
SAINT IGNACE
Patriarche d'Antioche, Martyr
Docteur de l'Eglise
(+ c.115)
"Saint Ignace fut condamné à être dévoré par les fauves lors d'une persécution sous Trajan dont on situe mal la date
exacte, v. 110 ap. J.-C., probablement. ... Saint Ignace est le deuxième successeur de Pierre (l’Apôtre de Jésus-Christ) comme évêque d’Antioche, selon une liste communiquée par Eusèbe de
Césarée, Ignace ne nous est guère connu que par ses Lettres qui ont été conservées et dont l'authenticité est indiscutable" (Régine Pernoud, Les saints au Moyen Age, la sainteté
d'hier est-elle pour aujourd'hui ?, Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 40).
Certains auteurs assurent qu'Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur
plaça au milieu des Apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d'humilité, Il leur dit: Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez jamais dans le royaume des
Cieux. Ce qui est certain, c'est qu'il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l'Apôtre bien-aimé.
Ignace fut un grand évêque, un homme d'une rare sainteté; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l'empereur Trajan, il subit un long interrogatoire:
"C'est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux?
-- Nul autre que vous n'a jamais appelé Théophore un mauvais démon.
-- Qu'entends-tu par ce mot Théophore?
-- Celui qui porte Jésus-Christ dans son coeur.
-- Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre coeur?
-- Vos dieux! Ce ne sont que des démons; il n'y a qu'un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel.
-- Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat.
-- Tes honneurs ne sont rien pour un prêtre du Christ."
Trajan, irrité, le fait conduire en prison. "Quel honneur pour moi, Seigneur, s'écrie le martyr, d'être mis dans les fers pour l'amour de Vous!" et il présente ses mains aux chaînes en les
baisant à genoux.
L'interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d'Ignace: "Je ne sacrifierai point; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j'ai hâte d'aller à Dieu."
Condamné aux bêtes, il fut conduit d'Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie. Son passage fut partout un triomphe; il fit couler partout des larmes de douleur et d'admiration:
"Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours. Je suis le froment de Dieu; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain
digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m'est indifférent, hors l'espérance de posséder mon Dieu. Que le feu me réduise en cendres, que j'expire sur le gibet d'une mort infâme; que sous
la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage: je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de
Jésus-Christ."
Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu'au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.
(Source : Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950. Les saints du jour)
"Nous avons de lui six lettres à différentes Eglises, une
à saint Polycarpe, et les actes de son martyre écrits par des témoins oculaires. Comme saint Ignace a été disciple de saint Jean l'Evangéliste, et a souffert peu de temps après la mort de cet
apôtre, ses écrits sont des monuments précieux de la doctrine et de la discipline de l'Eglise primitive; ils sont rassemblés dans le second tome des Pères apostoliques, de l'édition de
Coletier. ... [L]es Protestants, ils y ont trouvé la condamnation claire de plusieurs de leurs erreurs" (Encyclopédie théologique, Nicolas Bergier (1718-1790), publ. par M.
l'abbé Migne, Ateliers catholiques au Petit-Montrouge, tome II, Paris 1850-1851, p. 1292).
C'est à Ignace que l'on doit le mot grec «kajolik´ov»,
«catholicos» pour définir l'Eglise de Jésus-Christ (Encyclopédie Univsersalis). «Là où est le Christ, là est l’Église catholique», écrit Ignace d’Antioche qui le premier
veut expliquer par ce mot l’universalité du salut. Le terme grec, kajolik´ov, catholicos qui avait déjà chez les auteurs grecs (Aristote, Zénon, Polybe) le sens d’universel, de total, de
général, est employé, depuis le début du IIe siècle, presque exclusivement par les auteurs chrétiens, et pour la première fois par Ignace d’Antioche dans sa Lettre aux chrétiens de
Smyrne (112), pour désigner l’Église de Jésus-Christ. Dès ce moment, le mot a un double sens: il désigne la foi catholique commune à toute l'Eglise déjà répandue dans de nombreux pays, par
opposition aux communautés ayant assez tôt dévié de la foi apostolique (nicolaïtes, gnostiques, aujourd'hui protestants, francs-maçons etc.
