reconnue a priori, aucun ordre naturel ne sert de point de repère. En bon disciple du démocrate et sophiste grec Protagoras, le votant finit par penser que « l’homme est la mesure de toute chose. » []

Peu à peu et à son insu, par la pratique même du vote, il s’accoutume à l’idée qu’il est lui-même la source de la vérité, qu’il peut décider de ce qui est le bien et le mal. Or, ce privilège ne revient-il pas à l’Auteur de toutes choses, à Dieu Lui-même ?

De fait, objectivement, le votant se substitue à Dieu, il est l’homme-dieu. Souvenons-nous de la chute d’Adam : «  Le serpent répliqua […] le jour où vous en mangerez [de ce fruit], vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal. » []

Et le franc-maçon Oswald Wirth de s’en féliciter : « Le serpent séducteur symbolise un instinct particulier […] dont le propre est de faire éprouver à l’individu le besoin de s’élever dans l’échelle des êtres. Cet aiguillon secret est le promoteur de tous les progrès. » []

Le péché originel fut le péché d’orgueil de l’homme qui voulait être maître du bien et du mal, qui refusait sa nature humaine. S’attribuer une compétence que l’on ne possède pas, n’est-ce pas là, la définition même de l’orgueil ?

À chaque fois qu’il vote pour ou contre quelque chose qui ne relève pas de sa compétence, le citoyen commet donc un acte d’orgueil. De cette façon, chaque votant constitue une pierre d’orgueil qui sert à l’édification d’une gigantesque tour d’orgueil : LA DÉMOCRATIE UNIVERSELLE, LA TOUR DE BABEL, LA TOUR DE L’HOMME-DIEU. []

La démocratie s’identifierait-elle à donc la religion de l’homme ?

Comme une religion la démocratie n’a-t-elle pas :

  • son dogme : le dogme de la volonté générale comme source du pouvoir. À l’instar d’un J-M. Le Pen, ne clame-t-elle pas : « Depuis que le pouvoir ne se fonde plus en Dieu mais dans le peuple, c’est lui qui doit faire l’objet de toutes nos considérations.  » []
  • son credo : la Déclaration universelle des droits de l’homme.
  • son sacrement : la grand-messe du suffrage universel.

Augustin Cochin ne s’exprime pas autrement en commentant le Contrat social de Rousseau :

Nous serions perdus, dit le christianisme, sans un secours d’en haut, nous ne sommes pas de force à nous sauver à nous seuls ― et de même Jean-Jacques : nous sommes incapables de dégager de nous-mêmes la volonté générale et de la suivre. Il nous faut le secours extérieur de la loi (grâce), effet du vote (sacrement) qui crée en nous l’homme nouveau. […]

Ainsi le Contrat social n’est pas un traité de politique, c’est un traité de théologie, la théorie d’une volonté extranaturelle, créée dans le cœur de l’homme naturel, substituée en lui à sa volonté actuelle, par le mystère de la loi, accompli au sein de la société contractuelle, ou volontaire, ou de pensée, sous les espèces sensibles du sacrement de vote. []

La solution suicide : Le parti catholique

La tentation est quelquefois grande de vouloir prendre la démocratie à son propre piège, de constituer un pôle catholique et de lutter contre la Révolution avec ses propres armes (campagnes, lobbying, slogans, élections, pétitions…) L’histoire nous montre pourtant que jamais aucune tentative n’a abouti, même avec des conditions favorables.

Souvenons-nous de cette funeste affaire du Ralliement de l’Église à la République en 1892. La France d’alors est catholique dans son immense majorité et pourtant, le pays est dirigé par la IIIe République violemment antichrétienne. L’élite catholique est monarchiste. Aussi le pape Léon XIII fait-il le calcul suivant : l’Église n’est tributaire d’aucun type de gouvernement (monarchie, aristocratie, république). Donc, si on oblige moralement les catholiques à voter, il est mathématique que leurs élus seront majoritaires et la République deviendra chrétienne.

De fait, après le ralliement, tous les catéchismes font du vote un devoir du chrétien. On connaît la suite : en 1893 le nombre des députés catholiques passe en effet à deux cents, mais six mois plus tard, il retombe à 97. Aucun ministère n’est concédé aux ralliés et les lois antireligieuses reprennent de plus belle.

Plus d’un siècle après, le bilan est accablant :

  • la France est toujours révolutionnaire ;
  • le parti catholique s’est évanoui dans la nature et on trouve des députés qui se prétendent “chrétiens” dans tous les partis de l’échiquier politique. Ils en ont épousé les idéologies respectives ;
  • les catholiques en France sont devenus minoritaires.

