Christ-Roi

Lundi 26 octobre 2009
- Par Ingomer
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Samedi 17 octobre 2009


SAINT IGNACE
Patriarche d'Antioche, Martyr
Docteur de l'Eglise
(+ c.115)



"Saint Ignace fut condamné à être dévoré par les fauves lors d'une persécution sous Trajan dont on situe mal la date exacte, v. 110 ap. J.-C., probablement. ... Saint Ignace est le deuxième successeur de Pierre (l’Apôtre de Jésus-Christ) comme évêque d’Antioche, selon une liste communiquée par Eusèbe de Césarée, Ignace ne nous est guère connu que par ses Lettres qui ont été conservées et dont l'authenticité est indiscutable" (Régine Pernoud, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ?, Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 40).


Certains auteurs assurent qu'Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des Apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d'humilité, Il leur dit: Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez jamais dans le royaume des Cieux. Ce qui est certain, c'est qu'il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l'Apôtre bien-aimé.

Ignace fut un grand évêque, un homme d'une rare sainteté; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l'empereur Trajan, il subit un long interrogatoire:

"C'est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux?
-- Nul autre que vous n'a jamais appelé Théophore un mauvais démon.
-- Qu'entends-tu par ce mot Théophore?
-- Celui qui porte Jésus-Christ dans son coeur.
-- Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre coeur?
-- Vos dieux! Ce ne sont que des démons; il n'y a qu'un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel.
-- Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat.
-- Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ."

Trajan, irrité, le fait conduire en prison. "Quel honneur pour moi, Seigneur, s'écrie le martyr, d'être mis dans les fers pour l'amour de Vous!" et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux.

L'interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d'Ignace: "Je ne sacrifierai point; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j'ai hâte d'aller à Dieu."

Condamné aux bêtes, il fut conduit d'Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Son passage fut partout un triomphe; il fit couler partout des larmes de douleur et d'admiration:

"Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m'est indifférent, hors l'espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j'expire sur le gibet d'une mort infâme; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage: je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ."

Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu'au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.

(Source : Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.
Les saints du jour)

"Nous avons de lui six lettres à différentes Eglises, une à saint Polycarpe, et les actes de son martyre écrits par des témoins oculaires. Comme saint Ignace a été disciple de saint Jean l'Evangéliste, et a souffert peu de temps après la mort de cet apôtre, ses écrits sont des monuments précieux de la doctrine et de la discipline de l'Eglise primitive; ils sont rassemblés dans le second tome des Pères apostoliques, de l'édition de Coletier. ... [L]es Protestants, ils y ont trouvé la condamnation claire de plusieurs de leurs erreurs" (Encyclopédie théologique, Nicolas Bergier (1718-1790), publ. par M. l'abbé Migne, Ateliers catholiques au Petit-Montrouge, tome II, Paris 1850-1851, p. 1292).

C'est à Ignace que l'on doit le mot grec «kajolik´ov», «catholicos» pour définir l'Eglise de Jésus-Christ (Encyclopédie Univsersalis). «Là où est le Christ, là est l’Église catholique», écrit Ignace d’Antioche qui le premier veut expliquer par ce mot l’universalité du salut. Le terme grec, kajolik´ov, catholicos qui avait déjà chez les auteurs grecs (Aristote, Zénon, Polybe) le sens d’universel, de total, de général, est employé, depuis le début du IIe siècle, presque exclusivement par les auteurs chrétiens, et pour la première fois par Ignace d’Antioche dans sa Lettre aux chrétiens de Smyrne (112), pour désigner l’Église de Jésus-Christ. Dès ce moment, le mot a un double sens: il désigne la foi catholique commune à toute l'Eglise déjà répandue dans de nombreux pays, par opposition aux communautés ayant assez tôt dévié de la foi apostolique (nicolaïtes, gnostiques, aujourd'hui protestants, francs-maçons etc. ...)

Ignace salue l'Eglise catholique romaine plus particulièrement : "Elle est aimée et illuminée par la volonté de Celui qui a voulu tous ceux qui existent selon la foi et l'amour de Jésus-Christ Notre Dieu… Sa charité la met au premier rang, c'est elle qui porte la loi du Christ et le nom du Père" (France Quéré, Les Pères apostoliques. Écrits de la primitive Église, cité in Régine Pernoud
, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ?, Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 40).

Selon Ignace, une vénération spéciale entoure déjà l’Église romaine, «présidente de l’alliance divine».

Saint Irénée de Lyon, un autre auteur contre les hérétiques écrit lui aussi : «L’ensemble des croyants de tous les pays, doit demeurer en accord avec l’Église de Rome». Au plan de la discipline et surtout de la foi, l’Eglise de Rome est un modèle pour les autres Églises ; on y vient de partout" (Saint Irénée de Lyon, Adversus haereses, III, 2.)

Dans sa Lettre aux Romains, Ignace écrit : "cette église préside dans la région de Rome"
. La doctrine protestante est clairement condamnée dès la fin du Ier siècle... L'Eglise primitive était catholique et non protestante. Ceci est toujours bon à rappeler aux progressistes et autres marchands de sable expliquant qu'il faut revenir aux sources et aux premiers temps de l'Eglise...

Dans sa Lettre à Polycarpe, Ignace d'Antioche écrit : "Ne néglige pas les veuves; c'est toi, après le Seigneur, qui dois veiller sur elles". Et encore: "Ne méprise pas les esclaves hommes ou femmes" (Régine Pernoud
, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ? Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 44).

- Par Ingomer
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Samedi 26 septembre 2009
Voici quelques nouvelles. J'ai décidé d'arrêter la propédeutique après quelques jours de discernement. A partir des retraites spirituelles de Saint-Ignace déjà réalisées dans ma vie en 2003, 2004 et 2006, j'ai discerné dès le 4e jour que je n'avais pas la vocation. J'invite tous les hommes à réfléchir à leur vocation dans la vie, faire une, voire plusieurs retraites de St Ignace (dites d'"élection") si ce n'est pas clair. Et pourquoi pas, d'essayer ensuite une année de propédeutique (année de discernement pour une vocation sacerdotale de prêtre diocésain). Dans tous les cas, mon conseil est de ne jamais changer de résolution ensuite ("en période de désolation on ne change rien". St Ignace de Loyola).

Je continuerai d'alimenter ce blog de temps en temps, mais d'une manière moins régulière qu'auparavant.

Si des commentateurs réguliers se sentent une âme de dévoué serviteur pour alimenter ce blog de leurs textes, articles ou réactions face à l'actualité, ils peuvent m'écrire sur ingomer@netcourrier.com
- Par Ingomer
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Mardi 8 septembre 2009

Add. Merci à tous pour vos témoignages et marques d'amitiés.
Je rentre samedi 12/09/09. 
Je donnerai des nouvelles de mon avancement ici même au cours des prochains mois. Le blog reste bien évidemment en ligne. Ingomer

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En cette Fête de la Nativité de la Vierge Marie, après ces trois années, nous tirons notre révérence. Pour le service de Dieu et le salut des âmes, je passe à autre chose et n'aurais plus le temps de m'occuper de ce site qui ne sera donc plus alimenté. J'intègre une année de propédeutique pour ensuite envisager l'entrée au séminaire, si Dieu veut. A cette fin, toutes vos prières ne seront pas inutiles !