...)
Ignace salue l'Eglise catholique romaine plus particulièrement : "Elle est aimée et illuminée par la volonté de Celui qui a voulu tous ceux qui existent selon la foi et l'amour de Jésus-Christ
Notre Dieu… Sa charité la met au premier rang, c'est elle qui porte la loi du Christ et le nom du Père" (France Quéré, Les Pères apostoliques. Écrits de la primitive Église, cité in
Régine Pernoud, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ?, Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p. 40).
Selon Ignace, une vénération spéciale entoure déjà l’Église romaine, «présidente de l’alliance divine».
Saint Irénée de Lyon, un autre auteur contre les hérétiques écrit lui aussi : «L’ensemble des croyants de tous les pays, doit demeurer en accord avec l’Église de Rome». Au plan de la
discipline et surtout de la foi, l’Eglise de Rome est un modèle pour les autres Églises ; on y vient de partout" (Saint Irénée de Lyon, Adversus haereses, III,
2.)
Dans sa Lettre aux Romains, Ignace écrit : "cette église préside dans la région de Rome". La doctrine protestante est clairement condamnée dès la fin du Ier siècle... L'Eglise primitive
était catholique et non protestante. Ceci est toujours bon à rappeler aux progressistes et autres marchands de sable expliquant qu'il faut revenir aux sources et aux premiers temps de
l'Eglise...
Dans sa Lettre à Polycarpe, Ignace d'Antioche écrit : "Ne néglige pas les veuves; c'est toi, après le Seigneur, qui dois veiller sur elles". Et encore: "Ne méprise pas les esclaves hommes ou
femmes" (Régine Pernoud, Les saints au Moyen Age, la sainteté d'hier est-elle pour aujourd'hui ? Plon, Mesnil-sur-l'Estrée 1984, p.
44).
Add. Merci à tous pour vos témoignages et marques d'amitiés.
Je rentre samedi 12/09/09.
Je donnerai des nouvelles de mon avancement ici même au cours des prochains mois. Le blog reste bien évidemment en ligne. Ingomer
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En cette Fête de la Nativité de la Vierge Marie, après ces
trois années, nous tirons notre révérence. Pour le service de Dieu et le salut des âmes, je passe à autre chose et n'aurais plus le temps de m'occuper de ce site qui ne sera donc plus
alimenté. J'intègre une année de propédeutique pour ensuite envisager l'entrée au séminaire, si Dieu veut. A cette fin, toutes vos prières ne seront pas inutiles !
Comme enseignement, j'en tire que l'information réelle, la vérité est noyée sous un "amas
d'iniquités", exactement comme l'avait écrit le pape Grégoire XVI dans l'encyclique Mirari vos du 15 août 1832, mélangée de force avec des
mensonges, dans les grands medias, mais aussi sur des sites dits "nationalistes", et cela au nom de "la liberté de la presse", la "liberté de penser"... Les
symboles les plus sacrés de la nation sont "librement" foulés au pied, souillés, exactement comme si cela était naturel qu'il en soit ainsi... La découverte de la vérité devient dans cet
environnement de plus en plus difficile. C'est une donnée à prendre en compte, mais qui ne doit pas non plus nous paralyser et nous maintenir dans l'inaction.
Ce modeste blog se proposait de montrer le caractère totalitaire du projet démocratique dès les origines. Ce qui nous attend au XXIe siècle, le "Nouvel Ordre Mondial"
ou "Gouvernement mondial", Agenda du communisme illuministe athée du XVIIIe siècle, via la "République universelle", sera probablement l'achèvement d'un totalitarisme
jamais vu jusqu'ici. La domination de ce Régime brutal, broyeur des peuples, sera pire que les totalitarismes appliqués à l'Allemagne et à la Russie au XXe siècle : cette fois-ci
les peuples du monde entier expérimenteront in vivo les bienfaits et les progrès de la Démocratie, sous la botte du R.U.D.,
"Régime Universel
Dominateur", application universelle du Siècle des
Chimères... Et d'autres génocides sont sans doute en préparation.
