Histoire

Lundi 17 août 2009

Jeanne d'arc 1/3

Invités : Colette Beaune contre les mythographes pour son livre "Jeanne d'Arc", Jean Tulard et Jean Sévillia.

Colette Beaune est également l'auteur d'un ouvrage très fouillé et dense, "Naissance de la nation France" (1993), ouvrage capital pour toute personne se disant "nationaliste" ou "patriote" qui désire élargir ses connaissances sur la nation française. L'ouvrage établit une analyse rigoureuse de la naissance de l'imaginaire national et monarchique français, des signes et symboles nationaux, que les dits "patriotes", souvent athées ou "païens" s'empressent de fouler aux pieds...


- Par Ingomer
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Vendredi 7 août 2009

Les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki ont eu lieu les 6 et 9 août 1945 à l'initiative des Etats-Unis après que les dirigeants Japonais eurent décidé d'ignorer l'ultimatum de Potsdam. La cessation des hostilités fut effective 6 jours après. On attend toujours un procès pour ce "crime contre l'Humanité"...

L'issue de la dernière Guerre a été marquée par ce que l'on a appelé la victoire des démocraties. Cette victoire s'est accompagnée d'une gigantesque campagne de falsification, d'intoxication, de mensonge déclenchée par les démocraties victorieuses. Et même quand elle n'a pas réussi à convaincre, la propagande est parvenue à inculquer dans les esprits les mieux formés la sainte terreur du 'qu'en dira-t-on' (voire même des représailles!). Tel est le pouvoir de la propagande démocratique qu'elle est parvenue à faire de la démocratie un dogme inviolable, formulant un nouveau précepte de morale impérative, un nouveau commandement : De la démocratie ne médiras, sous peine des pires châtiments...

Ce phénomène a commencé au temps de Jean-Jacques Rousseau, dont l'âme sensible a finalement suscité Robespierre, et depuis on nous en répète l'exhibition à intervalles réguliers. On vous annonce 'le pain, la paix, la liberté' : cela signifie que vous verrez successivement la vie chère, la guerre, les camps de concentration. On affiche la représentation de la Défense de la Personne humaine : ce vaudeville se termine par une purée de 60.000 Japonais réalisée en 14 secondes !...

(Maurice Bardèche, Lettre à François Mauriac in Jean Haupt, Le Procès de la Démocratie, Cahiers Découvertes - Lisbonne, Lisbonne Portugal, 1971, p. 20-21.)
- Par Ingomer
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Lundi 3 août 2009
Une très belle reconstitution cinématographique de la vie de Clovis, le fondateur de la monarchie française civilisationnelle (alliance du Trône et de l'Autel). Sans les habituelles boursouflures, déformations et falsifications historiques des mythographes républicains.

Clovis , La France et la chrétienté 1/2
envoyé par apo-catholique.

A noter, dans cette première parti, à partir de 17:28, une explication de l'origine des croix dites "celtiques" : "Les Germains ajoutent au symbole chrétien un emblème païen, la roue solaire ou roue de la fortune, cette combinaison explique bien le rapprochement des deux cultures. Les archéologues retrouvent ces croix en feuilles dans de nombreuses sépultures alamanes du Ve siècle".

- Par Ingomer
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Dimanche 2 août 2009

LES BARBARES

Attention, images d'archives insoutenables, âmes sensibles s'abstenir.
- Par Ingomer
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Jeudi 30 juillet 2009

Thibaut de Champagne : Seigneurs, sachiez qui or ne s'en ira

Seigneurs, sachiez qui or ne s'en ira. Chant de croisade, interprété par René Zosso accompagné par le Clemencic Consort.

Écrit et composé par Thibaut de Champagne (1201-1253).
Thibaut IV fut comte de Champagne et roi de Navarre. Poète et chansonnier. Un des grands troubadours français du 13ème siècle, illustre et célébré de son vivant.

René Zosso ne reprend pas le poème de Thibaut en entier. Je n'en ai pas non plus la version d'origine en français du 13ème siècle. En tout cas, en voici une adaptation en français modernisé :

Seigneurs, sachez : qui point de s'en ira
En cette terre où Dieu fut mort et vif,
Et qui la croix d'outre-mer ne prendra,
A dure peine ira en paradis;
Qui n'a en soi pitié ni souvenance,
Au haut Seigneur doit chercher sa vengeance,
Et délivrer sa terre et son pays.

Tous les mauvais resteront à l'arrière
Qui, n'aimant Dieu, ne l'honorent, le prient.
Et chacun dit : "Ma femme que fera ?
La laisserai à nul, fut-il ami",
Serait tomber en bien trop folle errance;
Il n'est amis hors celui, sans doutance,
Qui pour nous fut en la vraie croix mis.

Or, s'en iront ces vaillants écuyers
Qui aiment Dieu et l'honneur de ce mont,
Qui sagement veulent à Dieu aller;
Et les morveux, les cendreux resteront.
Aveugle soit - de ce, ne doute mie -
Qui n'aide Dieu une fois en sa vie,
Et pour si peu perd la gloire du monde.

Douce dame, reine couronnée,
Priez pour nous, Vierge bienheureuse !
Et après nul mal ne nous peut échoir.
- Par Ingomer
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Mercredi 29 juillet 2009

ENTRETIEN Gaza PALESTINE dans l'Antiquité
Date d'envoi : 18/07/09                                                  19:54

Gaza dans l'Antiquité

Dans une sorte d'histoire inversée, Maurice Sartre renverse la situation actuelle. Aux environs de 3000 av. J.-C., à l'époque de Samson, ce sont les Hébreux qui sont soumis à ceux qui ont donné leur nom à la Palestine, c'est-à-dire aux Philistins, dans le territoire actuel de Gaza, le sud de la Palestine actuelle.

Dans les années 1450 av. J.-C., Gaza est un royaume philistin (mélange de Crétois, de Grecs-Mycéniens) soumis à l'Egypte par Thoutmôsis III, et son torrent est la frontière entre la Syrie et l'Egypte. Et devient un enjeu entre l'Egypte et les Babyloniens. Les Egyptiens ont toujours su que l'Egypte ne se défendait pas sur le tracé actuel du canal de Suez mais au sud de la Syrie. D'où les efforts des Egyptiens pour toujours contrôler le Sud de la Syrie et notamment Gaza, dernière place forte avant l'entrée dans le delta égyptien. C'est un enjeu stratégique, au carrefour de trois mondes, au début du Ier millénaire, il y a l'Egypte, mais il y a aussi les Hébreux qui ont construit un royaume d'abord limité autour de Jérusalem, mais royaume qui Prend de l'ampleur et qui a fini par couvrir presque tout ce qu'on appelle aujourd'hui la Palestine au sens géographique du terme. Sauf une région qui résiste toujours, la zone de Philistie, ou de Gaza, zone qui résiste pratiquement depuis toujours.

Contrairement à ce que pourraient penser certains, Gaza n'a pratiquement jamais été soumise aux Hébreux, cela peut être intéressant à rappeler aujourd'hui. Elle forme le coeur d'une sorte de confédération de cinq villes très ouverte sur la Méditerranée. Et le troisième pouvoir qui intervient, ce sont les Arabes (Nabatéens, Kédarites) qui occupent le nord de l'Arabie Saoudite actuelle, une partie du Sinaï, et pour qui Gaza c'est le débouché sur la Méditerranée. C'est par Gaza que les produits qui viennent du Yemen (l'Arabie heureuse) se répandent en Méditerranée. Et donc Gaza a été très tôt, entre le VIIIe et le Ve siècle, avant la conquête d'Alexandre, un grand marché des produits grecs. Par exemple on a trouvé dans les fouilles beaucoup de céramique grecques d'époque archaïque, d'époque classique, qui montrent qu'il y avait des échanges. On sait que dès le Ve siècle et pendant tout le IVe siècle, pendant un siècle et demi, Gaza et ses deux voisines, dont Ascalon, le pays de l'échalotte, ont émis des monnaies qui sont des copies de la monnaie athénienne, les chouettes athéniennes, parce que cette monnaie athénienne est la monnaie de référence, le dollar de l'époque, la monnaie connue en laquelle on a confiance.