Quelles sont les raisons de ce désastre ? Pourquoi le parti catholique soutenu par le pape, avec un rapport de forces écrasant, a-t-il échoué ? À la lumière de l’étude précédente, nous donnerons deux réponses liées :

  • Créer un parti chrétien qui utilise les règles du jeu du système démocratique, rend à ce dernier l’éminent service d’apporter la contradiction, de susciter une nouvelle ddp. Cela engendre de nouvelles possibilités de mouvement d’idées. Grâce au vote chrétien, le moteur révolutionnaire se trouve alimenté par une nouvelle source de courant d’opinions.
  • À la manière de Léon XIII, il serait dangereux de ne considérer dans la démocratie qu’un mode de gouvernement. Nous avons vu qu’elle était essentiellement une religion, celle de l’homme-dieu. Comprenons bien que le révolutionnaire se moque éperdument pour qui l’on vote, pourvu que l’on vote. L’important est de pratiquer (praxis) cet acte d’orgueil. Il sait qu’ainsi s’opérera dans les âmes une transformation intérieure à la manière de celle produite par un rite.

Par le suffrage universel, le membre du parti catholique est conduit à adopter l’attitude mentale du révolutionnaire qui n’a d’autre maître que lui-même. Il pratique l’acte révolutionnaire tout en prétendant lutter contre la Révolution. Alors, à son insu, il agit comme un homme-dieu, et si cette schizophrénie ne lui fait pas perdre la foi, les risques sont bien plus grands pour ses enfants. N’oublions jamais que l’on finit toujours par penser comme on agit, c’est d’ailleurs en cela que réside l’extraordinaire importance du rituel religieux.

Les deux exemples suivants ne sont-ils pas significatifs ?

  • Se félicitant du taux participation record au référendum sur le traité de Maastricht, alors que le « oui » n’avait remporté qu’un tout petit 51 %, le quotidien Ouest-France annonçait en première page : « UNE GRANDE VICTOIRE POUR LA DEMOCRATIE. »
  • Dans le Courrier de l’Ouest du 8 janvier 1988, le grand-maître du Grand-Orient, Jean-Robert Ragache, titrait ainsi son article : « UN SEUL MOT D’ORDRE POUR L’ELECTION PRESIDENTIELLE : VOTER ! » Traduisons : peu importe que vous votiez à droite ou à gauche, ou même à l’extrême-droite … nous voulons seulement que vous votiez !

    Comment arrêter le moteur révolutionnaire ?

    Dire la vérité et dénoncer l’imposture de l’homme-dieu

    Il importe en premier lieu de rétablir les choses à leur juste place :

    • Reconnaître notre condition de créature entièrement dépendante de Dieu.
    • Accepter notre nature d’homme (animal politique) et essayer d’agir conformément à ce qu’elle réclame. C’est la condition pour accéder au bonheur maximum en ce monde et éternel dans l’autre. À cet effet, notre idéal doit être le respect des dix commandements et du commandement d’amour de Dieu et du prochain.
    • Dénoncer cette imposture qui fait de l’homme le maître du bien et du mal. Dans la Cité de Dieu, à cause du péché originel, il y a toujours des fautes contre notre nature (et donc contre les commandements de Dieu) mais elles sont reconnues comme telles et regrettées. Dans la cité révolutionnaire, afin de donner libre cours à ses passions désordonnées et pour se donner bonne conscience, l’homme décide qu’il n’y a plus de péché. Il est à la fois juge et partie, sa morale est subjective et non plus objective (c’est bien pratique !). Or, le plus grand des péchés n’est pas tant d’aller contre une loi de Dieu, mais de dire que cette loi n’existe pas, car à partir de là, tout est permis.
    • Dire la vérité haut et fort, sans concession : la vérité est une, on ne peut pas en prendre et en laisser à notre guise, nous n’en sommes pas maîtres. Or, dans le jeu démocratique, « il faut faire nombre si l’on veut faire entendre sa voix ». Aussi le chrétien entre-t-il dans le parti dont il juge l’idéologie la plus acceptable. Pour ne pas heurter ses nouveaux amis, il est conduit à faire des concessions, à taire certains points de la doctrine qui ne sont pas dans l’air du temps ; d’ailleurs il finit par oublier ces détails gênants. Il est remarquable que tous les partis comptent des catholiques parmi leurs membres, mais aucun n’affiche la doctrine du Christ-Roi dans son programme. On en déduit que ces chrétiens engagés ont honte d’une partie de la vérité révélée et qu’ils l’ont censurée. Par là, ils se rendent en quelque sorte maîtres de la vérité, ils savent mieux que Notre-Seigneur ce qui est bon pour nous : ils sont donc devenus, eux aussi des hommes-dieux.

