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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 11:00
Saint Michel Garicoïts, fondateur des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram

Saint Michel Garicoïts, Prêtre et fondateur des : "Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram"

 

Michel Garicoïts naît le 15 avril 1797 à Ibarre, village basque situé sur les contreforts des Pyrénées.

Maison natale de Michel Garicoïts à Ibarre

Maison natale de Michel Garicoïts à Ibarre

Le petit Michel grandit en gardant les troupeaux. Ses parents, demeurés inviolablement fidèles à leur foi pendant la Révolution, cachaient dans leur maison les prêtres persécutés. (1)

 

Devenir prêtre était le plus grand désir de Michel. Il parvint à son but grâce à la générosité d'un chanoine qui pourvut aux frais de ses études.

 

Il est ordonné prêtre le 20 décembre 1823. Le jour où il sort du grand Séminaire de Dax, on dit autour de lui qu'il est "un saint non plus à faire, mais tout fait". Pourtant, lui-même dit souvent : "Si le bon Dieu ne m'avait pris, quel scélérat j'aurais été !"

 

Michel Garicoïts est d'abord nommé vicaire à Cambo, où il s'occupe particulièrement du catéchisme et des confessions.

 

Bien que Michel Garicoïts n'est âgé que de vingt-huit ans, l'évêque de Bayonne le nomme directeur spirituel de la maison-mère des Sœurs de la Croix à Igon (Pyrénées-Atlantiques). Durant trente-sept ans, il consacre les forces de son cœur et de son esprit à prêcher et à confesser quotidiennement ces religieuses et leurs novices.

 

En 1825, Michel Garicoïts est désigné pour le séminaire de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), localités voisine de Lourdes où il professe la philosophie et remplit les fonctions de directeur des consciences, de prédicateur, d'économe, et celle de supérieur dont il aura le titre officiel en 1831.

 

La France est encore bouleversée par la Révolution et l'idée de relever la situation prend chaque jour plus de force dans le cœur du jeune abbé. Il forme alors le projet de fonder une société de prêtres s'engageant à accourir partout où la tâche serait la plus rude et la plus urgente.

 

À trente-cinq ans, appuyé par les prières et les conseils de sainte Élizabeth Bichier des Ages, Michel Garicoïts fonde sa congrégation des Prêtres Auxiliaires pour les missions et l'éducation de la jeunesse dans le diocèse. (2)

Emblème de la congrégation en 1900

Emblème de la congrégation en 1900

Les épreuves s'avèrent très rudes, car ceux qui doivent le soutenir ne le comprennent pas. Michel en souffre jusqu'à sa mort, mais sa patience et sa bonté ont finalement raison de toutes les difficultés.

 

Sa doctrine spirituelle est condensée en quelques maximes brèves et saisissantes : "Dieu, tout ! Moi, rien ! - Mon Dieu, me voici sans retard, sans réserve, sans retour, par amour !"

Ce saint fondateur doit la prospérité spirituelle de son œuvre à sa vie de sacrifice et de constante immolation.

 

Son mot favori est: 'En avant, toujours!'. En 1856, sur demande de l’évêque de Buenos Aires, il envoya lui-même ses premiers missionnaires en Argentine (pour les émigrés basques et béarnais).

 

Restaurateur du calvaire de Betharram, il assura aussi l’aumônerie des Filles de la Croix à Igon. (3)

 

La veille de sa mort, S. Michel Garicoïts vaque encore à son ministère. La nuit du 13 mai 1863 une crise subite le terrasse. Il reçoit les derniers sacrements et expire le lendemain en murmurant le premier verset du Miserere.

 

Michel Garicoïts a été béatifié le 15 mars 1923 par Pie XI et canonisé le 6 juillet 1947 par le Vénérable Pie XII.

 

Saint Michel Garicoïts communiqua un tel élan à ses disciples que son institut essaima partout à travers l'Europe, l'Amérique du Sud, jusqu'en Palestine et même en Chine.

