Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Christ Roi

  • : Christ Roi
  • Christ Roi
  • : Blog d'informations royaliste, légitimiste, pour une France libre, indépendante et souveraine
  • Contact

Horloge

20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 15:41

Au moment où le film de Mel Gibson, Apocalypto (site officiel du film), passe sur nos écrans français et vient mettre les pendules à l'heure au sujet de la "civilisation maya", au moment où est lancée contre lui une nouvelle campagne de dénigrement d'une rare violence, on peut se reporter aux quelques lignes écrites par Jean Sévillia à ce sujet, confortant largement la version des faits présentée dans ce film.

"En 1992, l'Espagne commémore le cinq centième anniversaire de ce fabuleux évènement. Mais un malaise se fait jour. Plutôt que le navigateur, certains préfèrent exalter les civilisations indigènes que les Espagnols auraient anéanties... C'est l'époque où le politiquement correct, venu des universités américaines, stigmatise le viol commis, au XVIe siècle, par les explorateurs européens. Tourné pour plaire au public des Etats-Unis, Christophe Colomb, le film de Ridley Scott, représente un Colomb (Gérard Depardieu) hanté par le péché de l'homme blanc, face à des Indiens qui préfigurent le bon sauvage, cher au XVIIIe siècle.

La légende noire de l'Amérique espagnole n'est pas nouvelle. Elle a été forgée, au XVIIe siècle, par Théodore de Bry. Entre 1590 et 1623, ce protestant flamand a publié une collection de récits de voyages aux Indes dont le but était d'exposer les mille et une turpitude auxquelles les papistes s'étaient adonnés aux colonies. Les philosophes des Lumières puis les anticléricaux du XIXe siècle ont repris ces accusations. Elles reviennent aujourd'hui ... : il s'agit de vanter l'égalité des cultures et de culpabiliser les anciennes nations colonisatrices.

Dans les guides de voyage consacrés au pérou ou au Mexique, il est désormais convenu de s'extasier sur les Aztèques et les Incas, face auxquels, sans respect pour leur mode de vie, les conquistadors n'auraient montré que cupidité et brutalité... Un hebdomadaire compare l'empire inca "aux Etats européens de l'époque ou aux grandes civilisations de l'Antiquité", tout en admettant qu'on n'y connaissait "ni l'écriture, ni la roue, ni le cheval, ni le boeuf" (une légende-photo précise que l'animal de trait des Incas, c'était... la femme); c'est seulement en incidente que les lecteurs apprennent que chez les Incas, des filles "étaient offertes aux fonctionnaires méritants et que d'autres, ne présentant pas le moindre défaut physique, étaient réservées pour les sacrifices humains" (Le Point, 13 juillet 2001).

Curieux, les mêmes qui dénoncent sans relâche les méthodes de l'Inquisition espagnole se montrent d'une inépuisable indulgence envers les coutumes de l'Amérique précolombienne, pourtant mille fois plus cruelles. Encore une indignation sélective ?...

Cortès et Pizarre se sont trouvés confrontés à la même réalité : les moeurs des Indiens, qui pratiquaient l'anthropophagie et les sacrifices humains.

Dans les Caraïbes, les tribus cannibales, en perpétuel état de guerre, effectuaient des razzias pour enlever et manger leurs congénères (c'est exactement ce que met en scène Mel Gibson dans son film Apocalypto). L'empire aztèque, une théocratie, vouait un culte au soleil dont la colère devait être apaisée par l'immolation de victimes, choisies de préférence chez l'ennemi. Les conquistadors ont tous dit leur effarement après qu'ils eurent pénétré dans les temples indiens : il s'agissait de charniers envahis par la puanteur et les mouches, où les prêtres mettaient à mort des vierges, des enfants et des prisonniers, arrachant leur coeur pour barbouiller de sang les idoles, puis précipitant les cadavres en bas de l'édifice afin qu'ils soient dépecés et dévorés. "Chaque jour, raconte Bernal Diaz del Castillo, les Indiens sacrifiaient devant nous trois, quatre, cinq hommes dont le sang couvrait les murs. Ils coupaient les bras, jambes, cuisses et les mangeaient, comme chez nous, la viande de boucherie (Bernarl Diaz del Castillo, Histoire de la conquête de la Nouvelle-Espagne, La Découverte, 1987.) Les temples aztèques que gravissent aujourd'hui les touristes étaient, avant la conquête espagnole, le théâtre d'abominables cruautés. Chez les Incas, le phénomène était analogue."

(Source : Jean Sévillia, Historiquement correct, Pour en finir avec le passé unique, Perrin, Saint-Amand-Montrond 2003, p. 88-92.)

Partager cet article

Repost 0
Publié par Ingomer - dans Films
commenter cet article

commentaires

Gaëlle 21/01/2007 15:13

Bonjour, cher Ingomer!
Ces malheureux peuples terrorisés par des prêtres dégénérés, d\une cruauté bestiale, se sont convertis en masse au catholicisme, religion d\amour, sans sacrifices humains, et des églises se sont rapidement élevées au Mexique, dans toute l'AmériqueCentrale et Latine! Ces faits ont étonné même les missionnaires espagnols les plus optimistes ! De nombreux miracles ont eu lieu,  ai-je lu, sur ces terres qui ont vu aussitôt dans le Christ un rédempteur et un sauveur !
Mel Gibsons est durement attaqué parce qu'il a tourné la vraie Passion du Christ... la haine qu'on portait à un homme qui n'vait dit au fond que "Aimez-vous les uns les autres" !
Vous rappelez la mort du Roi Louis XVI, vous montrez  l'horreur de la guillotine, à ceux qui sont contre la peine de mort pour des assassins monstrueux ! Curieusement,  ce sont les mêmes qui ne s'offusquent pas la mort d'un Roi innocent (mais bien trop faible face à la racaille qui menaçait le Royaume de France, hélas !) !
Merci !
 

Gaëlle 20/01/2007 18:02

Bravo pour la publication de l'article de Jean Sevillia ! Il faut savoir en effet que cette "civilisation" aztèque n\'était plus, au moment de la Conquête espagnole, qu'un monde de barbarie, un ruisseau de sang dégoulinant des marches des temples: sacrifices humains permanents et anthropophagie ! - Les Espagnols ont été accueillis en libérateurs par un peuple terrorisé,  qui voulait vivre sans trembler! Sans que leurs enfants servent de nourriture aux prêtres ! C'était une puanteur de sang et de viscères sur les degrés de ces temples, qu'on ne doit pas comparer aux pyramides d'Egypte! La vérité a été enfin dite par APOCALIPTO !
Mais il est de bon ton de critiquer ce film, de s'extasier (sans les connaître pour autant! ) sur les "civilisations" aztèque, inca ... et de battre notre coulpe: "Que de mal ont fait les Conquistadors !" En fait, ils ont sauvé ce qui restait à sauver de ces peuples d'Amérique Centrale!

Ingomer 20/01/2007 20:33

Bonjour chère Gaëlle,
"Les Espagnols ont été accueillis en libérateurs par un peuple terrorisé".
Absolument, c'est d'ailleurs ce qu'explique entre autres l'historien Jean Dumont dans son livre "L'Eglise au risque de l'histoire".

Eric 20/01/2007 17:52

Le communisme est une pathologie mentale, qui pousse à se détester soi-même et par projection ses semblables et sa culture.