Comme enseignement, j'en tire que l'information réelle, la vérité est noyée sous un "
amas d'iniquités", exactement comme l'avait écrit le pape Grégoire XVI dans l'encyclique Mirari vos du 15 août 1832, mélangée de force avec des mensonges, dans les grands medias, mais aussi sur des sites dits "nationalistes", et cela au nom de "la liberté de la presse", la "liberté de penser"... Les symboles les plus sacrés de la nation sont "librement" foulés au pied, souillés, exactement comme si cela était naturel qu'il en soit ainsi... La découverte de la vérité devient dans cet environnement de plus en plus difficile. C'est une donnée à prendre en compte, mais qui ne doit pas non plus nous paralyser et nous maintenir dans l'inaction.

Ce modeste blog se proposait de montrer le caractère totalitaire du projet démocratique dès les origines. Ce qui nous attend au XXIe siècle, le "Nouvel Ordre Mondial" ou "Gouvernement mondial", Agenda du communisme illuministe athée du XVIIIe siècle, via la "République universelle", sera probablement l'achèvement d'un totalitarisme jamais vu jusqu'ici. La domination de ce Régime brutal, broyeur des peuples, sera pire que les totalitarismes appliqués à l'Allemagne et à la Russie au XXe siècle : cette fois-ci les peuples du monde entier expérimenteront in vivo les bienfaits et les progrès de la Démocratie, sous la botte du R.U.D., "
Régime Universel Dominateur", application universelle du Siècle des Chimères... Et d'autres génocides sont sans doute en préparation.

Ce blog se proposait enfin de montrer les grandes causes de la disparition de la France (résumées ci-dessous) par des réflexions toutes personnelles, et n'avait pas la prétention de représenter ni la doctrine catholique, ni la doctrine légitimiste dans son ensemble, ni de parler en leur nom.

- l'absence de la monarchie traditionnelle qui avait fondé la France "Fille aînée de l'Eglise" en 496 au baptême de Clovis, sur les principes culturel et civilisationnel de l'Alliance du Trône et de l'Autel (qui n'est pas leur confusion), soit pendant plus de treize siècles... Principe ayant fondé la liberté et la souveraineté historiques de la France civilisationnelle. Le
Testament de Saint-Rémi scellait ce pacte (saine collaboration des pouvoirs temporel et spirituel en vue du Bien commun), et promettait liberté, souveraineté, succès et félicité à notre pays tant que la France devait rester fidèle à cette alliance. Cela était écrit, nul n'en aura tenu compte. Ce pacte a été brisé en 1789. Depuis notre pays sombre inexorablement dans la décadence la plus ignoble, conformément aux mises en garde et avertissements du Testament de St Rémi mais aussi bibliques (Isaïe, I, 4-7; Josué, XXIII, 16) jusqu'à son anéantissement complet et à passer même entre des mains étrangères.

- L'action criminelle, mafieuse et complotiste d'une toute petite minorité franc-maçonnique contre la Société (voir les "Enseignements pontificaux sur la franc-maçonnerie"), une oligarchie depuis les origines en lien avec les cercles financiers et d'argent qui la soutiennent à bout de bras (raison pour laquelle ce Régime ne fera jamais "faillite").
Cette oligarchie établit de facto une véritable théocratie gnostique de droit occulte avec ses dogmes, et son catéchisme (voir la rubrique "franc-maçonnerie", La "religion de la République", la "conscience de la république", selon les
termes des francs-maçons eux-mêmes..., la "Déclaration des droits de l'homme et du citoyen" elle-même rédigée dans une loge par LaFayette, reprise quasiment mot pour mot en 1789. Source : Léon de Poncins, La franc-maçonnerie d'après ses documents secrets) pour le bénéfice d'une toute petite minorité cooptée entre elle, la Secte règne sans partage sur ce qui reste de la Société, qu'elle s'est employée à diviser et à détruire méthodiquement pour mieux asseoir sa dictature, via la "liberté & l'égalité" (chez les autres bien sûr, sauf chez elle...), en commençant par la famille et l'autorité. 
La Secte domine et écrase les Français via le serment d'entraide et de
secret échangé au moment de l'"initiation", sous peine d'avoir la gorge tranchée par un des frères..., "secret" que les francs-maçons nomment innocemment, à présent, "serment de discrétion"...
J
e recommande à tous la lecture fondamentale des "Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme" de l'Abbé Barruel (1797), tout ce que nous avons dit ici y est décrit et expliqué deux siècles à l'avance, avec des faits concrets qui depuis se sont tous réalisés (abolition de la famille, de la propriété, destruction de la France, évolution vers une "république universelle", etc.), les preuves irréfutables comme la présentation de lettres et de noms de personnages influents de l'époque, jamais démenties du vivant de l'auteur ni même après... Nous en attendons toujours les réfutations... Cet ouvrage est réédité en 2005, aux Editions de Chiré. Vous remarquerez que cet auteur est soigneusement éliminé de tous les forums dits "de discussion" et autres blogs dits "nationalistes", voire "monarchistes"...

- L'incohérence des soit-disant "nationalistes" récupérant sainte Jeanne d'Arc chaque année au mois de mai, tout en refusant systématiquement et obstinément de proclamer son principe de base : "Vive le Christ qui est Roi de France" ! ... Ce faisant, ils se font les supplétifs dociles et serviles des francs-maçons qui n'en demandaient pas tant !...

Ne soyons donc pas étonnés si notre pays qui a tourné le dos au Christ "pierre angulaire" sombre complètement, perdu dans un labyrinthe de liens ésotériques inextricables, incapable de recouvrir sa liberté et son indépendance, de tous les côtés qu'il se tourne, il est persécuté y compris par ceux qui devaient garder ses symboles nationaux les plus sacrés, eux-mêmes en passe de devenir des citoyens de second rang dans leur propre pays... Tout cela n'est que justice, car "Dieu rit de ceux qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes" (Bossuet).

Outre la dénonciation du projet mondialiste, cette nouvelle Tour de Babel totalitaire, je fais tout de même une mise en garde particulière contre la tentation nationaliste comme doctrine plaçant la nation ou l'Etat au-dessus de tout (y compris de Dieu lui-même...) comme norme suprême..., mais mise en garde aussi contre le nationalisme pan-européen de ceux qui pensent trouver le salut de la France dans une Europe chimérique, nationaliste et impériale, "unie de l'Atlantique à Vladivostok", sous la domination d'un seul roi ou "empereur" : même "chrétienne" et "impériale", cette Europe est une chimère qui ne saurait se construire une fois de plus que sur le dos des peuples et contre la volonté même de Notre Seigneur Jésus-Christ qui a établi les nations européennes distinctes, souveraines et indépendantes avec leurs
saints Patrons propres, leurs identités et leurs vocations propres. Une telle Europe serait aussi un fantastique contre-exemple pour les "démocrates" qui n'attendent que ça. Ne nourrissons donc pas l'Anti-France en lui offrant des arguments que le Système inventerait s'ils n'existaient pas.

Mise en garde enfin contre tout projet "nationaliste" pseudo-"révolutionnaire", "front anti-impérialiste", "anti-illuminati", etc., peu importe les noms dont il s'affuble, et dont on ne sait trop par qui il sera récupéré à la fin... S'il s'agit d'une révolution sans la religion catholique qui a fait ce pays, nous pouvons dire tout de suite qu'il ne s'agira que d'une énième réédition des autres soit-disant "révolutions", au service du Veau d'Or et/ou des fausses religions... Nous ne nous rendrons pas complices d'une énième ignominie "révolutionnaire". Ce sera sans nous...

N'oublions pas qu'en tant que chrétiens, même si cela nous est difficile, nous avons un devoir de prier pour nos dirigeants et que le concept catholique légitimant une révolte ("guerre juste") est soumis à des conditions strictes...

