Avantages de la monarchie

Lundi 24 novembre 2008 1 24 11 2008 00:03

En 1950, Maurice Duverger, professeur à l'université de Paris et spécialiste de l'étude des partis politiques, affirmait que « l'organisation des partis n'est certainement pas en accord avec l'orthodoxie démocratique... » et que « les parlementaires eux mêmes sont soumis à cette obéissance : la discipline du parti. » Il ajoutait : « Nous vivons avec une notion totalement irréelle de la démocratie. »

« "Gouvernement du peuple par le peuple", " gouvernement de la Nation par ses représentants" :  [...] belles formules qui ne signifient rien. On n'a jamais vu un peuple se gouverner lui même, et on ne le verra jamais. »

 

Rousseau lui même l'a dit ; (il est l'auteur du Contrat Social et le père de la démocratie 'libérale') : « En prenant le terme dans la rigueur de son acception, une véritable démocratie n'a jamais existé et n'existera jamais ».

 

                                                                                                  ****

 

Dans l'Antiquité

 

A Athènes, contrairement à la légende, la démocratie n'existait pas. Celui qui dirigeait Athènes, Périclès, le pseudo-inventeur de la "démocratie", dirigeait la foule, il ne se laissait pas diriger par elle.  Thucydide écrit: "au lieu de se laisser diriger par elle, il la dirigeait. ... Sous le nom de démocratie c’était en fait le premier citoyen qui gouvernait » (Thucydide II, 45, 5 ; 8-9).

 

 

 

 

A Rome, la "république romaine", fondée par les Etrusques, était d'abord une dictature plus oligarchique que monarchique, avec un roi. Suite au coup d'Etat de Pélopidas qui chassa les oligarches, s'instaura une démocratie populaire. La "république romaine" devenait un régime d'assemblée unique (le Sénat de Rome) que dirigeait la caste fermée des patriciens au détriment de la plèbe (le peuple). Cette assemblée se livra à de redoutables combats d'influences aboutissant à des guerres civiles et armées mobilisant les légions des généraux-sénateurs. L'empire y mit un terme.

 

 

La démocratie "moderne"

 

La démocratie se déclare "le gouvernement du peuple par le peuple". Une telle théorie est antireligieuse et antinationale.

 

* Antireligieuse: elle fait dépendre toute vérité, toute autorité, toute liberté, non plus de Dieu, non plus d'autorités politiques et sociales, mais de l'homme.

* Ou plutôt de la masse des hommes, de leur volontés arbitraires décrétées 'Volonté générale' à 'la majorité' contre les minorités nationales. D'où division nationale à chaque "élection".

 

La corruption, développement naturel de la "démocratie"

 

L'évolution naturelle de la "vie démocratique" (on devrait plutôt parler de mort démocratique) produit une hyperclasse corrompue, courtisée par des groupes de pression capitalistes, financiers, syndicalistes, aujourd'hui véritablement apatrides et mondialistes. Les soit-disant "représentants du peuple" ne représentent que des partis politiques qui les auront eux-mêmes préalablement choisis sur des critères propres distincts de ceux du peuple réel. Le peuple là-dedans ne joue le rôle que d'avaliseur de choix déjà réalisés avant lui.

 

Notre "démocratie" est un esclavage qui transforme les européens en serfs du nouvel ordre mondial.

 

Livré à la "démocratie", le peuple réel ne peut s'en délivrer! Ceux qui veillent sur la perpétuation de la "démocratie" sont ceux qui profitent du système qui périnise leurs propres intérêts de classe. Un régime qui fonctionne si bien pour eux.

 

Ce "régime de libertés et de progrès" exige un mécanisme électif. Ceux qui le détiennent sont maîtres du pouvoir apparemment "populaire" mais en réalité oligarchique. La ploutocratie achète les suffrages des maisons de presse et d'édition qu'elle s'est approprié. Elle fait élire ses candidats après des mois de matraquage médiatique. Une hypnose.

 

Au-dessus du peuple réel, muselé, nivelé, ciselé, puis décapité de ses élites naturelles, se pavane une minorité qu'on appelle à juste titre "la classe politique" ou "classe dirigeante". Cette classe jouit d'un pouvoir de droit quasi théocratique (théocratie absolue de droit occulte) qui fait qu'un Nicolas Sarkozy aujourd'hui a plus de pouvoirs qu'un  Louis XIV. L'astuce sur laquelle le système repose est la prétendue "démocratie", les prétendus "débats démocratiques", les prétendues "élections libres" par un peuple intoxiqué.