Ce blog se proposait enfin de montrer les grandes causes de la disparition de la France (résumées ci-dessous) par des réflexions toutes personnelles, et n'avait pas la
prétention de représenter ni la doctrine catholique, ni la doctrine légitimiste dans son ensemble, ni de parler en leur nom.
- l'absence de la monarchie traditionnelle qui avait fondé la France "Fille aînée de l'Eglise" en 496 au baptême de Clovis, sur les principes culturel et civilisationnel de
l'Alliance du Trône et de l'Autel (qui n'est pas leur confusion), soit pendant plus de treize siècles... Principe ayant fondé la liberté et la souveraineté historiques de la France
civilisationnelle. Le Testament de
Saint-Rémi scellait ce pacte (saine collaboration des pouvoirs temporel et spirituel
en vue du Bien commun), et promettait liberté, souveraineté, succès et félicité à notre pays tant que la France devait rester fidèle à cette alliance. Cela était écrit, nul
n'en aura tenu compte. Ce pacte a été brisé en 1789. Depuis notre pays sombre inexorablement dans la décadence la plus ignoble, conformément aux mises en garde et avertissements du Testament
de St Rémi mais aussi bibliques (Isaïe, I,
4-7; Josué, XXIII, 16) jusqu'à son anéantissement
complet et à passer même entre des mains étrangères.
- L'action criminelle, mafieuse et complotiste d'une toute petite minorité franc-maçonnique contre la Société (voir
les "Enseignements pontificaux sur la franc-maçonnerie"), une oligarchie depuis
les origines en lien avec les cercles financiers et d'argent qui la soutiennent à bout de bras (raison pour laquelle ce Régime ne fera jamais "faillite").
Cette oligarchie établit de facto une véritable théocratie gnostique de droit occulte avec ses dogmes, et son catéchisme (voir la rubrique "franc-maçonnerie", La
"religion de la République", la "conscience de la république", selon les termes des francs-maçons
eux-mêmes..., la "Déclaration des droits de
l'homme et du citoyen" elle-même rédigée dans une loge par LaFayette, reprise quasiment mot pour mot en 1789. Source : Léon de Poncins, La franc-maçonnerie d'après ses documents
secrets) pour le bénéfice d'une toute petite minorité cooptée entre elle, la Secte règne sans partage sur ce qui reste de la Société, qu'elle s'est employée à diviser et à
détruire méthodiquement pour mieux asseoir sa dictature, via la "liberté & l'égalité" (chez les autres bien sûr, sauf chez elle...), en commençant par la famille et l'autorité.
La Secte domine et écrase les Français via le serment d'entraide et de secret
échangé au moment de l'"initiation", sous peine d'avoir la
gorge tranchée par un des frères..., "secret" que les francs-maçons nomment innocemment, à présent, "serment de discrétion"...
Je recommande à tous la
lecture fondamentale des "Mémoires pour servir à l'histoire du jacobinisme" de l'Abbé Barruel (1797), tout ce que nous avons dit ici y est décrit et expliqué deux siècles à l'avance, avec des faits concrets qui depuis se sont tous réalisés (abolition de
la famille, de la propriété, destruction de la France, évolution vers une "république universelle", etc.), les preuves irréfutables comme la présentation de lettres et de
noms de personnages influents de l'époque, jamais démenties du vivant de l'auteur ni même après... Nous en attendons toujours les réfutations... Cet ouvrage est réédité en 2005, aux
Editions de Chiré. Vous remarquerez que cet auteur est soigneusement éliminé de tous les forums dits "de discussion" et autres blogs dits "nationalistes", voire "monarchistes"...
- L'incohérence des soit-disant "nationalistes" récupérant sainte Jeanne d'Arc chaque année au mois de mai, tout en refusant systématiquement et obstinément de proclamer son principe de base : "Vive le Christ qui est Roi de France" ! ... Ce faisant, ils se font
les supplétifs dociles et serviles des francs-maçons qui n'en demandaient pas tant !...
