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Christ Roi

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 00:00
Sainte Marthe, Vierge († v. l'an 81)

Sainte Marthe était soeur de Marie Madeleine et de Lazare. C'est elle qui dirigeait la maison de Béthanie et s'en montrait digne par sa douceur et son amabilité envers les siens, par sa charité envers les pauvres et par l'hospitalité si dévouée qu'elle offrait au Sauveur et à Ses disciples. Un jour, Marthe était absorbée par les soins domestiques, tandis que Madeleine se tenait aux pieds de Jésus. Marthe se plaignit:

"Seigneur, dites donc à Marie de venir m'aider, ne voyez-Vous pas qu'elle me laisse toute la charge?

Marthe, Marthe, lui dit le Maître, vous vous agitez trop. Une seule chose est nécessaire; Marie a choisi la meilleure part, et elle ne lui sera point enlevée."

C'est Marthe qui fit prévenir Jésus de la maladie, puis de la mort de son frère Lazare: "Seigneur, Lui dit-elle, dès qu'elle L'aperçut, si Vous eussiez été ici, mon frère ne serait pas mort." Et Jésus lui donnant des paroles d'espérance: "Seigneur, ajouta-t-elle, je crois que Vous êtes le Christ, Fils du Dieu Vivant."

Après la mort de la Très Sainte Vierge, Marthe subit le sort de Lazare et de Madeleine: exposée par les Juifs endurcis sur une frêle barque, à la merci des flots irrités, elle est portée avec les siens vers les beaux rivages de la Provence. Là elle participe à l'apostolat de son frère Lazare, qui devint évêque de Marseille, et à la sainte vie de Madeleine. Après un passage à Avignon, elle va se fixer à
Tarascon.

Marthe est devenue célèbre par l'enchaînement d'un dragon. Au moment où elle commençait à prêcher la foi sur les rives du Rhône, un monstre effroyable, connu sous le nom de Tarasque, jetait la terreur dans toute la contrée. Un jour que Marthe annonçait la parole divine dans la ville de
Tarascon, la foule s'écria: "Si vous détruisez le dragon, nous embrasserons votre foi.

Si vous êtes disposés à croire, répondit Marthe, tout est possible à celui qui croit." Et seule elle s'avance vers la caverne du monstre. Pour combattre cet ennemi, Marthe se munit du signe de la Croix; le monstre baisse la tête et tremble. Elle s'avance, l'enlace avec sa ceinture et l'amène comme un trophée de victoire aux habitants, et bientôt la Tarasque tombe écrasée sous les coups vengeurs de tout le peuple. En triomphant de ce monstre, Marthe avait triomphé du dragon infernal.

 

Marthe s'établit dans la ville, devenue chrétienne, se fit la servante des pauvres, et fonda une communauté de vierges.

Elle affectionnait sa retraite où elle préparait son apostolat par une ascèse des plus rudes : elle était vêtue de toile grossière, pratiquait un jeûne continuel, couchait sur un amis de branches d'arbres et de sarments...; malgré son attrait pour la solitude, elle consacrait tout le temps nécessaire à la propagation de la doctrine du Christ, qui confortait son zèle en lui faisant multiplier les miracles. Ainsi elle guérissait les lépreux, les paralytiques, ressuscitait les morts; elle rendait l'usage de leurs organes aux aveugles, aux muets, aux sourds et à toutes sortes de malades. Voilà qui illustre fort bien la prophétie de l'Evangéliste : "Ceux qui croiront en lui chasseront en son nom les démons, parleront plusieurs langues, rendront aux malades la santé, détruiront les monstres" (Mc, 16, 17-18).

Voici la narration par Françoise Bouchard, d'un de ses plus grands miracles (in Marthe l'hôtesse du Seigneur, Résiac, 2° éditon, Montsûrs, 2005).Un jour aux portes d'Avignon, elle harangait une foule immense rassemblée sur le bord du Rhône. Sur l'autre rive, une jeune homme, gêné par le tumulte des flots ne parvenait pas à l'entendre; il se jeta donc à l'eau pour rejoindre l'auditoire à la nage. Emporté par le courant, il disparut dans un tourbillon d'écume. Ce fut aussitôt la consternation générale. Malgré l'intervention rapide de quelques pécheurs, il resta introuvable. Au grand désespoir de ses parents, on se résigna donc à abandonner les recherches à la tombée de la nuit. Le lendemain - trois jours plus tard affirment certains -, vers la neuvième heure, le fleuve rejeta son corps inerte sur le rivage. On accourut de toutes parts auprès de Marthe et on lui apporta le cadavre tuméfié, en la suppliant de le ramener à la vie. Celui qui avait fait sortir son frère du tombeau au bout de trois jours ne devait-il pas, en l'occurence, prouver qu'il était le seul vrai Dieu en le ressuscitant aussi ?

Réalisant que la conversion de son auditoire était en jeu, elle se mit en prière; et, en s'avançant tout près du jeune homme, elle lui dit d'une voix ferme, en serrant sa main raide et glacée dans la sienne : "Au nom du Seigneur, Sauveur, Fils de Dieu, levez-vous et soyez témoin de la puissance et de la bonté du Dieu que j'annonce". L'enfant se leva, le visage aussi frais que s'il se réveillait d'un long sommeil.

Un tel événement, on le devine aisément, eut ses effets retentissants : tout d'abord, le baptême immédiat du jeune homme et de toute l'assistance, et ensuite le ralliement au christianisme de tous ceux qui en furent informés.

Pour commémorer ce miracle, on érigea sur cet emplacement, une petite chapelle (c'est tout près de cette chapelle que saint Dominique eut à coeur de faire bâtir un couvent de son ordre) qui disparut, comme tant d'autres, sous les pics et les pioches des Révolutionnaires...

Après sa mort, Sainte Marthe fit encore de nombreux miracles; au V° siècle, elle obtint la guérison de
Clovis venu la prier sur son tombeau.


Sources : (1); (2) Françoise Bouchard, Marthe l'hôtesse du Seigneur, Résiac, 2° édition, Montsûrs, 2005, p. 45-46.

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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