 

Comment subsiste l'instrument de l'esclavage moderne?

 

La "démocratie" dure par sa majorité centriste "de droite" ou "de gauche", à tour de rôle, union du libéralisme et du socialisme.

 

La droite conservatrice actuelle ne conserve que les forces du marché. Elle gère la société sans plus aucune préoccupation religieuse, sociale, nationale et familiale. Assujettie au marché, à la croissance continue de la production, elle est une machine infernale condamnant la morale comme anti-économique. Exemple: le travail dominical. Bientôt, à quand le retour du travail des enfants?

 

La gauche "socialiste" oppose à ce matérialisme morne un semblant d'idéalisme et d'Humanisme. Elle se fait un programme de la Justice et de la Liberté quand elle les supprime! La Justice socialiste autorise les gouverne-ments à développer le contrôle puis la confiscation des activités politiques, économiques, éducatrices et sociales entre les mains d'une administration pléthorique, paralysante et parasite dont les militants mercenaires collaborateurs fournissent le personnel.

 

La petite guerre entre patronat et syndicalistes en cache une autre, la grande guerre que ces deux monstres dévorants, en secret accord, fond à ceux qui défendent authentiquement la justice et les libertés réelles, les gloires nationales, le patrimoine religieux et moral de la nation, sa diplomatie et sa sécurité, l'ordre public et la paix sociale, l'indépendance de la magistrature, la vie rurale, la vitalité des familles...

 

Comment mettre fin à l'esclavage moderne?

 

La monarchie chrétienne : une personne indépendante au-dessus des partis

 

"Le commandement de plusieurs n'est pas bon: qu'il y ait un seul chef, un Roi!" (Ulysse)

 

Le monarque absolu (sans liens en latin et nons pas sans limites), roi qui concentre en lui tous les pouvoirs, gouverne au-dessus des intérêts particuliers et des pressions partisanes et des puissances d'argent. Il n'a pas en réalité tous les pouvoirs tel un despote (les libertés françaises, les Lois fondamentales du royaume sont des contre-pouvoir que le roi ne peut enfreindre); mais il décide de toutes choses politiques en dernier appel.

 

Il y a certes un risque à s'assujettir au pouvoir d'un seul. Mais il y a moins de risque à donner sa foi à une personne, la personne royale, libre conscience de chrétien, qu'à une multitude anonyme, irresponsable, inconsciente des enjeux et indifférente aux intérêts nationaux à long terme.

 

Le pouvoir personnel du roi est le plus haut degré de raison et d'expérience, de sagesse et de conscience, de volonté, d'initiative et de décision qui puisse se rencontrer en politique. Telle est la vertu propre au pouvoir personnel royal qu'il place sa personne en dehors du jeu des factions, au-dessus des rivalités d'intérêts ou de classes, au centre de compréhension la plus large et de détermination la plus étendue qui lui permet au mieux de juger du bien commun et de le décider.

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Samedi 12 juillet 2008 6 12 07 2008 08:37

La monarchie comme régime politique conférerait à l’état des qualités que la république ne lui permet pas : mémoire, unité (malgré la pétition de principe – toute théorique et universalisante – d'une république "une et indivisible"…), continuité, indépendance et souveraineté, responsabilité, légitimité, liberté.

- La mémoire
: Trente-six rois capétiens en huit cents ans. Trente de plus de Clovis à Hugues Capet. Quatre encore, si l'on remonte au légendaire Pharamond ancêtre de Clovis... Les Celtes nos ancêtres, eux-mêmes il y a plus de 2000 ans, se sont regroupés autour de Vercingétorix, mettant ainsi fin à leur divisions, première ébauche de notre sentiment national.
Au regard de la continuité profonde des trois races royales françaises (mérovingienne, carolingienne, capétienne), ce n'est pas des "quarante rois qui en mille ans..." dont il faudrait parler, mais des "soixante-dix rois qui en quinze siècles" ont sinon fait la France au pied de la lettre, du moins étroitement façonné notre pays, dans sa géographie, sa langue, sa religion, ses arts, ses mœurs, sa politique au sens le plus noble du terme... L'héritage de la Monarchie apparaît ainsi à tous les Français comme vieille de quinze siècles depuis Pharamond (Ve siècle). Elle appartient indivisément à nous tous.
La  mémoire , la conscience nationale est en crise.
Add. Ceux qui jettent un voile sur notre passé, veulent enfouir la monarchie française ou simplement la cacher (les candidats aux présidentielles de 2007 pour qui la France c'est 1789 et les "valeurs de la république"...), mais ceux aussi faisant oeuvre de grands résistants qui écartent systématiquement la solution royaliste avec ceux et celles qui la défendent, sont autant responsables de la situation que les premiers, voire plus en raison de la tromperie. 