Ne soyons donc pas étonnés si notre pays qui a tourné le dos au Christ "pierre angulaire" sombre complètement, perdu dans un labyrinthe de liens ésotériques inextricables,
incapable de recouvrir sa liberté et son indépendance, de tous les côtés qu'il se tourne, il est persécuté y compris par ceux qui devaient garder ses symboles nationaux les plus
sacrés, eux-mêmes en passe de devenir des citoyens de second rang dans leur propre pays... Tout cela n'est que justice, car "Dieu rit de ceux qui déplorent les effets
dont ils chérissent les causes" (Bossuet).
Outre la dénonciation du projet mondialiste, cette nouvelle Tour de Babel totalitaire, je fais tout de même une mise en garde particulière contre la tentation nationaliste comme
doctrine plaçant la nation ou l'Etat au-dessus de tout (y compris de Dieu lui-même...) comme norme suprême..., mais mise en garde aussi contre le nationalisme pan-européen de ceux qui pensent
trouver le salut de la France dans une Europe chimérique, nationaliste et impériale, "unie de l'Atlantique à Vladivostok", sous la domination d'un seul roi ou "empereur" : même
"chrétienne" et "impériale", cette Europe est une chimère qui ne saurait se construire une fois de plus que sur le dos des peuples et contre la volonté même de Notre Seigneur Jésus-Christ qui a établi les nations européennes distinctes, souveraines et indépendantes avec leurs
saints Patrons
propres, leurs identités et leurs
vocations propres. Une telle Europe serait aussi un fantastique contre-exemple pour les "démocrates" qui n'attendent que ça. Ne nourrissons donc pas l'Anti-France en lui
offrant des arguments que le Système inventerait s'ils n'existaient pas.
Mise en garde enfin contre tout projet "nationaliste" pseudo-"révolutionnaire", "front anti-impérialiste", "anti-illuminati", etc., peu importe les noms dont il s'affuble, et dont on ne sait
trop par qui il sera récupéré à la fin... S'il s'agit d'une révolution sans la religion catholique qui a fait ce pays, nous pouvons dire tout de suite qu'il ne s'agira que d'une énième
réédition des autres soit-disant "révolutions", au service du Veau d'Or et/ou des fausses religions... Nous ne nous rendrons pas complices d'une énième ignominie
"révolutionnaire". Ce sera sans nous...
N'oublions pas qu'en tant que chrétiens, même si cela nous est difficile, nous avons un devoir de prier pour nos dirigeants et que le concept catholique légitimant une
révolte ("guerre juste") est soumis à des conditions strictes...
Je conseille enfin la lecture du Salon
Beige, à mon sens aujourd'hui le meilleur des blogs d'information catholique, E-Deo pour l'efficacité de son activisme, Vive le Roy pour la doctrine politique
légitimiste.
Je remercie tout particulièrement mes lecteurs et commentateurs attentifs qui pendant ces trois années auront pris soin d'apporter
leurs commentaires à des articles pas toujours parfaits, et les assure de mes
prières.
"Lorsque le Christ ne règne pas par tous les bienfaits de Sa Présence, Il règne quand même par tous les méfaits de Son absence" (Cardinal Pie)
Les Bienheureux Martyrs de Septembre,
SAINT GILLES ou ÉGIDE
C'est probablement Aristide qui présenta un texte complétant son Apologie, intitulé
Epître à Diognète. Cette élégante et vibrante fabrication littéraire tentait de convaincre un païen honnête de la sottise des racontars répandus au sujet des chrétiens, ces gens qui
vivaient absolument comme tout le monde, mais simplement mieux que tout le monde :
Il a défini les bases de
la distinction des pouvoirs spirituel et temporel.
Oeuvres principales
Son oeuvre est immense, il écrivait sans relâche, lettres, traités et sermons pour défendre sa conception du christianisme.