Une proposition arabe le 26 novembre 1956, dans une lettre au quartier général des Observateurs de l'O.N.U. à Jérusalem, a été de faire de Gaza et de la péninsule du Sinaï, un Etat tampon palestinien, proclamé "République arabe de Palestine", entre l'Egypte et l'Etat d'Israël, et qui serait habitée par la majorité des réfugiés. Maurice Sartre qui ne connaissait pas cette proposition, indique que cette suggestion est intéressante car on retrouve une situation géopolitique que l'on a connue aux Ve et IVe siècles avant notre ère, lorsque les Perses veulent s'emparer de l'Egypte au VIe siècle, ils commencent par négocier avec le roi des Arabes qui contrôle la région de Gaza et la péninsule du Sinaï, c'est-à-dire en gros cette "République de Palestine" suggérée en 1956.

Gaza, du Xe jusqu'au début du VIe siècle, est un Etat qui s'étend progressivement sur à peu près tout ce qui est aujourd'hui l'Etat d'"Isaël" et la Cisjordanie et parfois qui en déborde largement sur le Sud du Liban ou sur la Syrie du Sud. Elle va être la zone de résistance à la conquête des Hébreux. Gaza résiste presque tout le temps. Lorsque la Palestine est prise par les Babyloniens en 587 elle tombe et devient babylonienne, puis devient perse vers 539-538, et elle deviendra grecque avec la conquête d'Alexandre.


ENTRETIEN Gaza PALESTINE dans l'Antiquité 2

Maurice Sartre est Professeur émérite d'histoire ancienne à l'université François-Rabelais de Tours, membre de l'Institut universitaire de France, il est directeur de l'antenne tourangelle de l'UMR 5189 du CNRS "Histoire et sources des mondes antiques" (HISOMA). Il a écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire du Proche-Orient et de la Méditerranée orientale dans l'Antiquité. Il a également publié plusieurs volumes des inscriptions grecques et latines de Syrie et de Jordanie. Il publie un bel article dans "L'Histoire" (mars 2009), "La splendeur oubliée de Gaza". La cité serait le lieu où Samson (ou Chimchon, en Hébreu : שִׁמְשׁוֹן, Chimchôn, est l'un des Juges d'Israël) a été emprisonné et a trouvé la mort (Livre des Juges 16:21). Aux environs de 3000, les Cananéens ont développé divers centres urbains dont Gaza. Les artefacts de Tell al-Ajjul, notamment des poteries, des œuvres en albâtre et en bronze, sont gardées au musée Rockefeller à Jérusalem-Est. Selon la Bible, la ville fait partie du territoire qui doit revenir à la tribu de Juda, mais il ne semble pas que celle-ci ait pu s'en emparer. Les prophètes Amos (Un des douze petits prophètes dans la Bible Hébraïque) et Sophonie (ou Zephaniah ou Tzfanya) ont prédit que Gaza serait abandonnée. Sous l'Empire Perse, la ville va connaître une grande prospérité car elle se trouvait aux débouchés des routes commerciales venant d'Arabie. Hérodote (Historien Grec, 484-v.425) décrit Gaza comme une ville de taille équivalente à Sardes, la capitale de la satrapie Perse d'Asie mineure. Sa population était à cette époque fortement cosmopolite avec, outre les descendants des Philistins, une petite population arabe, Perse et des marchands Grecs. Gaza va battre sa propre monnaie, les premières pièces ont été frappées sur le modèle d'Athènes aux environs de 380 Av.J.C.
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/concordance/fiche.php?diffusion_id=70560
- Par Ingomer
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Mardi 14 juillet 2009

"Dès 1789, ce sont des minorités qui s'emparent du pouvoir et se le disputent. Si bien que le moment fondateur de la République française porte en lui une inavouable contradiction. Conduite au nom du peuple, la Révolution s'est effectuée sans le consentement du peuple, et souvent même contre le peuple"

(Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, 2003, p. 177).

J'aurais tout aussi bien pu titré cet article "le coup d'Etat impérialiste", ou "le 14 juillet 1789, un modèle de coup d'Etat", la naissance de la société de l'Argent-Roi à la place de la société du Christ-Roi, Christ désormais déclaré hors la loi... Exactement comme si la france n'avait jamais été chrétienne...

L
a dite "révolte du peuple" en ce 14 juillet 1789 n'a rien d'une génération spontanée. Tout a été calculé, prémédité, réflechi et mis en oeuvre avec une minutie diabolique. Je tire les quelques considérations qui suivent notamment des ouvrages de Pierre Dominique, Pierre Gaxotte, René Sédillot, Jean Sévillia et Edmund Burke. 

"Le début de la Révolution française est caractérisé par le débauchage des troupes. Gardes françaises d'abord, puis régiments de ligne français, puis régiments étrangers. … Les financiers Laborde, Dufresnoy, d'autres, qui ont pris position à la hausse et pour qui Necker c'est la hausse, paient d'honnêtes contributions; on a de quoi acheter qui l'on veut." (p. 62).


Alfred Fierro et Jean Tulard évoquent eux aussi le travail de sape et de corruption franc-maçonnique dans l'armée :
"L'idéologie égalitaire de la franc-maçonnerie contribua largement à la désagrégation de la discipline dans l'armée, où les loges étaient particulièrement nombreuses" (Alfred Fierro, Jean Tulard, Dictionnaire de la Révolution in Jean Tulard, J.F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p.831). Nous voyons bien au fur et à mesure que l'on prend connaissance de l'histoire réelle, des faits soigneusement cachés, falsifiés, occultés par l'histoire officielle, encore de nos jours dans certains milieux dits "nationalistes" - qui se refusent toujours à faire le procès en règle de la dite "Révolution française" -, se révèlent à nous dans toute leur horreur. Reynald Secher parle de double assassinat : génocide des vendéens (1793-1794), doublé d'un génocide de la mémoire, "mémoricide"... Y compris dans nos milieux : nous sommes poignardés "dans nos milieux" comme dit Bernard Lugan.

Alfred Fierro et Jean Tulard indexent l'égalitarisme (idéologie maçonnique), comme à l'origine de la
"désagrégation de la discipline dans l'armée"...
Pour une illustration de ce phénomène, se reporter au remarquable article rédigé par Tancrède Josseran "Et la Royale fut détruite!" in Le Livre noir de la Révolution française (Cerf, Paris 2008). "La Révolution est considérée outre-manche comme le meilleur moyen d'abattre définitivement les prétentions maritimes de la monarchie française" (p. 283.)... Désorganisée, découragée, désarticulée, en proie à la subversion, la Marine devait à partir de février 1793 faire face une nouvelle fois à la Royal Navy. ... Au moment où la France entame la phase décisive de ce que l'on pourrait appeler la 'seconde guerre de Cent Ans', la Révolution a brisé le seul instrument qui aurait pu permettre de frapper au cœur l'âme des coalitions antifrançaises..." (p. 291)

"Ce que la France perd, l'Angleterre le gagne. Plus encore sur le plan commercial que sur tout autre plan, elle est la grande bénéficiaire de la Révolution et de ses suites. Elle est sans doute consciente, dès le début du grand bouleversement, de la chance qui s'offre à elle : comme elle a une revanche à prendre sur la monarchie française qui a aidé l'Amérique à se libérer, elle n'est pas fâchée de voir le roi contesté et diminué.
... 'Voici, dit Fox après la prise de la Bastille, l'évènement le plus important de l'histoire du monde et le plus heureux'. La "cavalerie de Saint-Georges" ne manque pas l'occasion de financer discrètement les révolutionnaires les plus corruptibles..." (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 220).

 

"Ainsi, dans tous les domaines du commerce, sur terre comme sur mer, la Révolution et l'Empire consacrent le triomphe britannique et l'éclipse de la France. (p. 222) Le commerce français ne retrouvera son niveau d'activité de 1789 qu'après 1825... Encore la part de la France dans le commerce mondial sera-t-elle alors loin de rejoindre le pourcentage atteint avant la révolution... Ce pourcentage-là ne sera jamais retrouvé. En chiffres absolus, trente-cinq années ont été perdues. En chiffres relatifs, à l'échelle du monde, le recul est sans appel." (p. 222)

   

Pierre Dominique nomme l'évènement. "Un coup d'Etat est chose sérieuse. La Cour va s'en apercevoir.