Sauf  à se dissoudre et à disparaître, sans le sentiment aigu de ce passé glorieux et de ce passé commun, les Français manqueront leur avenir.

- L’unité, sans laquelle il ne saurait y avoir d‘autorité véritable et qui est indispensable pour garantir l’indépendance nationale. La démocratie au contraire divise les Français et entretient un état continuel de guerre civile. Dans une démocratie, l'intérêt général, les intérêts supérieurs du pays sont sacrifiés aux luttes partisanes et à influence des lobbys.

- La durée. La monarchie c'est la durée! (pas 5 ans...)

- La représentation. La monarchie représente la nation française ; elle a historiquement conduit la nation à son plus haut degré de civilisation. Elle est le trésor de notre nation que la république n'effacera pas.

- La compétence. Lorsque le pouvoir absolu est entre les mains d'un homme incompétent ou fou car alors comme cela s'est vu à une occasion, une régence se met en place.

A l'objection élevée contre l’hérédité : "Et si le roi devient fou ?", Charles Maurras opposait tranquillement cette réponse imparable : "si le roi devient fou, c’est en effet à très grand malheur, car la situation alors devient républicaine!".

Le fait s'est produit une fois, en quatorze siècles de monarchie française. Le roi Charles VI est devenu fou, Henry V (parti anglais) prit la régence en 1420. Le cas de la folie ou de l'incompétence s'est produit une fois aussi, mais en cinquante ans de République... avec le président Deschanel. Et, chose curieuse, en même temps que le président français, deux autres présidents de République avaient perdu la raison : M. Wilson aux Etats Unis et le président d'une petite république du Centre Amérique qui, dans une crise d'aberration, faisait bombarder sa propre capitale. Plus tard, le chef de la République soviétique, Lénine, est aussi devenu fou. Un autre illustre élu de la démocratie pour sa compétence, un dénommé Adolf Hitler, a pu développer les talents de sa compétence comme il se doit... Si ce cas de l'incompétence se produit dans une Monarchie une régence est établie, comme pour un roi mineur, et l'institution bienfaisante continue de fonctionner alors que dans une démocratie, l'incompétent continue son mandat jusqu'au prochain...



- La responsabilité. Les intérêts dynastiques et personnels du Roi se confondent avec les intérêts nationaux, tandis que le pouvoir démocratique dilue la responsabilité dans les majorités changeantes et les scrutins. ... Après moi le déluge ne peut être le mode de fonctionnement du roi.

- La continuité. Des successions paisibles conséquences de l’hérédité du pouvoir. Ainsi, des objectifs précis, déterminés, peuvent-ils être atteints au long terme. Ce n'est pas le cas de la république qui change de politique à chaque nouvelle mandature. 
La continuité du pouvoir monarchique sur huit siècles, la lente et patiente ascension au sommet de notre nation est le fruit de la monarchie, non de la république. Tout ce qui existe avant 1792 nous appartient. 
Cette continuité contraste fortement avec l’instabilité institutionnelle des deux derniers siècles. La descente au rang international en est la preuve tangible.

- L’indépendance et la souveraineté. La monarchie est la qualité d’un régime qui ne repose pas sur l’élection, laquelle lie le pouvoir à l’opinion publique, mais aussi aux financiers, l’obligeant à pratiquer une démagogie éhontée pour recueillir des suffrages. Au final, notre nation se trouve enchaînée dans les liens de la haute finance libérale mondialisée.
Pour tenir la base, le régime électif est obligé de centraliser l’administration du pays. Dans les provinces, il détruit les libertés locales, municipales, régionales, professionnelles, toutes ces petites républiques à qui le roi permettait de vivre et de s’organiser librement.
Dégagé des soucis électoraux, indépendant des lobbys (sens latin de l'"absolutisme" = sans liens), le roi serait en situation d'être un arbitre.

- La légitimité, c’est à dire un pouvoir s’exerçant en vue du seul bien commun, indépendant des groupes d’intérêt et des puissances d’argent. L’Etat royal puise sa légitimité dans l’Histoire et les services qu’il a rendus au pays au cours des siècles.