- Les Confessions racontent sa jeunesse et sa conversion.
- La Cité de Dieu (De
Doctrina christiana) est son texte fondamental, qui définit pour longtemps les exigences et les limites d’une culture chrétienne. Cet ouvrage justifie le christianisme dans l’histoire et par
l’histoire. La Cité de Dieu est la communauté universelle des vertueux, où séjournent Dieu, ses anges et tous les saints, ainsi que tous les hommes intègres sur terre. Saint Augustin oppose la
Cité de Dieu à la Cité terrestre, décrit sa vision « des commencements et des fins » de ces deux cités, « les deux cours contraires suivis par la race humaine depuis
ses origines, celui des fils de la chair et celui des fils de la promesse ». Tout s’achève par la perfection, la glorification et l’apothéose de la cité de Dieu, qui n’est pas de ce
monde.
- 113 traités sur tous les domaines (Sur la musique, par exemple).
- Quelque 218 lettres (correspondances avec des évêques, laïcs, ministres, empereurs).
- Près de 500 sermons et petits traités de théologie morale Sur le mensonge, Sur le jeûn, Sur le culte des morts, etc.
- Innombrables commentaires des Écritures (on a retrouvé des traces de commentaires de 42 816 versets).
- Dialogues sur la philosophie de Platon.
- Essais sur la religion romaine antique.
Sainte Monique
Source : Missel.free
O mon Dieu, je ne laisse pas de pleurer en votre présence pour celle qui vous a si fidèlement servi, pour celle qui,
après m'avoir porté dans son sein pour me faire naître à la lumière passagère de ce monde, me porta depuis dans son coeur, afin de me faire renaître à votre lumière
éternelle.
O Dieu de mon coeur, Dieu de miséricorde, quelque sujet que j'aie de me réjouir en vous et de vous rendre grâces de tout le bien que fit ma mère pendant sa vie, je veux laisser à part, quant à présent, toutes ses bonnes oeuvres, et je viens implorer auprès de vous le pardon de ses péchés.
Exaucez-moi, je vous en conjure, par les mérites de celui qui fut attaché pour nous à une croix, et qui, maintenant assis à votre droite, ne cesse d'intercéder pour nous.
Je sais que votre servante a pratiqué les oeuvres de miséricorde, et qu'elle a pardonné du fond de son coeur à ceux qui l'avait offensée : pardonnez-lui donc aussi, mon Dieu, les fautes qu'elle a pu commettre envers vous pendant tout le temps qui s'est passé depuis son baptême jusqu'à sa mort. Pardonnez-lui, Seigneur, je vous en supplie ; que votre miséricorde l'emporte sur votre justice, parce que vous êtes fidèle dans vos promesses, et que vous avez promis la miséricorde à ceux qui auront été miséricordieux.
Je crois que vous avez déjà fait pour mère ce que je vous demande ; et cependant, Seigneur, puissent les prières que je vous offre être agréables à vos yeux. Elle-même nous recommanda de vous les adresser, et de nous souvenir d'elle à l'autel du Seigneur.
N'oubliez pas, mon Dieu, que celle pour qui je vous prie avait fortement attaché son âme, par les liens d'une foi inébranlable, à cet admirable mystère de notre rédemption. Que rien ne puisse donc l'arracher à la protection de son Dieu ! Que l'ennemi ne réussisse, ni par la ruse, ni par la force, à la séparer de vous ; que son âme repose dans la paix éternelle. Amen.
Jésus disait:
"Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux
blanchis à la chaux: à l'extérieur, ils ont une belle apparence, mais l'intérieur est rempli d'ossements et de toutes sortes de choses impures.
Honneur du christianisme, le Supérieur du district de France de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie
X, l'Abbé Régis de Cacqueray, en ce 25 août, fête de la Saint-Louis, fait un communiqué remarquable contre le "programme totalitaire" de latin à
l'épreuve du baccalauréat de 2010, une oeuvre érotique d'Ovide qui "réduit la femme à l’état de proie".