Je conseille enfin la lecture du
Salon Beige, à mon sens aujourd'hui le meilleur des blogs d'information catholique, E-Deo pour l'efficacité de son activisme, Vive le Roy pour la doctrine politique légitimiste.

Je remercie tout particulièrement mes lecteurs et commentateurs attentifs qui pendant ces trois années auront pris soin d'apporter leurs commentaires à des articles pas toujours parfaits, et les assure de mes prières.
 

 "Lorsque le Christ ne règne pas par tous les bienfaits de Sa Présence, Il règne quand même par tous les méfaits de Son absence" (Cardinal Pie)

- Par Ingomer
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Samedi 5 septembre 2009
Dans le Loi donnée par Moïse, qui était une ombre des choses à venir (Col 2,17), Dieu ordonnait à tous de se reposer et de ne faire aucun travail le jour du sabbat. Mais celui-ci était un symbole et une ombre du véritable sabbat, qui est accordé à l'âme par le Seigneur... En effet, le Seigneur appelle l'homme au repos, en lui disant : «Venez, vous tous qui peinez et êtes accablés, et je vous donnerai le repos» (Mt 11,28). Et à toutes les âmes qui lui font confiance et s'approchent de lui, il donne le repos en les délivrant des pensées pénibles, accablantes et impures. Elles cessent alors complètement de s'adonner au mal, elles célèbrent un sabbat véritable, délicieux et saint, une fête de l'Esprit, dans une joie et une allégresse inexprimables. Elles rendent à Dieu un culte pur qui lui plaît, procédant d'un coeur pur. C'est là le sabbat véritable et saint. 

Supplions donc Dieu, nous aussi, de nous faire entrer dans ce repos, de nous faire chômer des pensées honteuses, mauvaises et vaines, afin que nous puissions servir Dieu d'un coeur pur et célébrer la fête de l'Esprit Saint. Bienheureux ceux qui entrent dans ce repos.

Commentaire du jour, Saint Macaire (?-405), moine en Égypte, Homélies spirituelles, n°35 trad. coll. Spi. Or. n°40, Bellefontaine, p. 302.
- Par Ingomer
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Mercredi 2 septembre 2009
Les Bienheureux Martyrs de Septembre,

victimes de la Révolution française (en 1792)

Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la fièvre monte à Paris. De nombreux suspects sont arrêtés : laïcs, prêtes séculiers, religieux, souvent réputés réfractaires, même si ce n'est pas le cas de tous. Environ 350 ecclésiastiques sont ainsi incarcérés, dont plus de la moitié étrangers à la capitale. Entre le 2 et le 5 septembre, des bandes armées d'hommes et de femmes envahissent les prisons parisiennes pour se livrer à l'exécution collective des détenus au couvent des Carmes, à l'abbaye de Saint-Germain, au séminaire Saint-Firmin, aux prisons de la Force, rue Saint-Antoine.

Le couvent des Carmes, avec son très vaste enclos, est le premier et le plus symbolique théâtre des tueries. Au témoignage de l'abbé Saurin, jésuite rescapé, le contraste est saisissant entre la sérénité qui règne au-dedans, parmi les ecclésiastiques prisonniers, groupés autour de trois évêques, et, au dehors, le hurlement de la foule, les canonnades, les roulements de tambour, et finalement, le 2, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice qui donne le signal aux émeutiers. La tuerie qui a commencé dans le jardin s'achève, après un simulacre de jugement, au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d'abord reflué et se sont mutuellement donné l'absolution, et le jardin. "Je n'ai entendu se plaindre aucun de ceux que j'ai vu massacrés" écrira l'abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes.

Parmi les 3 000 victimes de septembre 1792, 191 personnes mortes pour leur foi ont été béatifiées par Pie XI le 17 octobre 1926.

86 prêtres étaient membres du clergé parisien. Les quatre laïcs et de nombreux religieux béatifiés appartenaient aussi à l'Église de Paris.



Église Saint-Joseph-des-Carmes

74, rue de Vaugirard, 6e arr. - M° Rennes

On peut vénérer ces béatifiés dans la crypte ossuaire érigée au XIXe siècle sous la chapelle.

L'" escalier du martyre " marqué d'une plaque Hic ceciderunt (" Ici ils tombèrent ") est aujourd'hui inclus dans le jardin du séminaire universitaire de l'Institut catholique.



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Groupe de 191 martyrs, ils furent mis à mort pendant la Révolution. Ils furent emprisonnés sous l'Assemblée législative, pour avoir refusé le serment constitutionnel condamné par le Saint-Siège. Le 2 et 3 septembre, ils furent massacrés par la populace, de connivence avec l'Assemblée. Les membres éminents du groupe furent : Jean-Marie du Lau, archevêque d'Arles, François de Rochefoucauld, évêque de Beauvais, Louis, frère de ce dernier et évêque de Saintes, Augustin Ambroise Chevreux, dernier abbé général de la congrégation bénédictine de Saint-Maur, et Charles de la Calmette, comte de Valfons. Cent vingt des victimes furent tuées dans le jardin des carmes, rue de Vaugirard à Paris. Béatifiés par Pie XI en 1926. Les Saints du jour

- République Française = premier régime génocidaire de l'histoire
- La franc-maçonnerie éprouve le besoin de justifier son bilan
- Par Ingomer
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Mardi 1 septembre 2009

SAINT GILLES ou ÉGIDE

Ermite

(640-720)

Saint Gilles était d'Athènes. Il vint vivre en ermite en Provence au VIIe siècle. Il sera chaleureusement accueilli à Arles, puis au bord du Gardon par saint Vérédème avant de se retirer en ermite dans la Vallée Flavienne.

Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale. On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie; mais sa science était surtout celle des Saints.

Un jour qu'il se rendait à l'église, il rencontre un pauvre mendiant malade et presque nu, qui lui demande l'aumône. Ému de compassion, Gilles se dépouille de sa riche tunique et la lui donne: à peine le malheureux en est-il revêtu, qu'il se trouve en parfaite santé. Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l'aumône est agréable à Dieu. Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté, à la souffrance et à l'humilité. Mais Jésus-Christ ne Se laissa pas vaincre en générosité, et les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu'il en fut effrayé lui-même et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l'Occident. Pendant la traversée, il calma par ses prières une effroyable tempête et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse.

Mais il lui fallait la solitude; il la trouva dans une grotte sauvage, où, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vécut que pour Dieu. Ses jours, ses nuits presque entières s'écoulaient dans une prière continuelle, dans l'adoration et la contemplation. Il jeûnait tous les jours; le lait d'une biche de la forêt, que Dieu lui envoyait, suffisait à son entretien.

Depuis trois ans, Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d'Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines avec une suite nombreuse. La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens allait succomber; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître. Gilles, ému jusqu'aux larmes, pria le Seigneur de protéger la vie de l'innocent animal. Une flèche, lancée par un chasseur, vint frapper la main de l'homme de Dieu et lui fit une blessure qui ne devait jamais guérir. La biche était sauvée, car le roi, plein d'admiration pour cet homme qui lui apparaissait avec l'auréole de la sainteté sur le front, donna ordre de cesser la poursuite. Il fit même, à la demande de Gilles, bâtir là un monastère.

