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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 15:10
Une légende républicaine démontée: "le paysan français de l'Ancien Régime écrasé d'impôt par un pouvoir tyrannique"

L'historien Jean-Christian Petitfils nous livre une perle dans sa biographie de Louis XIV: le paysan français sous l'Ancien Régime n'était pas écrasé d'impôt et le Roi n'était pas un tyran... L'exact inverse de ce que nous raconte les falsificateurs professionnels de la république. La vérité finit toujours par sortir.

"La monarchie n'a rien à voir avec la tyrannie à l'antique ou le despotisme à l'oriental. Simple dépositaire de la Couronne, le souverain doit respecter les lois fondamentales du royaume et le droit naturel, notamment le droit de propriété auquel il ne peut porter atteinte... La peur de la malédiction était, au plan politique, un puissant frein aux abus et aux détournements de pouvoir. A contrario, le scepticisme des Lumières, sur lequel s'appuie le "despotisme éclairé" - que l'on présente d'ordinaire comme une régime plus "moderne" et plus rationnel -, a contribué non pas à la limitation de l'arbitraire mais à son extension..." (Jean-Christian Petitfils, Louis XIV, 2002, réed. Collection Tempus, La Flèche 2006, p. 222)."La vérité qui se fait jour aujourd'hui oblige à revenir sur le vieux cliché tenace du despotisme broyeur et de la tyrannie du pouvoir royal.... L'image du paysan français écrasé d'impôts par un pouvoir tyrannique est une légende inventée par l'historiographie du XIXe siècle à partir des stéréotypes révolutionnaires. En 1715, le contribuable français payait en moyenne deux fois et demie moins d'impôts que son homologue britannique... La monarchie absolue, par conséquent, fut moins oppressive fiscalement que la monarchie représentative et tempérée à l'anglaise" (ibid. p, 703-705). Le malheur est qu'en France aujourd'hui, le régime républicain continue d'endoctriner les enfants, d'une manière obligatoire, à ce type de clichés mensongers. L'entreprise de décervelage est toujours en place. Les Français ont reconduit les candidats du système "démocrate" au pouvoir.

Le point de vue de Jean-Christian Petitfils n'est pas isolé. Il rejoint ceux d'autres éminents historiens: François BluchePierre Gaxotte, Frantz Funck-Brentano, Jean-Louis Harrouel, Jacques Heers : Le Roi de France n'était pas un tyran. J.-L. Harrouel indique: "La plus libérale des démocraties actuelles est bien plus absolue que la monarchie dite 'absolue'... En effet, l’autorité étatique y est beaucoup plus à même d’imposer sa volonté..." (Jean-Louis Harrouel, L’esprit des institutions d’Ancien Régime, Le miracle capétien, Perrin, 1987). 

"En 1789, le paradoxe veut que la France soit 'un Etat pauvre dans un pays riche' (Pierre Gaxotte, La Révolution française, Arthème Fayard, Paris 1928) les impôts sont trop légers (5% du revenu national, 10% dans les périodes où la pression est la plus forte, contre 45% à la fin du XXe siècle)" (Yves-Marie Adeline, Histoire mondiale des Idées politiques, Ellipses, Paris 2007, p. 323).

Dans un autre livre (Le Royalisme en question), Yves-Marie Adeline précise que non seulement rien n'a changé aujourd'hui, mais qu'au contraire tout a changé: "nous ne payons plus seulement une taxe sur le sel, mais sur tous nos produits, et nous payons infiniment plus d'impôts que sous Louis XVI. Dans les périodes des plus lourdes taxes, l'impôt sous l'Ancien Régime allait jusqu'à atteindre 10% du revenu national, mais globalement il s'est maintenu au niveau de 5%. Aujourd'hui il est à 45%. Neuf fois plus! Mais nous sommes en république, donc c'est normal: tel est encore un effet de la tyrannie de l'ignorance. ... " (Yves-Marie Adeline, Le Royalisme en question, L'Âge d'Homme - Editions de Paris,  Libres Mobiles, 2e édition, Paris 2006, p. 100).

Aujourd'hui, un président de la République "française", dont les pouvoirs peuvent aller, outre la violation des lois divines, jusqu'à la violation du droit de propriété (impôt de succession...), la violation du droit naturel, violation de la morale (avortement, eugénisme, manipulations génétiques), la cession de territoires (la liquidation de nos colonies), la destruction de coutumes françaises (suppression du lundi de Pentecôte), a incontestablement plus de pouvoirs qu'un roi de France qui devait respecter les "libertés françaises", les coutumes des pays et les lois fondamentales du royaume. Le Roi n'était pas propriétaire du Royaume, il ne pouvait en disposer à sa guise. ... (Exemple: un roi n'eut pas pu céder à sa guise un territoire comme l'a fait de Gaulle avec l'Algérie). La loi d'inaliénabilité du territoire faisait que les territoires n'étaient pas cessibles par une volonté du Roi. En toutes ces choses, le président de la "République" est donc un bien plus grand despote que n'a pu l'être n'importe quel Roi de France.

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