J'invite tous les blogs et sites amis à relayer ce communiqué qui est comme un peu de fraîcheur contre un déferlement quotidien d'un amas d''immondices et d'iniquités
polluant systématiquement tous nos sens ad nauseam (selon le programme défini dans une certaine
"Lettre de Vindice à Nubius...") Faites entendre votre protestation auprès du Ministre de l'Education Nationale et du médiateur de l'Education
nationale.
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Communiqué du District de France
Programme de latin à l’épreuve du baccalauréat de 2010
Abbé Régis de Cacqueray, Supérieur du District de France
Suresnes, le 25 août 2009
« De nos jours plus que jamais, la force principale des mauvais, c’est la lâcheté et la faiblesse des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens. »
Saint Pie X s’adressant à l’évêque d’Orléans après la béatification de Jeanne d’Arc, le 13 décembre 1908.
Le Bulletin officiel n°15 du 9 avril 2009 de l’Education Nationale a fait connaître la liste des œuvres obligatoires inscrites au programme de langues et cultures de l’Antiquité de la classe terminale des séries générales et technologiques. Pour le latin, l’œuvre unique est « L’art d’aimer » d’Ovide. Cette oeuvre se trouvera encore au programme de l’année 2011.
« L’art d’aimer » est une œuvre érotique du poète Ovide uniquement consacrée à exposer aux hommes d’abord, aux femmes ensuite, touts les conseils pour séduire. L’amour est ravalé à un exposé complaisant des moyens les plus dégradés et les plus cyniques pour parvenir à sa fin. L’auteur promeut la multiplication des partenaires et réduit la femme à l’état de proie.
Voilà la littérature sur laquelle les élèves de terminale des deux années à venir devraient se plonger pendant des mois !
Nous protestons et nous invitons tous les Catholiques et tous les hommes à qui il reste un sens moral à protester contre ce programme totalitaire qui constitue une véritable incitation publique à l’immoralité et à la débauche.
Nous vous recommandons de faire entendre votre protestation auprès :
- du Ministre de l‘Education Nationale
110, rue de Grenelle
75007 Paris
- du médiateur de l‘Education nationale
Bernard Thomas,
61-65 rue Dutot
75732 Paris Cedex 15
mediateur@education.gouv.fr
Nous invitons tout spécialement tous les parents, les professeurs et les Directeurs d’établissement scolaire à se mobiliser et à faire connaître leur opposition à un tel programme.
Abbé Régis de Cacqueray ,
Supérieur du District de France.
Suresnes, le 25 août 2009
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Source : La Porte
Latine
Un des plus beaux jours de sa vie fut celui où il alla au-devant des religieux qui apportaient d'Orient la sainte Couronne d'épines, et la porta, pieds nus, dans sa capitale.
Source : http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=314675
Beau Fils, la première chose que je t’enseigne est que tu mettes tout ton cœur à aimer Dieu. Car sans cela nul ne peut
se sauver.
Garde-toi de faire chose qui à Dieu déplaise, c’est-à-dire mortel péché. Tu devrais même souffrir toutes manières de tourment plutôt que de pécher mortellement.
Si Dieu t’envoie adversité, souffre-la en bonne grâce et en bonne patience, et rends-Lui en grâce et pense que tu l’as bien desservi et qu’il tournera tout à ton profit.
S’il te donne prospérité, L’en remercie humblement, en sorte que tu n’en sois pas pire ou par orgueil ou par autre manière, de ce dont tu dois mieux valoir. Car l’on ne doit pas Dieu de ses
dons guerroyer.
Confesse-toi souvent, et élis confesseurs prud’hommes qui te sachent enseigner ce que tu dois faire et de quoi tu dois te garder…
Le service de Sainte Eglise écoute dévotement sans bourder et rire, regarder çà et là ; mais prie Dieu de bouche et de cœur en pensant à Lui dévotement et spécialement à la Messe à l’heure que
la Consécration est faite.
