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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 18:44

Les choses s'accélèrent. 


http://resize.over-blog.com/120x90-cz5t-ffffff.jpg?~aHR0cHM6Ly9mYmNkbi1zcGhvdG9zLWEtYS5ha2FtYWloZC5uZXQvaHBob3Rvcy1hay1hc2gzLzY3NjJfMTQxMDE0MTI5NDI0OTA5XzgwNTIxMDkwOV9uLmpwZw== Face au "Printemps français" né sous le gaz de manuel Valls le 24 mars 2013,  face à la conscientisation des Français et au réveil national des consciences (ici et ), face à l'augmentation conséquente de l'abstention aux différentes élections, face à 50% de Français favorable à un pouvoir de type monarchique (sondage caché CEVIPOF publié par Valeurs actuelles le 24/01/2014), des "républicains" (on ne voit pas trop ce qui leur permet de se donner ce nom-là quand on songe que la res publica est la chose de tous et non la chose de partis...) à l'effigie du bonnet phrygien génocidaire... emblématique de la partitocratie, s'apercoivent que le modèle républicain bascule dans l'opinion, que la république tend de plus en plus à être assimilée à l'Oppression, que l'"élection" au suffrage universel lui-même est en perte de vitesse partout parce que dévoyé dans les partis politiques dont les Français ne veulent plus...

Ainsi s'est créé le mouvement lancé le 26 février 2014 à Paris par Léon Landini, également président du "Pôle de Renaissance Communiste" (sic- un programme aux 100 millions de morts!), qui propose pour la première fois de "boycotter les "élections" européennes d'un parlement" que nous avons vu n'avoir aucun pouvoir (les députés européens au "parlement" reçoivent directement des commissaires les projets de lois, la Commission a le dernier mot, les députés ne servent que de couverture à l'Oligarchie). Mieux vaut donc tard que jamais pour ces "républicains" qui ouvrent les yeux ! Sainte Jeanne d'Arc disait "mieux vaut trop tôt que trop tard" ! Le mouvement royaliste dit la même chose qu'eux depuis deux siècles ! "L'abstention (lors des consultations électorales) n'est pas un défaut d'affirmation ; elle est au contraire une affirmation et une protestation éclatante. C'est s'affirmer, c'est protester que de dire au pouvoir : les royalistes ne veulent pas se prêter à vos mensonges ; ils ne veulent pas avoir l'air de prendre au sérieux vos prétendues institutions ; ils ne veulent pas, en acceptant une lutte trop inégale, ajouter l'apparence d'une opposition vaincue à votre facile triomphe... Croyez-le bien : lorsque le moment sera venu, l'abstention d'aujourd'hui deviendra pour les royalistes un titre et une recommandation de plus devant leurs concitoyens..." (Comte de Chambord, successeur à la Couronne de France, le 22 septembre 1861).  

En 1864, le pape Pie IX avait condamné la loi du nombre, proposition N° 60 « LX. L'autorité n'est autre chose que la somme du nombre et des forces matérielles » (Pie IX, Allocution consistoriale Maxima quidem, 9 Juin 1862 in Proposition condamnée n° 60 du Syllabus publié avec l’encyclique Quanta cura du 8 décembre 1864). Le Syllabus est une énumération de "quatre-vingts erreurs de notre temps" entachées d’hérésies ou de graves erreurs. Par là se trouvait directement frappée la "Souveraineté populaire" ou "nationale" sous son aspect de suffrage universel destiné à fonder la légitimité politique républicaine et à établir et consacrer l’autorité absolue du nombre sur toute autre autorité, notamment divine. Dans les années 1870, Pie IX qualifia le "suffrage universel" de "mensonge universel" (Cf. Yves Déloye, Les voix de Dieu. Pour une autre histoire du suffrage électoral : le clergé catholique français et le vote, xixe-xxe siècles, Fayard, coll. « L’espace du politique », Paris, 2006).

 

Remontons un peu en arrière et tentons de comprendre. Les "élections" de juin 1791 se traduisirent déjà par une forte abstention. Mais depuis 1791 les Français vivent toujours sous le régime de la démocratie dite "représentative" alors qu'elle ne représente pas du tout les Français, et rien n'a vraiment "changé" en dépit des multiples constitutions et de changements de numéros de républiques....  

