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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 20:42

Dans un décor chaotique berlinois, nous retrouvons Pierre Hillard, spécialiste des questions géopolitiques, qui livre à son public un décryptage des événements ukrainiens, dans le contexte du nouvel ordre mondial.

 

 

Conférence de Pierre Hillard à Berlin, mai 2014.
Nouvel ordre mondial : accélération et conséquences. Avec comme angle d'attaque la crise ukrainienne.

 

Source: http://medias-presse.info/pierre-hillard-decrypte-les-evenements-ukrainiens-dans-le-contexte-du-nouvel-ordre-mondial/10896

 

Autour de quelques développements dans cette video :

 

. Pierre Hillard, entretien 18 Juin 2010 (Analyse du succès du "nationaliste" flamand Bart de Wever qui déclara : "La Belgique finira par s'évaporer entre l'Europe et les régions")

. Otan : Les promesses non tenues de l'Occident

. L’Anglais Halford Mackinder (1861-1947) a théorisé le principe qu’aucune puissance européenne ne devait unifier l’ensemble du continent eurasiatique (Europe et Russie) car le monde anglo-saxon n’y survivrait pas économiquement (Les deux guerres mondiales menées par Londres et Washington avaient pour but d’empêcher l’Allemagne de concrétiser ce rêve. ... Dans les rivalités entre Moscou et Washington, l’Ukraine est âprement disputée. Les hostilités ont été officiellement lancées par les États-Unis, en 2002, quand le secrétaire d’État Colin Powell a rédigé un document appelant aux préparatifs d’intégration de l’Ukraine dans l’OTAN à partir de 2004, de la Serbie en 2005, de l’Albanie et de la Croatie en 2007, complété par l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne en 2007. Le tout devrait être intégré dans les institutions euro-atlantiques pour 2010, comme l’a rapporté le Financial Times Deutschland, le 24 octobre 2002. [PDF]

Cependant, l’échec de la « révolution orange » en 2004 a déréglé et retardé ce plan de bataille. La relance d’intégration de l’Ukraine dans l’UE par la voie d’un accord de libre-échange – et en arrière-fond dans le marché transatlantique – qui devait être signé les 28 et 29 novembre 2013 à Vilnius a tourné court. Kiev ayant un besoin urgent de liquidités a refusé de signer l’accord car l’UE ne promettait que 600 millions d’euros alors que Poutine, conscient qu’une Ukraine intégrée au bloc euro-atlantique constituait un tournant fatal pour son pays, mettait le paquet en proposant 15 milliards de dollars. Face à une telle offre, le président ukrainien se jeta dans les bras de Poutine.

La situation était déjà tendue car Vladimir Poutine avait proposé à la chancelière Merkel, en novembre 2010, l’instauration d’une vaste zone de libre-échange entre l’UE et la Russie (« de Lisbonne à Vladivostok »), principe renforcé par le projet de création d’une union eurasienne, en octobre 2011, comprenant la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan (« une puissante union supranationale »), « servant de pont entre l’Europe et la région Asie-Pacifique », construction s’inspirant de « l’UE et non de l’URSS », comme s’est plu à l’affirmer le Premier vice-Premier ministre Igor Chouvalov. Pour les Anglo-Saxons, c’était une véritable déclaration de guerre, d’autant plus que Washington met la pression pour imposer un marché transatlantique sous son égide. Le casus belli fut officialisé lors du sommet UE-Russie à Bruxelles, le 28 janvier 2014, quand le dirigeant russe réitéra sa demande en insistant sur la nécessité de « la création d’un espace économique et humanitaire commun de Lisbonne à l’océan Pacifique ».

Le coup d’État renversant le Premier ministre ukrainien Ianoukovitch, en février 2014, fut une « réussite ». Il a permis de créer une hostilité complète entre l’UE et la Russie, cassant l’idée d’une vaste zone de libre-échange unifiée russo-européenne pour le plus grand profit de Londres et de Washington qui, désormais, savent que cette tentative d’unification continentale est passée à la trappe pour longtemps.

. Viktor Ianoukovitch a étonné tout le monde en annonçant le 21 novembre 2013, une semaine avant le sommet de Vilnius, que l’Ukraine ne signerait pas l’accord d’association avec l’Union européenne (d'où le coup d'Etat de Washington pour le renverser)

. Ukraine-UE : Catherine Ashton annonce le 12 décembre 2013 que Ianoukovitch est prêt à signer l'accord d'Association

. Au lieu d'une aide russe de 15 milliards de dollars USD et une réducation du prix du gaz, Kiev recevra quelques pitoyables dizaines de millions des Occidentaux : la "démocratie" est à ce prix ! (Ria Novosti 29 avril 2014)

. Dans le journal Welt am Sonntag, dimanche 11 mai 2014, Gerhard Schröder, ancien chancelier allemand, a estimé que l'Union européenne était la principale responsable de la crise ukrainienne en ayant obligé Kiev à choisir entre l'avenir avec l'UE ou avec la Russie. « L'erreur fondamentale vient de la politique de l'UE en faveur du traité d'association » que Bruxelles voulait signer avec l'Ukraine, a jugé M. Schröder, cité par l'AFP. « L'UE a ignoré le fait que l'Ukraine est un pays profondément divisé culturellement. Depuis toujours, les gens du sud et de l'est du pays sont plutôt tournés vers la Russie et ceux de l'ouest plutôt vers l'UE », a-t-il rappelé. « On pouvait parler de traité d'association, mais il aurait fallu le faire avec la Russie dans le même temps. L'erreur de départ a été de dire que ce serait le traité d'association avec l'UE ou l'union douanière avec la Russie », a-t-il poursuivi. Tout en assurant par ailleurs que « des erreurs ont été commises de toutes parts » , M. Schröder ne condamne pas le rattachement de la Crimée à la Russie. « Le rattachement de la Crimée est contesté sur le plan du droit international, mais c'est maintenant une réalité. La Crimée a décidé par référendum qu'elle voulait être une région russe. Et cela a été appliqué », a-t-il relevé.


 

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commentaires

LEPAGE 09/06/2014 23:48


solide, peu rassurant. La crisefinancière déclenchée en 2009 lui donne raison.  le fait de détruire la Grèce pour soi disant qu'elle rembourse sa dette alors qu'ellen'était pas pire que
bien d'autres et que depuis c'est accrue de 50% d'une part et que de l'autre rien n'explose alors que les dettes s'accroissent partout , ce qui confère une absence totale de valeur aux
monnaies montrent bien que  ceux qui détiennentle vrai pouvoir n'ont pasdécidé  le signaldel'étape  suivante  Conceptuellement, techniquement nous sommes en situation
d'implosion ;lorsque je pose la question à des spécialistes financiersils nemedonnent que des réponses hpertchniques mais  qui ne reposent pas sur des principes  fondamentaux. On
commèmore le 6 VI 44 mais comment on en étaitarrivé là? que faireN Nos guignolsaupovoir sont compllices ...