Devenu abbé, Saint Gilles conseilla les plus grands, pape et rois. On raconte qu'un grand personnage (Charles Martel ou Charlemagne ?) lui avait demandé l'absolution pour un très grand péché (inceste). Alors que Saint Gilles célébrait la Messe, un ange plaça sur l'autel un parchemin où était consignée la faute. Au fur et à mesure du déroulement de l'office, les traces écrites du péché s'effacèrent sur le parchemin.

Après avoir dirigé quelques temps ce monastère, Gilles chercha de nouveau la solitude, et revint enfin terminer ses jours parmi ses chers religieux. 

Saint Gilles est représenté avec une biche, poursuivie par des chasseurs, ou tantôt en abbé bénédictin, avec la crosse. On le représente aussi en Italie avec une fleur de lys (giglio signifiant « lys » en italien). 

Sur son tombeau fut construite l'abbaye de Saint-Gilles-du-Gard
, alors port de mer, étape de pélerinage sur le chemin de Rome et de Compostelle. Gilles a toujours son tombeau dans la crypte de l'abbatiale.

Au Moyen Age, le culte de Saint Gilles était très important, non seulement en Provence et dans le Languedoc mais dans la plupart des pays de la chrétienté. Il était surtout vénéré comme saint auquel on se confessait le plus volontiers, puisqu'il assurait l'absolution. 

Son culte se répandit rapidement, de nombreux pèlerins venus des pays les plus lointains (Flandres, Danemark, Hongrie, Norvège, Pologne…) s'acheminèrent vers son tombeau, invoquant saint Gilles contre la peur et le feu, pour la guérison des maladies nerveuses et pour la protection des enfants. Des villes et des villages en France et à l'étranger portent son nom et plus de 2000 églises le désignèrent comme patron. Patron des estropiés, on l'invoque contre le cancer, la stérilité des femmes et la folie.

Sources : 
- Par Ingomer
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Lundi 31 août 2009
Philosophe grec d'Athènes, converti, réputé pour son Apologie du christianisme qu'il présenta à l'empereur Adrien (ou Hadrien) vers 125 ap.J.-C., probablement lors de son passage à Athènes. Ce texte, qui demeura longtemps égaré, a été retrouvé écrit en syrien, en arménien et en grec.

C'est probablement Aristide qui présenta un texte complétant son Apologie, intitulé Epître à Diognète. Cette élégante et vibrante fabrication littéraire tentait de convaincre un païen honnête de la sottise des racontars répandus au sujet des chrétiens, ces gens qui vivaient absolument comme tout le monde, mais simplement mieux que tout le monde :

"Ils [les chrétiens] habitent les villes des Grecs et des barbares; ils se conforment, en matière d'habillement, de nourriture et de tout le quotidien, aux usages du pays, et pourtant, ils présentent je sais quoi de remarquables et d'extraordinaire. Ils jouissent de tous les droits des citoyens et sont traités partout comme des étrangers. Ils se marient, ils ont des enfants, mais ils n'exposent pas leurs nouveau-nés (allusion à l'usage romain autorisant un père de famille à abandonner l'un de ses enfants parce qu'il doute de sa légitimité, n'a pas de quoi le nourrir, ne veut pas d'une fille de plus ou d'un infirme. Constantin interdira cette pratique contre laquelle les chrétiens n'avaient cessé de s'élever et contre laquelle ils luttaient en recueillant ces enfants. Ce qui leur épargnait le sort habituel de ces malheureux petits : mourir sur place, parfois dévorés par les chiens ou les porcs, être ramassés par des mendiants qui les estropiaient ou des proxénètes qui les prostituaient, ou, pour les plus chanceux, être vendus comme esclaves). Ils mangent en commun mais ne se livrent pas à la débauche. Ils mènent dans la chair une vie non charnelle, vivant sur la terre mais le coeur au ciel. Ils obéissent aux lois établies, mais ils les surpassent par leur propre morale. Ils aiment l'humanité entière alors que tous les hommes les persécutent. Ils sont condamnés par ceux qui ne les connaissent pas; ils sont mis à mort et, par là, acquièrent l'immortalité..." (Epître à Diognète, V)

Malgré toutes les explications de Quadratus et d'Aristide,
Hadrien ne distinguait toujours pas nettement les chrétiens des Juifs. (...) Et ceux de Jérusalem qui restaient attachés à une bonne part des anciens rites hébraïques, prêtaient spécialement à cette confusion. On expulsa donc les chrétiens hiérosalémytes (habitants de Jérusalem) de la ville, comme les Juifs, mesure que Titus, en son temps mieux informé, n'avait pas voulu prendre.

Sources :  
-
Les saints du jour
- Anne BernetLes chrétiens dans l'empire romain, des persécutions à la conversion Ier – IVe s., Perrin, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 116, 119.
- Par Ingomer
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Samedi 29 août 2009
Saint Jean-Baptiste est le dernier et le "plus grand des prophètes". C'est lui qui annonce aux Peuples la venue de Jésus. Il naît d'une mère stérile et âgée, Elisabeth, cousine de Marie. Il baptisa le Christ, dans les eaux du Jourdain et annonça un baptême non seulement par l'eau mais aussi de l'Esprit-Saint. On lui donne le nom de Saint Précurseur. L’Église fête sa nativité, aussi bien en Orient qu'en Occident le 24 juin, au moment du solstice d'été. Parmi les nombreux rites qui sont associés à cette fête, certains semblent venir directement des anciennes grandes fêtes celtes du solstice d'été, lorsque cette nuit était réputée surnaturelle, et les feux cérémoniels ("Il faut que lui - le Christ - grandisse et que moi je décroisse". Jn III, 30). La pratique des feux de la Saint-Jean reste très vivace dans de nombreuses villes et villages du monde occidental. Sa mort est célébrée le 29 août aussi bien en Orient qu'en Occident : c'est sa Décollation (ou décapitation).


Inspiré par l'Esprit de Dieu, Jean Baptiste se retira au désert pour mieux conserver son innocence et cultiver les dons extraordinaires dont il avait été favorisé. Il y vécut, depuis son enfance jusqu'à trente ans, dans la pénitence, la prière et la contemplation. Sa trentième année, il parut dans le monde pour y prêcher la pénitence et donner le baptême, qui en était le signe, d'où lui est venu le nom de Baptiste ou Baptiseur.

Déjà le Sauveur Lui-même avait reçu le baptême des mains de Jean-Baptiste, et celui-ci avait rendu à l'Agneau de Dieu les plus glorieux témoignages. La vie du Saint Précurseur touchait à son terme ; il ne lui restait plus qu'à sceller de son sang la divinité de sa mission. Hérode, gouverneur de la Galilée, menait une vie irrégulière avec Hérodiade, sa belle-soeur; saint Jean, à différentes reprises, blâma avec force un pareil scandale; aussi Hérodiade cherchait-elle l'occasion de se venger.

Depuis trois mois déjà, le courageux défenseur de la vertu était en prison; mais cette vengeance ne suffisait pas à une femme voluptueuse et cruelle. Un jour qu'Hérode, pour célébrer l'anniversaire de sa naissance, donnait un festin à tous les grands de sa cour, Salomé, fille d'Hérodiade, dansa devant le prince avec tant de grâce, qu'Hérode s'engagea par serment à lui donner tout ce qu'elle demanderait, fût-ce la moitié de son royaume. La jeune fille sortit et courut raconter à sa mère la promesse dont elle venait d'être l'objet: "Que dois-je demander? dit-elle à Hérodiade. – Demande la tête de Jean-Baptiste," répond la haineuse femme. Salomé vint aussitôt annoncer à Hérode le choix qu'elle avait fait. Hérode était plus corrompu que cruel; il regretta sa promesse, il fut attristé de la demande; mais il mit un fatal point d'honneur à ne pas manquer à sa parole devant toute l'assistance, et il envoya un garde trancher la tête de Jean-Baptiste; celui-ci vint présenter à la princesse, dans un bassin, la tête du martyr, qu'elle alla aussitôt montrer à sa mère. Quand cette nouvelle fut annoncée à Jésus, qui la connaissait déjà par Sa science divine, Il manifesta une profonde douleur.

