Lundi 24 novembre 2008
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Dans la monarchie française, le roi de France respecte l'enracinement, les traditions et la convivialité
des familles françaises en donnant la plus grande autonomie aux cellules écologiques locales qui harmonisent population, territoire et travail en étroite symbiose. Tels sont, au-delà des
communes, les pays d'état, puis les provinces aussi anciennes et perdurables, unités fondamentales de géographie humaine et écologique que le temps ni les révolutions n'ont pu
abolir.
En
1789, les députés des états ressentaient le besoin d'une réforme des institutions de la monarchie et optèrent de jouer le jeu des Etats généraux. Ils étaient de bonne foi. Nombre de ces députés, dès
1790 (donc même pas un an après), se rendant compte de la tromperie, protestèrent et écrivirent des lettres de protestation à l'"Assemblée nationale" pour réclamer que leur voix représentant
les désirs des populations soient entendues. Peine perdue, ils comprirent qu'ils n'étaient là que pour jouer les faire-valoir des révolutionnaires jacobins et centralisateurs, qui étaient
les vrais décideurs, contre les peuple en ses états.
Ces protestations des élus des états se
firent jour à propos de la création des "départements". Le département demeure en effet l'invention délirante de la Révolution, et continuellement maintenue comme des unités de
surveillance policière, de tutelle administrative et de centralisation jacobine. Ce ne sont pas des structures organiques mais le démembrement voulu des vieilles provinces, obligeant de porter
toutes les affaires à Paris.
Dès l'avènement d'un ordre nouveau
monarchique, il faudra réaliser le programme de ces députés trompés par les Jacobins, programme légitimiste s'il en est des Villèle, La Tour du Pin, Maurras, et du remarquable théoricien
de la décentralisation française J.-M. Raudot, conseiller du comte de Chambord.
Ne parlons pas des projets républicains
de régionalisation, les uns créant des "métropoles d'équilibre" monstrueuses, à Lyon, et à Marseille, les autres insinuant des assemblées régionales sans budget conséquent, sans
recettes propres, sans pouvoirs réels et donc sans efficacité. Cela fait plus de cent ans que les "démocrates" quand ils sont dans l'opposition, se disent régionalistes, et, quand ils sont au
pouvoir, centralisent comme leurs prédécesseurs, car tout pouvoir naturel fort ne peut que leur être suspect.
La province est une communauté humaine à la
charnière de l'autonomie des peuples qui la composent et de l'autorité monarchique, le point de rencontre et d'accord des intérêts organiques de la région et des nécessités supérieures
de la nation. Seul le roi, monarque absolu et père des peuples, peut restaurer l'autonomie et l'autogestion des provinces dans une communauté nationale unie et décentralisée, sans crainte de
sécession.
Le gouverneur de la province,
successeur de l'intendant de l'ancienne monarchie assume les deux fonctions de représentant du roi, fort de son autorité et responsable devant lui, et de représentant des peuples de la la
province auprès du pouvoir central, chargé de défendre leurs intérêts, leurs droits, et leurs libertés, si nécessaire devant le Conseil des ministres et le Conseil d'Etat. Il s'entoure d'un
conseil formé de personnalités choisies parmi les plus compétentes et les plus honorablement connues de la province.
Une Chambre des Etats de la
province, élargissement et modernisation des Etats d'Ancien Régime, constituée par des représentants réels élus non au sein de partis politiques mais au sein des communes, des grands
ordres et corps de métiers et professions, débat de toutes les affaires courantes et importantes de la province (justice locale, instruction, urbanisme, voies de communications, etc.). L'Alliance
Royale se propose de réaliser cette réforme des institutions sous le terme de "démocratie équitable". Le rôle idéologique des partis sera quant à lui relégué au
sénat.