... Et d'ailleurs, l'adversaire sait tout. Montgaillard, historien royaliste, dit que les mémoires de Foulon furent lus devant Narbonne, qui avertit sa maîtresse, Mme de Staël, laquelle en informa
Necker ou Mirabeau. Peu importe le canal par où se font les fuites; l'autre camp voit clair dans le jeu du Roi" (p. 75)

... Le moteur responsable, cherchons-le sous les couleurs d'Orléans. Nommons-le, car il a une figure humaine. Tendons la main dans l'ombre, nous y saisirons celle de Laclos qui n'est pas que le romancier des Liaisons dangereuses mais l'âme damnée du duc et l'un des plus profonds politiques du siècle finissant." (p. 143) Le duc d'Orléans a pour lui sa fortune. C'est le plus riche seigneur du royaume. … En ce début de la Révolution, il paie à bureaux ouverts les journalistes, brochuriers, libellistes de tout Paris et de tout Versailles, les crieurs, parleurs, aboyeurs qui remplissent les cafés, les coupe-jarrets dont il a des dizaines à sa solde et qui se chargeront de recruter en payant à boire et, le moment venu, d'encadrer les braillards dans la rue." (p. 29-30).
... Son chef d'état-major et le chef véritable d'un mouvement dont on observe les effets sans pouvoir toujours en découvrir la source, … Choderlos de Laclos… 'un homme noir', note Michelet. 'Le profond Laclos', dit-il encore. … Franc-maçon, membre de trois clubs, quand il n'est pas au Palais royal, on le trouve à Montrouge chez le duc de Biron. … Il faut voir en lui l'agitateur, le tacticien des mouvements de rue, celui qui tient la main du prince et la fait mouvoir, et, comme dit le comte de la Marck, 'l'âme du parti d'Orléans'. (p. 31)

 

... L'un des bons instruments du duc d'Orléans et de son chef d'Etat-major, le meilleur peut-être, est la franc-maçonnerie dont le duc est, depuis 1772, le grand-maître. (p .33). Les frères se tiennent, marchent en ordre, murmurent leurs mots de passe, suivent aveuglément leurs chefs. Le pouvoir ne peut rien contre cette organisation souterraine. Le peut d'autant moins qu'elle pénètre la Cour, qu'elle est maîtresse à Versailles comme à Paris. … Bien entendu les maçons ont joué un grand rôle dans la confection des 'Cahiers' et beaucoup d'entre eux ont été élus aux Etats. Les trois quarts des députés du Tiers, au total près de la moitié des députés sont maçons [une extrême minorité sur-représentée, de gens échangeant entre eux le serment d'entre-aide et de secret maçonnique, "un hasard"...]. (p. 34)

Pierre Gaxotte nous donne quelques indications permettant d'expliquer ce "hasard".

"Le parti 'libéral' avait déjà ses comités locaux
: loges, académies, chambres de lecture, sociétés philosophiques et patriotiques tenues en haleine depuis le début de 1788, exercées au maniement de l'opinion et à l'agitation des places publiques par un an de cris et de discours et de manifestations. Merveilleux instruments de propagande et de combat, toutes ces organisations étaient déjà  reliées par une correspondance incessante, un échange régulier de nouvelles et de brochures. Il suffisait de peu de chose pour les fédérer complètement et emprisonner la France électorale dans les mailles de leur réseau" (
Pierre Gaxotte, ''La Révolution française'', Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988, p. 99-100).

"Les cahiers de campagne ne sont presque jamais des cahiers de paysans. Presque partout ils ont été proposés, rédigés ou copiés par des hommes de loi. Ils reproduisirent les modèles non seulement dans leur esprit, mais dans leur style – qui les trahit." (ibid., p. 103).


"Le coup d'Etat date du 11" (P. Dominique, ibid., p. 113). Je passe sur les détails et les évènements relatés par Pierre Dominique à compter du 11.
Mais je donne quelques éléments éclairants fournis par Pierre Gaxotte.

 

"Le 12, à midi, Paris n'est plus qu'une immense confusion. Dans un remous de hurlements, de tocsins et de fausses nouvelles, tourbillonne une foule affolée. … Là on pille, on assassine, on s'enivre. Les dragons du prince de Lambesc, rangés sur la place Louis XV, à l'entrée des Tuileries, sont bombardés de briques, de pierres, de tessons de bouteilles. Le prince dégage sa troupe en quelques galops et, conformément aux instructions, rompt le contact pour se retirer sur la rive gauche" (P. Gaxotte, ibid., p. 111).

 

La nuit du 12 au 13 et la journée du 13 sont sinistres. On dirait que l'on assiste à la décomposition totale de la société. Les bourgeois se barricadent dans leurs maisons. La rue est livrée à la plus vile populace et à la plus effrayante. … [L]es brigands qui viennent de mettre à sac l'hôtel de la police, s'arment aussi et plus vite. . … Les bandes se portent partout où il y a des fusils et des piques. Le matin du 14, elles se jettent sur les Invalides, sans que Bésenval qui a trois régiments suisses et huit cents cavaliers à l'Ecole militaire fasse le moindre mouvement (!)… Une heure après, elles refluent sur la Bastille… Le gouverneur, M. de Launay, avec sa petite garnison de Suisses... aurait pu sans peine se défendre, mais sa philosophie y répugnait. Il parlemente, retire les canons... et invite à sa table deux délégués des assiégeants... Finalement, deux hommes armés de haches, le charron Tournay et l'épicier Pannetier en grimpant sur le toit d'une échoppe parviennent à briser les chaînes d'un pont-levis qui s'abat avec fracas. La garnison instinctivement riposte, puis ne se sentant pas commandée, elle contraint Launay à capituler contre la promesse qu'il ne serait fait de mal à personne... En dépit de quoi Launay est massacré, et son corps traîné au ruisseau, ... Le prévot des marchands Flesselles est massacré, dépecé... Leurs têtes mises au bout d'une pique promenées jusqu'à la nuit. (p. 111).  

Le 14. "La foule se jette sur la forteresse. Qui l'y pousse?
Elle y court semble-t-il de son propre mouvement, comme elle a couru aux Invalides et à l'Arsenal.


Là-dessous, trois réalités: la personnalité et les ambitions du duc, le flot d'or qui coule de ses caisses, la propagande qu'il paie. Les contemporains ne s'y sont pas mépris. 'Le duc d'Orléans, dira Mme Roland, avait sa part dans toutes les agitations populaires'. Et Malouet : 'Le 14 juillet, les agents du duc d'Orléans furent les plus remarqués par la foule'. Malouet va plus loin et lui, à qui Montmorin communiquait tous les rapports de police, parlant de l'affaire Réveillon, de l'incendie des barrières à Paris et de celui des châteaux en province, déclare que ce sont là des opérations payées et payées par le duc. 'Il y concourait, dit-il, pour son compte, et les Jacobins pour le leur.'

 

Ainsi le duc a monté l'affaire Réveillon, l'incendie des barrières et celui des châteaux, et l'on voudrait qu'il n'ait pas monté et payé le soulèvement du 12 et du 13 et les deux grandes opérations du 14 aux Invalides et à la Bastille!

 

… Le marquis de la Salle, membre du Comité de permanence, et, un instant, chef de la milice bourgeoise, devait avouer qu'un plan d'attaque de la Bastille lui avait été présenté le 13 juillet (signe que l'idée avait déjà été mise en circulation...) (p. 140-141).

 

René Sédillot résume le tout : "Le 14 juillet 1789, en trois quarts d'heure, la Bastille est prise par une bande d'émeutiers,… commandités par Philippe d'Orléans, grand maître des Loges du Grand Orient (http://www.godf.org/) ... ils sont partis du Palais Royal, où réside le duc. Ils ont pris des armes aux Invalides. Ils massacrent le gouverneur et la garnison qui ne résistaient pas…" (René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1987, p. 78).