Le crime ne resta pas impuni, car Hérode, vaincu par ses ennemis, perdit sa couronne et périt misérablement. La fin d'Hérodiade et de sa fille ne fut pas plus heureuse. Il est à remarquer que la plupart de ceux qui ont joué un rôle odieux, dans l'Évangile, ont subi dès cette vie le châtiment de leur impiété et de leurs crimes.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. L'Evangile au quotidien; wapedia

- Bonne fête de la saint Jean à tous
- Par Ingomer
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Vendredi 28 août 2009

SAINT AUGUSTIN
Évêque d'Hippone,
Docteur de l'Église
(354-430)


Augustin naît en 354 ap. J.-C. à Tagaste dans la province romaine de Numidie (aujourd’hui Souk-Arhas en Algérie), d’une mère chrétienne et d’un père païen. Son éducation est entièrement tournée vers l’étude et la foi chrétienne. À 16 ans, il part à Carthage pour y parfaire son éducation. Là, il délaisse la religion pour s’adonner à l’étude de la rhétorique.

Il n’a pas 20 ans lorsqu’il prend une concubine avec laquelle il a un fils.

En 375, il enseigne la rhétorique et l’éloquence à Carthage, puis emmène sa famille à Rome. N’y trouvant pas l’emploi qu’il avait espéré, il accepte d’aller enseigner à Milan, où il subit l’influence de l’éloquent évêque de la ville, saint Ambroise. C’est le début de sa conversion, mais il prend vite une nouvelle femme. Il est soudainement frappé par la grâce dans un jardin de Milan, alors qu’il explique à un de ses élèves la lutte intérieure qui le déchire. Il abandonne alors le monde et se retire dans un monastère.

En 387, Augustin est baptisé par saint Ambroise.

En 388, il retourne en Afrique du Nord, où il devient le défenseur de l’orthodoxie chrétienne, écrivant d’innombrables lettres et sermons contre les hérétiques de son temps et de nombreux traités de philosophie et de métaphysique.

En 395 Augustin est consacré évêque d’Hippone (aujourd’hui Annaba en Algérie), où il passera le reste de sa vie, un règlement ecclésiastique interdisant le transfert des évêques. Il installe dans sa propre maison une petite communauté fraternelle dont l’exemple est à l’origine de la plupart des règles monastiques.

                               Tombe à la basilique de San Pietro in Ciel d'Oro à Pavie, Lombardie

Il meurt, le 28 Août 430 à l’âge de 76 ans à Hippone assiégée par les Barbares.

Ses idées

Saint Augustin fut le marteau de toutes les hérésies de son temps, dont le manichéisme; ses innombrables ouvrages sont un des plus splendides monuments de l'intelligence humaine éclairée par la foi.

Sa pensée est très marquée par le néo-platonisme, il ne voit aucune contradiction entre le christianisme et la philosophie de Platon. Il réconcilie le concept platonicien des « idées éternelles » avec le christianisme en considérant celles-ci comme partie intégrante du Dieu éternel. Il s’oppose cependant à la théorie cyclique de Platon. Pour Augustin, l’histoire est en mouvement, depuis un commencement vers une fin.

Pour lui, le savoir est un moyen de rencontrer Dieu. L’étude de l’univers ne peut que conduire à une appréciation plus haute de la sagesse de Dieu. Mais il place la foi au-dessus : elle prime la connaissance. L’homme a le libre choix entre le bien et le mal (libre arbitre), mais pour faire le juste choix, il a besoin de l’aide divine et d’une foi forte.

Augustin a posé les fondements de la culture chrétienne.  


Il a défini les bases de la distinction des pouvoirs spirituel et temporel.

Oeuvres principales

Son oeuvre est immense, il écrivait sans relâche, lettres, traités et sermons pour défendre sa conception du christianisme.

- Les Confessions racontent sa jeunesse et sa conversion.

- La Cité de Dieu (De Doctrina christiana) est son texte fondamental, qui définit pour longtemps les exigences et les limites d’une culture chrétienne. Cet ouvrage justifie le christianisme dans l’histoire et par l’histoire. La Cité de Dieu est la communauté universelle des vertueux, où séjournent Dieu, ses anges et tous les saints, ainsi que tous les hommes intègres sur terre. Saint Augustin oppose la Cité de Dieu à la Cité terrestre, décrit sa vision « des commencements et des fins » de ces deux cités, « les deux cours contraires suivis par la race humaine depuis ses origines, celui des fils de la chair et celui des fils de la promesse ». Tout s’achève par la perfection, la glorification et l’apothéose de la cité de Dieu, qui n’est pas de ce monde.

- 113 traités sur tous les domaines (Sur la musique, par exemple).

- Quelque 218 lettres (correspondances avec des évêques, laïcs, ministres, empereurs).

- Près de 500 sermons et petits traités de théologie morale Sur le mensonge, Sur le jeûn, Sur le culte des morts, etc.

- Innombrables commentaires des Écritures (on a retrouvé des traces de commentaires de 42 816 versets).

- Dialogues sur la philosophie de Platon.

- Essais sur la religion romaine antique.


Citations

  • Par nature, l’homme n’a pas de pouvoir sur l’homme.
  • Notre coeur est inquiet tant qu’il ne trouve pas le repos en Dieu.
  • Je crois afin de comprendre.
  • [Douter], c’est croire implicitement à l’existence de la vérité et en désirer la connaissance.
  • La bonne volonté est l’ oeuvre de Dieu, la mauvaise volonté est de s’éloigner de l’ oeuvre de Dieu.


  • Sources : L'Evangile au quotidienBnf.fr ; wikipediaoeuvres complètes de saint Augustin
- Par Ingomer
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Jeudi 27 août 2009
Sainte Monique
Mère de Saint Augustin
(332-388)


A l'heure où sont trop oubliés les devoirs de la jeune fille, de l'épouse et de la mère chrétiennes, il est utile de rappeler les vertus de cette admirable femme. Ce que nous en savons nous vient de la meilleure des sources, son fils Augustin.

Monique naquit à Tagaste, en Afrique, l'an 332. Grâce aux soins de parents chrétiens, elle eut une enfance pure et pieuse, sous la surveillance sévère d'une vieille et dévouée servante. Encore toute petite, elle aimait aller à l'église pour y prier, elle cherchait la solitude et le recueillement; parfois elle se levait même la nuit et récitait des prières. Son coeur s'ouvrait à l'amour des pauvres et des malades, elle les visitait, les soignait et leur portait les restes de la table de famille; elle lavait les pieds aux pauvres et aux voyageurs. Toute sa personne reflétait la modestie, la douceur et la paix. A toutes ces grâces et à toutes ces vertus, on aurait pu prévoir que Dieu la réservait à de grandes choses.

Dieu, qui a ses vues mystérieuses, permit cependant qu'elle fût donnée en mariage, à l'âge de vingt-deux ans, à un jeune homme de noble famille, mais païen, violent, brutal et libertin, presque deux fois plus âgé qu'elle, et dont elle eut beaucoup à souffrir, ainsi que de sa belle-mère.

