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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 09:03
Quelle "ouverture" ?

Afin de trouver un levier politique, les progressistes, de "droite" et de gauche utilisent sans arrêt le mot "ouverture" de la société (ouverture aux frontières, ouverture dans le marché, l'économie, etc.) pour disqualifier la "fermeture" des souverainistes (fermeture aux frontières, limites sociales et économiques). Or, quelle est l'ouverture qui n'a pas de limites ? La liberté peut-elle se définir sans limites ? Les limites ne sont-elles pas la garantie de la liberté ? Quelles sont les "valeurs" qui ne sont fondées sur rien et défendues par rien quant au fondement ultime de la politique ?

 

Depuis leur Ière "république", les modernes fondent la démocratie sur rien..., l'indétermination du fondement de la politique serait gage de "liberté". On est là au coeur du projet "libéral", entendu au sens du libéralisme "philosophique" des prétendues "Lumières" du XVIIIe siècle. L'absurdité est le fondement politique ultime de leur "société". Résultat : Après avoir tout détruit, tout déconstruit au nom de l'idéologie, le "progrès" des "libéraux" - progrès dont tout le monde voit bien que la promesse a échoué - aboutit à une tyrannie.

 

Lire : Conférence de Patrick Buisson du 16 mai 2017

 

Quelle est la différence entre l'URSS d'un Lénine abrogeant toute référence à la morale classique chrétienne dans la politique et le projet d'un Emmanuel Macron dont le logiciel politique est celui du "fascisme" de la théorie du genre ? (Le "fascisme" de la théorie du genre est une expression du docteur en psychologie Yann Carrière)

 

Qu'est-ce qu'a fait le communisme qui est le fascisme le plus violent qu'ait connu l'humanité au XXe siècle ? Au nom du bien et de la défense des prolétaires, qui est une bonne cause, il a massacré des paysans, des bourgeois, des millions de personnes. Et cela c'est pervers dans le sens étymologique, puisque pervers c'est retourner la logique naturelle. Le communisme était censé faire le bien et il a fait le mal. Aujourd'hui, le gender promet de prendre la suite. Il ne promet pas une société sans classe, il promet une société sans sexe puisqu'il y aura une infinités de genres.

 

Le sous-titre du livre de la théoricienne du genre, Judith Butler, "Trouble dans le Genre", c'est "le féminisme et la subversion de l'identité" (1990), ce n'est pas subversion de l'identité sexuée, c'est subversion de l'identité tout court... C'est-à-dire que dans cette idéologie post-moderne, la personne, le sujet n'existe pas.Le chemin pris par Descartes, "je pense donc je suis" a été amené jusqu'au bout, mais "je" n'existe pas. Et donc nous sommes juste un petit noyau de vie manipulé par des rapports de pouvoir qui nous font homme ou femme. Nous arrivons à l'"abolition de l'homme" dont parlait l'universitaire britannique C.S. Lewis (1898-1963).

 

La confusion (des genres), c'est dans le but, c'est dans la méthode. Judith Bulter a été interviewée par le Nouvel Observateur dans un numéro de décembre 2013, où on lui pose la question : "Vous dites que les différences sexuelles n'existent pas biologiquement?". Elle répond : "C'est vrai, le sexe biologique existe". Elle n'est pas toujours aussi claire, mais là elle le dit. "Simplement, ajoute-t-elle, sa définition nécessite un langage et un cadre de pensée - autant de choses qui par principe peuvent être contestées et qui le sont." Traduction : oui les différences biologiques existent, mais si vous en parlez je vais vous démolir. Cela peut être contesté et cela l'est. Votre code de pensée est contestable et il va être contesté. Les mots que vous employez, ils sont contestables, et ils vont être contestés. (2+2=5) Et vous n'aurez plus qu'à vous taire. C'est cela le "gender". Mais que la personne n'existe pas, cela est génial pour un Etat totalitaire... Et cela va à l'encontre de toute la civilisation chrétienne qui est fondée sur la dignité de la personne faite à l'image de Dieu. La personne n'est pas intéressante pour un système capitaliste, que ce soit du point de vue employeur et consommateur. Et d'ailleurs vous n'avez plus une direction du personnel mais une direction des ressources humaines qui s'occupent des compétences des gens. Vous avez des portefeuilles de compétences sur pattes en gros, ambulants, qu'on va exploiter au mieux. Mais la personne c'est gênant notamment parce que cela a des besoins spirituels.

 

Lire : Yann Carrière : Du sexisme au fascisme 

Yann Carrière sur la "théorie du genre", une "théorie fascisante"

"Le genre : une idéologie totalitaire fascisante qui détruit la pensée" (Yann Carrière)

 

Conclusion

 

Une telle utilisation du mot "ouverture" par les progressistes est donc une escroquerie intellectuelle et politique fondée sur rien, qui conduit au fascisme, qui lui-même conduit à l'effondrement de la société et au désespoir, la destruction de la société que les mêmes modernes avaient prétendu pourtant construire sur des bases nouvelles de liberté et d'égalité...

 

"Ouverture" , Quelle "ouverture" ?

 

Lire : Michel Onfray : Macron a créé une cellule contre Zemmour et moi-même

Les fondements philosophiques de la démocratie moderne (Maxence Hecquard) - La nature totalitaire de la démocratie moderne

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