 

Une Famine "organisée"

 

"Au cours des quatre mois qui précèdent la prise de la Bastille, il éclata plus de trois cents émeutes en France. Le mouvement était réglé par un plan qui n'était point secret le moins du monde. En 1788, à Genève, avait paru sous l'anonymat un curieux ouvrage : le Code National. (M. Gustave Bord, dans la Conspiration révolutionnaire l'a signalé). L'auteur qui restait monarchiste et entendait séparer le Roi des privilégiés, soulignait que seule l'armée pourrait défendre l'Ancien Régime, qu'il fallait donc la travailler, la corrompre, l'amener au peuple soulevé lui-même par une disette organisée. La tactique consistait… à multiplier les troubles locaux qui retiendraient sur tous les points du territoire les forces militaires et, en même temps, exciteraient les esprits. Au bout de quelque temps de ce chauffage, le grand coup pourrait être porté à Paris." (p. 39-40)

…Il (le duc d'Orléans) sait agir sur le peuple autrement qu'en le payant; il lui retire son pain, le lui redonne. Comment? En pratiquant l'agio sur les blés… Malouet confirme : 'Les agents du duc d'Orléans faisaient aussi sur cet objet (les blés), leurs spéculations; ils faisaient vendre et acheter en divers lieux suivant qu'ils avaient besoin de la faveur ou des fureurs de la populace.' On l'accusa même d'avoir fait courir de fausses circulaires, signées Necker, arrêtant les approvisionnements sur Paris du 20 avril au 15 mai, au moment où se réunissaient les Etats généraux" (p. 29-30).

 

"Dès 88, les Maçons, avec toujours en bouche les grands thèmes d'ordre et de centralisation, sont la colonne vertébral du parti national, de ce parti dont Lafayette est le dieu, qui vit des idées politiques anglaises et américaines après avoir sucé le lait de l'Encyclopédie.

 

"Ainsi la Maçonnerie mène tout et voici, même du point de vue des révolutionnaires le mauvais côté de la chose: comme la Maçonnerie nous vient d'Angleterre, et que les loges françaises sont restées en relations étroites avec les loges-mères de l'autre côté de l'eau, que, notamment, les loges de rite écossais, … se rallient de plus en plus à la Grande Loge de Londres, une sourde influence anglaise, une obscure pesée s'exercent sur nous, qui s'ajoutent à l'anglomanie régnante depuis cinquante à soixante ans. L'opposition secrète de la Maçonnerie à la monarchie traditionnelle se trouve ainsi secrètement manœuvrée par l'Angleterre, alors que l'Angleterre, battue dans une guerre précédente, a sa revanche à prendre sur terre et sur mer. Grave sujet de méditation pour un patriote, mais les patriotes de l'époque ignorent tout cela: ils marchent la tête dans les nuées. … Les Parisiens, … n'imaginaient pas une seconde qu'ils puissent être manœuvrés" (p. 35-36) [Certains feraient bien d'y songer lorsqu'ils s'en remettent sans réfléchir à tel ou tel mouvement forcément "révolutionnaire"...].

"Il n'y a peut-être que la joie du libéral qui croit voir se faire une révolution à l'anglaise. Mais Mercy, lui, cherchant la main qui a déclenché le mouvement, note les 'manœuvres secrètes de la Cour de Grande-Bretagne'. Plus tard, beaucoup plus tard, Louis XVIII pourra écrire à Saint-Priest : 'Je crois que le ministère britannique a fomenté et peut-être payé les commencements de la Révolution'". (p. 216)

"...La vraie révolution française, celle qui va marquer tout le siècle, se situe sur le plan financier: à la primauté du sang, qui caractérisait théoriquement l'Ancien Régime, succède la primauté de l'argent. A la noblesse, qui détenait en principe les privilèges succède la bourgeoisie. Aux nobles succèdent les notables.
Marat
lui-même s'interroge: "Qu'allons-nous gagner à détruire l'aristocratie des nobles, si elle est remplacée par l'aristocratie des riches?"

Il ne s'agit pas d'un avènement du capitalisme: celui-ci coexistait avec l'ancienne société, dans le cadre d'une économie de marché. Mais les capitalistes n'avaient pas le premier rang. Même un Samuel Bernard, même un John Law ne pouvaient prétendre aux honneurs que dans la mesure où ils se pliaient aux règles établies, en s'anoblissant et en entrant dans le système. Le roi, de toute façon, était au-dessus de la mêlée. Il s'agit d'une explosion du capitalisme. Du second rôle, il passe au premier. Aucune autorité, désormais, ne sera en mesure de lui servir de contrepoids. Les droits de la naissance ne pourront rien contre ceux de la finance. … "Avant la révolution, les banquiers privés étaient nombreux, parfois influents, mais sauf Necker en 1789, ils ne tenaient jamais le haut du pavé" (p. 242-243).

"Les industriels et les financiers 'ne regardent pas si les âmes se perdent, mais si les affaires se font' (Antoine Blanc de Saint-Bonnet, La Légitimité, Tournai, Casterman, 1873, p. 83. La sur-excitation et la concurrence forcée accroissent en même temps la somme de travail et celle de la misère. Ibid.) L'argent est désormais une valeur suprême. Ou la naissance de l'Argent-Roi à la place du Christ-Roi.

 (Pour comparaison, lire l'article où Jack Lang accuse le gouvernement Sarkozyste de faire revenir la France à la "société d'argent de l'Ancien régime"...)

Edmund Burke, le célèbre auteur britannique "libéral" que la propagande révolutionnaire s'empressa de transformer en abominable "contre-révolutionnaire", selon un principe qu'il décrivit lui-même et déjà connu de son vivant : "un système de monopole littéraire d'une activité inlassable pour noircir et discréditer par tous les moyens tous ceux qui ne font pas partie de leur faction", (p. 142 -) l'écrit dès 1790 :

"Ceux qui ont ordonné et exécuté la scène du 14 juillet sont capables de tout.

... Leurs moyens ont été [déjà...] les incendies, les assassinats, les vols, et les pillages des maisons, les suppositions de fausses nouvelles [la "grande peur"...], l'emploi d'ordres de l'autorité légitime contrefaits, et d'autres crimes, objets de la sévérité des tribunaux ordinaires. L'esprit de leur gouvernement est bien d'accord avec ces moyens employés pour s'en emparer. Ils se conduisent comme des voleurs qui pillent la maison qu'ils ont forcée, et non pas comme des conquérants qui ont soumis une nation.

... Tout était calcul ; tout était institution. On n'a négligé aucun des moyens mécaniques propres à soutenir cet incroyable système de perversité et de vices.

... L'école de meurtres et de barbarie établie à Paris, ayant détruit autant qu'il lui a été possible les principes et les moeurs sur lesquels reposait la civilisation de l'Europe, ne tardera pas à détruire la civilisation de l'Europe, ne tardera pas à détruire aussi ces lois des nations [prophétique... cela est écrit en 1790...], qui ont adouci la pratique de la guerre, et qui plus que toute autre institution honorent les siècles du christianisme.

... Leur culture a pour règle de greffer les vertus sur les vices [inversion oratoire et subversion du langage...]. Tout ce qui ne viole pas les vertus privées leur paraît indigne du nom de 'vertus publiques'. Toutes leurs institutions nouvelles, et avec eux tout est nouveau, attaquent la racine de notre nature et de la sociabilité.

... La France entière, au commencement de l'année 1789, était d'une opinion différente. Dans tous les districts du royaume, les instructions données aux députés aux états généraux étaient pleines de projets de réforme du gouvernement, mais on n'y trouve même pas l'apparence d'une idée tendant à sa destruction. Eût-elle été seulement suggérée qu'elle aurait été, je pense, repoussée d'une seule voix, avec horreur et mépris" (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1790, Pluriel Histoire, Paris 2004, p. 161; 350; 359; 373; 557; 558).

Terminons avec ce que dit Le Livre noir de la Révoliton française du "14 juillet".