Dans cette situation difficile, Monique fut un modèle de patience et de douceur; sans se plaindre jamais, elle versait en secret les larmes amères où se trempait sa vertu. C'est par ces beaux exemples qu'elle conquit le coeur de Patrice, son époux, et lui obtint une mort chrétienne, c'est ainsi qu'elle mérita aussi de devenir la mère du grand saint Augustin.

Monique, restée veuve, prit un nouvel essor vers Dieu. Vingt ans elle pria sur les débordements d'Augustin, sans perdre courage et espoir. Un évêque d'Afrique, témoin de sa douleur, lui avait dit: "Courage, il est impossible que le fils de tant de larmes périsse!" Dieu, en effet, la récompensa même au-delà de ses désirs, en faisant d'Augustin, par un miracle de grâce, l'une des plus grandes lumières de l'Église et l'un de ses plus grands Saints.

Monique, après avoir suivi Augustin en Italie, tomba malade à Ostie, au moment de s'embarquer pour l'Afrique, et mourut à l'âge de cinquante-six ans. Augustin pleura longtemps cette mère de son corps et de son âme. Le corps de sainte Monique a été transporté à Rome dans l'église de Saint-Augustin, en 1430. Cette femme illustre a été choisie comme patronne des mères chrétiennes. 
Elle est invoquée pour favoriser le bon déroulement d'un accouchement et est la protectrice des mères et des veuves.

Les fouilles du XIXe siècle à Ostie ont retrouvé la plaque de marbre commémorative de Monique.

Les saints du jour; wikipedia

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Prière de Saint Augustin pour le repos de l'âme de sa mère, sainte Monique.


Source : Missel.free

O mon Dieu, je ne laisse pas de pleurer en votre présence pour celle qui vous a si fidèlement servi, pour celle qui, après m'avoir porté dans son sein pour me faire naître à la lumière passagère de ce monde, me porta depuis dans son coeur, afin de me faire renaître à votre lumière éternelle.

O Dieu de mon coeur, Dieu de miséricorde, quelque sujet que j'aie de me réjouir en vous et de vous rendre grâces de tout le bien que fit ma mère pendant sa vie, je veux laisser à part, quant à présent, toutes ses bonnes oeuvres, et je viens implorer auprès de vous le pardon de ses péchés.

Exaucez-moi, je vous en conjure, par les mérites de celui qui fut attaché pour nous à une croix, et qui, maintenant assis à votre droite, ne cesse d'intercéder pour nous.

Je sais que votre servante a pratiqué les oeuvres de miséricorde, et qu'elle a pardonné du fond de son coeur à ceux qui l'avait offensée : pardonnez-lui donc aussi, mon Dieu, les fautes qu'elle a pu commettre envers vous pendant tout le temps qui s'est passé depuis son baptême jusqu'à sa mort. Pardonnez-lui, Seigneur, je vous en supplie ; que votre miséricorde l'emporte sur votre justice, parce que vous êtes fidèle dans vos promesses, et que vous avez promis la miséricorde à ceux qui auront été miséricordieux.

Je crois que vous avez déjà fait pour mère ce que je vous demande ; et cependant, Seigneur, puissent les prières que je vous offre être agréables à vos yeux. Elle-même nous recommanda de vous les adresser, et de nous souvenir d'elle à l'autel du Seigneur.

N'oubliez pas, mon Dieu, que celle pour qui je vous prie avait fortement attaché son âme, par les liens d'une foi inébranlable, à cet admirable mystère de notre rédemption. Que rien ne puisse donc l'arracher à la protection de son Dieu ! Que l'ennemi ne réussisse, ni par la ruse, ni par la force, à la séparer de vous ; que son âme repose dans la paix éternelle. Amen.

- Par Ingomer
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Jeudi 27 août 2009
Nous avons vu hier que Notre Seigneur Jésus-Christ traitait les pharisiens d'hypocrites (Matt. 23,27-32), la lecture du jour nous explique en quoi peut consister concrètement cette hypocrisie :

"Jésus parlait à ses disciples de sa venue: "
Veillez, car vous ne connaissez pas le jour où votre Seigneur viendra.
Vous le savez bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n'aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra.
Quel est donc le serviteur fidèle et sensé à qui le maître de maison a confié la charge de son personnel pour lui donner la nourriture en temps voulu ?
Heureux ce serviteur que son maître, en arrivant, trouvera à son travail !
Amen, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens.
Mais si ce mauvais serviteur se dit : 'Mon maître s'attarde',
et s'il se met à frapper ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes,
son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue :
il se séparera de lui et le mettra parmi les
hypocrites ; là il y aura des pleurs et des grincements de dents
."



- Par Ingomer
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Mercredi 26 août 2009
Jésus disait: "Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis à la chaux: à l'extérieur, ils ont une belle apparence, mais l'intérieur est rempli d'ossements et de toutes sortes de choses impures.
C'est ainsi que vous, à l'extérieur, pour les gens, vous avez l'apparence d'hommes justes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et de mal.
Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous bâtissez les tombeaux des prophètes, vous décorez les sépulcres des justes,
et vous dites : 'Si nous avions vécu à l'époque de nos pères, nous n'aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes. '
Ainsi vous témoignez contre vous-mêmes : vous êtes bien les fils de ceux qui ont assassiné les prophètes.
Eh bien, vous, achevez donc ce que vos pères ont commencé !
"

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,27-32.


L'Evangile au quotidien

- Le Christ sur les Pharisiens : "n'agissez pas d'après leurs actes, car ils disent et ne font pas"
- Par Ingomer
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Mardi 25 août 2009

Honneur du christianisme, le Supérieur du district de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, l'Abbé Régis de Cacqueray, en ce 25 août, fête de la Saint-Louis, fait un communiqué remarquable contre le "programme totalitaire" de latin à l'épreuve du baccalauréat de 2010, une oeuvre érotique d'Ovide qui "réduit la femme à l’état de proie". 

J'invite tous les blogs et sites amis à relayer ce communiqué qui est comme un peu de fraîcheur contre un déferlement quotidien d'un amas d''immondices et d'iniquités polluant systématiquement tous nos sens ad nauseam (selon le programme défini dans une certaine "
Lettre de Vindice à Nubius...") Faites entendre votre protestation auprès du Ministre de l'Education Nationale et du médiateur de l'Education nationale.

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Communiqué du District de France

Programme de latin à l’épreuve du baccalauréat de 2010

Abbé Régis de Cacqueray, Supérieur du District de France


Suresnes, le 25 août 2009

« De nos jours plus que jamais, la force principale des mauvais, c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens. »

Saint Pie X s’adressant à l’évêque d’Orléans après la béatification de Jeanne d’Arc, le 13 décembre 1908.

 

Le Bulletin officiel n°15 du 9 avril 2009 de l’Education Nationale a fait connaître la liste des œuvres obligatoires inscrites au programme de langues et cultures de l’Antiquité de la classe terminale des séries générales et technologiques. Pour le latin, l’œuvre unique est « L’art d’aimer » d’Ovide. Cette oeuvre se trouvera encore au programme de l’année 2011.

« L’art d’aimer » est une œuvre érotique du poète Ovide uniquement consacrée à exposer aux hommes d’abord, aux femmes ensuite, touts les conseils pour séduire. L’amour est ravalé à un exposé complaisant des moyens les plus dégradés et les plus cyniques pour parvenir à sa fin. L’auteur promeut la multiplication des partenaires et réduit la femme à l’état de proie.