 

Le sanctuaire de Bétharram

 

Lestelle-Bétharram est un lieu de pèlerinage très ancien et toujours très fréquenté (14 septembre et le dimanche qui suit). La légende rapporte qu'à une date indéterminée, mais fort ancienne, la Vierge Marie y sauva une jeune fille de la noyade en lui tendant un rameau sous le pont. La chapelle primitive, sans doute construite au XIVe, fut brûlée, reconstruite puis, trop modeste, agrandie. Les merveilles s'y opérant attirent de plus en plus de pèlerins, ce qui vaut à Bétharram au XVe siècle, le nom de "Terre sainte". (4)

Pont de Bétharram - lieu où la Vierge Marie sauva une jeune fille de la noyade en lui tendant un rameau. D'où le toponyme de Bétharram qui signifie beau rameau en béarnais

Pont de Bétharram - lieu où la Vierge Marie sauva une jeune fille de la noyade en lui tendant un rameau. D'où le toponyme de Bétharram qui signifie beau rameau en béarnais

Le sanctuaire du XVIe siècle est un joyau de l'art baroque. En 1569, les protestants, maîtres de la région, incendient le sanctuaire et proscrivent la religion catholique en Béarn. Dès lors, les processions de la Fête-Dieu sont interdites ; les croix, les images des saints, tout ce qui touche de près la religion catholique est enlevé. Ces excès donnent lieu à l'intervention du pape Pie V et du roi de France. Le village n'est pas épargné par la tourmente, mais au dire de Marca (président du Parlement de Navarre, intendant de justice, conseiller ordinaire et conseiller d'État), personne ne se fait protestant (5).

 

En 1614, l'évêque de Lescar reçoit l'autorisation de reconstruire la "Dévote Chapelle en ruines". Grâce à Louis XIII, elle est relevée en 1616 et la veille de l'Assomption de l'an 1622, selon la tradition, une source tarie se remet à couler dans une grotte proche du sanctuaire. Ces eaux sont conduites plus loin dans un édicule indépendant et deviennent une fontaine miraculeuse. Plus de quatre-vingt miracles y auraient été recensés au XVIIe siècle.

 

Au printemps de 1678, une crue subite du Gave emporte à la fois l'église, le cimetière du village et le pont. La destruction du pont est un problème grave, rendant les villages isolés par le gave. Ce passage daterait, semble-t-il du XIVe siècle, le premier pont aurait été construit par les habitants de Montaut (localité voisine), vraisemblablement vers 1308.

 

Le pont en bois détruit en 1646 et 1676, toujours par les crues, est reconstruit en pierre, ses travaux durent jusqu’en 1687. En 1681, les travaux de construction de la nouvelle église sont achevés.

Bétharram, vue du XIXè sciècle par Eugène de Malbos

Bétharram, vue du XIXè sciècle par Eugène de Malbos

En 1837, Michel Garicoïts fonde le collège Notre-Dame de Bétharram, maison-mère de la congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus qu'une double vocation de mission et d'enseignement a amenée à essaimer dans le monde entier (Algérie jusqu'en 1962 avec le collège de Sonis, Argentine, Paraguay, Uruguay, Côte d'Ivoire, Chine puis en Thaïlande auprès des Karens). On peut voir dans la chapelle son cercueil en verre et un bout de son pouce.

C'est à Lestelle-Bétharram alors notoirement connue pour ses miracles, que Bernadette Soubirous venait très souvent. Elle en ramena le chapelet qu'elle détenait lors de l'apparition de la Vierge à Lourdes.

Sanctuaire de Bétharram (à la frontière des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées) - Statue de l'Enfant sauvé par Notre-Dame de Bétharram

Sanctuaire de Bétharram (à la frontière des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées) - Statue de l'Enfant sauvé par Notre-Dame de Bétharram

Saint Michel Garicoïts, fondateur des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus de Bétharram
Vue du collège de Bétharram depuis le pont

Vue du collège de Bétharram depuis le pont

Sources: (1); (2); (3); (4); (5)

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Publié par Ingomer - dans Saints du jour
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