Le cœur aie doux et pitoyable aux pauvres et à ceux qui souffrent de cœur et de corps, et les conforte et leur aide selon ce que tu pourras.
Maintiens les bonnes coutumes du royaume et les mauvaises abaisse.
Ne convoite pas sur ton peuple, ne le charge pas d'impôts ni de taille, et si ce n’est par trop grand besoin.
Si tu as quelque affliction de cœur, dis-la aussitôt à ton confesseur ou à quelque prud’homme. Ainsi tu la porteras plus légèrement.
Gardes que tu aies en ta compagnie tous prud’hommes, soit religieux, soit séculiers ; aie souvent parlement avec eux et fuis la compagnie des mauvais.
Et écoute volontiers les semons ou publics ou privés ; et recherche volontiers prières et pardons.
Aime tout bien et hais tout mal en quoi que ce soit.
Nul ne soit si hardi qu’il dise devant toi parole qui attire ou pousse à pécher, ou qu’il médise par détraction.
Ne souffre que l’on dise devant toi nulle vilenie de Dieu ni de ses saints, que tu n’en fasses tantôt vengeance.
Rends souvent grâces à Dieu de tous les biens qu’Il t’a faits, afin que tu sois digne d’en plus avoir.
Pour justice et droiture garder, sois raide et loyal envers tes sujets, sans tourner ni à droite ni à gauche, mais toujours droit.
Et si un pauvre a querelle contre un riche, soutiens le pauvre plus que le riche jusques à temps que la vérité soit éclaircie.
Si quelqu’un a querelle contre toi, sois toujours pour lui et contre toi jusque l’on sache la vérité. Car ainsi jugeront les conseillers plus hardiment selon droiture et selon vérité.
Si tu retiens rien d’autrui, ou par toi ou par tes devanciers, si c’est chose certaine, rends sans tarder. Si c’est chose douteuse, fais enquérir par sages hommes en hâte et diligemment.
À cela tu dois mettre toute ton attention que tes gens et tes sujets vivent en paix et en droiture sous toi, mêmement les bonnes villes et les bonnes cités de ton royaume ; et les garde en
l’état et en la franchise où tes devanciers les ont gardées. Et s’il y a choses à amender, amende-les et les redresse, et les tiens en faveur et amour.
Car par la force et la richesse de tes bonnes villes, les particuliers et étrangers redouteront de se mal conduire envers toi, spécialement les pairs et les barons. Il me souvient de Paris et
des bonnes villes de mon royaume, qui m’aidèrent contre les barons quand je fus nouvellement couronné.
Honore et aime particulièrement les religieux et toutes personnes de sainte Eglise.
L’on raconte du roi Philippe, mon aïeul, qu’une fois un de ses conseillers lui dit que la sainte Eglise lui faisait grands torts et forfaits, en ce que les clercs lui ôtaient de son droit et
empiétaient sur sa justice ; que c’était grande merveille qu’il le souffrît. Et le bon roi répondit qu’il le croyait bien. Mais quand il regardait les bontés et les courtoisies que Dieu lui
avaient faites, il aimait mieux laisser son droit aller que susciter contestation ou scandale à la Sainte Eglise.
À ton père et à ta mère tu dois honneur et révérence porter, et garder leurs commandements.
Aime tes frères et veuille toujours leur bien et leur avancement, et tiens leur lieu de père pour les enseigner sur tout bien. Garde-toi que, par amour pour eux, tu te détournes de faire droit
et que tu ne fasses à autrui chose que tu ne dois.
Donne les bénéfices de sainte Eglise à personnes bonnes et dignes, et sur le conseil de prud’hommes. Et donne à ceux qui n’ont rien de sainte Eglise.
Garde-toi d’exciter guerre sans très grande délibération et surtout contre tout homme chrétien. S’il faut la faire, garde sainte Eglise et ceux qui n’ont en rien méfait, de tout dommage.
Apaise au plus tôt que tu pourras guerres et conflits soit tiens, soit de tes sujets comme Saint Martin faisait ; car, au temps que par Notre Seigneur il savait qu’il devait mourir, il alla
pour mettre la paix entre les clercs de son archevêché ; et lui fut avis que, ce faisant, il faisait bonne fin.