"Tandis que le conspirateur [le duc d'Orléans] se voyait cantonné au rôle de pourvoyeur de fonds, le déroulement des émeutes de juillet 1789 rend saisissante la présence continuelle de membres des loges à tous les échelons de l'action, et dans toutes les initiatives importantes : les noms que l'on connaît des chefs ou meneurs (tel Moreton de Chabrillant, vénérable de la Parfaite Union, à la tête de gardes-françaises rebelles, surtout Santerre, du Contrat Social, et Palloy, 'souverain prince des Amis de la Jeunesse et de l'Humanité', Coconnier, membre de la loge Saint-Julien de la Tranquilité), des délégués du Comité permanent de la commune qui constituèrent les ambassades auprès de Launay (Chaton, de la loge de l'Union des bons français, Thuriot de la Rozières, des Amis réunis, l'abbé Fauchet, des Neuf Soeurs, et Milly et Poupard de Beaubourg, des Amis réunis...), des chefs de la milice bourgeoise, dont
La Fayette, à partir du 15 juillet, est le plus illustre, tous ces noms confrontés aux listes des loges conservées au Fonds maçonnique de la Bibliothèque nationale de France, révèlent une étrange similitude.

Bertrand de Molleville put ainsi affirmer : 'C'est dans une séance de la loge des Amis réunis que fut décidée la prise de la Bastille' (B.de Molleville, Histoire de la Révolution de France, t. I, p. 27.). Cette préparation systématique est confirmée par l'innocent Dusaulx, qui confesse : 'Le gros du peuple ne se doutait pas que l'on allait marcher sur la forteresse, mais il est certain que la prise de la Bastille avait été projetée' (Jean Joseph Dusaulx, De l'insurrection parisienne et de la prise de la Bastille, p. 24, in Le Livre noir de la Révolution française, par Pierre Chaunu, Jean Tulard, Emmanuel Leroy-Ladurie, Jean Sévillia, Cerf, Paris 2008, p. 41-42).

S'agissant du financement de "la révolution" : "Rivarol accuse ... les banquiers Laborde de Méréville, Boscary et Dufresnoy, entre autres, d'avoir 'soudoyé' l'émeute. Delessert fournit un témoignage en ce sens (Jacques Godechot, La Prise de la Bastille, p. 249, in Le Livre noir, ibid., p. 43).

Conclusion


- La révolte spontanée du peuple français le 14 juillet, la révolution dite "française" est une légende.

- La "Révolution française" est un coup d'Etat soutenu par les clubs maçonniques (les Jacobins), et financé par les banquiers (Laborde de Méréville, Boscary, Dufresnoy entre autres...), par le parti duc d'Orléans, grand maître du Grand orient, et par l'Angleterre (la Cavalerie Saint-Georges)...  dont la culture consiste à tout changer, détruire toutes les gloires nationales (monarchie, religion)  pour créer un ordre entièrement "nouveau" avec un français nouveau, le "citoyen". 
Au final : l'Angleterre gagnante. "Un recul sans appel". Dans ces conditions, parler aujourd'hui encore de "révolte du peuple" est une vaste plaisanterie que toutes les données de l'histoire contredisent.
Pensant être des 'patriotes', les émeutiers sincères (ne parlons pas des émeutiers payés...) ne savaient pas qu'ils étaient manœuvrés par la franc-maçonnerie (Grand Orient de France du duc d'Orléans et franc-maçonnerie anglaise).

- L'erreur politique (ou la sainteté) de Louis XVI ? Celle d'avoir donné des ordres de ne pas tirer sur "le peuple"… La république ne s'embarrassera pas de ce genre de précautions en temps voulu… Exemples : elle envoya Bonaparte donner du canon contre le peuple royaliste de Paris coupable en 1797 d'avoir mal voté... En 1908, le royaliste Charles Maurras prit "violemment Clemenceau à partie pour avoir fait tirer sur les ouvriers de Draveil en grève" (
Mythes et Polémiques de l'histoire, Le retour de la dispute, Studyrama perspectives, France 2008, p 154).

- "Le 14 juillet, contrairement à la légende..., la Bastille n'est pas prise par une foule spontanément mobilisée. L'opération est menée par une bande d'agitateurs à la recherche de fusils et de munitions, entrés par la porte que leur a ouverte le gouverneur Launay. En guise de remerciement, celui-ci est assassiné. De la vielle forteresse – que l'administration royale voulait déjà démolir - sont extraits en fait de victimes de l'absolutisme, sept prisonniers : quatre faussaires, un libertin et deux fous. La légende a fait de cette péripétie un haut fait d'armes." (
Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003, p. 179-180).

- "Si quelques masses révolutionnaires, comme les 'sans-culottes' de Paris, ont souvent soutenus les mouvements initiés, la majorité de la population, elle, n'a pas participé aux évènements : laissée dans l'ignorance, elle n'était pas consultée" (
Mythes et Polémiques de l'histoire, Le retour de la dispute, Studyrama perspectives, France 2008, p. 131).


Quid alors de la dite révolution 'libérale' libérant la France de l'oppression et de la "Tyrannie" ?  "Les identités provinciales sont combattues, les identités sociales sont niées (il n'y a plus de rangs, plus de prêtres, plus de nobles). Quant à la 'liberté d'expression', elle est étouffée au nom de la 'patrie en danger'" (déjà…)
  [Mythes et polémiques de l'histoire sur cette "fantastique libération" (p. 133-134)]

                                                      ***

Sources :

 

* Pierre Dominique, Le Quatorze juillet, Lardanchet, Macon 1950.

* René Sédillot, Le coût de la Révolution française, Vérités et Légendes, Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 1987

* Pierre Gaxotte, ''La Révolution française'', Nouvelle édition établie par Jean Tulard, Éditions Complexe, Bruxelles 1988

* Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003

* Alfred Fierro, Jean Tulard, Dictionnaire de la Révolution in Jean Tulard, J.F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004

* Mythes et Polémiques de l'histoire, Le retour de la dispute, Studyrama perspectives, France 2008.
* Le Livre noir de la Révolution française, par Pierre Chaunu, Jean Tulard, Emmanuel Leroy-Ladurie, Jean Sévillia, Cerf, Paris 2008
                                                       ***

*
Le testament politique de Louis XVI retrouvé : "Français,... méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi" (Louis XVI)
*
République Française = premier régime génocidaire de l'histoire
*
République et négationnisme - histoire.fr

 

- Par Ingomer
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Mardi 19 mai 2009

Video du débat entre Paul Veyne, Lucien Jerphagnon et Marie-Françoise Baslez sur publicsenat.fr

- Par Ingomer
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Lundi 30 mars 2009
AFP
30/03/2009
| Mise à jour : 19:31

Deux fosses renfermant les restes de victimes d'une tuerie survenue pendant les guerres de Vendée en 1793 ont été découvertes par les archéologues dans la ville du Mans, indique aujourd'hui un communiqué de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives).

La première des deux fosses dégagées dans le secteur appelé Quinconce des Jacobins dans la ville du Mans contenait neuf ou dix individus, certains cadavres portant encore boutons de chemise et de culottes, boucle de bottes ou de guêtres, canif ou chapelet. La seconde fosse, condamnée par une épaisse couche de chaux vive, contenait une vingtaine de corps.

Hormis un enfant et deux adolescents, les sujets inhumés étaient tous des adultes, dont de nombreuses femmes. Les restes portaient les "stigmates osseux d'un véritable acharnement", à l'arme blanche, fractures de fémurs et de radius, mandibule tranchée, maxillaire coupé, omoplate percée. Un seul impact d'arme à feu a été décelé.