Voilà la littérature sur laquelle les élèves de terminale des deux années à venir devraient se plonger pendant des mois !

Nous protestons et nous invitons tous les Catholiques et tous les hommes à qui il reste un sens moral à protester contre ce programme totalitaire qui constitue une véritable incitation publique à l’immoralité et à la débauche.

Nous vous recommandons de faire entendre votre protestation auprès :

- du Ministre de l‘Education Nationale

110, rue de Grenelle
75007 Paris

- du médiateur de l‘Education nationale

Bernard Thomas,
61-65 rue Dutot
75732 Paris Cedex 15
mediateur@education.gouv.fr

Nous invitons tout spécialement tous les parents, les professeurs et les Directeurs d’établissement scolaire à se mobiliser et à faire connaître leur opposition à un tel programme.

Abbé Régis de Cacqueray ,
Supérieur du District de France.
Suresnes, le 25 août 2009 

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Source :
La Porte Latine 

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Mardi 25 août 2009
SAINT LOUIS


Louis IX


Roi de France


(1214-1270)

Saint Louis a frappé ses contemporains par son sens de la justice, sa profonde piété et sa grande charité envers les pauvres ; sa vertu le faisait regarder comme l'arbitre des princes d'Europe.

Saint Louis fut baptisé à Poissy, et en conserva toujours religieusement le souvenir, car plus tard il signait ordinairement Louis de Poissy, marquant par là qu'il estimait la grâce du baptême comme son plus glorieux titre de noblesse. Sa mère, Blanche de Castille, voulut le nourrir elle-même. Tout le monde connaît la belle parole de cette grande reine: « Mon fils, je vous aime après Dieu plus que toutes choses; cependant, sachez-le bien, j'aimerais mieux vous voir mort que coupable d'un seul péché mortel. »

Élevé à une telle école, le jeune Louis montra dès son enfance les grandes vertus qu'il devait faire éclater sur le trône, l'égalité d'âme, l'amour de la justice et une tendre piété. Comme on lui reprochait quelques fois de donner trop de temps aux pieux exercices: "Les hommes sont étranges, disait-il; on me fait un crime de mon assiduité à la prière, et on ne dirait rien si j'employais des heures plus longues à jouer aux jeux de hasard, à courir les bêtes fauves, à chasser aux oiseaux."

Devenu roi, il voulut établir avant tout le règne de Dieu, auquel sont indéfectiblement liés le Roi et la France. Il s'appliqua plus que jamais à faire de la France un royaume puissant et chrétien. On connaît sa loi condamnant les blasphémateurs à subir aux lèvres la marque d'un fer rougi au feu.

La Sainte Couronne d'Epines

Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la sainte Couronne d'épines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale.
Il fonde des hôpitaux et des monastères. Il réalise son grand projet : construire la Sainte-Chapelle comme une châsse de lumière et de vitraux destinée à recueillir les saintes reliques, surtout la Couronne d'épines. Il donne à sa soeur, la bienheureuse Isabelle de France, le terrain de Longchamp pour y fonder une abbaye de religieuses de Sainte-Claire. « Si je dépense beaucoup d’argent quelquefois, j’aime mieux le faire en aumônes faites pour l’amour de Dieu que pour frivolités et choses mondaines. Dieu m’a tout donné ce que j’ai. Ce que je dépense ainsi est bien dépensé. » (Saint Louis au sire de Joinville )

A vingt ans, il épouse Marguerite de Provence et leur amour sera tendre et fidèle. Saint Louis fut aussi un modèle du pur amour conjugal; il avait fait graver sur son anneau cette devise: "Dieu, France et Marguerite."

A la suite d'une maladie mortelle, guéri miraculeusement, il obéit à une inspiration du Ciel qui l'appelait aux Croisades. Quand il part pour délivrer la Terre Sainte en 1248, il s'embarque avec elle. On le vit, dans ces luttes gigantesques, qui avaient pour but la libération des Lieux Saints, faire des actes de bravoure qui le mettaient au rang des plus illustres guerriers. On se tromperait en croyant que le bon et pieux roi n'eût pas toute la noble fierté qui convenait à son rang. Les Sarrasins, qui le retinrent longtemps captif, après une désastreuse campagne, eurent lieu d'admirer sa grandeur d'âme, sa foi et son courage.

Une fois libéré et rentré dans son royaume, il y entreprend de grandes réformes en particulier l'interdiction du duel judiciaire.

Son royaume connaît une période de plein développement culturel, intellectuel et théologique. Saint Louis aime recevoir à sa table saint Bonaventure et saint Thomas d'Aquin. Avec Robert de Sorbon, il fonde la Sorbonne (1257). Il suit avec attention l'achèvement de la cathédrale Notre-Dame et surtout les grandes rosaces (1255) et les porches.

Son plus grand souci est de pacifier, de réconcilier les ennemis et d'éteindre les conflits, en particulier entre la France et l'Angleterre (1258). Mais il rêve de retourner en Terre Sainte et de convertir le sultan d'Egypte. Il n'ira pas plus loin que Carthage, l'actuelle Tunis. La maladie a raison de lui le 25 août 1270.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. Les saints du jour et Nominis.


Prière de St Louis

Dieu Tout-Puissant et éternel,

Qui avez établi l'empire des Francs pour être dans le monde

L'instrument de vos divines volontés,

Le glaive et le bouclier de votre sainte Eglise,

Nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière,

Les fils suppliants des Francs,

Afin qu'ils voient ce qu'il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde,

Et que pour accomplir ce qu'ils ont vu,

Ils soient remplis de charité, de force et de persévérance,

Par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Amen


Oraison tirée d'un missel Carolingien,

Prière favorite du Père de Foucauld,

Prière officielle des scouts de France.

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Le testament de Saint-Louis


Source : http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=314675
 

Beau Fils, la première chose que je t’enseigne est que tu mettes tout ton cœur à aimer Dieu. Car sans cela nul ne peut se sauver.

Garde-toi de faire chose qui à Dieu déplaise, c’est-à-dire mortel péché. Tu devrais même souffrir toutes manières de tourment plutôt que de pécher mortellement.

Si Dieu t’envoie adversité, souffre-la en bonne grâce et en bonne patience, et rends-Lui en grâce et pense que tu l’as bien desservi et qu’il tournera tout à ton profit.

S’il te donne prospérité, L’en remercie humblement, en sorte que tu n’en sois pas pire ou par orgueil ou par autre manière, de ce dont tu dois mieux valoir. Car l’on ne doit pas Dieu de ses dons guerroyer.

Confesse-toi souvent, et élis confesseurs prud’hommes qui te sachent enseigner ce que tu dois faire et de quoi tu dois te garder…

Le service de Sainte Eglise écoute dévotement sans bourder et rire, regarder çà et là ; mais prie Dieu de bouche et de cœur en pensant à Lui dévotement et spécialement à la Messe à l’heure que la Consécration est faite.

Le cœur aie doux et pitoyable aux pauvres et à ceux qui souffrent de cœur et de corps, et les conforte et leur aide selon ce que tu pourras.

Maintiens les bonnes coutumes du royaume et les mauvaises abaisse.

Ne convoite pas sur ton peuple, ne le charge pas d'impôts ni de taille, et si ce n’est par trop grand besoin.

Si tu as quelque affliction de cœur, dis-la aussitôt à ton confesseur ou à quelque prud’homme. Ainsi tu la porteras plus légèrement.