Sois diligent d’avoir bons prévôts et bons baillis et enquiers souvent d’eux et de ceux de ta maison, comme ils se conduisent.
Cher Fils, je t’enseigne que tu sois toujours dévot à l’Eglise de Rome et au souverain pontife, notre père, et que tu lui portes révérence et honneur comme tu dois à ton père spirituel.
Travaille-toi à empêcher tout péché et principalement vilain sermon et fais détruire les hérésies suivant ton pouvoir.
Encore je te requiers que tu reconnaisses les bienfaits de Notre-Seigneur et que tu lui rendes grâces et merci.
Prends garde que les dépenses de ton hôtel soient raisonnables et mesurées.
Enfin, doux fils, je te conjure et requiers que, si je meurs avant toi, tu fasses secourir mon âme en messes et oraisons, par tout le royaume de France, et que tu m’accordes une part spéciale
et plénière dans tout le bien que tu feras.
En dernier, cher fils, je te donne toutes bénédictions que bon père et pieux peut donner à son fils, et que benoîte Trinité et tous les saints te gardent et te défendent de tout mal ; et que
Dieu te donne sa grâce de faire sa volonté toujours, de sorte qu’il soit honoré par toi.
Et que nous puissions après cette mortelle vie être ensemble avec Lui et Le louer sans fin.
Amen.
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Litanies de Saint-Louis
Source : Prières aux saints du Tiers-Ordre
DEVOTION A SAINT LOUIS IX, ROI DE FRANCE, PATRON DES ARMEES FRANCAISES ET DU TIERS-ORDRE DE LA PENITENCE
Seigneur, ayez pitié de nous (bis)
Jésus-Christ, ayez pitié de nous
''
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Fils rédempteur du monde, qui êtes
Dieu, ''
Esprit-Saint, qui êtes Dieu,
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu,
Sainte Marie, conçue sans péché, priez pour nous
Sainte Mère de
Dieu,
''
Sainte Vierge des Vierges;
Saint Louis, prince admirable, priez pour nous
Saint Louis, lis de
pureté, ''
Saint Louis, exemple d'humilité,
Saint Louis, image de vertu,
Saint Louis, prodige de pénitence,
Saint Louis, flamme d'amour et d'oraison,
Saint Louis, lampe ardente et brillante,
Saint Louis, vase d'élection,
Saint Louis, vase insigne de religion,
Saint Louis, miroir de la perfection chrétienne,
Saint Louis, très dévot à notre Père saint François,
Saint Louis, contempteur du monde et de ses honneurs,
Saint Louis, plein de zèle pour la maison de Dieu,
Saint Louis, tendre père des pauvres,
Saint Louis, remède des malades,
Saint Louis, appui de la veuve et de l'orphelin,
Saint Louis, juge béni des peuples,
Saint Louis, rédempteur des captifs,
Saint Louis, prédicateur des infidèles,
Saint Louis, deux fois victime pour les Lieux saints,
Saint Louis, terrible dans les combats,
Saint Louis, puissant dans les fers,
Saint Louis, gardien de la France,
Saint Louis, modèle des rois,
Saint Louis, digne de la couronne des rois sur la terre,
Saint Louis, plus digne de la couronne des saints dans le ciel,
Saint Louis, saint patron des armées françaises,
Saint Louis, protecteur des armées françaises,
Saint Louis, protecteur du Tiers-Ordre séraphique , priez pour nous
Agneau de Dieu, qui efffacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu,
qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les
péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur
Priez pour nous, glorieux saint Louis
Afin que nous devenions dignes des promesses de N.-.S.J.-C.
Oraison
Ô Dieu, qui avez transféré votre confesseur saint Louis d'un royaume terrestre à la gloire céleste, rendez-nous, par ses mérites et son intercession, participants du bonheur du Roi des rois,
Jésus-Christ. Qui vit et règne...