 

"(En juin 1791) La participation avait atteint son étiage; elle ne devait plus remonter de façon significative, les consultations organisées les années suivantes,... n'ayant jamais mobilisé plus du cinquième des électeurs. ... En l'absence de votants, le système électif se transforme très vite en un système de cooptation, les uns accédant aux charges que les autres viennent de quitter, et réciproquement. La promotion aux responsabilités se fait en circuit fermé : les fonctionnaires peuplent les assemblées chargées d'élire les fonctionnaires. ...La réalité du système répondait à un besoin, celui de la formation d'une classe politique ... qui soit assurée de la continuité en étant délivrée de l'incertitude inséparable du suffrage universel. Mais l'oligarchie née de ces pratiques n'était pas moins un démenti des attentes. On imaginait en effet avec une certaine ingénuité que la vertu première d'un système électif consistait à assurer le renouvellement permanent du personnel dirigeant et l'élargissement constant de son recrutement. On n'imaginait pas que l'élection puisse conduire à la formation d'une 'classe' politique distincte du reste de la société" (Patrice Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin, Collection Tempus, Paris 2011, p. 86-88).


Depuis 1791 le système a fait des "progrès"... Il est passé du suffrage censitaire au suffrage universel. Une apparence de démocratie semblait se réaliser. Le summum de la manipulation consistait à faire consentir le peuple à son propre esclavage. "La participation" devenait la nouvelle communion obligatoire à la religion dite "démocratique", un "devoir civique et citoyen" qui reléguait l'abstentionniste dans le camp des hérétiques asociaux. Mieux, selon le professeur de science politique à l'UQAM, Francis Dupuis-Déri, ce système politique nous faisait croire que les gens qui étaient élus, qui nous gouvernaient, gouvernaient "en notre nom et que c'était le peuple qui avait le vrai pouvoir. Ce qui est évidemment un mensonge. Ce n'est pas parce que l'on vote que l'on a le pouvoir. Choisir qui a le pouvoir ce n'est pas avoir le pouvoir. On vit dans des aristocraties élues puisque c'est une petite minorité qui nous gouverne. On peut considérer que c'est une bonne idée, que c'est génial, que c'est mieux qu'une vraie démocratie, mais en tous les cas ce n'est pas une démocratie !"


Concrètement, dans le suffrage universel "on ne choisit pas, on ne délègue personne: on se borne à approuver un choix déjà fait par d'autres. Un choix fait par qui? Eh bien, par les dirigeants du parti, par le comité central, par le comité directeur, par le bureau, par le centre national... Si bien que ces députés que nous croyons élire, ils sont en réalité sélectionnés, ils nous sont en réalité imposés par la caste gouvernementale déjà en place, laquelle, agissant comme toutes les oligarchies, s'agrège les sujets qui lui conviennent et dont le caractère, les penchants, les alliances ont été soigneusement éprouvés. Nous croyons vivre sous un régime de suffrage universel, en réalité nous vivons sous un régime de cooptation" (Maurice Bardèche, Les Temps modernes, Editions Les Sept couleurs, Montargis 1956, p.,  25-26). "Le suffrage universel qui devait fonder une démocratie, c'est-à-dire un pouvoir du peuple, fonde en fait une oligarchie, c'est-à-dire le pouvoir d'une caste que le peuple croit désigner. Les régimes actuels ont perfectionné la désignation de cette caste... Les électeurs connaissent personnellement les candidats et il leur arrivait parfois, simplement par instinct, de préférer d'honnêtes gens à des fripouilles chargées de reliques. Cela amenait au Parlement de mauvaises têtes qui faisaient des discours inconvenants. On a évité cet inconvénient en invitant deux cent mille personnes à voter pour quelqu'un qu'elles ne connaissent pas. Et, comme ils auraient pu s'obstiner à désigner quelqu'un qu'ils estiment, on a décidé qu'on ne tiendrait pas compte des suffrages égarés sur des amateurs qui n'ont pas reçu l'investiture des grands partis... Appartenir à cette caste des gouvernants est donc devenu obligatoirement le commencement de toute carrière politique." (Maurice Bardèche, ibid., p. 16-18).