Gardes que tu aies en ta compagnie tous prud’hommes, soit religieux, soit séculiers ; aie souvent parlement avec eux et fuis la compagnie des mauvais.

Et écoute volontiers les semons ou publics ou privés ; et recherche volontiers prières et pardons.

Aime tout bien et hais tout mal en quoi que ce soit.

Nul ne soit si hardi qu’il dise devant toi parole qui attire ou pousse à pécher, ou qu’il médise par détraction.

Ne souffre que l’on dise devant toi nulle vilenie de Dieu ni de ses saints, que tu n’en fasses tantôt vengeance.

Rends souvent grâces à Dieu de tous les biens qu’Il t’a faits, afin que tu sois digne d’en plus avoir.

Pour justice et droiture garder, sois raide et loyal envers tes sujets, sans tourner ni à droite ni à gauche, mais toujours droit.

Et si un pauvre a querelle contre un riche, soutiens le pauvre plus que le riche jusques à temps que la vérité soit éclaircie.

Si quelqu’un a querelle contre toi, sois toujours pour lui et contre toi jusque l’on sache la vérité. Car ainsi jugeront les conseillers plus hardiment selon droiture et selon vérité.

Si tu retiens rien d’autrui, ou par toi ou par tes devanciers, si c’est chose certaine, rends sans tarder. Si c’est chose douteuse, fais enquérir par sages hommes en hâte et diligemment.

À cela tu dois mettre toute ton attention que tes gens et tes sujets vivent en paix et en droiture sous toi, mêmement les bonnes villes et les bonnes cités de ton royaume ; et les garde en l’état et en la franchise où tes devanciers les ont gardées. Et s’il y a choses à amender, amende-les et les redresse, et les tiens en faveur et amour.

Car par la force et la richesse de tes bonnes villes, les particuliers et étrangers redouteront de se mal conduire envers toi, spécialement les pairs et les barons. Il me souvient de Paris et des bonnes villes de mon royaume, qui m’aidèrent contre les barons quand je fus nouvellement couronné.

Honore et aime particulièrement les religieux et toutes personnes de sainte Eglise.

L’on raconte du roi Philippe, mon aïeul, qu’une fois un de ses conseillers lui dit que la sainte Eglise lui faisait grands torts et forfaits, en ce que les clercs lui ôtaient de son droit et empiétaient sur sa justice ; que c’était grande merveille qu’il le souffrît. Et le bon roi répondit qu’il le croyait bien. Mais quand il regardait les bontés et les courtoisies que Dieu lui avaient faites, il aimait mieux laisser son droit aller que susciter contestation ou scandale à la Sainte Eglise.

À ton père et à ta mère tu dois honneur et révérence porter, et garder leurs commandements.

Aime tes frères et veuille toujours leur bien et leur avancement, et tiens leur lieu de père pour les enseigner sur tout bien. Garde-toi que, par amour pour eux, tu te détournes de faire droit et que tu ne fasses à autrui chose que tu ne dois.

Donne les bénéfices de sainte Eglise à personnes bonnes et dignes, et sur le conseil de prud’hommes. Et donne à ceux qui n’ont rien de sainte Eglise.

Garde-toi d’exciter guerre sans très grande délibération et surtout contre tout homme chrétien. S’il faut la faire, garde sainte Eglise et ceux qui n’ont en rien méfait, de tout dommage.

Apaise au plus tôt que tu pourras guerres et conflits soit tiens, soit de tes sujets comme Saint Martin faisait ; car, au temps que par Notre Seigneur il savait qu’il devait mourir, il alla pour mettre la paix entre les clercs de son archevêché ; et lui fut avis que, ce faisant, il faisait bonne fin.

Sois diligent d’avoir bons prévôts et bons baillis et enquiers souvent d’eux et de ceux de ta maison, comme ils se conduisent.

Cher Fils, je t’enseigne que tu sois toujours dévot à l’Eglise de Rome et au souverain pontife, notre père, et que tu lui portes révérence et honneur comme tu dois à ton père spirituel. Travaille-toi à empêcher tout péché et principalement vilain sermon et fais détruire les hérésies suivant ton pouvoir.

Encore je te requiers que tu reconnaisses les bienfaits de Notre-Seigneur et que tu lui rendes grâces et merci.

Prends garde que les dépenses de ton hôtel soient raisonnables et mesurées.

Enfin, doux fils, je te conjure et requiers que, si je meurs avant toi, tu fasses secourir mon âme en messes et oraisons, par tout le royaume de France, et que tu m’accordes une part spéciale et plénière dans tout le bien que tu feras.

En dernier, cher fils, je te donne toutes bénédictions que bon père et pieux peut donner à son fils, et que benoîte Trinité et tous les saints te gardent et te défendent de tout mal ; et que Dieu te donne sa grâce de faire sa volonté toujours, de sorte qu’il soit honoré par toi.

Et que nous puissions après cette mortelle vie être ensemble avec Lui et Le louer sans fin.

Amen.


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Litanies de Saint-Louis

Source : Prières aux saints du Tiers-Ordre

DEVOTION A SAINT LOUIS IX, ROI DE FRANCE, PATRON DES ARMEES FRANCAISES ET DU TIERS-ORDRE DE LA PENITENCE

Seigneur, ayez pitié de nous 
(bis)
Jésus-Christ, ayez pitié de nous
''
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste, qui êtes Dieu,
ayez pitié de nous
Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu,
''
Esprit-Saint, qui êtes Dieu,
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu,
Sainte Marie, conçue sans péché,
priez pour nous
Sainte Mère de Dieu,                           
''
Sainte Vierge des Vierges;
Saint Louis, prince admirable,
priez pour nous
Saint Louis, lis de pureté,               ''
Saint Louis, exemple d'humilité,
Saint Louis, image de vertu,
Saint Louis, prodige de pénitence,
Saint Louis, flamme d'amour et d'oraison,
Saint Louis, lampe ardente et brillante,
Saint Louis, vase d'élection,
Saint Louis, vase insigne de religion,
Saint Louis, miroir de la perfection chrétienne,
Saint Louis, très dévot à notre Père saint François,
Saint Louis, contempteur du monde et de ses honneurs,
Saint Louis, plein de zèle pour la maison de Dieu,
Saint Louis, tendre père des pauvres,
Saint Louis, remède des malades,
Saint Louis, appui de la veuve et de l'orphelin,
Saint Louis, juge béni des peuples,
Saint Louis, rédempteur des captifs,
Saint Louis, prédicateur des infidèles,
Saint Louis, deux fois victime pour les Lieux saints,
Saint Louis, terrible dans les combats,
Saint Louis, puissant dans les fers,
Saint Louis, gardien de la France,
Saint Louis, modèle des rois,
Saint Louis, digne de la couronne des rois sur la terre,
Saint Louis, plus digne de la couronne des saints dans le ciel,
Saint Louis, saint patron des armées françaises,
Saint Louis, protecteur des armées françaises,
Saint Louis, protecteur du Tiers-Ordre séraphique ,
priez pour nous

Agneau de Dieu, qui efffacez les péchés du monde,
pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde,
exaucez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur

Priez pour nous, glorieux saint Louis
Afin que nous devenions dignes des promesses de N.-.S.J.-C.

Oraison

Ô Dieu, qui avez transféré votre confesseur saint Louis d'un royaume terrestre à la gloire céleste, rendez-nous, par ses mérites et son intercession, participants du bonheur du Roi des rois, Jésus-Christ. Qui vit et règne...


Les Terres Saintes
- Par Ingomer
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