    À propos de cet œcuménisme qui consiste à abdiquer une partie de la foi sous prétexte de pratiquer une politique de moindre mal, Monseigneur Pie déclare :

    Ne nous reprochez pas de revenir si souvent sur cette question des droits de Jésus-Christ sur la société ; le devoir du médecin spirituel, comme du médecin des corps dure aussi longtemps que le mal qu’il s’agit de déraciner […] Supposons qu’en temps d’épidémie le pharmacien de la cité ait la barbarie de couper de moitié eau l’antidote qui aurait besoin de toute sa puissance pour triompher du fléau mortel, cet homme serait-il moins criminel qu’un empoisonneur public ? Or, la société moderne est en proie à un mal terrible qui lui ronge les entrailles et qui peut la précipiter au tombeau. Le contre-poison ne sera efficace que s’il garde toute son énergie : il sera impuissant s’il est atténué. Ne commettons pas le crime d’obéir aux fantaisies, aux sollicitations même du malade. []

    Pour réduire la DDP : Mettre de l’amour dans les différences

    Si notre devoir exige de demeurer intransigeants avec les idées, il comporte aussi d’être indulgent avec les personnes et d’accepter les inégalités naturelles qui proviennent de ce que nous sommes limités : nous avons tous des défauts, des infirmités mais aussi des expériences, des compétences et un passé différents.

    L’Évangile nous dit « Heureux les artisans de paix  » [] : à l’inverse du révolutionnaire et conformément au commandement du Christ, le chrétien mettra de l’amour dans les différences naturelles et apaisera les tensions sociales. Il ne s’agit pas de faire disparaître les inégalités naturelles, et ceci précisément parce qu’elles sont dans notre nature. En effet, c’est grâce à ces inégalités que la vie sociale est possible. Tout au long de notre vie nous avons besoin des autres : dans l’enfance et l’adolescence pour notre éducation, à l’âge adulte car nous n’avons pas toutes les compétences, au soir de notre vie car nous sommes diminués. Ainsi c’est l’amour du prochain qui donne son bonheur, sa prospérité, sa richesse à la société.

    Contrairement à ce que prétendent les “chrétiens libéraux”, Notre-Seigneur n’est jamais venu abolir les inégalités, Il affirme sa royauté et sa supériorité hiérarchique tout en donnant l’exemple à suivre : « Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et Maître, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. » [] Le devoir du chrétien est donc de servir ses frères dans l’amour du Christ, chacun à son niveau. De cette façon, il œuvre pour le bien commun qui consiste en l’unité de la paix entre les personnes, il réalise ainsi la Cité de Dieu.

    Pour tarir le courant : Cesser de voter

    Depuis deux cents ans les combattants de la Cité de Dieu s’épuisent dans les combats démocratiques et leur nombre ne cesse de diminuer. Nous en avons analysé la raison : la règle du jeu démocratique est truquée, elle est la machine à perdre les chrétiens. La pratique (praxis) du vote, sans les compétences requises, constitue un acte d’orgueil qui aboutit à une usurpation de la place de Dieu et à l’acceptation des idéologies.

    Voter, c’est reconnaître la règle du jeu, la loi du nombre. C’est reconnaître la validité de la condamnation du Christ par la foule. Le Juste, le Doux, l’Innocent est mort par plébiscite, par la pression démocratique, parce que Dieu n’était pas à la hauteur des misérables ambitions des prêtres et des pharisiens. Ce qui est ignoble, ce n’est pas seulement le résultat du choix populaire ― la condamnation de Dieu ― mais c’est surtout le fait que ce choix ait été accordé au peuple. C’est d’ailleurs en cela que réside le crime du très libéral Pilate.