 

Ce qui est en crise c'est le suffrage universel lui-même organisé au sein des partis politiques, pas l'élection. L'élection existait déjà au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, l'élection se réalisait au sein des corps réels de la nation. Les femmes votaient au Moyen Âge et jusqu'en 1789, ensuite elles devront attendre 1945 pour voter à nouveau...

Nous avons vu le 18 avril, en nous appuyant sur les récents travaux de Francis Dupuis-Déri, que "la république et la démocratie ne sont pas des synonymes" : "Si on regarde ce qui s'est passé aux Etats-Unis et en France, on voit que l'élite politique était tout à fait consciente que des femmes demandaients des mêmes droits. Donc ce n'est pas un oubli. Et même à cette époque, les femmes voyaient bien qu'il y avait un problème. Et donc dans le cas de John Adams, il dit que si on commence à donner des droits aux femmes, après les femmes vont commencer à en vouloir plus, puis après cela on sait bien ce qui va arriver, les autochtones vont en vouloir, les esclaves vont en vouloir et les jeunes vont en vouloir et les pauvres vont en vouloir. Et donc là cela va être le chaos complet. Donc on crée une république où ce sont les hommes propriétaires blancs qui vont gérer la politique. John Adams est intéressant à suivre parce qu'il s'exprime très clairement sur la démocratie. Lui avec d'autres comme James Madison, il dit qu'il ne veut pas fonder une démocratie. Il associe la démocratie aux pauvres et constate que dans une société bien ordonnée il faut que ce soit les membres de l'élite, la mieux éduquée, et les gens qui ont une certaine richesse qui doivent être ceux ou celles qui prennent les décisions. Et évidemment, il faut que cela soit des hommes et pas des femmes. Et donc en ce sens-là il est un très bon exemple de ces pères fondateurs de ce qu'on pense être des démocraties et qui n'étaient en fait qu'antidémocrates.

 

... Ce que l'on appelle aujourd'hui la démocratie, qui est le régime parlementaire, le régime électoral, est un régime où les pauvres ne participent pas à la prise de décision. Si vous regardez le profil socio-économique des gens qui sont à l'Assemblée nationale aujourd'hui, il n'y a pas de pauvres. Ce sont généralement des gens qui sont riches, qui ont des moyens, qui ont une profession libérale. Ce sont des avocats, des notaires, des notables." 

 