Il n’y a pas de légitimité en démocratie puisque le pouvoir est le fruit des compétitions électorales et que les partis l’exercent selon les caprices de l’opinion. La corruption qui la ronge finit de lui enlever toute légitimité.

L’histoire confirme ces simples vérités politiques. La Monarchie traditionnelle, héréditaire, décentralisée et représentative a fait la France et l’a conduite à son apogée.
Le bilan des régimes démocratiques, républiques ou empire, est autrement lourd : morts par centaines de milliers, cinq invasions armées depuis 1792, une invasion sans arme depuis les années 60, instabilités constitutionnelles, luttes intestines, révolutions, affaiblissement de la France. 
Les royalistes travaillent à changer ces institutions. Ayant condamné le régime "républicain", ils s’emploient à en débarrasser la Nation. Ayant reconnu dans la Monarchie la vérité historique de la France, et son régime gouvernemental naturel, ils s’efforcent de la restaurer.

- La liberté. "La plus libérale des démocraties actuelles est bien plus absolue que la monarchie dite 'absolue'... En effet, l’autorité étatique y est beaucoup plus à même d’imposer sa volonté..." (Jean-Louis Harouel, L’esprit des institutions d’Ancien Régime, Le miracle capétien, Perrin, 1987).

C'est que "la royauté française, marquée par le christianisme (...) était fondée sur la justice, la paix et les vraies libertés qui sont les incessantes aspirations du peuple français" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix, Lettre aux directeurs de "Mémoire", 21 juin 1985).

"Tout bien considéré, ce concept de liberté qu'a imposé la Révolution, n'est rien d'autre que la théorisation du refus de tout ce qui peut de l'extérieur, ordonner l'action de l'homme ; c'est le rejet de toute autorité qui ne provienne pas de soi-même.
Mais si l'on admet qu'une action n'est plus libre dès lors qu'on y est poussé par une quelconque raison extérieure, ne devient-il évident que l'homme n'est plus libre du tout ? Cette fausse conception de la liberté qui débouche nécessairement sur le nihilisme, est une absurdité totale.
Mais il y a une autre conception de la liberté. Dieu a créé l'homme libre non pas libre de faire ce qui lui plaît, mais libre d'agir en fonction d'un choix ou d'un jugement. Passer de la servitude à la liberté, c'est, pour le chrétien, être délivré du joug du maître pour passer sous l'autorité du Père, c'est-à-dire de Dieu qui est "notre Père".
On mesure dans tout cela, combien la conception chrétienne traditionnelle de la liberté est opposée radicalement à l'idée révolutionnaire de liberté.
En utilisant ce concept de liberté - au singulier - nous nous plaçons sur le terrain de la philosophie ou de la théologie. Mais à l'échelon social et politique, cette liberté se manifeste concrètement au pluriel : on parle dès lors des libertés qui sont aussi nombreuses que les divers pouvoirs qu'il est donné aux hommes d'exercer en raison de leurs réelles compétences. Telle était la conception qui prévalait sous l'ancien régime. A l'Etat le soin de la direction générale des affaires, de la paix intérieure et de la sécurité extérieure de la nation - attributs régaliens conformes au domaine de compétence du roi et donc de son autorité - mais libertés partout ailleurs et dans chaque ordre en raison des compétences de chacun.

Des historiens n'ont pas craint de d'écrire que l'ancien régime était "hérissé de libertés" : libertés et autorités, en effet, des organisations professionnelles, des familles, des corps intermédiaires, des provinces, des communes, mais aussi de l'Etat et de l'Eglise. (...) Nous sommes bien éloignés, aujourd'hui, d'une telle conception de la société et des rapports entre les hommes, mais il n'est pas interdit, précisément, d'y réfléchir" (Alphonse duc d'Anjou et de Cadix dans un message du 25 janvier 1987).

"Ces libertés des français sous la monarchie 'absolue' grouillent innombrables, actives, variées, enchevêtrées et souvent confuses, en un remuant fouillis" (Frantz Funck-Brentano, L’Ancien régime, Fayard, 1926).