Les restes sont ceux de victimes d'une tuerie survenue les 12 et 13 décembre 1793, pendant la première guerre de Vendée.
- Par Ingomer
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Mardi 10 mars 2009
Lunion.presse.fr, 8 mars 2009

«MAIS où est donc le baptistère de Clovis ? » Mille fois répétée par les touristes de passage dans la cathédrale Notre-Dame, la sempiternelle question avait jusque-là bien du mal à trouver une réponse. Eh bien dans quelques semaines, les guides et les Rémois pourront emmener les touristes ou leurs hôtes à la hauteur de la cinquième travée de l'édifice, pas loin de la chaire. C'est là que le père Guerlin, curé de la paroisse, vient d'être autorisé par la Direction régionale des affaires culturelles à faire graver une inscription sur le pavé sous lequel se trouvent les quelques vestiges du baptistère dans lequel Clovis se serait fait baptiser et découverts en juin 1995 par l'équipe de Walter Berry et Robert Neiss. Une autorisation capitale puisqu'elle authentifie enfin la découverte faite voilà plus de dix ans.
Le baptistère de Clovis n'ayant que de rares fois fait l'objet d'écrit, il faut remonter au XIXe siècle jusqu'à Louis Demaison, archiviste de la ville pour avoir quelques éléments sur son éventuelle localisation. Les premières investigations sérieuses furent conduites par Henri Deneux, chargé de la restauration de la cathédrale après la Première Guerre mondiale. Entre 1919 et 1930, il pensait avoir trouvé ce baptistère sur le flanc Nord de la cathédrale primitive, une découverte mise en doute par les spécialistes.
« Grâce aux études stratigraphiques permettant de repérer et de dater les couches archéologiques lors de récentes fouilles à Reims, on s'est aperçu que le baptistère soi-disant découvert par Deneux appartenait en fait aux thermes gallo-romains datant de l'époque de Constantin (IVe siècle), à une profondeur bien plus grande que celle où aurait pu être le vrai baptistère. »
Il fallut attendre les fouilles archéologiques menées juste avant la célébration du XVe centenaire du baptême de Clovis avec la venue de Jean-Paul II pour rouvrir le dossier.
« Les archéologues Berry et Neiss, utilisant les carnets de fouilles de Deneux légués par sa famille à la bibliothèque Carnegie, ont rouvert une tranchée côté Nord de la cathédrale rue Robert-de-Coucy », explique aujourd'hui l'historien Patrick Demouy. « Ils savaient en reprenant les notes de Deneux et Demaison que le baptistère se trouvait en face de la façade de la cathédrale primitive attribuée en 400 à saint Nicaise. Comme cela existe à Florence ou Rome.» À quelques mètres où Deneux avait pensé trouver le baptistère, les archéologues ont découvert un système d'adduction d'eau confirmant l'utilisation du site pour des baptêmes avec une cuve traversée par de l'eau vive symbolisant le Jourdain. Une fois baptisé, le chrétien pouvait ensuite rentrer dans l'église et recevoir l'eucharistie. Aujourd'hui, il reste les traces d'un bassin sous la forme d'un rectangle de 2,75m sur 3m avec deux marches intérieures bien conservées.
Après de nombreuses études comparatives menées notamment par Charles Bonnet, un éminent archéologue européen, il semble établi aujourd'hui que ce baptistère a bien vu Clovis.
- Par Ingomer
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Vendredi 6 mars 2009

C'est une bien macabre collection que possède la ville allemande de Spire (Rhénanie-Palatinat), plus connue pour sa cathédrale romane. Elle est faite de crânes, de tibias, de vertèbres et autres phalanges. Rien que de très banal pour un dépôt archéologique. Mais ces ossements ont une particularité : tous portent des marques de découpe, de raclage ou de fracture, qui révèlent que leurs propriétaires ont été cannibalisés.

"Regardez ces stries, qui courent de la racine du nez jusqu'à la nuque, ainsi que sur les tempes,
dit, en exhibant une boîte crânienne, Andrea Zeeb-Lanz, directrice de l'archéologie de ce Land germanique. Elles montrent, sans doute possible, que la chair a été arrachée !" Il faut avoir l'oeil pour distinguer les fines incisions parallèles dessinées par un silex tranchant. Plus loin, c'est un morceau de fémur dont l'extrémité a été écrasée : la forme des tissus osseux atteste qu'ils étaient encore frais lorsqu'ils furent broyés.

Tous ces restes humains proviennent du site néolithique d'Herxheim, proche de Spire. Voilà environ 7 000 ans, des paysans, qui cultivaient le blé et l'orge et élevaient des porcs, des moutons et des boeufs, avaient installé sur ce plateau limoneux un village de quatre à douze maisons dont subsistent les trous des pieux. C'était l'époque où les premiers agriculteurs-éleveurs, prenant la place des chasseurs-cueilleurs du paléolithique, arrivaient en Europe. Ceux d'Herxheim, venus par le nord avec le courant migratoire danubien, appartenaient à la culture du Rubané (entre 5 400 et 4 950 avant J.-C.), caractérisée par les motifs à rubans de ses poteries.

Autour du hameau étaient creusées deux rangées de fossés qui, discontinus, ne pouvaient avoir de fonction défensive, et qui n'avaient pas été aménagés pour servir d'ossuaire, les Rubanés inhumant ou brûlant généralement leurs morts. Dans certaines de ces fosses, les archéologues ont pourtant mis au jour, au cours de fouilles de sauvetage préalables à la création d'une zone industrielle, des dizaines de milliers d'ossements humains.

Lors des premières excavations, à la fin des années 1990, les multiples lésions apparaissant sur les squelettes ont pu faire croire à des massacres. Mais, en 2008, Bruno Boulestin, du laboratoire d'anthropologie des populations du passé de l'université Bordeaux-I, a examiné les fragments déterrés dans l'une des tranchées : près de 2 000 échantillons appartenant à au moins dix individus.

"Les preuves directes de cannibalisme sont impossibles à établir. Mais, ici, nous avons des gestes répétitifs, systématiques, qui concourent à faire penser que les cadavres ont été consommés"
, décrit le chercheur. Les traces de cassures, d'incisions, de raclage, de mâchement, qui indiquent que les corps ont été démembrés, les tendons et les ligaments sectionnés, les chairs arrachées, les os rompus. Les vertèbres ont été découpées pour détacher les côtes, comme on le pratique en boucherie pour la "levée d'échine". Les calottes crâniennes ont été découpées pour en extraire la cervelle. Deuxième indice : les ossements les plus riches en tissus spongieux et en moelle, vertèbres et os courts, sont sous-représentés, signe qu'ils ont été prélevés.

Un examen rapide des gisements des autres fosses indique qu'ils ont subi les mêmes traitements. Ce qui, sur l'ensemble du site, dont la moitié seulement a été fouillée, porterait à un millier le nombre de victimes d'actes d'anthropophagie. Un charnier dont il n'existe aucun autre exemple dans la préhistoire. "Nous sommes ici en présence d'un événement exceptionnel", souligne Andrea Zeeb-Lanz. D'autres cas de cannibalisme néolithique ont certes été identifiés, notamment en France, dans les grottes de Fontbrégoua (Var), des Perrats (Charente) ou de l'Adaouste (Bouches-du-Rhône). Mais jamais à une telle échelle.

Que peut signifier cette curée, dont les tessons de céramique retrouvés parmi les dépouilles mortelles montrent qu'elle s'est produite sur un laps de temps très court, une cinquantaine d'années tout au plus ? Le cannibalisme alimentaire, permettant de survivre en cas de disette, est exclu. Il aurait fallu une terrible famine pour qu'une centaine de paysans viennent à bout d'un millier de victimes. Les chercheurs se tournent donc vers une pratique rituelle. D'autant que les dépôts d'Herxheim contiennent des débris osseux, où des calottes crâniennes étaient disposées en forme de nid, parsemés de fragments de très belles poteries, d'herminettes cassées, de bijoux en coquillages, de pattes et de mandibules de chien.

Il existe deux grands types d'anthropophagie rituelle, rappellent
Jean Guilaine, du Collège de France, et Jean Zammit, paléopathologiste, dans une étude sur les "visages de la violence préhistorique". L'exocannibalisme s'exerce à l'encontre de membres extérieurs au groupe : "Dans la consommation de l'ennemi vaincu, il s'agit moins de se nourrir de son corps que de le faire disparaître à jamais, pour s'approprier sa force, ses capacités d'énergie, son acharnement au combat."