Le suffrage universel n'est donc pas une protection ou une garantie de la démocratie : "[L]a possibilité donnée aux citoyens d'élire leurs gouvernants n'est pas en elle-même démocratique. Ce qui démocratise le gouvernement représentatif, selon B. MANIN (Principes du gouvernement représentatif, Paris, Calmann-Lévy, 1995), "c'est plutôt la possibilité pour les citoyens de renouveler à intervalles réguliers, donc de juger, leurs dirigeants". C'est la seconde élection, et non la première, qui constitue le système démocratique (P. AVRIL, "Essais sur les Partis", Paris, LGDJ, 1986, cités in P. Gueniffey, Histoire de la Révolution et de l'Empire, Perrin Collection Tempus, Paris 2011, p. 77,78.) Cette constatation nous semble insuffisante : "c'est la seconde" à condition que les candidats ne fassent pas tous la même politique ! Que les candidats ne viennent pas tous du même moule républicain, des mêmes partis, ne proposent tous que le même modèle de développement comme c'est le cas à peu de choses près aujourd'hui. Le suffrage universel ainsi organisé dans les partis politiques, même à la seconde élection, ne protègera pas contre les dérives totalitaires (loi taubira, genderisation de la société) ni contre la dérive oligarchique de la démocratie et rien ne changera. S'il  y a une base démocratique au processus de dévolution des pouvoirs dans le suffrage "universel", le résultat de ce processus (les élus) lui n'est pas démocratique. Si le mot "démocratie" est utilisé, c’est pour sa fonction de légitimation. Ce mot joue comme une onction dont le caractère rituel est évident (ce caractère rituel n’est pas nouveau. Cf. Olivier Christin, Vox populi. Une histoire du vote avant le suffrage universel, Seuil, p. 66). Aussi, faut-il réfuter l'idée selon laquelle l'élection au suffrage universel est l'instrument de réalisation de la démocratie. On constate, et c'est flagrant aujourd'hui, que les élus ne sont pas représentatifs (ni sociologiquement -hommes de plus de 50 ans issus de classe non-populaires - ni idéologiquement - surreprésentation des deux partis dits de gouvernement, on peut aussi rappeler la distorsion flagrante à propos du Traité constitutionnel européen avec le référendum négatif de 2005 sur le traité constitutionnel européen) ou qu'ils sont des carriéristes, des professionnels de la politique quand ils ne sont pas tout simplement corrompus ou malhonnêtes. On constate également la naissance d'une oligarchie au niveau mondial dont les liens sont étroits entre représentants politiques et finance. Hervé Kempf a fait une synthèse saisissante de cette "oligarchisation" du monde (H. KEMPF, L'oligarchie, ça suffit, vive la démocratie !, Seuil.) Ce n'est pas une question de personnes, mais une question d'institutions. Ce sont les institutions qui prédéterminent les caractères les plus courants des personnes désignées pour gouverner (comme le dit Bernard Manin: "Parce que l’élection est un choix, elle comporte ainsi une dynamique interne qui fait obstacle à la désignation de citoyens semblables aux autres", in "principes du gouvernement représentatif", op. cit., p. 182). Évidemment, cela ne signifie pas que tous les élus sont dépourvus de vertu, mais que ceux qui sont vertueux ne peuvent être élus que de manière marginale, parce que l'élection est une compétition dans laquelle la vertu réelle n'est pas un atout (puisqu'elle n'est pas déterminable ; et la vertu peut se feindre), mais plutôt un handicap (pour être élu, il faut être prêt à jouer les jeux d'appareils, les trahisons et reniements). C'est en cela que l'élection au suffrage universel n'est pas démocratique : il faut un titre particulier pour gouverner. La démocratie, elle, est "le pouvoir propre à ceux qui n’ont pas plus de titre à gouverner qu’à être gouvernés" (Jacques Rancière, La haine de la démocratie, Éd. La Fabrique, 2005, p. 54).

"D'une certaine façon, les hommes de 1789 se font une haute idée de l'élection. Trop haute... Ils voient en elle une protection et une garantie. Ils la croient capable d'assurer que les élus auront un intérêt identique à celui de leurs électeurs. Ils lui prêtent même la vertu de supprimer toute distinction entre représentés et représentants, de telles sorte que les premiers gouverneraient réellement à travers les seconds", explique Patrice Gueniffey in La Politique de la Terreur (Tel Gallimard, Mesnil-sur-l'Estrée 2003, p. 60.) Le mythe est ... condamné à un démenti permanent, dans la mesure où l'élection produit toujours et nécessairement une différence réelle entre le peuple et ses élus" (ibid., p. 60.)

 

L'enjeu est de taille : aucune alternative politique réelle n'est possible sans changement de ces institutions.

 


Dans ce sens, boycotter des élections, même européennes comme le font ces "républicains" n'a pas grand sens si les institutions elles-mêmes ne sont pas contestées et désignées pour ce qu'elles sont, des dispositifs antidémocratiques oligarchiques.

 

Le principe majoritaire du suffrage universel, la loi du nombre est un dispositif mensonger lorsqu'il est organisé au sein des partis politiques et non au sein des corps réels de la nation, seuls bases d'une démocratie authentique parce que directe. La "souveraineté nationale" conçue comme la souveraineté d'une caste coupée du peuple est une farce.

 

C'est donc dans ce contexte de crise aiguë de la "démocratie" représentative issue de 1789 et d'une Europe ploutocratique, oligarchique totalitaire que ces "républicains" oligarchiques comme il faut les appeler, imaginent -sans rire - la "résistance" en conservant ces mêmes dispositifs institutionnels, ces mêmes faux principes dépassés (régime représentatif-suffrage universel au sein des partis politiques), mais appellent néanmoins - justement disons-le-, au boycott des élections européennes.