D'autre part, il faut savoir qu'on votait plus sous l'ancien régime qu'aujourd'hui, et les sujets étaient amenés à donner régulièrement leur avis : votes dans les communes, dans les corps de métiers, cahiers de doléance et états généraux, parlements provinciaux, etc. C'était essentiellement un vote local, provincial, parfois un vote corporatif, un vote par profession, corps de métiers, etc. Les femmes votaient dès le Moyen Âge.
"En fait, lors de la 'nuit du Moyen Âge', les femmes étaient souvent convoquées aux conseils au même titre que les hommes et, de façon toujours active, à la gestion des affaires. ... On les voyait voter lors des assemblées politiques. ... L'exclusion de la femme ne date absolument pas des 'siècles obscurs' mais vint bien plus tard, de 'la modernité'. Au moment où l'on proclamait les droits de l'homme, l'égalité de tous et la libération des opprimés, nos lois françaises ont interdit, et pour de longues années, aux femmes de prendre part aux affaires de l'Etat. Les défenseurs des trois grandes vertus inscrites aux frontons des édifices publics et des temples républicains décidèrent qu'elles devaient rester en leurs foyers. ... De bons esprits disaient tout haut que laisser voter les femmes serait apporter un nombre considérable de voix au 'parti des curés' défenseur des libertés de l'Eglise. ... La France des droits de l'homme fut ainsi le dernier pays dit 'démocratique' à accorder le droit de vote aux femmes. Ce fut une loi de 1944, plus d'un demi siècle après la Nouvelle-Zélande (1893) et l'Australie (1903)" (Jacques Heers, Un homme un vote? Editions du Rocher, 2007, p. 19-21).

Direct, local, ce vote avait beaucoup plus de puissance et d'efficacité que le vote dit "démocratique" d'aujourd'hui. Un vote sain, naturel, sans groupes financiers derrière, les gens connaissaient le sujet du vote et pouvaient donner un avis éclairé.

Une citation pour finir: 

"La Monarchie en France, c'est la Maison Royale de France, indissolublement unie à la nation. Pendant 1300 ans, seuls entre tous les peuples d'Europe, les Français ont toujours eu à leur tête des princes de leur nation et de leur sang." (Henri, Comte de Chambord, 25 octobre 1852, Manifeste de Frohsdorf.)

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Mercredi 14 mars 2007 3 14 03 2007 16:28

Le Salon Beige

Les deux pour Bernard Antony, "partisan d’une royauté en haut et de la république en bas". "Je suis donc pour un Etat indépendant des groupes de pression, assurant la continuité nécessaire de la politique étrangère, de la défense et le respect des lois fondamentales du pays. Pour le reste je suis pour une règle du jeu démocratique permettant la libre désignation par les électeurs des responsables de la vie économique et sociale" (Bernard Antony, Royaliste? Républicain?... 13 mars 2007). [Voir aussi "Démocratie, les deux types de représentation", le type corporatif organique et le type actuel dit "démocratique"].

Edmund Burke observe également qu'"il est moins malaisé de greffer sur une monarchie une forme quelconque de république que rien de monarchique sur les régimes républicains...
L'histoire prouve qu'il en va bien ainsi dans les faits" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, Pluriel Histoire, paris 2004, p. 160).

"Jusqu'à présent, nous n'avons pas connu d'exemples de grandes démocraties. Les anciens les connaissaient mieux que nous... Je ne puis m'empêcher de partager leur opinion, qui est que, pas plus que la monarchie absolue, la démocratie absolue ne peut être considérée comme l'une des formes légitimes de gouvernement. Pour ces auteurs, une telle démocratie, loin de constituer une forme saine de la république, en est plutôt la dégénération et la corruption...

Aristote observe que la démocratie présente, sur beaucoup de points, une ressemblance frappante avec la tyrannie
. "L'esprit des deux régimes est le même: l'un comme l'autre exerce un pouvoir despotique sur la meilleure classe de citoyens... Le démagogue et l'homme de cour sont souvent de nature semblable ou analogue. L'un comme l'autre ont la plus grande influence auprès de leur maître respectif, le courtisan auprès du tyran et le démagogue au peuple tel que je le décris" (Aristote, Politique, 1292a, liv. IV, ch. IV, cité in Edmund Burke, ibid, p. 159).

Cette ressemblance entre la démoCratie et la tyrannie explique le courante latent d'antiparlementarisme du petit-peuple. "La Révolution n'a pas apporté l'Âge d'Or qu'elle promettait. Le peuple a faim, les assignats ont ruiné le pays. Le 12 février 1793, une députation des sections de Paris vient à la barre de la Convention et l'orateur tient ces propos remarquabales : 'Citoyens législateurs,... lorsque nous avions un Roi, nous étions moins malheureux qu'à présent que nous en avons 745 (députés)'. C'est à ce moment que nait l'antiparlementarisme foncier du petit peuple" (Jacques Ploncard d'Assac, Les Jeunes ont droit à la vérité, Société de Philosophie politique, Lisbonne 1970, p. 111-113).

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