    Mais de nos jours, ne sommes-nous pas confrontés à la même situation ? Par exemple, quand un pays organise un référendum sur l’avortement, voici ce que l’on entend parmi les catholiques conscients du caractère monstrueux de cette consultation électorale [] : « Je sais que voter dans cette situation est intrinsèquement mauvais mais si je peux grâce à ça sauver des vies… » Résultat : de toute façon le “oui” sera voté, sinon la Révolution répétera l’opération jusqu’à ce que le “oui” passe, et ce sera définitif, car on n’arrête pas le “sens de l’histoire”. Et nos bons catholiques de se lamenter et de lever les bras … Cette attitude réactionnaire est irresponsable : ce n’est pas contre l’avortement qu’il faut se battre, c’est contre les institutions politiques qui permettent que de tels choix soient possibles. Le devoir civique du citoyen chrétien n’est pas de voter mais de travailler de toutes ses forces à promouvoir une institution politique qui respecte l’ordre naturel.

    La reconstruction de la Cité de Dieu passe d’abord par la préservation de ses combattants puis par l’affaiblissement de la cité de l’homme-dieu, donc par le refus des règles du jeu démocratique.

    Cessons de voter et le courant qui alimente le moteur révolutionnaire tarira, la Révolution tombera en panne et sera vaincue.

    Le combat pour la cité de Dieu en France

    En France, une institution politique ayant pour idéal la Cité de dieu a déjà existé : c’est la monarchie légitime. Elle est dépositaire de l’unique doctrine politique naturelle antérieure aux idéologies de 1789. La constitution de l’ancienne France était fondée sur deux principes inséparables :

    • Une légitimité naturelle : le bien commun qui est l’unité de la paix n’est idéalement réalisé qu’avec le gouvernement d’un seul : « il est clair que ce qui est un par soi peut mieux réaliser l’unité que ce qui est composé d’unités » [] dit saint Thomas dans son De regno. Le roi n’est pas désigné par les hommes mais par sa naissance, ce qui évite les querelles de succession et préserve l’unité.
    • Une légitimité théologique  : ce successeur n’est pleinement roi qu’avec le sacre quand il reconnaît devant son peuple la suzeraineté de Jésus-Christ Roi de France et quand il reçoit les grâces nécessaires pour gouverner en conformité avec les lois de Dieu et de l’Église.

    Ce combat ne s’impose-t-il donc pas ? N’est-il pas raisonnable ? N’en vaut-il pas la peine ? Lui préférerions-nous l’illusion d’un “bon gouvernement” inventé de toute pièce sans la tradition ? Mais à quelle civilisation chrétienne concrète St Pie X fait-il référence dans sa Lettre sur le Sillon ?

    Non, Vénérables Frères — il faut le rappeler énergiquement dans ces temps d’anarchie sociale et intellectuelle, où chacun se pose en docteur et en législateur,— on ne bâtira pas la société autrement que Dieu l’a bâtie ; on n’édifiera pas la société, si l’Église n’en jette les bases et ne dirige les travaux ; non, la civilisation n’est plus à inventer ni la cité nouvelle à bâtir dans les nuées. Elle a été, elle est ; c’est la civilisation chrétienne, c’est la cité catholique. Il ne s’agit que de l’instaurer et la restaurer sans cesse sur ses fondements naturels et divins contre les attaques toujours renaissantes de l’utopie malsaine, de la révolte et de l’impiété : « omnia instaurare in Christo ». []
    Quelle cité catholique non bâtie “dans les nuées” le saint pape évoque-t-il quand il s’adresse à notre pays, si ce n’est celle de notre monarchie traditionnelle ?

    Viveleroy 
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Jeudi 30 avril 2009 4 30 04 2009 13:45
LA MISSION DU PEUPLE ÉLU

0:54 au compteur : "Nous sommes depuis toujours un pays d'immigration, le seul pays d'Europe qui est vraiment un pays d'immigration"...

A comparer avec ceci :

"Selon le discours en vogue, la France aurait toujours été un creuset de population. Du point de vue historique, cette assertion est fausse (Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, PUF, 1995). Du VIe au XIXe siècle, le fond du peuple français est demeuré le même. Au XIXe siècle apparaît une immigration saisonnière, les travailleurs retournant dans leur pays après leur labeur. La première grande vague migratoire a lieu après la Première Guerre mondiale. Elle est constituée d'Italiens, d'Espagnols, de Polonais et de ressortissants d'autres nations de l'Est. ... Après 1946, la seconde vague migratoire vient d'Algérie. ... Si l'immigration est officiellement interrompue en 1974, le regroupement familial autorisé en 1975 accroît dans les faits le nombre d'arrivants. D'autres courants migratoires apparaissent, issus d'Afrique noire ou d'Asie. Et en vertu de la loi, tout enfant né en France de parents étrangers peut, à sa majorité, accéder à la nationalité française"...