On doit voir en réalité dans leur initiative, une tentative désespérée de conservateurs réactionnaires du désordre établi et de la subversion révolutionnaire. Derrière leur iniative se cache une tentative de sauver un modèle républicain en faillite. Dans un communiqué du 3 mai du Comité National de Résistance Républicaine à l'Union européenne, ils assument d'ailleurs pleinement mai 68, c'est-à-dire la "révolution" qui a conduit à la décadence des moeurs, la loi Taubira et la genderisation-feminisation de la société. "Ainsi, disent-ils, fourbirons-nous, NON DANS LES MOTS MAIS DANS LES ACTES, les armes morales et intellectuelles de l’ « insurrection citoyenne » à laquelle aspirent, non seulement le peuple qui fit Valmy, les Trois Glorieuses, février 1848, la Commune, le Front populaire, les maquis FTP et le C.N.R., Mai 68, Décembre 95, le 29 mai 2005, mais tous les peuples d’Europe qui, de Madrid à Sofia, aspirent – non pas dans l’U.E. mais CONTRE elle ! – à un nouveau Printemps des peuples d’Europe" (sic).

Que peut-on ajouter après ça ? Ces gens sont déconnectés de la réalité. Ils ne voient toujours pas le fossé qui se creuse toujours plus entre le peuple réel qui résiste et le modèle qu'ils représentent. On ne les a pas beaucoup entendus soutenir l'excellente initiative des Jours de Retrait de l'Ecole pour l'interdiction de la théorie du genre à l'école ! Ces "républicains" au bonnet phrygien veulent le boycott des élections "européennes" mais restent de vieux républicains réactionnaires du désordre établi et de la subversion culturelle, morale, et à présent civilisationnelle mondiale, des internationalistes "de Madrid à Sofia" !

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4c/F%C3%A9lix_Nadar_1820-1910_portraits_Makhail_Bakounine.jpg/220px-F%C3%A9lix_Nadar_1820-1910_portraits_Makhail_Bakounine.jpgUn anarchiste comme Mikhaïl Bakounine qui au XIXe siècle avait lui aussi perçu que "le suffrage universel n’est qu’un leurre et un odieux mensonge", est plus républicain qu'eux, l'anarchie étant le système consensuel dans lequel tout le monde vraiment (et pas quelques-uns...) s'entend sur chaque décision sans qu'il n'y ait d'imposition de la décision par la majorité (ou la minorité... c'est selon que l'on compte les suffrages électoraux!) comme en démocratie, où par le vote et l'élection, le peuple pense gouverner, mais reste en réalité écarté du processus de prise de décision. C’est l’illusion démocratique qu’entendait dénoncer l’anarchiste russe. Au sens de res publica, chose de tous, ces "républicains" au bonnet phrygien partitocratique sont des imposteurs ! 

 

 

Quels remèdes, quelles propositions?

 


1) Dès 1865, M. le Comte de Chambord montre le chemin à suivre pour lutter contre le libéralisme révolutionnaire et son succédané l'individualisme qui ont conduit la société démocratique à cet échec :

 

«Quant aux remèdes, dit-il, voici ceux que les principes et l'expérience paraissent indiquer. A l'individualisme, opposer l'association; à la concurrence effrénée le contre-poids de la défense commune; au privilège industriel la constitution volontaire et réglée  des corporations libres".

Personne ne peut nier que toute la question sociale soit contenue et résolue dans ces trois lignes : On ne dira jamais mieux. » (Comte de Chambord cité in Jacques Ploncard d'Assac, Les idées qui tuent, Société de philosophie politique, Lisbonne 1971, p. 101-102).

 

2°) Un mix de monarchie et de démocratie (tirage au sort ou suffrage universel au sein des "corporations libres".)

 

3°) Une dose d'aristocratie non-héréditaire (entendue comme un ensemble des meilleurs choisis sur leur mérite, leurs compétences réelles, avec des devoirs envers la nation). Cf. Adrien Abauzit : Décodons la matrice sur la Libre Antenne de MetaTV.

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commentaires

PhB 06/05/2014 09:42


Très bon article !


il est cependant dommage que le duc d'Anjou, dans un entretien récent, ait regretté le haut niveau d'abstentions lors des élections dans notre pays. il n'y a pas que les républicains à être
déconnectés de la réalité !