L'endocannibalisme, au sein d'un même groupe social, est "un témoignage affectif, la reconnaissance d'un lien que l'on souhaite maintenir". Cette dernière possibilité est aussi écartée, en raison de la petite taille de la communauté villageoise. Exocannibalisme de guerre, alors ? Il y aurait fallu des raids lointains, d'où auraient été ramenées des cohortes de captifs avec leurs poteries. Improbable donc.

Les découvreurs du site avancent une autre hypothèse. Des populations rubanées seraient venues volontairement de toute la région, avec des prisonniers et leurs céramiques, pour participer à des cérémonies sacrificielles. Des bacchanales sanglantes. "A cette époque, la culture des Rubanés connaît une crise profonde, qui va entraîner sa disparition, observe Mme Zeeb-Lanz. Peut-être espéraient-ils conjurer la fin de leur monde par un cérémonial dont le cannibalisme n'était qu'un élément."

Pierre Le Hir
- Par Ingomer
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Vendredi 6 février 2009

Vendée vengée

http://www.genocide-vendeen.com/

Ne pas oublier aussi que c'est en Vendée qu'on a inventé le système génocidaire:
L'empoisonnement des puits, création des premiers fours crématoires, on a tiré pour la première fois de la graisse humaine, et on a tanné de la peau humaine... Ca ne vous rappelle rien?

Le Forum catholique

Marie-Modeste AIRIAU, de la Ricoulière, 5 ans et 7mois,
Thomas AIRIAU, de Villeneuve, 10 mois,
Joseph ARCHAMBAUD, de Puyberne, 20 mois,
Agathe ARNAUD de Belleville (tuée au Lucs ) 4 ans et demi,
Etienne BERIAU, de l’Erzandière.15 jours,
Marie-Madeleine BERIAU, de Roblin, 2 ans et 11 mois,
Jeanne BERIAU, du Petit-Luc, 4 ans,
Marie BERNARD, de la Jarrie, 3 ans,
Céleste BOISSELEAU, de la Grézaudière, 6 ans,
Pierre BOISSELEAU, de la Gaconnière, 6ans et demi,
François BOSSIS, du bourg du Grand-Luc, 7 mois,
Joseph BOSSIS, son frère, 23 mois,
Louis BOSSIS, autre frère, 5 ans,
Pierre BOUET, de la Surie, 27 mois,
Louis BOURON, de Bourgneuf, 3 mois,
Madeleine BOURON, sa cousine, de Bourgneuf, 3 ans,
Marie CHARUAU, de la Guyonnière, 2 ans,
Marie-Madeleine CHARUAU, sa sœur, 4ans et 3 mois,
Jean CHARRIER, de la Devinière, 3 ans,
Marie DAVIAUD, de l’Erzandière, 1 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 5 ans et 8 mois,
Jeanne DAVIAUD, au Petit-Luc, 2 ans et 11 mois,
Pierre DAVIAUD, son frère, 4 ans et 10 mois,
Louis EPIARD, du Chef-du-Pont, 5 ans et 10 mois,
Jean-François ERCEAU, de la Sorinière, 27 mois,
Pierre FETIVEAU, de la Gaconnière, 27 mois,
N…FETIVEAU, son frère, 3 mois,
Jeanne FEVRE, du Chef-du-Pont, 5 ans et demi,
Suzanne FORGEAU, de la Sorinière, 20 mois,
Rose-Aimée FORT, du Champ-Dolent, 31 mois,
Pierre-René FORT, son frère, 5 ans et 9 mois,
Marie-Anne FOURNIER, bourg du Grand-Luc, 30 mois,
Jacques FOURNIER, son frère, 5 ans et 5 mois,
Marie GARREAU, de la Cornetière, 7 ans,
Marie-Anne GAUTRET, de la Guénière,7 ans,
Pierre GEAI, des Temples ; 25 mois,
Jean GIRARD, du Chef-du-Pont, 1 an,
Marie-Jeanne GIRARD, sa sœur, 4 ans et 2 mois,
Pierre GIRARD, leur frère, 6 ans et 4 mois,
Pierre GOUIN, des Temples, 1 an,
Louis GRALEPOIS, de la Grézaudière, 13 mois,
Jeanne GRALEPOIS, de la Bretonnière, 5 ans,
Pierre GRATON, du Puy, 3 ans et 4 mois,
Jeanne GRIS, de la Cernetière, 5 mois,
Pierre GRIS, son frère, 5 ans,
Lubin GUILLET, du Bourg du Grand-Luc, 6 ans,
Marie GUITET, de l’Erzandière, 4 ans et demi,
Marie HERMOUET, du bourg du Grand-Luc, 5 mois,
Louis HIOU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Marie-Anne JOLI, de la Bromière, 27 mois,
Marie MALARD, du Marchais, 4 ans,
Jean MALIDIN, de la Primaudière, 18 mois,
Marie MALIDIN, sa sœur, 3 ans et 11 mois,
Jeanne MALIDIN, de la Bruère, 3 ans,
Rose MALIDIN, sa sœur, 6 ans et 2 mois,
Joseph MANDIN, du bourg du Grand-Luc, 23 mois,
Louis MANDIN, son frère, 5 ans et 9 mois,
Véronique MARTIN, de la Moricière, 1 an,
Marie-Françoise MARTIN, du Petit-Luc, 2 ans,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 4 mois,
Rosalie MARTIN, de la Guénière, 2 ans et 10 mois,
Louise MARTIN, sa sœur, 5 ans et 3 mois,
Rosalie MARTINEAU, de Bourgneuf, 2 ans et 11 mois,
Jean MIGNEN, de la Sorinière, 1 an,
Louise MINAUD, du Brégeon, 15 jours,
Louise-Marie MINAUD, sa sœur, 15 mois,
Jean MINAUD, leur frère, 5 ans et 3 mois,
Pierre MINAUD, autre frère, 6 ans et 11 mois,
Jeanne MINAUD, de la Davière, 15 mois,
André MINAUD, son frère, 4 ans et 2 mois,
Véronique MINAUD, leur sœur, 6 ans et 8 mois,
Pierre MINAUD, leur cousin de la Davière, 4 ans,
Louise MINAUD, de l’Ethelière, 33 mois,
Marie-Anne MINAUD, sa sœur, 6 ans et 11 mois,
Anne MORILLEAU, de la Primaudière, 2 ans
Céleste MORILLEAU, sa sœur, 6 ans et 5 mois,
Jean PERROCHEAU, du Retail, 5 ans et 3 mois,
Pierre POGU, de la Pellerinière, 22 mois,
Jean POGU, son frère, 5 ans,
Rose PREVIT, de Villeneuve, 10 mois,
Marie PREVIT, sa sœur, 6 ans,
Rose REMAUD, de Bourgneuf, 4 ans et 11 mois,
Marie REMAUD, de la Grande-Métairie, 4 ans et demi,
Pierre RENAUD, de la Nouette, 18 mois,
Catherine RENAUD, sa sœur, 3 ans et demi,
Jeanne RENAUD, leur cousine, de la Nouette, 4 ans,
Marie-Anne RENAUD, de la Petite-Brosse, 4 ans,
Pierre RENAUD, son frère, 6 ans et demi,
Marie RICOULEAU, de la Bromière, 22 mois,
Jeanne ROBIN, de la Retardière, 5 ans,
Marie-Anne RORTAIS, de la Guyonnière, 4 ans,
Jeanne ROUSSEAU, de la Gaconnière, 23 mois,
Jean ROUSSEAU, son frère, 3 ans et 11 mois,
Louis ROUSSEAU, autre frère, 7 ans,
Victoire ROUSSEAU, cousine, de la Gaconnière, 11 mois,
Jeanne ROUSSEAU, sœur de Victoire, 4 ans,
Jeanne SAVARIAU, de la Sorinière, 5 ans et 10 mois,
Pierre SIMONEAU, de la Moricière, 6 mois,
Jean SIMONEAU, son frère, 4 ans et 10 mois,
Jacques SIMONEAU, de la Bugelière, 18 mois,
Joseph, SIMONEAU, cousine, de la Bugelière, 8 mois,
Henri SORET, du Petit-Luc, 2 ans,
Jacques SORIN, de la Bromière, 5 mois,
Jean SORIN, son frère, 3 ans et 3 mois,
Madeleine TENET, du Chef-du-Pont, 7 ans,
Louis VRIGNAUD, de la Ricoulière, 23 mois,
Marie-Jeanne VRIGNAUD, de la Cornetière, 3 ans,
Jean-Baptiste VRIGNAUD, son frère, 4 ans et 5 mois."