(
Jean SEVILLIA, Le Terrorisme intellectuel, Collection Tempus Perrin, Paris 2004, p. 141).


LE PEUPLE ÉLU

Dans la conférence ci-dessous, donnée par Jacques Attali
en mars 2007, et intitulée "Les Juifs au XXIe siècle, un avenir incertain", on apprend notamment qu'en Angleterre la bourgeoisie juive finance l'islamisation et que le même phénomène est à l'oeuvre ici en France afin d'aider à la survie d'Israël (partie 2/2).

Attali : Peuple juif 1/2

Attali, la conscience grise de Nagy Bocsai Sarkozy sur le "rôle historique particulier" du peuple juif (sic)... Dissoudre et supprimer les nations. Sauf "Israël" bien évidemment. D'ailleurs... "le peuple français n'existe pas"... Car depuis toujours c'est un pays d'immigration... Mais "le peuple juif", oui... Il existe, il est menacé de "disparition" (sic)! Risque de disparition par "le phénomène de l'assimilation par les mariages mixtes" (03:26 au compteur)... Jacques oublie leur conversion au christianisme...
Donc, "qu'a le peuple juif à transmettre au monde ?" (08:03) demande Jacques Attali. 
Réponse (je résume leur pensée) : la mission du "peuple élu" est d'apporter au monde "le progrès" (du métissage), l'idée (gnostique) "que la nature était mauvaise et qu'il appartient à l'homme de la transformer" (09:16)... Surtout, l'idée que pour les nations et la France en particulier le métissage est bien, mais pas pour "Israël" car cela risque d'entraîner la disparition du "peuple élu"... Voilà ici résumée "la mission du peuple élu".

Atalli : Peuple juif 2/2

Jacques Attali: "les 5 ou 6 millions de musulmans en France, c'est une chance pour la France et aussi une chance pour le judaïsme français" (02:55 au compteur).
Dis Jacques, les musulmans en "Israël", c'est une chance pour "Israël" et le judaïsme ? Les bombes au phosphore blanc à Gaza, tu connais ?

Jacques Attali: "Nous avons nous Juifs de France une responsabilité très particulière (07:22) : nous devons aider les autres, nous avons la responsabilité à l'égard des autres minorités en France". Eh, Jacques, et la minorité palestinienne en "Israël", tu en fais quoi?

Jacques Attali: "Nous devons aider les autres. Il est de notre responsabilité d'aider à concevoir 'dans la conception française' un rapport à l'islam qui soit différent. A la fois parce que cela va nous aider en France et parce que cela nous donnera un rôle pour aider à concevoir le rapport en Israéliens et Palestiniens. Il est fondamental pour la survie d'Israël.... il est fondamental que pour que cette paix ait lieu là-bas elle ait lieu ici" (07:45)... Autrement dit, l'islamisation ici en France doit servir à la survie d'Israël...

Aveu d'Attali sur l'islamisation :  "En Angleterre par exemple, la bourgeoisie juive finance des imams..." (09:23) "Et je pense que c'est une activité fondamentale pour créer les conditions du bien vivre en France, pour les Juifs" (10:32). A bon entendeur...
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Vendredi 24 avril 2009 5 24 04 2009 15:36

Durée : 02:14 Pris le : 14 avril 2009
L'antisémitisme d'après Jacques Attali
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 04 2009 10:30

Un grand bravo au président du Collectif contre la grande mosquée de Bordeaux, Bruno Larebière, qui pose un principe : La France est chrétienne.

Il explique l'opposition des identitaires à la grande mosquée de Bordeaux, au milieu d’une assistance majoritairement musulmane qui en a été pour le moins surprise : "La France et l'Europe sont de civilisation chrétienne, un islam ostentatoire n'y a pas sa place (2:56 au compteur)". Une intervention fort pertinente sur les micros de Novopress.info à écouter
ici.

L'affirmation de l'identité (de la France) est la condition d'un dialogue islamo-chrétien authentique que les musulmans doient prendre en compte. Ou bien, ce n'est plus "un dialogue", mais de l'hypocrisie...

Quant aux pleureuses du Lobby qui n'existe pas, attisant les divisions et le conflit de civilisation, insistant lourdement sur les agressions d'origine arabo-musulmane en France, mais occultant systématiquement l'identité chrétienne de la France et de l'Europe, elles ont là un contre-témoignage édifiant!

La reconquête est en route.

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