Extrait de l’ouvrage du Père Marie Auguste Huchet de 1983 intitulé : "Le massacre des Lucs-sur-Boulogne et le martyrologue du curé Barbedett"


* Les lois génocidaires non abolies
- Par Ingomer
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Dimanche 1 février 2009
A la lecture des "historiens" officiels du Régime, c'est l'Europe "réactionnaire" qui déclara la guerre à la Révolution dite "française" de 1789 avec l'aide des "traîtres royalistes" (sic)... Chanson connue, mais la vérité historique est inverse, c'est la révolution "française" qui déclara la guerre à l'Europe...

                                                        ***

1er février 1793 Déclaration de guerre de la Convention au roi d'Angleterre et au stathouder de Hollande.

Déjà, le 20 avril 1792, l'Assemblée Législative déclara la guerre au roi de Hongrie et de Bohême.

Et le 7 mars la Convention déclarera encore la guerre au roi d'Espagne. Quelques années plus tard la révolution couronnée déclarera la guerre à toute l'Europe et envahira la Russie...

Source: Alfred Fierro, Chronologie: La Révolution jour par jour  in Jean Tulard, J.F. Fayard, A. Fierro, Histoire et Dictionnaire de la Révolution française 1789-1799, Bouquins Robert Laffont, Paris 2004, p. 352.
- Par Ingomer
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Jeudi 22 janvier 2009
Comme par hasard..., au moment où l'on apprenait avec grande joie ce matin le retrait de l'excommunication des évêques traditionnalistes sacrés par Mgr Lefebvre, les officines liebérales sionistes se mettent en branle ce soir et sortent de leur chapeau à 20:07 un entretien vieux de trois mois...  qu'elles gardaient sous la main probablement, non diffusé jusqu'ici..., dans lequel un des évêques, Mgr Williamson met en doute l'existence des "chambres à gaz". L'organe de la Trilatérale, l'hebdomadaire Le Point (Claude Imbert, directeur général du magazine est le coordinateur de la section française de la Commission trilatérale. Source: Faits & Documents n° 121) se charge de la besogne. Notez le vocabulaire partial employé (souligné)...

Publié le 22/01/2009 à 20:07 Le Point.fr

Église : Mgr Williamson met en doute l'existence des chambres à gaz

Mgr Richard Williamson, l'un des quatre évêques intégristes dont l'excommunication aurait été levée par le pape BenoîtXVI, a mis en doute l'existence des chambres à gaz dans un entretien diffusé par la télévision suédoise. "Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration, mais pas un seul dans les chambres à gaz", a-t-il déclaré au cours de l'émission Uppdrag gransning (mission investigation), programme hebdomadaire de la télévision publique suédoise SVT.

De nationalité britannique, Mgr Williamson appartient à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, organisation catholique intégriste dont, selon des journaux italiens qui se fondent sur des indiscrétions au Vatican, Benoît XVI a décidé de lever l'excommunication. Âgé de 68 ans, il a été ordonné évêque par Mgr Marcel Lefebvre en 1988, provoquant son excommunication et celle des autres évêques "schismatiques".

"Il y a certainement eu une grande exploitation [de ces faits]. L'Allemagne a payé des milliards et des milliards de Deutschemarks et à présent d'euros parce que les Allemands souffrent d'un complexe de culpabilité pour avoir gazé six millions de Juifs, mais je ne crois pas que six millions de Juifs aient été gazés", a-t-il encore dit, au cours de cet entretien diffusé en différé mercredi soir. L'évêque a fait ces commentaires après que le journaliste l'eut interrogé sur les propos négationnistes suivants tenus au Canada : "Pas un seul Juif n'a été tué dans les chambres à gaz. Ce sont des mensonges." "Vous faites allusion à des citations au Canada il y a de nombreuses années", a-t-il encore relevé. On estime à six millions le nombre de Juifs qui ont péri sous le IIIe Reich, notamment dans des camps de la mort ou au cours d'exécutions massives.

Le producteur de l'émission Uppdrag gransning , Lars-Göran Svensson, a expliqué à l'AFP que la diffusion de cet entretien était une "pure coïncidence" avec les informations de la presse italienne. "Notre journaliste est allé enregistrer l'émission en Allemagne en novembre dernier. L'évêque était d'accord avec cet entretien et nous n'avions pas connaissance hier de la décision du pape", a-t-il dit. À la fin de l'entretien, Mgr Williamson s'inquiète : "Attention, c'est contre la loi allemande, si quelqu'un se trouvait ici, on me jetterait en prison avant que je ne quitte le pays, j'espère que ce n'est pas votre intention."

- Par Ingomer
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Mercredi 26 novembre 2008

CITE DU VATICAN (AFP) — Le Vatican veut rééditer les actes du procès de Galilée pour "rafraîchir la mémoire" de ceux qui accusent l'Eglise catholique d'avoir condamné le célèbre physicien (1564-1642) pour ses thèses sur l'univers, a rapporté mardi l'agence Ansa.

"Galileo Galilei n'a jamais été condamné", a déclaré à l'agence Mgr Gianfranco Ravasi, président du conseil pontifical pour la Culture, à la veille de l'ouverture d'un congrès organisé par le Vatican sur "la science 400 ans après Galilée".

Une réédition des actes du procès permettra de "rafraîchir la mémoire" de ceux qui affirment le contraire et réclament toujours une "repentance" du Vatican, a-t-il ajouté.

La condamnation de Galilée à la prison, prononcée en 1633 par l'Inquisition après un long procès où il risquait une condamnation au bûcher, n'a en effet jamais été signée par le pape Urbain VIII.

Mais le savant, défenseur de la thèse héliocentrique de l'univers selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil, avait été contraint de se rétracter et ses oeuvres avaient été interdites.

 

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Galilée fut condamné (par l'Inquisition) pour avoir affirmé qu'il avait prouvé la théorie copernicienne, la rotation circulaire uniforme de la terre autour du soleil. Théorie qui est fausse : comme nous le savons aujourd'hui, la terre effectue un mouvement d'ellipse à vitesse variable autour du soleil.

Détails sans importance ?

1. Il se trouve que ce mouvement en ellipse est le seul qui explique les aberrations du système copernicien. Aberrations qui étaient déjà connues à l'époque.

2. De plus, ce mouvement en ellipse, l'astronome Kepler l'avait déjà découvert par des calculs, et l'avait même communiqué à Galilée ! Mais celui-ci, du haut de sa superbe, ridiculisera cette découverte capitale, pour maintenir sa rotation circulaire uniforme, prouvée selon lui par le phénomène des marées. Preuve qui, elle, est totalement fausse, comme on le savait également à l'époque. Kepler d'ailleurs avait aussi donné la véritable explication des marées, liées à l'action conjointe de la lune et du soleil.

3- L'Inquisition a donc condamné des thèses fausses et les oeuvres de Galilée furent interdites.


Mais au fait, à quoi fut condamné Galilée ? Fut-il brûlé vif ? ou bien fut-il pendu ? Demandez autour de vous, personne ne saura vous répondre, mais tous vous répétéront la leçon bien apprise: "Galilée a été condamné par l'Eglise!"

Galilée fut assigné à résidence dans sa villa de Florence, où il continua ses travaux de mathématiques et où il finit paisiblement ses jours. Pour noircir un peu le tableau, les ouvrages "dans le vent" ajoutent qu'il mourut aveugle.

Pardon, j'oubliais : il fut également condamné à réciter chaque jour les psaumes de la pénitence. Il fit transférer cette obligation à sa fille, qui était religieuse.

- Par Ingomer
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